jeudi 22 février 2007

Vive la mode !

Ça y est ! Les vacances sont terminées !

Ce fut de courte durée mais néanmoins profitable. C’est toujours bon de s’arrêter de temps en temps en sachant qu’on va pouvoir recommencer. Cela dit, si les transports en commun ne m’ont pas manqué pendant ces deux jours, je n’y suis pas allé à reculons. Et tout de suite je me suis mis à l’affût de scènes de la vie quotidienne. Je n’ai retrouvé ce matin qu’un train gris et terne.

Ceux qui peuvent éprouver ce genre de sentiment ne sont certainement pas les habitants de Montpellier ou de ses environs. En particulier ceux qui utilisent les transports en commun. À Montpellier, pour ceux qui ne le savent pas, il y a un tramway. Et sur la ligne 3 du tramway on vient de livrer une rame dont la décoration extérieure est à faire pâlir la plus récente des rames du RER. Pour tout vous dire, la ligne 3 défile en Thierry Christian Lacroix. Rien de moins !

Erratum : merci à Ally qui m'a signalé une erreur de taille (normal pour un couturier). C'est mon penchant pour le rugby qui refait surface...

Si une de mes (fidèles) lectrices montpelliéraines avait l’occasion d’immortaliser cet événement et de nous en faire profiter, je la remercie d’avance. Je ne projette pas de m’y rendre dans la région avant plusieurs semaines et je ne sais pas si, à cette occasion, j’aurais le loisir de m’y rendre. La probabilité est néanmoins importante!

Les rames du tramway de Montpellier semblent toujours rutilantes, les couleurs sont gaies. Si nos rames de banlieue étaient moins tristounettes, je pense que les voyageurs le seraient aussi. Malheureusement en une nuit un train peut être complètement repeint à la bombe, vitres comprises. Les efforts produits seraient alors ruinés, et pas toujours avec bon goût. À force de hisser le bombage au rang d’œuvres d’art, forcément on a les artistes qu’on mérite.

A quand des rames habillées par Chantal Thomass ?

Vache

mercredi 21 février 2007

La f’nêtre s’il vous plait ! (3)

Dans la voiture plusieurs visages rougeauds se mettent à opiner de façon affirmative et approbatrice. Enfin quelqu’un a osé bousculer le cours des choses. Le supplice va enfin prendre fin. Une lueur d’espoir apparaît sur les visages qui se tournent alors vers les personnes assises sous les fenêtres car c’est d’elles que viendra leur salut.

La réaction est souvent la même. Dans un premier temps rien ne change. Alors, comme pendant le déroulement d’un match de tennis, les visages pivotent dans un ensemble parfait vers l’endroit d’où jaillit un second appel un peu plus fort que le premier, et pivotent de nouveau vers la fenêtre.

Les voyageurs assis sous la fenêtre ont bien entendu. Même le premier appel. Ils s’observent sans broncher jusqu’au moment où une main frêle, ou bout d’un poignet fin, décide enfin de s’élever jusqu’à la poignée de la fenêtre pour s’y accrocher et tenter dans un effort vain de la faire descendre. Rien à faire, c’est coincé. La pauvre femme qui s’était dévouée a beau maintenant s’accrocher aux deux poignées, cela ne change rien à la situation. La fenêtre refuse de s’ouvrir.

En fait il faut pouvoir exercer une traction d’au moins 40 kilos pour y parvenir, et seule elle n’y arrivera pas. A partir de ce moment-là il y a deux variantes possibles.

Si c’est une autre femme qui se lève, alors avec intelligence elles uniront leurs efforts pour réussir. Si c’est un homme, il se proposera de remplacer la femme avec un sourire au coin des lèvres, d’un air de dire que le costaud c’est lui et qu’elle veuille bien le laisser faire seul. C’est tout juste s’il ne se frappe pas la poitrine avec les poings !

Ce jour-là le candidat du jour n’eut pas de chance. Il eut beau tirer de toutes ses forces, à s’en claquer un muscle, rien n’y fit. La fenêtre resta coincée et c’est tout penaud qu’il se rassit !

mardi 20 février 2007

Tian tomates aubergines

Les blogs de cuisine ont le vent en poupe en ce moment. C'est un vrai régal que de les lire et tant qu'on ne met pas trop en pratique, ça ne fait pas grossir ! Ne voyez pas dans cet épisode une volonté de m'y mettre ou de concurrencer qui que ce soit, mais plutôt une opportunité de vous donner les moyens de réaliser, sans rien laisser au hasard, avec vos petites mains, en deux temps et trois mouvements, un délicieux tian tomates et aubergines.

Quand on n'a pas trop l'habitude de cuisiner, et surtout si on n'a jamais eu l'occasion de voir faire, il n'est pas facile d'imaginer à quoi peuvent ressembler les étapes d'une préparation. Souvent on nous montre le résultat avec des photos superbes, dans une vaisselle de rêve et dans un décor luxueux. Parfois on a droit à aucune photo. D'autres fois encore le vocabulaire utilisé, s'il est certes très précis, peut laisser le débutant sur sa faim.

Voici donc à quoi pourrait ressembler une recette expliquée par l'image, à la sauce de cuisinier en herbe comme Maurice !

Ne me demandez pas pour combien de personnes. Je dirais de 4 à 6, ça dépend de leur appétit et de leur goût. Et de toute manière c'est bon aussi quand c'est réchauffé !

J'ai jeté un coup d'oeil à ce qui se fait de similaire à droite ou à gauche, mais je n'ai rien trouvé qui ressemble à ce que je vous propose ici.

N'oublions pas de rendre à César ce qui appartient à César et remercions "Mme Maurice" sans laquelle rien de ce que vous allez découvrir n'aurait existé !

Si malgré tout vous n'y arrivez pas, alors c'est à désespérer...

C'est parti !

Tian tomates et aubergines


Tian - Ingrédients


Tian - Ustensiles


Tian - Préparation aubergine


Tian - Arrangement des aubergines


Tian - Préparation tomate 1


Tian - Préparation tomate 2


Tian - Arrangement tomates


Tian - Terminé


Tian - Prêt à cuire


Tian - Suggestion de présentation


Pas la peine de rajouter de matière grasse sur les pâtes. Juste un peu de parmesan et du tian !

Bon appétit !

samedi 17 février 2007

4L Trophy 2007

Juste une petite parenthèse et à clin d'oeil à certain(e)s d'entre vous. La voiture n'a pas été prise au hasard. Espérons qu'ils seront rentrés à temps pour le Bal des Corsaires !

Cette année le départ du Raid 4L Trophy était donné depuis le Parvis de La Défense. Le dernier rassemblement auquel j'ai assisté à cet endroit était celui des moutons, au moment de Noël. Il y en avait deux fois plus, mais ils prenaient moins de place (ça c'est intéressant comme remarque...). Depuis il y a eu un autre rassemblement auquel je n'ai pas voulu participer étant donné mes convictions informatiques ! ;-)

4LTrophy

vendredi 16 février 2007

La f’nêtre s’il vous plait ! (2)

En temps normal, chez soi par exemple, chaque être normalement constitué se précipiterait vers une fenêtre pour tenter d’améliorer son bien-être en aérant ou en créant un courant d’air pour renouveler l’air ambiant. Dans le RER chacun rentre dans la voiture en soupirant et en plissant le front et les sourcils. Certains râlent et leur bougonnement est incompréhensible. Cependant personne n’a l’idée d’ouvrir une fenêtre.

Ceux qui sont assis juste en dessous, et qui pourraient le faire, sont insensibles. Ils sont plus bas, c’est là qu’est l’air frais en général. Ils sont plongés dans une lecture ou font semblant d’être assoupis ou regardent par la vitre à travers laquelle on n’aperçoit que les ténèbres du tunnel. Ou bien ont-ils déjà surchauffé suffisamment pour ne pas réaliser la situation.

La totalité des voyageurs va donc subir cette chaleur moite sans chercher à faire changer les choses. Est-ce par paresse ? A part pour ceux qui en sont à proximité, il est difficile de franchir la foule compacte pour aller ouvrir une fenêtre. Est-ce par égoïsme ? On se dit que de toute manière le trajet va durer entre 5 et 10 minutes, donc pourquoi s’embêter ? Si quelqu’un a vraiment chaud alors quelqu’un d’autre s’en occupera. Est-ce par timidité ? On n’ose pas, au milieu de la foule, s’adresser à des inconnus pour leur demander de se lever et de baisser la fenêtre.

Jusqu’au moment où une petite voix s’écrit : « la f’nêtre s’il vous plait ! ». D’où vient cette petite voix ? En général d’une femme plus petite que la moyenne, qui se trouve coincée au milieu de grands costauds et qui n’a pour horizon que les boucles de leurs ceinturons. Dans ce cas-là, c’est l’instinct de survie qui fait s’abattre les obstacles dont je parlais plus haut.

jeudi 15 février 2007

La f’nêtre s’il vous plait ! (1)

Il est possible, avec derrière soi des années de pratique et d’observation, et à condition d’être un tant soit peu sensible à l’environnement dans lequel on évolue, en observant les rames RER qui entrent en gare, de deviner quelles seront les conditions atmosphériques à l’intérieur des voitures.

Ainsi, par temps de pluie, les vitres sont couvertes de buée. A l’intérieur, l’eau des parapluies dégoulinants, celle des manteaux et des bas de pantalons détrempés, sans oublier la vapeur d’eau expirée par l’homme, sous l’effet de la chaleur humaine associée au chauffage de la rame, aura tôt fait de se transformer en vapeur d’eau. Par condensation cette vapeur se transformera en liquide sur les matériaux froids.

Les porteurs de lunettes de vue connaissent bien le problème. En hiver ils sont rendus instantanément aveugles en rentrant dans un bus ou dans une rame de RER. C’est comique, mais c’est pas bien de se moquer d’eux ! Quand il pleut sur leurs lunettes ils ne voient déjà plus très bien… En été ça n’est guère mieux lorsqu’ils sortent par exemple d’un véhicule climatisé pour se retrouver à l’extérieur, dans la chaleur.

Dans les voitures du RER couvertes de buée, l’hygrométrie (proportion de vapeur d’eau contenue dans l’air) atteint des sommets. Quant à l’air qu’on y respire, il donne l’impression d’être anormalement chargé en gaz carbonique, et de manquer d’oxygène tellement il est irrespirable de prime abord.

A tel point que lorsque les portes s’ouvrent devant vous pour libérer un flot de voyageurs, vous avez la même impression que si vous étiez devant la porte du four qu’on vient d’ouvrir pour récupérer un fameux gâteau au chocolat qui a cuit au bain-marie. A la différence près de l’odeur bien évidemment ! Ce n'est pas un gâteau au chocolat qu'on vient de faire cuire ici...

C’est dans ces moments particuliers où le comportement des gens est vraiment étrange.

mercredi 14 février 2007

L’alarme fatale (2)

Le vendredi matin, en me levant, ce fut une des premières choses que je fis : mettre mon réveil dans le sac de voyage.

Le dimanche soir, alors que je remontais tranquillement le quai pour me trouver une banquette libre, je repensais à mon réveil infernal et à la bonne nuit, quoique toute relative, que j’allais pouvoir passer. Je n’aurais pas à me soucier de me réveiller à chaque ralentissement du train pour vérifier où je me trouvais. Le bonheur !

