mercredi 30 mai 2007

Le Petit Chaperon au Bois Dormant

Qu'attend-il au fond de son pot à scruter d'un oeil torve les personnes passant devant son repère ? Quel regard renvoie-t-il à ceux ou celles qui l'ont remarqué ?
La pluie pratiquement incessante a fait sortir le crapaud du bois.
Est-il de ces crapauds qui attendent le réveil tant attendu qui viendra les sortir de ce cauchemar éveillé dans lequel une méchante sorcière l'a plongé ?

La princesse qui a sorti le loup du lac glacé a été suffisamment échaudée pour ne pas recommencer la même erreur.

Vous ne connaissez pas l'histoire ?

Ce brave loup était pratiquement mort de froid et de faim cet hiver là. C'est alors qu'il remarqua quelques carpes immobiles dans un lac. En se penchant pour les attraper, il tomba dans l'eau glacée. Il était tellement faible qu'il n'eut pas suffisamment de force de se sortir de la noyade. Il n'eut la vie sauve que grâce à la réaction d'une jeune et jolie Princesse.
Elle passait dans les parages lorsqu'elle entendit le bruit d'un corps qui tombe à l'eau et se débat. Elle se précipita alors et vit un loup qui se noyait. Il lui fallut faire preuve de beaucoup de courage et d'abnégation pour vaincre sa peur du loup et se décider enfin à le sortir de ce mauvais pas.
D'une main elle agrippa un arbre, se pencha au dessus de l'eau et en tendant l'autre bras, elle réussit à empoigner la queue du loup. Après quelques efforts elle put enfin le tirer jusque sur la berge.
C'est à ce moment précis que le miracle se réalisa.
En effet, à peine le loup fut-il sur la berge qu'il se transforma en un magnifique Prince Charmant.
La Princesse fut quasiment statufiée par la surprise. Imaginez la les yeux et la bouche grands ouverts.
Le charme fut rompu lorsque le Prince Charmant finit par lui dire :
" Merci gente Princesse de m'avoir sauvé la vie. Pouvez-vous néanmoins me lâcher maintenant ?"


Crapaud - Toad

vendredi 18 mai 2007

Arrêtez le massacre !

C’est chaque fois la même chose. Il suffit qu’il ait plu au cours de la nuit pour qu’au petit matin des escargots inconscients soient encore en train d’arpenter le quai du RER.

Qu’y trouvent-ils de mieux qu’au milieu des herbes et fleurs qui tapissent le bas-côté ? Une envie de piquer une pointe de vitesse sur le bitume histoire de se défouler de temps en temps ? Marre de devoir se frayer un passage au milieu des tiges entrelacées ? Un besoin de se dérouiller le pied ?

Ils ont beau filer ventre à terre, c’est malheureusement trop tard pour certains. Ou pas suffisamment vite. Un peu comme Cendrillon qui a oublié de faire demi-tour au moment de minuit. Ou bien encore comme Icare qui voulut trop s’approcher du soleil.

Ils ont beau être à l’abri de leur coquille, ils sont néanmoins vulnérables et pas à l’abri d’un écrasement fatal. A la différence de Cendrillon, leur coquille ne se transformera pas en citrouille, mais en une infâme bouillie gluante et craquante. De ce côté-là on pourrait dire qu’ils ressembleraient plus à Icare si celui-ci n’était pas tombé dans la mer.

Le voyageur qui pose le pied sur une coquille d’escargot s’en rend très vite compte. Comme lorsqu’il marche sur une grosse merde. Combien y en a-t-il qui ne regardent pas là où ils posent le pied ?

Le bon côté de l’histoire est que tout ne sera pas perdu pour tout le monde. En effet quelques oiseaux malins et opportunistes sauront profiter de cette manne, une fois le dernier voyageur monté dans la rame et le train parti.

Il y a quand même quelques âmes charitables qui, du bout du pied ou de la main, sauront placer hors de danger quelques uns de ces gastéropodes, de manière à ce qu’ils puissent à nouveau tenter le diable à la prochaine averse !

