vendredi 4 avril 2008

Les grandes oreilles

Puisque nous en sommes au registre des évolutions et autres changements, voici une autre transformation à laquelle Maurice a pu assister dans les transports en commun. Celle-ci tient à la taille des écouteurs de baladeurs MP3.

Au tout début de la musique embarquée à bord du célèbre Walkman qui lisait les cassettes audio puis les CD, les écouteurs se faisaient discrets, tout du moins au niveau visuel. De couleur noire, ils tenaient dans le conduit auditif. D’un point de vue sonore il n’était pas rare que certains vous fassent partager leurs moments de défonce de tympans.
Jusqu’au jour où, pour se distinguer, un fabricant décida de vendre des écouteurs blancs. Ce qui au commencement fut un signe de reconnaissance discret pour quelques excentriques passionnés d’une marque à la pomme, fut ensuite copié par d’autres.
On vit alors fleurir des fils blancs et des écouteurs blancs qui tenaient toujours dans le conduit auditif.

Puis dans le cadre d’une course au gigantisme, et probablement pour bénéficier d’une meilleur confort d’écoute, sont apparus les casques. Là, clairement, ce n’est plus la discrétion qui est recherchée. Tout de moins la discrétion visuelle car d’un point de vue sonore, rien ne filtre !

Maurice écoute de temps en temps de la musique ou des émissions de radio avec des écouteurs qui se placent dans le conduit de l’oreille. Par moments, étant donné le niveau sonore ambiant est tellement élevé à l’intérieur des trains, en particulier dans les tunnels, ce genre de casque doit rendre service en isolant son propriétaire des agressions sonores externes.

L’encombrement et l’esthétique ne sont certainement pas les arguments qui auront provoqué l’achat de ce genre de matériel et l’apparition de ces porteurs de casque dans un lieu public laisse Maurice toujours perplexe, d’autant que ça ne donne pas toujours l’air plus intelligent !

Sortie Grande Arche

jeudi 3 avril 2008

Disparition

Dans un article précédent Maurice vous faisait part de quelques unes de ses découvertes, en particulier de l’émergence de certaines pratiques comme celle qui consiste à se détendre les méninges grâce aux consoles de jeux portatives.

Il est également d’autres évolutions qui se font progressivement, mais en sens inverse. On parle dans ce ces de régression. Plutôt que d’assister à une naissance, on constate une disparition progressive, voire totale.

C’est exactement comme si du jour au lendemain vous vous réveilliez en constatant la disparition de oiseaux, ou des papillons, ou des abeilles. Avant ce moment précis, vous aviez bien noté, mais sans y prêter plus d’attention, une diminution progressive, en pesant qu’il s’agissait d’une situation probablement passagère. Peut-être vous étiez vous aussi dit que vous auriez tout le temps de vérifier l’année prochaine. Jusqu’au jour où il vous a fallu vous rendre à l’évidence : il n’y a plus d’oiseaux, il n’y a plus de papillons, il n’y a plus d’abeilles.

Dans les transports en commun il n’y en a certes jamais eu beaucoup. Et le peu qu’on n’a jamais pu y voir est déjà beaucoup. Une seule abeille dans un wagon (ne parlons pas des guêpes) peut causer par mal d’émoi. Il n’est cependant pas rare d’observer des pigeons voyageurs dans les gares. Quoi de plus normal ?

Dans les transports en commun, ce sont les tricoteuses et les brodeuses de tous poils qui ont disparu. Est-ce un signe des temps ? S’agit-il d’une disparition passagère ou d’un épiphénomène ? Le mystère est là… entier.


Point de fuite

mardi 1 avril 2008

Comptage

Ils étaient plusieurs dizaines l’autre jour sur les quais du RER E, à la station Haussmann Saint Lazare, à compter le nombre de voyageurs qui descendaient des trains. Un compteur devant chaque porte, vêtu de la veste siglée au nom de l’entreprise chargée de cette mission, un compteur mécanique à la main, une planchette avec une feuille et un stylo pour noter le chiffre obtenu.

1 clic par voyageur lors des faibles affluences.
1 clic pour 5 ou 10 selon le cas, à partir du moment où des flots de voyageurs se déversent sur le quai…

Ils étaient encore présents au soir de cette longue journée, aux mêmes endroits. Maurice lui, était à ce moment-là sur le chemin du retour. Si le matin Maurice avait été compté, là il monterait dans un train dont les voyageurs en sortant seraient comptés.

Leur journée avait probablement été une succession de moments intenses, lorsque le train arrive et qu’il faut au milieu de la foule faire le décompte des voyageurs, et des moments d’ennui quand après avoir rapporté son chiffre au chez d’équipe il faut attendre le prochain train. Entre deux trains, rien de mieux à faire que de papoter avec son collègue compteur, assis sur les bancs de pierre en attendant l’arrivée de la prochaine rame.

