vendredi 19 janvier 2007

On a évité le pire (1)

Je vous ai fait part il y a quelques semaines maintenant des comportements des voyageurs face à un portillon en panne.

Ce matin le scénario était quelque peu différent dans la mesure où sur l'ensemble des portillons qui filtrent l'accès aux quais, un seul était ouvert dans le sens hall-quai. Un seul portillon donc était allumé au vert. Le panneau rouge de "Sens Interdit" était allumé sur tous les autres portillons.

De prime abord je n'avais rien remarqué, tout occupé que j'étais à allumer mon téléphone et terminer de me réveiller, en attendant avec ma fille que son amie arrive. C'est ma fille qui m'a fait observer l'anomalie. Bon sang ne saurait mentir ! Effectivement je me suis rendu compte de l'évidence.

Ma première pensée fut d'imaginer la panique qui saisirait les voyageurs, alors qu'ils commenceraient à arriver en masse juste à l'heure, et qu'ils prendraient conscience du problème. Ce serait l'émeute. Les plus faibles seraient piétinés, des bagarres éclateraient et le sang coulerait. C'est pour éviter cette violence et cette effusion de sang que ni une ni deux, je me précipitais vers le guichet pour signaler l'anomalie.

La jeune femme (qui n'était pas à son poste) finit par arriver au bout d'un certain temps.
- Bonjour Mademoiselle.
- Bonjour Monsieur, en quoi puis-je vous être utile ?
- Et bien je viens de m'apercevoir qu'un seul tourniquet est ouvert. Dans quelques instants les voyageurs vont arriver en masse etça va être l'émeute !
- Désolé Monsieur, mais l'Agent d'Accueil qui sait comment ça fonctionne n'est pas arrivé et moi je ne sais pas le faire...
- Ah ! Dommage. Au revoir Mademoiselle.
- Au revoir Monsieur.

Je retournais alors vers ma fille d'un air désolé en lui expliquant que malgré mon initiative altruiste et mes efforts, le drame ne pouvait être évité. Nous décidâmes alors de passer tout de suite par le portillon ouvert afin de ne pas en rajouter.

(à suivre...)

jeudi 18 janvier 2007

Migration

Bonjour,

vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais je viens (enfin) de migrer ce blog vers la nouvelle version Blogger.

Cela s'est fait sans problème, ce qui n'est pas forcément le cas des migrations que je subis parfois au boulot. Je connaissais un peu les fonctionnalité de cette version mais il faut quand même que j'approfondisse.

Le premier article dans la nouvelle version paraîtra demain et le titre sera "On a évité le pire".

Bonne journée !

mercredi 17 janvier 2007

Taille des bonnets

Tout comme vous, ma quête s'est révélée infructueuse. Mais je ne désespère pas pour autant même si après avoir cherché toutes les sortes de bonnets sur "Google Images", je n'ai rien trouvé.

En y regardant de plus près, dans la rubrique images, après avoir une fois de plus essuyé un échec en ne tapant finalement que bonnet, je me suis aperçu que juste en dessous de bonnet il était marqué : "Afficher toutes les tailles". Vous pourrez le vérifier par vous même. Je n'invente rien.

Diable ! Y aurait-il plusieurs tailles de bonnets ?

Le problème c'est de connaître l'unité de mesure à utiliser. Une des seules unités que je connaisse en matière de vêtements c'est petit, moyen, grand et très grand. Il y a même très très grand. Cela a été traduit par S, M, L, XL et XXL.

J'ai commencé par taper "bonnet S", mais Google Images m'a dit que j'avais mal écrit l'argument de recherche et me proposait d'écrire "bonnets" sans espace.

Je décidais alors de passer à la taille suivante et de taper "bonnet M". Les seules photos qui se sont affiché ne montraient qu'un groupe de musiciens disco de la fin des années 70. Il était également question d'une demoiselle Ferrari. Lolo de son prénom. Je n'ai pas compris le rapport...

Pour couper court je passais alors directement à "bonnet xxl". Là on me parle de bonnet à baleine ! Depuis quand les baleines mettent-elles des bonnets ?

Bref, vous vous en êtes rendu compte par vous-mêmes, tous mes efforts furent voués à l'échec. Je ne vais tout de même pas encore devoir écrire un billet de plus à ce sujet ?

mardi 16 janvier 2007

Fous ta cagoule ! Fous ta cagoule !

Sachez que je ne cherche nullement à faire monter de façon artificielle la fréquentation de ce blog, même si je sais pertinemment qu'en ce moment, « Fous ta cagoule » du groupe Fatal Bazooka, cornaqué par l’excellent Michael Youn, est probablement le plus écouté et téléchargé. Sur ITMS c'est quand même la deuxième vidéo la plus téléchargée ! C’est dire…

Ce morceau d'anthologie, critiquerait-il de façon plutôt drôle les rappeurs franchouillards qui se la pètent à la sauce américaine ? On est en droit de se poser la question.

Non, si j’ai fait allusion à cette chanson, c’est seulement pour essayer d’apporter un peu plus de précisions au sujet de la description du fameux couvre-chef que j’aperçois de plus en plus dans les transports en commun.

