jeudi 5 octobre 2006

Métier : consultant

Ca s’est passé vendredi dernier, juste avant qu’il parte pour Varsovie. Maurice venait d’assister à une réunion parents professeurs à Paris. La réunion avait commencé à 18h00 pour se terminer à 19h30. Le prochain train étant à 19h50 c’était donc jouable pour lui, alors même que le terme de sa journée commencée à 5h30 n’était pas près d’arriver.

Pour cela il fallait prendre le métro. La ligne 4 pour être précis. Celle qui dessert entre autres la Gare du Nord et la Gare de l’Est. Un vendredi soir les voyageurs munis de grosses valises sont légion.

Parmi ces voyageurs il ne fut pas difficile de remarquer cette jeune femme au milieu des autres. Il faut dire qu’elle les dépassait tous d’une bonne tête. Ses joues étaient rouges, ses cheveux mouillés autour du front, sur les tempes et à la naissance du cou. D’une main fébrile elle s’épongeait tant bien que mal, tout en essayant de reprendre son souffle.

Et pour cause ! Elle était chargée comme une mule.

En plus de sa valise à roulettes modèle king size, en plus de son sac à main porté en bandoulière, elle avait la panoplie complète du parfait consultant. Maurice en croise tous les lundi matin sur le parvis de la Défense, alors qu’ils partent pour de nouvelles missions.

Elle avait donc emmené son bureau pour la semaine, à savoir un ordinateur portable avec le chargeur, et tous les accessoires qui vont bien avec ainsi que la sacoche bourrée jusqu’à la gueule de dossiers tous plus importants les uns que les autres.

Maurice n’a pu s’empêcher de penser de façon amusée au sprint de dernière minute, lestée de ses fardeaux, pour attraper son train après avoir couru comme une dératée, la dernière réunion de la semaine s’étant éternisée.

Comme tous les vendredi soir !

11 commentaires:

tarmine a dit…

sadique! ;)

bérangère a dit…

Et tu l'as pas aidée ??? T'es bête peut-être qu'elle allait à Varsovie, une nouvelle copine...

Anne a dit…

J'avais oublié et j'ai revu ce matin la tête de morts-vivants des gens dans le train du matin (du soir itou, je suppute. Fatigue en plus...).

Alors finalement l'essoufflée consultante, elle a le mérite d'être en vie, parmis la foule des regards vides...

Madeleine a dit…

Ce n'est pas ça la vie !

lollah a dit…

et personne ne l'a aidé! rohhhhhhhhh

buse a dit…

Tu ne nous as pas précisé un détail important de la madame : les chaussures
Est ce qu’elles étaient plates, ou hautes ?
Est ce que tu as essayé de courir avec des escarpins aux talons de 8 cm ?

bricol-girl a dit…

Merci pour le coup de main, trés galant le Maurice.

Anitta a dit…

C'est pratique, hein, d'être témoin, et simple témoin, de ce qui se passe dans les transports en commun ! La galanterie faite homme !

Anonyme a dit…

Ah... le drame des cartables trop lourds... et dire qu'on ne parle que des enfants, alors que de nombreux consultants doivet porter trois fois leur poids en matériel informatique et paperasses diverses !!!

mathilde a dit…

pfffff, l'avait même pas son porteur personnel... Les femmes ne savent plus s'y prendre.

Maurice a dit…

Je ne lui ai infligé aucune souffrance Tarmine et je n'ai pas éprouvé de plaisir à proprement parler. ;-)

Ne crois-tu pas que j'ai suffisamment d'amies comme ça à Varsovie Bérangère ?

Tous les regards ne sont pas vides Anne. Dans la masse il y en a un qui observe !

Je suis d'accord avec toi Madeleine.

PAS à ce que je sache Lollah.

Mon regard ne s'est pas posé si bas Buse. Quant aux fois où j'enfile mon déguisement de Mireille Darc, c'est plutôt avec de bonnes chaussures. Je n'en ai pas trouvé à ma taille encore.

Je ne regrette rien Bricol-Girl !

Anitta, je ne peux pas écrire et porter des valises en même temps !

La panoplie complète fait partie de la description de poste et de la fonction Sammy.

Quand elle sera montée en grade Mathilde, elle pourra prendre un Sherpa (c'est le nom consacré dans la profession).