lundi 19 novembre 2007

Recylcage des petits sacs en plastique

Le vendredi c'est en jean que MAurice vient travailler, et les jours de grève, quand ça pousse, aussi car il n'a pas en plus envie de flinguer ses costards.
D'autant que lundi une jeune fille qui était tombée dans les pommes devant lui a commencé à vouloir vomir !
Trois stations plus tôt elle avait littéralement disparu de notre vue. Une poupée de chiffon sans tonus qui s'écroule.
Heureusement pour elle, la foule était suffisamment dense pour ne pas qu'elle se fasse mal en tombant.
Ensuite il a fallu la remonter, tant bine que mal, et la tenir debout, le temps qu'elle reprenne ses esprits.
Autant vous le dire tout de suite, elle était livide. Blanche comme un lavabo ou un cachet d'aspirine.
Elle toussait de plus en plus et avec sa fille MAurice se demandait comment ça allait finir.
On a tous gueulé pour savoir si quelqu'un avait un sac en plastique. "Viiiiite ! Y'a quelqu'un qui va vomir !"
Et comme par enchantement on a vu arriver des petits sacs en plastique de tous les côtés.
C'est incroyable le nombre de personnes qui voyagent dans les transports en commun avec un petit sac en plastique.
En plus, dans beaucoup d'entre eux il y avait des petits bonbons à la menthe.
Le premier sac qu'elle a eu entre les mains ressemblait à un sac qu'on trouve dans les grandes surfaces et qui sert à emballer les salades au rayon légumes.
Transparent avec des inscriptions vert foncé.
Il était encore tout plié comme il faut, preuve qu'il n'avait jamais servi.
Comme on a reçu plusieurs sacs, du coup j'en ai gardé un. Juste au cas où quelqu'un en aurait besoin.
Le soir en rentrant je l'ai vérifié. En fait il était tout troué ! Du coup je l'ai jeté à la poubelle. On a eu chaud.

Maurice a un petit cœur pour l'odeur du vomi, surtout quand on lui fait juste sous le nez dans un environnement surchauffé et sans aération.
Au grand air ou dans une pièce, même de la taille de wc, il arrive à réprimer les nausées.
Heureusement la jeune fille a réussi à se contenir jusqu'à l'arrêt suivant et à ne pas gueuler "Raoul, le prénom qui dessoule !"
Lorsqu'elle a voulu sortir de la rame, c'était un peu comme Moïse face à la mer morte ! Un miracle !

Hier il y avait plein de place dans un train. En fait toute la moitié de la rame était vide et l'autre complètement pleine.
Il y avait de la buée partout sur les vitres (signe qu'il y a beaucoup de gaz carbonique dans les ouagons).
En fait l'humidité venait d'une énorme pizza avec des morceaux que quelqu'un avait brutalement déposé par terre dans le train !
Celui qui a fait ça avait du sacrément gueuletonner dès le matin !

Ce que Maurice vous a écrit vous écœure ? Tout est pourtant si vrai et si loin de la réalité…

lundi 22 octobre 2007

Fin de grève ?

Comment Maurice, tout comme d’autres milliers de personnes, aura-t-il survécu à la grève des transports en commun ?

Les options sont nombreuses en fait en cas de grève des transports en commun. Cela dit c’était la première fois depuis des années de conflits sociaux que la gare était fermée et que la circulation était supprimée.

En temps « normal » il y avait toujours quelques trains. Certes moins nombreux et moins réguliers et parfois plus courts, mais il y en avait toujours. Il était également possible d’arbitrer entre le RER A et le RER E. Pas cette fois !

La décision prise fut donc non pas d’aller soutenir un mouvement impopulaire d’une minorité au fort pouvoir de nuisance, mais de poser une journée de congés. Il faut bien que les RTT, autres « zacquis sociaux » obtenus de longue lutte pour une autre catégorie de privilégiés dont Maurice fait partie, servent à quelque chose.

En ce qui concerne le vendredi, Maurice avait la possibilité d’accompagner un de ses amis qui devait rendre une voiture de location louée les jours précédents pour pouvoir se déplacer en province. Et là aussi tous les records furent battus car un trajet qui par les transports en commun prend en général 1h15 en ne prenant pas forcément le chemin le plus court, se transforma en un calvaire de 4h30 !

