vendredi 9 mars 2007

Voyageur à la barre (1)

S’il n’avait pas eu un comportement étrange, je ne l’aurais probablement pas remarqué. C’est donc l’attitude d’un voyageur en particulier qui m’a donné l’idée de cet article.

Ce matin, il y avait pas mal de monde dans le RER A. Dans ce cas, une fois monté, chacun cherche un point d’appui supplémentaire pour éviter de se faire balader et de bousculer les autres voyageurs lorsque le train accélère, freine ou tourne. Le passager qui m’a inspiré avait une main et un avant-bras velus comme il en existe peu.

Un certain nombre de barres verticales ont été placées dans les voitures de manière à pouvoir s’y accrocher. Cela dit, en période d’affluence et si vous arrivez après les autres, vous constaterez qu’il y a déjà pas mal de mains accrochées.

Il faut alors repérer l’emplacement qui convient le mieux. Il y a plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte afin de pouvoir faire son choix. Je ne veux même pas prendre en considération des éléments tels que la superbe jeune fille (ou du beau jeune homme c’est selon) qui fait de la «pole dance » au milieu de la voiture, ni même la présence des Fatals Picards de passage à Paris avant de défendre les couleurs de la France au prochain concours de l’Eurovision en mai prochain. Je remercie au passage Fong sans lequel je serais passé complètement à côté de cette info. Entre nous c’est pas gagné…

La taille du voyageur en est un. Une personne de grande taille n’aura pas de mal à attraper le haut de la barre. A l’inverse, une personne de petite taille visera plutôt le milieu ou la partie inférieure de la barre. Le problème commence à se poser lorsque tous les voyageurs rassemblés autour d’une barre sont tous sensiblement de la même taille.

jeudi 8 mars 2007

Concentré de lecture

Cela a dû aussi vous arriver un jour ou l’autre.

Un livre ouvert sur les genoux, confortablement installée, autant qu’on puisse l’être sur une banquette du RER, elle est plongée dans la lecture de son roman. Tout du moins c’est à première vue ce que l’on pourrait penser. En l’observant plus attentivement, on se rend compte que ce n’est pas tout à fait le cas.

En effet, depuis que j’ai commencé à écrire, c’est-à-dire il y a un peu plus de dix minutes maintenant, je n’ai pas l’impression qu’elle ait souvent tourné la page de son livre. En tournant légèrement la tête de côté et en regardant sur ma gauche, je peux lire des mots comme Comté de Kindle, New York Times, tribunal. C’est très certainement un roman politico judiciaire comme les Américains savent les écrire et qui pourtant n’a pas l’air de la passionner plus que ça.

Son centre d’intérêt actuel tourne plutôt au bout de ses doigts et à la pointe de ses cheveux blonds.

C’est vrai qu’on ne peut pas toujours être concentré en permanence. Particulièrement lorsque l’on est dans le train. On peut facilement se laisser distraire par un élément extérieur ou bien laisser son esprit divaguer à l’évocation d’un souvenir ou d’une situation qu’on aurait pu vivre ou qu’on imagine que trop bien.

Et donc en observant de nouveau ma voisine, j’ai l’impression que c’est ce qui vient de lui arriver. Au bout de quelques instants, elle se résout à récupérer son marque-page en bois à tête d’ours, à délicatement refermer son livre et le ranger dans son sac.

D’autant qu’elle est arrivée à destination puisqu’au premier signe de ralentissement du train, elle se lève pour se diriger vers les portes. Souhaitons lui que le trajet du retour sera plus propice à la lecture.

mercredi 7 mars 2007

Ça se recompte

C'est un sujet que j'ai abordé à plusieurs reprises dans ce blog et qui je le sais intéresse plus particulièrement les lectrices : c'est le tricot dans les transports en commun. Il paraît que cette activité connaît un engouement sans pareil en ce moment. J'ai même entendu parler d'un projet gigantesque qui consisterait à recouvrir la Tour Eiffel d'une immense chaussette tricotée. S'agit-il d'un vrai projet ou d'un fantasme supplémentaire de mon imagination débordante ?

Toujours est-il que cette voyageuse tricoteuse, je ne l'ai pas rêvée. Elle était bien réelle et toute à son ouvrage. Elle avait entre les mains deux aiguilles qui semblaient être en bois vernis et de taille moyenne, ni grosses ni fines.

Ce qui m'a le plus marqué, c'est la laine qu'elle utilisait. Elle était de couleur bleu pâle, mais ce n'est pas le plus important. Elle utilisait une laine que je n'avais jamais vue jusqu'à présent. Ce n’est pas ma spécialité, loin s’en faut !

C’était donc un fil sur lequel couraient d’autres petits fils longs de 2 à 3 centimètres environ, comme une frange ou comme une guirlande électrique avec ses petites ampoules. Le résultat du tricot était surprenant car il donnait quelque chose d’épais, qui semblait très doux et j’étais comme fasciné de voir progresser le travail, maille après maille.

Vint à un instant donné le moment de la vérification, qui consiste de temps en temps à vérifier que le compte de mailles est toujours correct. Il faut alors répartir l’ouvrage de façon régulière sur une aiguille de manière à dégager les mailles pour pouvoir les compter.

Une première fois, de façon apparemment confiante, mais avec tout de même une pointe d'appréhension. Puis une seconde fois, probablement en se disant que le premier compte n’était pas juste. Le troisième comptage se fit plus lentement et se termina par une petite grimace.

Ces comptages successifs venaient de confirmer ce que sans doute elle redoutait. La pelote fut alors ramassée, le fil regroupé, l’ouvrage roulé autour des aiguilles et le tout placé dans un sac en plastique.

Ce soir il faudra vraisemblablement défaire quelques rangs.

mardi 6 mars 2007

Matériel hors service

Depuis quelques mois, la gare a été équipée de nouvelles portes automatiques. Auparavant nous avions droit à des portes à battant qu’il fallait pousser pour rentrer ou sortir de la gare. Bien sûr, rares étaient les voyageurs qui retenaient la porte pour le suivant et lorsque des voyageurs qui voulaient rentrer croisaient des voyageurs qui voulaient sortir, c’était le bazar car tous se sentaient aussi prioritaires les uns que les autres.

Celui qui se retrouvait seul et en sens inverse du flux était bon pour tenir la porte ouverte sans pouvoir entrer ou sortir, en attendant de pouvoir entre ou sortir donc.

Ces portes étaient assez lourdes à manœuvrer, mais même les frêles jeunes femmes y parvenaient. C’était des portes métalliques (inox brossé ?) avec des parois en verre.

Régulièrement le verre était explosé à hauteur des pieds ou des coudes et toujours remplacé, plus ou moins vite. Je n’ai jamais compté précisément le nombre de fois où il a fallu les remplacer, mais cela se compte en plusieurs dizaines de fois.

Depuis quelques mois donc, ces portes à battant ont été remplacées par des portes coulissantes. Dès qu’on s’en approche, elles s’ouvrent automatiquement ! C’est magique ! Et bien pratique car du coup l’ouverture est plus large et on n’a plus à se faire de politesses !

Il n’y a plus de cadre métallique, seulement quatre grandes plaques de verre feuilleté. Deux de chaque côté qui coulissent l’une sur l’autre. Depuis quelques jours elles sot maintenues ouvertes en permanence. C’est en effet au moins la troisième fois qu’il va falloir les changer toutes les quatre car évidemment elles ont de nouveau été saccagées.

Certains abris bus ont connu les mêmes problèmes. Leurs parois en verre feuilleté ne résistaient pas au jet de billes en acier. Après des dizaines de remplacements, quelqu’un a eu une idée géniale : remplacer les parois en verre par du grillage métallique !

En ce qui me concerne, quitte à ne plus être protégé du vent et de la pluie, je me contenterai d’un simple poteau pour matérialiser l’arrêt. Et je me plais à penser que ma feuille d’impôts apprécierait aussi ! Tant pis pour les affiches Aubade…

lundi 5 mars 2007

Questionnaire gourmand ...

Un grand merci à Madeleine d’avoir (pour une fois !) pensé à moi. C’est donc sans me faire prier, bien que je préfère lire les réponses des autres plutôt que d’y répondre moi-même, que je me suis résolu à apporter ma pierre à l’édification des masses ! Je réponds à un questionnaire par. C'est fait !


Si vous étiez coincé(e) sur une île pour le reste de votre vie, et que vous ayez à choisir une seule cuisine (française, italienne...), laquelle adopteriez-vous ? Pourquoi ?

J’aime toutes les cuisines, que ce soit la française, l’italienne, l’indienne, la marocaine, la tunisienne, l’algérienne, la créole, la chinoise, la japonaise… Et quand bien même les anglais en auraient une, je suis sûr que je l’aimerais aussi !

Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté ?

Rien de bien inhabituel. Par contre j’aimerais avoir l’occasion de goûter des insectes ou des larves cuisinés.

Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté et aimé ?

Ce n’est ni un plat, ni un aliment, mais un très grand vin : Château Pétrus !

Quels aliments évitez-vous de manger (que ce soit à cause d'allergies, d'un régime alimentaire précis ou juste parce que vous n'aimez pas) ?

Le beurre, la charcuterie, le fromage… Et pourtant j’adore ! Mais il y a tant d’autres choses toutes aussi bonnes !

Est-ce que vous cuisinez ?

Oui ! Cela m’est arrivé, cela m’arrive et cela m’arrivera. La recette du Tian Tomates Aubergines va faire date ! J’aime regarder les émissions de télévision relatives à la cuisine et feuilleter des livres de cuisine, surtout ceux avec de belles photos ! Sinon, mais je ne suis certainement pas le seul dans ce cas là, je suis un champion du barbec’ et préposé à tout ce qui est plumage, dépeçage, écaillage, vidage, épluchage, découpage, ouverture de coquillages…

Quel est le plat que vous préparez lorsque vous souhaitez faire plaisir ?

Filet mignon de porc à l’orange.

Lorsque vous allez au restaurant, quel plat préférez vous choisir ?

Celui que les autres regretteront de ne pas avoir choisi ! Cela m’arrive de temps en temps !

Au restaurant, avez-vous déjà demandé à ce que l'on vous change un plat ou un vin ?

Oui, un vin bouchonné.

Organisez-vous de grands repas pour le plaisir de cuisiner ?

Ça c’est plutôt du ressort de Mme Maurice qui est beaucoup plus à l’aise que moi dans ce domaine et qui n’hésite pas à innover pour son plaisir, mais aussi et surtout pour celui des autres !

Quel est l'aliment dont vous ne pourriez pas vous passer ?

Le pain.

Et pour ne pas faillir à la tradition, je transmets ce questionnaires à cinq personnes. Par rordre alphabétique cela donne ceci : Ally, Bérangère, Mab, Nathalie K., et Sammy pour respecter la parité !

vendredi 2 mars 2007

De la fréquentation du RER (4)

Décidément les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Enfin pas complètement. Le RER A est quand même pas mal chargé en ce moment. Un article l’autre jour dans la presse qualifiait cette ligne de la plus nippone de toutes. C’est paraît-il la seule ligne où des Agents d’Accompagnement aident les portes à se refermer quand un ventre, un postérieur, un bras où un sac dépasse ! Ce ne sont pas vraiment des pousseurs, bien qu’ils prennent des gants avec les voyageurs…

Ce matin il y en a un qui a dû trouver le temps long entre Charles De Gaulle Etoile et La Défense. J’étais juste en limite de porte, dos au quai, avec quantité de voyageurs en face de moi et sur les côtés. Un homme a quand même décidé de monter alors que le signal sonore retentissait et que de toute évidence la voiture était pleine. En s’arc-boutant comme un malade, il a bien sûr réussi à nous tasser un peu plus. Je le sentais qui se débattait comme un beau diable dans mon dos, mais en pure perte. Je le sentais trembler sous l’effort ! Je n’ai rien fait pour me retenir lorsque le train faisait bouger la masse des voyageurs. Au contraire, j’accentuais un peu plus la pression !

