samedi 10 février 2007

En attendant lundi

Maurice à l'oeil à tout et sait se faire discret parfois ! C'était le cas aujourd'hui.
;-)

Fong20070210

vendredi 9 février 2007

Train de nuit (5)

Je ne m’étais pas réveillé à temps et j’avais loupé mon arrêt ! Pour le coup, j’étais complètement réveillé maintenant et malgré la mauvaise nuit mon cerveau fonctionnait déjà à plein régime. Je réalisais ce qui m’arrivait tout en me disant que je ne pouvais pas y croire. Quel idiot j’étais ! Je m’étais bien évidemment redressé d’un seul coup sur mon siège, mais je n’avais pas pour autant remis mes chaussures, attrapé mon sac de voyage et couru comme un dératé vers la porte de sortie.

Petite parenthèse pour vous préciser que les personnes à qui il y a très longtemps on avait réduit la taille de la rate avec des décoctions, couraient soi-disant beaucoup plus vite. D’où l’expression. Merci Maurice ! Fermons la parenthèse…

Il n’y en avait qu’un dont la tête dépassait des dossiers des banquettes. C’était bibi !J’avais rapidement réalisé que malheureusement il était trop tard pour faire quoi que ce soit. Il fallait tout d’abord analyser la situation et trouver une solution. Je savais que l’arrêt suivant était Bordeaux (en l’écrivant du coup je réalise que le terminus devait être Irun), qu’il était cinq heures du matin, que le train mettrait environ une heure pour arriver à Bordeaux.

À six heures donc il faudrait que je reprenne un train en sens inverse. Oui, mais ! À quelle heure partirait le train en sens inverse ? Ne serait-il pas parti depuis cinq minutes par exemple ? Il me faudrait alors attendre le suivant. Mais combien de temps plus tard ? Je commençais à gamberger sérieusement en me demandant à quelle heure j’arriverais bien à destination. Il faudrait encore que je repasse dans mon studio, que je me douche et enfile mon costume trois-pièces-cuisine-salle-de-bains.

Le mieux était encore de patienter en répétant les gestes à faire et les actions à entreprendre pour perdre le moins de temps possible.

jeudi 8 février 2007

Train de nuit (4)

Certains avaient une petite couverture, d’autres un petit coussin. La plupart, comme moi d’ailleurs, étaient à pied de chaussettes. La température n’était jamais trop chaude ni trop froide. Je crois me souvenir que les voitures étaient climatisées mais pas autant que le sont maintenant les rames du TGV. Il fallait éviter de laisser un avant-bras ou le haut de la tête contre la fenêtre.

L’ambiance était plutôt calme. Beaucoup plus que le vendredi soir où probablement les mêmes troufions manifestaient bruyamment leur départ en permission. Le dimanche soir était synonyme de retour à la caserne pour une période indéterminée, donc pas de quoi pavoiser. Rares étaient les fois où ils étaient bruyants au point d’empêcher tout le monde de dormir. En tout cas ça ne durait jamais très longtemps.

Les contrôleurs compatissants s’arrangeaient pour passer au début du voyage de manière à ne pas interrompre le sommeil de chacun. JE les soupçonnais à l’époque de vouloir faire de même. Le trajet était habituellement sans histoire et très rares étaient les passagers qui n’avaient pas de titre de transport. Il arrivait cependant qu’un contrôle se fasse à nouveau après les différents arrêts du trajet. J’avais toujours mon billet sous la main pour éviter d’avoir à trop bouger.

S’il m’arrivait de dormir d’un sommeil profond, il était loin d’être continu. Les arrêts dans les différentes gares, la montée ou la descente de voyageurs, tout cela ne faisait pas passer une bonne nuit.

Il ne fallait pourtant pas que je rate mon arrêt. En effet, le terminus de mon train n’était pas Angoulême, mais Bordeaux, soit environ une heure plus tard. Et un jour, ce qui devait arriver arriva, ce n’est qu’une fois dans le tunnel à la sortie d’Angoulême que je me suis réveillé ! Le train venait de repartir pour Bordeaux… Il était cinq heures du matin et je commençais la journée à huit heures !

mercredi 7 février 2007

Train de nuit (3)

En effet, au fur et à mesure que les voyageurs arrivaient, ils recherchaient tous la même chose : les banquettes libres. Je pense que nous avons à peu près tous le même comportement dans le train. Nous préférons la solitude et occuper une banquette libre même si nous acceptons de bon cœur de la partager quand on nous le demande.