Je trouvais une banquette libre toujours à peu près au même niveau du train. Il me semble, mais une fois de plus ma certitude est noyée dans le brouillard d’un lointain passé, que le train était composé de deux parties. La séparation s’effectuait à Saint-Pierre-des-Corps qui héberge la gare TGV qui dessert Tours. Tout du moins c’est ce que j’affirme sans pour autant en être sûr.

Une fois la banquette occupée, je me dépêchais de régler l’alarme du réveil à 4h50, de remonter les deux ressorts et d’armer l’engin infernal et de retrouver ma position préférée.

Je m’endormais sans qu’on ait besoin de me chantonner une berceuse, confiant dans la mécanique coincée entre mon ventre et le dossier de la banquette.

À 4h50, ce qui devait arriver arriva. Le réveil se mit à sonner comme il avait l’habitude de le faire, c’est-à-dire à fond et bruyamment. N’étant pas dans mon environnement habituel, je mis un certain temps à réagir et j’eus du mal à l’arrêter.

coq copie


Ceux qui comme moi descendaient à Angoulême me bénirent très certainement. Mais ce ne fut pas le cas de tout le monde, particulièrement ceux qui pensaient profiter d’une heure de sommeil de plus. Une fois la sonnerie enfin arrêtée, je pus apercevoir les visages mal réveillés et complètement ahuris de certains voyageurs, dressés au dessus des banquettes, se demandant ce qui avait bien pu se passer ! Ceux-là ne se rendormirent certainement pas.

Moi j’avais passé une super nuit !

mardi 13 février 2007

L’alarme fatale (1)

En me rasant le lundi matin donc, j’avais trouvé la solution qui me permettrait de me réveiller au bon moment. J’avais réalisé que je ne pouvais pas toujours compter sur un réveil au moment où le train commençait à ralentir avant de s’arrêter en gare.

Cette solution n’avait en fait rien de sensationnel. Il me suffirait d’emporter mon réveil. Celui que j’utilisais à l’époque pour me tirer des bras de Morphée. Ce n’était pas un réveil électrique ni électronique, mais un bon vieux réveil à ressort, à remonter avec une clef tous les soirs avant de se coucher.

Il y avait deux ressorts à remonter : un ressort pour entretenir le mouvement des aiguilles et un autre pour armer l’alarme. Une fois les deux ressorts bandés à fond, je vérifiais que l’heure et l’heure du réveil étaient correctement réglées. Je n’avais plus qu’à retirer le cran d’arrêt et poser le réveil, délicatement, sur ma table de chevet.

reveil


Le réveil était armé.

À l’époque je dormais seul. Le bruit du tic-tac ne gênait personne. Et je ne parle même pas de la sonnerie à réveiller un mort ! En guise de sonnerie, il y avait sur la partie haute deux petites cloches métalliques qu’un petit marteau frénétique venait frapper à toute vitesse !

J’avais abandonné le radio-réveil dont le doux ronron me replongeait aussi sec dans le sommeil. Sans compter les coupures de courant pendant la nuit qui remettait tous les compteurs à zéro ! Avec le radio-réveil, combien de fois m’étais-jeréveillé en sursaut après de longues minutes supplémentaires passées à dormir comme un bébé. Avec le réveil mécanique, il n’y avait pas moyen de ne pas se réveiller tellement sa sonnerie était bruyante et stressante.

Au retour de soirées bien arrosées, j’avais quand même suffisamment d’esprit pour le placer en dehors de portée une fois couché !

C’est donc ce réveil que je décidais le week-end suivant d’emmener dans mes bagages.

lundi 12 février 2007

Train de nuit (6)

Il est inutile de vous dire qu’une fois le train arrivé à Bordeaux, je fus le premier à en sortir comme un diable sort de sa boîte. Je me précipitais vers les panneaux d’affichage pour voir à quelle heure partait le prochain train à destination de Paris.

Coup de bol ! Le suivant était à 6h10. J’avais juste le temps de me rendre sur le quai, de vérifier encore trois fois que je montais dans le bon train qui partait dans la bonne direction à la bonne heure. Je n’avais plus droit à l’erreur

Pour le billet, tant pis. Je faisais l’impasse et je décidais d’attendre le contrôleur. J’espérais compter sur sa compréhension pour échapper à une amende en lui expliquant mon infortune. Our attester de ma bonne foi je pourrais toujours lui montrer le billet que j’avais utilisé pour voyager dans l’autre sens.

Je vérifiais sur les étiquettes jaunes posées sur les dossiers des banquettes que je n’occupais pas un siège réservé. Plusieurs sièges du wagon étaient déjà occupés par des voyageurs rasés de près et plus ou moins parfumés à l’après-rasage ou à l’eau de toilette.

En ce qui me concerne je devais plutôt sentir comme un fennec. Il faisait maintenant jour, ma dernière douche remontait à près de 24 heures et j’avais dormi dans mes vêtements dans des conditions pas terribles. Autant vous dire que j’avais hâte de retirer tout ça et de me précipiter sous la douche.

C’est ce que je fis un peu plus d’une heure plus tard. J’arrivais au bureau avec un peu de retard, mais personne ne me fit de remarque. Il ne faudrait pas que cela se reproduise trop souvent et pour l’éviter j’avais trouvé la solution en me rasant ce matin-là ! Le moment du rasage est toujours un intense moment de réflexion pour moi. Avec cette idée géniale, il serait impossible que je ne me réveille pas à temps !

dimanche 11 février 2007

Résultat du test du 31 janvier

Après avoir mis sur mon blog une photo au format .png (qui respecte les effets de transparence), je me suis rendu compte que sur un autre ordinateur (un PC...), l'effet de transparence n'était pas rendu. Un vilain gris venait tout gâcher. Si vous êtes dans ce cas vous pouvez encore le constater avec la photo de ma bannière.

Ce fut la raison du sondage suivant :

Comment la photo du chat sur l'ordinateur (31 janvier) s'affiche-t-elle à votre écran ?

23 personnes ont répondu à ce sondage

Sur fond transparent52.17%
Sur fond gris34.78%
Je n'ai pas d'écran13.04%

Soit respectivement douze, huit et trois personnes.

Je ne saurais que trop recommander aux 8 de vérifier, voire modifier le réglage de leur écran (Comment ? Je n'en sais rien.) et aux 3 de consulter un ophtalmo !

En attendant un nouveau sondage express est à votre disposition.

samedi 10 février 2007

En attendant lundi

Maurice à l'oeil à tout et sait se faire discret parfois ! C'était le cas aujourd'hui.
;-)

Fong20070210

vendredi 9 février 2007

Train de nuit (5)

Je ne m’étais pas réveillé à temps et j’avais loupé mon arrêt ! Pour le coup, j’étais complètement réveillé maintenant et malgré la mauvaise nuit mon cerveau fonctionnait déjà à plein régime. Je réalisais ce qui m’arrivait tout en me disant que je ne pouvais pas y croire. Quel idiot j’étais ! Je m’étais bien évidemment redressé d’un seul coup sur mon siège, mais je n’avais pas pour autant remis mes chaussures, attrapé mon sac de voyage et couru comme un dératé vers la porte de sortie.

Petite parenthèse pour vous préciser que les personnes à qui il y a très longtemps on avait réduit la taille de la rate avec des décoctions, couraient soi-disant beaucoup plus vite. D’où l’expression. Merci Maurice ! Fermons la parenthèse…

Il n’y en avait qu’un dont la tête dépassait des dossiers des banquettes. C’était bibi !J’avais rapidement réalisé que malheureusement il était trop tard pour faire quoi que ce soit. Il fallait tout d’abord analyser la situation et trouver une solution. Je savais que l’arrêt suivant était Bordeaux (en l’écrivant du coup je réalise que le terminus devait être Irun), qu’il était cinq heures du matin, que le train mettrait environ une heure pour arriver à Bordeaux.

À six heures donc il faudrait que je reprenne un train en sens inverse. Oui, mais ! À quelle heure partirait le train en sens inverse ? Ne serait-il pas parti depuis cinq minutes par exemple ? Il me faudrait alors attendre le suivant. Mais combien de temps plus tard ? Je commençais à gamberger sérieusement en me demandant à quelle heure j’arriverais bien à destination. Il faudrait encore que je repasse dans mon studio, que je me douche et enfile mon costume trois-pièces-cuisine-salle-de-bains.

Le mieux était encore de patienter en répétant les gestes à faire et les actions à entreprendre pour perdre le moins de temps possible.

jeudi 8 février 2007

Train de nuit (4)

Certains avaient une petite couverture, d’autres un petit coussin. La plupart, comme moi d’ailleurs, étaient à pied de chaussettes. La température n’était jamais trop chaude ni trop froide. Je crois me souvenir que les voitures étaient climatisées mais pas autant que le sont maintenant les rames du TGV. Il fallait éviter de laisser un avant-bras ou le haut de la tête contre la fenêtre.

L’ambiance était plutôt calme. Beaucoup plus que le vendredi soir où probablement les mêmes troufions manifestaient bruyamment leur départ en permission. Le dimanche soir était synonyme de retour à la caserne pour une période indéterminée, donc pas de quoi pavoiser. Rares étaient les fois où ils étaient bruyants au point d’empêcher tout le monde de dormir. En tout cas ça ne durait jamais très longtemps.

Les contrôleurs compatissants s’arrangeaient pour passer au début du voyage de manière à ne pas interrompre le sommeil de chacun. JE les soupçonnais à l’époque de vouloir faire de même. Le trajet était habituellement sans histoire et très rares étaient les passagers qui n’avaient pas de titre de transport. Il arrivait cependant qu’un contrôle se fasse à nouveau après les différents arrêts du trajet. J’avais toujours mon billet sous la main pour éviter d’avoir à trop bouger.

S’il m’arrivait de dormir d’un sommeil profond, il était loin d’être continu. Les arrêts dans les différentes gares, la montée ou la descente de voyageurs, tout cela ne faisait pas passer une bonne nuit.

Il ne fallait pourtant pas que je rate mon arrêt. En effet, le terminus de mon train n’était pas Angoulême, mais Bordeaux, soit environ une heure plus tard. Et un jour, ce qui devait arriver arriva, ce n’est qu’une fois dans le tunnel à la sortie d’Angoulême que je me suis réveillé ! Le train venait de repartir pour Bordeaux… Il était cinq heures du matin et je commençais la journée à huit heures !

mercredi 7 février 2007

Train de nuit (3)

En effet, au fur et à mesure que les voyageurs arrivaient, ils recherchaient tous la même chose : les banquettes libres. Je pense que nous avons à peu près tous le même comportement dans le train. Nous préférons la solitude et occuper une banquette libre même si nous acceptons de bon cœur de la partager quand on nous le demande.

Une fois que toutes les banquettes étaient occupées que restait-il à faire ? Tout simplement repérer les banquettes avec une personne assise et s’installer à côté d’elle. En effet on éprouve toujours des scrupules à réveiller un inconnu endormi pour lui demander de se relever et de vous laisser une place alors qu’à côté il y en a une de libre à côté de quelqu’un qui ne dort pas !

Une fois allongé il suffisait encore quelques instants après que le trais soit parti pour enfin pouvoir ouvrir les yeux et s’installer un peu mieux pour une courte nuit sur une banquette pas trop confortable.

La question était toujours de savoir comment s’installer. En chien de fusil ? Dos ou face à la banquette ? J’avais du mal à coincer ma grande carcasse entre les deux accoudoirs situés aux extrémités de la banquette. Le plus important était de ne pas être déséquilibré par les mouvements du train, sans pour autant avoir les bras ankylosés ou des fourmis dans les jambes. C’était donc un savant dosage !