J’attendais la moindre protestation, mais rien n’est jamais venu. Probablement avait-il compris ou bien était-il complètement à bout de souffle ?

À part cela le soir, j’ai eu droit à un gamin pleurnichard. Cela m’a rappelé que les vacances scolaires n’était pas terminées. La mère (il l’appelait maman) n’avait pas l’air d’être plus gênée ou incommodée que ça.

Enfin arrivé en gare, une femme attendait un voyageur. Elle tenait deux énormes chiens en laisse. Me voyant les regarder avec un certain intérêt, elle me demanda :
« Voulez-vous caresser mes deux gros Saint Bernard ? »
« Euh… Je voudrais bien Madame, mais moi c’est Maurice, pas Bernard ! »

jeudi 1 mars 2007

De la fréquentation du RER (3)

Comment allons-nous terminer la semaine ? Au vu de cette troisième journée, force est de constater que les choses ne s’améliorent pas. Au contraire. Et même le matin maintenant. Moi qui partais confiant en début de semaine, il va falloir que je maitrise un peu mieux mon optimisme naturel.

Les choses se sont un peu plus dégradé hier matin. Cela a commencé par une annonce lapidaire, faite par une voix féminine. En raison d’un problème d’exploitation, le train … est supprimé. De plus amples informations vous seront communiquées ultérieurement… et bla et bla et bla et bla !

Sur ce, les écrans d’informations retranscrivent la mauvaise nouvelle : SUPPRIME. Enfin le silence retombe, de même que les épaules des voyageurs. Certains parmi eux décident de rebrousser chemin. Rentrent-ils se coucher chez eux ? La majorité, stoïque, s’apprête à affronter la suite des évènements. S’ensuit alors une série d’annonces à la fois farfelues et contradictoires, qui ne font même plus sourire, mais qui sont la marque de fabrique de la SNCF.

C’est alors qu’un convoi de deux locomotives, crachant une fumée noire chargée de sous-produits pétroliers plus ou moins brûlés, nous passe sous le nez. Il est possible qu’elles aillent tirer ou pousser une rame tombée au champ d’honneur, foudroyée dans l’exercice de ses fonctions, en pleine force de l’âge.

Afin de ne pas vous saouler ou vous écœurer avec une autre succession d’annonces et de messages tous plus hermétiques et contradictoires les uns que les autres, je préfère aller droit au but : le train fut finalement bel et bien supprimé et le suivant n’alla pas à Haussmann Saint-Lazare, mais à la Gare de l’Est.

Cet incident fera les gorges chaudes d’un certain nombre de voyageurs, en particulier le groupe bruyant qui s’est installé à côté de moi et qui revécut intensément les événements passés. Delarue avec ses boires et déboires en a pris aussi pour son grade !

mercredi 28 février 2007

De la fréquentation du RER (2)

Hier j’ai probablement été optimiste. Ou tout du moins je réalise qu’on ne peut pas déduire une tendance sur la base de l’observation d’une seule journée. En effet, ce soir dans le RER A rien ne différenciait la situation que j’ai vécue de celle que j’ai pu vivre en dehors de la période des vacances scolaires.

Autant ce matin encore les voyageurs étaient détendus, autant ce soir, ils l’étaient beaucoup moins, voire plus du tout. À croire que finalement les vacanciers et les grincheux sont déjà revenus.

Arrivé sur le quai du RER quelle ne fut pas ma surprise de constater que le quai était noir de monde, et ce sur plusieurs rangs. Dans ces cas-là, l’expérience paye. Mieux vaut avoir ses marques et être capable de réagir vite. En effet, si la rame arrive déjà bondée dans la station, il y a de fortes chances qu’un certain nombre de voyageurs restent à quai au moment où elle repartira. En ce qui me concerne je préfère que ce soit les autres.

C’est dans ces conditions qu’il faut savoir ruser. L’endroit où se positionner sur le quai devient alors essentiel et stratégique. C’est sur cet emplacement bien précis que repose la réussite de l’entreprise.

Il va falloir être mobile, au milieu de la foule compacte qui piétine sur place pour pouvoir, juste après avoir identifié le type de train qui rentre en gare, et il y en a trois sortes différentes, se déplacer de manière à se retrouver juste devant une porte au moment où le train s’arrêtera.

Le reste est un jeu d’enfant. Il faudra bien sûr jouer des coudes et savoir résister aux autres voyageurs qui moins prévoyants ou moins chanceux, devront compenser le manque de technique par l’utilisation de la force ! Et dans ce cas-là les femmes ne sont pas les dernières à pousser, croyez moi !

mardi 27 février 2007

De la fréquentation du RER (1)

Me voici donc de retour, après une dure journée de labeur, pour comme promis, vous tenir informés de l'état des lieux dans les transports en commun au cours de cette première journée de la deuxième semaine des vacances scolaires de la région parisienne ! Ouf !

Résultat des courses ? La différence est quand même sensible. Il y a moins de monde que d’habitude, c’est indéniable.

Du coup cela se ressent immédiatement sur le comportement des voyageurs qui sont moins agressifs, même si par exemple une jeune voyageuse est assise sur le strapontin devant la porte de sortie à La Défense, avec en plus sa grosse valise à roulettes devant ses genoux. À elle seule elle bloque la moitié de la sortie et pourtant les gens se font des politesses à qui mieux-mieux. Il ne faudrait peut-être pas pousser car à ce rythme ceux qui sont derrière vont finir par se faire coincer.

En temps normal, elle se serait fait insulter et piétiner. Sa grosse valise à roulette aurait probablement été entraînée par le flot furieux des voyageurs furieux.

Comme quoi il suffirait de pas grand-chose pour améliorer le caractère des gens. Même chose en voiture. Il suffit qu’il y ait moins de circulation pour que les gens redeviennent sympas entre eux.

Bien sûr me direz-vous, et à juste titre, il y aura toujours l’éternel insatisfait, celui qui ne prend pas le temps d’apprécier la différence et qui, quelles que soient les circonstances, vous bousculera sans vergogne pour gagner une place sur l’escalator. Au passage, il se prendra un petit croc-en-jambe vengeur et suffisamment léger pour être qualifié de non-intentionnel ! Oups ! Petit sourire compatissant du niais qui se repend et se répand en excuses !

Mais pour l’instant oublions les grincheux et profitons de l’instant présent. Ils doivent être en ce moment en train de reproduire les mêmes schémas devant les tire-fesses ou les œufs, à transpirer sous leur doudoune et à patauger dans la semoule !

lundi 26 février 2007

Vive les vacances !

Ce n’était pas si évident que ça la semaine dernière. Cela avait beau être la première semaine des vacances scolaires en région parisienne, j’ai trouvé qu’il y avait encore pas mal de monde dans les transports en commun, et même au bureau. J’ai l’impression que pour la deuxième semaine il en ira autrement. Mais cela reste à prouver.

En effet, en principe tout le monde à droit à des congés. Si peu de gens sont partis la première semaine, alors logiquement il devrait y en avoir beaucoup plus qui partiront la deuxième semaine. Par ailleurs, normalement les entreprises devraient anticiper dans leur gestion le fait que pratiquement 50% des usagers a délaissé le métro ou le RER pour se ruer sur les trains Grandes Lignes.

Conséquence : la fréquence des RER est moins élevée puisqu’il y a moins de voyageurs et moins de conducteurs.

Conséquence de la conséquence : il n’y a pas forcément moins de voyageurs dans les rames du RER ! Au contraire !

À la cantine le midi il y a quand même moins de monde car la taille de la salle du restaurant n’a pas été diminuée pour autant. C’est intéressant comme info, non ?

C’est donc parti pour une semaine d’observations. Maurice, fidèle au poste, aura le privilège d’être en première ligne pendant que la plupart d’entre vous va se faire dorer la pilule aux Antilles ou s’élancer sur les pistes de ski. Il tentera d’observer et d’analyser pour vous les différences notables, ou même les détails, qu’il aura notés dans les transports en commun.

À tous ceux qui sont partis, qu’ils en profitent bien car ici il fait un temps de chien. Moi, je m’en f… Je ne verrai pas la différence la semaine prochaine en rentrant puisque je ne serai pas parti !

dimanche 25 février 2007

Résultat du test du 11 février

Après avoir vous avoir raconté la mésaventure qui m'était arrivée il y a quleques années, j'ai voulu savoir si d'autres personnes avaient connu la même chose que moi.

Ce fut la raison du sondage suivant :

Vous est-il arrivé de ne pas vous réveiller dans le train et de louper votre arrêt ?

25 personnes ont répondu à ce sondage

Oui32%
Non68%
Je suis insomniaque0%

Soit respectivement huit et dix-sept personnes.

A noter qu'il n'y a pas d'insomniaques !

Pour en revenir à ceux qui voient mes images transparentes entourées de gris, j'ai un autre argument en faveur d'une migration rapide vers un autre navigateur (Firefox 2.0 pour ne pas le citer). En effet, chaque fois que je mets une photo, en passant la souris dessus, un message, voulu humoristique, s'affiche. Dommage de ne pas en profiter !

vendredi 23 février 2007

Vive la mode ! (erratum)

Il fallait qu'avec son esprit perspicace elle le remarque ! Merci encore à Ally d'avoir relevé mon erreur. En effet, je me suis trompé dans mon billet précédent. Je voulais écrire Christian Lacroix et j'ai écrit Thierry Lacroix !

A part le nom et l'excellence dans leurs spécialités respectives, ils ont a priori peu de choses en commun, sauf peut-être le fait d'être célèbres et appréciés. ll ne m'en fallait pas plus pour me perturber !

Christian Lacroix

(image empruntée sans autorisation sur le site d'Air France et modifiée par Maurice)

Christian Lacroix : il a habillé Air France


Thierry Lacroix

(photo personnelle de Maurice)

Thierry Lacroix : il a joué en Equipe de France de rugby


?29 avril 2006


Thierry Lacroix en bonne compagnie le 29 avril 2006


Devinette n°1 : qui saurait dire où a été prise cette photo ?
Devinette n°2 : lequel est le fils de Maurice ?

jeudi 22 février 2007

Vive la mode !

Ça y est ! Les vacances sont terminées !

Ce fut de courte durée mais néanmoins profitable. C’est toujours bon de s’arrêter de temps en temps en sachant qu’on va pouvoir recommencer. Cela dit, si les transports en commun ne m’ont pas manqué pendant ces deux jours, je n’y suis pas allé à reculons. Et tout de suite je me suis mis à l’affût de scènes de la vie quotidienne. Je n’ai retrouvé ce matin qu’un train gris et terne.

Ceux qui peuvent éprouver ce genre de sentiment ne sont certainement pas les habitants de Montpellier ou de ses environs. En particulier ceux qui utilisent les transports en commun. À Montpellier, pour ceux qui ne le savent pas, il y a un tramway. Et sur la ligne 3 du tramway on vient de livrer une rame dont la décoration extérieure est à faire pâlir la plus récente des rames du RER. Pour tout vous dire, la ligne 3 défile en Thierry Christian Lacroix. Rien de moins !

Erratum : merci à Ally qui m'a signalé une erreur de taille (normal pour un couturier). C'est mon penchant pour le rugby qui refait surface...

Si une de mes (fidèles) lectrices montpelliéraines avait l’occasion d’immortaliser cet événement et de nous en faire profiter, je la remercie d’avance. Je ne projette pas de m’y rendre dans la région avant plusieurs semaines et je ne sais pas si, à cette occasion, j’aurais le loisir de m’y rendre. La probabilité est néanmoins importante!