Combien de tonnes de CO2 ? Combien de tonnes de particules plus ou moins fines ? Combien d’éternuements et de saignements de nez intempestifs ? On ne la saura jamais. Et quand bien même ?

Le chemin du retour dut se faire sans la voiture ! Maurice et son ami avaient délibérément pris le risque de ne pas avoir de moyen de transport pour le retour. Si au moins ils avaient emporté leurs rollers… Heureusement pour eux, la ligne 1 du métro avait repris du service, ainsi que le RER E. Restait à faire la jonction entre les deux. Décision fut prise de la faire à pied entre Franklin D. Roosevelt et Haussmann Saint Lazare. Au total le retour durera deux heures. On n’ira pas se plaindre !

En ce lundi matin, la situation est revenue à la normale sur le trajet de Maurice. A moins que ce soit un leurre qui permette aux grévistes de coincer les honnêtes gens dans Paris ? Comment leur faire confiance ?

jeudi 4 octobre 2007

Bonne fête Maurice !

C'est aujourd'hui sa fête !

Il est toujours là, il prend toujours les transports en commun (RER, métro ou bus), il vous observe toujours et il lit vos commentaires (de moins en moins nombreux, à l'image de ses billets).

Flipère l'escargot lit mon blog

Il comprend les reproches que vous lui adressez ainsi que le vide ou le manque que son absence peut provoquer. Il l'a vécu de la même façon à plusieurs reprises. Un être vous manque et tout est dépeuplé ? Cela dit vous lui manquez aussi et il pense aussi à vous.

Il aurait certes pu écrire un dernier article, plutôt que de terminer en queue de poisson et à ce titre on a un peu de mal à lui pardonner. Peut-être reviendra-t-il un jour ?

En attendant, que devient donc Maurice ? Comme l'a dit un ou une anonyme, Maurice fait du roller ! Et dans ce cadre il a même créé un blog qu'il alimente régulièrement. La fréquentation n'est pas la même car c'est avant tout un outil de communication à l'usage d'une petite communauté pas forcément "branchée blog" ! Quant à le trouver grace aux outils de recherche...

mercredi 20 juin 2007

Danger ! Croisement !

Il arrive parfois, alors que l’on se trouve dans des endroits familiers ou non, alors qu’on s’y attend le moins, de croiser des personnes que l’on se surprend à regarder , voire dévisager avec un sentiment de curiosité, pour ne pas dire d’interrogation.

Si je devais vous faire une confidence, en ce qui me concerne, ça se passe plutôt sur les quais du RER, les ascenseurs ou à la cantine d’entreprise. En gros les endroits où il y a du passage. Rien que de plus normal en fait…

Ces visages ou ces silhouettes que vous observez de façon soutenue vous disent quelque chose et ramènent à la surface des images, des situations, un sentiment de déjà vu ou de déjà vécu. Mais aussi et surtout des questions.

Cela se produit de façon soudaine et vous arrache à votre rêverie ou à vos pensées. On peut ainsi croiser tous les jours la même personne au même endroit, au même moment sans l’apercevoir pour autant jusqu’au jour où…

Selon la vitesse à laquelle vous percutez, selon le temps de réaction qui vous est nécessaire, vous vous posez les questions suivantes : « Je connais cette personne, mais qui cela peut-il bien être ? Où l’ai déjà rencontrée ? »

Ce questionnement est d’autant plus intense que vous avez pu lire le même genre d’interrogation dans le regard de la personne que vous venez de croiser.

Tout cela se passe très vite, le temps de croiser la personne, voire de se retourner en passant et de s’apercevoir que l’autre personne fait de même. Et là l’interrogation est à son comble.

Quand on se croise dans la rue, cinq ou six mètres plus loin, c’est terminé. Chacun reprend son chemin avec éventuellement ses questions en tête. Lorsque la même scène se passe dans le confinement d’une rame RER (par exemple), la situation est un peu différente. Des regards vont sûrement se croiser à un moment ou à un autre, avec tous les sous-entendus possibles et imaginables, surtout si ce chassé-croisé de regards se répète entre deux personnes du sexe opposé…

Tout dépend alors de l’élégance de la personne que vous observez. S’il s’agit d’une marchande de morues, vous risquez, au beau milieu de la foule surprise, de vous faire rappeler à l’ordre par un bruyant « TU VEUX MA PHOTO LÀ OU QUOI ?»

vendredi 8 juin 2007

Les Zombies

Certains les matins on a l’impression qu’ils sont directement sortis de leur cercueil ou de leur tombeau et que mus par un signal invisible, inaudible et en tous les cas incompréhensible du commun des mortels, ils se sont donné rendez-vous au même endroit et à la même heure. Ils, ce sont tous ces zombis mal dégrossis, ces lémures et autres âmes damnées.

