jeudi 12 mai 2005

C'est le printemps

Ce n'est pas une nouvelle, tout le monde le sait et a pu s'en rendre compte grâce à plusieurs détails : températures en hausse, allongement des journées, passage à l'heure d'été, apparition des premières fleurs et des premières feuilles. Du côté animal, en particuliers chez les oiseaux, petits et gros connaissent aussi leur montée de sève. Les luttes pour la conquête ou la conservation d'un territoire ou d'une femelle ont repris.

Ce qui me réjouit le plus c'est de me rendre compte que le chevreuil est revenu. Il est toujours visible à peu près au même endroit et aux mêmes heures. Celui-là aura été épargné par les chasseurs et tous les dangers qui peuvent le guetter, surtout à une telle proximité de la voie et des routes. Il fréquente les abords de la voie ferrée à une centaine de mètres à peine des habitations. Parfois à deux ou trois mètres à peine du train qui passe. L'année dernière, en plein été, c'était une femelle accompagnée d'un faon (pas ailé celui-là). Il y a deux ans maintenant, c'était 2 ou 3 adultes qu'on pouvait apercevoir. Toujours au même endroit. Etaient-ce les mêmes ? La même harde ?
Le chevreuil est toujours là mon Capitaine !

Le chevreuil est toujours là mon Capitaine !


Après une journée passée dans un lieu on ne peut plus urbanisé, c'est un spectacle dont, même s'il est fugitif, je ne me lasse pas. D'autres que moi, mais nous sommes très peu nombreux, les ont remarqué.

J'imagine certains d'entre vous ayant terminé de lire ce post écrit il y a plusieurs semaines mais retranscrit seulement maintenant. Combien êtes-vous à regretter une fois de plus de ne pas aller vous coucher plus tôt au lieu de lire des textes affligeants. N'hésitez cependant pas à revenir. Un de ces jours je vous raconterai l'histoire de Paf le chien et de Flip-Flap la girafe.

Lumière

C’est devenu un rituel, à peine suis-je assis dans le train, et déjà je sors mon calepin et mon stylo de mon cartable. C’est un moment attendu. Sans que ça soit devenu une obsession, la rédaction de ces articles quotidiens occupe de plus en plus mon esprit. La présence d’amis m’accompagnant m’empêche parfois de le faire, mais ne m’empêche pas de penser à ce que je pourrais dire, et comment l’écrire. J’ai consacré des heures auparavant à la lecture, maintenant c’est l’écriture.

Je suis maintenant prêt à coucher sur le papier des idées ou des sentiments du moment. Sinon je laisse aller mon imagination, à la recherche d’une idée, perdu dans mes rêveries. Encore faut-il que j’aie pu m’asseoir sur un siège côté fenêtre. Pour deux raisons.

La première raison c’est la luminosité. Maintenant qu’il fait jour à l’extérieur, l’éclairage à l’intérieur des voitures est éteint. A l’étage, les jours où le ciel est nuageux, si vous êtes assis au milieu de la voiture (côté couloir), c’est trop sombre pour lire ou écrire. La taille des fenêtres trop petites ne laisse pas passer suffisamment de lumière. D’autant que le peu de lumière qui passe est occulté par la présence d’un écran total ayant la forme d’un corps.

La deuxième raison, c’est pour la vue. Même si j’ai déjà fait ce trajet des centaines de fois, et dans les deux sens, en étant assis à gauche ou à droite, dans le sens du train ou pas, le paysage change sans cesse. Il évolue au gré des saisons, des travaux, des ans, du moment. Par ailleurs votre imagination n’emprunte pas les mêmes chemins si votre regard se perd dans les forêts que vous traversez ou bien s’il s’attarde sur votre voisine d’en face (celle qui en ce moment se dévisse la tête et louche par-dessus l’épaule de sa voisine pour essayer de lire le message qu’elle tape sur son téléphone mobile).

mardi 10 mai 2005

Souvenirs

Ce qui suit est une tentative de reconstitution historique à partir d'événements vécus. Si vous vous sentez le courage de compléter cette description, n'hésitez pas, je publierai l'intégrale par la suite.

Ainsi donc me reviennent à l'esprit des images, et des sons remontant probablement au tout début des années 70. J'ai pu partir à cette époque aux sports d'hiver avec une tante, et le voyage s'est fait en train (évidemment).

Les ouagons (c'est comme ça que je prononce, tout comme je prononce le « t » du chiffre 20) étaient verts, avec un marchepied assez haut. Il fallait par endroit monter la jambe très haut pour pouvoir monter en voiture. Peut-être parce que le départ se faisait au niveau de la mer ? Il fallait aider les grands-mères à se hisser en les poussant, et il n'y avait pas d'autre choix que d'appliquer ses mains sur les postérieurs rebondis. J'étais bien sûr trop petit et pas assez costaud pour le faire mais ça me laissait le loisir d'apercevoir l'envers du décor. Tout cela se faisait dans la bonne humeur car ces messieurs ne devaient pas trop montrer la difficulté qu'ils avaient eu et l'effort qu'ils avaient eu à fournir pour porter ces séants, au risque de vexer ces dames. Suivaient ensuite les bagages qu'il fallait porter à bout de bras dans des filets à l'intérieur des compartiments.

Auparavant il avait fallu se frayer un passage dans le couloir qui desservait les compartiments. J'ai sûrement passé des heures à voyager debout dans ces couloirs à regarder le paysage. En été on pouvait faire coulisser les fenêtres vers le bas pour les ouvrir, en tirant sur deux poignées en aluminium vissées dans la vitre « securit ». Partout des cendriers et la fameuse pancarte écrite en quatre langues. Ne pas se pencher par la fenêtre. Do not lean out of the window. Nicht inhaus lehnen. E pericoloso sporgersi (de mémoire : « Et père i'colle au zoo ce porc Gerzi ». Merci Gotlieb et tes rubriques à brac). Le passage d’un ouagon à l’autre se faisait par un sas. Il fallait tirer assez fort pour écarter les portes coulissantes. On se retrouvait alors plongé dans l’obscurité, dans un énorme soufflet en caoutchouc à l’intérieur duquel il fallait se cramponner tant on était secoué. Le vacarme à l’intérieur était assourdissant.

Les compartiments étaient décorés de photos en noir et blanc représentant les plus beaux châteaux de France et de Navarre. Pour y entrer il fallait faire coulisser la porte en tirant assez fort. Les banquettes étaient en skaï vert et pour la nuit, car il s'agissait de trains couchettes, il fallait procéder à une modification de la configuration pour se retrouver avec 6 couchettes en relevant le dossier et l'assise.

Le chauffage était du style tout ou rien, c'est-à-dire chaud ou froid. Pas d'air climatisé ou pulsé. Sous la fenêtre que l'on pouvait ouvrir de la même manière que dans le couloir, il y avait une tablette qu'on pouvait relever pour jouer aux cartes et un ou deux cendriers en aluminium estampillés SNCF, avec un couvercle qui claquait.

Les toilettes étaient on ne peut plus rustiques. Un trou donnant sur la voie qu'on voyait défiler au rythme régulier du claquement des roues sur les rails. Un clapet à commande au pied faisait office de chasse, quand il y avait encore de l’eau dans le réservoir. En position accroupie, vous pouviez ressentir un courant d'air froid qui vous passait toute envie de vous éterniser. Le PQ en papier glacé (d'une couleur un peu plus foncée que la page de mon blog) ne devait pas coûter cher. La lunette une fois relevée était retenue par une sorte d’aimant si j’ai bonne mémoire. Il y avait également un lavabo juste bon à se rincer les mains dans une eau non potable ou à se débarbouiller le visage au petit matin glacial, après une mauvaise nuit passée entortillé dans un sac à viande en drap, recouvert d’un couverture qui pique dans les tons rouges et la tête posé sur un oreiller marqué SNCF.

Le voyage était entrecoupé d’arrêts dans des gares dont le nom était annoncé par haut-parleur. D’autres indications comme la durée de l’arrêt et l’énumération des correspondances étaient données dans un accent local différent selon les régions, par une voie masculine.

Attention au départ, attention au départ !

Dis Tatie, quand est-ce qu’on arrive ?

lundi 9 mai 2005

Le retour de Maurice

Ca y est, Maurice est de retour !

Et il faut qu'il se remette au boulot. Ce matin ma carte Navigo était toujours acceptée malgré deux semaines d'absence. J'avais pris la précaution, avant de partir, de la mettre dans un endroit où je n'aurais pas à la chercher au radar ce matin et bien m'en a pris car le réveil a été difficile.

J'ai pu profiter de ces quelques jours de détente pour me balader dans une ville chère à Allison et bien évidemment goûter aux joies des transports en commun. C'est ainsi que je me suis retrouvé à une des extrémités de cette charmante ville de Montpellier, plus précisément du côté de l'Odysseum. Petit détail qui a son importance et qui pourrait être utile aux néophytes, les tickets s'achètent directement sur le quai grâce à des distributeurs automatiques. Le parcours se fait à l'air libre, c'est propre, rapide, lumineux.

Il faut se rendre aussi à l'évidence qu'il s'agissait pour moi d'une expérience toute nouvelle, dans un environnement différent du quotidien, au milieu de personnes complètement inconnues et dans un état d'esprit libéré de toute contingence matérielle. C'était les vacances, le soleil brillait, le boulot et les soucis étaient oubliés... La seule chose importante, et encore, est qu'il fallait seulement que je sois attentif à la station à laquelle descendre. Et quand bien même je pouvais me tromper, un peu de marche dans ces conditions ne serait vraiment pas un problème.

J'ai n'ai pas pu m'empêcher d'immortaliser cet événement, au moment du retour.
Où sommes-nous mon Capitaine?>

Où sommes-nous mon Capitaine?


Le retour s'est fait comme vous vous en doutez, en sens inverse ! Direction l'Odysseum où la voiture attendait à l'ombre des arbres. Moralité : pas de problème de circulation, accès direct au centre ville, pas de problème de stationnement, pas de pollution...

Conclusion : expérience positive que je recommande à ceux qui auront l'occasion de se rendre à Montpellier. C'est un peu comme les bus à Paris : il est plus agréable de voyager à l'air libre que sous terre. Lorsque j'y habitais, c'est l'option transports que je préférais, même si les couloirs réservés aux bus n'existaient pas encore comme aujourd'hui. Pour traverser Paris d'Est en Ouest c'est ce que j'aurais fait... moi ! Comprenne qui pourra.

En attendant Allison a reconnu l'arrêt Comédie. Bravo !
Vous jouez la Comédie mon Capitaine !

Vous jouez la Comédie mon Capitaine !


Et pour ceux qui ne sont pas encore monté dedans, voici ce que l'on peut voir de l'intérieur.
Prochain arrêt à Comédie mon Capitaine !

Prochain arrêt à Comédie mon Capitaine !

samedi 23 avril 2005

Y a quelqu'un?

C'est lui qui tient le cerf-volant mon Capitaine !

C'est lui qui tient le cerf-volant mon Capitaine !

Bonus

Bang Bang mon Capitaine !

Bang Bang mon Capitaine !

vendredi 22 avril 2005

La Métrologie

Quand j'étais à la Cité Universitaire, on menait la Belleville. J'y ai connu une Madeleine, qui travaillait à l'Opéra. Oh ce n'était pas une Etoile, elle n'avait même pas son Bac. Elle tenait un petit Commerce à Pigalle, avec les Filles du Calvaire.

Elle était pas vraiment Blanche, mais attirante et pleine de Gaîté. Entre nous, pas de Convention. J'y ai pas été par quatre Chemin Vert. Pas besoin de lui raconter des Bolivar. Je lui apporte des Lilas, elle Hoche la tête : elle était Volontaire.

Je l'emmène dans mon Dupleix. Oh bien sûr, ce n'était pas le Palais Royal, ni même la Chambre des Députés, mais y'avait la Place de Clichy.

Au début elle voulait pas qu'on allume la Laumière. Je lui enlève sa Boissière, elle avait même pas Lamarck, alors que j'en témoigne, elle Porte Maillot. Ah mon Cadet ! Elle avait un Port Royal, et ses seins, quel Sulpice ! C'était pas Ternes. On aurait dit plutôt des Boulets Montreuil. Je Gobelins en caressant la houpe de son petit Riquet. « Passy vite, Gambetta ...» qu'elle me dit, « ... laisse moi au moins ôter mon Pantin !».