Les rames du tramway de Montpellier semblent toujours rutilantes, les couleurs sont gaies. Si nos rames de banlieue étaient moins tristounettes, je pense que les voyageurs le seraient aussi. Malheureusement en une nuit un train peut être complètement repeint à la bombe, vitres comprises. Les efforts produits seraient alors ruinés, et pas toujours avec bon goût. À force de hisser le bombage au rang d’œuvres d’art, forcément on a les artistes qu’on mérite.

A quand des rames habillées par Chantal Thomass ?

Vache

mercredi 21 février 2007

La f’nêtre s’il vous plait ! (3)

Dans la voiture plusieurs visages rougeauds se mettent à opiner de façon affirmative et approbatrice. Enfin quelqu’un a osé bousculer le cours des choses. Le supplice va enfin prendre fin. Une lueur d’espoir apparaît sur les visages qui se tournent alors vers les personnes assises sous les fenêtres car c’est d’elles que viendra leur salut.

La réaction est souvent la même. Dans un premier temps rien ne change. Alors, comme pendant le déroulement d’un match de tennis, les visages pivotent dans un ensemble parfait vers l’endroit d’où jaillit un second appel un peu plus fort que le premier, et pivotent de nouveau vers la fenêtre.

Les voyageurs assis sous la fenêtre ont bien entendu. Même le premier appel. Ils s’observent sans broncher jusqu’au moment où une main frêle, ou bout d’un poignet fin, décide enfin de s’élever jusqu’à la poignée de la fenêtre pour s’y accrocher et tenter dans un effort vain de la faire descendre. Rien à faire, c’est coincé. La pauvre femme qui s’était dévouée a beau maintenant s’accrocher aux deux poignées, cela ne change rien à la situation. La fenêtre refuse de s’ouvrir.

En fait il faut pouvoir exercer une traction d’au moins 40 kilos pour y parvenir, et seule elle n’y arrivera pas. A partir de ce moment-là il y a deux variantes possibles.

Si c’est une autre femme qui se lève, alors avec intelligence elles uniront leurs efforts pour réussir. Si c’est un homme, il se proposera de remplacer la femme avec un sourire au coin des lèvres, d’un air de dire que le costaud c’est lui et qu’elle veuille bien le laisser faire seul. C’est tout juste s’il ne se frappe pas la poitrine avec les poings !

Ce jour-là le candidat du jour n’eut pas de chance. Il eut beau tirer de toutes ses forces, à s’en claquer un muscle, rien n’y fit. La fenêtre resta coincée et c’est tout penaud qu’il se rassit !

mardi 20 février 2007

Tian tomates aubergines

Les blogs de cuisine ont le vent en poupe en ce moment. C'est un vrai régal que de les lire et tant qu'on ne met pas trop en pratique, ça ne fait pas grossir ! Ne voyez pas dans cet épisode une volonté de m'y mettre ou de concurrencer qui que ce soit, mais plutôt une opportunité de vous donner les moyens de réaliser, sans rien laisser au hasard, avec vos petites mains, en deux temps et trois mouvements, un délicieux tian tomates et aubergines.

Quand on n'a pas trop l'habitude de cuisiner, et surtout si on n'a jamais eu l'occasion de voir faire, il n'est pas facile d'imaginer à quoi peuvent ressembler les étapes d'une préparation. Souvent on nous montre le résultat avec des photos superbes, dans une vaisselle de rêve et dans un décor luxueux. Parfois on a droit à aucune photo. D'autres fois encore le vocabulaire utilisé, s'il est certes très précis, peut laisser le débutant sur sa faim.

Voici donc à quoi pourrait ressembler une recette expliquée par l'image, à la sauce de cuisinier en herbe comme Maurice !

Ne me demandez pas pour combien de personnes. Je dirais de 4 à 6, ça dépend de leur appétit et de leur goût. Et de toute manière c'est bon aussi quand c'est réchauffé !

J'ai jeté un coup d'oeil à ce qui se fait de similaire à droite ou à gauche, mais je n'ai rien trouvé qui ressemble à ce que je vous propose ici.

N'oublions pas de rendre à César ce qui appartient à César et remercions "Mme Maurice" sans laquelle rien de ce que vous allez découvrir n'aurait existé !

Si malgré tout vous n'y arrivez pas, alors c'est à désespérer...

C'est parti !

Tian tomates et aubergines


Tian - Ingrédients


Tian - Ustensiles


Tian - Préparation aubergine


Tian - Arrangement des aubergines


Tian - Préparation tomate 1


Tian - Préparation tomate 2


Tian - Arrangement tomates


Tian - Terminé


Tian - Prêt à cuire


Tian - Suggestion de présentation


Pas la peine de rajouter de matière grasse sur les pâtes. Juste un peu de parmesan et du tian !

Bon appétit !

samedi 17 février 2007

4L Trophy 2007

Juste une petite parenthèse et à clin d'oeil à certain(e)s d'entre vous. La voiture n'a pas été prise au hasard. Espérons qu'ils seront rentrés à temps pour le Bal des Corsaires !

Cette année le départ du Raid 4L Trophy était donné depuis le Parvis de La Défense. Le dernier rassemblement auquel j'ai assisté à cet endroit était celui des moutons, au moment de Noël. Il y en avait deux fois plus, mais ils prenaient moins de place (ça c'est intéressant comme remarque...). Depuis il y a eu un autre rassemblement auquel je n'ai pas voulu participer étant donné mes convictions informatiques ! ;-)

4LTrophy

vendredi 16 février 2007

La f’nêtre s’il vous plait ! (2)

En temps normal, chez soi par exemple, chaque être normalement constitué se précipiterait vers une fenêtre pour tenter d’améliorer son bien-être en aérant ou en créant un courant d’air pour renouveler l’air ambiant. Dans le RER chacun rentre dans la voiture en soupirant et en plissant le front et les sourcils. Certains râlent et leur bougonnement est incompréhensible. Cependant personne n’a l’idée d’ouvrir une fenêtre.

Ceux qui sont assis juste en dessous, et qui pourraient le faire, sont insensibles. Ils sont plus bas, c’est là qu’est l’air frais en général. Ils sont plongés dans une lecture ou font semblant d’être assoupis ou regardent par la vitre à travers laquelle on n’aperçoit que les ténèbres du tunnel. Ou bien ont-ils déjà surchauffé suffisamment pour ne pas réaliser la situation.

La totalité des voyageurs va donc subir cette chaleur moite sans chercher à faire changer les choses. Est-ce par paresse ? A part pour ceux qui en sont à proximité, il est difficile de franchir la foule compacte pour aller ouvrir une fenêtre. Est-ce par égoïsme ? On se dit que de toute manière le trajet va durer entre 5 et 10 minutes, donc pourquoi s’embêter ? Si quelqu’un a vraiment chaud alors quelqu’un d’autre s’en occupera. Est-ce par timidité ? On n’ose pas, au milieu de la foule, s’adresser à des inconnus pour leur demander de se lever et de baisser la fenêtre.

Jusqu’au moment où une petite voix s’écrit : « la f’nêtre s’il vous plait ! ». D’où vient cette petite voix ? En général d’une femme plus petite que la moyenne, qui se trouve coincée au milieu de grands costauds et qui n’a pour horizon que les boucles de leurs ceinturons. Dans ce cas-là, c’est l’instinct de survie qui fait s’abattre les obstacles dont je parlais plus haut.

jeudi 15 février 2007

La f’nêtre s’il vous plait ! (1)

Il est possible, avec derrière soi des années de pratique et d’observation, et à condition d’être un tant soit peu sensible à l’environnement dans lequel on évolue, en observant les rames RER qui entrent en gare, de deviner quelles seront les conditions atmosphériques à l’intérieur des voitures.

Ainsi, par temps de pluie, les vitres sont couvertes de buée. A l’intérieur, l’eau des parapluies dégoulinants, celle des manteaux et des bas de pantalons détrempés, sans oublier la vapeur d’eau expirée par l’homme, sous l’effet de la chaleur humaine associée au chauffage de la rame, aura tôt fait de se transformer en vapeur d’eau. Par condensation cette vapeur se transformera en liquide sur les matériaux froids.

Les porteurs de lunettes de vue connaissent bien le problème. En hiver ils sont rendus instantanément aveugles en rentrant dans un bus ou dans une rame de RER. C’est comique, mais c’est pas bien de se moquer d’eux ! Quand il pleut sur leurs lunettes ils ne voient déjà plus très bien… En été ça n’est guère mieux lorsqu’ils sortent par exemple d’un véhicule climatisé pour se retrouver à l’extérieur, dans la chaleur.

Dans les voitures du RER couvertes de buée, l’hygrométrie (proportion de vapeur d’eau contenue dans l’air) atteint des sommets. Quant à l’air qu’on y respire, il donne l’impression d’être anormalement chargé en gaz carbonique, et de manquer d’oxygène tellement il est irrespirable de prime abord.

A tel point que lorsque les portes s’ouvrent devant vous pour libérer un flot de voyageurs, vous avez la même impression que si vous étiez devant la porte du four qu’on vient d’ouvrir pour récupérer un fameux gâteau au chocolat qui a cuit au bain-marie. A la différence près de l’odeur bien évidemment ! Ce n'est pas un gâteau au chocolat qu'on vient de faire cuire ici...

C’est dans ces moments particuliers où le comportement des gens est vraiment étrange.

mercredi 14 février 2007

L’alarme fatale (2)

Le vendredi matin, en me levant, ce fut une des premières choses que je fis : mettre mon réveil dans le sac de voyage.

Le dimanche soir, alors que je remontais tranquillement le quai pour me trouver une banquette libre, je repensais à mon réveil infernal et à la bonne nuit, quoique toute relative, que j’allais pouvoir passer. Je n’aurais pas à me soucier de me réveiller à chaque ralentissement du train pour vérifier où je me trouvais. Le bonheur !

Je trouvais une banquette libre toujours à peu près au même niveau du train. Il me semble, mais une fois de plus ma certitude est noyée dans le brouillard d’un lointain passé, que le train était composé de deux parties. La séparation s’effectuait à Saint-Pierre-des-Corps qui héberge la gare TGV qui dessert Tours. Tout du moins c’est ce que j’affirme sans pour autant en être sûr.

Une fois la banquette occupée, je me dépêchais de régler l’alarme du réveil à 4h50, de remonter les deux ressorts et d’armer l’engin infernal et de retrouver ma position préférée.

Je m’endormais sans qu’on ait besoin de me chantonner une berceuse, confiant dans la mécanique coincée entre mon ventre et le dossier de la banquette.

À 4h50, ce qui devait arriver arriva. Le réveil se mit à sonner comme il avait l’habitude de le faire, c’est-à-dire à fond et bruyamment. N’étant pas dans mon environnement habituel, je mis un certain temps à réagir et j’eus du mal à l’arrêter.

coq copie


Ceux qui comme moi descendaient à Angoulême me bénirent très certainement. Mais ce ne fut pas le cas de tout le monde, particulièrement ceux qui pensaient profiter d’une heure de sommeil de plus. Une fois la sonnerie enfin arrêtée, je pus apercevoir les visages mal réveillés et complètement ahuris de certains voyageurs, dressés au dessus des banquettes, se demandant ce qui avait bien pu se passer ! Ceux-là ne se rendormirent certainement pas.

Moi j’avais passé une super nuit !

mardi 13 février 2007

L’alarme fatale (1)

En me rasant le lundi matin donc, j’avais trouvé la solution qui me permettrait de me réveiller au bon moment. J’avais réalisé que je ne pouvais pas toujours compter sur un réveil au moment où le train commençait à ralentir avant de s’arrêter en gare.