Thalie a eu la bonne idée de m’envoyer un lien pointant sur la photo d’une de ses amies portant en fait ce qui ressemble plus à une casquette tricotée, certes avec visière, mais qui ne ressemble pas à ce que j’ai vu. Si cette photo ne résout pas le problème, elle est cependant une bonne incitation même pour le moins dégourdi d’entre nous à se mettre à tricoter !

Le bonnet dont je parle couvre le crâne et les oreilles. Les deux mon général ! Il est donc plus grand qu’une moitié de ballon. Il n’y a ni rebord, ni visière. Il fait pile poil (de lama) la taille de la tête. Pour avoir l’air plus intelligent, on peut le faire descendre jusqu’aux sourcils.

À la différence d’une casquette, aucun danger que ce genre de bonnet s’envole au moindre coup de vent. Voilà, je ne sais que rajouter de plus si ce n’est que je suis au grand regret de vous avouer qu’à mon grand désespoir, je ne trouve pas sur mon moteur de recherche préféré une illustration digne de ce nom.

lundi 15 janvier 2007

La mode cet hiver

Un des objectifs de ce blog est de vous faire connaître, entre autres, la tendance en matière de mode dans les transports en commun. Ce matin, alors qu’avec sa fille, dans le hall de la gare, ils attendaient son amie, il fallait bien qu’il s’occupe. Maurice est en effet incapable de ne rien faire. Alors il commence à observer les usagers matinaux qui arrivent petit à petit.

C’est en les observant qu’il a noté un détail vestimentaire auquel il n’avait jusqu’à présent pas porté attention. Signe que nous sommes en hiver, malgré la douceur relative de la saison, les casquettes en toile cèdent le pas à un autre couvre-chef.

Les fameuses casquettes de marques célèbres parmi lesquelles on peut citer Louis Vuitton, Burberry’s, Ralph Lauren, Lacoste, sans oublier Nike, casquettes que l’on peut porter de différentes façon, avec la visière devant pour se protéger les yeux, derrière pour se protéger la nuque, sur le côté gauche pour se protéger l’oreille gauche (même chose à droite), ou carrément sur l’arrière de la tête, avec la visière dressée à 45 degrés au milieu du crâne !

Bref ces fameuses casquettes cèdent du terrain face à l’offensive d’une espèce de bonnet en laine tricotée. Il n’y a ni pompon, ni visière, juste la forme d’un ballon de football qu’on aurait coupé en deux. A la différence de la casquette, celui-ci couvre les oreilles. Mes fidèles lectrices tricotteuses ou brodeuses savent probablement mieux que moi mettre un nom sur cet objet de mode.

Et comme dit la chanson : « Mets ton bonnet ! Mets ton bonnet! »

Traduction : « Fous ta cagoule ! Fous ta cagoule ! »

jeudi 11 janvier 2007

Evolution

Le monde des transports en commun évolue-t-il ? Et si c’était le cas, à quelle vitesse et dans quelles proportions ?

C’est en reprenant ses observations après un mois d’absence, que Maurice se pose la question. Après un mois passé sans avoir regardé autour de lui, trop occupé qu’il était à se laisser distraire par les sirènes radiophoniques, dans quel état allait-il retrouver son petit monde ?

Au risque de vous décevoir, il faut bien reconnaître que son monde des transports en commun n’a pas tellement changé. En tous cas pas de façon, spectaculaire.

Maurice n’a pas été dépaysé et a très vite retrouvé ses figures, c'est-à-dire les personnes qui pour une raison qu’on pourrait difficilement expliquer, se distinguent des autres. Pourquoi parmi les voyageurs faut-il en remarquer plus particulièrement quelques uns alors que la majorité des autres composera cette fameuse foule sans visage.

C’est probablement à cause d’une particularité physique ou vestimentaire ou bien encore à cause d’une attitude, d’un comportement ou d’une manie. Cela dit, pourquoi est-on plus attiré par un détail que par un autre ?

Untel sent le tabac froid, tel autre se fait une coloration « aile de corbeau » et il n’y a pas un cheveu qui dépasse. Celle-ci trimballe des kilos d’accessoires bling-bling et se renverse tous les jours un flacon de parfum sur le corps. Sans parler de celui-là, qui assis dans son coin ne bouge pas beaucoup et noircit les pages d’un petit bloc-notes d’une écriture illisible, prend à peine le temps de lever le nez pour chercher l’inspiration et le mot qui tombe juste.

Que peut-on déduire de tout cela ? Pas grand-chose, n’est-ce pas ? Sauf peut-être UNE évidence! Vous avez trouvé ? Oui ? Non ? Je vous donne la réponse : « ! eril el riovuop zella suov étôc ertov ed srola ,erircé à ecnemmocer eciruaM iS »

mercredi 10 janvier 2007

Douceur printanière

Chacun de vous devrait l'avoir remarqué ou en avoir au moins entendu parler. L'hiver est doux. Ce n'est pas rare qu'il fasse doux en hiver. Le problème c'est que ça dure. À un tel point que la Nature ne sait plus où donner de la tête.