Ceci dit, comme il fallait bien que je l'Abbesses avant la Trinité, je lui laisse ses Saint-Placide, et je descends sur les Buttes-Chaumont. Ca ne Sentier pas le Jasmin, plutôt la Poissonnière ou la Charonne.

J'ai pas fait l'Ecole Militaire, mais j'suis pas un Invalides. Je lui sors mon Boucicault, une vraie Pyramide. « Odéon !» qu'elle fait « Ségur, Ségur, c'est Duroc ... ». Je lui colle la Réaumur et je m'introduis à grands coups de Rambuteau au fond de son Vavin. elle avait le Goncourt. Encore heureux qu'elle n'ait pas eu la Motte Picquet.

J'avais plus qu'à la mettre à l'Anvers de la Place des Fêtes. Ce que je fais et je lui Bourg-la-Reine jusqu'à ce qu'elle n'en Picpus.

Quelle partie de Plaisance. Faut dire qu'elle avait Arts et Métiers et qu'elle n'était pas restée Muette. « Bercy, Bercy ...» qu'elle me dit, « c'était Exelmans !».

Faut dire que je lui avais fait La Fourche, le coup du Père Lachaise, du Pernetty, le Pont Marie et le Sully Morland. Mais alors qu'elle Pompe en Mabillon j'avais Malakoff, l'Arsenal et les Bourse complètement Rapée. J'étais Vaneau comme si j'avais grimpé les Pyrénées.

Neuf mois plus tard, c'était le Quatre Septembre, elle me Télégraphe la Bonne Nouvelle. Voilà Edgar Quinet ! Quelle Tuileries ! Elle n'avait pas pris sa Bastille. Si encore elle avait eu ses Ourcq ou ses Ranelagh. Jussieu mieux fait de rester Issy.

C'est qu'elle m'aurait traîné Billancourt, au Temple, devant le Pasteur, à La Chapelle de l'église de Pantin ou à la Mairie d'Issy. Fini la Liberté. Javel plus qu'à prendre un Pelleport pour Rome ou l'Argentine.

Ah si j'avais Bel Air ! J'étais pourtant pas le seul car elle avait d'autres amants : Guy Môquet, le Colonel Fabien, Richard Lenoir, le Cardinal Lemoine, ce qui fait avec George V.

MUTUALITE : Cité Universitaire et que tu croises Marcel Sembat, il vaut mieux que tu Gare Saint-Lazare, car on fait pas Trocadéro.

Résultat de notre grand concours national : PAS DE GAGNANT !
La réponse à la question posée précédemment était : RIPOU
Un ripou, des ripoux !



En voiture mon Capitaine !

En voiture mon Capitaine !

jeudi 21 avril 2005

Incongruité

Il y a parfois des personnes, qui par leur attitude, leur façon de se tenir, ou qui à cause d’un détail, ne colle pas du tout avec l’image que j’ai a priori ou que je pourrais avoir d’elles. Je dis bien « je » car chacun a ses propres référents.

En ce moment par exemple, j’ai en face de moi une dame d’un certain âge, d’un âge certain diront d’autres (pour ne pas dire plus âgée extérieurement que moi) , bref la cinquantaine bien entamée, qui lit avec passion un journal spécialisé dans les courses de chevaux (Paris Turf pour ne pas le citer). Toutes les pages y passent. Les réunions à Paris, en province, nocturnes, en trot attelé, Tiercé, Quarté, Quinté +… Moi qui pensai qu’il s’agissait d’une lecture purement masculine, me voilà contraint de revoir mes a priori.

Autre exemple croisé il y a quelques jours, celui d’un couple hyper BCBG, style NAP (Neuilly-Auteuil-Passy) pur jus. Pour Madame, la panoplie CPCH (Collier de Perles, Carré Hermès), le tout sur des vêtements de bons tons et dont la qualité à première vue ne semble pas faire défaut. Pour Monsieur, Le classique blazer bleu marine, coupé sport avec la cravate de la même boutique que le Carré de Madame, la chemise blanche à fines rayures, avec les boutons de manchettes qui vont bien. Aucune faute de goût… La Classe. Pour tous les deux, quelques bagues et chevalières à armoiries et montres qu’ils avaient du mal à dissimuler. Comment étaient-ils tombés dans ce train de banlieue à une heure de pointe ? Envie de s’encanailler ? Je me pose encore la question…

Enfin, ultime incongruité, c’est le nombre de voyageurs qui s’échinent à prendre ce p….. de train tous les jours alors qu’encore une fois il a des problèmes. Nous sommes le 11 avril 2005, il est 19h25, le train qui a mis 24 minutes pour venir de Haussmann-Saint-Lazare est arrêté en gare de Val-de-Fontenay pour des raisons inconnues. Il y a une heure de ça maintenant, le RER A était bloqué suite à l’actionnement d’un signal d’alarme.

Monsieur Le Sec a encore frappé ?

Personne n'a encore trouvé le huitième mot se terminant par "ou" et qui prend un "x" au pluriel !

A la tienne mon Capitaine !

A la tienne mon Capitaine !

mercredi 20 avril 2005

Bagages à main (2)

J'ai décrit très sommairement les différents sacs, sacoches, cartables, serviettes et mallettes trimbalées quotidiennement par les voyageurs de banlieue. La question maintenant est : que contiennent-ils?

Voici une tentative de réponse sous forme de liste à la Prévert. Elle est sûrement loin d'être exhaustive et s'inspire surtout de ce que j'ai pu transporter un jour ou l'autre. C'est parti...

Un livre, un parapluie, une paire de chaussures et un raton laveur, un peigne, une brosse, un tube de rouge à lèvres, des lunettes, des mouchoirs en papier, une trousse de maquillage, un journal, un magazine, des mots croisés, un trousseau de clés, de maison, de bureau, de voiture, un badge, un chéquier, un porte-monnaie, un stylo, un crayon, des ciseaux, du fil à coudre, des aiguilles, des médicaments, du parfum, un cahier, un calepin, un agenda, un PDA, un téléphone, un lecteur de cassettes, un lecteur MP3, un lecteur de CD, un CD, une cassette, des piles, un chargeur de batterie, des bas, des collants, des serviettes périodiques, des tickets de métro, un ticket de Loto, du papier, des prospectus, des bijoux, une montre, des cigarettes, un briquet, des allumettes, un couteau suisse, un coupe-ongles, des horaires de trains, de bus, une photo, des timbres, une lettre, un bouton, une épingle à nourrice...

Sans oublier tout ce qui peut se manger ou boire : eau, soda, jus de fruits, chewing-gum, pomme, orange, banane, sandwich, viennoiserie, pain...

Bref tout ce dont on aura peut-être besoin un jour.

Question aux lecteurs : transportez-vous autre chose que ce qui est listé?

Il faut ouvrir le pont-levis mon Capitaine !

Il faut ouvrir le pont-levis mon Capitaine !

mardi 19 avril 2005

Bagages à main

En observant une fois de plus les voyageurs qui m'accompagnent, je me suis demandé quelle quantité d'objets divers et variés nous pouvions transporter tous les jours. Partant du principe que la quasi-totalité des personnes dans un train de banlieue s'absente pour une journée, il vaut mieux prévoir et emmener ce qui nous a un jour manqué.

Rares sont les personnes qui voyagent les mains dans les poches. Il y en a tout de même deux catégories : ceux qui portent un sac et ceux qui en portent deux. Dans la première catégorie (un sac) on trouvera une majorité d'hommes et une minorité de femmes. La deuxième catégorie (deux sacs) est composée presque essentiellement de femmes, les rares hommes dans cette catégorie étant ceux transportant une serviette et une sacoche contenant un ordinateur portable.

Comme je l'ai observé, il n'est pas rare de voir une femme s'encombrer de deux sacs : un sac à main et un autre sac. En général le sac à main est toujours de bonne taille (pas du genre pochette de soirée) il sert tous les jours de la semaine. L'autre sac (souvent le souvenir publicitaire en plastique d'un achat dans un magasin de vêtements) apparemment ne sert qu'en semaine.

Chez les hommes, la mallette style « bizness-man-costume-trois-pièces-cuisine-salle-de-bains » en plastique noir rigide avec ses initiales a fait son temps. Pratique pour y ranger l'Equipe, le numéro 1283 de « La Tour Eiffel en kit » des éditions Atlas (cette semaine le boulon à peindre soi-même) et le recueil de mots fléchés force deux. On en voit encore quelques-unes de temps à autres. Dommage, car elles étaient bien pratiques pour taper le carton. Le cartable ou la serviette ont encore de beaux jours devant eux, même si les sacs à dos leurs font une concurrence de plus en plus dure.

Tous ces contenants pour transporter quoi finalement ? D'autant que rien n'est plus prévu pour poser ces objets, à part sur les genoux (avec un « x » parce qu'il y en a des)…

Au fait, avez-vous trouvé la réponse à la question d'hier ?
On a volé notre bateau mon Capitaine

On a volé notre bateau mon Capitaine !

lundi 18 avril 2005

Train au ralenti

Ca s’est passé le 8 avril, le lendemain du colis suspect. C’était un vendredi soir. Etait-ce parce que nous étions en fin de semaine, donc sur les genoux* ? Toujours est-il que le RER A et EOLE se sont tous les deux lamentablement traîné. Et ça c’est pas bon.

A partir du moment où le RER se traîne forcément il va mettre plus de temps que d’habitude pour parcourir son trajet. Logique implacable. Du coup, vous subissez un retard qui vous fait manquer votre train de correspondance. Rajoutez 15 minutes (c’est la fréquence entre deux trains) à votre temps de transport habituel. Et comme je l’ai dit plus haut, EOLE par solidarité sans doute, va faire la même chose. C'est-à-dire se traîner entre deux gares. Les mêmes effets ayant les mêmes conséquences, le train arrive en retard à votre gare de destination.

Les bus urbains qui desservent la gare ayant des horaires à respecter, ne vous ont bien sûr pas attendu. Comme les horaires de départ des bus sont callés sur les heures d’arrivée des trains, il faudra rajouter 15 autres minutes à votre temps de transport habituel.

Mine de rien la RATP et la SNCF viennent de retarder d’une demi-heure mon retour dans les bras de ma bien-aimée et de me carotter une demi-heure de mon week-end. Il fallait bien finir la semaine en beauté. A qui est-ce de nous faire préférer le train ?

* On a de longue date enseigné qu’il y a sept noms communs se terminant au singulier par « ou » et qui prennent un « x » au pluriel : bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou. Il faut maintenant en rajouter un huitième. Vous savez lequel ?

vendredi 15 avril 2005

Tunnel sous la Manche

Que vient faire le tunnel sous la Manche dans ce blog ? En fait il y a trois raisons à cela.

La première est que dans le tunnel sous la Manche circulent des trains. C'est un moyen de transport en commun que j'ai eu l'occasion de prendre à plusieurs reprises. La deuxième est qu'un de mes enfants l'a emprunté il n'y a pas très longtemps, non pas pour assister à de joyeuses noces tant commentées la semaine dernière, mais pour découvrir une capitale voisine dans le cadre d'un projet pédagogique... Enfin et surtout je souhaite rétablir deux vérités. La première est que ce tunnel devrait plutôt s'appeler tunnel sous la Mer du Nord. La seconde est que l'Angleterre n'est pas une île.

Prenez n'importe quel atlas et vérifiez par vous-même. La séparation entre la Mer du Nord et la Manche se fait au niveau du Cap Gris-Nez. On dit d'ailleurs de lui qu'il est calé d'un côté, boulonné de l'autre*. Du haut du Cap Griz-Nez, en étant face à la mer, la Manche se trouve donc à gauche, la Mer du Nord à droite. Le départ du tunnel se trouve en France à Coquelles (en gros entre Calais et Sangatte pour vous aider à vous situer), à droite du Cap Gris-Nez, donc face à la Mer du Nord. Et rien à voir avec la Manche.

Sur des atlas encore plus détaillés on pourra même situer le tunnel sous la Manche comme étant sous le Pas-de-Calais (Straight of Dover).