Cette solution n’avait en fait rien de sensationnel. Il me suffirait d’emporter mon réveil. Celui que j’utilisais à l’époque pour me tirer des bras de Morphée. Ce n’était pas un réveil électrique ni électronique, mais un bon vieux réveil à ressort, à remonter avec une clef tous les soirs avant de se coucher.

Il y avait deux ressorts à remonter : un ressort pour entretenir le mouvement des aiguilles et un autre pour armer l’alarme. Une fois les deux ressorts bandés à fond, je vérifiais que l’heure et l’heure du réveil étaient correctement réglées. Je n’avais plus qu’à retirer le cran d’arrêt et poser le réveil, délicatement, sur ma table de chevet.

reveil


Le réveil était armé.

À l’époque je dormais seul. Le bruit du tic-tac ne gênait personne. Et je ne parle même pas de la sonnerie à réveiller un mort ! En guise de sonnerie, il y avait sur la partie haute deux petites cloches métalliques qu’un petit marteau frénétique venait frapper à toute vitesse !

J’avais abandonné le radio-réveil dont le doux ronron me replongeait aussi sec dans le sommeil. Sans compter les coupures de courant pendant la nuit qui remettait tous les compteurs à zéro ! Avec le radio-réveil, combien de fois m’étais-jeréveillé en sursaut après de longues minutes supplémentaires passées à dormir comme un bébé. Avec le réveil mécanique, il n’y avait pas moyen de ne pas se réveiller tellement sa sonnerie était bruyante et stressante.

Au retour de soirées bien arrosées, j’avais quand même suffisamment d’esprit pour le placer en dehors de portée une fois couché !

C’est donc ce réveil que je décidais le week-end suivant d’emmener dans mes bagages.

lundi 12 février 2007

Train de nuit (6)

Il est inutile de vous dire qu’une fois le train arrivé à Bordeaux, je fus le premier à en sortir comme un diable sort de sa boîte. Je me précipitais vers les panneaux d’affichage pour voir à quelle heure partait le prochain train à destination de Paris.

Coup de bol ! Le suivant était à 6h10. J’avais juste le temps de me rendre sur le quai, de vérifier encore trois fois que je montais dans le bon train qui partait dans la bonne direction à la bonne heure. Je n’avais plus droit à l’erreur

Pour le billet, tant pis. Je faisais l’impasse et je décidais d’attendre le contrôleur. J’espérais compter sur sa compréhension pour échapper à une amende en lui expliquant mon infortune. Our attester de ma bonne foi je pourrais toujours lui montrer le billet que j’avais utilisé pour voyager dans l’autre sens.

Je vérifiais sur les étiquettes jaunes posées sur les dossiers des banquettes que je n’occupais pas un siège réservé. Plusieurs sièges du wagon étaient déjà occupés par des voyageurs rasés de près et plus ou moins parfumés à l’après-rasage ou à l’eau de toilette.

En ce qui me concerne je devais plutôt sentir comme un fennec. Il faisait maintenant jour, ma dernière douche remontait à près de 24 heures et j’avais dormi dans mes vêtements dans des conditions pas terribles. Autant vous dire que j’avais hâte de retirer tout ça et de me précipiter sous la douche.

C’est ce que je fis un peu plus d’une heure plus tard. J’arrivais au bureau avec un peu de retard, mais personne ne me fit de remarque. Il ne faudrait pas que cela se reproduise trop souvent et pour l’éviter j’avais trouvé la solution en me rasant ce matin-là ! Le moment du rasage est toujours un intense moment de réflexion pour moi. Avec cette idée géniale, il serait impossible que je ne me réveille pas à temps !

dimanche 11 février 2007

Résultat du test du 31 janvier

Après avoir mis sur mon blog une photo au format .png (qui respecte les effets de transparence), je me suis rendu compte que sur un autre ordinateur (un PC...), l'effet de transparence n'était pas rendu. Un vilain gris venait tout gâcher. Si vous êtes dans ce cas vous pouvez encore le constater avec la photo de ma bannière.

Ce fut la raison du sondage suivant :

Comment la photo du chat sur l'ordinateur (31 janvier) s'affiche-t-elle à votre écran ?

23 personnes ont répondu à ce sondage

Sur fond transparent52.17%
Sur fond gris34.78%
Je n'ai pas d'écran13.04%

Soit respectivement douze, huit et trois personnes.

Je ne saurais que trop recommander aux 8 de vérifier, voire modifier le réglage de leur écran (Comment ? Je n'en sais rien.) et aux 3 de consulter un ophtalmo !

En attendant un nouveau sondage express est à votre disposition.

samedi 10 février 2007

En attendant lundi

Maurice à l'oeil à tout et sait se faire discret parfois ! C'était le cas aujourd'hui.
;-)

Fong20070210

vendredi 9 février 2007

Train de nuit (5)

Je ne m’étais pas réveillé à temps et j’avais loupé mon arrêt ! Pour le coup, j’étais complètement réveillé maintenant et malgré la mauvaise nuit mon cerveau fonctionnait déjà à plein régime. Je réalisais ce qui m’arrivait tout en me disant que je ne pouvais pas y croire. Quel idiot j’étais ! Je m’étais bien évidemment redressé d’un seul coup sur mon siège, mais je n’avais pas pour autant remis mes chaussures, attrapé mon sac de voyage et couru comme un dératé vers la porte de sortie.

Petite parenthèse pour vous préciser que les personnes à qui il y a très longtemps on avait réduit la taille de la rate avec des décoctions, couraient soi-disant beaucoup plus vite. D’où l’expression. Merci Maurice ! Fermons la parenthèse…

Il n’y en avait qu’un dont la tête dépassait des dossiers des banquettes. C’était bibi !J’avais rapidement réalisé que malheureusement il était trop tard pour faire quoi que ce soit. Il fallait tout d’abord analyser la situation et trouver une solution. Je savais que l’arrêt suivant était Bordeaux (en l’écrivant du coup je réalise que le terminus devait être Irun), qu’il était cinq heures du matin, que le train mettrait environ une heure pour arriver à Bordeaux.

À six heures donc il faudrait que je reprenne un train en sens inverse. Oui, mais ! À quelle heure partirait le train en sens inverse ? Ne serait-il pas parti depuis cinq minutes par exemple ? Il me faudrait alors attendre le suivant. Mais combien de temps plus tard ? Je commençais à gamberger sérieusement en me demandant à quelle heure j’arriverais bien à destination. Il faudrait encore que je repasse dans mon studio, que je me douche et enfile mon costume trois-pièces-cuisine-salle-de-bains.

Le mieux était encore de patienter en répétant les gestes à faire et les actions à entreprendre pour perdre le moins de temps possible.

jeudi 8 février 2007

Train de nuit (4)

Certains avaient une petite couverture, d’autres un petit coussin. La plupart, comme moi d’ailleurs, étaient à pied de chaussettes. La température n’était jamais trop chaude ni trop froide. Je crois me souvenir que les voitures étaient climatisées mais pas autant que le sont maintenant les rames du TGV. Il fallait éviter de laisser un avant-bras ou le haut de la tête contre la fenêtre.

L’ambiance était plutôt calme. Beaucoup plus que le vendredi soir où probablement les mêmes troufions manifestaient bruyamment leur départ en permission. Le dimanche soir était synonyme de retour à la caserne pour une période indéterminée, donc pas de quoi pavoiser. Rares étaient les fois où ils étaient bruyants au point d’empêcher tout le monde de dormir. En tout cas ça ne durait jamais très longtemps.

Les contrôleurs compatissants s’arrangeaient pour passer au début du voyage de manière à ne pas interrompre le sommeil de chacun. JE les soupçonnais à l’époque de vouloir faire de même. Le trajet était habituellement sans histoire et très rares étaient les passagers qui n’avaient pas de titre de transport. Il arrivait cependant qu’un contrôle se fasse à nouveau après les différents arrêts du trajet. J’avais toujours mon billet sous la main pour éviter d’avoir à trop bouger.

S’il m’arrivait de dormir d’un sommeil profond, il était loin d’être continu. Les arrêts dans les différentes gares, la montée ou la descente de voyageurs, tout cela ne faisait pas passer une bonne nuit.

Il ne fallait pourtant pas que je rate mon arrêt. En effet, le terminus de mon train n’était pas Angoulême, mais Bordeaux, soit environ une heure plus tard. Et un jour, ce qui devait arriver arriva, ce n’est qu’une fois dans le tunnel à la sortie d’Angoulême que je me suis réveillé ! Le train venait de repartir pour Bordeaux… Il était cinq heures du matin et je commençais la journée à huit heures !

mercredi 7 février 2007

Train de nuit (3)

En effet, au fur et à mesure que les voyageurs arrivaient, ils recherchaient tous la même chose : les banquettes libres. Je pense que nous avons à peu près tous le même comportement dans le train. Nous préférons la solitude et occuper une banquette libre même si nous acceptons de bon cœur de la partager quand on nous le demande.

Une fois que toutes les banquettes étaient occupées que restait-il à faire ? Tout simplement repérer les banquettes avec une personne assise et s’installer à côté d’elle. En effet on éprouve toujours des scrupules à réveiller un inconnu endormi pour lui demander de se relever et de vous laisser une place alors qu’à côté il y en a une de libre à côté de quelqu’un qui ne dort pas !

Une fois allongé il suffisait encore quelques instants après que le trais soit parti pour enfin pouvoir ouvrir les yeux et s’installer un peu mieux pour une courte nuit sur une banquette pas trop confortable.

La question était toujours de savoir comment s’installer. En chien de fusil ? Dos ou face à la banquette ? J’avais du mal à coincer ma grande carcasse entre les deux accoudoirs situés aux extrémités de la banquette. Le plus important était de ne pas être déséquilibré par les mouvements du train, sans pour autant avoir les bras ankylosés ou des fourmis dans les jambes. C’était donc un savant dosage !

Il fallait faire attention de ne pas trop dépasser dans l’allée centrale si on ne voulait pas être réveillé par le perpétuel aller-retour de passagers. Je n’ai jamais trop compris le pourquoi de ces allés et venues. Je prenais soin de prendre mes précautions avant le départ de manière à ne pas avoir à me relever ou même à penser qu’il faudrait à un moment ou à un autre que je me relève.

mardi 6 février 2007

Train de nuit (2)

À cette époque, quelle que soit l'heure à laquelle je pouvais bien prendre le train, c'était plus fort que moi. À peine le train avait-il quitté la gare que déjà je sombrais dans les bras de Morphée. Alors vous pensez bien qu'entre minuit et cinq heures, il n'était pas nécessaire de me chanter une berceuse pour m'endormir. Je trouvais ça bien pratique à l’époque. Maintenant les choses ont un peu changé. Je ne m’endors plus si simplement, sauf lorsqu’il s’agit du train qui m’emmène en vacances. Avec celui-là, la pression accumulée pendant des semaines et des mois se relâche enfin et j’éprouve un besoin forcené de récupérer !

Je ne voyageais pas seul à cette heure de la journée. Le train était principalement occupé par des militaires revenant de permission et retournant dans leurs casernements. Beaucoup d’entre eux avaient un béret. Je crois qu’ils allaient jusqu’à Bordeaux.

J’en profite pour faire une petite parenthèse. Savez-vous pourquoi les bérets des marins ont un pompon ? Tout simplement pour éviter de se faire mal lorsqu’ils se cognaient la tête sur les bateaux !

Il valait mieux que je n’arrive pas trop tard si je voulais avoir une place confortable pour la durée du voyage. Une place où je pourrais dormir tranquillement.