Escargot sous la pluie

lundi 14 mai 2007

Enfin réparé

En plusieurs endroits de la gare RER de La Défense, il y a un escalier classique au milieu de 2 escaliers mécaniques : un qui monte, l'autre qui descend. Cela faisait un peu plus de 2 semaines maintenant qu'un des escaliers mécaniques de la station RER de La Défense était en panne. Justement celui que je prends le soir pour descendre jusqu'au quai.

Ce soir, miracle, il fonctionnait de nouveau !

Tous les soirs des 2 semaines précédentes donc, je me pointais invariablement à cet endroit de la gare voyageurs. Et tous les soirs, quelle que soit l'heure, une foule monstrueuse s'était accumulée en haut des marches de l'escalier normal, le seul escalator encore en service était réservé à la montée. Il était malheureusement trop tard pour moi pour faire demi-tour. Il faudrait que je me mêle à tous ces voyageurs contraints à descendre au ralenti la cinquantaine de marches, à 3 ou 4 de front, à observer le haut du crâne de celui ou de celle qui vous précède.

Il faut pardonner la plupart de ces voyageurs qui n'ont pas l'habitude de monter ou descendre un escalier. Il n'y a qu'à voir avec quel empressement certains et certaines d'entre eux s'empressent à occuper la file de droite, celle ou l'usage autorise de s'arrêter, alors que la file de gauche est en principe réservée à ceux qui sont pressés. Même chose le soir pour descendre. Il y en pourtant quelques-uns et quelques-unes pour qui un peu d'exercice ne ferait pas de mal de temps en temps... Dès lors qu’il faudra monter ou descendre, cela représentera un défi physique terrible. Où va-t-on ?

Cela dit, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même étant donné que chaque soir j'avais oublié ma promesse de la veille de ne plus passer par cet endroit en attendant une normalisation de la situation.

lundi 7 mai 2007

Résultats du second tour

A la question "Quel candidat remportera l'élection présidentielle ?", tous les votes exprimés ont été validés et enregistrés. Les abstentions ont été nombreuses et il n'y a pas eu de vote blanc ou nul. Le nombre d'inscrits restera toujours un mystère.

Il s'avère que le résultat obtenu est assez proche du score final officiel.

C'est pourquoi je vous donne rendez-vous dans 5 ans moins deux semaines pour connaître en avance sur tout le monde le nom du futur candidat.

Merci à toutes et à tous pour votre participation.

Nicolas Sarkozy54.54%
Ségolène Royal45.45%


ps : si une âme charitable pouvait me communiquer le numéro de téléphone de SOS Femme Battue...

vendredi 27 avril 2007

Toujours plus vite (2)

Retour donc dans les couloirs du RER E…

Le voyageur pressé et accro à sa moyenne a en un clin d’œil et en un claquement de synapse, repéré la faille. En accélérant le pas, et quitte à jouer des coudes, il se retrouve dans le sas que personne n’avait pensé emprunter ! Quelle bande de gros nazes ! Dans son sillage, et sans qu’il s’en rende compte, il a entraîné un autre voyageur, tout aussi pressé et accro à sa moyenne, mais qui a réagi un petit poil moins vite.

C’est à ce moment que la situation devient cocasse.

En effet le sas est capable de « voir » automatiquement qu’il y a plus d’une personne, et contrairement à Sésame, malgré les invocations, refuse de s’ouvrir tant qu’il reste plus d’une personne. Un message diffusé par haut-parleur le confirme. En général le voyageur pressé n’écoute pas ce message. Il se contente de valider une deuxième fois son ticket, et on lui répète qu’une seule personne à la fois peut passer. Le deuxième voyageur pensant bien faire veut aussi passer son ticket. Il est en effet convaincu que le gros balourd devant lui, celui aux chaussures pleines de boue, sort de sa province et n’a pas de ticket valable et qu’il ferait mieux de rester chez lui plutôt que d’emmerder le monde !