La journée pour eux aussi avait du être longue et fatigante. En fait elle avait du être aussi longue que la mienne ! Maurice était plus fringant ! Il avait encore suffisamment de ressources pour rentrer chez lui !

Les compteurs quant à eux étaient pour la plupart complètement affalés, voire allongés sur les bancs en pierre, amorphes, le regard perdu dans le vide.

En y pensant bien, Maurice se retrouve dans le même état, mais en comptant les moutons ! De là à dire que les usagers des transports en commun sont des moutons…


picots

lundi 31 mars 2008

Sac à dos

La société des loisirs a permis à des personnes de plus en plus nombreuses, de s’adonner à la détente, qu’elle soit sportive ou non.

C’est ainsi qu’apparurent les premiers campeurs et les premiers randonneurs. Bien sûr, à aucun moment vous ne les avez imaginés partir découvrir le vaste monde les mains dans les poches. On général on les représente, et on se les représente, harnachés d’un sac à dos.

Qu’ils soient en toile, en cuir ou en matières synthétiques, ils font maintenant partie du paysage. Rappelez-vous, il y a plusieurs mois, Maurice évoquait une marque célèbre et spécialisée dans les sacs en tous genres. Leur aspect indéniablement pratique et l’évolution de la mode ont fait passer ces sacs du statut d’objet usuel réservé à une utilisation essentiellement vacancière à celui de must qu’on ne dissimule pas et qu’on trimbale partout.

Qui dit partout dit bien sûr dans les transports en commun. C’est là que les choses commencent à se gâter. En effet, trop rares sont les possesseurs de tels sacs à ne pas avoir remarqué l’excroissance dorsale qu’ils véhiculent. Il en va ainsi des collégiens, lycéens et étudiants de tous poils, mais aussi des employés et des cadres du secteur public comme du secteur privé. La gent féminine n’est pas exclue de ce recensement.

Les porteurs de ces sacs ne seraient pas conscients de l’espace qu’ils occupent, en particulier lorsqu’ils effectuent un quart ou un demi tour au milieu d’une foule compacte.

Au Japon il est paraît-il mal vu, lorsqu’il y a beaucoup de monde dans les transports en commun, de garder son sac sur le dos, car il prend la place d’un personne. Dans le même registre, nos voisins belges ont démarré ce qu’ils appellent à juste titre une campagne de courtoisie qui reprend un certain nombre de comportements qui s’ils étaient corrigés, rendraient la vie plus agréable pour tous.

Le prochain qui me bouscule, je lui colle un atemi courtois !

arrivee train

vendredi 28 mars 2008

Traces de doigts

Le progrès technique aidant, de plus en plus de voyageurs possèdent maintenant un téléphone, un mobile, une console de jeux, un lecteur MP3, un palm, un Blackberry, bref le joujou dernier cri qui fait tout et qu’on ne dissimule plus. Si leur utilité est différente d’un appareil à l’autre, ils ont au moins un point commun : un écran ou une coque sur lesquels le moindre effleurement laissera une belle empreinte digitale.

Ces écrans sont de plus en plus grands et les matériaux utilisés de plus en plus lisses et brillants. Pour certains modèles, les écrans sont tactiles et à défaut d’utiliser un stylet, le bout du doigt fera l’affaire.
Ce ne sont pas les chaussettes multicolores ou les étuis en cuir dans lesquels ils sont amoureusement enveloppés qui les protègeront pour autant.

Pour ceux qui ne possèdent ni téléphone, ni mobile, ni console de jeux, ni lecteur MP3, ni palm ou Blackberry, on pourrait faire une analogie avec les lunettes. Cela dit, on n’est pas en train de coller ses grosses mains pleines de gros doigts crasseux aussi souvent sur ses lunettes que sur son iPod. On retrouvera cependant les mêmes maniaques en permanence en train de chasser la moindre petite trace que ceux dont les verres sont pratiquement opaques…

C’est ainsi que dans les transports en commun, en particulier, mais ailleurs également, vous pourrez voir de plus en plus de personnes frotter leur appareil.

Les techniques diffèrent d’un individu à l’autre et les différences tiennent la plupart du temps à la tenue vestimentaire. En effet, vous pourrez observer ceux qui utilisent le revers de leur cravate, ceux qui préfèrent la jambe de leur pantalon, la manche de leur manteau, un pan de chemisier ou le bas d’un T-Shirt.