Les ours blancs maigrissent à force de parcourir plus de kilomètres à la nage entre deux icebergs, les ours bruns n'arrivent pas à hiberner car il fait trop chaud dans leur antre. Dans les transports en commun, c'est bien connu, il n'y a pas d'ours. Personne ne me contredira. N'est-ce pas ?

J'y ai par contre observé des abeilles l'autre jour. Je ne suis pas le seul car il ne fait pas assez froid pour qu’elles soient engourdies et la floraison de certains arbustes a plusieurs semaines d’avance ! Un reportage télévisé l’a très bien expliqué la semaine dernière.

Celles que j’ai vues avaient trouvé refuge dans les sous-sols du RER. J’ai entendu dire que des spécialistes arrivaient à les dresser, en quelque sorte, pour repérer les explosifs dans les aéroports.

Il m’aura fallu un peu de temps pour réaliser qu’en fait, elles volaient dans le sillage d’un homme à l’allure étrange. À croire que c’est mon cerveau qui était engourdi car il m’aura fallu quelques minutes avant de comprendre le pourquoi du comment. Pourquoi ces abeilles suivaient cet homme plutôt qu’un autre ? Pourquoi lui trouvais-je un air étrange ? Il avait le regard un peu perdu. Tout comme lui d’ailleurs. Ses vêtements étaient un peu usés, comme lui également et ses cheveux étaient en désordre, un peu comme son cerveau apparement.

C’est en l’observant un peu mieux que je compris que j’avais affaire à un amnésique qui de surcroît souffrait de diabète. Comment en étais-je arrivé à cette déduction ?

Tout simplement parce que sa braguette était ouverte et que les abeilles tournaient autour !

mardi 9 janvier 2007

Ouelcome Bac !

Trafic perturbé...

C'est sur cette note que je reprends le fil de la discussion. Si cela a commencé pour moi ce matin vers 7h30, heure à laquelle je prends le RER à Auber, c'est en fait depuis dimanche que l'incident dure. Le bandeau jaune en bas des écrans d'information et les annonces faites par haut-parleur interposé n'annoncent en général rien de bon pour le voyageur. Je l'avais bien remarqué lundi, mais comme le RER était arrivé au moment où je déboulais sur le quai, du coup je n'y avais pas prêté plus d'attention.

Désabusé le Maurice ? Va savoir Charles !

Les écouteurs de mon iPod vissé dans les oreilles je riais tout seul à écouter les commmentaires des sociétaires des Grosses Têtes. J'avoue enrichir mon vocabulaire ces derniers temps ! C'est certainement la principale raison de ma désaffection passagère. Si un fameux groupe a chanté il y a quelques années "Video killed the radio star" (au passage ne me remerciez pas de vous avoir mis cet air en tête pour la journée !), maintenant c'est le podcast qui va bientôt avoir raison des blogs. Je télécharge le matin différentes émissions de la veille, et même des cours de langue et j'ai largement de quoi tenir plus de 2 heures !

Ne vous étonnez donc plus de voir certains voyageurs rigoler comme des bossus voire éclater de rire sans prévenir ! Ma fille en est parfois gênée pour moi...

Du coup les trains peuvent avoir du retard, peu importe ! Voilà donc la solution pour mettre fin à la morosité ambiante. Il y en a qui se soignent à l'aide d'un petit comprimé par jour ou d'un coup de marteau sur les doigts, moi c'est un podcast par jour !

Cela dit, aujourd'hui, à cause des perturbations, j'ai frôlé la surdose.

7h30 Auber - La Défense : sensation semblable à celle ressentie par une sardine dans sa boîte. Pierre Bellemare nous explique qu'il vit toujours avec le jeune homme qui le fouilla un jour à l'aéroport.
12h00 La Défense - CDG Etoile : RAS. Jean Dutour m'épatera toujours. Cassandre était la petite amie de Ronsard. Je le savais pour l'avoir lu il y a peu dans un magazine !
15h00 CDG Etoile - La Défense : 10 minutes d'attente alors que je suis à la bourre pour retourner au boulot après un super déjeuner ! Philippe Bouvard interviewe un spectateur qui mesure plus de 2 m. Les blagues volent bas ! Il aura été content de voir la boucle de son ceinturon !
19h15 La Défense - Auber : l'absence prolongée du RER me fait louper ma correspondance à Haussmann Saint Lazare. Francis Perrin nous parle de ses multiples mariages et de Molière.
21h15 J'arrive à la maison et il est tard. Je m'en moque, Thierry Rolland me fait profiter de son rire orgasmique en écoutant Olivier de Kersauzon parler de la peinture Inuit !