Pendant ce temps, les autres voyageurs passent tant bien que mal les uns après les autres, laissant les deux excités sur place. Jusqu’au moment où les contrôleurs qui sont dans le cagibi juste à côté s’emparent d’un micro pour dire qu’un des deux voyageurs doit sortir du sas.

C’est tout juste si le premier, se sentant plus dans son droit que le deuxième, ne le traite de tous les noms d’oiseaux ! Non mais, et ma moyenne gros c.. ! Le deuxième voyageur honteux et confus doit donc s’effacer et attendre son tour, alors qu’aux autres portillons il n’y a presque plus personne !

Comme l’a si bien dit Jean de la Fontaine et probablement Esope avant lui, rien ne sert de courir, il faut partir à point ! Maintenant il va falloir cravacher pour redépasser tous ces traînards !

jeudi 26 avril 2007

Toujours plus vite

Afin de faciliter l’accès aux trains, et au RER en particulier, des portillons d’une taille supérieure ont été installés par la SNCF et la RATP. Ils permettent entre autres de faire passer un handicapé dans son fauteuil roulant, une personne poussant un landau de compétition tous-terrains, avec poignées de frein, ou bien encore une voyageuse tirant une valise à roulettes de la taille d’une armoire normande.

A Haussmann-Saint-Lazare, dans le RER E, ce portillon particulier se présente sous la forme d’un sas fonctionnant dans les deux sens. On peut l’utiliser indifféremment pour accéder aux quais ou pour sortir de la zone à l’intérieure de laquelle un titre de transport est obligatoire.

Il suffit de pénétrer dans le sas, d’utiliser son titre de transport (ticket ou Pass Navigo), d’attendre que la porte de derrière se referme, et que celle de devant s’ouvre pour sortir du sas. Le sas est de plus un système anti-émeute puisqu’il est prévu pour empêcher le voyageur non muni d’un titre de transport de frauder, et parfois de provoquer une émeute s’il se fait contrôler… Mais ça c’est une autre histoire !

En période d’affluence, et a fortiori lorsque quelques portillons « normaux » ne fonctionnent pas, certains voyageurs pressés, afin d’éviter d’avoir à faire la queue et de perdre 30 secondes, utilisent ces sas King-Size. C’est un peu comme au péage sur l’autoroute. Vous avez fait une bonne moyenne, vous avez même en vue le record sur le trajet et donc il est hors de question de ruiner cette nouvelle victoire dans des files d’attente. Il va falloir ruser et être plus malin que les autres bœufs qui ne savent pas reconnaître la bonne file qui va plus vite que les autres ! C’est ainsi que certains s’engouffrent dans la file réservée au Télépéage sans avoir le boîtier. Ceux-là on tout gagné… Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse !

lundi 23 avril 2007

Résultat du test du 25 mars 2007

Il y a environ un mois, je vous posais la question existentielle suivante : " Avez-vous une anecdote concernant le changement d'heure ? " Pour ceux qui auraient la mémoire courte, il y a un mois environ on passait à l'heure d'été. D'où le sondage...

28 personnes dans l'intervalle ont accepté de répondre et je les en remercie.
Voici les résultats de ce sondage.

1 personne s'est pointée une heure plus tôt au boulot3.57%
Pour 3 personnes, la bombe avec laquelle ils avaient rendez-vous est arrivée une heure plus tôt et ne les a pas attendus10.71%
3 personnes se sont trompé en changeant l'heure de ma montre et ça a fichu leur journée en l'air10.71%
Pour 21 personnes c'est un non-événement75%

Connaissant maintenant ces résultats, j'espère que vous allez vous rendormir sur vos deux oreilles. Si vous éprouvez des difficultés, alors vous trouverez certainement le temps de répondre au nouveau questionnaire non subventionné que je mets en ligne. On verra si d'ici deux semaines l'échantillon de mes lecteurs est répresentatif.

Rassurez-vous, je ne sais pas qui vote quoi et quand bien même si je le savais...

