vendredi 25 avril 2008

Chien d'aveugle (2/2)

Revenons cependant à nos moutons…

Décidemment, cette observation n’est pas sans révéler de nouvelles surprises à Maurice. Il est surpris de l’allure rapide à laquelle le chien et son maître sont capables de progresser dans ces couloirs, au milieu de cette foule matinale. L’approche des escaliers mécaniques montants et descendants se fait sans ralentir. À un tel point que Maurice en vient à s’interroger sur l’aveugle en question. Voit-il ou distingue-t-il quand même quelque chose ? Même en lisant un journal ou un livre en marchant on ne peut s’empêcher, à l’approche d’un escalier, de regarder où l’on pose les pieds.

A plusieurs reprises donc Maurice s’est retenu d’intervenir pour de toute manière constater que tout se passait finalement bien. Jusqu’au moment où, arrivé devant une barrière de portillons dont tous les voyants étaient au vert sauf un qui était rouge, Maurice se demanda si le chien saurait choisir le bon. Il avait une chance sur six de se tromper.

Après avoir semblé se diriger vers le rouge, le chien s’engagea finalement dans un portillon qui fonctionne. S’agit-il du hasard ? Le chien a-t-il été conditionné

Et on saute du coq à l’âne pour que je puisse vous faire part de l’anecdote suivante :

Le policier : « Dites Donc, vous n’avez pas vu que le feu était rouge ? »
Le conducteur : « Excusez-moi, mais je suis daltonien… »
Le policier : « Et alors ? Il n’y a pas de feux en Daltonie ? »

Arrivée RER

jeudi 24 avril 2008

Chien d'aveugle (1/2)

L’autre jour Maurice a eu le regard attiré par quelque chose d’inhabituel, mais en fait pas si rare. Un aveugle était guidé par un chien. Ce n’était pas un chien de race tel qu’un labrador ou un berger allemand, mais probablement le croisement d’un berger belge et d’un colley. Du colley il avait la tête, c'est-à-dire un museau très fin et allongé, du berger belge il en avait le pelage.

Maurice a lui-même deux chiens et si cela passe complètement inaperçu aux yeux et surtout aux narines des autres voyageurs ou de ses collègues de bureau ou de ses amis, il n’en est pas du tout de même pour les autres chiens. Ces derniers trouvent Maurice très intéressant et ne se gênent pas pour passer en revue ses bas de pantalons. Il a beau expliquer aux personnes qui sont à l’autre bout de la laisse qu’il sait ce que c’est, qu’il a lui-même des chiens, rien à faire, il a toujours l’impression que ça leur déplaît que leur chien fasse des démonstrations de joie à des étrangers.

C’est ainsi que Maurice fut à moitié surpris lorsqu’il sentit quelque chose de froid et humide se glisser dans sa main gauche. Ce contact ne dura qu’une fraction de seconde mais avait probablement permis au chien d’obtenir tous les renseignements qu’il souhaitait. De son côté Maurice avait en une fraction de seconde compris que le chien était entré en contact avec lui.

Amusé par le comportement du chien et pour une fois que quelque chose de différent se présentait dans son quotidien, Maurice décida de les laisser prendre un peu d’avance pour pouvoir les observer. C’est en effet toujours curieux de voir la progression d’un tel attelage, surtout au milieu de la foule pressée et pas forcément toujours très attentive aux individus qui la composent.

Avec le chien il faut pourtant admettre que tout semble différent. Les personnes venant en sens inverse sont probablement plus attentives à un chien qu’à une canne blanche. Les collisions frontales sont ainsi plus aisément évitées. Eprouverait-on plus de scrupules à bousculer un chien que de taper du pied dans la canne d’un aveugle ? C’est à peine croyable de réaliser par moment comment les autres usagers des transports en commun sont isolés dans leur monde. A se demander parfois des deux lequel est l’aveugle. Celui qui a la canne blanche et les lunettes noires ou bien celui qui ne regarde pas là où il met les pieds ?


RER E Haussmann

mercredi 23 avril 2008

Couloir ou fenêtre ? (2/2)

La seconde raison est l’encombrement de Maurice. Là on aborde la question de son espace vital, mais aussi celui de ses voisins proches, et donc de son confort et de celui des autres. Comme tout le monde, Maurice a des épaules. Le problème c’est qu’il en a peut-être un peu plus que la moyenne. Du coup les places assises étant plutôt étroites, on en vient vite à voyager côte à côte, pour ne pas dire épaule contre épaule. C’est parfois agréable, mais souvent désagréable ! Tout dépend de votre voisin(e). En hiver on se tient chaud. Le problème c’est qu’en plein été on se tient chaud aussi !
Le fait d’être assis à côté d’une fenêtre vous donne, et rien qu’à vous quelques centimètres supplémentaires au niveau des épaules et des bras et vous permet d’en prendre un peu plus à votre aise. C’est pratiquement du luxe.

Enfin, que ce soit le matin ou le soir, Maurice monte en début de ligne, ou quasiment. Au cours de son trajet il verra donc monter et descendre pas mal de personnes. Le fait d’être assis à côté d’une fenêtre lui évitera d’être bousculé chaque fois que quelqu’un voudra monter ou descendre de la voiture. Non seulement il ne sera pas bousculé, mais en plus il ne gênera pas les autres ou bien il ne risquera pas de réceptionner sur ses genoux l’inconscient(e) qui se sera levé avant l’arrête total du train et qui sera déséquilibré en cas de coup de frein intempestif. Une fois de plus, selon la personne que vous réceptionnerez, la situation pour être plus ou moins agréable !

Elle : « Oh, je suis désolée… »
Maurice : « Tout le plaisir est pour moi ! »

Bref, dorénavant pour mieux situer Maurice dans une rame, il suffira de chercher un homme aux épaules larges, assis en sens inverse de la marche et à côté d’une fenêtre !

Foule RER Défense

mardi 22 avril 2008

Couloir ou fenêtre ? (1/2)

J’ai répondu il y a quelques jours à un commentaire de Karmara qui nous exposait sa stratégie d’occupation des banquettes dans les trains. J’écrivais alors que ma façon de faire était différente. Il est maintenant temps de vous en faire part.

Si chacun a sa façon d’appréhender les choses ou bien même si vous ne vous êtes jamais posé la question, pour Maurice il n’y a aucun doute. La question ne se pose pas. C’est fenêtre à 100%, pour au moins trois bonnes raisons.

La première est la recherche de la lumière, en particulier lorsque Maurice voyage et que dehors il fait jour. Comme les tournesols, Maurice a développé un tropisme solaire. Quoi de plus normal après des heures passées sous terre ou à la lumière artificielle. Il faut savoir que par ailleurs l’allumage des lumières dans les trains de banlieue est automatique et s’active lorsque la luminosité extérieure est faible, comme par exemple lorsqu’un train passe dans un tunnel ou lorsque la nuit est tombée. Il suffit parfois que le ciel soit couvert ou qu’il pleuve pour que le système se déclenche. Cela dit, il y a toujours un décalage entre le moment ou l’intérieur du wagon est plongé dans l’obscurité et le moment où l’allumage des lumières a lieu. Du coup si vous êtes assis au milieu du wagon et que la luminosité est suffisamment forte pour ne pas déclencher l’allumage automatique et pas assez vive pour vous permettre de lire confortablement, vous serez alors gênés. Mieux vaut donc être assis près de la fenêtre. Ce qui vaut pour la lecture vaut pour les mots fléchés, les sudokus et pour tous ceux qui écrivent sur une surface non lumineuse. Les utilisateurs de consoles et d’ordinateurs portables sont plus à l’aise dans un environnement sombre que dans la pleine lumière qui génère des reflets sur leurs écrans.

Couloir RER E

lundi 21 avril 2008

Nuage dans le ciel

À part se dire qu'il a plu ou qu'il pleuvra, jusqu'à quel âge distingue-t-on encore quoi que ce soit dans les gros nuages blancs qu'on peut observer par beau temps ?

Etant enfant, ça ne fait aucun doute, on est persuadé de voir des tas de chats, chiens, lapins et chevaux dans le moindre nuage.

Et puis le temps passe, on a d’autres soucis ou d’autres occupations que de passer un peu de son temps à rêvasser le nez en l’air. Peut-être perd-on également sa faculté de rêver ou d’imaginer alors que le temps s’est enfui.

On se dit que ce n’est plus de son âge, qu’on aurait l’air fin à montrer aux autres adultes sa propension à vouloir rester jeune. Rester jeune ou ne pas vieillir ? La question appelle la réponse. C’est évident.

Jusqu’au jour où finalement l’espoir renaît. On se surprend justement, alors qu’on n’a rien d’autre à faire que de regarder dehors par la fenêtre, à observer les nuages. Quand tout à coup un crocodile semble sortir des limbes.

Un crocodile tout en coton, léger comme l‘air et la gueule grande ouverte. Il avance dans le ciel à mesure que le train progresse vers sa destination.

Pour une personne comme Maurice trop occupée par ses obligations personnelles ou professionnelles, les transports en commun sont finalement une bénédiction. Ce n’est en effet pas derrière le volant de sa voiture ou devant son écran d’ordinateur qu’il aurait pu revivre ces quelques instants de nostalgie et de pur bonheur.

Le soleil se couche et bientôt il aura complètement disparu derrière l’horizon, et son bestiaire magnifique avec lui.

Val de Fontenay

vendredi 18 avril 2008

Comment se faire avoir ?

Un grand nombre des articles de ce blog traitent d’un même sujet, à savoir des habitudes des voyageurs de banlieue. A force de prendre tous les jours depuis des années les mêmes trains dans les mêmes gares et à des horaires immuables, par facilité et par confort, pour ne pas dire par habitude, ils répètent sans cesse les mêmes gestes et reproduisent à l’identique les mêmes scènes.

C’est ainsi qu’ils attendent toujours leur train au même endroit sur le quai ou bien se précipitent les yeux fermés dans les couloirs ou les escalators. Tout cela vous le savez déjà et Maurice prend un malin plaisir à l’observer, l’analyser et vous le rapporter.

Aujourd’hui Maurice reconnaît humblement qu’il ne déroge pas à la règle. Si Maurice changeait perpétuellement de place sur le quai ou dans les trains, comment pourrait-il faire ces observations ?

Mais surtout ce soir cette habitude a failli coûter cher à Maurice. Il a failli ne pas se rendre compte, bien qu’il le sache inconsciemment peut-être, que le train tardif qu’il voulait prendre ce soir attendait sur le quai opposé à son quai habituel.

Il le savait, ou il aurait du s’en souvenir car la mésaventure avait déjà failli lui arriver. Il attendait son train sur le quai habituel jusqu’au moment où il lui a semblé bizarre que 5 minutes avant le départ, aucun train ne soit encore à quai. Un coup d’œil au panneau d’affichage lui permit ce jour-là de comprendre ce qui se passait et de réagir en conséquence. En cas d’erreur, le prix à payer est 30 minutes d’attente supplémentaire. Après une journée de treize heures, ça compte ! C’est le moins qu’on puisse dire.

Et le plus étonnant, ou le plus paradoxal dans l’histoire est que ce sont ces mêmes habitudes de Maurice qui lui ont sauvé la mise : toujours vérifier les panneaux d’information, même plutôt deux fois qu’une. CQFD.

Palais Royal

jeudi 17 avril 2008

Demande de renseignement

C’est assez souvent que Maurice est interrogé par des inconnu(e)s dans le RER. Essentiellement lorsque sur le quai il attend son prochain train. C’est rare qu’on l’arrête en chemin, mais cela peut arriver. Sur le quai, il y a souvent pas très loin d’autres personnes qui comme lui attendent, et pourtant il semblerait qu’on préfère s’adresser plutôt à lui.