La caténaire n'est toujours pas réparée. C'est pas grave ! Il me reste en stock Michel Klein, Elie Seimoun, Philippe Alexandre...

mercredi 6 décembre 2006

Saint Nicolas

SAINT NICOLAS

Nicolas est évêque de la ville de Myre en Lycie, située dans l'Anatolie du sud-ouest, près d'Antalya, en Turquie actuelle. Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en 325. Sa vie est remplie d'anecdotes souvent représentées dans l'iconographie religieuse : ainsi, il jette par la fenêtre de l'argent à trois jeunes filles pauvres pour qu'elles puissent avoir une dot et se marier. Il ressuscite trois enfants qui, étant allés glaner aux champs, avaient été tués et découpés par un boucher. Il sauve de la tempête un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.

Il serait décédé un 6 décembre. C'est un saint très populaire, patron des enfants, des étudiants, des enseignants, des marins, de la Lorraine et de la Russie. Lors de sa fête, on distribue des friandises et parfois des cadeaux aux enfants.

J'ai longtemps eu mes cadeaux à l'occasion de la Saint Nicolas. Il m'envoie tous les ans encore un colis avec des Saint Nicolas en chocolat et en pain d'épice ! A Noël, ou plutôt au jour de l'an, c'était l'époque des "zazors".

Saint Nicolas Myre


JOUR DE FETE

En Lorraine dont le patron est Saint-Nicolas, en Alsace et dans la plupart des pays et provinces germaniques et en Belgique, on offre ce jour-là du chocolat, du pain d'épices, des friandises et des mannala aux enfants, après les avoir menacés d'une visite du Père Fouettard s'ils ne sont pas sages tout au long de l'année. Dans certaines villes (Nancy...), une tradition séculaire promène saint Nicolas en cortège, souvent monté sur un âne, suivi du Père Fouettard. Avant de partir voir le cortège, les enfants accrochent au balcon de leur maison une carotte pour nourrir l'âne de saint Nicolas s'il passe par là. En échange, le saint laissera des confiseries que les enfants trouveront à leur retour. La Saint-Nicolas demeure aussi célébrée, dans une moindre importance, dans le Nord de la France, occasion de recevoir du chocolat, des coquilles (pains briochés au sucre ou aux raisins proches du cramique de Noël) et parfois d'autres présents. En Lorraine, jusque dans les années 60, la fête de Saint-Nicolas était bien plus importante que Noël pour les enfants. L'évêque est également célébré à l'occasion d'une grande procession dans la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port.

Je n'ai jamais accroché de carotte à mon balcon. Par contre j'ai suivi, éclairé par un lampion, un autre saint monté sur son âne mais c'est une autre histoire. Ne vous moquez pas ou le Père Fouettard vous le fera regretter !

UNE HISTOIRE PIEUSE

Bien que destinée aux enfants, une des légendes de saint Nicolas est plutôt effrayante. « Ils étaient trois petits enfants, qui s'en allaient glaner aux champs », comme dit la chanson. Perdus, ils demandèrent l'hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir.

Saint Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l'hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s'enfuit et saint Nicolas ressuscita les trois enfants.

C'est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon certaines traditions, le Père Fouettard qui accompagne saint Nicolas afin de punir les enfants méchants serait en fait le boucher de l'histoire.

Vous reprendrez un peu de lentilles avec votre petit salé ?

Saint Nicolas 3 enfants


La légende des trois enfants serait née d'une erreur d'interprétation d'un vitrail représentant un miracle du Saint. Il s'agirait selon les historiens d'une scéne représentant Saint Nicolas sauvant trois chevaliers suppliant son aide au sommet d'une tour. Saint Nicolas est le personnage principal de cette scéne, et comme souvent au Moyen-âge il n'est pas representé à l'échelle, mais en beaucoup plus grand pour montrer son importance. C'est ce détail qui aurait ouvert la voie à une mauvaise interprétation et les 3 soldats sont devenus trois enfants dans un baquet.

Selon certains, le Père Fouetard est une inventions des Messins lors du siége de leur ville par les bourguignons, en pleine période de festivité de la Saint Nicolas. De là leur serait venus l'idée de se moquer du chef ennemis, Charles le Téméraire en le représentant sous les traits du boucher de la légende de saint Nicolas.

Lors de sa naissance Saint Nicolas se serait tenus tout seul debout, bien droit sur ses jambes, il s'agirait selon la légende de son tout premier miracle!

(Source Wikipedia)

samedi 2 décembre 2006

Euj'm'escuss

Bonjour à tous,

euj'm'escuss pour mon absence. J'étions allé r'chercher mes moutons pour les r'descendre eud'leur alpage.
Vindiou ! euj'me suis perdu en r'descendant eud'la montagne, à cause du brouillard.
Euj'me suis r'trouvé dins un drôle eud'coin. Y avait du monde partout ! Les tizaut'es ils avaient jamais vu un mouton pour de vrai.
Bon il faut que j'y r'tourne. J'in ai incore pour que'ques jours.

Alors à la r'voyure.


Moutons à la défense

jeudi 23 novembre 2006

Nouveaux lecteurs

J’étais en train de regarder à droite et à gauche autour de moi, à chercher un fois de plus un sujet d’inspiration, à creuser une cervelle vidée après une journée de dur labeur lorsque l’idée me sauta littéralement à la figure. J’observais mes voisins et voisines à cette heure tardive de la journée à la recherche de quelques faits remarquables ou traits de travers à vous conter.