Cet endroit c’est le quai du RER que j’emprunte tous les jours et l’heure c’est justement celle à laquelle je décide moi aussi de me rendre sur ce fameux quai.

Ce qui les caractérise, c’est tout d’abord leur démarche. Loin d’être celle d’un fringant jeune premier sûr de lui et de sa jeunesse, on a l’impression qu’ils portent tous les soucis de la terre sur leurs épaules.

Leurs pas sont d’autant plus traînants qu’ils ont les épaules voûtées. Des morts-vivants et des momies, fruits de la création d’un docteur fou et de son assistant décérébré, se dissimulent sous des apparences trompeuses. Ils sont habillés comme vous et moi.

Je me demandais encore l’autre jour comment j’avais pu ne pas me faire remarquer par ces succubes et autres croqueurs de crânes, comment jusqu’à présent je n’avais pas été pourchassé et rattrapé jusqu’à être dévoré et englouti par une horde de zombis pustuleux irradiés et assoiffés de sang, ces vampires et leurs cousins les esprits et les spectres.

Une foule tellement compacte, qu’on on a beau vouloir les zigouiller en vidant des dizaines de chargeurs de mitrailleuse, il en revient toujours autant.

C’est en passant devant un énorme miroir l’autre matin que j’en compris la raison. J’en suis encore à me demander quand et comment cela a pu se produire. Toujours est-il que je n’ai maintenant plus aucun doute. S’ils ne m’ont pas encore sauté dessus c’est tout simplement parce que je ne suis ni plus ni moins que l’un d’eux !

Maurice zombie

mercredi 30 mai 2007

Le Petit Chaperon au Bois Dormant

Qu'attend-il au fond de son pot à scruter d'un oeil torve les personnes passant devant son repère ? Quel regard renvoie-t-il à ceux ou celles qui l'ont remarqué ?
La pluie pratiquement incessante a fait sortir le crapaud du bois.
Est-il de ces crapauds qui attendent le réveil tant attendu qui viendra les sortir de ce cauchemar éveillé dans lequel une méchante sorcière l'a plongé ?

La princesse qui a sorti le loup du lac glacé a été suffisamment échaudée pour ne pas recommencer la même erreur.

Vous ne connaissez pas l'histoire ?

Ce brave loup était pratiquement mort de froid et de faim cet hiver là. C'est alors qu'il remarqua quelques carpes immobiles dans un lac. En se penchant pour les attraper, il tomba dans l'eau glacée. Il était tellement faible qu'il n'eut pas suffisamment de force de se sortir de la noyade. Il n'eut la vie sauve que grâce à la réaction d'une jeune et jolie Princesse.
Elle passait dans les parages lorsqu'elle entendit le bruit d'un corps qui tombe à l'eau et se débat. Elle se précipita alors et vit un loup qui se noyait. Il lui fallut faire preuve de beaucoup de courage et d'abnégation pour vaincre sa peur du loup et se décider enfin à le sortir de ce mauvais pas.
D'une main elle agrippa un arbre, se pencha au dessus de l'eau et en tendant l'autre bras, elle réussit à empoigner la queue du loup. Après quelques efforts elle put enfin le tirer jusque sur la berge.
C'est à ce moment précis que le miracle se réalisa.
En effet, à peine le loup fut-il sur la berge qu'il se transforma en un magnifique Prince Charmant.
La Princesse fut quasiment statufiée par la surprise. Imaginez la les yeux et la bouche grands ouverts.
Le charme fut rompu lorsque le Prince Charmant finit par lui dire :
" Merci gente Princesse de m'avoir sauvé la vie. Pouvez-vous néanmoins me lâcher maintenant ?"


Crapaud - Toad

vendredi 18 mai 2007

Arrêtez le massacre !