A quoi cela peut-il bien tenir ? Son air rassurant ce qui sous-entendrait qu’on peut s’adresser à lui sans crainte ? Son air sérieux qui sous-entendrait qu’on est sûr d’obtenir une bonne réponse ? Son air engageant qui sous-entendrait une certaine disponibilité et une qualité d’écoute ? Son air charmant qui sous-entendrait… C’est certainement la somme de tous ces traits de caractère !

La plupart du temps, les personnes qui posent les questions sont pratiquement au bon endroit. À défaut de trouver un prétexte pour engager la conversation, elles avaient juste besoin d’être rassurées. Maurice ne se souvient pas, étant à Haussmann-Saint-Lazare, d’avoir eu à renseigner un voyageur désirant aller à Bergues.

La question est souvent la même. Ces voyageurs perdus ou inquiets veulent tous savoir d’où part le train pour leur destination ou bien ils veulent la confirmation que leur train partira bien du quai sur lequel ils se trouvent. C’est arrivé plusieurs fois avec des touristes anglo-saxons, allemands ou russes.

Pour reprendre l’exemple de la gare du RER E, il y a quatre quais et effectivement, étant touriste à l’étranger, dans la précipitation ou par défaut d’inattention on peut avoir loupé un aiguillage.

Il arrive aussi que la question soit posée en français et pas en cheutimi. Très souvent Maurice est surpris par la question car il suffit de lever le nez pour lire les indications qui s’affichent sur les panneaux d’information lumineux. Si Maurice peut les lire, pourquoi pas eux ?
Tout simplement parce qu’ils ne savent pas lire.

Métro entrant en station

mercredi 16 avril 2008

Accès interdit (2/2)

Les usagers rentrent et sortent sans rien noter d’anormal et sans se poser de questions. Pourquoi devraient-ils jeter un coup d’œil à l’autocollant rouge vif qui les avertit de l’incident alors qu’ils sont plutôt préoccupés à se battre entre eux pour arriver les premiers aux rares places assises ?

Ainsi le train se remplit-il progressivement et personne n’a remarqué les portes condamnées. Pas même Maurice, faut-il l’avouer…

C’est au moment où le train s’arrête du côté des portes bloquées, et justement à un arrêt où beaucoup de voyageurs vont essayer de descendre du train, que la situation devient très vite stressante et énervant pour les uns et amusante et cocasse pour les autres.

Ceux qui auront le plus chaud sont les passagers qui s’étaient installés à l’étage, du côté opposé de la porte qui fonctionne. Une fois l’escalier descendu en file indienne, ils devront, toujours en file indienne, traverser toute la longueur de la voiture. Ils savent que les arrêtes en gare ne sont jamais très longs. Lorsqu’ils réalisent qu’il y a un risque que le train reparte sans qu’ils aient eu le temps de descendre, alors on peut palper l’excitation.

De la même manière, d’autres nombreux voyageurs sur le quai attendent que ceux qui en descendent soient sortis de la voiture avant d’y monter. Ils sont tous regroupés devant la seule porte qui fonctionne, car ils ont vu que les autres étaient bloquées. Chez eux aussi ont peut palper l’excitation alors que la file indienne des voyageurs qui sortent n’en finit plus.

Oubliant les règles en usage, ils commenceront alors à monter dans le train avant que tout le monde en soit descendu. La pagaille naîtra de l’affrontement de ces deux flux opposés.

Cela dit je n’ai encore jamais vu quelqu’un être empêché de sortir d’une rame à cause d’un embouteillage.


Palais Royal

mardi 15 avril 2008

Accès interdit (1/2)

Il arrive parfois que les usagers des transports en commun voyagent dans des voitures de trains ayant quelques problèmes techniques. Ces problèmes ne les empêchent pas de circuler et a priori ne nuisent pas à la sécurité. Le maintien d’une certaine qualité de confort est accessoire.

Il est un problème technique qui peut irriter, voire énerver, ou amuser. Tout dépend de la position que l’ont tient : observateur ou observé. Maurice s’amuse souvent à observer.

Les portes hors service en sont un bon exemple.

Les voitures du RER E ont équipées de six portes. Trois de chaque côté car selon la configuration de la gare, le quai pourra aussi bien être à gauche qu’à droite. De chaque côté donc vous avez la porte du milieu pour aller en bas à gauche ou à droite et les portes aux extrémités : à gauche pour aller en bas ou en haut à gauche et à droite pour aller en bas ou en haut à gauche. À noter qu’il est possible de traverser une voiture dans le sens de la longueur en passant par le bas.

Maintenant que le décor est planté, il ne reste plus qu’à y faire dérouler l’intrigue.

L‘autre jour la porte du milieu et la porte gauche d’un même côté étaient condamnées. Des autocollants rouge vif étaient collés sur les vitres. On pouvait y lire, de l’intérieur comme de l’extérieur, que l’accès était interdit.

Restent donc quatre portes sur les six, en état de fonctionner : trois d’un côté et une de l’autres. Comme je le disais précédemment, le train s’arrête indifféremment avec un quai à droite ou à gauche. C’est ainsi qu’il peut s’arrêter plusieurs fois de suite du côté où les trois portes fonctionnent.

Arrivée du RER

lundi 14 avril 2008

Le bon sens

C’est toujours curieux de voir l’empressement des voyageurs des transports en commun, et surtout des voyageuses, à vouloir de préférence s’asseoir dans le sens de la marche.

Il n’y a guère que dans les trains de banlieue que tous les sièges sont face à face. C’est la réflexion que Maurice vient de se faire en cherchant l’inspiration pour un nouveau billet.

En y réfléchissant un peu plus, on peut trouver d’autres exemples : certaines places dans les trains de grandes lignes pour les petites familles ou les groupes de quatre personnes, les compartiments de première classe dans le TGV qui peuvent accueillir jusqu’à six personnes, certains bus à trajets essentiellement urbains, dans le métro… En fin de compte les exemples ne sont pas si rares !

Tout à chacun pourra de lui-même procéder à l’observation suivante : dans une rame dans laquelle la plupart des places sont libres, les femmes choisiront d’abord celles qui sont dans le sens de la marche. Il n’est pas rare de voir celles qui se sont trompées changer de place lorsque le train démarre et qu’elles se sont rendu compte de leur erreur.

Les hommes galants et bien intentionnés ont intégré cette habitude. Tout comme au restaurant, on propose aux « dames » la place dos au mur, celle qui est avec la banquette, dans le train, on propose lorsque c’est possible, la place dans le sens de la marche.

L corollaire à cette réflexion est que si vous aurez plus de chance de vous retrouver assis face à une femme en vous asseyant en sens inverse de la marche, et inversement face à un homme en vous asseyant dans le sens de la marche.

Où croyez-vous que Maurice soit assis en ce moment ?

À bon entendeur, salut !

Panneau d'affichage

vendredi 11 avril 2008

Impression neige tombant

Cela aurait pu être le nom donné à une toile impressionniste. C’est à cela que pensa Maurice lundi dernier.

Cela fait maintenant 3 semaines que le printemps est arrivé. Tout du moins sur le calendrier. Dans les faits ça n’est pas encore tout à fait ça. En effet, comme bon nombre de personnes ce matin là, ce furent dix centimètres de neige fraîche que Maurice dut dégager du pare-brise de sa voiture avant de pouvoir décoller avec sa fille.

Les spécialistes de la météo l’avaient certes prévu, mais à aucun moment Maurice n’avait imaginé en voir autant. Tout du moins pensait-il avoir affaire à de la neige fondue. De tout l’hiver il en était tombé assez peu en région parisienne.

La couche blanche qui recouvre tout a au moins le mérite de dissimuler la grisaille des infrastructures ferroviaires. D’autant que ces jours-ci, le soleil est tout de même plutôt rare. Ne parlons même pas de la chaleur de ses rayons.

Le trajet emprunté tous les jours semble différent et du coup agréable. Par la fenêtre à cette heure de la journée, alors que le soleil n’est pas encore levé, on peut apercevoir les deux lignes noires de la voie ferrée sur lesquelles circulent d’autres trains en sens inverse.

La neige qui s’est accumulée sur les bas-côtés et sur les toits des maisons accentue très certainement la luminosité ambiante et donne à ce début de journée une apparence particulière.

Profitons du spectacle avant de rejoindre dans quelques instants la noirceur et l’obscurité des voies souterraines.

Quai sous la neige

jeudi 10 avril 2008

Escalator tout neuf (2/2)

En relisant l’article précédent, Maurice s’est demandé pourquoi il l’avait intitulé « Escalator tout neuf ». Vous aussi peut-être ? Ou bien vous vous posez maintenant la question alors qu’avant ça ne vous avait même pas effleuré l’esprit…

L’idée initiale était de parler d’un escalator qui n’avait pas fonctionné pendant plusieurs semaines pour cause d’entretien. Et puis de fil en aiguille, foi de tricoteur, on en était venu à évoquer le désordre né de l’indisponibilité de ces engins. En fait la semaine dernière, jeudi pour être précis, Maurice s’est rendu compte que l’escalator avait été complètement changé, des marches en passant par les parois métalliques acier brossé et la main courante en caoutchouc noir.

Habituellement lorsqu’un escalator tombe en panne, on procède à des révisions avec remplacement d’une ou deux pièces défectueuses. En fait, à partir du moment où un escalier mécanique s’est arrêté et n’a pas voulu redémarrer, il peut se passer plusieurs jours avant qu’une intervention soit décidée et commence vraiment. Après un arrêt de quelques jours et des réparations plus ou moins longues, il se passera encore quelques jours avant qu’il ne tombe à nouveau en panne. Et ça c’est pas bon signe. À partir du moment où un escalier mécanique tombe en panne, c’est le début de la fin.

Les services techniques interviendront une nouvelle fois, l’indisponibilité sera moins longue et quelques jours plus tard on constatera un nouvel arrêt de la machine.

Le remplacement complet serait-il la solution ?

Toujours est-il que Maurice s’est aperçu qu’il avait maintenant un bel escalator tout neuf, avec des marches toutes propres, des côtés sans rayures et une main courant en caoutchouc rutilante.

Combien de temps cela durera-t-il ? Pour du matériel qui fonctionne 20 heures par jours, 365 jours par an et qui hisse des tonnes de voyageurs tous le jours, avouez que la performance est belle !

RER Défense

mercredi 9 avril 2008

Escalator tout neuf (1/2)

Cela faisait plusieurs semaines que Maurice, mais aussi quantité d’autres voyageurs étaient obligés de modifier leur trajet à cause d’un escalier mécanique en réparation. Tout cela peut vous sembler futile, mais vous n’imaginez pas comment le moindre changement dans les habitudes d’un usager des transports en commun peut le perturber. Surtout lorsque celui-ci n’a pas de tête et qu’il lui faut plusieurs jours d’affilée pour s’habituer à son nouvel environnement. Le but du jeu est de ne pas se retrouver devant un escalator indisponible tout ça parce que depuis la veille vous aviez oublié qu’il était en réparation.

A défaut de ne pouvoir s’en prendre au fabricant d’escalators qui décidément n’est pas capable de fournir du matériel fiable, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même. Ce n’est qu’après s’être fait avoir plusieurs fois de suite pour se retrouver devant les barrières de chantier qu’on pense enfin à se décaler de quelques mètres au moment de monter dans le train de manière à ne pas se retrouver face à une barrière une fois arrivé à destination.