Soit dit en passant, après une journée comme celle que je venais de passer, j’étais loin d’imaginer que j’arriverai encore à puiser l’énergie nécessaire pour parvenir à noircir à l’encre bleue une nouvelle page blanche de mon calepin. Et pourtant c’est ce qui se passe au moment même ou j’écris ces quelques mots. Ma plume se met à voler sur la feuille, pas assez vite cependant pour pouvoir coucher sur le papier mes pensées fugitives.

C’est donc en passant en revue mes voisins les uns après les autres, que l’évidence s’est révélée d’elle-même.

J’étais entouré de lecteurs de mangas. Pour ceux, et en particulier celles qui ne sauraient pas ce que c’est, il s’agit de bandes dessinées japonaises, que l’on lit à la japonaise, c’est-à-dire en commençant par la fin. Il y en a pour tous les goûts et tous les genres, ce qui expliquerait leur succès (garçons, filles, jeunes, ados, adultes, lycéens, ninjas, footeux, bricoleuses, brodeuses, tricoteuses…).

Quand je dis entouré, il faut bien sûr relativiser. Je n’irai pas jusqu’à dire que le ouagon en était rempli. Il y en avait quand même trois visibles de là où j’étais assis. Et pas des enfants.

C’est le troisième plus gros rassemblement de lecteurs de mangas que j’ai pu observer jusqu’à présent. Le plus important, et de loin, c’était à La Fnac, au rayon mangas, le second à la maison, à égalité avec ce troisième.

Etonnant, non ?

mardi 21 novembre 2006

Train de nuit

A l’heure où les poules dorment encore, bon nombre de personnes sont déjà, qui dans les trains, qui sur les routes pour aller on ne sait trop où. On peut penser sur un lieu de travail ou d’étude…

A l’intérieur du train la lumière diffusée par les nombreux néons permet entre autres à certains voyageurs de coucher sur le papier des idées matinales. Ce matin (ndlr : en fait le jour où ce billet a été écrit), il est en forme. Pourvu que ça dure.

Pour celui ou celle qui a décidé de ne rien faire d’autre que de regarder ou observer autour de lui, à part l’intérieur des voitures, il n’y a pas grand-chose à voir. La luminosité à l’intérieur de la voiture aveugle suffisamment pour empêcher de voir ce qui se passe à l’extérieur qui, à cette heure matinale, est plongée dans l’obscurité. Ce phénomène est encore accentué par les reflets qui transforment les vitres en véritable miroir.

L’obscurité à l’extérieur n’est pourtant pas totale. En y prêtant attention, on pourra voir de temps à autres un point lumineux défiler pour disparaître de la vue. Parfois brusquement, à cause d’un obstacle qui le dissimulera, parfois lentement à cause de l’éloignement progressif.

Plus le train progresse et se rapproche de la capitale, plus ces points lumineux sont nombreux et variés. Leur intensité varie, de même que leur forme et leur position dans l’espace. Les couleurs sont également variables et tout le spectre lumineux y passe.

Plus le train progresse donc et plus ces points sont nombreux et renforcés progressivement par des points plus grands, de forme carrée ou rectangulaires, dans des tons jaunes. D’abord situés plutôt au niveau du sol, plus le train avance et plus ils auront tendance à prendre de la hauteur.

Arrive l’instant où le train disparaît sous terre. Ce n’est qu’arrivé dans la station souterraine que les quelques points lumineux défilant à grande vitesse au ras des fenêtres seront remplacées par une lumière tamisée, douce et pas agressive. Il faudra encore que Maurice attende 20 minutes environ avant de retrouver la lumière naturelle d’un jour naissant.

lundi 20 novembre 2006

Un regard nouveau (3)

C'est sans doute pour cette raison qu'elle fera des essais successifs de sièges différents : dans le sens de la marche, près d'une fenêtre, en posant les bras ou pas sur des accoudoirs un peu trop distants l'un de l'autre par rapport à son envergure, et toujours les pieds qui se balancent dans le vide car à cet âge là on n'a pas les jambes suffisamment longues pour pouvoir le poser les pieds par terre. Et en permanence ce regard qui irradie de bonheur non feint.

Voyant qu'elle avait enfin trouvé sa place, le grand frère lui expliqua alors à voix basse et avec force gestes de ne plus bouger de sa place pendant quelques instants. Juste pour lui laisser le temps de s'absenter quelques instants.

Bien sûr elle lui demande ingénument où il va aller, tout en prenant le ton et l'attitude d'un enfant qui pense imiter un adulte. Lui, un peu gêné, mais parce qu'elle insiste et qu'il ne souhaite probablement pas se faire remarquer, finit par lui dire de façon discrète qu'il veut tout simplement aller aux toilettes.

