lundi 19 mars 2007

Vue imprenable

Le fait de se retrouver dans la position debout au milieu d’une foule compacte de voyageurs peut parfois amener à des situations cocasses. En temps normal chaque individu considère naturellement l’espace qui l’entoure comme étant son périmètre de sécurité. A partir du moment où ce périmètre est franchi, la personne se sent envahie, voire agressée.

Dans les transports en commun, lorsqu’il y a foule, ces périmètres sont pulvérisés. Vous vous retrouvez au milieu d’une foule compacte, serré des tous les côtés. En général vous ne choisissez pas la personne contre laquelle vous serez collé pendant des minutes plus ou moins longues. Tout dépend de la personne en question, car il faut bien avouer que certaines circonstances sont moins désagréables que d’autres !

C’est ainsi que vous aurez parfois tout le loisir d’observer de très près le crâne dégarni du petit monsieur qui est juste devant vous, qu’il soit face à vous, qu’il vous tourne le dos ou bien qu’il soit de profil. Aucun pore de sa perruque en peau de fesse n’aura plus de secret pour vous. Il ne manquerait plus qu’une mouche prenne cette surface lisse pour une piste d’atterrissage pour que le tableau soit complet.

Si certaines se plaignent de voyager avec le nez à hauteur des aisselles des autres voyageurs, il pourra arriver aux plus chanceux d’avoir le nez perdu dans la généreuse poitrine d’une charmante voyageuse ou bien d’avoir la vue plongeante sur les Grandes Jorasses. Là, il est difficile de regarder à droite et à gauche sans passer par le centre, avec au passage l’échange de sourires réciproques, malicieux d’un côté, un peu gêné de l’autre ! C’est pas le moment de perdre un écouteur de l’iPod, vous risqueriez de ne pas le retrouver…

Au passage vous m’excuserez de n’avoir trouvé, malgré une recherche intensive, que cette photo qui illustre cet article de façon partielle. Je n'ai pas été fichu de trouver de photo de décolleté...

Terry

vendredi 16 mars 2007

Nouveaux uniformes SNCF

La SNCF a dévoilé il y a quelques jours les nouveaux uniformes des agents SNCF. Ils sont la création de Christian Lacroix, qui décidemment se spécialise dans l’habillage des transports en commun. Après le personnel d’Air France, l’intérieur des TGV et bientôt le tramway de Montpellier, ce sont dès à présent les contrôleurs SNCF qui passent entre ses aiguilles.

On devrait pouvoir les voir défiler dans les voitures au mois de juin prochain. Cela dit il faudra des heures d’entraînement pour passer de la marche à la dix heures dix à la démarche du mannequin ! Ne rêvons pas trop quand même…

Les uniformes sont toujours gris mais égayés par des touches de violet et de vert.

Je ne résiste pas à vous dévoiler ces quelques clichés trouvés sur internet. Sans être un grand prophète j’imagine très bien le couple qui ne me contrôlera jamais… On n’a que ce qu’on mérite, pas vrai ?

Uniformes SNCF

mercredi 14 mars 2007

Pour une poignée de poignets

L’observation de toutes ces mains et de tous ces poignets permet parfois de voir d’autres curiosités.

Eté comme hiver, vous pourrez observer dans le RER le port de gants chez certaines personnes, des femmes en général. Pas des gants Mappa, ni des gants chirurgicaux, non, tout simplement des gants en cuir, le plus souvent noirs.

Pour ne pas s’abîmer les ongles ? Pour ne pas mettre sa main en contact avec les milliards de germes qui se baladent le long de ces barres métalliques ? Pour dissimuler un diamant ou une bague qui pourrait attiser la convoitise ? Peu importe la raison en fait, mais avouez que c’est étrange.

Dans le domaine des bijoux, la variété est toujours présente, quel que soit le genre. Hommes ou femmes, tous et toutes peuvent être aussi bien en être dépourvus que lourdement accessoirisés, le top étant pour les hommes le port de la chevalière avec les initiales. Je ne sais pas d’où vient cette mode ou cette tradition. Le plus curieux est que je pensais que c’était le fait d’hommes d’un certain âge déjà, la cinquantaine environ, par exemple, alors qu’en fait on peut voir que les jeunes ne sont pas en reste pour autant. Que penser aussi des femmes qui portent deux ou trois bagues à chaque doigt ? Que ce sont des collectionneuses ? Oui, mais de quoi !

Que dire d’autre à ce sujet si ce n’est que les bijoux ont eux aussi leur mode. Là, je m’adresse plus particulièrement aux femmes, à celles qui avec quelques perles et un peu de fil à pêche ou de fil en laiton, sont capables de fabriquer de jolies bagues, pour elles-mêmes ou leurs copines qui, moins habiles manuellement, leur auront passé commande.