Et vous, vous êtes plutôt quoi ?

marches

jeudi 27 mars 2008

Consolez moi

Il y a quelques jours maintenant, Maurice constatait que les choses n’avaient pas changé dans les transports en commun. En fait, là comme ailleurs, il arrive que certains changements se fassent progressivement, pour ne pas dire de façon insidieuse, sans qu’on le réalise vraiment.
Et puis un jour, c’est l’évidence, on se rend compte qu’une évolution a eu lieu. Ce qui jusqu’à présent ne se produisait jamais est maintenant une chose acquise et fréquente.
C’est peut-être à ce genre de phénomène que Maurice assiste.

Jusqu’à une époque récente, les passe-temps favoris des voyageurs étaient la lecture et les jeux (mots croisés, fléchés). Puis vinrent les téléphones portables, les sudokus et les fameux lecteurs MP3.

On assiste maintenant à l’apparition des consoles de jeux. Vous me direz que ça existe depuis longtemps et que Maurice ne devait pas avoir les yeux en face des trous pour ne pas s’en être rendu compte plus tôt. Certes. Qui n’a jamais joué avec les jeux de son téléphone portable, de son iPod, de son Palm, voire de son BlackBerry ou de sa PSP ? A part pour la PSP, il s’agissait de jeux courts et juste bons à passer le temps.

Maintenant, c’est le jeu intelligent qui fait fureur. Ou plutôt le jeu censé vous rendre plus intelligent. On a commencé à les voir fleurir au moment de la fête des Mères, allez savoir pourquoi… Bref, tout le monde veut maintenant se muscler les neurones grâce aux jeux cérébraux.

Foi de Maurice, et on ne peut que s’en réjouir, le niveau intellectuel du voyageur de base va crever les plafonds ! Il serait temps !

escalator

mercredi 26 mars 2008

Passage forcé

Maurice évoquait hier le comportement des voyageurs pressés et impatients dans les sas réservés aux handicapés, aux poussettes et aux voyageurs munis de grosses valises à roulettes.

Des scènes similaires ont lieu là où des portillons spéciaux ont été installés pour ces mêmes voyageurs (les handicapés, les poussettes et les valises à roulettes). Il s’agit d’un passage avec deux portes plus larges que la normale et d’un fonctionnement un peu différent. Ce système fonctionne aussi bien dans un sens que dans l’autre, pour entrer ou pour sortir. Les portes s’ouvrent dans le sens de la marche du voyageur qui a introduit son ticket. Les portes s’ouvrent quelques secondes après avoir validé son titre de transport, 2 ou 3 seulement mais dans certaines circonstances ça peut paraître une éternité, et elles restent ouvertes pendant quelques secondes avant de se refermer automatiquement, le temps de laisser passer le voyageur.

La logique, pour ne pas dire la moindre des politesses, serait que la priorité soit accordée à celui qui a validé son titre de transport. A fortiori lorsqu’il s’agit d’une des personnes pour lesquelles ces portes ont été mises en place.

Vous l’aurez deviné, ça ne se passe pas tout à fait de cette manière là !

Le voyageur de base, toujours aussi pressé et peu soucieux de son prochain, aura repéré que ces portes allaient s’ouvrir. Comme il se passe un certain temps avant l’ouverture, plusieurs personnes attendent de part et d’autre l’ouverture automatique. Pour eux le jeu en vaut probablement la chandelle car soit ils n’ont pas de billet et vont pouvoir passer sans problème, soit ils gratteront quelques secondes car ils évitent un détour de 15 mètres à tout casser et le passage par un portillon individuel souvent en panne ou sur lequel une voyageuse s’échine à faire passer et repasser frénétiquement son sac à main au fond duquel se trouve son Pass Navigo…

Et c’est la ruée !

Le mouvement sera d’autant plus rapide et musclé qu’il y aura de personnes de part et d’autre, car tout chacun veut passer en premier avant que les portes ne se referment ! Quant aux handicapés, poussettes et autres valises à roulettes, une fois les portes refermées, qu’ils se débrouillent ! Les autres sont déjà loin !

mardi 25 mars 2008

Rien n’a changé

C’est le constat que Maurice se faisait ce matin en partant travailler. Pourquoi ce jour-là plutôt qu’un autre ? Peut-être à cause du fait qu’il est de plus en plus conscient du fait qu’il n’a pas écrit d’article sur son blog depuis belle lurette. Il manque le petit déclic qui relancera la machine. Peut-être à cause des quelques messages laissés sur son blog par des lecteurs (pour ne pas dire lectrices) trop longtemps délaissés mais toujours présents et actifs sur la toile.