Si vous avez eu l’occasion de prendre un train Corail, peut-être vous souvenez-vous qu’il n’y avait que des banquettes en similicuir. Il y avait un accoudoir central que l’on pouvait redresser pour y prendre ses aises. Le but du jeu était d’arriver suffisamment tôt pour trouver une banquette libre, de poser son sac de voyage sur la banquette pour s’en faire un repose-tête et de s’allonger. C’était la première chose à faire en arrivant, avant que le train ne démarre. Il fallait faire semblant de dormir avant le départ du train de manière à augmenter ses chances de conserver sa banquette.

C’était égoïste, certes, mais la pratique !

lundi 5 février 2007

Train de nuit (1)

De vous parler de mes mésaventures et de lire certains commentaires ont fait remonter à la surface de mon esprit perturbé des épisodes d’une vie antérieure. Ces épisodes ont bien évidemment un rapport avec les transports en commun.

L’autre jour, je vous parlais de la chance que j’avais eu après m’être trompé de train. Au départ une faute d’inattention dans un environnement que je pensais immuable et me voilà embarqué dans le mauvais train. Heureusement j'ai pu me rattraper à temps et tout est rentré dans l'ordre.

Il m’est arrivé d’autres mésaventures du même genre. Heureusement sans conséquences.

La première qui me revient à l’esprit est cette fois où je travaillais alors en province, en Charente, à Angoulême (il y a pas mal d'années). Des raisons personnelles me faisaient revenir tous les week-ends à Paris. Pour ça je prenais le train le vendredi en sortant du boulot. J’arrivais en gare d’Austerlitz environ quatre heures plus tard. Le TGV sur cette ligne n’était pas encore en exploitation et je prenais des trains Corail. C’était moins fatigant, moins cher, un peu plus rapide et probablement moins dangereux que de faire le trajet en voiture.

Le week-end touchant à sa fin, il fallait bien penser à repartir. Je reprenais donc le train en sens inverse, mais pas tout à fait à la même heure. Le train démarrait en effet à minuit pour arriver aux alentours de cinq heures du mat’ (j’ai des frissons) à Angoulême. Il valait mieux ne pas louper l'arrêt à Angoulême qui ne durait pas plus de deux minutes.

« Angoulême ! Angoulême ! Deux minutes d'arrêt ! Les voyageurs à destination de ... »

C’est le message qui était annoncé sur le quai. Il n’y avait pas d’annonce dans le train. Il fallait donc être attentif et ne pas louper son arrêt.

vendredi 2 février 2007

Erreur d'aiguillage

Cela ne m’était pas arrivé depuis des années. Comme quoi il faut toujours être vigilant, surtout quand on évolue dans un environnement différent du quotidien habituel. Aujourd’hui donc, j’étais sorti tard, une fois de plus du bureau. À cette heure de la journée, les trains ne circulent plus que toutes les demi-heures. Mieux vaut donc ne pas les louper si vous ne voulez pas, après une journée de presque 12 heures passées au bureau, allonger votre journée d’une demi-heure à ne rien faire.

C’est donc l’esprit encore en train de penser à ce qui m’était arrivé aujourd’hui et en anticipant ce qui m’attendait demain, que je n’ai pas prêté plus attention que ça à l’affichage des trains. Je note, avant de prendre l’escalator qui m’amènera sur le quai, que la voie n’est pas celle à laquelle le train attend habituellement. C’est sur le même quai, mais en face.

Le temps d’arriver en bas, c’est-à-dire 30 secondes plus tard, j’ai bien sûr oublié tout ça. Et ni une ni deux, je me précipite dans le train que j’ai l’habitude de prendre. Les écouteurs de mon iPod vissés dans les oreilles, je n’écoute même plus les annonces qui précèdent le départ du train. Le ballottement du train conjugué à la musique douce qui m’accompagne, les heures de sommeil en retard et les dures journées de cette semaine pratiquement passée on bientôt raison de moi. Je ne m’endors pas, mais je me laisse aller à une douce torpeur.

C’est quelques arrêts plus tard que je commencerai à me poser des questions. Je n’ai pas l’habitude de m’arrêter dans ces gares. Sauf les jours où il y a grève, le train est omnibus. C’est à l’annonce passée dans le train que je compris ma méprise. Je n’étais pas monté dans le bon train et celui-ci ne m’emmenait pas chez moi.

Catastrophe ! Il allait falloir que je retrouve ma ligne. Mais où, et surtout à quelle heure ?

Dans ces cas-là, rien ne sert de s’énerver. Mon train allait s’arrêter dans quelques instants à une station dans laquelle mon train habituel s’arrête. Avec un peu de chance, j’allais peut-être même pouvoir monter dans le train que j’avais loupé au départ. Des coups d’œil successifs à ma montre me le confirmèrent bientôt. Ça serait juste, mais c’était jouable.

Je descendais donc à la station de correspondance et je constatais que mon train allait arriver. Ouf !

Finalement j’ai eu de la chance ce soir. J’ai pu monter dans mon train habituel sans perte de temps supplémentaire. Promis juré, je ferai attention maintenant.

Jusqu’à la prochaine fois…

jeudi 1 février 2007

Début de mois difficile

Le rituel est immuable et il s’inscrit dans une pratique qui remonte à la nuit des temps. C’est le renouvellement du titre de transport.

Vous l’avez certainement constaté aussi bien que moi, c’est tous les mois la même chose. Une file indienne interminable se dessine au guichet pour s’acquitter de son droit de passage. Le phénomène est observable partout où un guichet est ouvert et ça ne désemplit pas.

Il y a des petits Indiens partout. En l’écrivant je me dis que si quelqu’un connaît l’origine de l’expression « file indienne », qu’il ou elle n’hésite pas à nous faire partager ses connaissances.

Le phénomène, donc, dure plusieurs jours et ça aussi c’est quelque chose que je n’ai jamais compris.

Que le premier jour de chaque mois on fasse la queue alors que tous les mois depuis des années, c’est la même chose, on dit qu’on ne s‘y fera plus prendre, pour avoir été moi-même victime de ma petite tête, ça c’est à ma portée. Je l’admets et je le comprends.

Par contre, qu’on fasse encore la queue deux, voire trois jours plus tard, là j’avoue avoir du mal à percuter. L’étincelle ne se fait plus. Du temps où je renouvelais ma Carte Orange tous les mois, le premier jour du mois suivant sa validité, elle n’était plus acceptée nulle part. Il m’était impossible de voyager car frauder c’est voler. Il fallait donc que je passe à la caisse, et vite ! Est-ce alors à dire que toutes ces personnes n’ont pas éprouvé le besoin de prendre les transports en commun pendant ces deux ou trois jours ? Ou bien ont-elles décidé de frauder massivement ? Il existe certes des coupons hebdomadaires qui sont valables du lundi au dimanche soir, mais quand même, ça me semble beaucoup.

Cela dit, chacun est complètement libre d’acheter son ticket où et quand ça lui chante. On n’en est plus à faire la queue une fois de plus. Pensez à celle au cinéma, à la station-service, à la caisse du supermarché, à la cantine, à la boulangerie le dimanche matin, au péage d’autoroute, à la porte de la salle de bains…

ps : j'ai changé le Quizz. Votre réponse m'intéresse. Merci !

mercredi 31 janvier 2007

Résultat du Sondage Express # 1

Voici mon dernier billet.
Qu'en pensez-vous ?


Génial ! 90.9%
Mouais... 0%
Nul ! 9.09%

11 personnes ont répondu à ce sondage mis en ligne le 27 janvier 2007.

Merci à toutes ces personnes.

Réchauffement planétaire

On se plaint, à juste titre je pense, du réchauffement climatique et de ses conséquences écologiques et économiques. Sécheresse, manque d'eau, fonte des glaciers, abeilles qui se baladent dans le RER, j'en passe...

Certes on réalise des économies de chauffage et même le Prince Charles a décidé de réduire le nombre de ses trajets en avion en ne partant pas au ski par exemple. Ca tombe bien il n'y a pas de neige ! D'ici à ce qu'il prenne les transports en commun il va falloir que le thermomètre grimpe encore de quelques degrés...

Il y en a cependant qui trouveront qu'il ne fait jamais assez chaud. La photo ci-dessous en est une bonne illustration. En ce moment les radiateurs tournent au ralenti, si tant est qu'un radiateur tourne. Il n'y a pas de feu dans la cheminée et la température extérieure est exactement de 13°2. L'ordinateur sur lequel s'est confortablement installé ce chat-chat n'a pas de ventilateur et se refroidit par convection. La chaleur n'est pas perdue pour tout le monde !

tatoune2

Avouez que c'est quand même plus sympa qu'un chat en résine ou en stuck !

Enfin pour en revenir aux transports en commun, puisque c'est tout de même le sujet qui nous réunit tous, sachez qu'on rencontre quelques personnes (des femmes essentiellement), qui en prévision d'une glaciation imminente, voyagent avec autour du cou ou sur les épaules ce qui ressemble de par la dimension, la matière et les motifs, au plaid que mes parents avaient l'habitude d'étendre par terre lorsque nous allions pique-niquer.

mardi 30 janvier 2007

Bricol-boy

Vous l'aurez sans doute remarqué, la présentation de ce blog a légèrement évolué depuis quelques jours. Dans un billet précédent je vous avais indiqué que finalement j'avais décidé de migrer vers la nouvelle version de Blogger.

Je n'y trouve que des intérêts et je ne saurais que trop conseiller à ceux qui hésitent ou qu'un problème technique freine, de ne pas hésiter à se lancer dans l'aventure (suivez mon regard !), quitte à reprendre les réglages par défaut du début.

Rien de plus simple maintenant que de rajouter des gadgets divers et variés dans la colonne de droite. C'est en parcourant vos blogs que j'ai ramené quelques idées. Et ce n'est probablement pas fini.

Il m'aura tout d'abord fallu récupérer mon compteur qui après une semaine d'inactivité affiche un creux d'une bonne semaine. Il a pu redémarrer au quart de tour et je ne me suis pas posé la question de savoir comment faire pour le mettre à un endroit bien précis. Auparavant il fallait que je bidouille le code html et, après plusieurs tentatives, j'arrivais tant bien que mal au résultat escompté. Dorénavant un simple glisser-déposer a le même résultat !

Autre gadget, la géolocalisation. Il suffit que vous accédiez à ce blog pour vous faire repérer sur une carte du monde. J'ai ainsi constaté avec plaisir que les lectrices de la Creuse et de l'Hérault étaient toujours là même si leurs commentaires sont rares. Autre constatation, et ce n'est pas surprenant, les lecteurs de ce blog viennent principalement de pays francophones (Belgique, Luxembourg, Suisse et Canada). Il faut citer l'Espagne cependant. Vous pourrez le constater vous-même en choisissant la vue Carte ou la vue Satellite. La prochaine fois qu'il passe, sortez dans votre jardin, regardez le ciel et faites un signe de la main qu'on puisse zoomer et vous voir !

Enfin le gadget qui me permet de créer des quizz ou d'afficher des post-it me permet aussi de connaître les mots clé utilisés pour atterrir sur mon blog. Voulez-vous des exemples ? Allez ! C'est parti :

Image fous ta cagoule
Catherine brosse
Chocolat anticancéreux
Fous ta kippa
Endroit chauds paris
Légères pertes d'équilibre matinales
Modele de bonnet ou cagoule

Étonnant, non ?

lundi 29 janvier 2007

Sortie progressive de l'hiver

Depuis le 29 décembre, jour le plus court (et non pas le 22), les jours rallongent. On doit bien gagner quelques minutes par jour, minutes inégalement réparties entre le matin et le soir. Le soleil se lève plus tôt et se couche plus tard. Si en ce moment le soleil se lève à 8h30 environ et se couche vers 17h30, cela fait une journée de neuf heures et une nuit de 15 heures !