C’est avec un air intrigué qu’elle ne le quittera pas des yeux, jusqu’au moment où elle le verra disparaître et s’enfermer derrière une porte mystérieuse. Bien sûr et contrairement à ce qu’elle avait bien pu promettre, elle n’attendra pas qu’il revienne avant de décider à se lever de son siège afin de se placer devant la porte en attendant qu’elle s’ouvre. Elle est bien trop curieuse pour ça.

C’est à moitié surpris que le grand frère la découvrira devant la porte, et à moitié surpris également qu’il l’écoutera lui dire qu’elle aussi elle a une envie pressante qui ne peut plus attendre. C’est plus fort qu’elle ; il faut qu’elle aille voir ce qu’il y a derrière cette porte.

Le grand frère attendra devant la porte jusqu’à ce qu’elle ressorte, c’est-à-dire pas très longtemps. Ils ne remonteront pas à l’étage là où quelques instants plus tôt ils étaient assis. Le voyage n’était pas terminé et il lui restait probablement encore beaucoup de choses à explorer.

Elle avait maintenant pris la mesure de ce nouvel environnement et c’est d’un pas et d’un geste assurés qu’elle entraîna son grand frère dans son sillage pour voir et découvrir un peu plus ce monde merveilleux que celui des transports en commun.

vendredi 17 novembre 2006

Un regard nouveau (2)

Il était accompagné d'une jeune fille qui devait avoir entre dix et douze ans au maximum. Etant donné son âge et la taille du jeune homme, elle était par conséquent beaucoup plus petite que lui. Elle était habillée comme beaucoup des petites filles de son âge, dans des tons de couleur rose. A la voir ainsi on pouvait deviner l'importance qu'elle portait à ce que ses vêtements soient coordonnés. On aurait tout aussi bien pu y lire le plaisir des parents à quelque part se faire un peu plaisir en la rendant encore plus mignonne.

Chez elle également c'est le regard qui m'a frappé, encore plus fort que celui du frère et c'est ce regard qui m'a inspiré pour écrire ce billet.

Ses yeux brillaient d'admiration et de joie à l'état pur. Ce n'était pas le regard de la dévotion car c'était beaucoup plus gai, beaucoup plus léger, tout en étant intense et venant droit du coeur.

Son visage était fier mais sans être hautain, de la fierté qu'on observe plus particulièrement chez les filles du sud, et il traduisait defaçon non dissimulée son bonheur de prendre le RER E probablement pour la première fois, à l'âge où ce qui ressemble à une aventure merveilleuse sera considéré plus tard comme une corvée.

A les observer tous les deux, on pouvait comprendre les messages qu'ils s'envoyaient sans pourtant se parler. Tout était à base de gestes et de regards. L'un ordonnant en cherchant à affirmer son autorité, l'autre pleine de malice minaudant et jouant les innocentes, le tout en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas se faire remarquer car on leur avait probablement enseigné que cela ne se faisait pas.

Sans risque de me tromper je crois pouvoir affirmer qu'ils étaient frère et soeur.

...à suivre...

mercredi 15 novembre 2006

Un regard nouveau (1)

Au début je n’avais remarqué que le garçon. Le style ado en pleine croissance, c’est-à-dire pas loin du mètre quatre-vingt-dix, des cheveux coiffés et coupés pas trop courts, des baskets en taille 45 au minimum, une paire de jeans sans trous, mais porté normalement, c'est-à-dire fermé à la taille et non en haut de cuisses, enfin un pull-over à grosse maille, de couleur gris clair avec une bande bordeaux.

Il était monté à deux reprises sur la plateforme supérieure de la rame du RER E pour s’asseoir et redescendre aussitôt, ou peu de temps après. Ce genre de manège ne passe pas inaperçu. Surtout aux yeux de Maurice quand en plus il est en mal d’inspiration. Ce jeune garçon avait un visage sympathique : ni torturé ni fermé, ni dédaigneux ni arrogant. Il avait tout simplement le regard d’une personne heureuse et peut-être encore innocente car aucun événement marquant n’est a priori encore venu remettre en cause son optimisme et sa candeur. Derrière cette façade, on pouvait imaginer une adolescence « normale »si tant est que l’adolescence puisse être normale.

En passant de la position assise à la position debout, c’était plus fort que lui. Il fallait qu’il tire toujours sur son pull-over qu’il portait sans doute trop court à son goût. Toujours le même geste précis et discret. Probablement avait-il grandi trop vite…

C’est au moment où, à la faveur d’un arrêt dans une gare très fréquentée dans le sens des retours, de nombreux sièges ont été libérés à l’étage, que j’ai compris le sens de son manège.

Il est venu s’asseoir en face de moi, sans prêter plus d’attention à ma personne. J’étais occupé à lire tranquillement et donc je passais complètement inaperçu à ses yeux, comme aux yeux de nombreuses personnes d’ailleurs…

Mais cette fois il n’était pas seul.

…à suivre…

mardi 14 novembre 2006

Séquence nostalgie

C'est vrai que le temps s'y prête et que je ne suis pas trop motivé pour l'instant bien que les idées ne manquent pas. Même écoutée en pleine chaleur cette chanson me donne toujours la chair de poule. Il y en a d'autres...