Rien n’a changé donc. Ou si les choses ont changé, ce n’est pas dans le sens d’une amélioration. Les voyageurs sont toujours aussi égoïstes, aveugles et sans cervelle. Il n’est qu’à les voir tous les jours, pensant gagner du temps et gratter quelques places au concours du voyageur le plus rapide et le plus malin, s’entasser dans les sas réservés aux personnes à mobilité réduite (les zandicapés) et attendant que le portillon veuille bien s’ouvrir alors que le système n’accepte pas plusieurs personnes afin de lutter contre la fraude.

Il faut voir leur énervement palpable lorsqu’ils réalisent le piège dans lequel ils se sont jetés, pensant gagner quelques secondes en allant plus vite que les autres. Étant immobilisés, ils ont tout le loisir de voir les autres passer sans souci. Ils regardent par-dessus l’épaule de la personne qui est devant pour vérifier qu’elle passe correctement son badge sur le lecteur ou qu’elle a un billet valide. Dans leur énervement, aucun ne prête attention au message diffusé par la machine leur disant de bien vouloir sortir.

Quand bien même ils voudraient s’extraire de ce cul de sac, c’est avec difficulté qu’ils le feront vu le nombre de personnes qui s’entassent déjà derrière eux !

Comment cela se termine-t-il ? Maurice n’en a aucune idée. La scène pour lui n’a duré que quelques secondes, le temps de passer devant ce fameux sas. Il faudra qu’il pense ce soir en rentrant chez lui, à jeter un coup d’œil pour voir où ils en sont restés !

mercredi 28 novembre 2007

Soirée Onwheelz White !

Quatrième édition des soirées ONWHEELZ

Samedi 1er décembre
de 20h à 2h

Gymnase de l'ASPTT
242 rue de Bercy
Paris 12ème

C'est la "White Party" ! Alors à vos vêtements blancs et débrouillés comme confirmés, venez faire la fête avec nous !!!

Du bon son : disco, funk, house... et des animations (démo de slalom, de roller dance) vous attendent !

Entrée: 7euros en pré vente ou 10euros sur place.

Voici le lien pour vous inscrire !

http://onwheelz.rollerdisco.free.fr/

Soirée On Wheelz White

lundi 19 novembre 2007

Recylcage des petits sacs en plastique

Le vendredi c'est en jean que MAurice vient travailler, et les jours de grève, quand ça pousse, aussi car il n'a pas en plus envie de flinguer ses costards.
D'autant que lundi une jeune fille qui était tombée dans les pommes devant lui a commencé à vouloir vomir !
Trois stations plus tôt elle avait littéralement disparu de notre vue. Une poupée de chiffon sans tonus qui s'écroule.
Heureusement pour elle, la foule était suffisamment dense pour ne pas qu'elle se fasse mal en tombant.
Ensuite il a fallu la remonter, tant bine que mal, et la tenir debout, le temps qu'elle reprenne ses esprits.
Autant vous le dire tout de suite, elle était livide. Blanche comme un lavabo ou un cachet d'aspirine.
Elle toussait de plus en plus et avec sa fille MAurice se demandait comment ça allait finir.
On a tous gueulé pour savoir si quelqu'un avait un sac en plastique. "Viiiiite ! Y'a quelqu'un qui va vomir !"
Et comme par enchantement on a vu arriver des petits sacs en plastique de tous les côtés.
C'est incroyable le nombre de personnes qui voyagent dans les transports en commun avec un petit sac en plastique.
En plus, dans beaucoup d'entre eux il y avait des petits bonbons à la menthe.
Le premier sac qu'elle a eu entre les mains ressemblait à un sac qu'on trouve dans les grandes surfaces et qui sert à emballer les salades au rayon légumes.
Transparent avec des inscriptions vert foncé.
Il était encore tout plié comme il faut, preuve qu'il n'avait jamais servi.
Comme on a reçu plusieurs sacs, du coup j'en ai gardé un. Juste au cas où quelqu'un en aurait besoin.
Le soir en rentrant je l'ai vérifié. En fait il était tout troué ! Du coup je l'ai jeté à la poubelle. On a eu chaud.

Maurice a un petit cœur pour l'odeur du vomi, surtout quand on lui fait juste sous le nez dans un environnement surchauffé et sans aération.
Au grand air ou dans une pièce, même de la taille de wc, il arrive à réprimer les nausées.
Heureusement la jeune fille a réussi à se contenir jusqu'à l'arrêt suivant et à ne pas gueuler "Raoul, le prénom qui dessoule !"
Lorsqu'elle a voulu sortir de la rame, c'était un peu comme Moïse face à la mer morte ! Un miracle !