On pourrait disserter longuement aussi sur les montres, les bracelets et gourmettes. Peut-être une autre fois ?

mardi 13 mars 2007

Voyageur à la barre (3)

Il y a parfois tant de personnes agglutinées autour de cette fameuse barre, qu’il est parfois comique d’essayer de deviner à qui appartient telle ou telle main.

De quoi sont faites ces mains ? Il y a un peu de tout. Au toucher on pourra distinguer les froides, les chaudes, les sèches ou encore les humides, les molles, les rêches. On pourrait presque en faire soit un inventaire à la Prévert soit une reprise d’une chanson à succès de Pierre Perret.

Quant à l’observation, là il y a de tout. Toutes les couleurs, avec ou sans ongles, masculines ou féminines, de la taille de battoirs ou frêles et diaphanes jusqu’à l’équivoque.

On ne peut pas faire état des mains accrochées aux barres sans évoquer les inévitables contacts. C’est arrivé à tout le monde et il est parfois amusant d’observer les comportements de chacun à cette occasion.

La règle non écrite et non dite consiste à surtout ne pas toucher ou effleurer toutes ces mains et tous ces doigts étrangers.

Certaines mains ont une fâcheuse tendance à glisser vers le bas car leurs propriétaires soit ne serrent pas suffisamment la barre ou bien ont les mains moites, comme les chaussettes de Mimoun après un marathon ! A un moment donné cette main glissante entrera en contact avec votre main ou celle d’un autre voyageur. Quelles sont les réactions dans ces cas là ?

La plupart pratiqueront la fuite ou la glissade vers le bas, pour éviter le contact. Mais c’est reculer pour mieux sauter. Cette technique a ses limites. En ce qui me concerne, je préfère tenir bon et même exercer une légère pression vers le haut pour rappeler à l’autre voyageur l’existence de sa main baladeuse. La plupart du temps elle remontera de quelques centimètres avant de recommencer sa descente… Et ainsi de suite.

Moralité, lorsque je rentre chez moi ou que j’arrive au bureau, la première chose que je fais est de me laver les mains. L’eau est noire…

lundi 12 mars 2007

Voyageur à la barre (2)

Lorsque les voyageurs sont tous à peu près de la même taille, naturellement ils auront tendance à s’agripper à la même hauteur, au niveau de l’épaule, qu’ils soient proches ou loin de la barre en question. Vous pouvez faire le geste en même temps pour vérifier mes propos ! Imaginez que vous ayez à attraper une barre, qu’elle soit juste à côté de vous ou à une longueur de bras. N’avais-je pas raison ?

Quand il s’agit donc d’attraper une barre déjà occupée, la largeur de la main est un autre facteur déterminant. Selon l’espace disponible laissé entre deux mains, on pourra saisir la barre à pleine main ou se contenter de la pincer du bout du pouce et de l’index.

Il y a certaines circonstances où empoigner la barre n’est pas toujours très plaisant. On peut répugner à saisir un objet parfois tiède et humide qui sera passé entre des mains à l’hygiène parfois plus que douteuse.

Qui sait si celui qui vient de lâcher la barre n’avait pas les doigts couverts de verrues ? Et celui qui vient de se curer le nez ? Ou bien encore celui qui vient de se gratter le c.. ou les c… ? Il y a aussi les petits boudins sans ongles auxquels il ne reste plus qu’un semblant de lunule. Il y a aussi les mains blessées, ou infectées par on ne sait quoi.

Les mains de certaines professions sont reconnaissables. Il en va ainsi pour les mécaniciens, les peintres ou les maçons. Il m’est arrivé d’avoir à faire ce genre de choses et je me souviens de l’état dans lequel étaient mes mains à ce moment-là. Pour les autres professions, c’est moins facile de deviner.

Nombreuses sont les mains dont les ongles des doigts portent le deuil ! Ça ne fait pas très soigneux…

vendredi 9 mars 2007

Voyageur à la barre (1)

S’il n’avait pas eu un comportement étrange, je ne l’aurais probablement pas remarqué. C’est donc l’attitude d’un voyageur en particulier qui m’a donné l’idée de cet article.

Ce matin, il y avait pas mal de monde dans le RER A. Dans ce cas, une fois monté, chacun cherche un point d’appui supplémentaire pour éviter de se faire balader et de bousculer les autres voyageurs lorsque le train accélère, freine ou tourne. Le passager qui m’a inspiré avait une main et un avant-bras velus comme il en existe peu.