C’est chaque fois la même chose. Il suffit qu’il ait plu au cours de la nuit pour qu’au petit matin des escargots inconscients soient encore en train d’arpenter le quai du RER.

Qu’y trouvent-ils de mieux qu’au milieu des herbes et fleurs qui tapissent le bas-côté ? Une envie de piquer une pointe de vitesse sur le bitume histoire de se défouler de temps en temps ? Marre de devoir se frayer un passage au milieu des tiges entrelacées ? Un besoin de se dérouiller le pied ?

Ils ont beau filer ventre à terre, c’est malheureusement trop tard pour certains. Ou pas suffisamment vite. Un peu comme Cendrillon qui a oublié de faire demi-tour au moment de minuit. Ou bien encore comme Icare qui voulut trop s’approcher du soleil.

Ils ont beau être à l’abri de leur coquille, ils sont néanmoins vulnérables et pas à l’abri d’un écrasement fatal. A la différence de Cendrillon, leur coquille ne se transformera pas en citrouille, mais en une infâme bouillie gluante et craquante. De ce côté-là on pourrait dire qu’ils ressembleraient plus à Icare si celui-ci n’était pas tombé dans la mer.

Le voyageur qui pose le pied sur une coquille d’escargot s’en rend très vite compte. Comme lorsqu’il marche sur une grosse merde. Combien y en a-t-il qui ne regardent pas là où ils posent le pied ?

Le bon côté de l’histoire est que tout ne sera pas perdu pour tout le monde. En effet quelques oiseaux malins et opportunistes sauront profiter de cette manne, une fois le dernier voyageur monté dans la rame et le train parti.

Il y a quand même quelques âmes charitables qui, du bout du pied ou de la main, sauront placer hors de danger quelques uns de ces gastéropodes, de manière à ce qu’ils puissent à nouveau tenter le diable à la prochaine averse !

Escargot sous la pluie

lundi 14 mai 2007

Enfin réparé

En plusieurs endroits de la gare RER de La Défense, il y a un escalier classique au milieu de 2 escaliers mécaniques : un qui monte, l'autre qui descend. Cela faisait un peu plus de 2 semaines maintenant qu'un des escaliers mécaniques de la station RER de La Défense était en panne. Justement celui que je prends le soir pour descendre jusqu'au quai.

Ce soir, miracle, il fonctionnait de nouveau !

Tous les soirs des 2 semaines précédentes donc, je me pointais invariablement à cet endroit de la gare voyageurs. Et tous les soirs, quelle que soit l'heure, une foule monstrueuse s'était accumulée en haut des marches de l'escalier normal, le seul escalator encore en service était réservé à la montée. Il était malheureusement trop tard pour moi pour faire demi-tour. Il faudrait que je me mêle à tous ces voyageurs contraints à descendre au ralenti la cinquantaine de marches, à 3 ou 4 de front, à observer le haut du crâne de celui ou de celle qui vous précède.

Il faut pardonner la plupart de ces voyageurs qui n'ont pas l'habitude de monter ou descendre un escalier. Il n'y a qu'à voir avec quel empressement certains et certaines d'entre eux s'empressent à occuper la file de droite, celle ou l'usage autorise de s'arrêter, alors que la file de gauche est en principe réservée à ceux qui sont pressés. Même chose le soir pour descendre. Il y en pourtant quelques-uns et quelques-unes pour qui un peu d'exercice ne ferait pas de mal de temps en temps... Dès lors qu’il faudra monter ou descendre, cela représentera un défi physique terrible. Où va-t-on ?

Cela dit, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même étant donné que chaque soir j'avais oublié ma promesse de la veille de ne plus passer par cet endroit en attendant une normalisation de la situation.

lundi 7 mai 2007

Résultats du second tour

A la question "Quel candidat remportera l'élection présidentielle ?", tous les votes exprimés ont été validés et enregistrés. Les abstentions ont été nombreuses et il n'y a pas eu de vote blanc ou nul. Le nombre d'inscrits restera toujours un mystère.

Il s'avère que le résultat obtenu est assez proche du score final officiel.

C'est pourquoi je vous donne rendez-vous dans 5 ans moins deux semaines pour connaître en avance sur tout le monde le nom du futur candidat.

Merci à toutes et à tous pour votre participation.