Hier il y avait plein de place dans un train. En fait toute la moitié de la rame était vide et l'autre complètement pleine.
Il y avait de la buée partout sur les vitres (signe qu'il y a beaucoup de gaz carbonique dans les ouagons).
En fait l'humidité venait d'une énorme pizza avec des morceaux que quelqu'un avait brutalement déposé par terre dans le train !
Celui qui a fait ça avait du sacrément gueuletonner dès le matin !

Ce que Maurice vous a écrit vous écœure ? Tout est pourtant si vrai et si loin de la réalité…

lundi 22 octobre 2007

Fin de grève ?

Comment Maurice, tout comme d’autres milliers de personnes, aura-t-il survécu à la grève des transports en commun ?

Les options sont nombreuses en fait en cas de grève des transports en commun. Cela dit c’était la première fois depuis des années de conflits sociaux que la gare était fermée et que la circulation était supprimée.

En temps « normal » il y avait toujours quelques trains. Certes moins nombreux et moins réguliers et parfois plus courts, mais il y en avait toujours. Il était également possible d’arbitrer entre le RER A et le RER E. Pas cette fois !

La décision prise fut donc non pas d’aller soutenir un mouvement impopulaire d’une minorité au fort pouvoir de nuisance, mais de poser une journée de congés. Il faut bien que les RTT, autres « zacquis sociaux » obtenus de longue lutte pour une autre catégorie de privilégiés dont Maurice fait partie, servent à quelque chose.

En ce qui concerne le vendredi, Maurice avait la possibilité d’accompagner un de ses amis qui devait rendre une voiture de location louée les jours précédents pour pouvoir se déplacer en province. Et là aussi tous les records furent battus car un trajet qui par les transports en commun prend en général 1h15 en ne prenant pas forcément le chemin le plus court, se transforma en un calvaire de 4h30 !

Combien de tonnes de CO2 ? Combien de tonnes de particules plus ou moins fines ? Combien d’éternuements et de saignements de nez intempestifs ? On ne la saura jamais. Et quand bien même ?

Le chemin du retour dut se faire sans la voiture ! Maurice et son ami avaient délibérément pris le risque de ne pas avoir de moyen de transport pour le retour. Si au moins ils avaient emporté leurs rollers… Heureusement pour eux, la ligne 1 du métro avait repris du service, ainsi que le RER E. Restait à faire la jonction entre les deux. Décision fut prise de la faire à pied entre Franklin D. Roosevelt et Haussmann Saint Lazare. Au total le retour durera deux heures. On n’ira pas se plaindre !

En ce lundi matin, la situation est revenue à la normale sur le trajet de Maurice. A moins que ce soit un leurre qui permette aux grévistes de coincer les honnêtes gens dans Paris ? Comment leur faire confiance ?

jeudi 4 octobre 2007

Bonne fête Maurice !

C'est aujourd'hui sa fête !

Il est toujours là, il prend toujours les transports en commun (RER, métro ou bus), il vous observe toujours et il lit vos commentaires (de moins en moins nombreux, à l'image de ses billets).

Flipère l'escargot lit mon blog

Il comprend les reproches que vous lui adressez ainsi que le vide ou le manque que son absence peut provoquer. Il l'a vécu de la même façon à plusieurs reprises. Un être vous manque et tout est dépeuplé ? Cela dit vous lui manquez aussi et il pense aussi à vous.

Il aurait certes pu écrire un dernier article, plutôt que de terminer en queue de poisson et à ce titre on a un peu de mal à lui pardonner. Peut-être reviendra-t-il un jour ?

En attendant, que devient donc Maurice ? Comme l'a dit un ou une anonyme, Maurice fait du roller ! Et dans ce cadre il a même créé un blog qu'il alimente régulièrement. La fréquentation n'est pas la même car c'est avant tout un outil de communication à l'usage d'une petite communauté pas forcément "branchée blog" ! Quant à le trouver grace aux outils de recherche...

mercredi 20 juin 2007

Danger ! Croisement !

Il arrive parfois, alors que l’on se trouve dans des endroits familiers ou non, alors qu’on s’y attend le moins, de croiser des personnes que l’on se surprend à regarder , voire dévisager avec un sentiment de curiosité, pour ne pas dire d’interrogation.

Si je devais vous faire une confidence, en ce qui me concerne, ça se passe plutôt sur les quais du RER, les ascenseurs ou à la cantine d’entreprise. En gros les endroits où il y a du passage. Rien que de plus normal en fait…

Ces visages ou ces silhouettes que vous observez de façon soutenue vous disent quelque chose et ramènent à la surface des images, des situations, un sentiment de déjà vu ou de déjà vécu. Mais aussi et surtout des questions.

