jeudi 19 juin 2008

Inconscience

Après réflexion, si j’avais pu jusqu’à présent progresser dans mon périple, c’est que j’avais pu franchir les différents portillons à l’aide mon Passe Navigo.

Cependant pour sortir du métro il n’est pas nécessaire d’avoir de Passe ou de ticket. Je ne l’avais peut-être déjà plus à cet instant. Avait-il glissé d’une de mes poches entre temps ? Alors que j’avais déjà bien marché, j’ai commencé à avoir chaud. Je décidais alors de retirer mon blouson.

Deuxième possibilité de perte donc. Je pensais avoir mis mon Passe dans la poche de ma chemisette et j’étais persuadé de ne rien avoir dans les poches de mon blouson. Je n’aurais donc pas pris de précaution, et pour cause, pour l’enlever et le porter sur l’avant-bras.

On ne saura certainement jamais, mais à cet instant je suis toujours inconscient du drame qui s’est noué de façon irréversible.

Ma journée se passe bien. Je suis enfermé dans une salle sans fenêtre et sans lumière extérieure. Cette salle peut contenir plusieurs centaines de personnes, mais en ce jour quelques dizaines seulement travaillent sur ce site. L’ambiance est calme et studieuse. À l’abri de l’agitation extérieure et des sollicitations habituelles, je peux abattre une quantité de travail supérieure à la moyenne.

Du coup, je ne vois pas le temps passer. Le déjeuner se prend sur place, grâce à un service de plateaux-repas. Ce n’est pas mauvais mais par la suite j’aurai des brûlures d’estomac.

À deux reprises j’irai mettre le nez dehors. Une première fois juste après déjeuner pour prendre mon café et me rendre compte que le soleil brille et qu’un cerisier couvert de fruits n’attend que des mains tendues pour les cueillir, une deuxième fois, toujours un café à la main et accompagné d’une collègue que l’idée de manger des cerises que je lui cueillerais a décidé de répondre favorablement à mon invitation de sortir avec moi !

6 commentaires:

balein a dit…

l'appel du temps des cerises, ha comme je regrette de ne pas être en train de prendre un café....

bricol-girl a dit…

Dis donc Maurice, la collègue ne serait-elle pas pour quelque chose dans le drame qui te ronge actuellement, je lui vois une tête de traitre!

karmara a dit…

Mab, tu lis trop de polars ! :-)

Flower a dit…

Moi aussi, comme bricol-girl, je privilégierai la piste de cette fameuse collègue!

Bérangère a dit…

Si j'étais Mr Maurice je chercherais au pied du cerisier..

Maurice a dit…

Bientôt de sera les maronnniers Balein !

On lui donnerait le Bon Dieu sans confession Mab !

Ou alors encore une mauvaise influence de Timothy Karmara !

Il aurait fallu Flower qu'elle me fouille les poches pendant que j'avais les bras levés ! Je m'en serais rendu compte !

Tu penses bien que je suis allé faire un tour du côté du cerisier Bérangèrew ! mais rien...