Alors pourquoi l'avoir appelé ainsi ? Pour faire plaisir à nos voisins d'en face ?

Par ailleurs, le jour où le tunnel a été percé, la Grande Bretagne a perdu son caractère insulaire. Il est maintenant possible de s'y rendre à pied sec, à marée haute comme à marée basse.


* Calais d'un côté, Boulonnais de l'autre pour les ceusses qui n'auraient pas compris.

Amarres larguées mon Capitaine

Amarres larguées mon Capitaine !

jeudi 14 avril 2005

Colis suspect

Ca y est, ça recommence. Acte de malveillance ? Acte d'insouciance ? Toujours est-il qu'il se trouve bien là et qu'il a été repéré. Qui ça il ? Le colis suspect pardi ! « La présence d'un colis suspect en gare de Val-de-Fontenay nous oblige à retarder le train… »

Aujourd'hui (en fait la scène s'est passé le 7 avril 2004) je n'avais pourtant pas de motif pour rentrer plus tôt. Il n'y avait donc aucune raison pour que les mauvais esprits des transports en commun s'acharnent à nouveau sur moi. Il y donc a forcément une autre raison. Etant donné que le train dans lequel je viens de monter est en fait le train précédent qui n'est pas parti (vous me suivez ?), j'en conclus que ce n'est pas moi qui suis la cible des mauvais esprits mais une ou plusieurs autres personnes dont je dois croiser le chemin de temps à autre. Cette conviction est renforcée par le fait que le train dans lequel je suis assis en ce moment et qui vient de partir, est en avance par rapport à celui dans lequel j'aurais normalement dû me trouver. En fait ça fait une bonne moyenne si je rapporte ça à mon précédent voyage.

Le lecteur Lambda voudra bien m'excuser, et j'entends d'ici Thierry E.* soupirer d'ennui, mais seules les personnes ayant une pratique quotidienne depuis des années des transports en commun parisiens sont à peu près les seuls à même de me comprendre.

Toujours est-il que s'il est bien un motif de retard que je suis prêt à supporter plus que les autres, c'est bien celui-ci. Quitte à arriver en retard, autant que ce soit en un seul morceau, et non pas éparpillé façon puzzle.

* Les noms ont été volontairement modifiés.

Ne restons pas là mon Capitaine

Ne restons pas là mon Capitaine !

mercredi 13 avril 2005

Bis repetita...

Une fois n'est pas coutume, je l'ai déjà mentionné ultérieurement, chaque fois que je décide de prendre le train plus tôt que d'habitude parce que je suis pressé, il y aura un problème qui génèrera un retard. C'est systématique.

Ce coup-ci, le train de 17h45 du 6 avril 2005, au départ de Haussmann Saint Lazare, a été purement et simplement supprimé. Pourquoi ? Je ne le saurai sans doute jamais et de toute manière ça ne changera rien à la situation. Même chose d'ailleurs pour les centaines de voyageurs qui attendent sur le quai.

Est-ce le fait du hasard ? Le mauvais oeil ? Pourquoi le sort s'acharne-t-il de cette façon sur moi, causant également des soucis aux centaines de voyageurs qui se trouve dans le même galère ? A moins que, fait du hasard aussi, chaque fois que je décide de partir tôt, une autre personne, sur laquelle le mauvais esprit des transports en commun s'acharne, soit à l'origine du retard… Et pas de chance je suis là au mauvais moment. En tout état de cause, quelle qu'en soit la raison, le résultat est le même, je suis à la bourre.

Du coup, faudrait-il que je parte encore plus tôt pour tenir compte de l'acharnement systématique dont je fais l'objet ? Je peux l'envisager. Seulement la question est : comment réagiront les mauvais esprits des transports en commun ? Existe-t-il un gri-gri pour conjurer le mauvais sort ? Faut-il faire une prière ? Ai-je quelque chose de particulier à expier ?

Bonne prise de tête en perspective, pour un résultat qui de toute manière ne figurera pas au livre des records et sera à passer au crédit du compte « Heures perdues » par le débit des comptes « Patience », « temps libre » et « « Santé ».

mardi 12 avril 2005

Attention à la peinture (2)

En regardant plus attentivement les dessins, signatures et autres tags qui bordent les voies, je me rends compte que certains reviennent de façon régulière, et à des kilomètres de distance. En plus pas forcément à proximité d'une gare ou d'un accès facile à un piéton. J'imagine donc les expéditions qui doivent être lancées pour parvenir à un tel résultat. La plupart des bonnes places sont déjà prises, rendant ainsi le choix de l'emplacement plutôt difficile. En fait il n'y a plus un seul centimètre carré de libre. La seule solution est de repeindre par-dessus une œuvre existante. Il fut un temps où des peintres devenus célèbres bien après leur mort ont, de leur vivant, alors qu'ils vivaient dans la misère, été contraints de repeindre par-dessus une de leur toile.

Sinon de nouveaux emplacement sont créés ou plutôt remis à disposition le jour où les zagents chargés de l'entretien passent une couche de peinture unie pour recouvrir tags et autres graffitis et desseins.

Cela me fait penser qu'il y a quelques années, on n'avait jamais entendu parler des tags. On râlait seulement contre les graffitis. Ils avaient l'avantage d'être lisibles et souvent drôles. Les toilettes de gares, collèges, lycées et autres lieux fréquentés étaient source de lecture inépuisable. Les affiches publicitaires étaient également une cible privilégiée. Les murs longeant les quais étaient hors d'atteinte car à une telle distance les graffitis devenaient illisibles. L'espace était sous le contrôle d'autres bandes qui à l'époque s'appelaient partis politiques (FN, PC), syndicats (CGT, FO le syndicat qu'il vous faut) ou groupuscules (Anars). Ils ont laissé le terrain à d'autres bandes appelées gangs.

Mes meilleurs souvenirs de graffitis ? Tous les deux lus dans un lycée au nom d'un corsaire célèbre. Les couloirs et préaux venaient d'être repeints et quelqu'un avait écrit avec un marqueur, bien en évidence, deux phrases choc.

Le classique « Défense de courir dans les couloirs sous peine de poursuite ». J'imaginait le surveillant général de l'époque se lancer dans un 100 mètres…

Et surtout un « Tiens, ils ont repeint !!! », qui a du faire s'arracher les cheveux le proviseur.

lundi 11 avril 2005

Du bonheur

L'autre jour je constatais que la plus grande partie de mes « billets » était plutôt critique. Pourtant ce qui m'est arrivé ce soir (5 avril 2005) fut un instant de pur bonheur. Il faut cependant relativiser : tout cela se passe à l'échelle des transports en commun bien sûr…

Comme d'habitude, ça commence par un départ précipité du bureau, motivé par la volonté de quitter mon lieu de travail au plus tard et par le souhait de ne pas rentrer trop tard à la maison. Et là, les derniers mètres parcourus sur l'escalator qui m'amènera sur le quai du RER me laissent entrevoir le triste spectacle. Des dizaines, des centaines de personnes attendent sur le quai. Un train est à quai, toutes portes ouvertes, dégorgeant de voyageurs à la mine fatiguée et de mauvaise humeur. Les écrans d'information donnent des indications étranges. Un train est annoncé à l'approche, puis retardé, puis plus rien…Aucune annonce (bien évidemment) n'est faite par les haut-parleurs.

Vient l'heure des choix. Faut-il faire une tentative d'entrée en force dans le train déjà bondé mais dans lequel on imagine pouvoir quand même faire rentrer encore quelques personnes (dont moi) ? Faut-il prendre son mal en patience et attendre le prochain train, tout en remarquant que pour une fois les minutes défilent plus vite que d'habitude ? Finalement j'opte pour l'attente, car tout cela a vraiment l'air mal parti. Quitte à être en retard, autant éviter la bousculade.

Bien m'en a pris ! Un train déjà rempli finit par arriver. J'ai de la chance car une porte s'ouvre juste en face de moi. Je moment en voiture sans mal et une minute à peine plus tard, la sonnerie de départ retentit, les portes se referment et le train se met en branle. Au passage je jette un coup d'œil aux visages des personnes toujours coincées dans le train en face et satisfait, je ne puis m'empêcher de sourire.

Il me reste juste assez de temps pour ma correspondance.

vendredi 8 avril 2005

Laissez descendre

Encore un comportement que je voudrais stigmatiser. C'est celui des voyageurs sur le quai qui empêchent ceux qui veulent sortir de voiture d'en descendre, afin d'être le premier à pouvoir monter.

Au moment de l'affluence, les hauts parleurs le répètent sans cesse : « Laissez descendre d'abord ! ». Des autocollants géants ont même été collés par terre dans certaines stations de métro, en face de chaque porte de rame. En trois mouvements on explique schématiquement qu'il faut d'abord laisser descendre avant de monter et ce avant que le signal sonore retentisse pour ne pas gêner la fermeture des portes. Juste au cas où vous n'auriez pas entendu le message qui vous est seriné depuis des années. A croire que tous les jours ce sont des personnes différentes qui prennent les transports en commun.

Comme pour ces voyageurs, il m'est arrivé d'être des deux côtés de la barrière. Un jour pour descendre, un autre jour pour monter. Lorsque j'attends pour monter, je m'efface. C'est-à-dire que je dégage le passage que je laisse libre et ouvert. Quitte à pousser ceux qui se trouvent dans mon dos, même si ça les fait râler. Ca n'empêche pas quelques uns de se planter carrément devant la porte, face au flux descendant, quitte à se faire emporte par le flot de voyageurs. Malheur aux deux ou trois dernières personnes à sortir de la voiture. Il faudra qu'elles redoublent d'effort pour faire face à la vague montante et ne pas se faire renvoyer dans leurs 22.

Cette référence rugbystique pour vous avouer que la pratique régulière de ce sport pendant de nombreuses années parmi les avants m'a permis de connaître des situations « similaires ». Quand il s'agira pour moi de pousser pour pouvoir m'extraire de la masse, ce sera un jeu d'enfant. Pour sûr vous en entendrez quelques uns râler, à la satisfaction de ceux qui m'emboîteront le pas… sans oublier la mienne !

Petit clin d'œil pour les connoîsseurs, j'ai également participé activement à de nombreux chahuts, Tiens bon d'sus et autres rigodons ! Je ne suis donc pas trop dépaysé.

jeudi 7 avril 2005

Pause

Cela fait maintenant plusieurs semaines que j'ai commencé à publier des notes et des pensées sur ce blog. J'ai jusqu'à présent réussi à le faire de façon plutôt régulière. Un billet par jour ouvré travaillé. Repos le week-end. Quels constats puis-je faire ? Quelles leçons puis-je tirer ?

Tout d'abord ce qui m'a amusé au départ à un moment donné a commencé à m'ennuyer. Je me suis imposé un quota de production. Et puis le caractère contraignant a finalement laissé la place à une certaine forme de plaisir. Décrire pour les autres mais aussi pour moi ce que je vois et vis au quotidien me permet peut-être et dans ne certaine mesure, de supporter ce que certains qualifient d'insupportable.

Si on décide un jour de mettre à disposition de la Terre entière ses écrits, quels qu'ils soient, c'est pour qu'ils soient lus, éventuellement commentés. Côté lecteurs ça ne se bouscule pas. Les recherches faites à partir de Google ne donnent rien. Il faudrait donc taper l'adresse de ce blog par hasard pour le trouver. Aucune chance. Je vais donc changer de stratégie. Plutôt que de laisser venir, je vais essayer de susciter l'intérêt. On verra bien. De toute manière ça ne peut pas être pire.

Sur le fond je remarque que la plupart de mes articles sont plutôt critiques. Sans pour autant (penser) me situer dans la tranche des grincheux et des vieux schnocks qui ne supportent pas grand-chose et encore moins leur prochain, cela traduirait-il une difficulté croissante à supporter le comportement des autres ? Certes la promiscuité des transports ne peut qu'exacerber de tels sentiments.

Du coup j'en viens à me poser des questions. Face à une majorité, j'ai l'impression d'être le seul à nager à contre courant. Qui a trot, qui a raison ? Est-ce moi qui suis à côté de la plaque ? Difficile de savoir. Ma voisine de banquette actuelle a peut-être les mêmes états d'âme.