Il fallait faire attention de ne pas trop dépasser dans l’allée centrale si on ne voulait pas être réveillé par le perpétuel aller-retour de passagers. Je n’ai jamais trop compris le pourquoi de ces allés et venues. Je prenais soin de prendre mes précautions avant le départ de manière à ne pas avoir à me relever ou même à penser qu’il faudrait à un moment ou à un autre que je me relève.

mardi 6 février 2007

Train de nuit (2)

À cette époque, quelle que soit l'heure à laquelle je pouvais bien prendre le train, c'était plus fort que moi. À peine le train avait-il quitté la gare que déjà je sombrais dans les bras de Morphée. Alors vous pensez bien qu'entre minuit et cinq heures, il n'était pas nécessaire de me chanter une berceuse pour m'endormir. Je trouvais ça bien pratique à l’époque. Maintenant les choses ont un peu changé. Je ne m’endors plus si simplement, sauf lorsqu’il s’agit du train qui m’emmène en vacances. Avec celui-là, la pression accumulée pendant des semaines et des mois se relâche enfin et j’éprouve un besoin forcené de récupérer !

Je ne voyageais pas seul à cette heure de la journée. Le train était principalement occupé par des militaires revenant de permission et retournant dans leurs casernements. Beaucoup d’entre eux avaient un béret. Je crois qu’ils allaient jusqu’à Bordeaux.

J’en profite pour faire une petite parenthèse. Savez-vous pourquoi les bérets des marins ont un pompon ? Tout simplement pour éviter de se faire mal lorsqu’ils se cognaient la tête sur les bateaux !

Il valait mieux que je n’arrive pas trop tard si je voulais avoir une place confortable pour la durée du voyage. Une place où je pourrais dormir tranquillement.

Si vous avez eu l’occasion de prendre un train Corail, peut-être vous souvenez-vous qu’il n’y avait que des banquettes en similicuir. Il y avait un accoudoir central que l’on pouvait redresser pour y prendre ses aises. Le but du jeu était d’arriver suffisamment tôt pour trouver une banquette libre, de poser son sac de voyage sur la banquette pour s’en faire un repose-tête et de s’allonger. C’était la première chose à faire en arrivant, avant que le train ne démarre. Il fallait faire semblant de dormir avant le départ du train de manière à augmenter ses chances de conserver sa banquette.

C’était égoïste, certes, mais la pratique !

lundi 5 février 2007

Train de nuit (1)

De vous parler de mes mésaventures et de lire certains commentaires ont fait remonter à la surface de mon esprit perturbé des épisodes d’une vie antérieure. Ces épisodes ont bien évidemment un rapport avec les transports en commun.

L’autre jour, je vous parlais de la chance que j’avais eu après m’être trompé de train. Au départ une faute d’inattention dans un environnement que je pensais immuable et me voilà embarqué dans le mauvais train. Heureusement j'ai pu me rattraper à temps et tout est rentré dans l'ordre.

Il m’est arrivé d’autres mésaventures du même genre. Heureusement sans conséquences.

La première qui me revient à l’esprit est cette fois où je travaillais alors en province, en Charente, à Angoulême (il y a pas mal d'années). Des raisons personnelles me faisaient revenir tous les week-ends à Paris. Pour ça je prenais le train le vendredi en sortant du boulot. J’arrivais en gare d’Austerlitz environ quatre heures plus tard. Le TGV sur cette ligne n’était pas encore en exploitation et je prenais des trains Corail. C’était moins fatigant, moins cher, un peu plus rapide et probablement moins dangereux que de faire le trajet en voiture.

Le week-end touchant à sa fin, il fallait bien penser à repartir. Je reprenais donc le train en sens inverse, mais pas tout à fait à la même heure. Le train démarrait en effet à minuit pour arriver aux alentours de cinq heures du mat’ (j’ai des frissons) à Angoulême. Il valait mieux ne pas louper l'arrêt à Angoulême qui ne durait pas plus de deux minutes.

« Angoulême ! Angoulême ! Deux minutes d'arrêt ! Les voyageurs à destination de ... »

C’est le message qui était annoncé sur le quai. Il n’y avait pas d’annonce dans le train. Il fallait donc être attentif et ne pas louper son arrêt.

vendredi 2 février 2007

Erreur d'aiguillage

Cela ne m’était pas arrivé depuis des années. Comme quoi il faut toujours être vigilant, surtout quand on évolue dans un environnement différent du quotidien habituel. Aujourd’hui donc, j’étais sorti tard, une fois de plus du bureau. À cette heure de la journée, les trains ne circulent plus que toutes les demi-heures. Mieux vaut donc ne pas les louper si vous ne voulez pas, après une journée de presque 12 heures passées au bureau, allonger votre journée d’une demi-heure à ne rien faire.

C’est donc l’esprit encore en train de penser à ce qui m’était arrivé aujourd’hui et en anticipant ce qui m’attendait demain, que je n’ai pas prêté plus attention que ça à l’affichage des trains. Je note, avant de prendre l’escalator qui m’amènera sur le quai, que la voie n’est pas celle à laquelle le train attend habituellement. C’est sur le même quai, mais en face.

Le temps d’arriver en bas, c’est-à-dire 30 secondes plus tard, j’ai bien sûr oublié tout ça. Et ni une ni deux, je me précipite dans le train que j’ai l’habitude de prendre. Les écouteurs de mon iPod vissés dans les oreilles, je n’écoute même plus les annonces qui précèdent le départ du train. Le ballottement du train conjugué à la musique douce qui m’accompagne, les heures de sommeil en retard et les dures journées de cette semaine pratiquement passée on bientôt raison de moi. Je ne m’endors pas, mais je me laisse aller à une douce torpeur.

C’est quelques arrêts plus tard que je commencerai à me poser des questions. Je n’ai pas l’habitude de m’arrêter dans ces gares. Sauf les jours où il y a grève, le train est omnibus. C’est à l’annonce passée dans le train que je compris ma méprise. Je n’étais pas monté dans le bon train et celui-ci ne m’emmenait pas chez moi.

Catastrophe ! Il allait falloir que je retrouve ma ligne. Mais où, et surtout à quelle heure ?

Dans ces cas-là, rien ne sert de s’énerver. Mon train allait s’arrêter dans quelques instants à une station dans laquelle mon train habituel s’arrête. Avec un peu de chance, j’allais peut-être même pouvoir monter dans le train que j’avais loupé au départ. Des coups d’œil successifs à ma montre me le confirmèrent bientôt. Ça serait juste, mais c’était jouable.

Je descendais donc à la station de correspondance et je constatais que mon train allait arriver. Ouf !

Finalement j’ai eu de la chance ce soir. J’ai pu monter dans mon train habituel sans perte de temps supplémentaire. Promis juré, je ferai attention maintenant.

Jusqu’à la prochaine fois…

jeudi 1 février 2007

Début de mois difficile

Le rituel est immuable et il s’inscrit dans une pratique qui remonte à la nuit des temps. C’est le renouvellement du titre de transport.

Vous l’avez certainement constaté aussi bien que moi, c’est tous les mois la même chose. Une file indienne interminable se dessine au guichet pour s’acquitter de son droit de passage. Le phénomène est observable partout où un guichet est ouvert et ça ne désemplit pas.

Il y a des petits Indiens partout. En l’écrivant je me dis que si quelqu’un connaît l’origine de l’expression « file indienne », qu’il ou elle n’hésite pas à nous faire partager ses connaissances.

Le phénomène, donc, dure plusieurs jours et ça aussi c’est quelque chose que je n’ai jamais compris.

Que le premier jour de chaque mois on fasse la queue alors que tous les mois depuis des années, c’est la même chose, on dit qu’on ne s‘y fera plus prendre, pour avoir été moi-même victime de ma petite tête, ça c’est à ma portée. Je l’admets et je le comprends.

Par contre, qu’on fasse encore la queue deux, voire trois jours plus tard, là j’avoue avoir du mal à percuter. L’étincelle ne se fait plus. Du temps où je renouvelais ma Carte Orange tous les mois, le premier jour du mois suivant sa validité, elle n’était plus acceptée nulle part. Il m’était impossible de voyager car frauder c’est voler. Il fallait donc que je passe à la caisse, et vite ! Est-ce alors à dire que toutes ces personnes n’ont pas éprouvé le besoin de prendre les transports en commun pendant ces deux ou trois jours ? Ou bien ont-elles décidé de frauder massivement ? Il existe certes des coupons hebdomadaires qui sont valables du lundi au dimanche soir, mais quand même, ça me semble beaucoup.

Cela dit, chacun est complètement libre d’acheter son ticket où et quand ça lui chante. On n’en est plus à faire la queue une fois de plus. Pensez à celle au cinéma, à la station-service, à la caisse du supermarché, à la cantine, à la boulangerie le dimanche matin, au péage d’autoroute, à la porte de la salle de bains…

ps : j'ai changé le Quizz. Votre réponse m'intéresse. Merci !

mercredi 31 janvier 2007

Résultat du Sondage Express # 1

Voici mon dernier billet.
Qu'en pensez-vous ?


Génial ! 90.9%
Mouais... 0%
Nul ! 9.09%

11 personnes ont répondu à ce sondage mis en ligne le 27 janvier 2007.

Merci à toutes ces personnes.

Réchauffement planétaire

On se plaint, à juste titre je pense, du réchauffement climatique et de ses conséquences écologiques et économiques. Sécheresse, manque d'eau, fonte des glaciers, abeilles qui se baladent dans le RER, j'en passe...

Certes on réalise des économies de chauffage et même le Prince Charles a décidé de réduire le nombre de ses trajets en avion en ne partant pas au ski par exemple. Ca tombe bien il n'y a pas de neige ! D'ici à ce qu'il prenne les transports en commun il va falloir que le thermomètre grimpe encore de quelques degrés...

Il y en a cependant qui trouveront qu'il ne fait jamais assez chaud. La photo ci-dessous en est une bonne illustration. En ce moment les radiateurs tournent au ralenti, si tant est qu'un radiateur tourne. Il n'y a pas de feu dans la cheminée et la température extérieure est exactement de 13°2. L'ordinateur sur lequel s'est confortablement installé ce chat-chat n'a pas de ventilateur et se refroidit par convection. La chaleur n'est pas perdue pour tout le monde !

tatoune2

Avouez que c'est quand même plus sympa qu'un chat en résine ou en stuck !

Enfin pour en revenir aux transports en commun, puisque c'est tout de même le sujet qui nous réunit tous, sachez qu'on rencontre quelques personnes (des femmes essentiellement), qui en prévision d'une glaciation imminente, voyagent avec autour du cou ou sur les épaules ce qui ressemble de par la dimension, la matière et les motifs, au plaid que mes parents avaient l'habitude d'étendre par terre lorsque nous allions pique-niquer.

mardi 30 janvier 2007

Bricol-boy

Vous l'aurez sans doute remarqué, la présentation de ce blog a légèrement évolué depuis quelques jours. Dans un billet précédent je vous avais indiqué que finalement j'avais décidé de migrer vers la nouvelle version de Blogger.

Je n'y trouve que des intérêts et je ne saurais que trop conseiller à ceux qui hésitent ou qu'un problème technique freine, de ne pas hésiter à se lancer dans l'aventure (suivez mon regard !), quitte à reprendre les réglages par défaut du début.