Cela se produit de façon soudaine et vous arrache à votre rêverie ou à vos pensées. On peut ainsi croiser tous les jours la même personne au même endroit, au même moment sans l’apercevoir pour autant jusqu’au jour où…

Selon la vitesse à laquelle vous percutez, selon le temps de réaction qui vous est nécessaire, vous vous posez les questions suivantes : « Je connais cette personne, mais qui cela peut-il bien être ? Où l’ai déjà rencontrée ? »

Ce questionnement est d’autant plus intense que vous avez pu lire le même genre d’interrogation dans le regard de la personne que vous venez de croiser.

Tout cela se passe très vite, le temps de croiser la personne, voire de se retourner en passant et de s’apercevoir que l’autre personne fait de même. Et là l’interrogation est à son comble.

Quand on se croise dans la rue, cinq ou six mètres plus loin, c’est terminé. Chacun reprend son chemin avec éventuellement ses questions en tête. Lorsque la même scène se passe dans le confinement d’une rame RER (par exemple), la situation est un peu différente. Des regards vont sûrement se croiser à un moment ou à un autre, avec tous les sous-entendus possibles et imaginables, surtout si ce chassé-croisé de regards se répète entre deux personnes du sexe opposé…

Tout dépend alors de l’élégance de la personne que vous observez. S’il s’agit d’une marchande de morues, vous risquez, au beau milieu de la foule surprise, de vous faire rappeler à l’ordre par un bruyant « TU VEUX MA PHOTO LÀ OU QUOI ?»

vendredi 8 juin 2007

Les Zombies

Certains les matins on a l’impression qu’ils sont directement sortis de leur cercueil ou de leur tombeau et que mus par un signal invisible, inaudible et en tous les cas incompréhensible du commun des mortels, ils se sont donné rendez-vous au même endroit et à la même heure. Ils, ce sont tous ces zombis mal dégrossis, ces lémures et autres âmes damnées.

Cet endroit c’est le quai du RER que j’emprunte tous les jours et l’heure c’est justement celle à laquelle je décide moi aussi de me rendre sur ce fameux quai.

Ce qui les caractérise, c’est tout d’abord leur démarche. Loin d’être celle d’un fringant jeune premier sûr de lui et de sa jeunesse, on a l’impression qu’ils portent tous les soucis de la terre sur leurs épaules.

Leurs pas sont d’autant plus traînants qu’ils ont les épaules voûtées. Des morts-vivants et des momies, fruits de la création d’un docteur fou et de son assistant décérébré, se dissimulent sous des apparences trompeuses. Ils sont habillés comme vous et moi.

Je me demandais encore l’autre jour comment j’avais pu ne pas me faire remarquer par ces succubes et autres croqueurs de crânes, comment jusqu’à présent je n’avais pas été pourchassé et rattrapé jusqu’à être dévoré et englouti par une horde de zombis pustuleux irradiés et assoiffés de sang, ces vampires et leurs cousins les esprits et les spectres.

Une foule tellement compacte, qu’on on a beau vouloir les zigouiller en vidant des dizaines de chargeurs de mitrailleuse, il en revient toujours autant.

C’est en passant devant un énorme miroir l’autre matin que j’en compris la raison. J’en suis encore à me demander quand et comment cela a pu se produire. Toujours est-il que je n’ai maintenant plus aucun doute. S’ils ne m’ont pas encore sauté dessus c’est tout simplement parce que je ne suis ni plus ni moins que l’un d’eux !

Maurice zombie

mercredi 30 mai 2007

Le Petit Chaperon au Bois Dormant

Qu'attend-il au fond de son pot à scruter d'un oeil torve les personnes passant devant son repère ? Quel regard renvoie-t-il à ceux ou celles qui l'ont remarqué ?
La pluie pratiquement incessante a fait sortir le crapaud du bois.
Est-il de ces crapauds qui attendent le réveil tant attendu qui viendra les sortir de ce cauchemar éveillé dans lequel une méchante sorcière l'a plongé ?

La princesse qui a sorti le loup du lac glacé a été suffisamment échaudée pour ne pas recommencer la même erreur.

Vous ne connaissez pas l'histoire ?