Chacun reste dans son coin, perdu dans son monde personnel. Les regards se croisent à peine. Chacun pour soi…

Les portillons

Tout cela ne fait que concerner l'expression célèbre « se bousculer au portillon ».

Force est de constater que le progrès n'aide pas toujours. Dans le gare RER de La Défense comme ailleurs, l'accès aux quais se fait en passant d'abord par un portillon. Vous avez le choix entre la fente pour le classique ticket (quotidien, hebdomadaire ou mensuel) ou le lecteur de carte à puce (Navigo). Le problème se présente sous différents aspects.

Il y a tout d'abord les portillons réservés aux tickets. Le porteur de Navigo qui s'y est engouffré y passe à condition de sortir son ticket de sa pochette. Et ça prendra du temps car c'est une manipulation qu'il a perdu l'habitude de faire.
Le voyageur muni d'un ticket de métro (Paris intra muros) se fera coincer également car il n'est pas dans la zone de tarification autorisée. Et ça bouchonne…
Même chose pour celui qui sortira de sa poche un ticket déjà utilisé par ce qu'il a balancé le non utilisé par erreur. Ca bouchonne…
Sans parler des fentes bouchées de façon malveillante par un chewing-gum ou une boulette de papier. Ce n'est qu'au moment où on cherchera à introduire son ticket qu'on s'en rendra compte. Il faut faire demi-tour et remonter le courant des autres voyageurs qui se sont engouffrés à votre suite et qui se feront coincer également Et ça bouchonne…

Venons en maintenant aux lecteurs de Navigo. Combien de personnes mettent-elles leur carte au fin fond de leur sacoche ou de leur sac à main ? La lecture est possible à travers une couche de cuir, de tissus et autre matière, mais jusqu'à un certain point. Au-delà ces voyageurs seront obligés de frotter vigoureusement leur sac sur le lecteur et ce d'autant plus fort que le portillon refuse de s'ouvrir. Même conséquence : ça bouchonne…

Et pour couronner le tout, la moitié des portillons est hors service tout au long de l'année.

mardi 5 avril 2005

Les collègues de travail

Si vous en avez l’occasion et si vous n’avez vraiment rien d’autre à faire, tendez l’oreille et écoutez les conversations de vos voisins et voisines. N’en abusez pas.

C’est ainsi que vous saurez tout de Anitta* qui a changé de coiffure et qu’on n’avait pas reconnue. Elle non plus d’ailleurs. Ci-dessous un extrait du dialogue entre deux femmes.
Et je lui ai dit : « Mais tu as changé de coiffure ? »
Et elle me répond : « Oui. »
Et je lui dis : « Je ne t’avais pas reconnu ! »
Et elle me dit : « Moi non plus je ne t’avais pas reconnu »

Et ainsi de suite. Il y a des moments où on regrette de ne pas pouvoir ouvrir les fenêtres en grand pour que le vacarme couvre tout ça. D’après ce que j’ai compris ni l’une ni l’autre n’avait dans un passé récent essayé de rencontrer l’autre. Ca faisait longtemps qu’elles ne s’étaient pas vues.

On apprend également dans ces grands moments les derniers potins du bureau. A en entendre certains ou certaines, les chefaillons n’ont qu’à bien se tenir. Ils ou elles ne sont pas prêts de se laisser faire. Rien ne sera non plus épargné sur la nouvelle qui vient d’être recrutée et qui est déjà bien vue du chef : « Et pourquoi d’après toi tu crois qu’elle a été embauchée celle-là ? »

Avec l’arrivée du printemps fleurissent dans les trains les premières branches d’arbustes qui iront orner le bureau de ces dames dans une bouteille d’eau du contrat minceur reconvertie en vase pour l’occasion. J’imagine sans peine le petit napperon posé sur l’écran façon télé et la série de photos des membres de la famille pendant les dernières vacances d’été au camping municipal de Trifouillis-les-Dindons en Bretagne. Ah cette soirée d’élection de la Miss Camping 2004 !

Le must cette année est, paraît-il, le set complet composé du tapis de souris et du mug personnalisé avec la photo du petit dernier…

* Les prénoms ont volontairement été changés.

lundi 4 avril 2005

Peinture fraîche

Il arrive certains jours que le train entrant en gare soit complètement repeint, et pas aux couleurs SNCF. Le résultat est remarquable au sens propre du terme. Il aura probablement fallu des heures de travail sans être dérangé pour arriver à un tel résultat. Et certainement beaucoup moins que pour nettoyer et remettre en état. Même chose pour le budget. Il aura fallu dépenser une fortune en bombes de peinture (quoique…), mais certainement moins que pour le coût de la remise en état.

Une fois monté à l’intérieur de la voiture, il faudra se résigner à trouver une autre occupation que de regarder par la fenêtre.

Du coup, si on prête un peu attention à ce qui nous entoure, on s’aperçoit que tout se qui se trouve à portée de bras (et de bombe), qui présente une surface place, qui est visible depuis le siège de votre train est couvert de peinture. Les propriétés privées (maisons, entreprises) ne sont pas épargnées.

Les graffitis sont les plus nombreux. Rien de bien sensationnel. Comme ma signature, ils sont illisibles. Certaines fresques par contre, je dois l’avouer, sont assez bien réalisées. Dans un style qui leur est propre, certes, mais pour moi qui n’ai aucune imagination et aucun don pour dessiner, j’avoue parfois tomber en admiration. Pourquoi ne pas y voir une certaine forme d’art ? Comparé à certaines « œuvres » contemporaines achetées des fortunes pour remplir par exemple un musée d’art contemporain en bordure de mer…

Je n’ai par contre aucun intérêt pour les graffitis que je compare au comportement de certains animaux qui pour marquer leur territoire doivent pisser aux quatre coins régulièrement pour couvrir l’odeur de leurs congénères.

vendredi 1 avril 2005

Poisson d'avril

J'ai eu beau chercher, je n'ai rien vu de particulier, ni rien entendu. Peut-être avais-je la tête ailleurs. Ca ne semble pas avoir été le cas partout. L'article qui suit a été honteusement copié dans les news de Yahoo! Il devrait être possible d'en lire une version papier dans vos journaux gratuits favoris.

MARSEILLE (AFP) - La SNCF n'a pas failli à la tradition du 1er avril, en multipliant les messages cocasses vendredi gare Saint-Charles à Marseille.
"Le TGV en partance pour les Bahamas n'est accessible qu'aux voyageurs munis de palmes", crachait le micro, à l'attention de voyageurs tour à tour interloqués, circonspects, et finalement amusés.

"Les voyageurs munis de billets se terminant par 56 ont gagné un week-end dans un poste d'aiguillage" : à intervalles réguliers, la sono a distillé une trentaine d'annonces pas toujours immédiatement saisies, compte tenu de l'écho renvoyé par la verrière de la gare.

Autre morceau choisi: "Eloignez-vous de la bordure du quai... car j'entends siffler le train. Que c'est triste un train qui siiiffle dans le soooir", parodiant un vieux succès de Richard Anthony.

La SNCF avait mis à contribution pour l'occasion Simone Héraut qui, depuis 25 ans, prête sa voix à la compagnie près de 100.000 fois par jour dans toutes les gares SNCF.

Mémorable journée...

jeudi 31 mars 2005

Dis moi ce que tu lis

J'ai évoqué l'autre jour la diversité des journaux gratuits, magazines et prospectus qui sont distribués gratuitement et qui permettent aux nombreux voyageurs de passer le temps en s'informant à peu de frais. Ce ne sont pas les seules lectures qui fleurissent dans les trains. En fonction du jour de la semaine ou de l'heure de la journée, vous pourrez voir apparaître des magazines ou des journaux à diffusion locale, régionale, nationale voire internationale.

En tête viennent un journal comme l'Equipe et un magazine télé (Télé Loisirs) sans oublier évidemment Le Parisien. Les sportifs s'informent des événements passés et des résultats sportifs du week-end tandis que les inconditionnels de la télévision se préparent leur programme une semaine à l'avance. Ca c'est de l'organisation car j'avoue être plutôt du genre à chercher le programme télé au dernier moment pour me rendre à l'évidence une fois de plus que je ferai mieux d'aller me coucher.

Les hebdomadaires féminins, Femme Actuelle en particulier, ont la côte et les pages régimes sont les plus lues: "manger sans grossir", régime avant les congés, perdre des kilos en huit jours, 15 jours, un mois... Des tonnes de kilos en trop sont perdus chaque jours. On n'en parle pas assez!

Le Monde apparaît forcément plutôt le soir, assez rarement quand même, mais plus souvent que Libération, Le Figaro ou l'Humanité. A noter le mercredi le succès du Canard Enchaîné et en fin de semaine quelques magazines (L'Express et Le Point).

Du côté des livres, ça dépendra de la mode ou de l'engouement du moment. Le "Da Vinci Code" a eu ses heures de gloire récemment en attendant de voir fleurir "Anges et démons". Pour ma part je guette la sortie du prochain Harry Potter et je n'attendrai pas la version française.

mercredi 30 mars 2005

En raison d'un incident...

... grave de voyageur...

Derrière cette phrase "politiquement correcte" se cache la plupart du temps le suicide d'un désespéré, pour parler crûment. Pourquoi dire les choses autrement ? C'est sans doute ce qui s'est passé mardi soir à La Défense. Il était 18h30 lorsqu'une escouade de pompiers, de policiers et d'agents de la RATP a ramené un corps sans vie sur une civière. Les mesures prises pour éloigner les éventuels curieux ou voyeurs en témoignent. De même que la marche lente des brancardiers : il n'y avait plus aucune urgence à ce moment là. Le corps était proprement emballé. Rien ne dépassait du brancard. Pas de bouteille d'oxygène, pas de perfusion.

Une personne (adulte? adolescent? homme? femme?) a décidé de mettre fin à ses jours. Qui aura prêté attention à cet "incident" si ce n'est les personnes qui à ce moment voulaient accéder au bout du quai? De toute manière c'était trop tard.

Le ou la malheureuse avait mis toutes les chances de son côté en attendant le train à sa sortie du tunnel. Imparable pour le conducteur... et aucun risque de se louper...

Ne restent que les proches.

mardi 29 mars 2005

Retour à la normale

Comme anticipé au cours de la semaine dernière, l'arrêt de travail des conducteurs du réseau Paris-Est a finalement pris fin vendredi, début du week-end pascal. Je n'ai aucune idée de ce qui a pu être négocié pour mettre un terme à un mouvement qui me semble être complètement disproportionné par rapport aux enjeux. Toujours est-il qu'en ce mardi les trains circulent normalement. Le passage à l'heure d'été semble digéré même si la plupart des voyageurs ont l'air un peu plus éteints ce matin. J'appréhende cette semaine qui a priori me semble monotone par rapport à celle qui vient de s'achever et qui aura été riche en événements: arrivée du printemps, grève des transports en commun et changement d'heure.

Il va falloir faire preuve d'imagination et être attentif à ces petits détails qui permettent de rendre le quotidien moins monotone.

En ce qui me concerne, cette semaine a commencé par la rencontre d'une connaissance (un voisin) que je n'avais pas croisée depuis un certain temps. J'ai ainsi pu profiter dès le matin de son haleine senteur cendrier-tabac-froid et prendre des nouvelles de ses petits ennuis de santé. Le trajet m'a semblé bien long ce matin. Suffisamment long pour connaître les détails de sa prochaine extraction de varice et de son arthrose du coccyx dont la douleur peut être atténuée par des massages dont je vous passe volontiers les détails.

Il s'en est fallu de peu que mon petit déjeuner ne reparte en sens inverse.

vendredi 25 mars 2005

La contagion

Le mouvement social initialement cantonné au réseau Paris-Est s'étend maintenant au réseau Paris-Nord. Excusez les camarades du Nord pour le retard de la réaction, mais le réveil n'a pas sonné. En attendant il y a toujours aussi peu de trains, autant de bus et de plus en plus d'embouteillages? Ceux qui vont travailler malgré les bâtons qu'on leur met dans les jambes ou dans les roues le font de bonne grâce. Ont-ils vraiment le choix? Moi pas trop. En plus je n'ai pas d'autre choix que les transports en commun.