Le plat pays

Paroles et Musique: Jacques Brel 1962
© 1964 Barclay - Ed. Semi/Plouchenel

Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien

Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien

Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien

Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien.

PAssez une bonne journée !

lundi 13 novembre 2006

Retour de week-end

Après l'effort intense que Maurice aura du fournir pour vous conter l'histoire merveilleuse de la rébellion du portillon n° 14, un peu de repos s'imposait pour notre héros.

Il a tout d'abord fallu reprendre des forces et en la matière, et pour le cerveau en particulier, rien ne vaut le chocolat. Des tests réalisés sur des rats en laboratoire le prouvent. Ceux qui ont suivi les déambulations de Maurice s'en souviennent peut-être encore. Il y a quelques jours il a assisté au Salon du Chocolat. Et il n'est est pas revenu les mains vides !

fontaine chocolat


Avec de la banane, de la poire, de la mandarine, de la pomme, du kiwi (photo), de l'ananas et des chamallows !!!! Un régal !

En attendant de s'enfermer pour une nouvelle semaine dans son train, son train-train et son boulot, Maurice est allé prendre l'air, histoire d'une part de brûler quelques calories et d'autre part de faire faire des kilomètres en voiture à son fils aîné qui est sous le régime de la conduite accompagnée.

Ils ont donc fait à deux le tour des remparts, à pieds, ainsi qu'un tour en ville, toujours à pieds.

Remparts de Provins


Sans cliquer sur la photo pour connaître la réponse, saurez-vous reconnaître là où ils se sont promené ?

A écrire ces quelques mots j'en imagine au moins deux en train de hurler devant l'écran de leur nardinateur car ils ont tout de suite reconnu !

Voici pour les autres quelques indices supplémentaires:

Provins vu du haut des remparts


Provins


Provins - La Grange aux Dîmes


(Ne vous esquintez pas trop les yeux à vouloir lire ce qui est inscrit sur la pancarte ! Si vous n'avez pas trouvé vous pouvez maintenant cliquer sur n'importe quelle photo.)

vendredi 10 novembre 2006

Record du Big Kiss

Maurice l'a laissé transparaître dans quelques commentaires disséminés par-ci par-là. Aujourd'hui se tenait sur le Parvis de la Défense une tentative de participer au plus grand rassemblement mondial de personnes qui s'embrassent simultanément au même endroit. Cela se passait à 13h00 en ce 9 novembre 2006.

Cette manifestation est supposée célèbrer le dépassement de soi et l'esprit d'équipe (sic).

Les participants reconnaissaient avoir été avertis que la manifestation pourrait être filmée et photographiée. Par ailleurs ils certifiaient être majeurs et accepter de céder leur droit à l'image à tout support, et tout pays. D'autre part, l'organisateur ne saurait être tenu responsable des utilisations privées des images capturées lors de l'événement.

Les organisateurs avaient vu grand. Un peu trop peut-être. Un immense espace était délimité par des barrières. On pouvait accéder à l'intérieur de cette enceinte par des portes situées aux quatre coins à condition d'être accompagné et de remplir un bulletin d'inscription à déposer dans une urne. On rentrait par deux bien sûr. Pas question d'y aller seul ni à 3.

Un attroupement de plusieurs centaines de personnes était tassé dans un coin de cet espace face à une estrade sur laquelle avaint pris place des photographes, des caméramans (cameramen ?), et un animateur. Entre eux et les barrières de l'enceinte un immense espace vide...

Préliminaires


Une fois les préliminaires accomplies, c'est à dire au bout de dix minutes environ (ça semble long !), le temps que les retardataires se joignent à la foule, l'ordre était donné de refermer les portes et de sceller les urnes.

On baisse le rideau


Les participants allaient pouvoir enfin se lâcher après avoir patienté encore 5 secondes supplémentaires le temps du décompte précédant le signal du départ. Quelques flash ont alors crépité et 30 secondes plus tard il ne fut pas nécessaire de jeter des seaux d'eau glacée pour séparer les participants. L'excellent animateur les autorisait à repartir en les remerciant d'avoir participé à cet événement exceptionnel.

Lâchez-vous !


1.188

C'est le record du jour !

Mazette ! J'ai connu des journées beaucoup plus faste dans mon village il y a quelques mois maintenant, avant que Zizou nous sorte ce qui allait en quelques secondes devenir une spécialité mondiale pour l'éternité.

Dans mon village donc, après avoir sorti les espagnols, les brésiliens et les portugais, c'est probablement 20.000 personnes qu'on aurait pu comptabiliser lors de ces 3 soirées de folie. Et encore, sans parler de ceux qui ont cumulé !

Vous l'aurez compris donc, Maurice n'a pas souhaité participé à cette manifestation supposée célèbrer le dépassement de soi et l'esprit d'équipe. Il en a pourtant refusé des invitations. Par dizaines. Mais que voulez-vous, Maurice est comme ça. Comment aurait-il pu vous faire participer à cet événement sans pouvoir tenir son calepin et son stylo et son appareil photo ?

jeudi 9 novembre 2006

Des bienfaits de la grève

Après l'histoire pratiquement sans fin du Portillon n°14, il faut revenir à des sujets plus graves qui, je le sais par avance, ne plairont pas forcément à certain(e)s d'entre vous.

