Escalator tout neuf (2/2)
En relisant l’article précédent, Maurice s’est demandé pourquoi il l’avait intitulé « Escalator tout neuf ». Vous aussi peut-être ? Ou bien vous vous posez maintenant la question alors qu’avant ça ne vous avait même pas effleuré l’esprit…
L’idée initiale était de parler d’un escalator qui n’avait pas fonctionné pendant plusieurs semaines pour cause d’entretien. Et puis de fil en aiguille, foi de tricoteur, on en était venu à évoquer le désordre né de l’indisponibilité de ces engins. En fait la semaine dernière, jeudi pour être précis, Maurice s’est rendu compte que l’escalator avait été complètement changé, des marches en passant par les parois métalliques acier brossé et la main courante en caoutchouc noir.
Habituellement lorsqu’un escalator tombe en panne, on procède à des révisions avec remplacement d’une ou deux pièces défectueuses. En fait, à partir du moment où un escalier mécanique s’est arrêté et n’a pas voulu redémarrer, il peut se passer plusieurs jours avant qu’une intervention soit décidée et commence vraiment. Après un arrêt de quelques jours et des réparations plus ou moins longues, il se passera encore quelques jours avant qu’il ne tombe à nouveau en panne. Et ça c’est pas bon signe. À partir du moment où un escalier mécanique tombe en panne, c’est le début de la fin.
Les services techniques interviendront une nouvelle fois, l’indisponibilité sera moins longue et quelques jours plus tard on constatera un nouvel arrêt de la machine.
Le remplacement complet serait-il la solution ?
Toujours est-il que Maurice s’est aperçu qu’il avait maintenant un bel escalator tout neuf, avec des marches toutes propres, des côtés sans rayures et une main courant en caoutchouc rutilante.
Combien de temps cela durera-t-il ? Pour du matériel qui fonctionne 20 heures par jours, 365 jours par an et qui hisse des tonnes de voyageurs tous le jours, avouez que la performance est belle !