Nicolas Sarkozy54.54%
Ségolène Royal45.45%


ps : si une âme charitable pouvait me communiquer le numéro de téléphone de SOS Femme Battue...

vendredi 27 avril 2007

Toujours plus vite (2)

Retour donc dans les couloirs du RER E…

Le voyageur pressé et accro à sa moyenne a en un clin d’œil et en un claquement de synapse, repéré la faille. En accélérant le pas, et quitte à jouer des coudes, il se retrouve dans le sas que personne n’avait pensé emprunter ! Quelle bande de gros nazes ! Dans son sillage, et sans qu’il s’en rende compte, il a entraîné un autre voyageur, tout aussi pressé et accro à sa moyenne, mais qui a réagi un petit poil moins vite.

C’est à ce moment que la situation devient cocasse.

En effet le sas est capable de « voir » automatiquement qu’il y a plus d’une personne, et contrairement à Sésame, malgré les invocations, refuse de s’ouvrir tant qu’il reste plus d’une personne. Un message diffusé par haut-parleur le confirme. En général le voyageur pressé n’écoute pas ce message. Il se contente de valider une deuxième fois son ticket, et on lui répète qu’une seule personne à la fois peut passer. Le deuxième voyageur pensant bien faire veut aussi passer son ticket. Il est en effet convaincu que le gros balourd devant lui, celui aux chaussures pleines de boue, sort de sa province et n’a pas de ticket valable et qu’il ferait mieux de rester chez lui plutôt que d’emmerder le monde !

Pendant ce temps, les autres voyageurs passent tant bien que mal les uns après les autres, laissant les deux excités sur place. Jusqu’au moment où les contrôleurs qui sont dans le cagibi juste à côté s’emparent d’un micro pour dire qu’un des deux voyageurs doit sortir du sas.

C’est tout juste si le premier, se sentant plus dans son droit que le deuxième, ne le traite de tous les noms d’oiseaux ! Non mais, et ma moyenne gros c.. ! Le deuxième voyageur honteux et confus doit donc s’effacer et attendre son tour, alors qu’aux autres portillons il n’y a presque plus personne !

Comme l’a si bien dit Jean de la Fontaine et probablement Esope avant lui, rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Maintenant il va falloir cravacher pour redépasser tous ces traînards !

jeudi 26 avril 2007

Toujours plus vite

Afin de faciliter l’accès aux trains, et au RER en particulier, des portillons d’une taille supérieure ont été installés par la SNCF et la RATP. Ils permettent entre autres de faire passer un handicapé dans son fauteuil roulant, une personne poussant un landau de compétition tous-terrains, avec poignées de frein, ou bien encore une voyageuse tirant une valise à roulettes de la taille d’une armoire normande.

A Haussmann-Saint-Lazare, dans le RER E, ce portillon particulier se présente sous la forme d’un sas fonctionnant dans les deux sens. On peut l’utiliser indifféremment pour accéder aux quais ou pour sortir de la zone à l’intérieure de laquelle un titre de transport est obligatoire.

Il suffit de pénétrer dans le sas, d’utiliser son titre de transport (ticket ou Pass Navigo), d’attendre que la porte de derrière se referme, et que celle de devant s’ouvre pour sortir du sas. Le sas est de plus un système anti-émeute puisqu’il est prévu pour empêcher le voyageur non muni d’un titre de transport de frauder, et parfois de provoquer une émeute s’il se fait contrôler… Mais ça c’est une autre histoire !

En période d’affluence, et a fortiori lorsque quelques portillons « normaux » ne fonctionnent pas, certains voyageurs pressés, afin d’éviter d’avoir à faire la queue et de perdre 30 secondes, utilisent ces sas King-Size. C’est un peu comme au péage sur l’autoroute. Vous avez fait une bonne moyenne, vous avez même en vue le record sur le trajet et donc il est hors de question de ruiner cette nouvelle victoire dans des files d’attente. Il va falloir ruser et être plus malin que les autres bœufs qui ne savent pas reconnaître la bonne file qui va plus vite que les autres ! C’est ainsi que certains s’engouffrent dans la file réservée au Télépéage sans avoir le boîtier. Ceux-là on tout gagné… Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse !

lundi 23 avril 2007

Résultat du test du 25 mars 2007

Il y a environ un mois, je vous posais la question existentielle suivante : " Avez-vous une anecdote concernant le changement d'heure ? " Pour ceux qui auraient la mémoire courte, il y a un mois environ on passait à l'heure d'été. D'où le sondage...