Une fois que toutes les banquettes étaient occupées que restait-il à faire ? Tout simplement repérer les banquettes avec une personne assise et s’installer à côté d’elle. En effet on éprouve toujours des scrupules à réveiller un inconnu endormi pour lui demander de se relever et de vous laisser une place alors qu’à côté il y en a une de libre à côté de quelqu’un qui ne dort pas !

Une fois allongé il suffisait encore quelques instants après que le trais soit parti pour enfin pouvoir ouvrir les yeux et s’installer un peu mieux pour une courte nuit sur une banquette pas trop confortable.

La question était toujours de savoir comment s’installer. En chien de fusil ? Dos ou face à la banquette ? J’avais du mal à coincer ma grande carcasse entre les deux accoudoirs situés aux extrémités de la banquette. Le plus important était de ne pas être déséquilibré par les mouvements du train, sans pour autant avoir les bras ankylosés ou des fourmis dans les jambes. C’était donc un savant dosage !

Il fallait faire attention de ne pas trop dépasser dans l’allée centrale si on ne voulait pas être réveillé par le perpétuel aller-retour de passagers. Je n’ai jamais trop compris le pourquoi de ces allés et venues. Je prenais soin de prendre mes précautions avant le départ de manière à ne pas avoir à me relever ou même à penser qu’il faudrait à un moment ou à un autre que je me relève.

mardi 6 février 2007

Train de nuit (2)

À cette époque, quelle que soit l'heure à laquelle je pouvais bien prendre le train, c'était plus fort que moi. À peine le train avait-il quitté la gare que déjà je sombrais dans les bras de Morphée. Alors vous pensez bien qu'entre minuit et cinq heures, il n'était pas nécessaire de me chanter une berceuse pour m'endormir. Je trouvais ça bien pratique à l’époque. Maintenant les choses ont un peu changé. Je ne m’endors plus si simplement, sauf lorsqu’il s’agit du train qui m’emmène en vacances. Avec celui-là, la pression accumulée pendant des semaines et des mois se relâche enfin et j’éprouve un besoin forcené de récupérer !

Je ne voyageais pas seul à cette heure de la journée. Le train était principalement occupé par des militaires revenant de permission et retournant dans leurs casernements. Beaucoup d’entre eux avaient un béret. Je crois qu’ils allaient jusqu’à Bordeaux.

J’en profite pour faire une petite parenthèse. Savez-vous pourquoi les bérets des marins ont un pompon ? Tout simplement pour éviter de se faire mal lorsqu’ils se cognaient la tête sur les bateaux !

Il valait mieux que je n’arrive pas trop tard si je voulais avoir une place confortable pour la durée du voyage. Une place où je pourrais dormir tranquillement.

Si vous avez eu l’occasion de prendre un train Corail, peut-être vous souvenez-vous qu’il n’y avait que des banquettes en similicuir. Il y avait un accoudoir central que l’on pouvait redresser pour y prendre ses aises. Le but du jeu était d’arriver suffisamment tôt pour trouver une banquette libre, de poser son sac de voyage sur la banquette pour s’en faire un repose-tête et de s’allonger. C’était la première chose à faire en arrivant, avant que le train ne démarre. Il fallait faire semblant de dormir avant le départ du train de manière à augmenter ses chances de conserver sa banquette.

C’était égoïste, certes, mais la pratique !

lundi 5 février 2007

Train de nuit (1)

De vous parler de mes mésaventures et de lire certains commentaires ont fait remonter à la surface de mon esprit perturbé des épisodes d’une vie antérieure. Ces épisodes ont bien évidemment un rapport avec les transports en commun.

L’autre jour, je vous parlais de la chance que j’avais eu après m’être trompé de train. Au départ une faute d’inattention dans un environnement que je pensais immuable et me voilà embarqué dans le mauvais train. Heureusement j'ai pu me rattraper à temps et tout est rentré dans l'ordre.

Il m’est arrivé d’autres mésaventures du même genre. Heureusement sans conséquences.

La première qui me revient à l’esprit est cette fois où je travaillais alors en province, en Charente, à Angoulême (il y a pas mal d'années). Des raisons personnelles me faisaient revenir tous les week-ends à Paris. Pour ça je prenais le train le vendredi en sortant du boulot. J’arrivais en gare d’Austerlitz environ quatre heures plus tard. Le TGV sur cette ligne n’était pas encore en exploitation et je prenais des trains Corail. C’était moins fatigant, moins cher, un peu plus rapide et probablement moins dangereux que de faire le trajet en voiture.

