mardi 20 mai 2008

Comment font-ils ?

Il doit faire au bas mot 30°C dans les rames et pourtant de nombreux usagers ont encore sur le dos une veste voire un manteau. Nombreuses sont les femmes aux épaules nues ou aux manches raccourcies. Nombreux sont les hommes ayant conservé une cravate autour du cou.

Cela fait des mois que Maurice ne porte plus de cravate. Il en a toujours une dans le tiroir de son bureau, pour les grandes occasions car il faut bien admettre que si elle n’est pas obligatoire, par moments elle est bien vue. Sans aller jusqu’à dire que son absence est mal vue, mais ça il ne faut pas le dire… Pour aller avec la cravate qui est dans son tiroir, il porte quand même tous les jours un costume, une chemise avec boutons de manchette et des chaussures noires. Réminiscence sans doute d’une époque où les chaussures qui n’étaient pas noires étaient appelées chaussures jaunes !

Maurice est habillé ainsi tous les jours, sauf le vendredi. Le vendredi ce n’est pas ravioli, mais « casual Friday » (à prononcer kajouôle frailledé). Comme son nom l’indique, la mode nous vient des pays anglo-saxons. Afin de se préparer mentalement au week-end, on s’habille décontracté. Mais attention ! Qui dit décontracté, dit décontracté chic et pas négligé !

Il est donc possible le vendredi de porte des pantalons de toile, des chemisettes ou des polos qui sont tout de même plus légers et permettent à Maurice de voyager dans des conditions un peu plus agréables. Le restant de la semaine, tant que le temps est au beau et que le soleil chauffe, dans les trains c’est l’enfer.

Ce ne sont pas les petites fenêtres ouvertes qui pourront créer un courant d’air suffisamment puissant pour rafraîchir l’intérieur des rames. De toute manière l’air qui y rentre est chaud.

Une solution est de se tenir debout, et d’attendre que ça passe. Le problème est qu’une fois debout, Maurice ne peut plus écrire. Ce n’est pas le Moleskine qui résoudra le problème. Alors finalement Maurice a choisi. Stoïque, il ne se laisse pas dévorer le flanc par un renard sans broncher, il reste simplement assis, à côté d’une fenêtre, dans le sens inverse de la marche, et il écrit, comme en ce moment, pour lui, pour les autres, pour passer le temps. Et il a chaud !

Joueur

7 commentaires:

mab a dit…

Tant de souffrances pour notre seul plaisir, Maurice je n'ai qu'un mot à dire: Merci.

fong a dit…

Dans 2 jours fong, lui, vivra la nuit.

Sammy a dit…

Merci à toi, courageux spartiate du RER !

Bérangère a dit…

Pourquoi le blog de Maurice refuse mes commentaires aujourd'hui hein Pourquoi ? c'est franchement vexant...

bérangère a dit…

ben euh en fait non...Sorry tip tip tip ( ça c'est le bruit que je fais en sortant sur la pointe des pieds...)

PS: moi je ne dis pas " kajouôle frailledé " but " ti dji aïe f "

karmara a dit…

J'ai une solution pour vous :
http://www.liberation.fr/vous/326192.FR.php

Maurice a dit…

C'est jeudi que je risque de souffrir Mab !

J'ai lu cela sur "Fesse Bouc" Fong !

Nous étions toute une phalange pas Plutarque hier Sammy !

Demain n'est pas la veille du jour où mon blog refusera tes commentaires Bérangère. Quant au ti dji aïe frailledé, c'est en kajouôle que j'allais y déjeuner il y a quelques années. J'ai encore le goût du pain à l'ail dans la bouche !

Ouiiii ! Karmara, j'ai lu quelques articles et vu quelques photos de cette mode balbutiante en Occident (Ecosse mise à part). Il va falloir s'entraîner à s'assoir en serrant les jambes !