28 personnes dans l'intervalle ont accepté de répondre et je les en remercie.
Voici les résultats de ce sondage.

1 personne s'est pointée une heure plus tôt au boulot3.57%
Pour 3 personnes, la bombe avec laquelle ils avaient rendez-vous est arrivée une heure plus tôt et ne les a pas attendus10.71%
3 personnes se sont trompé en changeant l'heure de ma montre et ça a fichu leur journée en l'air10.71%
Pour 21 personnes c'est un non-événement75%

Connaissant maintenant ces résultats, j'espère que vous allez vous rendormir sur vos deux oreilles. Si vous éprouvez des difficultés, alors vous trouverez certainement le temps de répondre au nouveau questionnaire non subventionné que je mets en ligne. On verra si d'ici deux semaines l'échantillon de mes lecteurs est répresentatif.

Rassurez-vous, je ne sais pas qui vote quoi et quand bien même si je le savais...

A vos urnes ! Prêts ? Partez !

lundi 16 avril 2007

Si c'temps-là i'continue

Sous certaines contrées, une chanson, célèbre localement, nous met en garde contre de fortes chutes de neige qui risquent d’atteindre le bas du dos. C’est de la mi-février, en passant jusqu’aux alentours du début du printemps qu’il est possible de l’entendre. Nous en sommes certes un peu éloignés maintenant, mais le titre en lui-même garde toute sa saveur.

En cette période où les thermomètres et baromètres ne savent plus où donner de l’aiguille, ce n’est pas de la neige qu’on risque de voir tomber, ni même de l’eau. Ce sont plutôt les usagers des transports en commun qui jusqu’à présent pouvaient se faire du mouron au sujet de la chaleur seulement aux mois de juillet et août.

Dorénavant va-t-il falloir endurer la grosse chaleur de mi-avril à mi-octobre, soit la moitié de l’année ? La plupart des rames des trains circulent ou stationnent en plein soleil et les tunnels sont en permanence réchauffés par les moteurs électriques des rames. La climatisation est quasi inexistante et on peut comprendre pour certains l’avantage qu’il y a à prendre sa voiture.

C’est donc en pensant déjà au retour du soir que Maurice a repris le chemin du travail ce matin avec une certaine appréhension. Sans compter les pics de pollution qui atteignent des sommets. Pas besoin de mesure pour s’en rendre compte. Un brouillard jaunâtre bouche l’horizon. Sans doute le pollen des bouleaux qui s’en donnent à cœur joie en ce moment !

Sous les contrées dont je vous parlais plus haut et que j’ai retrouvé l’espace d’un week-end, lors de fortes chaleurs, on parle de brume de mer, quand ce n’est pas du brouillard ou un ciel si bas. C’est à la fois frais, humide et iodé ! Rien à voir donc et beaucoup plus supportable, quitte à enfiler un petit gilet ou un K-way!

vendredi 30 mars 2007

Ce n’est qu’un au revoir

Rassurez-vous, contrairement à ce que vous avez pu imaginer en lisant ce titre, je ne pars pas ! Sauf, bien sûr pour ceux ou celles qui n’attendent que ça !

Ce matin l’ambiance dans le train n’était pas à la morosité. Profitant d’une nouvelle journée de grève dans l’éducation nationale, Maurice a pu faire la grasse matinée et du coup retrouver des compagnons de voyage qui ne sont pas aussi matinaux que lui et qu’il n’avait pas vu depuis longtemps.

Et pour l’un d’eux, c’était la dernière fois qu’il prenait le train pour aller travailler. C’était son dernier jour de travail. Il sera en retraite ce soir. On a beau se dire qu’on est content pour lui, quelque part, au fin fond de soi-même ce n’est pas si réjouissant que ça. Une petite voix, certes faible, vous laisse tout de même entendre que c’est un peu le début de la fin. Et que si pour lui c’est maintenant, pour les autres ça viendra aussi un jour. Forcément.

Mais oublions tout ça pour rester sur des notes gaies.

Il s’est bien sûr fait chambré. Une fois le wagon rempli, l’annonce a été faite à la cantonade.