Le week-end touchant à sa fin, il fallait bien penser à repartir. Je reprenais donc le train en sens inverse, mais pas tout à fait à la même heure. Le train démarrait en effet à minuit pour arriver aux alentours de cinq heures du mat’ (j’ai des frissons) à Angoulême. Il valait mieux ne pas louper l'arrêt à Angoulême qui ne durait pas plus de deux minutes.

« Angoulême ! Angoulême ! Deux minutes d'arrêt ! Les voyageurs à destination de ... »

C’est le message qui était annoncé sur le quai. Il n’y avait pas d’annonce dans le train. Il fallait donc être attentif et ne pas louper son arrêt.

vendredi 2 février 2007

Erreur d'aiguillage

Cela ne m’était pas arrivé depuis des années. Comme quoi il faut toujours être vigilant, surtout quand on évolue dans un environnement différent du quotidien habituel. Aujourd’hui donc, j’étais sorti tard, une fois de plus du bureau. À cette heure de la journée, les trains ne circulent plus que toutes les demi-heures. Mieux vaut donc ne pas les louper si vous ne voulez pas, après une journée de presque 12 heures passées au bureau, allonger votre journée d’une demi-heure à ne rien faire.

C’est donc l’esprit encore en train de penser à ce qui m’était arrivé aujourd’hui et en anticipant ce qui m’attendait demain, que je n’ai pas prêté plus attention que ça à l’affichage des trains. Je note, avant de prendre l’escalator qui m’amènera sur le quai, que la voie n’est pas celle à laquelle le train attend habituellement. C’est sur le même quai, mais en face.

Le temps d’arriver en bas, c’est-à-dire 30 secondes plus tard, j’ai bien sûr oublié tout ça. Et ni une ni deux, je me précipite dans le train que j’ai l’habitude de prendre. Les écouteurs de mon iPod vissés dans les oreilles, je n’écoute même plus les annonces qui précèdent le départ du train. Le ballottement du train conjugué à la musique douce qui m’accompagne, les heures de sommeil en retard et les dures journées de cette semaine pratiquement passée on bientôt raison de moi. Je ne m’endors pas, mais je me laisse aller à une douce torpeur.

C’est quelques arrêts plus tard que je commencerai à me poser des questions. Je n’ai pas l’habitude de m’arrêter dans ces gares. Sauf les jours où il y a grève, le train est omnibus. C’est à l’annonce passée dans le train que je compris ma méprise. Je n’étais pas monté dans le bon train et celui-ci ne m’emmenait pas chez moi.

Catastrophe ! Il allait falloir que je retrouve ma ligne. Mais où, et surtout à quelle heure ?

Dans ces cas-là, rien ne sert de s’énerver. Mon train allait s’arrêter dans quelques instants à une station dans laquelle mon train habituel s’arrête. Avec un peu de chance, j’allais peut-être même pouvoir monter dans le train que j’avais loupé au départ. Des coups d’œil successifs à ma montre me le confirmèrent bientôt. Ça serait juste, mais c’était jouable.

Je descendais donc à la station de correspondance et je constatais que mon train allait arriver. Ouf !

Finalement j’ai eu de la chance ce soir. J’ai pu monter dans mon train habituel sans perte de temps supplémentaire. Promis juré, je ferai attention maintenant.

Jusqu’à la prochaine fois…

jeudi 1 février 2007

Début de mois difficile

Le rituel est immuable et il s’inscrit dans une pratique qui remonte à la nuit des temps. C’est le renouvellement du titre de transport.

Vous l’avez certainement constaté aussi bien que moi, c’est tous les mois la même chose. Une file indienne interminable se dessine au guichet pour s’acquitter de son droit de passage. Le phénomène est observable partout où un guichet est ouvert et ça ne désemplit pas.

Il y a des petits Indiens partout. En l’écrivant je me dis que si quelqu’un connaît l’origine de l’expression « file indienne », qu’il ou elle n’hésite pas à nous faire partager ses connaissances.

Le phénomène, donc, dure plusieurs jours et ça aussi c’est quelque chose que je n’ai jamais compris.

Que le premier jour de chaque mois on fasse la queue alors que tous les mois depuis des années, c’est la même chose, on dit qu’on ne s‘y fera plus prendre, pour avoir été moi-même victime de ma petite tête, ça c’est à ma portée. Je l’admets et je le comprends.