Rien de plus simple maintenant que de rajouter des gadgets divers et variés dans la colonne de droite. C'est en parcourant vos blogs que j'ai ramené quelques idées. Et ce n'est probablement pas fini.

Il m'aura tout d'abord fallu récupérer mon compteur qui après une semaine d'inactivité affiche un creux d'une bonne semaine. Il a pu redémarrer au quart de tour et je ne me suis pas posé la question de savoir comment faire pour le mettre à un endroit bien précis. Auparavant il fallait que je bidouille le code html et, après plusieurs tentatives, j'arrivais tant bien que mal au résultat escompté. Dorénavant un simple glisser-déposer a le même résultat !

Autre gadget, la géolocalisation. Il suffit que vous accédiez à ce blog pour vous faire repérer sur une carte du monde. J'ai ainsi constaté avec plaisir que les lectrices de la Creuse et de l'Hérault étaient toujours là même si leurs commentaires sont rares. Autre constatation, et ce n'est pas surprenant, les lecteurs de ce blog viennent principalement de pays francophones (Belgique, Luxembourg, Suisse et Canada). Il faut citer l'Espagne cependant. Vous pourrez le constater vous-même en choisissant la vue Carte ou la vue Satellite. La prochaine fois qu'il passe, sortez dans votre jardin, regardez le ciel et faites un signe de la main qu'on puisse zoomer et vous voir !

Enfin le gadget qui me permet de créer des quizz ou d'afficher des post-it me permet aussi de connaître les mots clé utilisés pour atterrir sur mon blog. Voulez-vous des exemples ? Allez ! C'est parti :

Image fous ta cagoule
Catherine brosse
Chocolat anticancéreux
Fous ta kippa
Endroit chauds paris
Légères pertes d'équilibre matinales
Modele de bonnet ou cagoule

Étonnant, non ?

lundi 29 janvier 2007

Sortie progressive de l'hiver

Depuis le 29 décembre, jour le plus court (et non pas le 22), les jours rallongent. On doit bien gagner quelques minutes par jour, minutes inégalement réparties entre le matin et le soir. Le soleil se lève plus tôt et se couche plus tard. Si en ce moment le soleil se lève à 8h30 environ et se couche vers 17h30, cela fait une journée de neuf heures et une nuit de 15 heures !

D'un jour sur l'autre, la différence est infime. Mais toutes ces petites différences mises bout à bout donnent une différence dont on peut remarquer les effets au bout d'un mois.

Depuis plusieurs semaines, je ne voyais pas le jour se lever, ou tout du moins l'aube pointer le bout de son nez. Je partais le matin, il faisait nuit et je rentrais le soir et il faisait toujours nuit. Cela commence à changer puisque dorénavant j'ai remarqué, en sortant du RER à La Défense un peu avant 8h00 que le ciel s'éclaircissait. Ce n’est pas encore le grand jour, mais ça commence à changer.

Dans quelques jours et pendant une période courte, je prendrai le train alors qu'il fera encore nuit et lorsque j'en sortirai, après un long trajet sous terre, il fera jour et je n'aurai pas vu le jour se lever !

C'est triste me direz-vous. C'est ce que je pense aussi. Parfois. J'ai aussi l'opportunité de voir le soleil se lever au-dessus de l'immensité de la zone urbanisée lorsque le RER passe assez haut au-dessus de l'autoroute et de la Seine. C'est parfois grandiose. N'ayons pas peur des mots ! À l’inverse il m’arrive de voir des couchers de soleil flamboyants sur de maisons et d’immeubles.
L’horizon du matin et plutôt dans les tons roses alors que celui du soir est plutôt dans les tons orange.

Très peu de personnes tournent la tête ou le regard pour admirer ce spectacle et semblent faire mine de s’y intéresser. Comme d’ailleurs à ce qui se passe autour d’eux.

vendredi 26 janvier 2007

Nouvelle technique ?

Je discutais l'autre jour avec un collègue de travail des manies et habitudes plus ou moins énervantes des autres usagers dans les transports en commun. C'est un sujet sur lequel je suis plutôt inépuisable tant la diversité est remarquable.

Et j'ai appris quelque chose !

Il s'agit d'un mauvais tour à jouer à une personne pressée qui vous bouscule pour aller plus vite au moment de passer un tourniquet. J'ai titré ce billet à la forme interrogative car je n'ai pas eu l'occasion de tester et donc de vous assurer de la validité de ce qui va suivre. À ne pas prendre donc pour argent comptant.

Si certains l'on déjà fait (ou subi), leurs témoignages sont évidemment les bienvenus.

Nous prendrons comme hypothèse que vous disposez d'un titre de transport valable, de même que la personne qui vous suit. Imaginez donc maintenant que vous venez de passer votre badge Navigo sur le lecteur ou que vous venez de récupérer votre ticket à la fente de sortie. Dans le meilleur des cas, et si bien sûr vous en êtes capable, vous pouvez lire à votre main droite : "Passez". D'une poussée donnée avec la cuisse dans la foulée (c'est comme ça que je fais), vous faites tourner le tourniquet. Miracle, vous êtes passé !

Imaginez maintenant que juste avant que vous n'empruntiez ce portillon un usager énervé et énervant vous mette la pression pour aller plus vite. Il ne vous a pas bousculé au propre du terme, mais ça y ressemble beaucoup. Vous le sentez, il vous colle littéralement. C'est tout l'art de provoquer tout en étant limite...

Il est donc dans votre dos et n'a pas attendu que votre ticket soit sorti de la fente pour introduire le sien. C'est à ce moment que la botte secrète devrait l'anéantir.

Il suffirait de donner un coup de cuisse un peu plus prononcé dans la barre du tourniquet pour qu'elle entame une deuxième rotation au ras de votre postérieur, juste devant votre suiveur. Vous avez bien compté : deux tours de tourniquet pour deux tickets (le vôtre et celui de votre suiveur), mais pour un seul passage (vous).

Du coup votre suiveur se prend la barre dans les cuisses, il ne passe pas le portillon et son ticket est validé !

Arf !

jeudi 25 janvier 2007

Train vs Auto

Alors qu’il y a quelques jours à peine, j’affirmais que je ne voyageais qu’avec les transports en commun pour aller travailler, il faut reconnaître que ce ne fut pas le cas lundi dernier. J’étais en effet convié à une soirée organisée par l’entreprise pour laquelle je travaille et j’avais envie d’en profiter. Autrement dit, je ne voulais pas avoir à passer plus d’une heure dans les transports, sans compter les attentes aux correspondances beaucoup plus longues à cette heure tardive. J’ai donc pris ma voiture.

En avant pour la comparaison.

Je suis parti (sans ma fille) à l’heure habituelle. Au début, pas de problème. Ça roulait bien. Même très bien. À un tel point, qu’à l’endroit où la route passe au-dessus de la voie ferrée, j’ai pu constater que j’avais 10 minutes d’avance sur le train. Je roulais encore quelques kilomètres sans encombre.

Jusqu’au moment où, je m’y attendais tôt ou tard, la circulation se fit plus dense et moins rapide. Beaucoup moins rapide. Je pensais tout de même qu’à cette heure matinale cela m’arriverait un peu plus loin. Et bien non.

J’eus alors droit à du pare-choc contre pare-choc pendant des kilomètres, aux gaz d’échappement qui prennent bien à la gorge quand on n’est pas habitué, aux démarrages suivis quelques mètres plus loin de freinages.

Au bout du compte, je suis arrivé 45 minutes plus tard que d’habitude. Donc avantage au train. Par contre le retour fut plus rapide. Beaucoup plus rapide, tout en respectant les limitations de vitesse. Et là c’est à la voiture que je donne l’avantage.

Comme je savais qu’il me faudrait prendre le volant, du coup, j’ai été raisonnable avec la boisson. Je me suis souvenu du fameux « Trois verres, bonjour les dégâts ! » et me suis rabattu sur le jus d’orange.

Erreur ! Il m’a suffi que je me réveille pour je ne sais quelle raison sur le coup de 00:05 pour ne plus pouvoir me rendormir avant 01:47. Sachant que le réveil sonne à 05:20…

Si j’avais pris le train, j’aurais très certainement bu moins de jus d’orange. Voire pas du tout !

mercredi 24 janvier 2007

On a évité le pire (4)

Après avoir vidé ses poches, il s’attaqua alors à sa sacoche et à son sac de sport. Je l’abandonnais un instant à son sort car mon attention fut alors attirée par le tsunami humain.

Plusieurs bus venaient juste de déverser leur flot de passagers qui, comme d’habitude, partirent à l’assaut des portillons. Les premiers, trop contents d’avoir pu passer devant les autres, ne remarquèrent pas que les panneaux de sens interdit. En temps normal, les portillons fonctionnent. Quelle ne fut donc leur surprise et leur étonnement de se planter brutalement sur le tourniquet.

Le plus téméraire décida de reculer un peu, non sans difficulté car un autre voyageur avait anticipé son passage et était venu le percuter par l’arrière. Il put donc reculer un peu pour pouvoir lever la jambe et enjamber le portillon. Quelques uns l’imitèrent.

Les autres qui s’étaient fait coincer décidèrent de tenter leur chance sur l’unique portillon en état de marche. Ces changements de direction ne firent que grossir la foule qu’on sentait de plus en plus électrique.

Au milieu du hall de gare, le voyageur aux 13 poches décidait de les passer à nouveau en revue car il était persuadé qu’il l’avait ce fichu ticket et bon sang, il allait bien finir par le retrouver ! Il était sans cesse bousculé par la horde de voyageurs qui se précipitait vers les portillons en passant sur sa gauche et sur sa droite. Encore quelques secondes et la situation dégénérait.

Finalement l’Agent d’Accueil avait dû finir par arriver car d’un seul coup tous les portillons basculèrent au vert. La foule qui s’était agglutinée derrière le seul tourniquet en état de marche s’étala sur toute la largeur de la barrière et en quelques secondes et comme par enchantement le hall de gare se vida.

À l’exception d’un voyageur occupé à retourner ses poches !

mardi 23 janvier 2007

On a évité le pire (3)

Pour en revenir à l’homme sans ticket, il faut maintenant imaginer les personnes qui se trouvent derrière lui. En se penchant nerveusement de côté, ils pouvaient voir le drame qui se déroulait sous leurs yeux. Les plus éloignés avaient beau se dresser sur la pointe des pieds, ils ne voyaient rien du tout et ne pouvaient que pester contre un supposé lambin. Tôt le matin, et même à n’importe quelle heure de la journée, il ne faut surtout pas ralentir les autres.

Notre infortuné voyageur matinal dût donc faire machine arrière avec armes et bagages en demandant aux personnes agglutinées derrière lui de bien vouloir le laisser sortir. Ces personnes, ne voulant pas dans la confusion se faire piquer leur place, le laissèrent se dégager mais en lui laissant le moins d’espace possible, de peur que quelqu’un profite de l’aubaine et vienne s’intercaler entre eux.

Une fois qu’il fut sorti de la mêlée, je ne pus m’empêcher de l’observer, tout affairé qu’il était à vider les poches de son pantalon (deux devant et une derrière), les poches de sa veste (trois à l’extérieur et quatre à l’intérieur), les poches de son imper (deux à l’extérieur et une à l’intérieur). Je n’avais jamais vu un bazar pareil.