Tout ça pour quoi ? Pour gagner quelques secondes sur son temps de trajet et ne pas avoir de traînards devant soi et pouvoir virer en tête pour attaquer les escaliers. L’usager des transport en commun de base tente en permanence d’exploser son record sur un trajet donné.

Il est des jours où Maurice s’en fout complètement. Il en est ainsi par exemple des jours où il sait qu’il a de la marge pour attraper sa correspondance.

Par contre, les fois où il sait que tout se jouera à quelques secondes près, là il ne rigole plus. En effet, un retard de quelques secondes lui vaudrait de perdre un quart d’heure, voire une demi-heure à vouloir attendre le train suivant.

A noter que le matin cette perspective l’énerve moins que le soir. Allez comprendre…


Couloir RER

mardi 8 avril 2008

L'odeur des collants (2/2)

Le wagon est d'un seul coup plongé dans un silence total. Tout le monde avait en fait discrètement suivi la conversation et chacun à présent retenait son souffle. Qu'allait-il bien pouvoir se passer maintenant ?

Le seul bruit est celui que fait Emmanuelle en farfouillant dans son sac à main. Elle en sort une pochette contenant une paire de collants.

Emmanuelle : « Les collants sont maintenant faits dans une matière qui ne file pas et les fabricants mettent dessus un produit qui les empêche de filer. Le produit sent mauvais et son odeur est tenace. Tiens, sens !»

Pendant que Jean-Paul fourre son nez dans les collants neufs sortis de la pochette, l'ensemble des voyageurs a recommencé de respirer et à reprendre ses occupations habituelles.

Emmanuelle : « Les miens sont sans couture. »
Jean-Paul : « Ah… »
Emmanuelle : « Ils ne sont pas non plus préformés. »
Jean-Paul : « ???… »
Emmanuelle : « Ben oui, ce ne sont pas des collants techniques avec la culotte renforcée, ou les remonte-ceci ou les remonte-cela. »
Jean-Paul lui aussi a retrouvé ses esprits.: « J'imagine la tête des copains lorsque je leur raconterai que tu m'as fait sentir tes collants ce matin ! »
Emmanuelle qui d'un seul coup réalise et prend des couleurs dit en rigolant: « T'es c… »


Escalator RER

lundi 7 avril 2008

L'odeur des collants (1/2)

Attention ! L’histoire qui suit n’est pas destinée à tous les publics. Maurice n’a cependant pas les moyens de mettre en place un filtre quelconque qui empêcherait les mineurs d’y accéder. Que les âmes sensibles veuillent bien passer leur chemin. Mab, pose ta tasse si tu ne veux pas faire de bêtises.

La scène se passe dans un train de banlieue, le matin, à une heure de grosse affluence. Un homme et une femme sont assis l'un en face de l'autre. Pour des raisons de confidentialité et afin de ne pas nuire aux réputations de chacun, les prénoms des personnages réels ont été changés.

Jean-Paul, en réajustant son cartable qui glissait de ses genoux : « Tiens, as-tu remarqué que tes collants étaient filés ? »
Emmanuelle se penchant en avant après avoir soulevé son sac à main qui était posé sur ses genoux : « C’est pourtant vrai ! Mince ! Oh et puis de toute façon ça ne se voit pas. »
Jean-Paul : « Ce ne sont que deux petits trous… De toute manière une fois que tu seras debout ta jupe te cachera les genoux.»
Emmanuelle : « Non, ma jupe m'arrive au dessus des genoux. Tant pis. Heureusement que les collants ne sont plus comme avant, sinon ça coûterait une fortune que d’avoir à en racheter tous les quatre matins. »
Jean-Paul : « Ah… »
Emmanuelle : « Les collants ne sont plus faits de la même matière que ceux de nos mères ou de nos grands-mères. Avant le moindre accroc les faisait filer sur toute leur longueur. »
Jean-Paul : « C’est vrai, maintenant que tu en parles, je me souviens de ce que ça pouvait donner un bas ou un collant qui file. Pas top. »
Emmanuelle d’un ton complètement innocent: « D’ailleurs ils ont une drôle d’odeur maintenant. Tu veux les sentir ? »


Gare de banlieue

vendredi 4 avril 2008

Les grandes oreilles

Puisque nous en sommes au registre des évolutions et autres changements, voici une autre transformation à laquelle Maurice a pu assister dans les transports en commun. Celle-ci tient à la taille des écouteurs de baladeurs MP3.

Au tout début de la musique embarquée à bord du célèbre Walkman qui lisait les cassettes audio puis les CD, les écouteurs se faisaient discrets, tout du moins au niveau visuel. De couleur noire, ils tenaient dans le conduit auditif. D’un point de vue sonore il n’était pas rare que certains vous fassent partager leurs moments de défonce de tympans.
Jusqu’au jour où, pour se distinguer, un fabricant décida de vendre des écouteurs blancs. Ce qui au commencement fut un signe de reconnaissance discret pour quelques excentriques passionnés d’une marque à la pomme, fut ensuite copié par d’autres.
On vit alors fleurir des fils blancs et des écouteurs blancs qui tenaient toujours dans le conduit auditif.

Puis dans le cadre d’une course au gigantisme, et probablement pour bénéficier d’une meilleur confort d’écoute, sont apparus les casques. Là, clairement, ce n’est plus la discrétion qui est recherchée. Tout de moins la discrétion visuelle car d’un point de vue sonore, rien ne filtre !

Maurice écoute de temps en temps de la musique ou des émissions de radio avec des écouteurs qui se placent dans le conduit de l’oreille. Par moments, étant donné le niveau sonore ambiant est tellement élevé à l’intérieur des trains, en particulier dans les tunnels, ce genre de casque doit rendre service en isolant son propriétaire des agressions sonores externes.

L’encombrement et l’esthétique ne sont certainement pas les arguments qui auront provoqué l’achat de ce genre de matériel et l’apparition de ces porteurs de casque dans un lieu public laisse Maurice toujours perplexe, d’autant que ça ne donne pas toujours l’air plus intelligent !

Sortie Grande Arche

jeudi 3 avril 2008

Disparition

Dans un article précédent Maurice vous faisait part de quelques unes de ses découvertes, en particulier de l’émergence de certaines pratiques comme celle qui consiste à se détendre les méninges grâce aux consoles de jeux portatives.

Il est également d’autres évolutions qui se font progressivement, mais en sens inverse. On parle dans ce ces de régression. Plutôt que d’assister à une naissance, on constate une disparition progressive, voire totale.

C’est exactement comme si du jour au lendemain vous vous réveilliez en constatant la disparition de oiseaux, ou des papillons, ou des abeilles. Avant ce moment précis, vous aviez bien noté, mais sans y prêter plus d’attention, une diminution progressive, en pesant qu’il s’agissait d’une situation probablement passagère. Peut-être vous étiez vous aussi dit que vous auriez tout le temps de vérifier l’année prochaine. Jusqu’au jour où il vous a fallu vous rendre à l’évidence : il n’y a plus d’oiseaux, il n’y a plus de papillons, il n’y a plus d’abeilles.

Dans les transports en commun il n’y en a certes jamais eu beaucoup. Et le peu qu’on n’a jamais pu y voir est déjà beaucoup. Une seule abeille dans un wagon (ne parlons pas des guêpes) peut causer par mal d’émoi. Il n’est cependant pas rare d’observer des pigeons voyageurs dans les gares. Quoi de plus normal ?

Dans les transports en commun, ce sont les tricoteuses et les brodeuses de tous poils qui ont disparu. Est-ce un signe des temps ? S’agit-il d’une disparition passagère ou d’un épiphénomène ? Le mystère est là… entier.


Point de fuite

mardi 1 avril 2008

Comptage

Ils étaient plusieurs dizaines l’autre jour sur les quais du RER E, à la station Haussmann Saint Lazare, à compter le nombre de voyageurs qui descendaient des trains. Un compteur devant chaque porte, vêtu de la veste siglée au nom de l’entreprise chargée de cette mission, un compteur mécanique à la main, une planchette avec une feuille et un stylo pour noter le chiffre obtenu.

1 clic par voyageur lors des faibles affluences.
1 clic pour 5 ou 10 selon le cas, à partir du moment où des flots de voyageurs se déversent sur le quai…

Ils étaient encore présents au soir de cette longue journée, aux mêmes endroits. Maurice lui, était à ce moment-là sur le chemin du retour. Si le matin Maurice avait été compté, là il monterait dans un train dont les voyageurs en sortant seraient comptés.

Leur journée avait probablement été une succession de moments intenses, lorsque le train arrive et qu’il faut au milieu de la foule faire le décompte des voyageurs, et des moments d’ennui quand après avoir rapporté son chiffre au chez d’équipe il faut attendre le prochain train. Entre deux trains, rien de mieux à faire que de papoter avec son collègue compteur, assis sur les bancs de pierre en attendant l’arrivée de la prochaine rame.

La journée pour eux aussi avait du être longue et fatigante. En fait elle avait du être aussi longue que la mienne ! Maurice était plus fringant ! Il avait encore suffisamment de ressources pour rentrer chez lui !

Les compteurs quant à eux étaient pour la plupart complètement affalés, voire allongés sur les bancs en pierre, amorphes, le regard perdu dans le vide.

En y pensant bien, Maurice se retrouve dans le même état, mais en comptant les moutons ! De là à dire que les usagers des transports en commun sont des moutons…


picots

lundi 31 mars 2008

Sac à dos

La société des loisirs a permis à des personnes de plus en plus nombreuses, de s’adonner à la détente, qu’elle soit sportive ou non.

C’est ainsi qu’apparurent les premiers campeurs et les premiers randonneurs. Bien sûr, à aucun moment vous ne les avez imaginés partir découvrir le vaste monde les mains dans les poches. On général on les représente, et on se les représente, harnachés d’un sac à dos.

Qu’ils soient en toile, en cuir ou en matières synthétiques, ils font maintenant partie du paysage. Rappelez-vous, il y a plusieurs mois, Maurice évoquait une marque célèbre et spécialisée dans les sacs en tous genres. Leur aspect indéniablement pratique et l’évolution de la mode ont fait passer ces sacs du statut d’objet usuel réservé à une utilisation essentiellement vacancière à celui de must qu’on ne dissimule pas et qu’on trimbale partout.

Qui dit partout dit bien sûr dans les transports en commun. C’est là que les choses commencent à se gâter. En effet, trop rares sont les possesseurs de tels sacs à ne pas avoir remarqué l’excroissance dorsale qu’ils véhiculent. Il en va ainsi des collégiens, lycéens et étudiants de tous poils, mais aussi des employés et des cadres du secteur public comme du secteur privé. La gent féminine n’est pas exclue de ce recensement.

Les porteurs de ces sacs ne seraient pas conscients de l’espace qu’ils occupent, en particulier lorsqu’ils effectuent un quart ou un demi tour au milieu d’une foule compacte.

Au Japon il est paraît-il mal vu, lorsqu’il y a beaucoup de monde dans les transports en commun, de garder son sac sur le dos, car il prend la place d’un personne. Dans le même registre, nos voisins belges ont démarré ce qu’ils appellent à juste titre une campagne de courtoisie qui reprend un certain nombre de comportements qui s’ils étaient corrigés, rendraient la vie plus agréable pour tous.

Le prochain qui me bouscule, je lui colle un atemi courtois !

arrivee train

vendredi 28 mars 2008

Traces de doigts

Le progrès technique aidant, de plus en plus de voyageurs possèdent maintenant un téléphone, un mobile, une console de jeux, un lecteur MP3, un palm, un Blackberry, bref le joujou dernier cri qui fait tout et qu’on ne dissimule plus. Si leur utilité est différente d’un appareil à l’autre, ils ont au moins un point commun : un écran ou une coque sur lesquels le moindre effleurement laissera une belle empreinte digitale.