Un certain nombre de barres verticales ont été placées dans les voitures de manière à pouvoir s’y accrocher. Cela dit, en période d’affluence et si vous arrivez après les autres, vous constaterez qu’il y a déjà pas mal de mains accrochées.

Il faut alors repérer l’emplacement qui convient le mieux. Il y a plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte afin de pouvoir faire son choix. Je ne veux même pas prendre en considération des éléments tels que la superbe jeune fille (ou du beau jeune homme c’est selon) qui fait de la «pole dance » au milieu de la voiture, ni même la présence des Fatals Picards de passage à Paris avant de défendre les couleurs de la France au prochain concours de l’Eurovision en mai prochain. Je remercie au passage Fong sans lequel je serais passé complètement à côté de cette info. Entre nous c’est pas gagné…

La taille du voyageur en est un. Une personne de grande taille n’aura pas de mal à attraper le haut de la barre. A l’inverse, une personne de petite taille visera plutôt le milieu ou la partie inférieure de la barre. Le problème commence à se poser lorsque tous les voyageurs rassemblés autour d’une barre sont tous sensiblement de la même taille.

jeudi 8 mars 2007

Concentré de lecture

Cela a dû aussi vous arriver un jour ou l’autre.

Un livre ouvert sur les genoux, confortablement installée, autant qu’on puisse l’être sur une banquette du RER, elle est plongée dans la lecture de son roman. Tout du moins c’est à première vue ce que l’on pourrait penser. En l’observant plus attentivement, on se rend compte que ce n’est pas tout à fait le cas.

En effet, depuis que j’ai commencé à écrire, c’est-à-dire il y a un peu plus de dix minutes maintenant, je n’ai pas l’impression qu’elle ait souvent tourné la page de son livre. En tournant légèrement la tête de côté et en regardant sur ma gauche, je peux lire des mots comme Comté de Kindle, New York Times, tribunal. C’est très certainement un roman politico judiciaire comme les Américains savent les écrire et qui pourtant n’a pas l’air de la passionner plus que ça.

Son centre d’intérêt actuel tourne plutôt au bout de ses doigts et à la pointe de ses cheveux blonds.

C’est vrai qu’on ne peut pas toujours être concentré en permanence. Particulièrement lorsque l’on est dans le train. On peut facilement se laisser distraire par un élément extérieur ou bien laisser son esprit divaguer à l’évocation d’un souvenir ou d’une situation qu’on aurait pu vivre ou qu’on imagine que trop bien.

Et donc en observant de nouveau ma voisine, j’ai l’impression que c’est ce qui vient de lui arriver. Au bout de quelques instants, elle se résout à récupérer son marque-page en bois à tête d’ours, à délicatement refermer son livre et le ranger dans son sac.

D’autant qu’elle est arrivée à destination puisqu’au premier signe de ralentissement du train, elle se lève pour se diriger vers les portes. Souhaitons lui que le trajet du retour sera plus propice à la lecture.

mercredi 7 mars 2007

Ça se recompte

C'est un sujet que j'ai abordé à plusieurs reprises dans ce blog et qui je le sais intéresse plus particulièrement les lectrices : c'est le tricot dans les transports en commun. Il paraît que cette activité connaît un engouement sans pareil en ce moment. J'ai même entendu parler d'un projet gigantesque qui consisterait à recouvrir la Tour Eiffel d'une immense chaussette tricotée. S'agit-il d'un vrai projet ou d'un fantasme supplémentaire de mon imagination débordante ?

Toujours est-il que cette voyageuse tricoteuse, je ne l'ai pas rêvée. Elle était bien réelle et toute à son ouvrage. Elle avait entre les mains deux aiguilles qui semblaient être en bois vernis et de taille moyenne, ni grosses ni fines.

Ce qui m'a le plus marqué, c'est la laine qu'elle utilisait. Elle était de couleur bleu pâle, mais ce n'est pas le plus important. Elle utilisait une laine que je n'avais jamais vue jusqu'à présent. Ce n’est pas ma spécialité, loin s’en faut !

C’était donc un fil sur lequel couraient d’autres petits fils longs de 2 à 3 centimètres environ, comme une frange ou comme une guirlande électrique avec ses petites ampoules. Le résultat du tricot était surprenant car il donnait quelque chose d’épais, qui semblait très doux et j’étais comme fasciné de voir progresser le travail, maille après maille.

Vint à un instant donné le moment de la vérification, qui consiste de temps en temps à vérifier que le compte de mailles est toujours correct. Il faut alors répartir l’ouvrage de façon régulière sur une aiguille de manière à dégager les mailles pour pouvoir les compter.

Une première fois, de façon apparemment confiante, mais avec tout de même une pointe d'appréhension. Puis une seconde fois, probablement en se disant que le premier compte n’était pas juste. Le troisième comptage se fit plus lentement et se termina par une petite grimace.

Ces comptages successifs venaient de confirmer ce que sans doute elle redoutait. La pelote fut alors ramassée, le fil regroupé, l’ouvrage roulé autour des aiguilles et le tout placé dans un sac en plastique.

Ce soir il faudra vraisemblablement défaire quelques rangs.

mardi 6 mars 2007

Matériel hors service

Depuis quelques mois, la gare a été équipée de nouvelles portes automatiques. Auparavant nous avions droit à des portes à battant qu’il fallait pousser pour rentrer ou sortir de la gare. Bien sûr, rares étaient les voyageurs qui retenaient la porte pour le suivant et lorsque des voyageurs qui voulaient rentrer croisaient des voyageurs qui voulaient sortir, c’était le bazar car tous se sentaient aussi prioritaires les uns que les autres.

Celui qui se retrouvait seul et en sens inverse du flux était bon pour tenir la porte ouverte sans pouvoir entrer ou sortir, en attendant de pouvoir entre ou sortir donc.

Ces portes étaient assez lourdes à manœuvrer, mais même les frêles jeunes femmes y parvenaient. C’était des portes métalliques (inox brossé ?) avec des parois en verre.

Régulièrement le verre était explosé à hauteur des pieds ou des coudes et toujours remplacé, plus ou moins vite. Je n’ai jamais compté précisément le nombre de fois où il a fallu les remplacer, mais cela se compte en plusieurs dizaines de fois.

Depuis quelques mois donc, ces portes à battant ont été remplacées par des portes coulissantes. Dès qu’on s’en approche, elles s’ouvrent automatiquement ! C’est magique ! Et bien pratique car du coup l’ouverture est plus large et on n’a plus à se faire de politesses !

Il n’y a plus de cadre métallique, seulement quatre grandes plaques de verre feuilleté. Deux de chaque côté qui coulissent l’une sur l’autre. Depuis quelques jours elles sot maintenues ouvertes en permanence. C’est en effet au moins la troisième fois qu’il va falloir les changer toutes les quatre car évidemment elles ont de nouveau été saccagées.

Certains abris bus ont connu les mêmes problèmes. Leurs parois en verre feuilleté ne résistaient pas au jet de billes en acier. Après des dizaines de remplacements, quelqu’un a eu une idée géniale : remplacer les parois en verre par du grillage métallique !

En ce qui me concerne, quitte à ne plus être protégé du vent et de la pluie, je me contenterai d’un simple poteau pour matérialiser l’arrêt. Et je me plais à penser que ma feuille d’impôts apprécierait aussi ! Tant pis pour les affiches Aubade…

lundi 5 mars 2007

Questionnaire gourmand ...

Un grand merci à Madeleine d’avoir (pour une fois !) pensé à moi. C’est donc sans me faire prier, bien que je préfère lire les réponses des autres plutôt que d’y répondre moi-même, que je me suis résolu à apporter ma pierre à l’édification des masses ! Je réponds à un questionnaire par. C'est fait !


Si vous étiez coincé(e) sur une île pour le reste de votre vie, et que vous ayez à choisir une seule cuisine (française, italienne...), laquelle adopteriez-vous ? Pourquoi ?

J’aime toutes les cuisines, que ce soit la française, l’italienne, l’indienne, la marocaine, la tunisienne, l’algérienne, la créole, la chinoise, la japonaise… Et quand bien même les anglais en auraient une, je suis sûr que je l’aimerais aussi !

Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté ?

Rien de bien inhabituel. Par contre j’aimerais avoir l’occasion de goûter des insectes ou des larves cuisinés.

Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté et aimé ?

Ce n’est ni un plat, ni un aliment, mais un très grand vin : Château Pétrus !

Quels aliments évitez-vous de manger (que ce soit à cause d'allergies, d'un régime alimentaire précis ou juste parce que vous n'aimez pas) ?

Le beurre, la charcuterie, le fromage… Et pourtant j’adore ! Mais il y a tant d’autres choses toutes aussi bonnes !

Est-ce que vous cuisinez ?

Oui ! Cela m’est arrivé, cela m’arrive et cela m’arrivera. La recette du Tian Tomates Aubergines va faire date ! J’aime regarder les émissions de télévision relatives à la cuisine et feuilleter des livres de cuisine, surtout ceux avec de belles photos ! Sinon, mais je ne suis certainement pas le seul dans ce cas là, je suis un champion du barbec’ et préposé à tout ce qui est plumage, dépeçage, écaillage, vidage, épluchage, découpage, ouverture de coquillages…

Quel est le plat que vous préparez lorsque vous souhaitez faire plaisir ?

Filet mignon de porc à l’orange.

Lorsque vous allez au restaurant, quel plat préférez vous choisir ?

Celui que les autres regretteront de ne pas avoir choisi ! Cela m’arrive de temps en temps !

Au restaurant, avez-vous déjà demandé à ce que l'on vous change un plat ou un vin ?

Oui, un vin bouchonné.

Organisez-vous de grands repas pour le plaisir de cuisiner ?

Ça c’est plutôt du ressort de Mme Maurice qui est beaucoup plus à l’aise que moi dans ce domaine et qui n’hésite pas à innover pour son plaisir, mais aussi et surtout pour celui des autres !

Quel est l'aliment dont vous ne pourriez pas vous passer ?

Le pain.

Et pour ne pas faillir à la tradition, je transmets ce questionnaires à cinq personnes. Par rordre alphabétique cela donne ceci : Ally, Bérangère, Mab, Nathalie K., et Sammy pour respecter la parité !

vendredi 2 mars 2007

De la fréquentation du RER (4)

Décidément les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Enfin pas complètement. Le RER A est quand même pas mal chargé en ce moment. Un article l’autre jour dans la presse qualifiait cette ligne de la plus nippone de toutes. C’est paraît-il la seule ligne où des Agents d’Accompagnement aident les portes à se refermer quand un ventre, un postérieur, un bras où un sac dépasse ! Ce ne sont pas vraiment des pousseurs, bien qu’ils prennent des gants avec les voyageurs…

Ce matin il y en a un qui a dû trouver le temps long entre Charles De Gaulle Etoile et La Défense. J’étais juste en limite de porte, dos au quai, avec quantité de voyageurs en face de moi et sur les côtés. Un homme a quand même décidé de monter alors que le signal sonore retentissait et que de toute évidence la voiture était pleine. En s’arc-boutant comme un malade, il a bien sûr réussi à nous tasser un peu plus. Je le sentais qui se débattait comme un beau diable dans mon dos, mais en pure perte. Je le sentais trembler sous l’effort ! Je n’ai rien fait pour me retenir lorsque le train faisait bouger la masse des voyageurs. Au contraire, j’accentuais un peu plus la pression !

J’attendais la moindre protestation, mais rien n’est jamais venu. Probablement avait-il compris ou bien était-il complètement à bout de souffle ?

À part cela le soir, j’ai eu droit à un gamin pleurnichard. Cela m’a rappelé que les vacances scolaires n’était pas terminées. La mère (il l’appelait maman) n’avait pas l’air d’être plus gênée ou incommodée que ça.

Enfin arrivé en gare, une femme attendait un voyageur. Elle tenait deux énormes chiens en laisse. Me voyant les regarder avec un certain intérêt, elle me demanda :
« Voulez-vous caresser mes deux gros Saint Bernard ? »
« Euh… Je voudrais bien Madame, mais moi c’est Maurice, pas Bernard ! »

jeudi 1 mars 2007

De la fréquentation du RER (3)

Comment allons-nous terminer la semaine ? Au vu de cette troisième journée, force est de constater que les choses ne s’améliorent pas. Au contraire. Et même le matin maintenant. Moi qui partais confiant en début de semaine, il va falloir que je maitrise un peu mieux mon optimisme naturel.

Les choses se sont un peu plus dégradé hier matin. Cela a commencé par une annonce lapidaire, faite par une voix féminine. En raison d’un problème d’exploitation, le train … est supprimé. De plus amples informations vous seront communiquées ultérieurement… et bla et bla et bla et bla !

Sur ce, les écrans d’informations retranscrivent la mauvaise nouvelle : SUPPRIME. Enfin le silence retombe, de même que les épaules des voyageurs. Certains parmi eux décident de rebrousser chemin. Rentrent-ils se coucher chez eux ? La majorité, stoïque, s’apprête à affronter la suite des évènements. S’ensuit alors une série d’annonces à la fois farfelues et contradictoires, qui ne font même plus sourire, mais qui sont la marque de fabrique de la SNCF.

C’est alors qu’un convoi de deux locomotives, crachant une fumée noire chargée de sous-produits pétroliers plus ou moins brûlés, nous passe sous le nez. Il est possible qu’elles aillent tirer ou pousser une rame tombée au champ d’honneur, foudroyée dans l’exercice de ses fonctions, en pleine force de l’âge.

Afin de ne pas vous saouler ou vous écœurer avec une autre succession d’annonces et de messages tous plus hermétiques et contradictoires les uns que les autres, je préfère aller droit au but : le train fut finalement bel et bien supprimé et le suivant n’alla pas à Haussmann Saint-Lazare, mais à la Gare de l’Est.