On a cependant l'impression maintenant que le mouvement de quelques privilégiés se fait dans l'indifférence générale. C'est vrai que ce n'est pas agréable, mais n'est-ce pas aussi le propre de la nature humaine que de s'adapter à tout? Tout au plus les voyageurs de la région Est et Nord (ce sont les seuls concernés), s'indignent-ils des raisons et des motivations de cette grève de plus parmi les nombreuses autres. On reconnaît même les propos des fiers voyageurs racontant les efforts et ruses déployés pour parvenir à temps jusqu'à son lieu de travail, de ceux ayant survécu à l'étouffement et à la chaleur d'une mêlée.

Le décalage entre les revendications posées par cette minorité de grévistes au pouvoir de nuisance énorme et la situation dans laquelle évoluent et vivent la plus grande majorité de ces voyageurs est hallucinante. La grève s'installant dans le temps, on commence à être rôdé. C'est vrai que le premier jour on doit faire face à un chamboulement de ses habitudes, on va perdre du temps, être en retard, mais on retrouve très vite ses marques.

Hier matin quand je levais les yeux de mon cahier et que je regardais les gens autour de moi, j'imaginais que chacun avait son lot de soucis, de problèmes, de difficultés. Comment qualifier un tel comportement corporatiste, si ce n'est pour dire qu'il est égoïste ? Ils se sont même pris par le passé aux enfants en les empêchant de se rendre sur les lieux d'examen.

jeudi 24 mars 2005

Au secours !

Notre fidèle lecteur du Var, Jean-Pierre Liégois, nous envoie une question. "Quelles sont les raisons qui ont poussé une certaine catégorie de personnel à déclencher un mouvement social reconductible sur le réseau Est?". Vous connaissez la bonne volonté de notre équipe de rédacteurs. Ils sont partis à la recherche de la réponse et voici ce qu'ils nous ramènent.

D'après la direction de la SNCF à Paris-Est la grève est motivée par "un refus de l'application des règles statutaires de promotion des conducteurs de train au sein de l'entreprise, fondées sur l'expérience et la qualité des services assurés". Certains syndicats refusent l'idée que leur direction "ne continue pas de conserver l'ancienneté comme argument d'avancement".

Incroyable ! Dans le genre je veux le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière, il y en a qui s'imposent. Pouvoir saboter son boulot, son entreprise et ses clients, fournir une prestation à ch... en toute impunité en refusant d'être noté ! Obtenir des augmentations de salaire automatiquement sur la base de l’ancienneté ! Tout le monde appréciera. C'est l'apologie de la médiocrité, la revendication du droit à la nullité, l'hommage sans risque au courage de la part d'une faction de privilégiés ayant la sécurité de l'emploi, qui font acte de présence un peu plus de 20 heures par mois, voyagent gratis et partiront en retraite à 50 ans… Ils n’ont pas de concurrence et un énorme pouvoir de nuisance.

Un retour sur terre de temps à autre ne ferait pas de mal. Du haut de leur nuage ils ont complètement perdu le sens de la réalité. Ils sont complètement réfractaires à toute évolution et ignorants du monde qui les entoure et dont ils profitent et s'accrochent désespérément à leurs privilèges et aux zacquits sociaux. Quelle dignité...

Une époque formidable

C'était lundi soir la première soirée du mouvement social qui touche le réseau Est et qui a été reconduit de 24 heures pour prendre fin jeudi. Encore un effort camarades et bientôt ce sera le week-end. En bonus vous aurez le lundi de Pâques pour vous remettre. En attendant c'est un train toutes les heures au tarif syndical. En temps normal, aux heures de pointe, les voitures sont bien remplies. Lorsqu'on supprime trois trains sur quatre elles sont plus que plus que plus que remplies.

Les voitures se remplissent dès leur arrivée en gare. Les derniers "rentrés" se cramponnent à la porte de peur d'être éjectés. Ils devront tenir de longues minutes dans cette position inconfortable en attendant que les portes se referment. Ceux qui ont eu la "chance" de monter les premiers baignent déjà dans leur jus et dans celui des autres. D'autres enfin, qui n'ont pas pu monter faute de place, patientent à proximité des voitures avec l'espoir de profiter de la bousculade du départ pour s'enfoncer dans le magma humain.

Dans ces moments de grands rassemblements, on partage tout. Le contact, mais surtout les odeurs, les souffles chauds dans la nuque, les haleines acides et fétides, l'odeur du tabac froid, les parfums chers ou bon marché, la transpiration aigrelette ou à l'oignon, le graillon des mangeurs de hamburgers. Et puis il y a le bruit, car en fait toutes ces personnes n'arrêtent pas de parler. On se piétine et on se bouscule dans la fausse bonne humeur et la résignation peut se lire dans beaucoup de regards. Tout le monde râle unanimement à l'unisson lorsque le conducteur annonce que le départ du train sera retardé suite à un tirage de signal d'alarme. Tout le monde grogne aussi de la même manière lorsque les corps s'écrasent les unes les autres au moment du freinage brutal du train.

Au bout d'une heure de ce traitement, mes vêtements sont trempés et puent. Ils sont bons pour la teinturerie. Encore quelques jours ç ce rythme et ma garde-robe va y passer. Une courte nuit de repos et on remettra ça demain et les jours suivants, bon pied, bon oeil.

mardi 22 mars 2005

C'est reparti

J'avais tort de m'inquiéter. Les sujets ne manquent finalement pas. Je craignais de tomber à court d'idées et assez rapidement ne plus savoir quoi écrire. C'était sans compter sur la bonne volonté que mettent tous les jours la RATP, la SNCF, les bus et leurs voyageurs à varier les plaisirs et renouveler des situations qui finalement ne sont pas si monotones que ça si on sait y regarder de près. A moins que ce ne soit leur propension à vous pourrir une journée.

Ca y est ! La SNCF est à nouveau en grève. Par suite d'un mouvement social sur la région de Paris-Est, la circulation des trains sera perturbée lundi 21 mars et mardi 22 mars. Dès vendredi soir des zagents zélés distribuaient aux voyageurs des tracts, non pas syndicaux mais patronaux, précisant les horaires prévus au départ et à destination de Paris-Est et Haussmann Saint Lazare. En gros un train toutes les heures. Avec bien évidemment des horaires qui ne correspondent pas du tout aux horaires habituels et donc aux horaires de ramassage des bus. Il faudra prévoir de longues minutes d'attente sur le quai en attendant un train déjà bondé. Avec en prime la promesse de la SNCF de faire évoluer le trafic en mettant en place des trains supplémentaires en fonction des possibilités offertes par les prises de services des zagents (agent SNCF c'est quand même plus ronflant que employé SNCF).

Cette fois je n'ai pas posé de journée de congé. Après tout seul le réseau SNCF Paris-Est semble concerné. J'ai changé mes habitudes et j'ai fait appel à la RATP et à son RER A. Ce matin ça a bien marché. Mis à part le fait que la lumière ait été éteinte pendant plusieurs minutes, plongeant les voitures dans une obscurité quasi totale sous les tunnels (mesure de représailles ou de solidarité?), j'ai pu lire confortablement assis jusqu'à ma destination finale.

lundi 21 mars 2005

Décidément les jours se suivent et se ressemblent

Vendredi matin, alors qu'un brouillard épais s'était abattu en région parisienne, les mauvais esprits ont encore frappé. Un incident au niveau de la voie ferrée oblige la SNCF à interrompre le trafic vers Paris pour une durée indéterminée. Les voyageurs désirant se rendre sur le lieu de travail, les étudiants et les autres sont coincés car les solutions de repli lorsqu'on est pris de court ne sont pas foison. Dans ces moments là il vaut mieux réagir vite. Et la réaction est d'autant plus rapide qu'on a des années de pratique derrière soi. Quelles sont les solutions?

Attendre? Un jour ou l'autre la voie sera réparée. Compte tenu de la teneur du message, ça risque de prendre un certain temps mais le voyageur est vacciné. Retourner chez soi se coucher et prétexter une grippe ou une gastro? A force de servir cet argument vous risquez d'éveiller les soupçons. Surtout un vendredi matin.
Faire du stop? La gare est mal située pour ça et les personnes qui passent par là à cette heure du matin ne vont sûrement pas dans ou vers Paris. Appeler quelqu'un pour y aller en voiture? A c't'heure ceux qui font le trajet en voiture sont déjà coincés dans les bouchons.

A part la première solution, les autres ne sont pas envisageables. Il reste cependant le bus. Justement il y en a un qui doit arriver dans 5 minutes environ pour desservir une gare RER. L'aubaine ! Malheureusement nous sommes plusieurs dizaines à avoir eu la même idée pratiquement au même moment. La bataille sera rude. Beaucoup de voyageurs ne pourront monter dans le bus. D'autres voyageront debout. Très peu seront assis. Lorsque le bus arrive, c'est la curée. Il faut pourtant se résigner à laisser descendre les voyageurs dont c'est le terminus. Le chauffeur du bus est respectueux du règlement. Quelles que soient les circonstances, on monte par devant et on descend par derrière. Sauf que dans le cas présent, c'est une prise d'assaut en règle à laquelle on assiste. La brèche ouverte à l'avant laisse déferler un flot de voyageurs alors que la même vague de voyageurs à l'arrière est bloquée par ceux qui descendent. La vague descendante l'emporte finalement malgré la volonté du chauffeur de vouloir fermer les portes arrières pour faire respecter le règlement. Ceux qui on vu le Seigneur des Anneaux se rappelleront la scène de la prise de la forteresse de Minas Tirith par les Orques. Finalement le flot humain sera plus fort. Je fais attention à ne pas piétiner les plus petits que moi. Il se passera encore quelques minutes avant que le bus démarre. Entre-temps les voyageurs du train suivant sont arrivés. Ils se sont rendu compte du problème et se sont rués sur le bus de la même manière. Seulement pas de chance, il est déjà plein comme un oeuf. 100% de déchets. Même chose tout au long du parcours où il sera impossible aux personnes qui attendent aux arrêts de monter dans le bus.

En ce qui me concerne, durant toute la durée du voyage je ne verrai rien depuis la fenêtre à cause du brouillard et de la buée. Au final j'aurai mis 45 minutes de plus que d'habitude.

Je pense avoir eu de la chance...

vendredi 18 mars 2005

RER qui rame

Cela fait plusieurs jours de suite maintenant que le RER A au départ de La Défense et à destination de Paris est retardé le soir. Vous me direz qu'on n'est pas à une minute près. Et bien si justement. Surtout lorsque vous devez attraper une correspondance et que cette correspondance se fait toutes les 15 minutes environ, et même 30 minutes à certains moments de la journée. La minute de retard vous coûte cher au final. Un quart d'heure au tarif syndical, une demi-heure plus tard dans la soirée. Et je ne mentionne que le temps de trajet en train. En effet, au-delà d'une certaine heure vous ne trouverez plus de bus à votre arrivée en gare.

C'est chaque fois la même chose, dès que je veux rentrer plus tôt que d'habitude, un problème me retarde lamentablement. Et les causes sont diverses. Hier l'erreur a été de miser sur le mauvais cheval. Deux RER étaient à quai et je ne suis pas monté dans celui qui est parti en premier. Un regard sur ma montre... C'est bon, j'ai encore le temps. J'ai vite déchanté lorsque j'ai constaté qu'il ne bougeait pas. De plus comme il avait stationné plus longtemps que d'habitude à quai, forcément il avait eu le temps de bien se remplir. C'est enfin le signal du départ. Des retardataires profitent de ces dernières fractions de secondes pour monter. Le train démarre et durant tout le trajet coups de frein et accélérations se succèderont. La masse des voyageurs suit un mouvement complètement inverse du sens de déplacement du train. Il freine sèchement et tout le monde se retrouve devant. Un lâcher de frein brutal suivi d'une accélération et tout le monde se retrouve à l'arrière comme un seul homme. A force de coups de frein et d'accélérations, je constate que ma marge de manoeuvre a fondu comme neige au soleil. J'ai juste le temps de voir les portes de ma correspondance se fermer à mon arrivée sur le quai.