Ce brave loup était pratiquement mort de froid et de faim cet hiver là. C'est alors qu'il remarqua quelques carpes immobiles dans un lac. En se penchant pour les attraper, il tomba dans l'eau glacée. Il était tellement faible qu'il n'eut pas suffisamment de force de se sortir de la noyade. Il n'eut la vie sauve que grâce à la réaction d'une jeune et jolie Princesse.
Elle passait dans les parages lorsqu'elle entendit le bruit d'un corps qui tombe à l'eau et se débat. Elle se précipita alors et vit un loup qui se noyait. Il lui fallut faire preuve de beaucoup de courage et d'abnégation pour vaincre sa peur du loup et se décider enfin à le sortir de ce mauvais pas.
D'une main elle agrippa un arbre, se pencha au dessus de l'eau et en tendant l'autre bras, elle réussit à empoigner la queue du loup. Après quelques efforts elle put enfin le tirer jusque sur la berge.
C'est à ce moment précis que le miracle se réalisa.
En effet, à peine le loup fut-il sur la berge qu'il se transforma en un magnifique Prince Charmant.
La Princesse fut quasiment statufiée par la surprise. Imaginez la les yeux et la bouche grands ouverts.
Le charme fut rompu lorsque le Prince Charmant finit par lui dire :
" Merci gente Princesse de m'avoir sauvé la vie. Pouvez-vous néanmoins me lâcher maintenant ?"


Crapaud - Toad

vendredi 18 mai 2007

Arrêtez le massacre !

C’est chaque fois la même chose. Il suffit qu’il ait plu au cours de la nuit pour qu’au petit matin des escargots inconscients soient encore en train d’arpenter le quai du RER.

Qu’y trouvent-ils de mieux qu’au milieu des herbes et fleurs qui tapissent le bas-côté ? Une envie de piquer une pointe de vitesse sur le bitume histoire de se défouler de temps en temps ? Marre de devoir se frayer un passage au milieu des tiges entrelacées ? Un besoin de se dérouiller le pied ?

Ils ont beau filer ventre à terre, c’est malheureusement trop tard pour certains. Ou pas suffisamment vite. Un peu comme Cendrillon qui a oublié de faire demi-tour au moment de minuit. Ou bien encore comme Icare qui voulut trop s’approcher du soleil.

Ils ont beau être à l’abri de leur coquille, ils sont néanmoins vulnérables et pas à l’abri d’un écrasement fatal. A la différence de Cendrillon, leur coquille ne se transformera pas en citrouille, mais en une infâme bouillie gluante et craquante. De ce côté-là on pourrait dire qu’ils ressembleraient plus à Icare si celui-ci n’était pas tombé dans la mer.

Le voyageur qui pose le pied sur une coquille d’escargot s’en rend très vite compte. Comme lorsqu’il marche sur une grosse merde. Combien y en a-t-il qui ne regardent pas là où ils posent le pied ?

Le bon côté de l’histoire est que tout ne sera pas perdu pour tout le monde. En effet quelques oiseaux malins et opportunistes sauront profiter de cette manne, une fois le dernier voyageur monté dans la rame et le train parti.

Il y a quand même quelques âmes charitables qui, du bout du pied ou de la main, sauront placer hors de danger quelques uns de ces gastéropodes, de manière à ce qu’ils puissent à nouveau tenter le diable à la prochaine averse !

Escargot sous la pluie

lundi 14 mai 2007

Enfin réparé

En plusieurs endroits de la gare RER de La Défense, il y a un escalier classique au milieu de 2 escaliers mécaniques : un qui monte, l'autre qui descend. Cela faisait un peu plus de 2 semaines maintenant qu'un des escaliers mécaniques de la station RER de La Défense était en panne. Justement celui que je prends le soir pour descendre jusqu'au quai.

Ce soir, miracle, il fonctionnait de nouveau !

Tous les soirs des 2 semaines précédentes donc, je me pointais invariablement à cet endroit de la gare voyageurs. Et tous les soirs, quelle que soit l'heure, une foule monstrueuse s'était accumulée en haut des marches de l'escalier normal, le seul escalator encore en service était réservé à la montée. Il était malheureusement trop tard pour moi pour faire demi-tour. Il faudrait que je me mêle à tous ces voyageurs contraints à descendre au ralenti la cinquantaine de marches, à 3 ou 4 de front, à observer le haut du crâne de celui ou de celle qui vous précède.

Il faut pardonner la plupart de ces voyageurs qui n'ont pas l'habitude de monter ou descendre un escalier. Il n'y a qu'à voir avec quel empressement certains et certaines d'entre eux s'empressent à occuper la file de droite, celle ou l'usage autorise de s'arrêter, alors que la file de gauche est en principe réservée à ceux qui sont pressés. Même chose le soir pour descendre. Il y en pourtant quelques-uns et quelques-unes pour qui un peu d'exercice ne ferait pas de mal de temps en temps... Dès lors qu’il faudra monter ou descendre, cela représentera un défi physique terrible. Où va-t-on ?

Cela dit, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même étant donné que chaque soir j'avais oublié ma promesse de la veille de ne plus passer par cet endroit en attendant une normalisation de la situation.

lundi 7 mai 2007

Résultats du second tour

A la question "Quel candidat remportera l'élection présidentielle ?", tous les votes exprimés ont été validés et enregistrés. Les abstentions ont été nombreuses et il n'y a pas eu de vote blanc ou nul. Le nombre d'inscrits restera toujours un mystère.