Il lui a été demandé de faire la bise à toutes les femmes présentes. On lui a demandé où étaient les bouteilles, les croissants…

Les voyageurs étrangers à ce moment, même ceux dont la lecture fut perturbée par le bruit du chahut et des conversations enjouées, n’ont pu s’empêcher de sourire et d’avoir un petit mot pour lui lorsqu’il descendit à Magenta, et que tout le monde entonna un joyeux « Ce n’est qu’un au revoir » !

Espérons que cette dernière journée ne sera pas gâchée ce soir par une absence de trains, ou des incidents inexpliqués générant des heures de retard, comme ce fut le cas plusieurs fois cette semaine.

lundi 26 mars 2007

Strip Tease

En attendant que Maurice revienne, il vous offre ce Strip Tease.
La nudité peut choquer.
Âmes sensibles s'abstenir...

Strip tease

jeudi 22 mars 2007

Happy Birthday Belette !

Ce matin n’était pas un matin comme les autres. C’est en effet la première fois que Maurice prenait le train le jour de l’anniversaire de sa fille préférée.

Ce matin, au réveil, il ne lui avait pas souhaité un bon anniversaire. D’apparence tout semblait se dérouler comme un jour ordinaire. Pourtant Maurice avait tramé quelque chose dans le secret, afin de lui faire une petite surprise.

C’est toujours amusant de faire comme si on avait oublié de souhaiter l’anniversaire de quelqu’un. La personne concernée sait, forcément, que c’est le jour de son anniversaire, et s’attend à ce qu’on lui souhaite. Cela dit, si on lui souhaite tout de suite, l’effet escompté de la surprise risque de perdre de sa saveur. Donc, quitte à passer pour un sans-cœur, on fait comme si de rien n’était, sachant que l’autre vous reproche peut-être votre oubli, mais sans l’avouer. Au moment de dévoiler ce que vous avez préparé, vous savez que tout sera oublié !

Il en fut ainsi ce matin. Réveil, petit-déjeuner, préparatifs, départ en voiture pour la gare, attente du train… tout se passe comme pour une journée classique. Ce n’est qu’un fois installés à leurs places habituelles que les choses se mirent en place.

Tout d’abord Maurice extirpa son iPod de son sac, l’alluma et rechercha la musique qu’il venait juste de rajouter. Un « Happy Birthday To You » interprété par les Fêtards et extrait du disque 4 de la compil’ « Faire la fête ». Entre parenthèses, pas le genre que Bra écoute régulièrement, mais pas non plus du genre auquel vous pensez !

Maurice lui passa les écouteurs et lui remit un paquet cadeau. La Belette (c’est son surnom), put alors fébrilement déballer son petit cadeau en musique ! Son sourire franc ne laissa aucun doute sur le plaisir qu’elle éprouva à ce moment-là ! Il était temps de sortir le gâteau d’anniversaire : une de ses portions de gâteau dans un emballage individuel, pratique à mettre dans la poche !

Pour les bougies et le Champomy, on attendra ce soir !

mercredi 21 mars 2007

Accrochez-vous !

En repensant l’autre jour à l’article que j’avais écrit au sujet de la barre qui dans les transports en commun permet aux voyageurs de garder leur équilibre, en imaginant les techniques que chacun d’entre vous a pu développer pour faire face à l’adversité, une anecdote m’est revenue.

Cela s’est passé il y a quelques années dans une ville portuaire du Nord de la France. Et bien entendu l’action se déroule dans les transports en commun. En l’occurrence il s’agit d’un autobus car le tramway ne fonctionnait déjà plus. Un groupe de trois personnes comme on n’en voit plus monte dans le bus. On peut distinguer un adulte d’une cinquantaine d’année et deux adolescents. Ils sont tous les trois habillés en aube et l’un des adolescents porte une grande croix, celle que l’on porte en tête d’une procession d’enterrement.

Certes ce n’était pas un enterrement à Ornans, mais si vous avez l’occasion de voir ce tableau cela vous donnera une idée des personnages.

Dans le bus, une âme charitable a laissé une place assise au prêtre. Les enfant de chœur sont debout dans le bus au milieu d’autres personnes qui ne leur prêtent pas plus d’attention que ça dans la mesure où il n’y avait, à ce moment-là, rien d’extraordinaire à voir un prêtre, non pas en soutane, mais en aube, accompagné par des enfants de chœur.