Je suis sûr d'avoir le prochain.

jeudi 17 mars 2005

Putain de soirée

"La situation des trains est perturbée. Nous vous remercions pour votre compréhension". C'est exactement le genre de message qu'on n'a pas envie d'entendre. Surtout après une dure journée de travail. D'autant qu'il fait chaud ce soir. Comme il gèle encore le matin on s'habille chaud avant de partir de chez soi. On est toujours en mars donc pas question de se découvrir d'un fil et encore moins de faire ce qu'il nous plait. Bref il faisait 0°C ce matin, 20°C le soir. On ne sait plus comment s'habiller. C'est des soucis tout ça. En plus un très jeune enfant énervé et sûrement fatigué n'arrête pas de pleurer. C'est à ce moment-là qu'on se rend compte que le train est arrêté depuis un certain temps à quai et qu'il n'a pas redémarré. Et le fameux message retentit. Quelques instants plus tard un train Corail vient s'arrêter à notre hauteur. C'est un train pour Mulhouse. Ceux-là ne sont pas encore arrivés. Le bébé n'en finit pas de pleurer. La chaleur, les cris, l’arrêt qui se prolonge. C'en est trop. J'en profite pour changer de voiture. Aucun risque que le train parte sans moi. D'autres messages sont diffusés sur les haut-parleurs. "Incident sur un train en gare de ...?". "Circulation interrompue...". Les messages se succèdent. Tous plus incompréhensibles les uns que les autres. Le conducteur du train s'y met aussi. On nous répète de plusieurs façons différentes que le train est arrêté. Une tentative de comique de répétition ? Cela fait quand même sourire, voire rire la plupart des voyageurs pris au piège. Et bien sûr on nous remercie pour notre compréhension. Ce qui est râlant c'est que je suis presque arrivé à destination. Un quart d'heure vient de passer. C'est long. Je demande par téléphone une ex-filtration car je sens que c'est mal parti ce soir. Un nouveau message: "La fin de l'incident est prévisible...". Quelle bande de rigolos. Je sors du train, longe le quai, sors de la gare. La voiture qui vient m'arracher à ce cauchemar arrive dix minutes plus tard. Les trains sont toujours à quai.
Dis Papa, c'est loin Mulhouse?

Le dépotoir

Avez-vous déjà jeté un coup d'oeil par la fenêtre des RER lorsqu'ils circulent à l'air libre? Regardez par terre, le long de la voie et jusqu'à deux ou trois mètres au delà. C'est la désolation. Et en même temps une bonne illustration de la société dans laquelle nous vivons. Des centaines, des milliers de détritus. Certains sont "tombés" du train : canettes métalliques multicolores et plus ou moins oxydées, bouteilles en verre, bouteilles en plastique, sacs en plastique, mouchoirs en papier, journaux, mégots, débris de verre. D'autres ont plus probablement été "déposés" par des riverains de la voie ferrée : débris de métal, morceaux de plastique, jouets, vêtements, chaussures, pneus, roues, chaises, appareils ménagers, bidons, rouleau de moquette, canapés, gravats. Un vrai inventaire à la Prévert. Mais pas très poétique. On a l'impression de rouler au beau milieu d'une décharge d'ordures. La façade fait illusion mais il ne vaut mieux pas être trop regardant sur les coulisses. On dispose pourtant partout de poubelles et de moyens de collecte et de ramassage. Mais c'est tellement plus simple de laisser tomber par terre un papier plutôt que de le mettre dans sa poche ou dans son sac en attendant de trouver une poubelle dans la rue, sur un quai, au bureau ou chez soi. Même chose à proximité des restaurants fast-food. Une fois le menu emporté, on en abandonne les boîtes, gobelets et papiers au fil de son repas. Et pire. Je ne sais pas comment ça se passe maintenant, mais il n'y a pas si longtemps que ça, il était possible de déposer au milieu des voies en pleine gare de l'Est l'ultime reste de son repas. L'utilisation des toilettes des trains à l'arrêt dans les gares était interdite, mais les portes grandes ouvertes. Une fois le train parti ne restaient sur les traverses que des monticules marron et rose. Et là où il y a de la gêne...

mardi 15 mars 2005

Presse gratuite

Lorsque vous voyagez par les transports en commun, il y a certains jours où il vaut mieux voyager léger de manière à pouvoir porter les divers journaux, magazines, tracts et autres publicités qui seront distribués régulièrement et gratuitement sur votre parcours. Dans le désordre (on a la presse que l'on mérite) :

Quotidien : Metro, 20 Minutes
Hebdomadaire : Economie Matin (lundi), ParuVendu (jeudi), Sport (vendredi), A Nous Paris (RATP)
Mensuel : Newzy (Business People Magazine)
Aléatoirement : programmes immobiliers pour habiter à deux pas de là où vous travaillez, festivals de musique, bons de réduction inutilisables pour le lancement de produits inintéressants, grands marabouts mediums pour qu'il ou elle revienne, nouveaux produits (soupes, bonbons, boissons énergétiques, chewing-gums...)
Au moment des élections : les membres locaux des différents partis politiques vous remettent en souriant leur programme de la main à la main (c'est le seul moment où vous les verrez)
Au moment des grèves : tracts syndicaux.

A peine distribués et déjà les poubelles et le bas des escalators en sont pleins. Si une grosse averse avec du vent mouille le papier, alors personne n'en prendra et la totalité partira directement à la poubelle. Des forêts entières chaque jour?

lundi 14 mars 2005

C'est toujours pareil

C'est tous les jours même rituel, à la même heure, au même endroit et avec les mêmes personnes. Les voyageurs se retrouvent sur le quai et attendent à l'endroit précis où une porte s'arrêtera. Des groupes se forment donc à intervalle régulier. Cela leur permettra d'entrer les premiers dans la voiture pour rejoindre la ou les places qu'ils occupent habituellement. Eventuellement "réserver" plusieurs sièges pur ceux qui voyagent en groupe. Près de la fenêtre, dans le sens de la marche, en haut, en bas, au milieu, au début, à la fin, une rangée de six sièges, de deux...

Je le sais car je fais la même chose ! J'évite certaines places où je ne loge pas. J'évite également la place juste à côté en me disant que la probabilité d'y voir s'asseoir une personne, disons corpulente, est élevée de nos jours. Elle déborderait forcément de mon côté et rendrait le trajet encore plus inconfortable. En fonction du moment de la journée, je préfèrerai une fenêtre à un couloir. On y est moins dérangé lorsque les autres voyageurs montent ou descendent du train.

Ce qui est valable le matin l'est également le soir. Selon la voiture choisie on a plus de chance de retrouver telle ou telle personne. A l'inverse on peut en éviter de se retrouver par exemple dans la voiture de la demi-douzaine de pipelettes qui se parlent sans s'écouter de leur week-end, de leur mari, de leur dernier achat, de la façon dont elles font revenir les oignons avant de faire cuire la viande, de la maladie du petit dernier et des tracasseries du chef. La vie quoi...

vendredi 11 mars 2005

Retour à la normale

Maurice a repris le travail ce matin. Par la même occasion il a retrouvé ses compagnons de transport qui lui ont fait part des difficultés qu'ils ont rencontrées hier. Pour un même point de départ et un même point d'arrivée, mais à des horaires différents, les expériences sont plutôt contrastées. Ceux qui n'ont eu aucun problème à l'aller le matin ont par contre connu une grosse galère au retour le soir. A l'inverse ceux qui avaient eu des difficultés le matin n'en ont pas eu le soir. Dans tous les cas plus d'une heure de temps de trajet en plus, dans des conditions lamentables. Comme quoi le monde est bien fait, non? Pour obtenir une si parfaite égalité il faut admettre qu'on ne peut pas parler de l'enfer. Il n'y a qu'au paradis des grèves que tous les usagers sont égaux.

Au fait, si on veut du monde dans les rues, ne serait-il pas mieux de manifester le samedi par exemple? Les seuls trains qui rouleraient ne seraient utilisés que par les manifestants. Aucune plainte à attendre de ce côté-là. Pas de retenue sur salaire pour la majorité des salariés. Bref que des bénéfices.

Tout le monde était donc de retour, comme si de rien n’était, à chercher son ticket devant le portillon ou à vouloir être le premier arrivé à l'escalator et comme c'est vendredi, à trimballer sa valise à roulettes derrière soit sans se préoccuper des autres. De là à penser qu'hier c'était presque mieux...

Pendant ce temps, à quelques kilomètres d'ici, en Espagne on se souvient des victimes des attentats meurtriers commis à Atocha près de Madrid. Là était l'enfer.

jeudi 10 mars 2005

La galère

Aujourd'hui Maurice a décidé de rester chez lui plutôt que d'avoir à subir les conséquences de la grève des transports publics. Il a profité de cette occasion pour régler ce jour là des questions personnelles qui l'auraient amené à ne pas aller travailler. Il a donc posé une journée de congés en entamant son capital de jours RTT. Heureusement sa situation lui permet de le faire. Ce n'est pas forcément le cas pour tout le monde. Il avait auparavant consulté le site internet mis en place par la SNCF spécialement pour les jours de grosses perturbations. Rien à voir avec ce qui se passe sur les lignes de la RATP. Il vous le recommande d'ailleurs (www.abcdtrains.com) car il indique de façon précise les horaires des trains prévus. Cela n'évite pas la cohue mais permet de s'organiser et d'éviter d'avoir à attendre l'arrivée d'un train pendant de longues minutes.

Il n'en n'a pas toujours été ainsi. Même s'il a toujours pu rejoindre son lieu de travail et rentrer chez lui le soir, cela se sera fait à force de réveil plus matinal que d'ordinaire, de longues marches pour rejoindre une gare ou un station, de longues minutes d'attente, de poussées pour pouvoir rentrer dans une voiture, d'énervement, de cohue physique, de longues heures passées debout pressé par d'autres usagers dans des voitures où il y a plus de gaz carbonique que d'oxygène...

Et puis le lendemain on peut reparler de ces moments héroïques et partager ses galères et expériences. Le surlendemain on a oublié et la fois suivante on cherche à améliorer sa technique.


mercredi 9 mars 2005

Fascination collective

Parmi les personnes présentes à un moment donné sur un quai de gare, de métro ou de RER, s'il en est un qui, à tous coups, attire sur lui tous les regards, suscite l'intérêt de tous et ce de façon durable, c'est bien le colleur d'affiches. Nul ne peut rivaliser avec lui. Pas même celui qui, pourtant plus utile, nettoie la merde des autres en vidant les poubelles ou en ramassant les mégots et autres détritus qu'on aura jugé bon de ne pas jeter dans une poubelle.

On ne l'attend pas particulièrement et pourtant un matin il est là. Il fascine littéralement les voyageurs qui attendent sur le quai qu'il est en train de décorer. Il est comique de voir tous les regards converger vers celui qui travaille à ce moment-là. Lorsqu'on le voit faire, qui n'a pas imaginé un instant lui demander de venir donner un coup de main pour retapisser une pièce chez soi? Surtout qu'il travaille vite et bien. Il ne mélange pas les morceaux à coller. Il arrive à les déplier sans effort dans des positions parfois acrobatiques. Les raccords sont parfaits. A la technique il faut ajouter le côté mystérieux de la chose. Une affiche se divise en plusieurs morceaux. Quel sera le résultat final une fois qu'ils seront tous collés? Bien souvent le train arrive avant qu'il ait terminé son travail et le jour d'après on n'y pense même plus. Jusqu'à sa prochaine apparition.

mardi 8 mars 2005

Détournement

Après les détournements d'avions, les détournements de bus, voici maintenant les détournements de trains. En général lorsque vous prenez le train, c'est pour vous rendre d'un point A à un point B. C'est affiché sur le quai et vous montez en toute confiance. Vous pouvez même pousser la confiance jusqu'à confier vos enfants en ayant pris soin de leur expliquer les choses à faire ou ne pas faire et les différentes étapes de la marche à suivre. A l'arrivée ils seront attendus par Tata Coco qui sait dans quelle voiture ils se trouvent. Seulement pas de chance, ce jour-là, et pas un autre, le train sera détourné de sa destination finale. Plutôt que de s'arrêter à Haussmann Saint Lazare, il sera dérouté sur Gare de l'Est. Imaginez-vous, en cette époque où même les mineurs sont détournés, l'angoisse de la Tata Coco, des enfants, des parents? Pas de doute, ils font tout pour nous faire préférer le train.