Il s'avère que le résultat obtenu est assez proche du score final officiel.

C'est pourquoi je vous donne rendez-vous dans 5 ans moins deux semaines pour connaître en avance sur tout le monde le nom du futur candidat.

Merci à toutes et à tous pour votre participation.

Nicolas Sarkozy54.54%
Ségolène Royal45.45%


ps : si une âme charitable pouvait me communiquer le numéro de téléphone de SOS Femme Battue...

vendredi 27 avril 2007

Toujours plus vite (2)

Retour donc dans les couloirs du RER E…

Le voyageur pressé et accro à sa moyenne a en un clin d’œil et en un claquement de synapse, repéré la faille. En accélérant le pas, et quitte à jouer des coudes, il se retrouve dans le sas que personne n’avait pensé emprunter ! Quelle bande de gros nazes ! Dans son sillage, et sans qu’il s’en rende compte, il a entraîné un autre voyageur, tout aussi pressé et accro à sa moyenne, mais qui a réagi un petit poil moins vite.

C’est à ce moment que la situation devient cocasse.

En effet le sas est capable de « voir » automatiquement qu’il y a plus d’une personne, et contrairement à Sésame, malgré les invocations, refuse de s’ouvrir tant qu’il reste plus d’une personne. Un message diffusé par haut-parleur le confirme. En général le voyageur pressé n’écoute pas ce message. Il se contente de valider une deuxième fois son ticket, et on lui répète qu’une seule personne à la fois peut passer. Le deuxième voyageur pensant bien faire veut aussi passer son ticket. Il est en effet convaincu que le gros balourd devant lui, celui aux chaussures pleines de boue, sort de sa province et n’a pas de ticket valable et qu’il ferait mieux de rester chez lui plutôt que d’emmerder le monde !

Pendant ce temps, les autres voyageurs passent tant bien que mal les uns après les autres, laissant les deux excités sur place. Jusqu’au moment où les contrôleurs qui sont dans le cagibi juste à côté s’emparent d’un micro pour dire qu’un des deux voyageurs doit sortir du sas.

C’est tout juste si le premier, se sentant plus dans son droit que le deuxième, ne le traite de tous les noms d’oiseaux ! Non mais, et ma moyenne gros c.. ! Le deuxième voyageur honteux et confus doit donc s’effacer et attendre son tour, alors qu’aux autres portillons il n’y a presque plus personne !

Comme l’a si bien dit Jean de la Fontaine et probablement Esope avant lui, rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Maintenant il va falloir cravacher pour redépasser tous ces traînards !

jeudi 26 avril 2007

Toujours plus vite

Afin de faciliter l’accès aux trains, et au RER en particulier, des portillons d’une taille supérieure ont été installés par la SNCF et la RATP. Ils permettent entre autres de faire passer un handicapé dans son fauteuil roulant, une personne poussant un landau de compétition tous-terrains, avec poignées de frein, ou bien encore une voyageuse tirant une valise à roulettes de la taille d’une armoire normande.

A Haussmann-Saint-Lazare, dans le RER E, ce portillon particulier se présente sous la forme d’un sas fonctionnant dans les deux sens. On peut l’utiliser indifféremment pour accéder aux quais ou pour sortir de la zone à l’intérieure de laquelle un titre de transport est obligatoire.

Il suffit de pénétrer dans le sas, d’utiliser son titre de transport (ticket ou Pass Navigo), d’attendre que la porte de derrière se referme, et que celle de devant s’ouvre pour sortir du sas. Le sas est de plus un système anti-émeute puisqu’il est prévu pour empêcher le voyageur non muni d’un titre de transport de frauder, et parfois de provoquer une émeute s’il se fait contrôler… Mais ça c’est une autre histoire !

En période d’affluence, et a fortiori lorsque quelques portillons « normaux » ne fonctionnent pas, certains voyageurs pressés, afin d’éviter d’avoir à faire la queue et de perdre 30 secondes, utilisent ces sas King-Size. C’est un peu comme au péage sur l’autoroute. Vous avez fait une bonne moyenne, vous avez même en vue le record sur le trajet et donc il est hors de question de ruiner cette nouvelle victoire dans des files d’attente. Il va falloir ruser et être plus malin que les autres bœufs qui ne savent pas reconnaître la bonne file qui va plus vite que les autres ! C’est ainsi que certains s’engouffrent dans la file réservée au Télépéage sans avoir le boîtier. Ceux-là on tout gagné… Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse !