jeudi 29 mai 2008

L’art de dire les choses (2/3)

Il y a ceux qui ont vu, mais qui ne se dissimulent pas. Ils sont assis et à moins de les déloger de force, n’envisagent pas de bouger, et attendent qu’un autre voyageur réagisse et cède sa place.
Enfin il y a ceux qui ont vu, qui ignorent complètement les usages en la matière, et qui n’imaginent pas un instant qu’on puisse céder sa place à quelqu’un d’autre.

Viennent ensuite les réactions.

Ce qui m’a étonné plusieurs fois, c’est le manque de solidarité féminine. Toutes les femmes n’ont certes pas forcément eu d’enfants, mais c’est surprenant de voir que par moment elles ne font pas de cadeau à une femme enceinte. Lorsqu’un ensemble de sièges est occupé uniquement par des femmes, il peut se passer un certain temps avant que l’une d’elle finisse par « craquer » et décide enfin de se lever pour céder sa place, en souriant, mais à contrecœur.

La situation s’inverse si un homme à le « bonheur » de se retrouver au milieu de toutes ces femmes. Celles-ci le regarderont sans rien dire, histoire de lui faire sentir que si quelqu’un doit céder sa place, c’est lui et par conséquent la galanterie et l’esprit chevaleresque c’est pour lui ! Dans ce cas précis, je ne sais pas si on peut parler de solidarité féminine !

Il y a quand même des moments où spontanément quelqu’un proposera sa place. Une femme enceinte de 8 mois se verra offrir plus de proposition que si elle avait été enceinte de 2 mois !

Il y a toujours, non pas une part de risque, mais la possibilité de voir sa proposition refusée. Toutes les femmes enceintes, pour diverses raisons, ne veulent pas forcément s’asseoir. Il faudra ensuite se relever et le bénéfice du repos n’est pas évident si le trajet ne doit durer qu’une ou deux stations.

Lustre

7 commentaires:

bricol-girl a dit…

C'est pourtant pas compliqué le savoir-vivre!

jid a dit…

Cela me fait penser à une petite blague.

Une femme monte dans le bus et dit à un monsieur assis:
"Excusez je suis enceinte, pourriez-vous me laisser la palce svp?"
L'homme se lève et après quelques secondes demande: "et vous êtes enceinte de combien?"

"5 minutes, mais cela m'a coupé les jambes"

Anne a dit…

Il faut bien reconnaître que parfois, se relever pour descendre de la rame est plus sportif que de rester debout pas trop loin de la porte (même pas enceinte, d'ailleurs).

Vu dans une queue de supermarché (mais les situations sont comparables, en l'espèce), une femme enceinte dire à une autre : "Je suis plus enceinte que vous, donc plus prioritaire".

C'est beau, un être humain, non ?

Fanzesca a dit…

Entièrement d'accord, la solidarité si elle existe, n'est pas dans les transports en commun. Tant qu'à la solidarité féminine, effectivement on la cherche aussi.
Déprimant !

Maurice a dit…

Encore faut-il avoir été éduqyé Mab !

J'ai failli en parler Jid ! Effectivement ça coupe les jambes ! :-D

Anne, un jour où chez Iké. les caisses avaient des problèmes, j'ai vu une femme glisser un coussin sous son pull et griller la politesse à tout le monde à la caisse "prioritaire" !

Et le jour où ça arrive Fanzesca on n'en croit pas ses yeux !

karmara a dit…

M. Maurice, lui, se lève-t-il séant, ou attend-il une ou deux poignées de secondes pour voir si d'autres passagers lèvent le leur (séant) avant de céder sa place ?

Maurice a dit…

Je suis plutôt du genre à me lever sans attendre Karmara, lorsque je ne suis pas au bout d'une rangée, à côté de la fenêtre.