Cet incident fera les gorges chaudes d’un certain nombre de voyageurs, en particulier le groupe bruyant qui s’est installé à côté de moi et qui revécut intensément les événements passés. Delarue avec ses boires et déboires en a pris aussi pour son grade !

mercredi 28 février 2007

De la fréquentation du RER (2)

Hier j’ai probablement été optimiste. Ou tout du moins je réalise qu’on ne peut pas déduire une tendance sur la base de l’observation d’une seule journée. En effet, ce soir dans le RER A rien ne différenciait la situation que j’ai vécue de celle que j’ai pu vivre en dehors de la période des vacances scolaires.

Autant ce matin encore les voyageurs étaient détendus, autant ce soir, ils l’étaient beaucoup moins, voire plus du tout. À croire que finalement les vacanciers et les grincheux sont déjà revenus.

Arrivé sur le quai du RER quelle ne fut pas ma surprise de constater que le quai était noir de monde, et ce sur plusieurs rangs. Dans ces cas-là, l’expérience paye. Mieux vaut avoir ses marques et être capable de réagir vite. En effet, si la rame arrive déjà bondée dans la station, il y a de fortes chances qu’un certain nombre de voyageurs restent à quai au moment où elle repartira. En ce qui me concerne je préfère que ce soit les autres.

C’est dans ces conditions qu’il faut savoir ruser. L’endroit où se positionner sur le quai devient alors essentiel et stratégique. C’est sur cet emplacement bien précis que repose la réussite de l’entreprise.

Il va falloir être mobile, au milieu de la foule compacte qui piétine sur place pour pouvoir, juste après avoir identifié le type de train qui rentre en gare, et il y en a trois sortes différentes, se déplacer de manière à se retrouver juste devant une porte au moment où le train s’arrêtera.

Le reste est un jeu d’enfant. Il faudra bien sûr jouer des coudes et savoir résister aux autres voyageurs qui moins prévoyants ou moins chanceux, devront compenser le manque de technique par l’utilisation de la force ! Et dans ce cas-là les femmes ne sont pas les dernières à pousser, croyez moi !

mardi 27 février 2007

De la fréquentation du RER (1)

Me voici donc de retour, après une dure journée de labeur, pour comme promis, vous tenir informés de l'état des lieux dans les transports en commun au cours de cette première journée de la deuxième semaine des vacances scolaires de la région parisienne ! Ouf !

Résultat des courses ? La différence est quand même sensible. Il y a moins de monde que d’habitude, c’est indéniable.

Du coup cela se ressent immédiatement sur le comportement des voyageurs qui sont moins agressifs, même si par exemple une jeune voyageuse est assise sur le strapontin devant la porte de sortie à La Défense, avec en plus sa grosse valise à roulettes devant ses genoux. À elle seule elle bloque la moitié de la sortie et pourtant les gens se font des politesses à qui mieux-mieux. Il ne faudrait peut-être pas pousser car à ce rythme ceux qui sont derrière vont finir par se faire coincer.

En temps normal, elle se serait fait insulter et piétiner. Sa grosse valise à roulette aurait probablement été entraînée par le flot furieux des voyageurs furieux.

Comme quoi il suffirait de pas grand-chose pour améliorer le caractère des gens. Même chose en voiture. Il suffit qu’il y ait moins de circulation pour que les gens redeviennent sympas entre eux.

Bien sûr me direz-vous, et à juste titre, il y aura toujours l’éternel insatisfait, celui qui ne prend pas le temps d’apprécier la différence et qui, quelles que soient les circonstances, vous bousculera sans vergogne pour gagner une place sur l’escalator. Au passage, il se prendra un petit croc-en-jambe vengeur et suffisamment léger pour être qualifié de non-intentionnel ! Oups ! Petit sourire compatissant du niais qui se repend et se répand en excuses !

Mais pour l’instant oublions les grincheux et profitons de l’instant présent. Ils doivent être en ce moment en train de reproduire les mêmes schémas devant les tire-fesses ou les œufs, à transpirer sous leur doudoune et à patauger dans la semoule !

lundi 26 février 2007

Vive les vacances !

Ce n’était pas si évident que ça la semaine dernière. Cela avait beau être la première semaine des vacances scolaires en région parisienne, j’ai trouvé qu’il y avait encore pas mal de monde dans les transports en commun, et même au bureau. J’ai l’impression que pour la deuxième semaine il en ira autrement. Mais cela reste à prouver.

En effet, en principe tout le monde à droit à des congés. Si peu de gens sont partis la première semaine, alors logiquement il devrait y en avoir beaucoup plus qui partiront la deuxième semaine. Par ailleurs, normalement les entreprises devraient anticiper dans leur gestion le fait que pratiquement 50% des usagers a délaissé le métro ou le RER pour se ruer sur les trains Grandes Lignes.

Conséquence : la fréquence des RER est moins élevée puisqu’il y a moins de voyageurs et moins de conducteurs.

Conséquence de la conséquence : il n’y a pas forcément moins de voyageurs dans les rames du RER ! Au contraire !

À la cantine le midi il y a quand même moins de monde car la taille de la salle du restaurant n’a pas été diminuée pour autant. C’est intéressant comme info, non ?

C’est donc parti pour une semaine d’observations. Maurice, fidèle au poste, aura le privilège d’être en première ligne pendant que la plupart d’entre vous va se faire dorer la pilule aux Antilles ou s’élancer sur les pistes de ski. Il tentera d’observer et d’analyser pour vous les différences notables, ou même les détails, qu’il aura notés dans les transports en commun.

À tous ceux qui sont partis, qu’ils en profitent bien car ici il fait un temps de chien. Moi, je m’en f… Je ne verrai pas la différence la semaine prochaine en rentrant puisque je ne serai pas parti !

dimanche 25 février 2007

Résultat du test du 11 février

Après avoir vous avoir raconté la mésaventure qui m'était arrivée il y a quleques années, j'ai voulu savoir si d'autres personnes avaient connu la même chose que moi.

Ce fut la raison du sondage suivant :

Vous est-il arrivé de ne pas vous réveiller dans le train et de louper votre arrêt ?

25 personnes ont répondu à ce sondage

Oui32%
Non68%
Je suis insomniaque0%

Soit respectivement huit et dix-sept personnes.

A noter qu'il n'y a pas d'insomniaques !

Pour en revenir à ceux qui voient mes images transparentes entourées de gris, j'ai un autre argument en faveur d'une migration rapide vers un autre navigateur (Firefox 2.0 pour ne pas le citer). En effet, chaque fois que je mets une photo, en passant la souris dessus, un message, voulu humoristique, s'affiche. Dommage de ne pas en profiter !

vendredi 23 février 2007

Vive la mode ! (erratum)

Il fallait qu'avec son esprit perspicace elle le remarque ! Merci encore à Ally d'avoir relevé mon erreur. En effet, je me suis trompé dans mon billet précédent. Je voulais écrire Christian Lacroix et j'ai écrit Thierry Lacroix !

A part le nom et l'excellence dans leurs spécialités respectives, ils ont a priori peu de choses en commun, sauf peut-être le fait d'être célèbres et appréciés. ll ne m'en fallait pas plus pour me perturber !

Christian Lacroix

(image empruntée sans autorisation sur le site d'Air France et modifiée par Maurice)

Christian Lacroix : il a habillé Air France


Thierry Lacroix

(photo personnelle de Maurice)

Thierry Lacroix : il a joué en Equipe de France de rugby


?29 avril 2006


Thierry Lacroix en bonne compagnie le 29 avril 2006


Devinette n°1 : qui saurait dire où a été prise cette photo ?
Devinette n°2 : lequel est le fils de Maurice ?

jeudi 22 février 2007

Vive la mode !

Ça y est ! Les vacances sont terminées !

Ce fut de courte durée mais néanmoins profitable. C’est toujours bon de s’arrêter de temps en temps en sachant qu’on va pouvoir recommencer. Cela dit, si les transports en commun ne m’ont pas manqué pendant ces deux jours, je n’y suis pas allé à reculons. Et tout de suite je me suis mis à l’affût de scènes de la vie quotidienne. Je n’ai retrouvé ce matin qu’un train gris et terne.

Ceux qui peuvent éprouver ce genre de sentiment ne sont certainement pas les habitants de Montpellier ou de ses environs. En particulier ceux qui utilisent les transports en commun. À Montpellier, pour ceux qui ne le savent pas, il y a un tramway. Et sur la ligne 3 du tramway on vient de livrer une rame dont la décoration extérieure est à faire pâlir la plus récente des rames du RER. Pour tout vous dire, la ligne 3 défile en Thierry Christian Lacroix. Rien de moins !

Erratum : merci à Ally qui m'a signalé une erreur de taille (normal pour un couturier). C'est mon penchant pour le rugby qui refait surface...

Si une de mes (fidèles) lectrices montpelliéraines avait l’occasion d’immortaliser cet événement et de nous en faire profiter, je la remercie d’avance. Je ne projette pas de m’y rendre dans la région avant plusieurs semaines et je ne sais pas si, à cette occasion, j’aurais le loisir de m’y rendre. La probabilité est néanmoins importante!