A vos urnes ! Prêts ? Partez !

lundi 16 avril 2007

Si c'temps-là i'continue

Sous certaines contrées, une chanson, célèbre localement, nous met en garde contre de fortes chutes de neige qui risquent d’atteindre le bas du dos. C’est de la mi-février, en passant jusqu’aux alentours du début du printemps qu’il est possible de l’entendre. Nous en sommes certes un peu éloignés maintenant, mais le titre en lui-même garde toute sa saveur.

En cette période où les thermomètres et baromètres ne savent plus où donner de l’aiguille, ce n’est pas de la neige qu’on risque de voir tomber, ni même de l’eau. Ce sont plutôt les usagers des transports en commun qui jusqu’à présent pouvaient se faire du mouron au sujet de la chaleur seulement aux mois de juillet et août.

Dorénavant va-t-il falloir endurer la grosse chaleur de mi-avril à mi-octobre, soit la moitié de l’année ? La plupart des rames des trains circulent ou stationnent en plein soleil et les tunnels sont en permanence réchauffés par les moteurs électriques des rames. La climatisation est quasi inexistante et on peut comprendre pour certains l’avantage qu’il y a à prendre sa voiture.

C’est donc en pensant déjà au retour du soir que Maurice a repris le chemin du travail ce matin avec une certaine appréhension. Sans compter les pics de pollution qui atteignent des sommets. Pas besoin de mesure pour s’en rendre compte. Un brouillard jaunâtre bouche l’horizon. Sans doute le pollen des bouleaux qui s’en donnent à cœur joie en ce moment !

Sous les contrées dont je vous parlais plus haut et que j’ai retrouvé l’espace d’un week-end, lors de fortes chaleurs, on parle de brume de mer, quand ce n’est pas du brouillard ou un ciel si bas. C’est à la fois frais, humide et iodé ! Rien à voir donc et beaucoup plus supportable, quitte à enfiler un petit gilet ou un K-way!

vendredi 30 mars 2007

Ce n’est qu’un au revoir

Rassurez-vous, contrairement à ce que vous avez pu imaginer en lisant ce titre, je ne pars pas ! Sauf, bien sûr pour ceux ou celles qui n’attendent que ça !

Ce matin l’ambiance dans le train n’était pas à la morosité. Profitant d’une nouvelle journée de grève dans l’éducation nationale, Maurice a pu faire la grasse matinée et du coup retrouver des compagnons de voyage qui ne sont pas aussi matinaux que lui et qu’il n’avait pas vu depuis longtemps.

Et pour l’un d’eux, c’était la dernière fois qu’il prenait le train pour aller travailler. C’était son dernier jour de travail. Il sera en retraite ce soir. On a beau se dire qu’on est content pour lui, quelque part, au fin fond de soi-même ce n’est pas si réjouissant que ça. Une petite voix, certes faible, vous laisse tout de même entendre que c’est un peu le début de la fin. Et que si pour lui c’est maintenant, pour les autres ça viendra aussi un jour. Forcément.

Mais oublions tout ça pour rester sur des notes gaies.

Il s’est bien sûr fait chambré. Une fois le wagon rempli, l’annonce a été faite à la cantonade.

Il lui a été demandé de faire la bise à toutes les femmes présentes. On lui a demandé où étaient les bouteilles, les croissants…

Les voyageurs étrangers à ce moment, même ceux dont la lecture fut perturbée par le bruit du chahut et des conversations enjouées, n’ont pu s’empêcher de sourire et d’avoir un petit mot pour lui lorsqu’il descendit à Magenta, et que tout le monde entonna un joyeux « Ce n’est qu’un au revoir » !

Espérons que cette dernière journée ne sera pas gâchée ce soir par une absence de trains, ou des incidents inexpliqués générant des heures de retard, comme ce fut le cas plusieurs fois cette semaine.

lundi 26 mars 2007

Strip Tease

En attendant que Maurice revienne, il vous offre ce Strip Tease.
La nudité peut choquer.
Âmes sensibles s'abstenir...

Strip tease

jeudi 22 mars 2007

Happy Birthday Belette !

Ce matin n’était pas un matin comme les autres. C’est en effet la première fois que Maurice prenait le train le jour de l’anniversaire de sa fille préférée.