À ce stade de mon récit, il faut que je convienne que j’ai trop souvent tendance à critiquer les détentrices de sacs à main bourrés d’un fourbi sans nom. Mea Culpa. Cet homme n’avait pas de sac à main. Les 13 poches de ses vêtements le valaient largement. Il en sortait des Post-It froissés, des mouchoirs en papier en boule, des tickets de caisse, de parking, de carte bancaire, des clés, des tickets de métro ou de train qu’il retournait dans tous les sens pour essayer de retrouver celui qu’il était absolument sûr d’avoir emmené ce matin.

(à suivre…)

lundi 22 janvier 2007

On a évité le pire (2)

En fait ce n'était pas la seule raison. Puisque le carnage n'avait pas pu être évité, autant en profiter. En effet étant passé de l'autre côté des portillons nous pourrions observer les voyageurs sous un angle différent de ce que nous avions l'habitude de faire jusqu'à présent. Nous ferions face à la vague humaine et nous aurions tout le loisir d'observer les visages, tout en étant protégés par la barrière non pas de corail, mais de métal.

Les premiers voyageurs commençaient à arriver. Le spectacle pouvait commencer. Pas de chance pour eux, le premier à emprunter le seul portillon en état de marche n'avait pas choisi le bon ticket. Apparemment celui qu'il voulait utiliser n'était plus valide. Puisqu'il n'avait pas fonctionné une première fois, il tenta néanmoins une seconde tentative qui forcément fut vouée à l'échec. S'il n'avait pas été chargé comme une mule avec sacoche, ordinateur et sac de sport (de voyage ?), il aurait cherché un autre ticket au milieu du portillon.

Le problème c’est que derrière lui les autres voyageurs pourtant arrivés depuis moins d’une minute commençaient déjà à faire sentir leur impatience. Ils avaient pour certains essayé de passer par les portillons fermés avant de comprendre la raison de leur difficulté.

En particulier les femmes qui ont la fâcheuse habitude de perdre leur carte magnétique au fin fond de leur cas à main. Si le portillon ne s’ouvre pas en passant son sac par dessus le lecteur, c’est que la carte magnétique n’est pas lue. Donc on se plante au milieu du portillon et on commence à déballer ses affaires sur place en bloquant les autres voyageurs, plutôt que de laisser sa place.

Une fois le badge retrouvé, on range ses affaires et on peut enfin le faire passer sur le lecteur. Et là non plus ça ne fonctionne pas. Après deux ou trois tentatives, il est temps de faire demi-tour et de passer devant ceux qui font la queue dans la file d’à côté.

(À suivre…)

vendredi 19 janvier 2007

On a évité le pire (1)

Je vous ai fait part il y a quelques semaines maintenant des comportements des voyageurs face à un portillon en panne.

Ce matin le scénario était quelque peu différent dans la mesure où sur l'ensemble des portillons qui filtrent l'accès aux quais, un seul était ouvert dans le sens hall-quai. Un seul portillon donc était allumé au vert. Le panneau rouge de "Sens Interdit" était allumé sur tous les autres portillons.

De prime abord je n'avais rien remarqué, tout occupé que j'étais à allumer mon téléphone et terminer de me réveiller, en attendant avec ma fille que son amie arrive. C'est ma fille qui m'a fait observer l'anomalie. Bon sang ne saurait mentir ! Effectivement je me suis rendu compte de l'évidence.

Ma première pensée fut d'imaginer la panique qui saisirait les voyageurs, alors qu'ils commenceraient à arriver en masse juste à l'heure, et qu'ils prendraient conscience du problème. Ce serait l'émeute. Les plus faibles seraient piétinés, des bagarres éclateraient et le sang coulerait. C'est pour éviter cette violence et cette effusion de sang que ni une ni deux, je me précipitais vers le guichet pour signaler l'anomalie.

La jeune femme (qui n'était pas à son poste) finit par arriver au bout d'un certain temps.
- Bonjour Mademoiselle.
- Bonjour Monsieur, en quoi puis-je vous être utile ?
- Et bien je viens de m'apercevoir qu'un seul tourniquet est ouvert. Dans quelques instants les voyageurs vont arriver en masse etça va être l'émeute !
- Désolé Monsieur, mais l'Agent d'Accueil qui sait comment ça fonctionne n'est pas arrivé et moi je ne sais pas le faire...
- Ah ! Dommage. Au revoir Mademoiselle.
- Au revoir Monsieur.

Je retournais alors vers ma fille d'un air désolé en lui expliquant que malgré mon initiative altruiste et mes efforts, le drame ne pouvait être évité. Nous décidâmes alors de passer tout de suite par le portillon ouvert afin de ne pas en rajouter.

(à suivre...)

jeudi 18 janvier 2007

Migration

Bonjour,

vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais je viens (enfin) de migrer ce blog vers la nouvelle version Blogger.

Cela s'est fait sans problème, ce qui n'est pas forcément le cas des migrations que je subis parfois au boulot. Je connaissais un peu les fonctionnalité de cette version mais il faut quand même que j'approfondisse.

Le premier article dans la nouvelle version paraîtra demain et le titre sera "On a évité le pire".

Bonne journée !

mercredi 17 janvier 2007

Taille des bonnets

Tout comme vous, ma quête s'est révélée infructueuse. Mais je ne désespère pas pour autant même si après avoir cherché toutes les sortes de bonnets sur "Google Images", je n'ai rien trouvé.

En y regardant de plus près, dans la rubrique images, après avoir une fois de plus essuyé un échec en ne tapant finalement que bonnet, je me suis aperçu que juste en dessous de bonnet il était marqué : "Afficher toutes les tailles". Vous pourrez le vérifier par vous même. Je n'invente rien.

Diable ! Y aurait-il plusieurs tailles de bonnets ?

Le problème c'est de connaître l'unité de mesure à utiliser. Une des seules unités que je connaisse en matière de vêtements c'est petit, moyen, grand et très grand. Il y a même très très grand. Cela a été traduit par S, M, L, XL et XXL.

J'ai commencé par taper "bonnet S", mais Google Images m'a dit que j'avais mal écrit l'argument de recherche et me proposait d'écrire "bonnets" sans espace.

Je décidais alors de passer à la taille suivante et de taper "bonnet M". Les seules photos qui se sont affiché ne montraient qu'un groupe de musiciens disco de la fin des années 70. Il était également question d'une demoiselle Ferrari. Lolo de son prénom. Je n'ai pas compris le rapport...

Pour couper court je passais alors directement à "bonnet xxl". Là on me parle de bonnet à baleine ! Depuis quand les baleines mettent-elles des bonnets ?

Bref, vous vous en êtes rendu compte par vous-mêmes, tous mes efforts furent voués à l'échec. Je ne vais tout de même pas encore devoir écrire un billet de plus à ce sujet ?

mardi 16 janvier 2007

Fous ta cagoule ! Fous ta cagoule !

Sachez que je ne cherche nullement à faire monter de façon artificielle la fréquentation de ce blog, même si je sais pertinemment qu'en ce moment, « Fous ta cagoule » du groupe Fatal Bazooka, cornaqué par l’excellent Michael Youn, est probablement le plus écouté et téléchargé. Sur ITMS c'est quand même la deuxième vidéo la plus téléchargée ! C’est dire…

Ce morceau d'anthologie, critiquerait-il de façon plutôt drôle les rappeurs franchouillards qui se la pètent à la sauce américaine ? On est en droit de se poser la question.

Non, si j’ai fait allusion à cette chanson, c’est seulement pour essayer d’apporter un peu plus de précisions au sujet de la description du fameux couvre-chef que j’aperçois de plus en plus dans les transports en commun.

Thalie a eu la bonne idée de m’envoyer un lien pointant sur la photo d’une de ses amies portant en fait ce qui ressemble plus à une casquette tricotée, certes avec visière, mais qui ne ressemble pas à ce que j’ai vu. Si cette photo ne résout pas le problème, elle est cependant une bonne incitation même pour le moins dégourdi d’entre nous à se mettre à tricoter !

Le bonnet dont je parle couvre le crâne et les oreilles. Les deux mon général ! Il est donc plus grand qu’une moitié de ballon. Il n’y a ni rebord, ni visière. Il fait pile poil (de lama) la taille de la tête. Pour avoir l’air plus intelligent, on peut le faire descendre jusqu’aux sourcils.

À la différence d’une casquette, aucun danger que ce genre de bonnet s’envole au moindre coup de vent. Voilà, je ne sais que rajouter de plus si ce n’est que je suis au grand regret de vous avouer qu’à mon grand désespoir, je ne trouve pas sur mon moteur de recherche préféré une illustration digne de ce nom.

lundi 15 janvier 2007

La mode cet hiver

Un des objectifs de ce blog est de vous faire connaître, entre autres, la tendance en matière de mode dans les transports en commun. Ce matin, alors qu’avec sa fille, dans le hall de la gare, ils attendaient son amie, il fallait bien qu’il s’occupe. Maurice est en effet incapable de ne rien faire. Alors il commence à observer les usagers matinaux qui arrivent petit à petit.

C’est en les observant qu’il a noté un détail vestimentaire auquel il n’avait jusqu’à présent pas porté attention. Signe que nous sommes en hiver, malgré la douceur relative de la saison, les casquettes en toile cèdent le pas à un autre couvre-chef.

Les fameuses casquettes de marques célèbres parmi lesquelles on peut citer Louis Vuitton, Burberry’s, Ralph Lauren, Lacoste, sans oublier Nike, casquettes que l’on peut porter de différentes façon, avec la visière devant pour se protéger les yeux, derrière pour se protéger la nuque, sur le côté gauche pour se protéger l’oreille gauche (même chose à droite), ou carrément sur l’arrière de la tête, avec la visière dressée à 45 degrés au milieu du crâne !

Bref ces fameuses casquettes cèdent du terrain face à l’offensive d’une espèce de bonnet en laine tricotée. Il n’y a ni pompon, ni visière, juste la forme d’un ballon de football qu’on aurait coupé en deux. A la différence de la casquette, celui-ci couvre les oreilles. Mes fidèles lectrices tricotteuses ou brodeuses savent probablement mieux que moi mettre un nom sur cet objet de mode.

Et comme dit la chanson : « Mets ton bonnet ! Mets ton bonnet! »

Traduction : « Fous ta cagoule ! Fous ta cagoule ! »

jeudi 11 janvier 2007

Evolution

Le monde des transports en commun évolue-t-il ? Et si c’était le cas, à quelle vitesse et dans quelles proportions ?

C’est en reprenant ses observations après un mois d’absence, que Maurice se pose la question. Après un mois passé sans avoir regardé autour de lui, trop occupé qu’il était à se laisser distraire par les sirènes radiophoniques, dans quel état allait-il retrouver son petit monde ?

Au risque de vous décevoir, il faut bien reconnaître que son monde des transports en commun n’a pas tellement changé. En tous cas pas de façon, spectaculaire.

Maurice n’a pas été dépaysé et a très vite retrouvé ses figures, c'est-à-dire les personnes qui pour une raison qu’on pourrait difficilement expliquer, se distinguent des autres. Pourquoi parmi les voyageurs faut-il en remarquer plus particulièrement quelques uns alors que la majorité des autres composera cette fameuse foule sans visage.

C’est probablement à cause d’une particularité physique ou vestimentaire ou bien encore à cause d’une attitude, d’un comportement ou d’une manie. Cela dit, pourquoi est-on plus attiré par un détail que par un autre ?