Par contre, qu’on fasse encore la queue deux, voire trois jours plus tard, là j’avoue avoir du mal à percuter. L’étincelle ne se fait plus. Du temps où je renouvelais ma Carte Orange tous les mois, le premier jour du mois suivant sa validité, elle n’était plus acceptée nulle part. Il m’était impossible de voyager car frauder c’est voler. Il fallait donc que je passe à la caisse, et vite ! Est-ce alors à dire que toutes ces personnes n’ont pas éprouvé le besoin de prendre les transports en commun pendant ces deux ou trois jours ? Ou bien ont-elles décidé de frauder massivement ? Il existe certes des coupons hebdomadaires qui sont valables du lundi au dimanche soir, mais quand même, ça me semble beaucoup.

Cela dit, chacun est complètement libre d’acheter son ticket où et quand ça lui chante. On n’en est plus à faire la queue une fois de plus. Pensez à celle au cinéma, à la station-service, à la caisse du supermarché, à la cantine, à la boulangerie le dimanche matin, au péage d’autoroute, à la porte de la salle de bains…

ps : j'ai changé le Quizz. Votre réponse m'intéresse. Merci !

mercredi 31 janvier 2007

Résultat du Sondage Express # 1

Voici mon dernier billet.
Qu'en pensez-vous ?


Génial ! 90.9%
Mouais... 0%
Nul ! 9.09%

11 personnes ont répondu à ce sondage mis en ligne le 27 janvier 2007.

Merci à toutes ces personnes.

Réchauffement planétaire

On se plaint, à juste titre je pense, du réchauffement climatique et de ses conséquences écologiques et économiques. Sécheresse, manque d'eau, fonte des glaciers, abeilles qui se baladent dans le RER, j'en passe...

Certes on réalise des économies de chauffage et même le Prince Charles a décidé de réduire le nombre de ses trajets en avion en ne partant pas au ski par exemple. Ca tombe bien il n'y a pas de neige ! D'ici à ce qu'il prenne les transports en commun il va falloir que le thermomètre grimpe encore de quelques degrés...

Il y en a cependant qui trouveront qu'il ne fait jamais assez chaud. La photo ci-dessous en est une bonne illustration. En ce moment les radiateurs tournent au ralenti, si tant est qu'un radiateur tourne. Il n'y a pas de feu dans la cheminée et la température extérieure est exactement de 13°2. L'ordinateur sur lequel s'est confortablement installé ce chat-chat n'a pas de ventilateur et se refroidit par convection. La chaleur n'est pas perdue pour tout le monde !

tatoune2

Avouez que c'est quand même plus sympa qu'un chat en résine ou en stuck !

Enfin pour en revenir aux transports en commun, puisque c'est tout de même le sujet qui nous réunit tous, sachez qu'on rencontre quelques personnes (des femmes essentiellement), qui en prévision d'une glaciation imminente, voyagent avec autour du cou ou sur les épaules ce qui ressemble de par la dimension, la matière et les motifs, au plaid que mes parents avaient l'habitude d'étendre par terre lorsque nous allions pique-niquer.

mardi 30 janvier 2007

Bricol-boy

Vous l'aurez sans doute remarqué, la présentation de ce blog a légèrement évolué depuis quelques jours. Dans un billet précédent je vous avais indiqué que finalement j'avais décidé de migrer vers la nouvelle version de Blogger.

Je n'y trouve que des intérêts et je ne saurais que trop conseiller à ceux qui hésitent ou qu'un problème technique freine, de ne pas hésiter à se lancer dans l'aventure (suivez mon regard !), quitte à reprendre les réglages par défaut du début.

Rien de plus simple maintenant que de rajouter des gadgets divers et variés dans la colonne de droite. C'est en parcourant vos blogs que j'ai ramené quelques idées. Et ce n'est probablement pas fini.

Il m'aura tout d'abord fallu récupérer mon compteur qui après une semaine d'inactivité affiche un creux d'une bonne semaine. Il a pu redémarrer au quart de tour et je ne me suis pas posé la question de savoir comment faire pour le mettre à un endroit bien précis. Auparavant il fallait que je bidouille le code html et, après plusieurs tentatives, j'arrivais tant bien que mal au résultat escompté. Dorénavant un simple glisser-déposer a le même résultat !

