mardi 21 novembre 2006

Train de nuit

A l’heure où les poules dorment encore, bon nombre de personnes sont déjà, qui dans les trains, qui sur les routes pour aller on ne sait trop où. On peut penser sur un lieu de travail ou d’étude…

A l’intérieur du train la lumière diffusée par les nombreux néons permet entre autres à certains voyageurs de coucher sur le papier des idées matinales. Ce matin (ndlr : en fait le jour où ce billet a été écrit), il est en forme. Pourvu que ça dure.

Pour celui ou celle qui a décidé de ne rien faire d’autre que de regarder ou observer autour de lui, à part l’intérieur des voitures, il n’y a pas grand-chose à voir. La luminosité à l’intérieur de la voiture aveugle suffisamment pour empêcher de voir ce qui se passe à l’extérieur qui, à cette heure matinale, est plongée dans l’obscurité. Ce phénomène est encore accentué par les reflets qui transforment les vitres en véritable miroir.

L’obscurité à l’extérieur n’est pourtant pas totale. En y prêtant attention, on pourra voir de temps à autres un point lumineux défiler pour disparaître de la vue. Parfois brusquement, à cause d’un obstacle qui le dissimulera, parfois lentement à cause de l’éloignement progressif.

Plus le train progresse et se rapproche de la capitale, plus ces points lumineux sont nombreux et variés. Leur intensité varie, de même que leur forme et leur position dans l’espace. Les couleurs sont également variables et tout le spectre lumineux y passe.

Plus le train progresse donc et plus ces points sont nombreux et renforcés progressivement par des points plus grands, de forme carrée ou rectangulaires, dans des tons jaunes. D’abord situés plutôt au niveau du sol, plus le train avance et plus ils auront tendance à prendre de la hauteur.

Arrive l’instant où le train disparaît sous terre. Ce n’est qu’arrivé dans la station souterraine que les quelques points lumineux défilant à grande vitesse au ras des fenêtres seront remplacées par une lumière tamisée, douce et pas agressive. Il faudra encore que Maurice attende 20 minutes environ avant de retrouver la lumière naturelle d’un jour naissant.

11 commentaires:

bricol-girl a dit…

C'est beau un train la nuit!

heure-bleue a dit…

J'ai habité Chatou quelques années, j'ai regagné la capitale et j'ai goûté aux joies du RER, j'avoue être heureuse de ne plus le faire..

bérangère a dit…

Si vous le permettez, Monsieur Maurice, je rangerai ce post dans le folder "Optic Art".

Madeleine a dit…

Hummm une fois de plus je préfère habiter à la campagne ...
Même s'il y a du brouillard, de la neige en hiver, des cloches au cou des vaches, des pintades, ...

Maurice a dit…

Même avec une lumière tamisée, Bricol-Girl !

C'est vrai que j'en parle beaucoup mais le week-end ça ne me manque pas Heure-Bleue !

Mais je vous en prie Bérangère, faites !

Ici les vaches n'ont pas de cloches au cou Mathilde et des pintades il y en a aussi !

Madeleine a dit…

Montre nous tes pintades en photo ;-) et je te montrerai les miennes ! D'ac ?

Madeleine a dit…

Euh moi c'est Madeleine !!! (Mais Mathilde j'aime énormément comme prénom et pour cause ;-))

Maurice a dit…

Madeleine..Mathilde...Ma foi, les deux me plaisent !

Maky a dit…

Donc si j'ai bien compris, tous les matins tu traverses une pelouse sur laquelle habitent des vers luisants et ensuite avant de t'arrêter, tu rentres dans une taupinière, tu continues ta marche, tu bifurques vers une galerie de lombric et enfin tu sors vers la planche d'oseille...Faut bien vivre !

Anonyme a dit…

Dis moi Maurice, c'est bien mystérieux tous ces points... il y a un petit côté "Rencontres du troisième type" As-tu essayé de rentrer en contact avec eux ? Peut-être existe t-il une vie derrireè ces étranges lumières...

Maurice a dit…

J'ai peur d'avoir des ennuis Madeleine si je fais ça ! Tu as gagné... Et je suis désolé pour l'erreur. Mon clavier a fourché.

Je t'ai reconnu Bérangère, dans ta petite robe rayée ! Et s'il n'y avait que Madeleine et Mathilde...

Oui Maky, et vu d ciel ça ressemble même à une fourmillière !

Je l'aurais bien fait Sammy, si les autres voyageurs ne m'avaient pas empêché de passer par la fenêtre !