Pour les habituels usagers cela se traduira par un retard, pour ne pas parler de contretemps. Ils ressentiront de l'irritation plutôt que de l'énervement. L'annonce du détournement pourra avoir été faite avant ou après l'arrêt à Val de Fontenay, là où vous pouvez encore décider de vous rabattre sur le RER bondé si vous visez le centre de Paris plutôt que le nord-est. Il est arrivé que l'annonce soit faite après Val de Fontenay alors que le train précédent avait déjà été détourné. Tant pis pour vous. Vous êtes détournés pour de bon et à vous de retrouver les joies de la Gare de l'Est et de son métro.

lundi 7 mars 2005

Le retour

Maurice est de retour de congés. Il a pris le train à l'aller et pour la première fois a pu tester le TGV non-fumeur. Alors que d'autres lignes l'étaient depuis quelques temps déjà, celle qu'il a empruntée semble avoir été l'une des dernières à virer complètement. Enfin presque...

Il est remarquable d'observer les fumeurs invétérés se presser dans les couloirs en attendant le prochain arrêt pour descendre sur le quai en fumer une. D'autres ne se privent pas de rester sur le pas de la porte. Tant pis si la fumée et l'odeur rentrent dans les voitures. Dans tous les cas ils ne facilitent pas la montée et la descente des voyageurs.

C'est quand même beaucoup moins désagréable qu'avant. Rappelez-vous! La traversée des voitures "fumeurs" se faisait en apnée dans un nuage de fumée opaque et nauséabond. L'odeur du tabac froid était tenace et omniprésente. Après un aller-retour à travers cette voiture pour se rendre au bar par exemple, on pouvait mettre ses vêtements à laver. On trouvait des fumeurs à toutes les extrémités des voitures. Des fumeurs répartis dans l'ensemble du train se déplaçaient spécialement dans les voitures réservées à cet effet. De retour à leur place d’origine, ils en ramenaient les effluves dans leur sillage. A l'odeur on pouvait deviner où étaient partis le voisin ou la voisine. Malheur aux voitures situées de part et d'autre d'une voiture "fumeurs".

vendredi 25 février 2005

Les parasites me brouillent l'écoute

Certains verront dans ce titre une fameuse contrepèterie. Ils ont raison. Mais ce n’est pas l'objet de ce post. Vous avez pu lire hier et peut-être vous rendre compte par vous-mêmes que certaines informations n'étaient pas annoncées au travers des haut-parleurs. D'autres le sont. Le problème c'est que ce n'est pas toujours au bon moment.

Imaginons que c'est un jour où rien ne va plus. Pour des raisons qui vous sont inconnues les trains circulent mal. Très mal. Ce jour là, comme par hasard, vous avez un rendez-vous important ou bien vous devez rentrer plus tôt que d'habitude. Bref il faut que ça roule. Vite et bien. Comme ça va mal, il y un monde fou sur le quai. Les écrans d'informations sont à la rue. Vous ne pouvez vous fier qu'aux annonces faites par haut-parleurs. A ce moment retentit le jingle que tout le monde redoute car annonciateur de mauvaises nouvelles. L'information concernant votre train commence à être débitée. Et c'est chaque fois la même chose. Au moment où l'information essentielle est diffusée un train passe à toute allure. Son bruit assourdissant couvre complètement le message. Les usagers se regardent d'un air interrogatif en espérant que l'un d'entre eux ait saisi ce qui est en train d'être dit. La seule chose que chacun pourra saisir, c'est la fin du message. Le train est passé et on peut alors entendre :

"... la SNCF vous remercie pour votre compréhension."

jeudi 24 février 2005

Train court, train long

Selon des raisons qui me sont inconnues, la SNCF propose aux heures de pointe des trains courts et des trains longs. Un train long fait-il 8 ou 10 voitures? Un train court fait-il 4 ou 5 voitures? Je n'en sais rien. Il faudra que je vérifie. Une chose est sûre, un train long est deux fois plus long qu'un train court. Par conséquent on loge deux fois plus de voyageurs dans un train long que dans un train court. Autre conséquence un train court n'occupe que la moitié de la longueur du quai qui l'accueille. D'un jour sur l'autre, à chaque heure de départ correspond son train court ou son train long. Il suffit de consulter les écrans d'information pour le vérifier. C'est presque immuable. Presque...

Ca ne l'est plus lorsque pour une raison inconnue, la SNCF décide de rompre le train-train quotidien en remplaçant un train long par un train court. En règle générale (je parle en connaissance de cause), en arrivant sur le quai, les usagers se contentent sur les écrans d'information de vérifier l'heure de départ de leur train qu'ils savent court ou long. C'est pourquoi ils ne vérifient pas la longueur du train (pourquoi le feraient-ils?). Ils s'en vont alors occuper leur emplacement sur le quai (en général toujours le même). Lorsqu'ils réalisent que le train ne s'est pas arrêté en face d'eux comme d'habitude, la panique s'empare de ceux qui attendent le train en fin de quai et en début de quai. Ils doivent se dépêcher de rejoindre le train. La première et la dernière voiture sont prises d'assaut par un grand nombre d'usagers. C'est la course et puis la bousculade pour trouver une place. Le même phénomène se reproduira de gare en gare. Au bout du compte le train sera bien sûr bondé.

Ne serait-il pas judicieux que la SNCF passe un message par haut-parleur ce jour-là pour prévenir du changement de manière à laisser le temps aux usagers de se repositionner sur le quai et éviter une bousculade?

mercredi 23 février 2005

Un peu de fraîcheur

Il y avait ce matin un enfant dans le train. Je le souligne parce que c'est plutôt rare, surtout tôt le matin en semaine. N'oublions pas que nous sommes en pleine période de vacances scolaires. Il devait avoir 5 ans à tout casser. Un petit garçon. Equipé pour le froid et accompagné de sa maman. C'est lui qui l'appelait comme ça.
Là où ils sont montés il restait encore quelques places de libres. Et l'un comme l'autre a choisi sa place. Evidemment la maman s'est assise là où il y avait 2 places l'une à côté de l'autre en milieu de banquette. Evidemment le petit garçon s'est assis à une place seule, à côté de la fenêtre. Les demandes répétées de la maman n'y ont rien fait, il n'a pas voulu s'asseoir à côté d'elle. Au bout de quelques instants les voyageurs pris entre les deux ont décidé d'un commun accord de bouger pour laisser la maman s'asseoir à côté du petit garçon. A cet âge là c'est quand même plus agréable de voir le paysage que de rester coincé au milieu d'adultes.

Il n'y en avait qu'un seul à commenter ce qu'il voyait et ressentait. Un seul à poser des questions à sa maman autant de fois que nécessaire pour finalement obtenir une réponse. Au milieu des usagers silencieux comme des tombes qui ne se regardent même pas. Il était le spectacle était dans la voiture. Et puis vint le moment où le train se met à ralentir à l'approche de son arrêt. Le petit garçon se lève alors et se précipite en exultant car " On est arrivé ! ". De tous les voyageurs c'était le seul à se réjouir de l'arrivée en gare.

Il y a longtemps que ce genre d'enthousiasme nous a quitté.

mardi 22 février 2005

Rien ne va plus

Depuis plusieurs semaines maintenant les portillons Navigo et autres de la gare Haussmann-Saint-Lazare sont grands ouverts. Dans les 2 sens. On peut donc passer sans encombres du métro ou du RER A directement sur le RER E pour pas cher et ce sur 8 zones de tarification. Quand ils fonctionnaient ils étaient à l'origine de bouchons monstrueux car ils ne pouvaient pas absorber l'énorme flux de voyageurs. Maintenant la circulation des voyageurs est plus fluide. C'est vrai que la situation précédente était quelque peu absurde. Les 5 minutes gagnées grâce à EOLE sur les trains SNCF de banlieue arrivant à la Gare de l'Est étaient perdues au moment du passage des portillons. C'est ça le progrès.

Ce matin, toujours en gare Haussmann-Saint-Lazare mais aussi sur d'autres quais an banlieue, les écrans indiquant les départs des différents trains étaient momentanément en panne. Les annonces se faisaient par haut-parleur interposé de façon quasiment inaudible quoiqu'à un niveau sonore très élevé. Malheurs aux étrangers ou aux personnes n'ayant pas l'habitude d'emprunter ce moyen de transport parce qu'alors il y a de quoi se perdre. C'est vrai qu'il était tombé 1/2 centimètre de neige.

lundi 21 février 2005

Navigo

Une belle invention que ce Navigo. Tout le monde devrait l'avoir. C'est du confort a peu de frais. Finies les files d'attente aux guichets les premiers jour du mois. De plus on ne se casse plus la tête à faire des calculs pour savoir s'il est plus rentable de prendre un coupon mensuel ou plusieurs hebdomadaires au moment des congés. Ca éviterait de faire râler ceux qui en ont et qui trouvent que ceux qui n'en ont pas mettent trop de temps à passer les portillons. Car ça se joue à la demie seconde près. Avec le Navigo le passage se fait dans la foulée. Avec un coupon mensuel ou hebdomadaire même en visant bien la fente, le temps de passage est un peu plus long. Du coup c'est incroyable comme on peut parfois lire l'irritation et l'exaspération sur les visages de certains lorsque leur moyenne est ralentie. C'est en général arrivé devant le portillon que l'on se met à rechercher sa Carte Orange ou qu'on essaye de sortir son coupon avec de gros gants en hiver! Ou alors le fente est bouchée par un chewing-gum ou a fondu par malveillance.

Il arrive que le portillon ne s'ouvre pas immédiatement. Et là c'est un peu comme la télécommande dont les piles sont fatiguées. On a tendance à appuyer plus fort sur les touches. Avec le Navigo, on le frottera plus fort sur le lecteur dans un mouvement de va-et-vient très rapide. Pas sûr que ça soit la bonne méthode... Si au bout de moins d'une seconde le portillon ne s'est pas ouvert, alors on change de file sans bien sûr se soucier de ceux qui sont derrière ou à côté.

vendredi 18 février 2005

C'est la merde

Habituellement elles ornent ou tapissent les trottoirs en surface à Paris. On ne devrait pas les trouver à cet endroit et pourtant on en découvre même dans les couloirs à 20 mètres sous terre. Vous l'avez deviné, je parle des crottes de chiens. Il est vrai qu'on croise en sous-sol de temps à autres un chien d'aveugle, des "petits chiens à sa mémère" en général enfermés dans un panier spécial dont il ne dépasse que la tête, plus souvent des chiens de garde (ou de dissuasion?) la mode actuelle étant au rottweiler plus ou moins famélique ou encore les compagnons d'infortune des laissés pour compte. De façon tout à fait subjective je suis convaincu que les fautifs se situent plutôt dans la troisième catégorie. Cela dit le résultat final est le même. Rien ne ressemble plus à une merde dans les couloirs qu'une autre merde dans les couloirs.

Où elle prend toute sa dimension, c'est lorsqu'elle est piétinée et tartinée sur des dizaines de mètres. Ca se passe comme au moment du départ d'une course à pied regroupant des dizaines de coureurs. Si un photographe ou un caméraman se place devant la ligne de départ, le premier coureur dont l'horizon est dégagé pourra l'éviter facilement. Ce sera de plus en plus difficile pour les suivants car leur horizon se trouve limité par ceux qui les précèdent. Le photographe sera évité au dernier moment jusqu'au moment où immanquablement il se fera bousculer, voire renverser et piétiner. Pour la merde c'est la même chose.

Au bout du compte la merde se retrouve étalée par des dizaines de chaussures. Les mêmes chaussures d'ailleurs que celles dont j'ai parlé précédemment et qui sont consciencieusement essuyées sur les sièges.

jeudi 17 février 2005

Incident à la voie

C'est ce qui figurait ce matin sur les écrans d'information du RER A et qui justifiait le ralentissement du trafic à une heure de pointe avec les inconvénients d'une telle situation, à savoir des voitures bondées et des usagers énervés. Une fois de plus...
Il est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de place sur ces écrans pour pouvoir afficher un message long. Il faut donc résumer, faire une synthèse. Ce n'est pas une raison pour mal s'exprimer. Par exemple on ne dit pas "j'ai mal à mon pied" mais "j'ai mal au pied". On ne dit pas non plus "la femme à Pascal ou la copine à Magali" mais "la femme de Pascale ou la copine de Magali". Enfin on ne dit pas "Incident à la voie" mais "Incident de voie".