Ces écrans sont de plus en plus grands et les matériaux utilisés de plus en plus lisses et brillants. Pour certains modèles, les écrans sont tactiles et à défaut d’utiliser un stylet, le bout du doigt fera l’affaire.
Ce ne sont pas les chaussettes multicolores ou les étuis en cuir dans lesquels ils sont amoureusement enveloppés qui les protègeront pour autant.

Pour ceux qui ne possèdent ni téléphone, ni mobile, ni console de jeux, ni lecteur MP3, ni palm ou Blackberry, on pourrait faire une analogie avec les lunettes. Cela dit, on n’est pas en train de coller ses grosses mains pleines de gros doigts crasseux aussi souvent sur ses lunettes que sur son iPod. On retrouvera cependant les mêmes maniaques en permanence en train de chasser la moindre petite trace que ceux dont les verres sont pratiquement opaques…

C’est ainsi que dans les transports en commun, en particulier, mais ailleurs également, vous pourrez voir de plus en plus de personnes frotter leur appareil.

Les techniques diffèrent d’un individu à l’autre et les différences tiennent la plupart du temps à la tenue vestimentaire. En effet, vous pourrez observer ceux qui utilisent le revers de leur cravate, ceux qui préfèrent la jambe de leur pantalon, la manche de leur manteau, un pan de chemisier ou le bas d’un T-Shirt.

Et vous, vous êtes plutôt quoi ?

marches

jeudi 27 mars 2008

Consolez moi

Il y a quelques jours maintenant, Maurice constatait que les choses n’avaient pas changé dans les transports en commun. En fait, là comme ailleurs, il arrive que certains changements se fassent progressivement, pour ne pas dire de façon insidieuse, sans qu’on le réalise vraiment.
Et puis un jour, c’est l’évidence, on se rend compte qu’une évolution a eu lieu. Ce qui jusqu’à présent ne se produisait jamais est maintenant une chose acquise et fréquente.
C’est peut-être à ce genre de phénomène que Maurice assiste.

Jusqu’à une époque récente, les passe-temps favoris des voyageurs étaient la lecture et les jeux (mots croisés, fléchés). Puis vinrent les téléphones portables, les sudokus et les fameux lecteurs MP3.

On assiste maintenant à l’apparition des consoles de jeux. Vous me direz que ça existe depuis longtemps et que Maurice ne devait pas avoir les yeux en face des trous pour ne pas s’en être rendu compte plus tôt. Certes. Qui n’a jamais joué avec les jeux de son téléphone portable, de son iPod, de son Palm, voire de son BlackBerry ou de sa PSP ? A part pour la PSP, il s’agissait de jeux courts et juste bons à passer le temps.

Maintenant, c’est le jeu intelligent qui fait fureur. Ou plutôt le jeu censé vous rendre plus intelligent. On a commencé à les voir fleurir au moment de la fête des Mères, allez savoir pourquoi… Bref, tout le monde veut maintenant se muscler les neurones grâce aux jeux cérébraux.

Foi de Maurice, et on ne peut que s’en réjouir, le niveau intellectuel du voyageur de base va crever les plafonds ! Il serait temps !

escalator

mercredi 26 mars 2008

Passage forcé

Maurice évoquait hier le comportement des voyageurs pressés et impatients dans les sas réservés aux handicapés, aux poussettes et aux voyageurs munis de grosses valises à roulettes.

Des scènes similaires ont lieu là où des portillons spéciaux ont été installés pour ces mêmes voyageurs (les handicapés, les poussettes et les valises à roulettes). Il s’agit d’un passage avec deux portes plus larges que la normale et d’un fonctionnement un peu différent. Ce système fonctionne aussi bien dans un sens que dans l’autre, pour entrer ou pour sortir. Les portes s’ouvrent dans le sens de la marche du voyageur qui a introduit son ticket. Les portes s’ouvrent quelques secondes après avoir validé son titre de transport, 2 ou 3 seulement mais dans certaines circonstances ça peut paraître une éternité, et elles restent ouvertes pendant quelques secondes avant de se refermer automatiquement, le temps de laisser passer le voyageur.

La logique, pour ne pas dire la moindre des politesses, serait que la priorité soit accordée à celui qui a validé son titre de transport. A fortiori lorsqu’il s’agit d’une des personnes pour lesquelles ces portes ont été mises en place.

Vous l’aurez deviné, ça ne se passe pas tout à fait de cette manière là !

Le voyageur de base, toujours aussi pressé et peu soucieux de son prochain, aura repéré que ces portes allaient s’ouvrir. Comme il se passe un certain temps avant l’ouverture, plusieurs personnes attendent de part et d’autre l’ouverture automatique. Pour eux le jeu en vaut probablement la chandelle car soit ils n’ont pas de billet et vont pouvoir passer sans problème, soit ils gratteront quelques secondes car ils évitent un détour de 15 mètres à tout casser et le passage par un portillon individuel souvent en panne ou sur lequel une voyageuse s’échine à faire passer et repasser frénétiquement son sac à main au fond duquel se trouve son Pass Navigo…

Et c’est la ruée !

Le mouvement sera d’autant plus rapide et musclé qu’il y aura de personnes de part et d’autre, car tout chacun veut passer en premier avant que les portes ne se referment ! Quant aux handicapés, poussettes et autres valises à roulettes, une fois les portes refermées, qu’ils se débrouillent ! Les autres sont déjà loin !

mardi 25 mars 2008

Rien n’a changé

C’est le constat que Maurice se faisait ce matin en partant travailler. Pourquoi ce jour-là plutôt qu’un autre ? Peut-être à cause du fait qu’il est de plus en plus conscient du fait qu’il n’a pas écrit d’article sur son blog depuis belle lurette. Il manque le petit déclic qui relancera la machine. Peut-être à cause des quelques messages laissés sur son blog par des lecteurs (pour ne pas dire lectrices) trop longtemps délaissés mais toujours présents et actifs sur la toile.

Rien n’a changé donc. Ou si les choses ont changé, ce n’est pas dans le sens d’une amélioration. Les voyageurs sont toujours aussi égoïstes, aveugles et sans cervelle. Il n’est qu’à les voir tous les jours, pensant gagner du temps et gratter quelques places au concours du voyageur le plus rapide et le plus malin, s’entasser dans les sas réservés aux personnes à mobilité réduite (les zandicapés) et attendant que le portillon veuille bien s’ouvrir alors que le système n’accepte pas plusieurs personnes afin de lutter contre la fraude.

Il faut voir leur énervement palpable lorsqu’ils réalisent le piège dans lequel ils se sont jetés, pensant gagner quelques secondes en allant plus vite que les autres. Étant immobilisés, ils ont tout le loisir de voir les autres passer sans souci. Ils regardent par-dessus l’épaule de la personne qui est devant pour vérifier qu’elle passe correctement son badge sur le lecteur ou qu’elle a un billet valide. Dans leur énervement, aucun ne prête attention au message diffusé par la machine leur disant de bien vouloir sortir.

Quand bien même ils voudraient s’extraire de ce cul de sac, c’est avec difficulté qu’ils le feront vu le nombre de personnes qui s’entassent déjà derrière eux !

Comment cela se termine-t-il ? Maurice n’en a aucune idée. La scène pour lui n’a duré que quelques secondes, le temps de passer devant ce fameux sas. Il faudra qu’il pense ce soir en rentrant chez lui, à jeter un coup d’œil pour voir où ils en sont restés !

mercredi 28 novembre 2007

Soirée Onwheelz White !

Quatrième édition des soirées ONWHEELZ

Samedi 1er décembre
de 20h à 2h

Gymnase de l'ASPTT
242 rue de Bercy
Paris 12ème

C'est la "White Party" ! Alors à vos vêtements blancs et débrouillés comme confirmés, venez faire la fête avec nous !!!

Du bon son : disco, funk, house... et des animations (démo de slalom, de roller dance) vous attendent !

Entrée: 7euros en pré vente ou 10euros sur place.

Voici le lien pour vous inscrire !

http://onwheelz.rollerdisco.free.fr/

Soirée On Wheelz White

lundi 19 novembre 2007

Recylcage des petits sacs en plastique

Le vendredi c'est en jean que MAurice vient travailler, et les jours de grève, quand ça pousse, aussi car il n'a pas en plus envie de flinguer ses costards.
D'autant que lundi une jeune fille qui était tombée dans les pommes devant lui a commencé à vouloir vomir !
Trois stations plus tôt elle avait littéralement disparu de notre vue. Une poupée de chiffon sans tonus qui s'écroule.
Heureusement pour elle, la foule était suffisamment dense pour ne pas qu'elle se fasse mal en tombant.
Ensuite il a fallu la remonter, tant bine que mal, et la tenir debout, le temps qu'elle reprenne ses esprits.
Autant vous le dire tout de suite, elle était livide. Blanche comme un lavabo ou un cachet d'aspirine.
Elle toussait de plus en plus et avec sa fille MAurice se demandait comment ça allait finir.
On a tous gueulé pour savoir si quelqu'un avait un sac en plastique. "Viiiiite ! Y'a quelqu'un qui va vomir !"
Et comme par enchantement on a vu arriver des petits sacs en plastique de tous les côtés.
C'est incroyable le nombre de personnes qui voyagent dans les transports en commun avec un petit sac en plastique.
En plus, dans beaucoup d'entre eux il y avait des petits bonbons à la menthe.
Le premier sac qu'elle a eu entre les mains ressemblait à un sac qu'on trouve dans les grandes surfaces et qui sert à emballer les salades au rayon légumes.
Transparent avec des inscriptions vert foncé.
Il était encore tout plié comme il faut, preuve qu'il n'avait jamais servi.
Comme on a reçu plusieurs sacs, du coup j'en ai gardé un. Juste au cas où quelqu'un en aurait besoin.
Le soir en rentrant je l'ai vérifié. En fait il était tout troué ! Du coup je l'ai jeté à la poubelle. On a eu chaud.

Maurice a un petit cœur pour l'odeur du vomi, surtout quand on lui fait juste sous le nez dans un environnement surchauffé et sans aération.
Au grand air ou dans une pièce, même de la taille de wc, il arrive à réprimer les nausées.
Heureusement la jeune fille a réussi à se contenir jusqu'à l'arrêt suivant et à ne pas gueuler "Raoul, le prénom qui dessoule !"
Lorsqu'elle a voulu sortir de la rame, c'était un peu comme Moïse face à la mer morte ! Un miracle !

Hier il y avait plein de place dans un train. En fait toute la moitié de la rame était vide et l'autre complètement pleine.
Il y avait de la buée partout sur les vitres (signe qu'il y a beaucoup de gaz carbonique dans les ouagons).
En fait l'humidité venait d'une énorme pizza avec des morceaux que quelqu'un avait brutalement déposé par terre dans le train !
Celui qui a fait ça avait du sacrément gueuletonner dès le matin !

Ce que Maurice vous a écrit vous écœure ? Tout est pourtant si vrai et si loin de la réalité…

lundi 22 octobre 2007

Fin de grève ?

Comment Maurice, tout comme d’autres milliers de personnes, aura-t-il survécu à la grève des transports en commun ?

Les options sont nombreuses en fait en cas de grève des transports en commun. Cela dit c’était la première fois depuis des années de conflits sociaux que la gare était fermée et que la circulation était supprimée.

En temps « normal » il y avait toujours quelques trains. Certes moins nombreux et moins réguliers et parfois plus courts, mais il y en avait toujours. Il était également possible d’arbitrer entre le RER A et le RER E. Pas cette fois !