Untel sent le tabac froid, tel autre se fait une coloration « aile de corbeau » et il n’y a pas un cheveu qui dépasse. Celle-ci trimballe des kilos d’accessoires bling-bling et se renverse tous les jours un flacon de parfum sur le corps. Sans parler de celui-là, qui assis dans son coin ne bouge pas beaucoup et noircit les pages d’un petit bloc-notes d’une écriture illisible, prend à peine le temps de lever le nez pour chercher l’inspiration et le mot qui tombe juste.

Que peut-on déduire de tout cela ? Pas grand-chose, n’est-ce pas ? Sauf peut-être UNE évidence! Vous avez trouvé ? Oui ? Non ? Je vous donne la réponse : « ! eril el riovuop zella suov étôc ertov ed srola ,erircé à ecnemmocer eciruaM iS »

mercredi 10 janvier 2007

Douceur printanière

Chacun de vous devrait l'avoir remarqué ou en avoir au moins entendu parler. L'hiver est doux. Ce n'est pas rare qu'il fasse doux en hiver. Le problème c'est que ça dure. À un tel point que la Nature ne sait plus où donner de la tête.

Les ours blancs maigrissent à force de parcourir plus de kilomètres à la nage entre deux icebergs, les ours bruns n'arrivent pas à hiberner car il fait trop chaud dans leur antre. Dans les transports en commun, c'est bien connu, il n'y a pas d'ours. Personne ne me contredira. N'est-ce pas ?

J'y ai par contre observé des abeilles l'autre jour. Je ne suis pas le seul car il ne fait pas assez froid pour qu’elles soient engourdies et la floraison de certains arbustes a plusieurs semaines d’avance ! Un reportage télévisé l’a très bien expliqué la semaine dernière.

Celles que j’ai vues avaient trouvé refuge dans les sous-sols du RER. J’ai entendu dire que des spécialistes arrivaient à les dresser, en quelque sorte, pour repérer les explosifs dans les aéroports.

Il m’aura fallu un peu de temps pour réaliser qu’en fait, elles volaient dans le sillage d’un homme à l’allure étrange. À croire que c’est mon cerveau qui était engourdi car il m’aura fallu quelques minutes avant de comprendre le pourquoi du comment. Pourquoi ces abeilles suivaient cet homme plutôt qu’un autre ? Pourquoi lui trouvais-je un air étrange ? Il avait le regard un peu perdu. Tout comme lui d’ailleurs. Ses vêtements étaient un peu usés, comme lui également et ses cheveux étaient en désordre, un peu comme son cerveau apparement.

C’est en l’observant un peu mieux que je compris que j’avais affaire à un amnésique qui de surcroît souffrait de diabète. Comment en étais-je arrivé à cette déduction ?

Tout simplement parce que sa braguette était ouverte et que les abeilles tournaient autour !

mardi 9 janvier 2007

Ouelcome Bac !

Trafic perturbé...

C'est sur cette note que je reprends le fil de la discussion. Si cela a commencé pour moi ce matin vers 7h30, heure à laquelle je prends le RER à Auber, c'est en fait depuis dimanche que l'incident dure. Le bandeau jaune en bas des écrans d'information et les annonces faites par haut-parleur interposé n'annoncent en général rien de bon pour le voyageur. Je l'avais bien remarqué lundi, mais comme le RER était arrivé au moment où je déboulais sur le quai, du coup je n'y avais pas prêté plus d'attention.

Désabusé le Maurice ? Va savoir Charles !

Les écouteurs de mon iPod vissé dans les oreilles je riais tout seul à écouter les commmentaires des sociétaires des Grosses Têtes. J'avoue enrichir mon vocabulaire ces derniers temps ! C'est certainement la principale raison de ma désaffection passagère. Si un fameux groupe a chanté il y a quelques années "Video killed the radio star" (au passage ne me remerciez pas de vous avoir mis cet air en tête pour la journée !), maintenant c'est le podcast qui va bientôt avoir raison des blogs. Je télécharge le matin différentes émissions de la veille, et même des cours de langue et j'ai largement de quoi tenir plus de 2 heures !

Ne vous étonnez donc plus de voir certains voyageurs rigoler comme des bossus voire éclater de rire sans prévenir ! Ma fille en est parfois gênée pour moi...

Du coup les trains peuvent avoir du retard, peu importe ! Voilà donc la solution pour mettre fin à la morosité ambiante. Il y en a qui se soignent à l'aide d'un petit comprimé par jour ou d'un coup de marteau sur les doigts, moi c'est un podcast par jour !

Cela dit, aujourd'hui, à cause des perturbations, j'ai frôlé la surdose.

7h30 Auber - La Défense : sensation semblable à celle ressentie par une sardine dans sa boîte. Pierre Bellemare nous explique qu'il vit toujours avec le jeune homme qui le fouilla un jour à l'aéroport.
12h00 La Défense - CDG Etoile : RAS. Jean Dutour m'épatera toujours. Cassandre était la petite amie de Ronsard. Je le savais pour l'avoir lu il y a peu dans un magazine !
15h00 CDG Etoile - La Défense : 10 minutes d'attente alors que je suis à la bourre pour retourner au boulot après un super déjeuner ! Philippe Bouvard interviewe un spectateur qui mesure plus de 2 m. Les blagues volent bas ! Il aura été content de voir la boucle de son ceinturon !
19h15 La Défense - Auber : l'absence prolongée du RER me fait louper ma correspondance à Haussmann Saint Lazare. Francis Perrin nous parle de ses multiples mariages et de Molière.
21h15 J'arrive à la maison et il est tard. Je m'en moque, Thierry Rolland me fait profiter de son rire orgasmique en écoutant Olivier de Kersauzon parler de la peinture Inuit !

La caténaire n'est toujours pas réparée. C'est pas grave ! Il me reste en stock Michel Klein, Elie Seimoun, Philippe Alexandre...

mercredi 6 décembre 2006

Saint Nicolas

SAINT NICOLAS

Nicolas est évêque de la ville de Myre en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest, près d'Antalya, en Turquie actuelle. Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en 325. Sa vie est remplie d'anecdotes souvent représentées dans l'iconographie religieuse : ainsi, il jette par la fenêtre de l'argent à trois jeunes filles pauvres pour qu'elles puissent avoir une dot et se marier. Il ressuscite trois enfants qui, étant allés glaner aux champs, avaient été tués et découpés par un boucher. Il sauve de la tempête un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.

Il serait décédé un 6 décembre. C'est un saint très populaire, patron des enfants, des étudiants, des enseignants, des marins, de la Lorraine et de la Russie. Lors de sa fête, on distribue des friandises et parfois des cadeaux aux enfants.

J'ai longtemps eu mes cadeaux à l'occasion de la Saint Nicolas. Il m'envoie tous les ans encore un colis avec des Saint Nicolas en chocolat et en pain d'épice ! A Noël, ou plutôt au jour de l'an, c'était l'époque des "zazors".

Saint Nicolas Myre


JOUR DE FETE

En Lorraine dont le patron est Saint-Nicolas, en Alsace et dans la plupart des pays et provinces germaniques et en Belgique, on offre ce jour-là du chocolat, du pain d'épices, des friandises et des mannala aux enfants, après les avoir menacés d'une visite du Père Fouettard s'ils ne sont pas sages tout au long de l'année. Dans certaines villes (Nancy...), une tradition séculaire promène saint Nicolas en cortège, souvent monté sur un âne, suivi du Père Fouettard. Avant de partir voir le cortège, les enfants accrochent au balcon de leur maison une carotte pour nourrir l'âne de saint Nicolas s'il passe par là. En échange, le saint laissera des confiseries que les enfants trouveront à leur retour. La Saint-Nicolas demeure aussi célébrée, dans une moindre importance, dans le Nord de la France, occasion de recevoir du chocolat, des coquilles (pains briochés au sucre ou aux raisins proches du cramique de Noël) et parfois d'autres présents. En Lorraine, jusque dans les années 60, la fête de Saint-Nicolas était bien plus importante que Noël pour les enfants. L'évêque est également célébré à l'occasion d'une grande procession dans la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port.

Je n'ai jamais accroché de carotte à mon balcon. Par contre j'ai suivi, éclairé par un lampion, un autre saint monté sur son âne mais c'est une autre histoire. Ne vous moquez pas ou le Père Fouettard vous le fera regretter !

UNE HISTOIRE PIEUSE

Bien que destinée aux enfants, une des légendes de saint Nicolas est plutôt effrayante. « Ils étaient trois petits enfants, qui s'en allaient glaner aux champs », comme dit la chanson. Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir.

Saint Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et saint Nicolas ressuscita les trois enfants.

C'est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon certaines traditions, le Père Fouettard qui accompagne saint Nicolas afin de punir les enfants méchants serait en fait le boucher de l'histoire.

Vous reprendrez un peu de lentilles avec votre petit salé ?

Saint Nicolas 3 enfants


La légende des trois enfants serait née d'une erreur d'interprétation d'un vitrail représentant un miracle du Saint. Il s'agirait selon les historiens d'une scéne représentant Saint Nicolas sauvant trois chevaliers suppliant son aide au sommet d'une tour. Saint Nicolas est le personnage principal de cette scéne, et comme souvent au Moyen-âge il n'est pas representé à l'échelle, mais en beaucoup plus grand pour montrer son importance. C'est ce détail qui aurait ouvert la voie à une mauvaise interprétation et les 3 soldats sont devenus trois enfants dans un baquet.

Selon certains, le Père Fouetard est une inventions des Messins lors du siége de leur ville par les bourguignons, en pleine période de festivité de la Saint Nicolas. De là leur serait venus l'idée de se moquer du chef ennemis, Charles le Téméraire en le représentant sous les traits du boucher de la légende de saint Nicolas.

Lors de sa naissance Saint Nicolas se serait tenus tout seul debout, bien droit sur ses jambes, il s'agirait selon la légende de son tout premier miracle!

(Source Wikipedia)

samedi 2 décembre 2006

Euj'm'escuss

Bonjour à tous,

euj'm'escuss pour mon absence. J'étions allé r'chercher mes moutons pour les r'descendre eud'leur alpage.
Vindiou ! euj'me suis perdu en r'descendant eud'la montagne, à cause du brouillard.
Euj'me suis r'trouvé dins un drôle eud'coin. Y avait du monde partout ! Les tizaut'es ils avaient jamais vu un mouton pour de vrai.
Bon il faut que j'y r'tourne. J'in ai incore pour que'ques jours.

Alors à la r'voyure.


Moutons à la défense

jeudi 23 novembre 2006

Nouveaux lecteurs

J’étais en train de regarder à droite et à gauche autour de moi, à chercher un fois de plus un sujet d’inspiration, à creuser une cervelle vidée après une journée de dur labeur lorsque l’idée me sauta littéralement à la figure. J’observais mes voisins et voisines à cette heure tardive de la journée à la recherche de quelques faits remarquables ou traits de travers à vous conter.

Soit dit en passant, après une journée comme celle que je venais de passer, j’étais loin d’imaginer que j’arriverai encore à puiser l’énergie nécessaire pour parvenir à noircir à l’encre bleue une nouvelle page blanche de mon calepin. Et pourtant c’est ce qui se passe au moment même ou j’écris ces quelques mots. Ma plume se met à voler sur la feuille, pas assez vite cependant pour pouvoir coucher sur le papier mes pensées fugitives.