Autre gadget, la géolocalisation. Il suffit que vous accédiez à ce blog pour vous faire repérer sur une carte du monde. J'ai ainsi constaté avec plaisir que les lectrices de la Creuse et de l'Hérault étaient toujours là même si leurs commentaires sont rares. Autre constatation, et ce n'est pas surprenant, les lecteurs de ce blog viennent principalement de pays francophones (Belgique, Luxembourg, Suisse et Canada). Il faut citer l'Espagne cependant. Vous pourrez le constater vous-même en choisissant la vue Carte ou la vue Satellite. La prochaine fois qu'il passe, sortez dans votre jardin, regardez le ciel et faites un signe de la main qu'on puisse zoomer et vous voir !

Enfin le gadget qui me permet de créer des quizz ou d'afficher des post-it me permet aussi de connaître les mots clé utilisés pour atterrir sur mon blog. Voulez-vous des exemples ? Allez ! C'est parti :

Image fous ta cagoule
Catherine brosse
Chocolat anticancéreux
Fous ta kippa
Endroit chauds paris
Légères pertes d'équilibre matinales
Modele de bonnet ou cagoule

Étonnant, non ?

lundi 29 janvier 2007

Sortie progressive de l'hiver

Depuis le 29 décembre, jour le plus court (et non pas le 22), les jours rallongent. On doit bien gagner quelques minutes par jour, minutes inégalement réparties entre le matin et le soir. Le soleil se lève plus tôt et se couche plus tard. Si en ce moment le soleil se lève à 8h30 environ et se couche vers 17h30, cela fait une journée de neuf heures et une nuit de 15 heures !

D'un jour sur l'autre, la différence est infime. Mais toutes ces petites différences mises bout à bout donnent une différence dont on peut remarquer les effets au bout d'un mois.

Depuis plusieurs semaines, je ne voyais pas le jour se lever, ou tout du moins l'aube pointer le bout de son nez. Je partais le matin, il faisait nuit et je rentrais le soir et il faisait toujours nuit. Cela commence à changer puisque dorénavant j'ai remarqué, en sortant du RER à La Défense un peu avant 8h00 que le ciel s'éclaircissait. Ce n’est pas encore le grand jour, mais ça commence à changer.

Dans quelques jours et pendant une période courte, je prendrai le train alors qu'il fera encore nuit et lorsque j'en sortirai, après un long trajet sous terre, il fera jour et je n'aurai pas vu le jour se lever !

C'est triste me direz-vous. C'est ce que je pense aussi. Parfois. J'ai aussi l'opportunité de voir le soleil se lever au-dessus de l'immensité de la zone urbanisée lorsque le RER passe assez haut au-dessus de l'autoroute et de la Seine. C'est parfois grandiose. N'ayons pas peur des mots ! À l’inverse il m’arrive de voir des couchers de soleil flamboyants sur de maisons et d’immeubles.
L’horizon du matin et plutôt dans les tons roses alors que celui du soir est plutôt dans les tons orange.

Très peu de personnes tournent la tête ou le regard pour admirer ce spectacle et semblent faire mine de s’y intéresser. Comme d’ailleurs à ce qui se passe autour d’eux.

vendredi 26 janvier 2007

Nouvelle technique ?

Je discutais l'autre jour avec un collègue de travail des manies et habitudes plus ou moins énervantes des autres usagers dans les transports en commun. C'est un sujet sur lequel je suis plutôt inépuisable tant la diversité est remarquable.

Et j'ai appris quelque chose !

Il s'agit d'un mauvais tour à jouer à une personne pressée qui vous bouscule pour aller plus vite au moment de passer un tourniquet. J'ai titré ce billet à la forme interrogative car je n'ai pas eu l'occasion de tester et donc de vous assurer de la validité de ce qui va suivre. À ne pas prendre donc pour argent comptant.

Si certains l'on déjà fait (ou subi), leurs témoignages sont évidemment les bienvenus.

Nous prendrons comme hypothèse que vous disposez d'un titre de transport valable, de même que la personne qui vous suit. Imaginez donc maintenant que vous venez de passer votre badge Navigo sur le lecteur ou que vous venez de récupérer votre ticket à la fente de sortie. Dans le meilleur des cas, et si bien sûr vous en êtes capable, vous pouvez lire à votre main droite : "Passez". D'une poussée donnée avec la cuisse dans la foulée (c'est comme ça que je fais), vous faites tourner le tourniquet. Miracle, vous êtes passé !