La décision prise fut donc non pas d’aller soutenir un mouvement impopulaire d’une minorité au fort pouvoir de nuisance, mais de poser une journée de congés. Il faut bien que les RTT, autres « zacquis sociaux » obtenus de longue lutte pour une autre catégorie de privilégiés dont Maurice fait partie, servent à quelque chose.

En ce qui concerne le vendredi, Maurice avait la possibilité d’accompagner un de ses amis qui devait rendre une voiture de location louée les jours précédents pour pouvoir se déplacer en province. Et là aussi tous les records furent battus car un trajet qui par les transports en commun prend en général 1h15 en ne prenant pas forcément le chemin le plus court, se transforma en un calvaire de 4h30 !

Combien de tonnes de CO2 ? Combien de tonnes de particules plus ou moins fines ? Combien d’éternuements et de saignements de nez intempestifs ? On ne la saura jamais. Et quand bien même ?

Le chemin du retour dut se faire sans la voiture ! Maurice et son ami avaient délibérément pris le risque de ne pas avoir de moyen de transport pour le retour. Si au moins ils avaient emporté leurs rollers… Heureusement pour eux, la ligne 1 du métro avait repris du service, ainsi que le RER E. Restait à faire la jonction entre les deux. Décision fut prise de la faire à pied entre Franklin D. Roosevelt et Haussmann Saint Lazare. Au total le retour durera deux heures. On n’ira pas se plaindre !

En ce lundi matin, la situation est revenue à la normale sur le trajet de Maurice. A moins que ce soit un leurre qui permette aux grévistes de coincer les honnêtes gens dans Paris ? Comment leur faire confiance ?

jeudi 4 octobre 2007

Bonne fête Maurice !

C'est aujourd'hui sa fête !

Il est toujours là, il prend toujours les transports en commun (RER, métro ou bus), il vous observe toujours et il lit vos commentaires (de moins en moins nombreux, à l'image de ses billets).

Flipère l'escargot lit mon blog

Il comprend les reproches que vous lui adressez ainsi que le vide ou le manque que son absence peut provoquer. Il l'a vécu de la même façon à plusieurs reprises. Un être vous manque et tout est dépeuplé ? Cela dit vous lui manquez aussi et il pense aussi à vous.

Il aurait certes pu écrire un dernier article, plutôt que de terminer en queue de poisson et à ce titre on a un peu de mal à lui pardonner. Peut-être reviendra-t-il un jour ?

En attendant, que devient donc Maurice ? Comme l'a dit un ou une anonyme, Maurice fait du roller ! Et dans ce cadre il a même créé un blog qu'il alimente régulièrement. La fréquentation n'est pas la même car c'est avant tout un outil de communication à l'usage d'une petite communauté pas forcément "branchée blog" ! Quant à le trouver grace aux outils de recherche...

mercredi 20 juin 2007

Danger ! Croisement !

Il arrive parfois, alors que l’on se trouve dans des endroits familiers ou non, alors qu’on s’y attend le moins, de croiser des personnes que l’on se surprend à regarder , voire dévisager avec un sentiment de curiosité, pour ne pas dire d’interrogation.

Si je devais vous faire une confidence, en ce qui me concerne, ça se passe plutôt sur les quais du RER, les ascenseurs ou à la cantine d’entreprise. En gros les endroits où il y a du passage. Rien que de plus normal en fait…

Ces visages ou ces silhouettes que vous observez de façon soutenue vous disent quelque chose et ramènent à la surface des images, des situations, un sentiment de déjà vu ou de déjà vécu. Mais aussi et surtout des questions.

Cela se produit de façon soudaine et vous arrache à votre rêverie ou à vos pensées. On peut ainsi croiser tous les jours la même personne au même endroit, au même moment sans l’apercevoir pour autant jusqu’au jour où…

Selon la vitesse à laquelle vous percutez, selon le temps de réaction qui vous est nécessaire, vous vous posez les questions suivantes : « Je connais cette personne, mais qui cela peut-il bien être ? Où l’ai déjà rencontrée ? »

Ce questionnement est d’autant plus intense que vous avez pu lire le même genre d’interrogation dans le regard de la personne que vous venez de croiser.

Tout cela se passe très vite, le temps de croiser la personne, voire de se retourner en passant et de s’apercevoir que l’autre personne fait de même. Et là l’interrogation est à son comble.

Quand on se croise dans la rue, cinq ou six mètres plus loin, c’est terminé. Chacun reprend son chemin avec éventuellement ses questions en tête. Lorsque la même scène se passe dans le confinement d’une rame RER (par exemple), la situation est un peu différente. Des regards vont sûrement se croiser à un moment ou à un autre, avec tous les sous-entendus possibles et imaginables, surtout si ce chassé-croisé de regards se répète entre deux personnes du sexe opposé…

Tout dépend alors de l’élégance de la personne que vous observez. S’il s’agit d’une marchande de morues, vous risquez, au beau milieu de la foule surprise, de vous faire rappeler à l’ordre par un bruyant « TU VEUX MA PHOTO LÀ OU QUOI ?»

vendredi 8 juin 2007

Les Zombies

Certains les matins on a l’impression qu’ils sont directement sortis de leur cercueil ou de leur tombeau et que mus par un signal invisible, inaudible et en tous les cas incompréhensible du commun des mortels, ils se sont donné rendez-vous au même endroit et à la même heure. Ils, ce sont tous ces zombis mal dégrossis, ces lémures et autres âmes damnées.

Cet endroit c’est le quai du RER que j’emprunte tous les jours et l’heure c’est justement celle à laquelle je décide moi aussi de me rendre sur ce fameux quai.

Ce qui les caractérise, c’est tout d’abord leur démarche. Loin d’être celle d’un fringant jeune premier sûr de lui et de sa jeunesse, on a l’impression qu’ils portent tous les soucis de la terre sur leurs épaules.

Leurs pas sont d’autant plus traînants qu’ils ont les épaules voûtées. Des morts-vivants et des momies, fruits de la création d’un docteur fou et de son assistant décérébré, se dissimulent sous des apparences trompeuses. Ils sont habillés comme vous et moi.

Je me demandais encore l’autre jour comment j’avais pu ne pas me faire remarquer par ces succubes et autres croqueurs de crânes, comment jusqu’à présent je n’avais pas été pourchassé et rattrapé jusqu’à être dévoré et englouti par une horde de zombis pustuleux irradiés et assoiffés de sang, ces vampires et leurs cousins les esprits et les spectres.

Une foule tellement compacte, qu’on on a beau vouloir les zigouiller en vidant des dizaines de chargeurs de mitrailleuse, il en revient toujours autant.

C’est en passant devant un énorme miroir l’autre matin que j’en compris la raison. J’en suis encore à me demander quand et comment cela a pu se produire. Toujours est-il que je n’ai maintenant plus aucun doute. S’ils ne m’ont pas encore sauté dessus c’est tout simplement parce que je ne suis ni plus ni moins que l’un d’eux !

Maurice zombie

mercredi 30 mai 2007

Le Petit Chaperon au Bois Dormant

Qu'attend-il au fond de son pot à scruter d'un oeil torve les personnes passant devant son repère ? Quel regard renvoie-t-il à ceux ou celles qui l'ont remarqué ?
La pluie pratiquement incessante a fait sortir le crapaud du bois.
Est-il de ces crapauds qui attendent le réveil tant attendu qui viendra les sortir de ce cauchemar éveillé dans lequel une méchante sorcière l'a plongé ?

La princesse qui a sorti le loup du lac glacé a été suffisamment échaudée pour ne pas recommencer la même erreur.

Vous ne connaissez pas l'histoire ?

Ce brave loup était pratiquement mort de froid et de faim cet hiver là. C'est alors qu'il remarqua quelques carpes immobiles dans un lac. En se penchant pour les attraper, il tomba dans l'eau glacée. Il était tellement faible qu'il n'eut pas suffisamment de force de se sortir de la noyade. Il n'eut la vie sauve que grâce à la réaction d'une jeune et jolie Princesse.
Elle passait dans les parages lorsqu'elle entendit le bruit d'un corps qui tombe à l'eau et se débat. Elle se précipita alors et vit un loup qui se noyait. Il lui fallut faire preuve de beaucoup de courage et d'abnégation pour vaincre sa peur du loup et se décider enfin à le sortir de ce mauvais pas.
D'une main elle agrippa un arbre, se pencha au dessus de l'eau et en tendant l'autre bras, elle réussit à empoigner la queue du loup. Après quelques efforts elle put enfin le tirer jusque sur la berge.
C'est à ce moment précis que le miracle se réalisa.
En effet, à peine le loup fut-il sur la berge qu'il se transforma en un magnifique Prince Charmant.
La Princesse fut quasiment statufiée par la surprise. Imaginez la les yeux et la bouche grands ouverts.
Le charme fut rompu lorsque le Prince Charmant finit par lui dire :
" Merci gente Princesse de m'avoir sauvé la vie. Pouvez-vous néanmoins me lâcher maintenant ?"


Crapaud - Toad

vendredi 18 mai 2007

Arrêtez le massacre !

C’est chaque fois la même chose. Il suffit qu’il ait plu au cours de la nuit pour qu’au petit matin des escargots inconscients soient encore en train d’arpenter le quai du RER.

Qu’y trouvent-ils de mieux qu’au milieu des herbes et fleurs qui tapissent le bas-côté ? Une envie de piquer une pointe de vitesse sur le bitume histoire de se défouler de temps en temps ? Marre de devoir se frayer un passage au milieu des tiges entrelacées ? Un besoin de se dérouiller le pied ?

Ils ont beau filer ventre à terre, c’est malheureusement trop tard pour certains. Ou pas suffisamment vite. Un peu comme Cendrillon qui a oublié de faire demi-tour au moment de minuit. Ou bien encore comme Icare qui voulut trop s’approcher du soleil.

Ils ont beau être à l’abri de leur coquille, ils sont néanmoins vulnérables et pas à l’abri d’un écrasement fatal. A la différence de Cendrillon, leur coquille ne se transformera pas en citrouille, mais en une infâme bouillie gluante et craquante. De ce côté-là on pourrait dire qu’ils ressembleraient plus à Icare si celui-ci n’était pas tombé dans la mer.

Le voyageur qui pose le pied sur une coquille d’escargot s’en rend très vite compte. Comme lorsqu’il marche sur une grosse merde. Combien y en a-t-il qui ne regardent pas là où ils posent le pied ?

Le bon côté de l’histoire est que tout ne sera pas perdu pour tout le monde. En effet quelques oiseaux malins et opportunistes sauront profiter de cette manne, une fois le dernier voyageur monté dans la rame et le train parti.

Il y a quand même quelques âmes charitables qui, du bout du pied ou de la main, sauront placer hors de danger quelques uns de ces gastéropodes, de manière à ce qu’ils puissent à nouveau tenter le diable à la prochaine averse !

Escargot sous la pluie

lundi 14 mai 2007

Enfin réparé

En plusieurs endroits de la gare RER de La Défense, il y a un escalier classique au milieu de 2 escaliers mécaniques : un qui monte, l'autre qui descend. Cela faisait un peu plus de 2 semaines maintenant qu'un des escaliers mécaniques de la station RER de La Défense était en panne. Justement celui que je prends le soir pour descendre jusqu'au quai.

Ce soir, miracle, il fonctionnait de nouveau !