D'un jour sur l'autre, la différence est infime. Mais toutes ces petites différences mises bout à bout donnent une différence dont on peut remarquer les effets au bout d'un mois.

Depuis plusieurs semaines, je ne voyais pas le jour se lever, ou tout du moins l'aube pointer le bout de son nez. Je partais le matin, il faisait nuit et je rentrais le soir et il faisait toujours nuit. Cela commence à changer puisque dorénavant j'ai remarqué, en sortant du RER à La Défense un peu avant 8h00 que le ciel s'éclaircissait. Ce n’est pas encore le grand jour, mais ça commence à changer.

Dans quelques jours et pendant une période courte, je prendrai le train alors qu'il fera encore nuit et lorsque j'en sortirai, après un long trajet sous terre, il fera jour et je n'aurai pas vu le jour se lever !

C'est triste me direz-vous. C'est ce que je pense aussi. Parfois. J'ai aussi l'opportunité de voir le soleil se lever au-dessus de l'immensité de la zone urbanisée lorsque le RER passe assez haut au-dessus de l'autoroute et de la Seine. C'est parfois grandiose. N'ayons pas peur des mots ! À l’inverse il m’arrive de voir des couchers de soleil flamboyants sur de maisons et d’immeubles.
L’horizon du matin et plutôt dans les tons roses alors que celui du soir est plutôt dans les tons orange.

Très peu de personnes tournent la tête ou le regard pour admirer ce spectacle et semblent faire mine de s’y intéresser. Comme d’ailleurs à ce qui se passe autour d’eux.

vendredi 26 janvier 2007

Nouvelle technique ?

Je discutais l'autre jour avec un collègue de travail des manies et habitudes plus ou moins énervantes des autres usagers dans les transports en commun. C'est un sujet sur lequel je suis plutôt inépuisable tant la diversité est remarquable.

Et j'ai appris quelque chose !

Il s'agit d'un mauvais tour à jouer à une personne pressée qui vous bouscule pour aller plus vite au moment de passer un tourniquet. J'ai titré ce billet à la forme interrogative car je n'ai pas eu l'occasion de tester et donc de vous assurer de la validité de ce qui va suivre. À ne pas prendre donc pour argent comptant.

Si certains l'on déjà fait (ou subi), leurs témoignages sont évidemment les bienvenus.

Nous prendrons comme hypothèse que vous disposez d'un titre de transport valable, de même que la personne qui vous suit. Imaginez donc maintenant que vous venez de passer votre badge Navigo sur le lecteur ou que vous venez de récupérer votre ticket à la fente de sortie. Dans le meilleur des cas, et si bien sûr vous en êtes capable, vous pouvez lire à votre main droite : "Passez". D'une poussée donnée avec la cuisse dans la foulée (c'est comme ça que je fais), vous faites tourner le tourniquet. Miracle, vous êtes passé !

Imaginez maintenant que juste avant que vous n'empruntiez ce portillon un usager énervé et énervant vous mette la pression pour aller plus vite. Il ne vous a pas bousculé au propre du terme, mais ça y ressemble beaucoup. Vous le sentez, il vous colle littéralement. C'est tout l'art de provoquer tout en étant limite...

Il est donc dans votre dos et n'a pas attendu que votre ticket soit sorti de la fente pour introduire le sien. C'est à ce moment que la botte secrète devrait l'anéantir.

Il suffirait de donner un coup de cuisse un peu plus prononcé dans la barre du tourniquet pour qu'elle entame une deuxième rotation au ras de votre postérieur, juste devant votre suiveur. Vous avez bien compté : deux tours de tourniquet pour deux tickets (le vôtre et celui de votre suiveur), mais pour un seul passage (vous).

Du coup votre suiveur se prend la barre dans les cuisses, il ne passe pas le portillon et son ticket est validé !

Arf !

jeudi 25 janvier 2007

Train vs Auto

Alors qu’il y a quelques jours à peine, j’affirmais que je ne voyageais qu’avec les transports en commun pour aller travailler, il faut reconnaître que ce ne fut pas le cas lundi dernier. J’étais en effet convié à une soirée organisée par l’entreprise pour laquelle je travaille et j’avais envie d’en profiter. Autrement dit, je ne voulais pas avoir à passer plus d’une heure dans les transports, sans compter les attentes aux correspondances beaucoup plus longues à cette heure tardive. J’ai donc pris ma voiture.

En avant pour la comparaison.

Je suis parti (sans ma fille) à l’heure habituelle. Au début, pas de problème. Ça roulait bien. Même très bien. À un tel point, qu’à l’endroit où la route passe au-dessus de la voie ferrée, j’ai pu constater que j’avais 10 minutes d’avance sur le train. Je roulais encore quelques kilomètres sans encombre.

Jusqu’au moment où, je m’y attendais tôt ou tard, la circulation se fit plus dense et moins rapide. Beaucoup moins rapide. Je pensais tout de même qu’à cette heure matinale cela m’arriverait un peu plus loin. Et bien non.

J’eus alors droit à du pare-choc contre pare-choc pendant des kilomètres, aux gaz d’échappement qui prennent bien à la gorge quand on n’est pas habitué, aux démarrages suivis quelques mètres plus loin de freinages.

Au bout du compte, je suis arrivé 45 minutes plus tard que d’habitude. Donc avantage au train. Par contre le retour fut plus rapide. Beaucoup plus rapide, tout en respectant les limitations de vitesse. Et là c’est à la voiture que je donne l’avantage.

Comme je savais qu’il me faudrait prendre le volant, du coup, j’ai été raisonnable avec la boisson. Je me suis souvenu du fameux « Trois verres, bonjour les dégâts ! » et me suis rabattu sur le jus d’orange.

Erreur ! Il m’a suffi que je me réveille pour je ne sais quelle raison sur le coup de 00:05 pour ne plus pouvoir me rendormir avant 01:47. Sachant que le réveil sonne à 05:20…

Si j’avais pris le train, j’aurais très certainement bu moins de jus d’orange. Voire pas du tout !

mercredi 24 janvier 2007

On a évité le pire (4)

Après avoir vidé ses poches, il s’attaqua alors à sa sacoche et à son sac de sport. Je l’abandonnais un instant à son sort car mon attention fut alors attirée par le tsunami humain.

Plusieurs bus venaient juste de déverser leur flot de passagers qui, comme d’habitude, partirent à l’assaut des portillons. Les premiers, trop contents d’avoir pu passer devant les autres, ne remarquèrent pas que les panneaux de sens interdit. En temps normal, les portillons fonctionnent. Quelle ne fut donc leur surprise et leur étonnement de se planter brutalement sur le tourniquet.

Le plus téméraire décida de reculer un peu, non sans difficulté car un autre voyageur avait anticipé son passage et était venu le percuter par l’arrière. Il put donc reculer un peu pour pouvoir lever la jambe et enjamber le portillon. Quelques uns l’imitèrent.

Les autres qui s’étaient fait coincer décidèrent de tenter leur chance sur l’unique portillon en état de marche. Ces changements de direction ne firent que grossir la foule qu’on sentait de plus en plus électrique.

Au milieu du hall de gare, le voyageur aux 13 poches décidait de les passer à nouveau en revue car il était persuadé qu’il l’avait ce fichu ticket et bon sang, il allait bien finir par le retrouver ! Il était sans cesse bousculé par la horde de voyageurs qui se précipitait vers les portillons en passant sur sa gauche et sur sa droite. Encore quelques secondes et la situation dégénérait.

Finalement l’Agent d’Accueil avait dû finir par arriver car d’un seul coup tous les portillons basculèrent au vert. La foule qui s’était agglutinée derrière le seul tourniquet en état de marche s’étala sur toute la largeur de la barrière et en quelques secondes et comme par enchantement le hall de gare se vida.

À l’exception d’un voyageur occupé à retourner ses poches !

mardi 23 janvier 2007

On a évité le pire (3)

Pour en revenir à l’homme sans ticket, il faut maintenant imaginer les personnes qui se trouvent derrière lui. En se penchant nerveusement de côté, ils pouvaient voir le drame qui se déroulait sous leurs yeux. Les plus éloignés avaient beau se dresser sur la pointe des pieds, ils ne voyaient rien du tout et ne pouvaient que pester contre un supposé lambin. Tôt le matin, et même à n’importe quelle heure de la journée, il ne faut surtout pas ralentir les autres.

Notre infortuné voyageur matinal dût donc faire machine arrière avec armes et bagages en demandant aux personnes agglutinées derrière lui de bien vouloir le laisser sortir. Ces personnes, ne voulant pas dans la confusion se faire piquer leur place, le laissèrent se dégager mais en lui laissant le moins d’espace possible, de peur que quelqu’un profite de l’aubaine et vienne s’intercaler entre eux.

Une fois qu’il fut sorti de la mêlée, je ne pus m’empêcher de l’observer, tout affairé qu’il était à vider les poches de son pantalon (deux devant et une derrière), les poches de sa veste (trois à l’extérieur et quatre à l’intérieur), les poches de son imper (deux à l’extérieur et une à l’intérieur). Je n’avais jamais vu un bazar pareil.

À ce stade de mon récit, il faut que je convienne que j’ai trop souvent tendance à critiquer les détentrices de sacs à main bourrés d’un fourbi sans nom. Mea Culpa. Cet homme n’avait pas de sac à main. Les 13 poches de ses vêtements le valaient largement. Il en sortait des Post-It froissés, des mouchoirs en papier en boule, des tickets de caisse, de parking, de carte bancaire, des clés, des tickets de métro ou de train qu’il retournait dans tous les sens pour essayer de retrouver celui qu’il était absolument sûr d’avoir emmené ce matin.

(à suivre…)

lundi 22 janvier 2007

On a évité le pire (2)

En fait ce n'était pas la seule raison. Puisque le carnage n'avait pas pu être évité, autant en profiter. En effet étant passé de l'autre côté des portillons nous pourrions observer les voyageurs sous un angle différent de ce que nous avions l'habitude de faire jusqu'à présent. Nous ferions face à la vague humaine et nous aurions tout le loisir d'observer les visages, tout en étant protégés par la barrière non pas de corail, mais de métal.

Les premiers voyageurs commençaient à arriver. Le spectacle pouvait commencer. Pas de chance pour eux, le premier à emprunter le seul portillon en état de marche n'avait pas choisi le bon ticket. Apparemment celui qu'il voulait utiliser n'était plus valide. Puisqu'il n'avait pas fonctionné une première fois, il tenta néanmoins une seconde tentative qui forcément fut vouée à l'échec. S'il n'avait pas été chargé comme une mule avec sacoche, ordinateur et sac de sport (de voyage ?), il aurait cherché un autre ticket au milieu du portillon.

Le problème c’est que derrière lui les autres voyageurs pourtant arrivés depuis moins d’une minute commençaient déjà à faire sentir leur impatience. Ils avaient pour certains essayé de passer par les portillons fermés avant de comprendre la raison de leur difficulté.

En particulier les femmes qui ont la fâcheuse habitude de perdre leur carte magnétique au fin fond de leur cas à main. Si le portillon ne s’ouvre pas en passant son sac par dessus le lecteur, c’est que la carte magnétique n’est pas lue. Donc on se plante au milieu du portillon et on commence à déballer ses affaires sur place en bloquant les autres voyageurs, plutôt que de laisser sa place.

Une fois le badge retrouvé, on range ses affaires et on peut enfin le faire passer sur le lecteur. Et là non plus ça ne fonctionne pas. Après deux ou trois tentatives, il est temps de faire demi-tour et de passer devant ceux qui font la queue dans la file d’à côté.