Cela dit dans un cas comme dans l'autre c'est du jargon RATP incompréhensible pour le commun des mortels. Il faut bien garder une certaine distance, un certain mystère pour toutes ces choses. Un nuage de fumée pour cacher la misère?

Incident à la voie... et comprenne qui pourra.

mercredi 16 février 2005

Le mépris

Chassez le naturel et il revient au galop. Après avoir dépensé sûrement des fortunes dans des campagnes publicitaires (distribution de dépliants, campagne d'affichage) pour nous annoncer le changement de cap et la volonté de vouloir s'améliorer, la SNCF est a nouveau retombée dans ses travers. L'absence de communication et le mépris affiché pour ses usagers. On ne peut pas parler de clients.

Après un départ dans les temps ce matin le train est finalement arrivé à destination à Haussmann Saint-Lazare avec 25 minutes de retard. Sur un trajet de moins d'une heure cela fait drôlement chuter la moyenne. Des arrêts prolongés dans les gares. Un arrêt habituellement non prévu. Des extinctions sauvages des lumières pour empêcher de lire. Aucune explication. Rien. Aucune excuse.

Le mépris.

lundi 14 février 2005

La séance de maquillage

Les apparences comptent dans la vie de tous les jours et le maquillage permet de mettre en valeur certains détails du visage ou au contraire d'en atténuer d'autres. Il est souvent nécessaire d'avoir à dissimuler les ravages de l'âge, de la fatigue pour présenter un teint plus frais ou plus jeune. Quoi de plus normal que de vouloir séduire et de se présenter sous son meilleur jour? On se fait plaisir et les autres en profitent. C'est franchement plus agréable que d'être entouré de personnes (hommes ou femmes) se négligeant ou se laissant aller.

Mais s'il est un spectacle que j'aimerais éviter le matin, c'est celui des femmes se maquillant dans le train.

Le spectacle de la bouche grande ouverte ou en cul de poule pour y étaler une couche de rouge à lèvres devrait être à remiser au rang des affaires privées. Même chose pour les yeux écarquillés pour y mettre un trait de ricil ou de eye liner. Sans parler du fond de teint dont on risque de saupoudrer son voisin ou encore du parfum qui pourrait être à l'origine de soupçons par la suite... Il y en a qui arrivent à se poser du vernis sur les ongles après les avoir nettoyés avec du dissolvant et d'autres qui
s'épilent consciencieusement les sourcils. Et pourquoi pas le maillot tant qu'on y est? Vous imaginez les hommes en train de se couper les ongles ou les poils du nez ou des oreilles?

Bref si je suis toujours admiratif de la technique dans un espace réduit et en mouvement, ces moments personnels ne devraient pas être partagés, qui plus est avec des inconnus. Si le résultat peut être partagé, il n'en est pas de même pour sa réalisation. La discrétion ne nuirait pas.

vendredi 11 février 2005

Arrêt soudain de l'escalator

Vous avez déjà tous vu des escaliers mécaniques en panne. En général ce sont souvent les mêmes. A partir du moment où ils ont été désossés et remontés il y a de fortes chances qu'ils retombent en panne assez rapidement. Il peut se passer des mois avant même qu'on commence à les réparer.

Mais vous est-il arrivé de voir ce qui se passe lorsqu'ils s'arrêtent soudainement alors qu'ils sont chargés de monde? La scène se passe à « Haussmann Saint-Lazare » là où il y a 2 escaliers mécaniques en parallèle.

Beaucoup sont emportés par l'élan (normal) et par réflexe tentent de se raccrocher à la main courante ou à n'importe quoi pour ne pas perdre l'équilibre. Pas simple quand on a les bras chargés ou qu'on lit son journal. Certains sont plus déséquilibrés que d'autres par l'arrêt soudain. Et puis il y a cet instant où chacun s'interroge sur ce qui se passe à ce moment-là. Sabotage! Que se passe-t-il? Que m'arrive-t-il? Le laps de temps nécessaire pour réaliser que l'escalier mécanique vient de s'arrêter est variable d'une personne à l'autre. Il faudra une fraction de seconde pour bien admettre qu'il ne redémarrera pas dans les minutes à venir et donc qu'il faudra faire l'effort de gravir les marches restantes.

Signalons au passage les champions. Il y en a 2 catégories différentes. Ceux qui n'étaient pas encore engagés et qui changent brusquement d'escalier mécanique pour prendre celui d'à-côté, au mépris de ceux qui allaient s'engager. Tant pis pour eux. Et ceux qui décident de redescendre à contre-courant les 10 marches qu'ils venaient juste de monter pour emprunter l'escalier mécanique d'à côté qui lui fonctionne toujours!

jeudi 10 février 2005

Agression et mouvement social

Une agression a eu lieu ce matin, apparemment quelque part sur la ligne A du RER sur la partie RATP. Je n'en suis pas sûr à 100%. Ce dont je suis sûr c'est du mouvement social qui a suivi sur la ligne A du RER. Comme des milliers de personnes, j'y étais.

Toute agression envers les contrôleurs, les machinistes, les conducteurs de bus, les traminots (tout ce qui porte une casquette RATP ou SNCF) est révoltante et doit être punie et ils ont les moyens d'en faire prendre conscience.

L'agression est toute aussi révoltante sur qui que ce soit d'ailleurs. Même sur ceux qui ne disposent pas des mêmes moyens pour en faire prendre conscience.
Des mesures doivent être prises pour éviter ce genre d'incident. Autant que faire se peut... Vaste sujet...

Ce matin, comme les fois précédentes, le mouvement s'est traduit par un arrêt.
Mouvement / arrêt... Pour protester et marquer son indignation, sa colère, son mécontentement, on stoppe les trains. On stoppe les usagers.

Dans ces moments-là, ce qui ressort le plus dans les conversations ou les réactions enregistrées à chaud, ce sont plutôt les perturbations et la cohue. La personne agressée? Ca passe au second plan. Tout ce qui compte c'est qu'on arrivera une heure en retard. Et plutôt en poussant pour arriver en retard avant les autres....
Et puis on oubliera...

Les trains se sont-ils arrêté de rouler au début du mois lorsqu'un voyageur a été poussé sous le métro par un déséquilibré?

mercredi 9 février 2005

Repose pieds

C'est incroyable le nombre de personnes de tous âges, mais quand même plutôt jeunes, qui pour se détendre mettent les pieds sur la banquette qui leur fait face. Et là pas de problème de parité. Il y a autant de garçons que de filles.

Vous trouvez que je ne suis qu'un râleur? Trop facile de ne rien dire, de laisser passer. C'est comme si on posait la paire de chaussures d'un inconnu sur vos genoux. L'accepteriez-vous? Non. Vous seriez dégoûté et vous ne manqueriez pas de faire une remarque voire plus...

Imaginez dans quoi ils ont pu marcher avant d'essuyer leurs semelles sur des banquettes que vous essuierez vous-même lorsque vous vous assiérez. Pensez à une grosse merde comme on en voit souvent sur les trottoirs ou dans les caniveaux.
Et vous allez ramener tout ça chez vous, au bureau, chez vos amis... Les teinturiers se frottent les mains. Ils peuvent.

Je me prive de moins en moins de faire remarquer à voix haute ce comportement de manière à ce que tout le monde en profite. Je n'ai jusqu'à présent jamais vu quelqu'un "obtempérer". Par contre je ne lis pas dans les pensées et de toute manière peu m'importe ce qu'on peut en penser.

Je ne vois pas encore beucoup de personnes faire de même. Je vois des regards désapprobateurs, j'entends des remarques discrètes, mais rarement à haute voix. Alors faites un effort... Tout le monde vous soutiendra et quelque part vous en tirerez une certaine satisfaction.

Bon voyage.

mardi 8 février 2005

Rail cassé

C'est apparemment la saison car en peu de temps cela fait plusieurs fois que ce genre d'incident se produit. Le réseau se dégrade-t-il d'un seul coup ou est-ce la conséquence de cette volonté de vouloir communiquer de façon plus explicite qui rend ce genre d'événement apparemment plus fréquent?
Avant, du temps où la communication n'existait pas, les rails cassaient aussi fréquemment que maintenant, mais comme rien n'en filtrait on ne le savait pas. On constatait un ralentissement et on subissait la pagaille.
Plus tard, au tout début de la communication, les rails cassaient aussi souvent, mais on nous gratifiait d'un message fourre-tout du style "difficultés de circulation" et du traditionnel "merci de votre compréhension". On constatait également un ralentissement et on subissait la pagaille tout en étant informé sans pour autant comprendre quoi que ce soit.
Maintenant ça arrive toujours aussi souvent mais grâce à une communication plus précise on peut se représenter l'incident. On constate toujours le ralentissement et on subit toujours la pagaille... Au moins sommes-nous informés!

Entre nous, je préfèrerais que les rails ne cassent pas...


En tout cas, ce matin ça se passait du côté de la gare de Lyon sur la ligne A du RER. Conséquence directe: des difficultés de circulation en direction de Poissy. Aux heures de pointe il faut traduire ça par la pagaille. La pagaille ce sont des voitures surchargées, donc lourdes, qui pèsent sur les rails... qui cassent. Du coup c'est la pagaille. Il y a de plus en plus de monde dans les voitures qui pèsent de plus en plus lourd sur les rails... qui cassent. Et ainsi de suite...


Au passage on aura apprécié au milieu de la cohue le voisin plongé obstinément dans sa lecture qui contre vents et marées persiste à vouloir ouvrir son livre, son magazine ou son journal sans se préoccuper de l'éventuelle gêne occasionnée. Quel que soit l'intérêt de la lecture (je sais qu'il est parfois difficile de s'arrêter de lire), il y a des moments où il faut savoir lever le nez et remettre à plus tard. C'est seulement une question de volonté. D'éducation?


Sauf à être salement égoïste...

lundi 7 février 2005

L'objet de ce blog

J'ai finalement trouvé un sujet à partager avec un certain nombre d'entre vous. Un sujet qui devrait également me permettre de publier tous les jours un article. Un sujet qui concerne des dizaines de milliers de personnes. Un sujet qui devrait en principe appeler à des commentaires (signe qu'on a été lu).

Il s'agit des transports en commun, plus particulièrement les moments parfois inoubliables (et pourtant parfois vite oubliés) vécus tous les jours de la semaine dans les trains de banlieue, le bus, le métro, le RER... J'utiliserai donc ce blog pour vous faire partager ma vision de ces instants de pur bonheur. On peut rêver, mais peut-être dans quelques années pourra-t-on lire et relire ces quelques posts de façon attendrie ou étonnée en hochant la tête manière de dire qu'à cette époque c'était quand même mieux. Pire?

Revenons à nos moutons... A quoi servent les transports en commun? Pour moi la fonction première de ces transports en commun est de me permettre de me rendre sur mon lieu de travail et d'en revenir.
A part les rares fois où suite à une grève dure il n'y avait aucun moyen de transport, je peux dire que tout va bien: je peux me rendre sur mon lieu de travail et en revenir suffisamment tôt pour recommencer le lendemain et ainsi de suite de semaine en semaine, de mois en mois, d'année en année...

Mais, parce qu'il y a un mais, ça se complique lorsqu'on commence à aborder des sujets tels que la rapidité, le coût, la ponctualité, la promiscuité, la sécurité, les problèmes techniques, les pannes, les retards, le comportement des usagers, la communication, le manque de communication, l'absence de communication, le confort, l'information, l'accueil, la relation avec les usagers (usagés?) voyageurs, l'aménagement des gares, les correspondances, les autres... Bref tous ces "petites détails", ces grains de sable qui peuvent rendre les choses insupportables ou drôles, pénibles ou agréables, reposantes ou stressantes... Même si dans l'ensemble cela peut paraître monotone, à y regarder de près on peut y trouver un certain intérêt (positif ou négatif). C'est ça que je veux partager avec vous.

Bonne lecture !