Les rames du tramway de Montpellier semblent toujours rutilantes, les couleurs sont gaies. Si nos rames de banlieue étaient moins tristounettes, je pense que les voyageurs le seraient aussi. Malheureusement en une nuit un train peut être complètement repeint à la bombe, vitres comprises. Les efforts produits seraient alors ruinés, et pas toujours avec bon goût. À force de hisser le bombage au rang d’œuvres d’art, forcément on a les artistes qu’on mérite.

A quand des rames habillées par Chantal Thomass ?

Vache

mercredi 21 février 2007

La f’nêtre s’il vous plait ! (3)

Dans la voiture plusieurs visages rougeauds se mettent à opiner de façon affirmative et approbatrice. Enfin quelqu’un a osé bousculer le cours des choses. Le supplice va enfin prendre fin. Une lueur d’espoir apparaît sur les visages qui se tournent alors vers les personnes assises sous les fenêtres car c’est d’elles que viendra leur salut.

La réaction est souvent la même. Dans un premier temps rien ne change. Alors, comme pendant le déroulement d’un match de tennis, les visages pivotent dans un ensemble parfait vers l’endroit d’où jaillit un second appel un peu plus fort que le premier, et pivotent de nouveau vers la fenêtre.

Les voyageurs assis sous la fenêtre ont bien entendu. Même le premier appel. Ils s’observent sans broncher jusqu’au moment où une main frêle, ou bout d’un poignet fin, décide enfin de s’élever jusqu’à la poignée de la fenêtre pour s’y accrocher et tenter dans un effort vain de la faire descendre. Rien à faire, c’est coincé. La pauvre femme qui s’était dévouée a beau maintenant s’accrocher aux deux poignées, cela ne change rien à la situation. La fenêtre refuse de s’ouvrir.

En fait il faut pouvoir exercer une traction d’au moins 40 kilos pour y parvenir, et seule elle n’y arrivera pas. A partir de ce moment-là il y a deux variantes possibles.

Si c’est une autre femme qui se lève, alors avec intelligence elles uniront leurs efforts pour réussir. Si c’est un homme, il se proposera de remplacer la femme avec un sourire au coin des lèvres, d’un air de dire que le costaud c’est lui et qu’elle veuille bien le laisser faire seul. C’est tout juste s’il ne se frappe pas la poitrine avec les poings !

Ce jour-là le candidat du jour n’eut pas de chance. Il eut beau tirer de toutes ses forces, à s’en claquer un muscle, rien n’y fit. La fenêtre resta coincée et c’est tout penaud qu’il se rassit !

mardi 20 février 2007

Tian tomates aubergines

Les blogs de cuisine ont le vent en poupe en ce moment. C'est un vrai régal que de les lire et tant qu'on ne met pas trop en pratique, ça ne fait pas grossir ! Ne voyez pas dans cet épisode une volonté de m'y mettre ou de concurrencer qui que ce soit, mais plutôt une opportunité de vous donner les moyens de réaliser, sans rien laisser au hasard, avec vos petites mains, en deux temps et trois mouvements, un délicieux tian tomates et aubergines.

Quand on n'a pas trop l'habitude de cuisiner, et surtout si on n'a jamais eu l'occasion de voir faire, il n'est pas facile d'imaginer à quoi peuvent ressembler les étapes d'une préparation. Souvent on nous montre le résultat avec des photos superbes, dans une vaisselle de rêve et dans un décor luxueux. Parfois on a droit à aucune photo. D'autres fois encore le vocabulaire utilisé, s'il est certes très précis, peut laisser le débutant sur sa faim.

Voici donc à quoi pourrait ressembler une recette expliquée par l'image, à la sauce de cuisinier en herbe comme Maurice !

Ne me demandez pas pour combien de personnes. Je dirais de 4 à 6, ça dépend de leur appétit et de leur goût. Et de toute manière c'est bon aussi quand c'est réchauffé !

J'ai jeté un coup d'oeil à ce qui se fait de similaire à droite ou à gauche, mais je n'ai rien trouvé qui ressemble à ce que je vous propose ici.

N'oublions pas de rendre à César ce qui appartient à César et remercions "Mme Maurice" sans laquelle rien de ce que vous allez découvrir n'aurait existé !

Si malgré tout vous n'y arrivez pas, alors c'est à désespérer...

C'est parti !

Tian tomates et aubergines


Tian - Ingrédients


Tian - Ustensiles


Tian - Préparation aubergine


Tian - Arrangement des aubergines


Tian - Préparation tomate 1


Tian - Préparation tomate 2


Tian - Arrangement tomates


Tian - Terminé


Tian - Prêt à cuire


Tian - Suggestion de présentation


Pas la peine de rajouter de matière grasse sur les pâtes. Juste un peu de parmesan et du tian !

Bon appétit !