Imaginez maintenant que juste avant que vous n'empruntiez ce portillon un usager énervé et énervant vous mette la pression pour aller plus vite. Il ne vous a pas bousculé au propre du terme, mais ça y ressemble beaucoup. Vous le sentez, il vous colle littéralement. C'est tout l'art de provoquer tout en étant limite...

Il est donc dans votre dos et n'a pas attendu que votre ticket soit sorti de la fente pour introduire le sien. C'est à ce moment que la botte secrète devrait l'anéantir.

Il suffirait de donner un coup de cuisse un peu plus prononcé dans la barre du tourniquet pour qu'elle entame une deuxième rotation au ras de votre postérieur, juste devant votre suiveur. Vous avez bien compté : deux tours de tourniquet pour deux tickets (le vôtre et celui de votre suiveur), mais pour un seul passage (vous).

Du coup votre suiveur se prend la barre dans les cuisses, il ne passe pas le portillon et son ticket est validé !

Arf !

jeudi 25 janvier 2007

Train vs Auto

Alors qu’il y a quelques jours à peine, j’affirmais que je ne voyageais qu’avec les transports en commun pour aller travailler, il faut reconnaître que ce ne fut pas le cas lundi dernier. J’étais en effet convié à une soirée organisée par l’entreprise pour laquelle je travaille et j’avais envie d’en profiter. Autrement dit, je ne voulais pas avoir à passer plus d’une heure dans les transports, sans compter les attentes aux correspondances beaucoup plus longues à cette heure tardive. J’ai donc pris ma voiture.

En avant pour la comparaison.

Je suis parti (sans ma fille) à l’heure habituelle. Au début, pas de problème. Ça roulait bien. Même très bien. À un tel point, qu’à l’endroit où la route passe au-dessus de la voie ferrée, j’ai pu constater que j’avais 10 minutes d’avance sur le train. Je roulais encore quelques kilomètres sans encombre.

Jusqu’au moment où, je m’y attendais tôt ou tard, la circulation se fit plus dense et moins rapide. Beaucoup moins rapide. Je pensais tout de même qu’à cette heure matinale cela m’arriverait un peu plus loin. Et bien non.

J’eus alors droit à du pare-choc contre pare-choc pendant des kilomètres, aux gaz d’échappement qui prennent bien à la gorge quand on n’est pas habitué, aux démarrages suivis quelques mètres plus loin de freinages.

Au bout du compte, je suis arrivé 45 minutes plus tard que d’habitude. Donc avantage au train. Par contre le retour fut plus rapide. Beaucoup plus rapide, tout en respectant les limitations de vitesse. Et là c’est à la voiture que je donne l’avantage.

Comme je savais qu’il me faudrait prendre le volant, du coup, j’ai été raisonnable avec la boisson. Je me suis souvenu du fameux « Trois verres, bonjour les dégâts ! » et me suis rabattu sur le jus d’orange.

Erreur ! Il m’a suffi que je me réveille pour je ne sais quelle raison sur le coup de 00:05 pour ne plus pouvoir me rendormir avant 01:47. Sachant que le réveil sonne à 05:20…

Si j’avais pris le train, j’aurais très certainement bu moins de jus d’orange. Voire pas du tout !

mercredi 24 janvier 2007

On a évité le pire (4)

Après avoir vidé ses poches, il s’attaqua alors à sa sacoche et à son sac de sport. Je l’abandonnais un instant à son sort car mon attention fut alors attirée par le tsunami humain.

Plusieurs bus venaient juste de déverser leur flot de passagers qui, comme d’habitude, partirent à l’assaut des portillons. Les premiers, trop contents d’avoir pu passer devant les autres, ne remarquèrent pas que les panneaux de sens interdit. En temps normal, les portillons fonctionnent. Quelle ne fut donc leur surprise et leur étonnement de se planter brutalement sur le tourniquet.

Le plus téméraire décida de reculer un peu, non sans difficulté car un autre voyageur avait anticipé son passage et était venu le percuter par l’arrière. Il put donc reculer un peu pour pouvoir lever la jambe et enjamber le portillon. Quelques uns l’imitèrent.

Les autres qui s’étaient fait coincer décidèrent de tenter leur chance sur l’unique portillon en état de marche. Ces changements de direction ne firent que grossir la foule qu’on sentait de plus en plus électrique.