Ce matin, au réveil, il ne lui avait pas souhaité un bon anniversaire. D’apparence tout semblait se dérouler comme un jour ordinaire. Pourtant Maurice avait tramé quelque chose dans le secret, afin de lui faire une petite surprise.

C’est toujours amusant de faire comme si on avait oublié de souhaiter l’anniversaire de quelqu’un. La personne concernée sait, forcément, que c’est le jour de son anniversaire, et s’attend à ce qu’on lui souhaite. Cela dit, si on lui souhaite tout de suite, l’effet escompté de la surprise risque de perdre de sa saveur. Donc, quitte à passer pour un sans-cœur, on fait comme si de rien n’était, sachant que l’autre vous reproche peut-être votre oubli, mais sans l’avouer. Au moment de dévoiler ce que vous avez préparé, vous savez que tout sera oublié !

Il en fut ainsi ce matin. Réveil, petit-déjeuner, préparatifs, départ en voiture pour la gare, attente du train… tout se passe comme pour une journée classique. Ce n’est qu’un fois installés à leurs places habituelles que les choses se mirent en place.

Tout d’abord Maurice extirpa son iPod de son sac, l’alluma et rechercha la musique qu’il venait juste de rajouter. Un « Happy Birthday To You » interprété par les Fêtards et extrait du disque 4 de la compil’ « Faire la fête ». Entre parenthèses, pas le genre que Bra écoute régulièrement, mais pas non plus du genre auquel vous pensez !

Maurice lui passa les écouteurs et lui remit un paquet cadeau. La Belette (c’est son surnom), put alors fébrilement déballer son petit cadeau en musique ! Son sourire franc ne laissa aucun doute sur le plaisir qu’elle éprouva à ce moment-là ! Il était temps de sortir le gâteau d’anniversaire : une de ses portions de gâteau dans un emballage individuel, pratique à mettre dans la poche !

Pour les bougies et le Champomy, on attendra ce soir !

mercredi 21 mars 2007

Accrochez-vous !

En repensant l’autre jour à l’article que j’avais écrit au sujet de la barre qui dans les transports en commun permet aux voyageurs de garder leur équilibre, en imaginant les techniques que chacun d’entre vous a pu développer pour faire face à l’adversité, une anecdote m’est revenue.

Cela s’est passé il y a quelques années dans une ville portuaire du Nord de la France. Et bien entendu l’action se déroule dans les transports en commun. En l’occurrence il s’agit d’un autobus car le tramway ne fonctionnait déjà plus. Un groupe de trois personnes comme on n’en voit plus monte dans le bus. On peut distinguer un adulte d’une cinquantaine d’année et deux adolescents. Ils sont tous les trois habillés en aube et l’un des adolescents porte une grande croix, celle que l’on porte en tête d’une procession d’enterrement.

Certes ce n’était pas un enterrement à Ornans, mais si vous avez l’occasion de voir ce tableau cela vous donnera une idée des personnages.

Dans le bus, une âme charitable a laissé une place assise au prêtre. Les enfant de chœur sont debout dans le bus au milieu d’autres personnes qui ne leur prêtent pas plus d’attention que ça dans la mesure où il n’y avait, à ce moment-là, rien d’extraordinaire à voir un prêtre, non pas en soutane, mais en aube, accompagné par des enfants de chœur.

Celui qui est chargé de la croix la tient verticalement et discute gaiement avec son camarade.

Tout se passe bien jusqu’au moment où le bus se met à freiner brutalement. Les voyageurs se retrouvent alors déséquilibrés et dans un ultime réflexe, s’agrippent à la croix, pensant avoir affaire à une barre du bus !

Il faut imaginer la scène ! Un groupe de voyageurs au regard ahuri, cramponnés à la croix pensant avoir affaire à un support digne de confiance, et partant à la dérive dans le bus !