Tous les soirs des 2 semaines précédentes donc, je me pointais invariablement à cet endroit de la gare voyageurs. Et tous les soirs, quelle que soit l'heure, une foule monstrueuse s'était accumulée en haut des marches de l'escalier normal, le seul escalator encore en service était réservé à la montée. Il était malheureusement trop tard pour moi pour faire demi-tour. Il faudrait que je me mêle à tous ces voyageurs contraints à descendre au ralenti la cinquantaine de marches, à 3 ou 4 de front, à observer le haut du crâne de celui ou de celle qui vous précède.

Il faut pardonner la plupart de ces voyageurs qui n'ont pas l'habitude de monter ou descendre un escalier. Il n'y a qu'à voir avec quel empressement certains et certaines d'entre eux s'empressent à occuper la file de droite, celle ou l'usage autorise de s'arrêter, alors que la file de gauche est en principe réservée à ceux qui sont pressés. Même chose le soir pour descendre. Il y en pourtant quelques-uns et quelques-unes pour qui un peu d'exercice ne ferait pas de mal de temps en temps... Dès lors qu’il faudra monter ou descendre, cela représentera un défi physique terrible. Où va-t-on ?

Cela dit, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même étant donné que chaque soir j'avais oublié ma promesse de la veille de ne plus passer par cet endroit en attendant une normalisation de la situation.

lundi 7 mai 2007

Résultats du second tour

A la question "Quel candidat remportera l'élection présidentielle ?", tous les votes exprimés ont été validés et enregistrés. Les abstentions ont été nombreuses et il n'y a pas eu de vote blanc ou nul. Le nombre d'inscrits restera toujours un mystère.

Il s'avère que le résultat obtenu est assez proche du score final officiel.

C'est pourquoi je vous donne rendez-vous dans 5 ans moins deux semaines pour connaître en avance sur tout le monde le nom du futur candidat.

Merci à toutes et à tous pour votre participation.

Nicolas Sarkozy54.54%
Ségolène Royal45.45%


ps : si une âme charitable pouvait me communiquer le numéro de téléphone de SOS Femme Battue...

vendredi 27 avril 2007

Toujours plus vite (2)

Retour donc dans les couloirs du RER E…

Le voyageur pressé et accro à sa moyenne a en un clin d’œil et en un claquement de synapse, repéré la faille. En accélérant le pas, et quitte à jouer des coudes, il se retrouve dans le sas que personne n’avait pensé emprunter ! Quelle bande de gros nazes ! Dans son sillage, et sans qu’il s’en rende compte, il a entraîné un autre voyageur, tout aussi pressé et accro à sa moyenne, mais qui a réagi un petit poil moins vite.

C’est à ce moment que la situation devient cocasse.

En effet le sas est capable de « voir » automatiquement qu’il y a plus d’une personne, et contrairement à Sésame, malgré les invocations, refuse de s’ouvrir tant qu’il reste plus d’une personne. Un message diffusé par haut-parleur le confirme. En général le voyageur pressé n’écoute pas ce message. Il se contente de valider une deuxième fois son ticket, et on lui répète qu’une seule personne à la fois peut passer. Le deuxième voyageur pensant bien faire veut aussi passer son ticket. Il est en effet convaincu que le gros balourd devant lui, celui aux chaussures pleines de boue, sort de sa province et n’a pas de ticket valable et qu’il ferait mieux de rester chez lui plutôt que d’emmerder le monde !

Pendant ce temps, les autres voyageurs passent tant bien que mal les uns après les autres, laissant les deux excités sur place. Jusqu’au moment où les contrôleurs qui sont dans le cagibi juste à côté s’emparent d’un micro pour dire qu’un des deux voyageurs doit sortir du sas.

C’est tout juste si le premier, se sentant plus dans son droit que le deuxième, ne le traite de tous les noms d’oiseaux ! Non mais, et ma moyenne gros c.. ! Le deuxième voyageur honteux et confus doit donc s’effacer et attendre son tour, alors qu’aux autres portillons il n’y a presque plus personne !

Comme l’a si bien dit Jean de la Fontaine et probablement Esope avant lui, rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Maintenant il va falloir cravacher pour redépasser tous ces traînards !

jeudi 26 avril 2007

Toujours plus vite

Afin de faciliter l’accès aux trains, et au RER en particulier, des portillons d’une taille supérieure ont été installés par la SNCF et la RATP. Ils permettent entre autres de faire passer un handicapé dans son fauteuil roulant, une personne poussant un landau de compétition tous-terrains, avec poignées de frein, ou bien encore une voyageuse tirant une valise à roulettes de la taille d’une armoire normande.

A Haussmann-Saint-Lazare, dans le RER E, ce portillon particulier se présente sous la forme d’un sas fonctionnant dans les deux sens. On peut l’utiliser indifféremment pour accéder aux quais ou pour sortir de la zone à l’intérieure de laquelle un titre de transport est obligatoire.

Il suffit de pénétrer dans le sas, d’utiliser son titre de transport (ticket ou Pass Navigo), d’attendre que la porte de derrière se referme, et que celle de devant s’ouvre pour sortir du sas. Le sas est de plus un système anti-émeute puisqu’il est prévu pour empêcher le voyageur non muni d’un titre de transport de frauder, et parfois de provoquer une émeute s’il se fait contrôler… Mais ça c’est une autre histoire !

En période d’affluence, et a fortiori lorsque quelques portillons « normaux » ne fonctionnent pas, certains voyageurs pressés, afin d’éviter d’avoir à faire la queue et de perdre 30 secondes, utilisent ces sas King-Size. C’est un peu comme au péage sur l’autoroute. Vous avez fait une bonne moyenne, vous avez même en vue le record sur le trajet et donc il est hors de question de ruiner cette nouvelle victoire dans des files d’attente. Il va falloir ruser et être plus malin que les autres bœufs qui ne savent pas reconnaître la bonne file qui va plus vite que les autres ! C’est ainsi que certains s’engouffrent dans la file réservée au Télépéage sans avoir le boîtier. Ceux-là on tout gagné… Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse !

lundi 23 avril 2007

Résultat du test du 25 mars 2007

Il y a environ un mois, je vous posais la question existentielle suivante : " Avez-vous une anecdote concernant le changement d'heure ? " Pour ceux qui auraient la mémoire courte, il y a un mois environ on passait à l'heure d'été. D'où le sondage...

28 personnes dans l'intervalle ont accepté de répondre et je les en remercie.
Voici les résultats de ce sondage.

1 personne s'est pointée une heure plus tôt au boulot3.57%
Pour 3 personnes, la bombe avec laquelle ils avaient rendez-vous est arrivée une heure plus tôt et ne les a pas attendus10.71%
3 personnes se sont trompé en changeant l'heure de ma montre et ça a fichu leur journée en l'air10.71%
Pour 21 personnes c'est un non-événement75%

Connaissant maintenant ces résultats, j'espère que vous allez vous rendormir sur vos deux oreilles. Si vous éprouvez des difficultés, alors vous trouverez certainement le temps de répondre au nouveau questionnaire non subventionné que je mets en ligne. On verra si d'ici deux semaines l'échantillon de mes lecteurs est répresentatif.

Rassurez-vous, je ne sais pas qui vote quoi et quand bien même si je le savais...

A vos urnes ! Prêts ? Partez !

lundi 16 avril 2007

Si c'temps-là i'continue

Sous certaines contrées, une chanson, célèbre localement, nous met en garde contre de fortes chutes de neige qui risquent d’atteindre le bas du dos. C’est de la mi-février, en passant jusqu’aux alentours du début du printemps qu’il est possible de l’entendre. Nous en sommes certes un peu éloignés maintenant, mais le titre en lui-même garde toute sa saveur.

En cette période où les thermomètres et baromètres ne savent plus où donner de l’aiguille, ce n’est pas de la neige qu’on risque de voir tomber, ni même de l’eau. Ce sont plutôt les usagers des transports en commun qui jusqu’à présent pouvaient se faire du mouron au sujet de la chaleur seulement aux mois de juillet et août.

Dorénavant va-t-il falloir endurer la grosse chaleur de mi-avril à mi-octobre, soit la moitié de l’année ? La plupart des rames des trains circulent ou stationnent en plein soleil et les tunnels sont en permanence réchauffés par les moteurs électriques des rames. La climatisation est quasi inexistante et on peut comprendre pour certains l’avantage qu’il y a à prendre sa voiture.

C’est donc en pensant déjà au retour du soir que Maurice a repris le chemin du travail ce matin avec une certaine appréhension. Sans compter les pics de pollution qui atteignent des sommets. Pas besoin de mesure pour s’en rendre compte. Un brouillard jaunâtre bouche l’horizon. Sans doute le pollen des bouleaux qui s’en donnent à cœur joie en ce moment !

Sous les contrées dont je vous parlais plus haut et que j’ai retrouvé l’espace d’un week-end, lors de fortes chaleurs, on parle de brume de mer, quand ce n’est pas du brouillard ou un ciel si bas. C’est à la fois frais, humide et iodé ! Rien à voir donc et beaucoup plus supportable, quitte à enfiler un petit gilet ou un K-way!

vendredi 30 mars 2007

Ce n’est qu’un au revoir

Rassurez-vous, contrairement à ce que vous avez pu imaginer en lisant ce titre, je ne pars pas ! Sauf, bien sûr pour ceux ou celles qui n’attendent que ça !

Ce matin l’ambiance dans le train n’était pas à la morosité. Profitant d’une nouvelle journée de grève dans l’éducation nationale, Maurice a pu faire la grasse matinée et du coup retrouver des compagnons de voyage qui ne sont pas aussi matinaux que lui et qu’il n’avait pas vu depuis longtemps.

Et pour l’un d’eux, c’était la dernière fois qu’il prenait le train pour aller travailler. C’était son dernier jour de travail. Il sera en retraite ce soir. On a beau se dire qu’on est content pour lui, quelque part, au fin fond de soi-même ce n’est pas si réjouissant que ça. Une petite voix, certes faible, vous laisse tout de même entendre que c’est un peu le début de la fin. Et que si pour lui c’est maintenant, pour les autres ça viendra aussi un jour. Forcément.

Mais oublions tout ça pour rester sur des notes gaies.

Il s’est bien sûr fait chambré. Une fois le wagon rempli, l’annonce a été faite à la cantonade.

Il lui a été demandé de faire la bise à toutes les femmes présentes. On lui a demandé où étaient les bouteilles, les croissants…

Les voyageurs étrangers à ce moment, même ceux dont la lecture fut perturbée par le bruit du chahut et des conversations enjouées, n’ont pu s’empêcher de sourire et d’avoir un petit mot pour lui lorsqu’il descendit à Magenta, et que tout le monde entonna un joyeux « Ce n’est qu’un au revoir » !

Espérons que cette dernière journée ne sera pas gâchée ce soir par une absence de trains, ou des incidents inexpliqués générant des heures de retard, comme ce fut le cas plusieurs fois cette semaine.

lundi 26 mars 2007

Strip Tease

En attendant que Maurice revienne, il vous offre ce Strip Tease.
La nudité peut choquer.
Âmes sensibles s'abstenir...

Strip tease

jeudi 22 mars 2007

Happy Birthday Belette !

Ce matin n’était pas un matin comme les autres. C’est en effet la première fois que Maurice prenait le train le jour de l’anniversaire de sa fille préférée.

Ce matin, au réveil, il ne lui avait pas souhaité un bon anniversaire. D’apparence tout semblait se dérouler comme un jour ordinaire. Pourtant Maurice avait tramé quelque chose dans le secret, afin de lui faire une petite surprise.