C’est donc en passant en revue mes voisins les uns après les autres, que l’évidence s’est révélée d’elle-même.

J’étais entouré de lecteurs de mangas. Pour ceux, et en particulier celles qui ne sauraient pas ce que c’est, il s’agit de bandes dessinées japonaises, que l’on lit à la japonaise, c’est-à-dire en commençant par la fin. Il y en a pour tous les goûts et tous les genres, ce qui expliquerait leur succès (garçons, filles, jeunes, ados, adultes, lycéens, ninjas, footeux, bricoleuses, brodeuses, tricoteuses…).

Quand je dis entouré, il faut bien sûr relativiser. Je n’irai pas jusqu’à dire que le ouagon en était rempli. Il y en avait quand même trois visibles de là où j’étais assis. Et pas des enfants.

C’est le troisième plus gros rassemblement de lecteurs de mangas que j’ai pu observer jusqu’à présent. Le plus important, et de loin, c’était à La Fnac, au rayon mangas, le second à la maison, à égalité avec ce troisième.

Etonnant, non ?

mardi 21 novembre 2006

Train de nuit

A l’heure où les poules dorment encore, bon nombre de personnes sont déjà, qui dans les trains, qui sur les routes pour aller on ne sait trop où. On peut penser sur un lieu de travail ou d’étude…

A l’intérieur du train la lumière diffusée par les nombreux néons permet entre autres à certains voyageurs de coucher sur le papier des idées matinales. Ce matin (ndlr : en fait le jour où ce billet a été écrit), il est en forme. Pourvu que ça dure.

Pour celui ou celle qui a décidé de ne rien faire d’autre que de regarder ou observer autour de lui, à part l’intérieur des voitures, il n’y a pas grand-chose à voir. La luminosité à l’intérieur de la voiture aveugle suffisamment pour empêcher de voir ce qui se passe à l’extérieur qui, à cette heure matinale, est plongée dans l’obscurité. Ce phénomène est encore accentué par les reflets qui transforment les vitres en véritable miroir.

L’obscurité à l’extérieur n’est pourtant pas totale. En y prêtant attention, on pourra voir de temps à autres un point lumineux défiler pour disparaître de la vue. Parfois brusquement, à cause d’un obstacle qui le dissimulera, parfois lentement à cause de l’éloignement progressif.

Plus le train progresse et se rapproche de la capitale, plus ces points lumineux sont nombreux et variés. Leur intensité varie, de même que leur forme et leur position dans l’espace. Les couleurs sont également variables et tout le spectre lumineux y passe.

Plus le train progresse donc et plus ces points sont nombreux et renforcés progressivement par des points plus grands, de forme carrée ou rectangulaires, dans des tons jaunes. D’abord situés plutôt au niveau du sol, plus le train avance et plus ils auront tendance à prendre de la hauteur.

Arrive l’instant où le train disparaît sous terre. Ce n’est qu’arrivé dans la station souterraine que les quelques points lumineux défilant à grande vitesse au ras des fenêtres seront remplacées par une lumière tamisée, douce et pas agressive. Il faudra encore que Maurice attende 20 minutes environ avant de retrouver la lumière naturelle d’un jour naissant.

lundi 20 novembre 2006

Un regard nouveau (3)

C'est sans doute pour cette raison qu'elle fera des essais successifs de sièges différents : dans le sens de la marche, près d'une fenêtre, en posant les bras ou pas sur des accoudoirs un peu trop distants l'un de l'autre par rapport à son envergure, et toujours les pieds qui se balancent dans le vide car à cet âge là on n'a pas les jambes suffisamment longues pour pouvoir le poser les pieds par terre. Et en permanence ce regard qui irradie de bonheur non feint.

Voyant qu'elle avait enfin trouvé sa place, le grand frère lui expliqua alors à voix basse et avec force gestes de ne plus bouger de sa place pendant quelques instants. Juste pour lui laisser le temps de s'absenter quelques instants.

Bien sûr elle lui demande ingénument où il va aller, tout en prenant le ton et l'attitude d'un enfant qui pense imiter un adulte. Lui, un peu gêné, mais parce qu'elle insiste et qu'il ne souhaite probablement pas se faire remarquer, finit par lui dire de façon discrète qu'il veut tout simplement aller aux toilettes.

C’est avec un air intrigué qu’elle ne le quittera pas des yeux, jusqu’au moment où elle le verra disparaître et s’enfermer derrière une porte mystérieuse. Bien sûr et contrairement à ce qu’elle avait bien pu promettre, elle n’attendra pas qu’il revienne avant de décider à se lever de son siège afin de se placer devant la porte en attendant qu’elle s’ouvre. Elle est bien trop curieuse pour ça.

C’est à moitié surpris que le grand frère la découvrira devant la porte, et à moitié surpris également qu’il l’écoutera lui dire qu’elle aussi elle a une envie pressante qui ne peut plus attendre. C’est plus fort qu’elle ; il faut qu’elle aille voir ce qu’il y a derrière cette porte.

Le grand frère attendra devant la porte jusqu’à ce qu’elle ressorte, c’est-à-dire pas très longtemps. Ils ne remonteront pas à l’étage là où quelques instants plus tôt ils étaient assis. Le voyage n’était pas terminé et il lui restait probablement encore beaucoup de choses à explorer.

Elle avait maintenant pris la mesure de ce nouvel environnement et c’est d’un pas et d’un geste assurés qu’elle entraîna son grand frère dans son sillage pour voir et découvrir un peu plus ce monde merveilleux que celui des transports en commun.

vendredi 17 novembre 2006

Un regard nouveau (2)

Il était accompagné d'une jeune fille qui devait avoir entre dix et douze ans au maximum. Etant donné son âge et la taille du jeune homme, elle était par conséquent beaucoup plus petite que lui. Elle était habillée comme beaucoup des petites filles de son âge, dans des tons de couleur rose. A la voir ainsi on pouvait deviner l'importance qu'elle portait à ce que ses vêtements soient coordonnés. On aurait tout aussi bien pu y lire le plaisir des parents à quelque part se faire un peu plaisir en la rendant encore plus mignonne.

Chez elle également c'est le regard qui m'a frappé, encore plus fort que celui du frère et c'est ce regard qui m'a inspiré pour écrire ce billet.

Ses yeux brillaient d'admiration et de joie à l'état pur. Ce n'était pas le regard de la dévotion car c'était beaucoup plus gai, beaucoup plus léger, tout en étant intense et venant droit du coeur.

Son visage était fier mais sans être hautain, de la fierté qu'on observe plus particulièrement chez les filles du sud, et il traduisait defaçon non dissimulée son bonheur de prendre le RER E probablement pour la première fois, à l'âge où ce qui ressemble à une aventure merveilleuse sera considéré plus tard comme une corvée.

A les observer tous les deux, on pouvait comprendre les messages qu'ils s'envoyaient sans pourtant se parler. Tout était à base de gestes et de regards. L'un ordonnant en cherchant à affirmer son autorité, l'autre pleine de malice minaudant et jouant les innocentes, le tout en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas se faire remarquer car on leur avait probablement enseigné que cela ne se faisait pas.

Sans risque de me tromper je crois pouvoir affirmer qu'ils étaient frère et soeur.

...à suivre...

mercredi 15 novembre 2006

Un regard nouveau (1)

Au début je n’avais remarqué que le garçon. Le style ado en pleine croissance, c’est-à-dire pas loin du mètre quatre-vingt-dix, des cheveux coiffés et coupés pas trop courts, des baskets en taille 45 au minimum, une paire de jeans sans trous, mais porté normalement, c'est-à-dire fermé à la taille et non en haut de cuisses, enfin un pull-over à grosse maille, de couleur gris clair avec une bande bordeaux.

Il était monté à deux reprises sur la plateforme supérieure de la rame du RER E pour s’asseoir et redescendre aussitôt, ou peu de temps après. Ce genre de manège ne passe pas inaperçu. Surtout aux yeux de Maurice quand en plus il est en mal d’inspiration. Ce jeune garçon avait un visage sympathique : ni torturé ni fermé, ni dédaigneux ni arrogant. Il avait tout simplement le regard d’une personne heureuse et peut-être encore innocente car aucun événement marquant n’est a priori encore venu remettre en cause son optimisme et sa candeur. Derrière cette façade, on pouvait imaginer une adolescence « normale »si tant est que l’adolescence puisse être normale.

En passant de la position assise à la position debout, c’était plus fort que lui. Il fallait qu’il tire toujours sur son pull-over qu’il portait sans doute trop court à son goût. Toujours le même geste précis et discret. Probablement avait-il grandi trop vite…

C’est au moment où, à la faveur d’un arrêt dans une gare très fréquentée dans le sens des retours, de nombreux sièges ont été libérés à l’étage, que j’ai compris le sens de son manège.

Il est venu s’asseoir en face de moi, sans prêter plus d’attention à ma personne. J’étais occupé à lire tranquillement et donc je passais complètement inaperçu à ses yeux, comme aux yeux de nombreuses personnes d’ailleurs…

Mais cette fois il n’était pas seul.

…à suivre…

mardi 14 novembre 2006

Séquence nostalgie

C'est vrai que le temps s'y prête et que je ne suis pas trop motivé pour l'instant bien que les idées ne manquent pas. Même écoutée en pleine chaleur cette chanson me donne toujours la chair de poule. Il y en a d'autres...

Le plat pays

Paroles et Musique: Jacques Brel 1962
© 1964 Barclay - Ed. Semi/Plouchenel

Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien

Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien

Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien

Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien.

PAssez une bonne journée !

lundi 13 novembre 2006

Retour de week-end

Après l'effort intense que Maurice aura du fournir pour vous conter l'histoire merveilleuse de la rébellion du portillon n° 14, un peu de repos s'imposait pour notre héros.

Il a tout d'abord fallu reprendre des forces et en la matière, et pour le cerveau en particulier, rien ne vaut le chocolat. Des tests réalisés sur des rats en laboratoire le prouvent. Ceux qui ont suivi les déambulations de Maurice s'en souviennent peut-être encore. Il y a quelques jours il a assisté au Salon du Chocolat. Et il n'est est pas revenu les mains vides !

fontaine chocolat


Avec de la banane, de la poire, de la mandarine, de la pomme, du kiwi (photo), de l'ananas et des chamallows !!!! Un régal !

En attendant de s'enfermer pour une nouvelle semaine dans son train, son train-train et son boulot, Maurice est allé prendre l'air, histoire d'une part de brûler quelques calories et d'autre part de faire faire des kilomètres en voiture à son fils aîné qui est sous le régime de la conduite accompagnée.

Ils ont donc fait à deux le tour des remparts, à pieds, ainsi qu'un tour en ville, toujours à pieds.

Remparts de Provins


Sans cliquer sur la photo pour connaître la réponse, saurez-vous reconnaître là où ils se sont promené ?

A écrire ces quelques mots j'en imagine au moins deux en train de hurler devant l'écran de leur nardinateur car ils ont tout de suite reconnu !

Voici pour les autres quelques indices supplémentaires:

Provins vu du haut des remparts


Provins


Provins - La Grange aux Dîmes


(Ne vous esquintez pas trop les yeux à vouloir lire ce qui est inscrit sur la pancarte ! Si vous n'avez pas trouvé vous pouvez maintenant cliquer sur n'importe quelle photo.)

vendredi 10 novembre 2006

Record du Big Kiss

Maurice l'a laissé transparaître dans quelques commentaires disséminés par-ci par-là. Aujourd'hui se tenait sur le Parvis de la Défense une tentative de participer au plus grand rassemblement mondial de personnes qui s'embrassent simultanément au même endroit. Cela se passait à 13h00 en ce 9 novembre 2006.