(À suivre…)

vendredi 19 janvier 2007

On a évité le pire (1)

Je vous ai fait part il y a quelques semaines maintenant des comportements des voyageurs face à un portillon en panne.

Ce matin le scénario était quelque peu différent dans la mesure où sur l'ensemble des portillons qui filtrent l'accès aux quais, un seul était ouvert dans le sens hall-quai. Un seul portillon donc était allumé au vert. Le panneau rouge de "Sens Interdit" était allumé sur tous les autres portillons.

De prime abord je n'avais rien remarqué, tout occupé que j'étais à allumer mon téléphone et terminer de me réveiller, en attendant avec ma fille que son amie arrive. C'est ma fille qui m'a fait observer l'anomalie. Bon sang ne saurait mentir ! Effectivement je me suis rendu compte de l'évidence.

Ma première pensée fut d'imaginer la panique qui saisirait les voyageurs, alors qu'ils commenceraient à arriver en masse juste à l'heure, et qu'ils prendraient conscience du problème. Ce serait l'émeute. Les plus faibles seraient piétinés, des bagarres éclateraient et le sang coulerait. C'est pour éviter cette violence et cette effusion de sang que ni une ni deux, je me précipitais vers le guichet pour signaler l'anomalie.

La jeune femme (qui n'était pas à son poste) finit par arriver au bout d'un certain temps.
- Bonjour Mademoiselle.
- Bonjour Monsieur, en quoi puis-je vous être utile ?
- Et bien je viens de m'apercevoir qu'un seul tourniquet est ouvert. Dans quelques instants les voyageurs vont arriver en masse etça va être l'émeute !
- Désolé Monsieur, mais l'Agent d'Accueil qui sait comment ça fonctionne n'est pas arrivé et moi je ne sais pas le faire...
- Ah ! Dommage. Au revoir Mademoiselle.
- Au revoir Monsieur.

Je retournais alors vers ma fille d'un air désolé en lui expliquant que malgré mon initiative altruiste et mes efforts, le drame ne pouvait être évité. Nous décidâmes alors de passer tout de suite par le portillon ouvert afin de ne pas en rajouter.

(à suivre...)

jeudi 18 janvier 2007

Migration

Bonjour,

vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais je viens (enfin) de migrer ce blog vers la nouvelle version Blogger.

Cela s'est fait sans problème, ce qui n'est pas forcément le cas des migrations que je subis parfois au boulot. Je connaissais un peu les fonctionnalité de cette version mais il faut quand même que j'approfondisse.

Le premier article dans la nouvelle version paraîtra demain et le titre sera "On a évité le pire".

Bonne journée !

mercredi 17 janvier 2007

Taille des bonnets

Tout comme vous, ma quête s'est révélée infructueuse. Mais je ne désespère pas pour autant même si après avoir cherché toutes les sortes de bonnets sur "Google Images", je n'ai rien trouvé.

En y regardant de plus près, dans la rubrique images, après avoir une fois de plus essuyé un échec en ne tapant finalement que bonnet, je me suis aperçu que juste en dessous de bonnet il était marqué : "Afficher toutes les tailles". Vous pourrez le vérifier par vous même. Je n'invente rien.

Diable ! Y aurait-il plusieurs tailles de bonnets ?

Le problème c'est de connaître l'unité de mesure à utiliser. Une des seules unités que je connaisse en matière de vêtements c'est petit, moyen, grand et très grand. Il y a même très très grand. Cela a été traduit par S, M, L, XL et XXL.

J'ai commencé par taper "bonnet S", mais Google Images m'a dit que j'avais mal écrit l'argument de recherche et me proposait d'écrire "bonnets" sans espace.

Je décidais alors de passer à la taille suivante et de taper "bonnet M". Les seules photos qui se sont affiché ne montraient qu'un groupe de musiciens disco de la fin des années 70. Il était également question d'une demoiselle Ferrari. Lolo de son prénom. Je n'ai pas compris le rapport...

Pour couper court je passais alors directement à "bonnet xxl". Là on me parle de bonnet à baleine ! Depuis quand les baleines mettent-elles des bonnets ?

Bref, vous vous en êtes rendu compte par vous-mêmes, tous mes efforts furent voués à l'échec. Je ne vais tout de même pas encore devoir écrire un billet de plus à ce sujet ?

mardi 16 janvier 2007

Fous ta cagoule ! Fous ta cagoule !

Sachez que je ne cherche nullement à faire monter de façon artificielle la fréquentation de ce blog, même si je sais pertinemment qu'en ce moment, « Fous ta cagoule » du groupe Fatal Bazooka, cornaqué par l’excellent Michael Youn, est probablement le plus écouté et téléchargé. Sur ITMS c'est quand même la deuxième vidéo la plus téléchargée ! C’est dire…

Ce morceau d'anthologie, critiquerait-il de façon plutôt drôle les rappeurs franchouillards qui se la pètent à la sauce américaine ? On est en droit de se poser la question.

Non, si j’ai fait allusion à cette chanson, c’est seulement pour essayer d’apporter un peu plus de précisions au sujet de la description du fameux couvre-chef que j’aperçois de plus en plus dans les transports en commun.

Thalie a eu la bonne idée de m’envoyer un lien pointant sur la photo d’une de ses amies portant en fait ce qui ressemble plus à une casquette tricotée, certes avec visière, mais qui ne ressemble pas à ce que j’ai vu. Si cette photo ne résout pas le problème, elle est cependant une bonne incitation même pour le moins dégourdi d’entre nous à se mettre à tricoter !

Le bonnet dont je parle couvre le crâne et les oreilles. Les deux mon général ! Il est donc plus grand qu’une moitié de ballon. Il n’y a ni rebord, ni visière. Il fait pile poil (de lama) la taille de la tête. Pour avoir l’air plus intelligent, on peut le faire descendre jusqu’aux sourcils.

À la différence d’une casquette, aucun danger que ce genre de bonnet s’envole au moindre coup de vent. Voilà, je ne sais que rajouter de plus si ce n’est que je suis au grand regret de vous avouer qu’à mon grand désespoir, je ne trouve pas sur mon moteur de recherche préféré une illustration digne de ce nom.

lundi 15 janvier 2007

La mode cet hiver

Un des objectifs de ce blog est de vous faire connaître, entre autres, la tendance en matière de mode dans les transports en commun. Ce matin, alors qu’avec sa fille, dans le hall de la gare, ils attendaient son amie, il fallait bien qu’il s’occupe. Maurice est en effet incapable de ne rien faire. Alors il commence à observer les usagers matinaux qui arrivent petit à petit.

C’est en les observant qu’il a noté un détail vestimentaire auquel il n’avait jusqu’à présent pas porté attention. Signe que nous sommes en hiver, malgré la douceur relative de la saison, les casquettes en toile cèdent le pas à un autre couvre-chef.

Les fameuses casquettes de marques célèbres parmi lesquelles on peut citer Louis Vuitton, Burberry’s, Ralph Lauren, Lacoste, sans oublier Nike, casquettes que l’on peut porter de différentes façon, avec la visière devant pour se protéger les yeux, derrière pour se protéger la nuque, sur le côté gauche pour se protéger l’oreille gauche (même chose à droite), ou carrément sur l’arrière de la tête, avec la visière dressée à 45 degrés au milieu du crâne !

Bref ces fameuses casquettes cèdent du terrain face à l’offensive d’une espèce de bonnet en laine tricotée. Il n’y a ni pompon, ni visière, juste la forme d’un ballon de football qu’on aurait coupé en deux. A la différence de la casquette, celui-ci couvre les oreilles. Mes fidèles lectrices tricotteuses ou brodeuses savent probablement mieux que moi mettre un nom sur cet objet de mode.

Et comme dit la chanson : « Mets ton bonnet ! Mets ton bonnet! »

Traduction : « Fous ta cagoule ! Fous ta cagoule ! »

jeudi 11 janvier 2007

Evolution

Le monde des transports en commun évolue-t-il ? Et si c’était le cas, à quelle vitesse et dans quelles proportions ?

C’est en reprenant ses observations après un mois d’absence, que Maurice se pose la question. Après un mois passé sans avoir regardé autour de lui, trop occupé qu’il était à se laisser distraire par les sirènes radiophoniques, dans quel état allait-il retrouver son petit monde ?

Au risque de vous décevoir, il faut bien reconnaître que son monde des transports en commun n’a pas tellement changé. En tous cas pas de façon, spectaculaire.

Maurice n’a pas été dépaysé et a très vite retrouvé ses figures, c'est-à-dire les personnes qui pour une raison qu’on pourrait difficilement expliquer, se distinguent des autres. Pourquoi parmi les voyageurs faut-il en remarquer plus particulièrement quelques uns alors que la majorité des autres composera cette fameuse foule sans visage.

C’est probablement à cause d’une particularité physique ou vestimentaire ou bien encore à cause d’une attitude, d’un comportement ou d’une manie. Cela dit, pourquoi est-on plus attiré par un détail que par un autre ?

Untel sent le tabac froid, tel autre se fait une coloration « aile de corbeau » et il n’y a pas un cheveu qui dépasse. Celle-ci trimballe des kilos d’accessoires bling-bling et se renverse tous les jours un flacon de parfum sur le corps. Sans parler de celui-là, qui assis dans son coin ne bouge pas beaucoup et noircit les pages d’un petit bloc-notes d’une écriture illisible, prend à peine le temps de lever le nez pour chercher l’inspiration et le mot qui tombe juste.

Que peut-on déduire de tout cela ? Pas grand-chose, n’est-ce pas ? Sauf peut-être UNE évidence! Vous avez trouvé ? Oui ? Non ? Je vous donne la réponse : « ! eril el riovuop zella suov étôc ertov ed srola ,erircé à ecnemmocer eciruaM iS »

mercredi 10 janvier 2007

Douceur printanière

Chacun de vous devrait l'avoir remarqué ou en avoir au moins entendu parler. L'hiver est doux. Ce n'est pas rare qu'il fasse doux en hiver. Le problème c'est que ça dure. À un tel point que la Nature ne sait plus où donner de la tête.

Les ours blancs maigrissent à force de parcourir plus de kilomètres à la nage entre deux icebergs, les ours bruns n'arrivent pas à hiberner car il fait trop chaud dans leur antre. Dans les transports en commun, c'est bien connu, il n'y a pas d'ours. Personne ne me contredira. N'est-ce pas ?

J'y ai par contre observé des abeilles l'autre jour. Je ne suis pas le seul car il ne fait pas assez froid pour qu’elles soient engourdies et la floraison de certains arbustes a plusieurs semaines d’avance ! Un reportage télévisé l’a très bien expliqué la semaine dernière.

Celles que j’ai vues avaient trouvé refuge dans les sous-sols du RER. J’ai entendu dire que des spécialistes arrivaient à les dresser, en quelque sorte, pour repérer les explosifs dans les aéroports.

Il m’aura fallu un peu de temps pour réaliser qu’en fait, elles volaient dans le sillage d’un homme à l’allure étrange. À croire que c’est mon cerveau qui était engourdi car il m’aura fallu quelques minutes avant de comprendre le pourquoi du comment. Pourquoi ces abeilles suivaient cet homme plutôt qu’un autre ? Pourquoi lui trouvais-je un air étrange ? Il avait le regard un peu perdu. Tout comme lui d’ailleurs. Ses vêtements étaient un peu usés, comme lui également et ses cheveux étaient en désordre, un peu comme son cerveau apparement.

C’est en l’observant un peu mieux que je compris que j’avais affaire à un amnésique qui de surcroît souffrait de diabète. Comment en étais-je arrivé à cette déduction ?

Tout simplement parce que sa braguette était ouverte et que les abeilles tournaient autour !

mardi 9 janvier 2007

Ouelcome Bac !