Je veux parler de la grève, dans les transports en commmun bien sûr, de l'usage qui en est fait et des conséquences qui en découlent.

Je ne parlerai pas du pouvoir de nuisance d'une minorité de personnes privilégiées qui en cette période difficile pour beaucoup, mettent tout en oeuvre et s'arcboutent à des zavantages acquis qu'ils refusent de remettre en cause ou de partager sous couvert d'une défense des usagers et du service public.

Pendant ce temps là, les autres, la majorité des salariés du secteur privé, mais aussi des fonctionnaires, des étudiants, des lycéens, des personnes à la recherche d'un emploi, etc, sont contraints de se lever plus tôt et passer un peu plus de temps pour se rendre sur leur lieu de travail, d'étude ou de recherche d'emploi. Même chose pour le retour.

Il y en a tout de même qui pour éviter tous ces inconvénients, vont poser une journée de congés en attendant que ça passe. Cela m'est arrivé. Merci les RTT !

C'est ainsi que l'on constatera que finalement même si les trains sont deux fois moins nombreux, il n'y a pas deux fois plus de personnes. Pour ça je suis affirmatif car je le vois et le vis.

Je ne pense pas que du côté de la circulation automobile les choses soient pires. C'est déjà l'enfer, donc un peu plus de voitures...

Les grèves ne sont plus ce qu'elles étaient... Peut-être que certains grévistes commencent à ouvrir les yeux et à se rendre compte combien leurs comportements peuvent paraître déplacés pour une personne sans revenus par exemple. Par ailleurs on peut maintenant connaître à l'avance les horaires des trains qui vont circuler. Ils sont à l'heure et partent aux horaires habituels. Ce n'est plus la "galère" comme avant...

On n'entend même plus les voyageurs râler. C'est dire l'importance qu'on donne à ces mouvements sociaux. A force de se répéter la grève perd de sa valeur d'autant que les motifs ne sont pas clairs du tout. Le poisson serait-il bien noyé ? Ce ne sont pourtant pas les causes importantes qui méritent d'être défendues par tous (quelles que soient les convictions) qui manquent en ce moment.

En tous cas pendant les grèves certains ne perdent pas de temps et savent tirer profit de la situation. En quoi faisant ?

En navigant sur internet et en lisant en particulier ce blog. J'en profite pour les remercier, pour vous remercier toutes et tous. Jamais je n'avais eu autant de lecteurs en une seule journée ! Il faudra que je m'en souvienne car c'était peut-être la première et la dernière fois !

En attendant j'ai probablement dépassé mon quota de 300 mots (d'où les post...illons) et je ne suis pas plus inspiré pour la suite. Ne perdons pas espoir.

mercredi 8 novembre 2006

Portillon en panne (10 et fin ?)

C’est avec plaisir que Maurice aurait complété et illustré cette explication avec quelques schémas descriptifs, mais c’est un piètre dessinateur. C'est pourquoi il est allé jusqu'à prendre une photo pour vous ! C'est le deuxième en partant de la gauche.

Portillon 14


Maurice souhaite que les explications qu’il vous a fournies sont suffisamment claires pour que ceux qui habitent le Cantal et la Creuse commencent à s’entraîner chez eux et pour que les autres puissent mettre en pratique cette technique dès que possible, directement sur site.

Il espère ne pas vous avoir trop traumatisé ou barbé avec cet exposé à rallonge sur un sujet un peu austère et réservé à un public averti. Il pense qu’à partir de maintenant vous regarderez les portillons sous un autre angle. Surtout si vous passez en dessous pour les unes ou si vous vous cassez la margoulette pour les autres !

Une semaine après avoir noté les premiers symptômes du dysfonctionnement du maintenant fameux portillon numéro 14, les choses semblent être rentrées dans l’ordre. Pour l’instant ! Il fonctionne à nouveau normalement dans la plus totale indifférence, qui rappelons-le est le trait de caractère principal de la majorité des usagers des transports en commun.

Ce fut donc un moyen pour ce petit portillon de se révolter en quelque sorte, de se faire remarquer et de faire sentir sa présence. Sans le savoir, il aura réussi au-delà de ses espérances puisque son histoire a maintenant fait plusieurs fois le tour du monde et qu’il aura suscité une certaine forme d’émotion chez quelques unes d’entre vous. A lui seul il aura su faire grimper la pression artérielle de dizaines de voyageurs et fait remuer des dizaines de sacs à main. Ce que Maurice a pu constater à son horaire matinal s’est reproduit toutes les 15 minutes aux heures de pointe pendant plusieurs jours !

C’est ici que s’achève la belle aventure
Les voyageurs peuvent enfin monter en voiture
Ces bons moments sont gravés sur des disques durs
Toujours accessibles aux générations futures.

Il va falloir maintenant trouver un autre sujet de dissertation. Et fissa !