C’est toujours amusant de faire comme si on avait oublié de souhaiter l’anniversaire de quelqu’un. La personne concernée sait, forcément, que c’est le jour de son anniversaire, et s’attend à ce qu’on lui souhaite. Cela dit, si on lui souhaite tout de suite, l’effet escompté de la surprise risque de perdre de sa saveur. Donc, quitte à passer pour un sans-cœur, on fait comme si de rien n’était, sachant que l’autre vous reproche peut-être votre oubli, mais sans l’avouer. Au moment de dévoiler ce que vous avez préparé, vous savez que tout sera oublié !

Il en fut ainsi ce matin. Réveil, petit-déjeuner, préparatifs, départ en voiture pour la gare, attente du train… tout se passe comme pour une journée classique. Ce n’est qu’un fois installés à leurs places habituelles que les choses se mirent en place.

Tout d’abord Maurice extirpa son iPod de son sac, l’alluma et rechercha la musique qu’il venait juste de rajouter. Un « Happy Birthday To You » interprété par les Fêtards et extrait du disque 4 de la compil’ « Faire la fête ». Entre parenthèses, pas le genre que Bra écoute régulièrement, mais pas non plus du genre auquel vous pensez !

Maurice lui passa les écouteurs et lui remit un paquet cadeau. La Belette (c’est son surnom), put alors fébrilement déballer son petit cadeau en musique ! Son sourire franc ne laissa aucun doute sur le plaisir qu’elle éprouva à ce moment-là ! Il était temps de sortir le gâteau d’anniversaire : une de ses portions de gâteau dans un emballage individuel, pratique à mettre dans la poche !

Pour les bougies et le Champomy, on attendra ce soir !

mercredi 21 mars 2007

Accrochez-vous !

En repensant l’autre jour à l’article que j’avais écrit au sujet de la barre qui dans les transports en commun permet aux voyageurs de garder leur équilibre, en imaginant les techniques que chacun d’entre vous a pu développer pour faire face à l’adversité, une anecdote m’est revenue.

Cela s’est passé il y a quelques années dans une ville portuaire du Nord de la France. Et bien entendu l’action se déroule dans les transports en commun. En l’occurrence il s’agit d’un autobus car le tramway ne fonctionnait déjà plus. Un groupe de trois personnes comme on n’en voit plus monte dans le bus. On peut distinguer un adulte d’une cinquantaine d’année et deux adolescents. Ils sont tous les trois habillés en aube et l’un des adolescents porte une grande croix, celle que l’on porte en tête d’une procession d’enterrement.

Certes ce n’était pas un enterrement à Ornans, mais si vous avez l’occasion de voir ce tableau cela vous donnera une idée des personnages.

Dans le bus, une âme charitable a laissé une place assise au prêtre. Les enfant de chœur sont debout dans le bus au milieu d’autres personnes qui ne leur prêtent pas plus d’attention que ça dans la mesure où il n’y avait, à ce moment-là, rien d’extraordinaire à voir un prêtre, non pas en soutane, mais en aube, accompagné par des enfants de chœur.

Celui qui est chargé de la croix la tient verticalement et discute gaiement avec son camarade.

Tout se passe bien jusqu’au moment où le bus se met à freiner brutalement. Les voyageurs se retrouvent alors déséquilibrés et dans un ultime réflexe, s’agrippent à la croix, pensant avoir affaire à une barre du bus !

Il faut imaginer la scène ! Un groupe de voyageurs au regard ahuri, cramponnés à la croix pensant avoir affaire à un support digne de confiance, et partant à la dérive dans le bus !

J’en ris encore !

mardi 20 mars 2007

Lecture et transports

Publié le 14-03-2007 à 14:56 sur le site Web du journal gratuit Métro

On lit dans les transports en commun
Pour passer le temps ou ne pas en perdre, 56 % des Métronautes disent lire dans les moyens de locomotion publics

lecture


Encore quatre stations de métro, le temps de finir son chapitre ou de lire quelques articles de journaux. Parce que les transports en commun sont des lieux propices à la lecture pour 56 % des 229 Métronautes qui ont répondu au sondage. Près d'un sur trois (27 %) déclare lire de temps en temps. 10 % ne lisent jamais et 7 % rarement.

lundi 19 mars 2007

Vue imprenable

Le fait de se retrouver dans la position debout au milieu d’une foule compacte de voyageurs peut parfois amener à des situations cocasses. En temps normal chaque individu considère naturellement l’espace qui l’entoure comme étant son périmètre de sécurité. A partir du moment où ce périmètre est franchi, la personne se sent envahie, voire agressée.

Dans les transports en commun, lorsqu’il y a foule, ces périmètres sont pulvérisés. Vous vous retrouvez au milieu d’une foule compacte, serré des tous les côtés. En général vous ne choisissez pas la personne contre laquelle vous serez collé pendant des minutes plus ou moins longues. Tout dépend de la personne en question, car il faut bien avouer que certaines circonstances sont moins désagréables que d’autres !

C’est ainsi que vous aurez parfois tout le loisir d’observer de très près le crâne dégarni du petit monsieur qui est juste devant vous, qu’il soit face à vous, qu’il vous tourne le dos ou bien qu’il soit de profil. Aucun pore de sa perruque en peau de fesse n’aura plus de secret pour vous. Il ne manquerait plus qu’une mouche prenne cette surface lisse pour une piste d’atterrissage pour que le tableau soit complet.

Si certaines se plaignent de voyager avec le nez à hauteur des aisselles des autres voyageurs, il pourra arriver aux plus chanceux d’avoir le nez perdu dans la généreuse poitrine d’une charmante voyageuse ou bien d’avoir la vue plongeante sur les Grandes Jorasses. Là, il est difficile de regarder à droite et à gauche sans passer par le centre, avec au passage l’échange de sourires réciproques, malicieux d’un côté, un peu gêné de l’autre ! C’est pas le moment de perdre un écouteur de l’iPod, vous risqueriez de ne pas le retrouver…

Au passage vous m’excuserez de n’avoir trouvé, malgré une recherche intensive, que cette photo qui illustre cet article de façon partielle. Je n'ai pas été fichu de trouver de photo de décolleté...

Terry

vendredi 16 mars 2007

Nouveaux uniformes SNCF

La SNCF a dévoilé il y a quelques jours les nouveaux uniformes des agents SNCF. Ils sont la création de Christian Lacroix, qui décidemment se spécialise dans l’habillage des transports en commun. Après le personnel d’Air France, l’intérieur des TGV et bientôt le tramway de Montpellier, ce sont dès à présent les contrôleurs SNCF qui passent entre ses aiguilles.

On devrait pouvoir les voir défiler dans les voitures au mois de juin prochain. Cela dit il faudra des heures d’entraînement pour passer de la marche à la dix heures dix à la démarche du mannequin ! Ne rêvons pas trop quand même…

Les uniformes sont toujours gris mais égayés par des touches de violet et de vert.

Je ne résiste pas à vous dévoiler ces quelques clichés trouvés sur internet. Sans être un grand prophète j’imagine très bien le couple qui ne me contrôlera jamais… On n’a que ce qu’on mérite, pas vrai ?

Uniformes SNCF

mercredi 14 mars 2007

Pour une poignée de poignets

L’observation de toutes ces mains et de tous ces poignets permet parfois de voir d’autres curiosités.

Eté comme hiver, vous pourrez observer dans le RER le port de gants chez certaines personnes, des femmes en général. Pas des gants Mappa, ni des gants chirurgicaux, non, tout simplement des gants en cuir, le plus souvent noirs.

Pour ne pas s’abîmer les ongles ? Pour ne pas mettre sa main en contact avec les milliards de germes qui se baladent le long de ces barres métalliques ? Pour dissimuler un diamant ou une bague qui pourrait attiser la convoitise ? Peu importe la raison en fait, mais avouez que c’est étrange.

Dans le domaine des bijoux, la variété est toujours présente, quel que soit le genre. Hommes ou femmes, tous et toutes peuvent être aussi bien en être dépourvus que lourdement accessoirisés, le top étant pour les hommes le port de la chevalière avec les initiales. Je ne sais pas d’où vient cette mode ou cette tradition. Le plus curieux est que je pensais que c’était le fait d’hommes d’un certain âge déjà, la cinquantaine environ, par exemple, alors qu’en fait on peut voir que les jeunes ne sont pas en reste pour autant. Que penser aussi des femmes qui portent deux ou trois bagues à chaque doigt ? Que ce sont des collectionneuses ? Oui, mais de quoi !

Que dire d’autre à ce sujet si ce n’est que les bijoux ont eux aussi leur mode. Là, je m’adresse plus particulièrement aux femmes, à celles qui avec quelques perles et un peu de fil à pêche ou de fil en laiton, sont capables de fabriquer de jolies bagues, pour elles-mêmes ou leurs copines qui, moins habiles manuellement, leur auront passé commande.

On pourrait disserter longuement aussi sur les montres, les bracelets et gourmettes. Peut-être une autre fois ?

mardi 13 mars 2007

Voyageur à la barre (3)

Il y a parfois tant de personnes agglutinées autour de cette fameuse barre, qu’il est parfois comique d’essayer de deviner à qui appartient telle ou telle main.

De quoi sont faites ces mains ? Il y a un peu de tout. Au toucher on pourra distinguer les froides, les chaudes, les sèches ou encore les humides, les molles, les rêches. On pourrait presque en faire soit un inventaire à la Prévert soit une reprise d’une chanson à succès de Pierre Perret.

Quant à l’observation, là il y a de tout. Toutes les couleurs, avec ou sans ongles, masculines ou féminines, de la taille de battoirs ou frêles et diaphanes jusqu’à l’équivoque.

On ne peut pas faire état des mains accrochées aux barres sans évoquer les inévitables contacts. C’est arrivé à tout le monde et il est parfois amusant d’observer les comportements de chacun à cette occasion.

La règle non écrite et non dite consiste à surtout ne pas toucher ou effleurer toutes ces mains et tous ces doigts étrangers.

Certaines mains ont une fâcheuse tendance à glisser vers le bas car leurs propriétaires soit ne serrent pas suffisamment la barre ou bien ont les mains moites, comme les chaussettes de Mimoun après un marathon ! A un moment donné cette main glissante entrera en contact avec votre main ou celle d’un autre voyageur. Quelles sont les réactions dans ces cas là ?

La plupart pratiqueront la fuite ou la glissade vers le bas, pour éviter le contact. Mais c’est reculer pour mieux sauter. Cette technique a ses limites. En ce qui me concerne, je préfère tenir bon et même exercer une légère pression vers le haut pour rappeler à l’autre voyageur l’existence de sa main baladeuse. La plupart du temps elle remontera de quelques centimètres avant de recommencer sa descente… Et ainsi de suite.

Moralité, lorsque je rentre chez moi ou que j’arrive au bureau, la première chose que je fais est de me laver les mains. L’eau est noire…

lundi 12 mars 2007

Voyageur à la barre (2)

Lorsque les voyageurs sont tous à peu près de la même taille, naturellement ils auront tendance à s’agripper à la même hauteur, au niveau de l’épaule, qu’ils soient proches ou loin de la barre en question. Vous pouvez faire le geste en même temps pour vérifier mes propos ! Imaginez que vous ayez à attraper une barre, qu’elle soit juste à côté de vous ou à une longueur de bras. N’avais-je pas raison ?

Quand il s’agit donc d’attraper une barre déjà occupée, la largeur de la main est un autre facteur déterminant. Selon l’espace disponible laissé entre deux mains, on pourra saisir la barre à pleine main ou se contenter de la pincer du bout du pouce et de l’index.

Il y a certaines circonstances où empoigner la barre n’est pas toujours très plaisant. On peut répugner à saisir un objet parfois tiède et humide qui sera passé entre des mains à l’hygiène parfois plus que douteuse.