Cette manifestation est supposée célèbrer le dépassement de soi et l'esprit d'équipe (sic).

Les participants reconnaissaient avoir été avertis que la manifestation pourrait être filmée et photographiée. Par ailleurs ils certifiaient être majeurs et accepter de céder leur droit à l'image à tout support, et tout pays. D'autre part, l'organisateur ne saurait être tenu responsable des utilisations privées des images capturées lors de l'événement.

Les organisateurs avaient vu grand. Un peu trop peut-être. Un immense espace était délimité par des barrières. On pouvait accéder à l'intérieur de cette enceinte par des portes situées aux quatre coins à condition d'être accompagné et de remplir un bulletin d'inscription à déposer dans une urne. On rentrait par deux bien sûr. Pas question d'y aller seul ni à 3.

Un attroupement de plusieurs centaines de personnes était tassé dans un coin de cet espace face à une estrade sur laquelle avaint pris place des photographes, des caméramans (cameramen ?), et un animateur. Entre eux et les barrières de l'enceinte un immense espace vide...

Préliminaires


Une fois les préliminaires accomplies, c'est à dire au bout de dix minutes environ (ça semble long !), le temps que les retardataires se joignent à la foule, l'ordre était donné de refermer les portes et de sceller les urnes.

On baisse le rideau


Les participants allaient pouvoir enfin se lâcher après avoir patienté encore 5 secondes supplémentaires le temps du décompte précédant le signal du départ. Quelques flash ont alors crépité et 30 secondes plus tard il ne fut pas nécessaire de jeter des seaux d'eau glacée pour séparer les participants. L'excellent animateur les autorisait à repartir en les remerciant d'avoir participé à cet événement exceptionnel.

Lâchez-vous !


1.188

C'est le record du jour !

Mazette ! J'ai connu des journées beaucoup plus faste dans mon village il y a quelques mois maintenant, avant que Zizou nous sorte ce qui allait en quelques secondes devenir une spécialité mondiale pour l'éternité.

Dans mon village donc, après avoir sorti les espagnols, les brésiliens et les portugais, c'est probablement 20.000 personnes qu'on aurait pu comptabiliser lors de ces 3 soirées de folie. Et encore, sans parler de ceux qui ont cumulé !

Vous l'aurez compris donc, Maurice n'a pas souhaité participé à cette manifestation supposée célèbrer le dépassement de soi et l'esprit d'équipe. Il en a pourtant refusé des invitations. Par dizaines. Mais que voulez-vous, Maurice est comme ça. Comment aurait-il pu vous faire participer à cet événement sans pouvoir tenir son calepin et son stylo et son appareil photo ?

jeudi 9 novembre 2006

Des bienfaits de la grève

Après l'histoire pratiquement sans fin du Portillon n°14, il faut revenir à des sujets plus graves qui, je le sais par avance, ne plairont pas forcément à certain(e)s d'entre vous.

Je veux parler de la grève, dans les transports en commmun bien sûr, de l'usage qui en est fait et des conséquences qui en découlent.

Je ne parlerai pas du pouvoir de nuisance d'une minorité de personnes privilégiées qui en cette période difficile pour beaucoup, mettent tout en oeuvre et s'arcboutent à des zavantages acquis qu'ils refusent de remettre en cause ou de partager sous couvert d'une défense des usagers et du service public.

Pendant ce temps là, les autres, la majorité des salariés du secteur privé, mais aussi des fonctionnaires, des étudiants, des lycéens, des personnes à la recherche d'un emploi, etc, sont contraints de se lever plus tôt et passer un peu plus de temps pour se rendre sur leur lieu de travail, d'étude ou de recherche d'emploi. Même chose pour le retour.

Il y en a tout de même qui pour éviter tous ces inconvénients, vont poser une journée de congés en attendant que ça passe. Cela m'est arrivé. Merci les RTT !

C'est ainsi que l'on constatera que finalement même si les trains sont deux fois moins nombreux, il n'y a pas deux fois plus de personnes. Pour ça je suis affirmatif car je le vois et le vis.

Je ne pense pas que du côté de la circulation automobile les choses soient pires. C'est déjà l'enfer, donc un peu plus de voitures...

Les grèves ne sont plus ce qu'elles étaient... Peut-être que certains grévistes commencent à ouvrir les yeux et à se rendre compte combien leurs comportements peuvent paraître déplacés pour une personne sans revenus par exemple. Par ailleurs on peut maintenant connaître à l'avance les horaires des trains qui vont circuler. Ils sont à l'heure et partent aux horaires habituels. Ce n'est plus la "galère" comme avant...

On n'entend même plus les voyageurs râler. C'est dire l'importance qu'on donne à ces mouvements sociaux. A force de se répéter la grève perd de sa valeur d'autant que les motifs ne sont pas clairs du tout. Le poisson serait-il bien noyé ? Ce ne sont pourtant pas les causes importantes qui méritent d'être défendues par tous (quelles que soient les convictions) qui manquent en ce moment.

En tous cas pendant les grèves certains ne perdent pas de temps et savent tirer profit de la situation. En quoi faisant ?

En navigant sur internet et en lisant en particulier ce blog. J'en profite pour les remercier, pour vous remercier toutes et tous. Jamais je n'avais eu autant de lecteurs en une seule journée ! Il faudra que je m'en souvienne car c'était peut-être la première et la dernière fois !

En attendant j'ai probablement dépassé mon quota de 300 mots (d'où les post...illons) et je ne suis pas plus inspiré pour la suite. Ne perdons pas espoir.

mercredi 8 novembre 2006

Portillon en panne (10 et fin ?)

C’est avec plaisir que Maurice aurait complété et illustré cette explication avec quelques schémas descriptifs, mais c’est un piètre dessinateur. C'est pourquoi il est allé jusqu'à prendre une photo pour vous ! C'est le deuxième en partant de la gauche.

Portillon 14


Maurice souhaite que les explications qu’il vous a fournies sont suffisamment claires pour que ceux qui habitent le Cantal et la Creuse commencent à s’entraîner chez eux et pour que les autres puissent mettre en pratique cette technique dès que possible, directement sur site.

Il espère ne pas vous avoir trop traumatisé ou barbé avec cet exposé à rallonge sur un sujet un peu austère et réservé à un public averti. Il pense qu’à partir de maintenant vous regarderez les portillons sous un autre angle. Surtout si vous passez en dessous pour les unes ou si vous vous cassez la margoulette pour les autres !

Une semaine après avoir noté les premiers symptômes du dysfonctionnement du maintenant fameux portillon numéro 14, les choses semblent être rentrées dans l’ordre. Pour l’instant ! Il fonctionne à nouveau normalement dans la plus totale indifférence, qui rappelons-le est le trait de caractère principal de la majorité des usagers des transports en commun.

Ce fut donc un moyen pour ce petit portillon de se révolter en quelque sorte, de se faire remarquer et de faire sentir sa présence. Sans le savoir, il aura réussi au-delà de ses espérances puisque son histoire a maintenant fait plusieurs fois le tour du monde et qu’il aura suscité une certaine forme d’émotion chez quelques unes d’entre vous. A lui seul il aura su faire grimper la pression artérielle de dizaines de voyageurs et fait remuer des dizaines de sacs à main. Ce que Maurice a pu constater à son horaire matinal s’est reproduit toutes les 15 minutes aux heures de pointe pendant plusieurs jours !

C’est ici que s’achève la belle aventure
Les voyageurs peuvent enfin monter en voiture
Ces bons moments sont gravés sur des disques durs
Toujours accessibles aux générations futures.

Il va falloir maintenant trouver un autre sujet de dissertation. Et fissa !

mardi 7 novembre 2006

Portillon en panne (9)

Cette méthode n’est bien sûr pas sans risques. En effet, comme la plupart des autres personnes, vous êtes partis de chez vous le matin pour une journée de travail, et à moins d’être prof de gym, vous ne portez pas forcément des vêtements souples et suffisamment amples pour accomplir ces gestes acrobatiques sans être gêné aux entournures. Même chose pour les chaussures qui peuvent être dotées d’un talon plus on moins haut. Enfin comme vous n’êtes pas partis de chez vous sans votre cartable ou votre baise-en-ville, vos mains ne sont pas complètement libres.

Pour les moins téméraires, la manœuvre peut être exécutée en marquant un temps de pause devant l’obstacle et en décomposant les différents mouvements. Les plus aguerris pourront franchir l’obstacle dans le mouvement.

Gare toutefois à ne pas y aller à l’économie ou de façon trop décontractée sous peine de se prendre les pieds dans la barre transversale ! Mieux vaut souffrir et risquer le claquage en passant cinq centimètres au dessus de la barre transversale, plutôt que de se vautrer de façon lamentable au milieu de l’engin. N’oubliez pas que vos mains vous soutiennent sur les côtés. En cas de chute vous n’aurez pas le temps de les faire passer devant vous pour vous protéger les dents ou le nez…

En cas de chute, il n’y a pas 36 façons de faire oublier son infortune et son ridicule face aux jeunes femmes que vous imaginiez en pâmoison à l’issue de votre exploit. Relevez-vous promptement, ramassez vos lunettes, votre cartable, les pages de votre journal, vos pièces de monnaie et quelles que soient la douleur qui irradie et la honte qui vous envahit, contraignez-vous à sourire et dites : « C’est rien, c’est rien… ».

Et n’oubliez pas : The Show Must Go On !

…à suivre…

lundi 6 novembre 2006

Portillon en panne (8)

Les hommes ont une approche et une méthode différentes. Comme toujours, en pareilles circonstances, il faut qu’ils épatent la galerie et qu’ils se fassent remarquer de la gent féminine. Chacun son style. Les femmes dans le charme, les hommes dans la démonstration de force. C’est ainsi. C’est inscrit dans les gènes et les premiers symptômes apparaissent dès l’enfance. Les partisans de l’école non mixte savent de quoi je parle.

Pour les hommes, donc, le passage du portillon se fera dans le cadre d’une démonstration de puissance pure, de force et d’agilité. Si les femmes préfèrent passer sous la barre, les hommes, les vrais, n’envisagent la sortie que par le haut. Au risque de se casser la figure et, s’étalant devant tout le monde, d’obtenir l’effet inverse de ce qui était recherché au début.

La technique est simple et efficace, à condition d’avoir conservé un minimum de condition physique, de souplesse et de coordination des mouvements. C’est pas gagné !

Maurice, ne reculant devant rien, va vous décrire par le menu et pas à pas cette technique qui pourra s’avérer utile le jour où par exemple, pressé par le temps et parce que la mécanique aura fait défaut, vous aurez à franchir le portillon par le haut, Men’s style !

Il suffit de poser une main de part et d’autre du portillon, légèrement au-delà du milieu de l’engin, de prendre appui sur les avant-bras, de ramener les genoux sous le menton, le tout dans un mouvement de balancier vers l’avant.

Dès que vous avez noté que vos pieds sont passés au dessus de la barre transversale, alors il est temps de déplier vos jambes et de poser les pieds à terre. Vous êtes arrivés. Si vous attendez trop longtemps, l’effet de balancier va vous faire repartir en arrière et tout sera à refaire.

…à suivre…