Au milieu du hall de gare, le voyageur aux 13 poches décidait de les passer à nouveau en revue car il était persuadé qu’il l’avait ce fichu ticket et bon sang, il allait bien finir par le retrouver ! Il était sans cesse bousculé par la horde de voyageurs qui se précipitait vers les portillons en passant sur sa gauche et sur sa droite. Encore quelques secondes et la situation dégénérait.

Finalement l’Agent d’Accueil avait dû finir par arriver car d’un seul coup tous les portillons basculèrent au vert. La foule qui s’était agglutinée derrière le seul tourniquet en état de marche s’étala sur toute la largeur de la barrière et en quelques secondes et comme par enchantement le hall de gare se vida.

À l’exception d’un voyageur occupé à retourner ses poches !

mardi 23 janvier 2007

On a évité le pire (3)

Pour en revenir à l’homme sans ticket, il faut maintenant imaginer les personnes qui se trouvent derrière lui. En se penchant nerveusement de côté, ils pouvaient voir le drame qui se déroulait sous leurs yeux. Les plus éloignés avaient beau se dresser sur la pointe des pieds, ils ne voyaient rien du tout et ne pouvaient que pester contre un supposé lambin. Tôt le matin, et même à n’importe quelle heure de la journée, il ne faut surtout pas ralentir les autres.

Notre infortuné voyageur matinal dût donc faire machine arrière avec armes et bagages en demandant aux personnes agglutinées derrière lui de bien vouloir le laisser sortir. Ces personnes, ne voulant pas dans la confusion se faire piquer leur place, le laissèrent se dégager mais en lui laissant le moins d’espace possible, de peur que quelqu’un profite de l’aubaine et vienne s’intercaler entre eux.

Une fois qu’il fut sorti de la mêlée, je ne pus m’empêcher de l’observer, tout affairé qu’il était à vider les poches de son pantalon (deux devant et une derrière), les poches de sa veste (trois à l’extérieur et quatre à l’intérieur), les poches de son imper (deux à l’extérieur et une à l’intérieur). Je n’avais jamais vu un bazar pareil.

À ce stade de mon récit, il faut que je convienne que j’ai trop souvent tendance à critiquer les détentrices de sacs à main bourrés d’un fourbi sans nom. Mea Culpa. Cet homme n’avait pas de sac à main. Les 13 poches de ses vêtements le valaient largement. Il en sortait des Post-It froissés, des mouchoirs en papier en boule, des tickets de caisse, de parking, de carte bancaire, des clés, des tickets de métro ou de train qu’il retournait dans tous les sens pour essayer de retrouver celui qu’il était absolument sûr d’avoir emmené ce matin.

(à suivre…)

lundi 22 janvier 2007

On a évité le pire (2)

En fait ce n'était pas la seule raison. Puisque le carnage n'avait pas pu être évité, autant en profiter. En effet étant passé de l'autre côté des portillons nous pourrions observer les voyageurs sous un angle différent de ce que nous avions l'habitude de faire jusqu'à présent. Nous ferions face à la vague humaine et nous aurions tout le loisir d'observer les visages, tout en étant protégés par la barrière non pas de corail, mais de métal.

Les premiers voyageurs commençaient à arriver. Le spectacle pouvait commencer. Pas de chance pour eux, le premier à emprunter le seul portillon en état de marche n'avait pas choisi le bon ticket. Apparemment celui qu'il voulait utiliser n'était plus valide. Puisqu'il n'avait pas fonctionné une première fois, il tenta néanmoins une seconde tentative qui forcément fut vouée à l'échec. S'il n'avait pas été chargé comme une mule avec sacoche, ordinateur et sac de sport (de voyage ?), il aurait cherché un autre ticket au milieu du portillon.

Le problème c’est que derrière lui les autres voyageurs pourtant arrivés depuis moins d’une minute commençaient déjà à faire sentir leur impatience. Ils avaient pour certains essayé de passer par les portillons fermés avant de comprendre la raison de leur difficulté.

En particulier les femmes qui ont la fâcheuse habitude de perdre leur carte magnétique au fin fond de leur cas à main. Si le portillon ne s’ouvre pas en passant son sac par dessus le lecteur, c’est que la carte magnétique n’est pas lue. Donc on se plante au milieu du portillon et on commence à déballer ses affaires sur place en bloquant les autres voyageurs, plutôt que de laisser sa place.

Une fois le badge retrouvé, on range ses affaires et on peut enfin le faire passer sur le lecteur. Et là non plus ça ne fonctionne pas. Après deux ou trois tentatives, il est temps de faire demi-tour et de passer devant ceux qui font la queue dans la file d’à côté.