Trafic perturbé...

C'est sur cette note que je reprends le fil de la discussion. Si cela a commencé pour moi ce matin vers 7h30, heure à laquelle je prends le RER à Auber, c'est en fait depuis dimanche que l'incident dure. Le bandeau jaune en bas des écrans d'information et les annonces faites par haut-parleur interposé n'annoncent en général rien de bon pour le voyageur. Je l'avais bien remarqué lundi, mais comme le RER était arrivé au moment où je déboulais sur le quai, du coup je n'y avais pas prêté plus d'attention.

Désabusé le Maurice ? Va savoir Charles !

Les écouteurs de mon iPod vissé dans les oreilles je riais tout seul à écouter les commmentaires des sociétaires des Grosses Têtes. J'avoue enrichir mon vocabulaire ces derniers temps ! C'est certainement la principale raison de ma désaffection passagère. Si un fameux groupe a chanté il y a quelques années "Video killed the radio star" (au passage ne me remerciez pas de vous avoir mis cet air en tête pour la journée !), maintenant c'est le podcast qui va bientôt avoir raison des blogs. Je télécharge le matin différentes émissions de la veille, et même des cours de langue et j'ai largement de quoi tenir plus de 2 heures !

Ne vous étonnez donc plus de voir certains voyageurs rigoler comme des bossus voire éclater de rire sans prévenir ! Ma fille en est parfois gênée pour moi...

Du coup les trains peuvent avoir du retard, peu importe ! Voilà donc la solution pour mettre fin à la morosité ambiante. Il y en a qui se soignent à l'aide d'un petit comprimé par jour ou d'un coup de marteau sur les doigts, moi c'est un podcast par jour !

Cela dit, aujourd'hui, à cause des perturbations, j'ai frôlé la surdose.

7h30 Auber - La Défense : sensation semblable à celle ressentie par une sardine dans sa boîte. Pierre Bellemare nous explique qu'il vit toujours avec le jeune homme qui le fouilla un jour à l'aéroport.
12h00 La Défense - CDG Etoile : RAS. Jean Dutour m'épatera toujours. Cassandre était la petite amie de Ronsard. Je le savais pour l'avoir lu il y a peu dans un magazine !
15h00 CDG Etoile - La Défense : 10 minutes d'attente alors que je suis à la bourre pour retourner au boulot après un super déjeuner ! Philippe Bouvard interviewe un spectateur qui mesure plus de 2 m. Les blagues volent bas ! Il aura été content de voir la boucle de son ceinturon !
19h15 La Défense - Auber : l'absence prolongée du RER me fait louper ma correspondance à Haussmann Saint Lazare. Francis Perrin nous parle de ses multiples mariages et de Molière.
21h15 J'arrive à la maison et il est tard. Je m'en moque, Thierry Rolland me fait profiter de son rire orgasmique en écoutant Olivier de Kersauzon parler de la peinture Inuit !

La caténaire n'est toujours pas réparée. C'est pas grave ! Il me reste en stock Michel Klein, Elie Seimoun, Philippe Alexandre...

mercredi 6 décembre 2006

Saint Nicolas

SAINT NICOLAS

Nicolas est évêque de la ville de Myre en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest, près d'Antalya, en Turquie actuelle. Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en 325. Sa vie est remplie d'anecdotes souvent représentées dans l'iconographie religieuse : ainsi, il jette par la fenêtre de l'argent à trois jeunes filles pauvres pour qu'elles puissent avoir une dot et se marier. Il ressuscite trois enfants qui, étant allés glaner aux champs, avaient été tués et découpés par un boucher. Il sauve de la tempête un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.

Il serait décédé un 6 décembre. C'est un saint très populaire, patron des enfants, des étudiants, des enseignants, des marins, de la Lorraine et de la Russie. Lors de sa fête, on distribue des friandises et parfois des cadeaux aux enfants.

J'ai longtemps eu mes cadeaux à l'occasion de la Saint Nicolas. Il m'envoie tous les ans encore un colis avec des Saint Nicolas en chocolat et en pain d'épice ! A Noël, ou plutôt au jour de l'an, c'était l'époque des "zazors".

Saint Nicolas Myre


JOUR DE FETE

En Lorraine dont le patron est Saint-Nicolas, en Alsace et dans la plupart des pays et provinces germaniques et en Belgique, on offre ce jour-là du chocolat, du pain d'épices, des friandises et des mannala aux enfants, après les avoir menacés d'une visite du Père Fouettard s'ils ne sont pas sages tout au long de l'année. Dans certaines villes (Nancy...), une tradition séculaire promène saint Nicolas en cortège, souvent monté sur un âne, suivi du Père Fouettard. Avant de partir voir le cortège, les enfants accrochent au balcon de leur maison une carotte pour nourrir l'âne de saint Nicolas s'il passe par là. En échange, le saint laissera des confiseries que les enfants trouveront à leur retour. La Saint-Nicolas demeure aussi célébrée, dans une moindre importance, dans le Nord de la France, occasion de recevoir du chocolat, des coquilles (pains briochés au sucre ou aux raisins proches du cramique de Noël) et parfois d'autres présents. En Lorraine, jusque dans les années 60, la fête de Saint-Nicolas était bien plus importante que Noël pour les enfants. L'évêque est également célébré à l'occasion d'une grande procession dans la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port.

Je n'ai jamais accroché de carotte à mon balcon. Par contre j'ai suivi, éclairé par un lampion, un autre saint monté sur son âne mais c'est une autre histoire. Ne vous moquez pas ou le Père Fouettard vous le fera regretter !

UNE HISTOIRE PIEUSE

Bien que destinée aux enfants, une des légendes de saint Nicolas est plutôt effrayante. « Ils étaient trois petits enfants, qui s'en allaient glaner aux champs », comme dit la chanson. Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir.

Saint Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et saint Nicolas ressuscita les trois enfants.

C'est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon certaines traditions, le Père Fouettard qui accompagne saint Nicolas afin de punir les enfants méchants serait en fait le boucher de l'histoire.

Vous reprendrez un peu de lentilles avec votre petit salé ?

Saint Nicolas 3 enfants


La légende des trois enfants serait née d'une erreur d'interprétation d'un vitrail représentant un miracle du Saint. Il s'agirait selon les historiens d'une scéne représentant Saint Nicolas sauvant trois chevaliers suppliant son aide au sommet d'une tour. Saint Nicolas est le personnage principal de cette scéne, et comme souvent au Moyen-âge il n'est pas representé à l'échelle, mais en beaucoup plus grand pour montrer son importance. C'est ce détail qui aurait ouvert la voie à une mauvaise interprétation et les 3 soldats sont devenus trois enfants dans un baquet.

Selon certains, le Père Fouetard est une inventions des Messins lors du siége de leur ville par les bourguignons, en pleine période de festivité de la Saint Nicolas. De là leur serait venus l'idée de se moquer du chef ennemis, Charles le Téméraire en le représentant sous les traits du boucher de la légende de saint Nicolas.

Lors de sa naissance Saint Nicolas se serait tenus tout seul debout, bien droit sur ses jambes, il s'agirait selon la légende de son tout premier miracle!

(Source Wikipedia)

samedi 2 décembre 2006

Euj'm'escuss

Bonjour à tous,

euj'm'escuss pour mon absence. J'étions allé r'chercher mes moutons pour les r'descendre eud'leur alpage.
Vindiou ! euj'me suis perdu en r'descendant eud'la montagne, à cause du brouillard.
Euj'me suis r'trouvé dins un drôle eud'coin. Y avait du monde partout ! Les tizaut'es ils avaient jamais vu un mouton pour de vrai.
Bon il faut que j'y r'tourne. J'in ai incore pour que'ques jours.

Alors à la r'voyure.


Moutons à la défense

jeudi 23 novembre 2006

Nouveaux lecteurs

J’étais en train de regarder à droite et à gauche autour de moi, à chercher un fois de plus un sujet d’inspiration, à creuser une cervelle vidée après une journée de dur labeur lorsque l’idée me sauta littéralement à la figure. J’observais mes voisins et voisines à cette heure tardive de la journée à la recherche de quelques faits remarquables ou traits de travers à vous conter.

Soit dit en passant, après une journée comme celle que je venais de passer, j’étais loin d’imaginer que j’arriverai encore à puiser l’énergie nécessaire pour parvenir à noircir à l’encre bleue une nouvelle page blanche de mon calepin. Et pourtant c’est ce qui se passe au moment même ou j’écris ces quelques mots. Ma plume se met à voler sur la feuille, pas assez vite cependant pour pouvoir coucher sur le papier mes pensées fugitives.

C’est donc en passant en revue mes voisins les uns après les autres, que l’évidence s’est révélée d’elle-même.

J’étais entouré de lecteurs de mangas. Pour ceux, et en particulier celles qui ne sauraient pas ce que c’est, il s’agit de bandes dessinées japonaises, que l’on lit à la japonaise, c’est-à-dire en commençant par la fin. Il y en a pour tous les goûts et tous les genres, ce qui expliquerait leur succès (garçons, filles, jeunes, ados, adultes, lycéens, ninjas, footeux, bricoleuses, brodeuses, tricoteuses…).

Quand je dis entouré, il faut bien sûr relativiser. Je n’irai pas jusqu’à dire que le ouagon en était rempli. Il y en avait quand même trois visibles de là où j’étais assis. Et pas des enfants.

C’est le troisième plus gros rassemblement de lecteurs de mangas que j’ai pu observer jusqu’à présent. Le plus important, et de loin, c’était à La Fnac, au rayon mangas, le second à la maison, à égalité avec ce troisième.

Etonnant, non ?

mardi 21 novembre 2006

Train de nuit

A l’heure où les poules dorment encore, bon nombre de personnes sont déjà, qui dans les trains, qui sur les routes pour aller on ne sait trop où. On peut penser sur un lieu de travail ou d’étude…

A l’intérieur du train la lumière diffusée par les nombreux néons permet entre autres à certains voyageurs de coucher sur le papier des idées matinales. Ce matin (ndlr : en fait le jour où ce billet a été écrit), il est en forme. Pourvu que ça dure.

Pour celui ou celle qui a décidé de ne rien faire d’autre que de regarder ou observer autour de lui, à part l’intérieur des voitures, il n’y a pas grand-chose à voir. La luminosité à l’intérieur de la voiture aveugle suffisamment pour empêcher de voir ce qui se passe à l’extérieur qui, à cette heure matinale, est plongée dans l’obscurité. Ce phénomène est encore accentué par les reflets qui transforment les vitres en véritable miroir.

L’obscurité à l’extérieur n’est pourtant pas totale. En y prêtant attention, on pourra voir de temps à autres un point lumineux défiler pour disparaître de la vue. Parfois brusquement, à cause d’un obstacle qui le dissimulera, parfois lentement à cause de l’éloignement progressif.

Plus le train progresse et se rapproche de la capitale, plus ces points lumineux sont nombreux et variés. Leur intensité varie, de même que leur forme et leur position dans l’espace. Les couleurs sont également variables et tout le spectre lumineux y passe.

Plus le train progresse donc et plus ces points sont nombreux et renforcés progressivement par des points plus grands, de forme carrée ou rectangulaires, dans des tons jaunes. D’abord situés plutôt au niveau du sol, plus le train avance et plus ils auront tendance à prendre de la hauteur.

Arrive l’instant où le train disparaît sous terre. Ce n’est qu’arrivé dans la station souterraine que les quelques points lumineux défilant à grande vitesse au ras des fenêtres seront remplacées par une lumière tamisée, douce et pas agressive. Il faudra encore que Maurice attende 20 minutes environ avant de retrouver la lumière naturelle d’un jour naissant.