Qui sait si celui qui vient de lâcher la barre n’avait pas les doigts couverts de verrues ? Et celui qui vient de se curer le nez ? Ou bien encore celui qui vient de se gratter le c.. ou les c… ? Il y a aussi les petits boudins sans ongles auxquels il ne reste plus qu’un semblant de lunule. Il y a aussi les mains blessées, ou infectées par on ne sait quoi.

Les mains de certaines professions sont reconnaissables. Il en va ainsi pour les mécaniciens, les peintres ou les maçons. Il m’est arrivé d’avoir à faire ce genre de choses et je me souviens de l’état dans lequel étaient mes mains à ce moment-là. Pour les autres professions, c’est moins facile de deviner.

Nombreuses sont les mains dont les ongles des doigts portent le deuil ! Ça ne fait pas très soigneux…

vendredi 9 mars 2007

Voyageur à la barre (1)

S’il n’avait pas eu un comportement étrange, je ne l’aurais probablement pas remarqué. C’est donc l’attitude d’un voyageur en particulier qui m’a donné l’idée de cet article.

Ce matin, il y avait pas mal de monde dans le RER A. Dans ce cas, une fois monté, chacun cherche un point d’appui supplémentaire pour éviter de se faire balader et de bousculer les autres voyageurs lorsque le train accélère, freine ou tourne. Le passager qui m’a inspiré avait une main et un avant-bras velus comme il en existe peu.

Un certain nombre de barres verticales ont été placées dans les voitures de manière à pouvoir s’y accrocher. Cela dit, en période d’affluence et si vous arrivez après les autres, vous constaterez qu’il y a déjà pas mal de mains accrochées.

Il faut alors repérer l’emplacement qui convient le mieux. Il y a plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte afin de pouvoir faire son choix. Je ne veux même pas prendre en considération des éléments tels que la superbe jeune fille (ou du beau jeune homme c’est selon) qui fait de la «pole dance » au milieu de la voiture, ni même la présence des Fatals Picards de passage à Paris avant de défendre les couleurs de la France au prochain concours de l’Eurovision en mai prochain. Je remercie au passage Fong sans lequel je serais passé complètement à côté de cette info. Entre nous c’est pas gagné…

La taille du voyageur en est un. Une personne de grande taille n’aura pas de mal à attraper le haut de la barre. A l’inverse, une personne de petite taille visera plutôt le milieu ou la partie inférieure de la barre. Le problème commence à se poser lorsque tous les voyageurs rassemblés autour d’une barre sont tous sensiblement de la même taille.

jeudi 8 mars 2007

Concentré de lecture

Cela a dû aussi vous arriver un jour ou l’autre.

Un livre ouvert sur les genoux, confortablement installée, autant qu’on puisse l’être sur une banquette du RER, elle est plongée dans la lecture de son roman. Tout du moins c’est à première vue ce que l’on pourrait penser. En l’observant plus attentivement, on se rend compte que ce n’est pas tout à fait le cas.

En effet, depuis que j’ai commencé à écrire, c’est-à-dire il y a un peu plus de dix minutes maintenant, je n’ai pas l’impression qu’elle ait souvent tourné la page de son livre. En tournant légèrement la tête de côté et en regardant sur ma gauche, je peux lire des mots comme Comté de Kindle, New York Times, tribunal. C’est très certainement un roman politico judiciaire comme les Américains savent les écrire et qui pourtant n’a pas l’air de la passionner plus que ça.

Son centre d’intérêt actuel tourne plutôt au bout de ses doigts et à la pointe de ses cheveux blonds.

C’est vrai qu’on ne peut pas toujours être concentré en permanence. Particulièrement lorsque l’on est dans le train. On peut facilement se laisser distraire par un élément extérieur ou bien laisser son esprit divaguer à l’évocation d’un souvenir ou d’une situation qu’on aurait pu vivre ou qu’on imagine que trop bien.

Et donc en observant de nouveau ma voisine, j’ai l’impression que c’est ce qui vient de lui arriver. Au bout de quelques instants, elle se résout à récupérer son marque-page en bois à tête d’ours, à délicatement refermer son livre et le ranger dans son sac.

D’autant qu’elle est arrivée à destination puisqu’au premier signe de ralentissement du train, elle se lève pour se diriger vers les portes. Souhaitons lui que le trajet du retour sera plus propice à la lecture.

mercredi 7 mars 2007

Ça se recompte

C'est un sujet que j'ai abordé à plusieurs reprises dans ce blog et qui je le sais intéresse plus particulièrement les lectrices : c'est le tricot dans les transports en commun. Il paraît que cette activité connaît un engouement sans pareil en ce moment. J'ai même entendu parler d'un projet gigantesque qui consisterait à recouvrir la Tour Eiffel d'une immense chaussette tricotée. S'agit-il d'un vrai projet ou d'un fantasme supplémentaire de mon imagination débordante ?

Toujours est-il que cette voyageuse tricoteuse, je ne l'ai pas rêvée. Elle était bien réelle et toute à son ouvrage. Elle avait entre les mains deux aiguilles qui semblaient être en bois vernis et de taille moyenne, ni grosses ni fines.

Ce qui m'a le plus marqué, c'est la laine qu'elle utilisait. Elle était de couleur bleu pâle, mais ce n'est pas le plus important. Elle utilisait une laine que je n'avais jamais vue jusqu'à présent. Ce n’est pas ma spécialité, loin s’en faut !

C’était donc un fil sur lequel couraient d’autres petits fils longs de 2 à 3 centimètres environ, comme une frange ou comme une guirlande électrique avec ses petites ampoules. Le résultat du tricot était surprenant car il donnait quelque chose d’épais, qui semblait très doux et j’étais comme fasciné de voir progresser le travail, maille après maille.

Vint à un instant donné le moment de la vérification, qui consiste de temps en temps à vérifier que le compte de mailles est toujours correct. Il faut alors répartir l’ouvrage de façon régulière sur une aiguille de manière à dégager les mailles pour pouvoir les compter.

Une première fois, de façon apparemment confiante, mais avec tout de même une pointe d'appréhension. Puis une seconde fois, probablement en se disant que le premier compte n’était pas juste. Le troisième comptage se fit plus lentement et se termina par une petite grimace.

Ces comptages successifs venaient de confirmer ce que sans doute elle redoutait. La pelote fut alors ramassée, le fil regroupé, l’ouvrage roulé autour des aiguilles et le tout placé dans un sac en plastique.

Ce soir il faudra vraisemblablement défaire quelques rangs.

mardi 6 mars 2007

Matériel hors service

Depuis quelques mois, la gare a été équipée de nouvelles portes automatiques. Auparavant nous avions droit à des portes à battant qu’il fallait pousser pour rentrer ou sortir de la gare. Bien sûr, rares étaient les voyageurs qui retenaient la porte pour le suivant et lorsque des voyageurs qui voulaient rentrer croisaient des voyageurs qui voulaient sortir, c’était le bazar car tous se sentaient aussi prioritaires les uns que les autres.

Celui qui se retrouvait seul et en sens inverse du flux était bon pour tenir la porte ouverte sans pouvoir entrer ou sortir, en attendant de pouvoir entre ou sortir donc.

Ces portes étaient assez lourdes à manœuvrer, mais même les frêles jeunes femmes y parvenaient. C’était des portes métalliques (inox brossé ?) avec des parois en verre.

Régulièrement le verre était explosé à hauteur des pieds ou des coudes et toujours remplacé, plus ou moins vite. Je n’ai jamais compté précisément le nombre de fois où il a fallu les remplacer, mais cela se compte en plusieurs dizaines de fois.

Depuis quelques mois donc, ces portes à battant ont été remplacées par des portes coulissantes. Dès qu’on s’en approche, elles s’ouvrent automatiquement ! C’est magique ! Et bien pratique car du coup l’ouverture est plus large et on n’a plus à se faire de politesses !

Il n’y a plus de cadre métallique, seulement quatre grandes plaques de verre feuilleté. Deux de chaque côté qui coulissent l’une sur l’autre. Depuis quelques jours elles sot maintenues ouvertes en permanence. C’est en effet au moins la troisième fois qu’il va falloir les changer toutes les quatre car évidemment elles ont de nouveau été saccagées.

Certains abris bus ont connu les mêmes problèmes. Leurs parois en verre feuilleté ne résistaient pas au jet de billes en acier. Après des dizaines de remplacements, quelqu’un a eu une idée géniale : remplacer les parois en verre par du grillage métallique !

En ce qui me concerne, quitte à ne plus être protégé du vent et de la pluie, je me contenterai d’un simple poteau pour matérialiser l’arrêt. Et je me plais à penser que ma feuille d’impôts apprécierait aussi ! Tant pis pour les affiches Aubade…

lundi 5 mars 2007

Questionnaire gourmand ...

Un grand merci à Madeleine d’avoir (pour une fois !) pensé à moi. C’est donc sans me faire prier, bien que je préfère lire les réponses des autres plutôt que d’y répondre moi-même, que je me suis résolu à apporter ma pierre à l’édification des masses ! Je réponds à un questionnaire par. C'est fait !


Si vous étiez coincé(e) sur une île pour le reste de votre vie, et que vous ayez à choisir une seule cuisine (française, italienne...), laquelle adopteriez-vous ? Pourquoi ?

J’aime toutes les cuisines, que ce soit la française, l’italienne, l’indienne, la marocaine, la tunisienne, l’algérienne, la créole, la chinoise, la japonaise… Et quand bien même les anglais en auraient une, je suis sûr que je l’aimerais aussi !

Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté ?

Rien de bien inhabituel. Par contre j’aimerais avoir l’occasion de goûter des insectes ou des larves cuisinés.

Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté et aimé ?

Ce n’est ni un plat, ni un aliment, mais un très grand vin : Château Pétrus !

Quels aliments évitez-vous de manger (que ce soit à cause d'allergies, d'un régime alimentaire précis ou juste parce que vous n'aimez pas) ?

Le beurre, la charcuterie, le fromage… Et pourtant j’adore ! Mais il y a tant d’autres choses toutes aussi bonnes !

Est-ce que vous cuisinez ?

Oui ! Cela m’est arrivé, cela m’arrive et cela m’arrivera. La recette du Tian Tomates Aubergines va faire date ! J’aime regarder les émissions de télévision relatives à la cuisine et feuilleter des livres de cuisine, surtout ceux avec de belles photos ! Sinon, mais je ne suis certainement pas le seul dans ce cas là, je suis un champion du barbec’ et préposé à tout ce qui est plumage, dépeçage, écaillage, vidage, épluchage, découpage, ouverture de coquillages…

Quel est le plat que vous préparez lorsque vous souhaitez faire plaisir ?

Filet mignon de porc à l’orange.

Lorsque vous allez au restaurant, quel plat préférez vous choisir ?

Celui que les autres regretteront de ne pas avoir choisi ! Cela m’arrive de temps en temps !

Au restaurant, avez-vous déjà demandé à ce que l'on vous change un plat ou un vin ?

Oui, un vin bouchonné.

Organisez-vous de grands repas pour le plaisir de cuisiner ?

Ça c’est plutôt du ressort de Mme Maurice qui est beaucoup plus à l’aise que moi dans ce domaine et qui n’hésite pas à innover pour son plaisir, mais aussi et surtout pour celui des autres !

Quel est l'aliment dont vous ne pourriez pas vous passer ?

Le pain.

Et pour ne pas faillir à la tradition, je transmets ce questionnaires à cinq personnes. Par rordre alphabétique cela donne ceci : Ally, Bérangère, Mab, Nathalie K., et Sammy pour respecter la parité !