Celui qui est chargé de la croix la tient verticalement et discute gaiement avec son camarade.

Tout se passe bien jusqu’au moment où le bus se met à freiner brutalement. Les voyageurs se retrouvent alors déséquilibrés et dans un ultime réflexe, s’agrippent à la croix, pensant avoir affaire à une barre du bus !

Il faut imaginer la scène ! Un groupe de voyageurs au regard ahuri, cramponnés à la croix pensant avoir affaire à un support digne de confiance, et partant à la dérive dans le bus !

J’en ris encore !

mardi 20 mars 2007

Lecture et transports

Publié le 14-03-2007 à 14:56 sur le site Web du journal gratuit Métro

On lit dans les transports en commun
Pour passer le temps ou ne pas en perdre, 56 % des Métronautes disent lire dans les moyens de locomotion publics

lecture


Encore quatre stations de métro, le temps de finir son chapitre ou de lire quelques articles de journaux. Parce que les transports en commun sont des lieux propices à la lecture pour 56 % des 229 Métronautes qui ont répondu au sondage. Près d'un sur trois (27 %) déclare lire de temps en temps. 10 % ne lisent jamais et 7 % rarement.

lundi 19 mars 2007

Vue imprenable

Le fait de se retrouver dans la position debout au milieu d’une foule compacte de voyageurs peut parfois amener à des situations cocasses. En temps normal chaque individu considère naturellement l’espace qui l’entoure comme étant son périmètre de sécurité. A partir du moment où ce périmètre est franchi, la personne se sent envahie, voire agressée.

Dans les transports en commun, lorsqu’il y a foule, ces périmètres sont pulvérisés. Vous vous retrouvez au milieu d’une foule compacte, serré des tous les côtés. En général vous ne choisissez pas la personne contre laquelle vous serez collé pendant des minutes plus ou moins longues. Tout dépend de la personne en question, car il faut bien avouer que certaines circonstances sont moins désagréables que d’autres !

C’est ainsi que vous aurez parfois tout le loisir d’observer de très près le crâne dégarni du petit monsieur qui est juste devant vous, qu’il soit face à vous, qu’il vous tourne le dos ou bien qu’il soit de profil. Aucun pore de sa perruque en peau de fesse n’aura plus de secret pour vous. Il ne manquerait plus qu’une mouche prenne cette surface lisse pour une piste d’atterrissage pour que le tableau soit complet.

Si certaines se plaignent de voyager avec le nez à hauteur des aisselles des autres voyageurs, il pourra arriver aux plus chanceux d’avoir le nez perdu dans la généreuse poitrine d’une charmante voyageuse ou bien d’avoir la vue plongeante sur les Grandes Jorasses. Là, il est difficile de regarder à droite et à gauche sans passer par le centre, avec au passage l’échange de sourires réciproques, malicieux d’un côté, un peu gêné de l’autre ! C’est pas le moment de perdre un écouteur de l’iPod, vous risqueriez de ne pas le retrouver…

Au passage vous m’excuserez de n’avoir trouvé, malgré une recherche intensive, que cette photo qui illustre cet article de façon partielle. Je n'ai pas été fichu de trouver de photo de décolleté...

Terry

vendredi 16 mars 2007

Nouveaux uniformes SNCF

La SNCF a dévoilé il y a quelques jours les nouveaux uniformes des agents SNCF. Ils sont la création de Christian Lacroix, qui décidemment se spécialise dans l’habillage des transports en commun. Après le personnel d’Air France, l’intérieur des TGV et bientôt le tramway de Montpellier, ce sont dès à présent les contrôleurs SNCF qui passent entre ses aiguilles.

On devrait pouvoir les voir défiler dans les voitures au mois de juin prochain. Cela dit il faudra des heures d’entraînement pour passer de la marche à la dix heures dix à la démarche du mannequin ! Ne rêvons pas trop quand même…

Les uniformes sont toujours gris mais égayés par des touches de violet et de vert.

Je ne résiste pas à vous dévoiler ces quelques clichés trouvés sur internet. Sans être un grand prophète j’imagine très bien le couple qui ne me contrôlera jamais… On n’a que ce qu’on mérite, pas vrai ?

Uniformes SNCF