(À suivre…)

vendredi 19 janvier 2007

On a évité le pire (1)

Je vous ai fait part il y a quelques semaines maintenant des comportements des voyageurs face à un portillon en panne.

Ce matin le scénario était quelque peu différent dans la mesure où sur l'ensemble des portillons qui filtrent l'accès aux quais, un seul était ouvert dans le sens hall-quai. Un seul portillon donc était allumé au vert. Le panneau rouge de "Sens Interdit" était allumé sur tous les autres portillons.

De prime abord je n'avais rien remarqué, tout occupé que j'étais à allumer mon téléphone et terminer de me réveiller, en attendant avec ma fille que son amie arrive. C'est ma fille qui m'a fait observer l'anomalie. Bon sang ne saurait mentir ! Effectivement je me suis rendu compte de l'évidence.

Ma première pensée fut d'imaginer la panique qui saisirait les voyageurs, alors qu'ils commenceraient à arriver en masse juste à l'heure, et qu'ils prendraient conscience du problème. Ce serait l'émeute. Les plus faibles seraient piétinés, des bagarres éclateraient et le sang coulerait. C'est pour éviter cette violence et cette effusion de sang que ni une ni deux, je me précipitais vers le guichet pour signaler l'anomalie.

La jeune femme (qui n'était pas à son poste) finit par arriver au bout d'un certain temps.
- Bonjour Mademoiselle.
- Bonjour Monsieur, en quoi puis-je vous être utile ?
- Et bien je viens de m'apercevoir qu'un seul tourniquet est ouvert. Dans quelques instants les voyageurs vont arriver en masse etça va être l'émeute !
- Désolé Monsieur, mais l'Agent d'Accueil qui sait comment ça fonctionne n'est pas arrivé et moi je ne sais pas le faire...
- Ah ! Dommage. Au revoir Mademoiselle.
- Au revoir Monsieur.

Je retournais alors vers ma fille d'un air désolé en lui expliquant que malgré mon initiative altruiste et mes efforts, le drame ne pouvait être évité. Nous décidâmes alors de passer tout de suite par le portillon ouvert afin de ne pas en rajouter.

(à suivre...)

jeudi 18 janvier 2007

Migration

Bonjour,

vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais je viens (enfin) de migrer ce blog vers la nouvelle version Blogger.

Cela s'est fait sans problème, ce qui n'est pas forcément le cas des migrations que je subis parfois au boulot. Je connaissais un peu les fonctionnalité de cette version mais il faut quand même que j'approfondisse.

Le premier article dans la nouvelle version paraîtra demain et le titre sera "On a évité le pire".

Bonne journée !

mercredi 17 janvier 2007

Taille des bonnets

Tout comme vous, ma quête s'est révélée infructueuse. Mais je ne désespère pas pour autant même si après avoir cherché toutes les sortes de bonnets sur "Google Images", je n'ai rien trouvé.

En y regardant de plus près, dans la rubrique images, après avoir une fois de plus essuyé un échec en ne tapant finalement que bonnet, je me suis aperçu que juste en dessous de bonnet il était marqué : "Afficher toutes les tailles". Vous pourrez le vérifier par vous même. Je n'invente rien.

Diable ! Y aurait-il plusieurs tailles de bonnets ?

Le problème c'est de connaître l'unité de mesure à utiliser. Une des seules unités que je connaisse en matière de vêtements c'est petit, moyen, grand et très grand. Il y a même très très grand. Cela a été traduit par S, M, L, XL et XXL.

J'ai commencé par taper "bonnet S", mais Google Images m'a dit que j'avais mal écrit l'argument de recherche et me proposait d'écrire "bonnets" sans espace.

Je décidais alors de passer à la taille suivante et de taper "bonnet M". Les seules photos qui se sont affiché ne montraient qu'un groupe de musiciens disco de la fin des années 70. Il était également question d'une demoiselle Ferrari. Lolo de son prénom. Je n'ai pas compris le rapport...

Pour couper court je passais alors directement à "bonnet xxl". Là on me parle de bonnet à baleine ! Depuis quand les baleines mettent-elles des bonnets ?

Bref, vous vous en êtes rendu compte par vous-mêmes, tous mes efforts furent voués à l'échec. Je ne vais tout de même pas encore devoir écrire un billet de plus à ce sujet ?