J’en ris encore !

mardi 20 mars 2007

Lecture et transports

Publié le 14-03-2007 à 14:56 sur le site Web du journal gratuit Métro

On lit dans les transports en commun
Pour passer le temps ou ne pas en perdre, 56 % des Métronautes disent lire dans les moyens de locomotion publics

lecture


Encore quatre stations de métro, le temps de finir son chapitre ou de lire quelques articles de journaux. Parce que les transports en commun sont des lieux propices à la lecture pour 56 % des 229 Métronautes qui ont répondu au sondage. Près d'un sur trois (27 %) déclare lire de temps en temps. 10 % ne lisent jamais et 7 % rarement.

lundi 19 mars 2007

Vue imprenable

Le fait de se retrouver dans la position debout au milieu d’une foule compacte de voyageurs peut parfois amener à des situations cocasses. En temps normal chaque individu considère naturellement l’espace qui l’entoure comme étant son périmètre de sécurité. A partir du moment où ce périmètre est franchi, la personne se sent envahie, voire agressée.

Dans les transports en commun, lorsqu’il y a foule, ces périmètres sont pulvérisés. Vous vous retrouvez au milieu d’une foule compacte, serré des tous les côtés. En général vous ne choisissez pas la personne contre laquelle vous serez collé pendant des minutes plus ou moins longues. Tout dépend de la personne en question, car il faut bien avouer que certaines circonstances sont moins désagréables que d’autres !

C’est ainsi que vous aurez parfois tout le loisir d’observer de très près le crâne dégarni du petit monsieur qui est juste devant vous, qu’il soit face à vous, qu’il vous tourne le dos ou bien qu’il soit de profil. Aucun pore de sa perruque en peau de fesse n’aura plus de secret pour vous. Il ne manquerait plus qu’une mouche prenne cette surface lisse pour une piste d’atterrissage pour que le tableau soit complet.

Si certaines se plaignent de voyager avec le nez à hauteur des aisselles des autres voyageurs, il pourra arriver aux plus chanceux d’avoir le nez perdu dans la généreuse poitrine d’une charmante voyageuse ou bien d’avoir la vue plongeante sur les Grandes Jorasses. Là, il est difficile de regarder à droite et à gauche sans passer par le centre, avec au passage l’échange de sourires réciproques, malicieux d’un côté, un peu gêné de l’autre ! C’est pas le moment de perdre un écouteur de l’iPod, vous risqueriez de ne pas le retrouver…

Au passage vous m’excuserez de n’avoir trouvé, malgré une recherche intensive, que cette photo qui illustre cet article de façon partielle. Je n'ai pas été fichu de trouver de photo de décolleté...

Terry

vendredi 16 mars 2007

Nouveaux uniformes SNCF

La SNCF a dévoilé il y a quelques jours les nouveaux uniformes des agents SNCF. Ils sont la création de Christian Lacroix, qui décidemment se spécialise dans l’habillage des transports en commun. Après le personnel d’Air France, l’intérieur des TGV et bientôt le tramway de Montpellier, ce sont dès à présent les contrôleurs SNCF qui passent entre ses aiguilles.

On devrait pouvoir les voir défiler dans les voitures au mois de juin prochain. Cela dit il faudra des heures d’entraînement pour passer de la marche à la dix heures dix à la démarche du mannequin ! Ne rêvons pas trop quand même…

Les uniformes sont toujours gris mais égayés par des touches de violet et de vert.

Je ne résiste pas à vous dévoiler ces quelques clichés trouvés sur internet. Sans être un grand prophète j’imagine très bien le couple qui ne me contrôlera jamais… On n’a que ce qu’on mérite, pas vrai ?

Uniformes SNCF

mercredi 14 mars 2007

Pour une poignée de poignets

L’observation de toutes ces mains et de tous ces poignets permet parfois de voir d’autres curiosités.

Eté comme hiver, vous pourrez observer dans le RER le port de gants chez certaines personnes, des femmes en général. Pas des gants Mappa, ni des gants chirurgicaux, non, tout simplement des gants en cuir, le plus souvent noirs.

Pour ne pas s’abîmer les ongles ? Pour ne pas mettre sa main en contact avec les milliards de germes qui se baladent le long de ces barres métalliques ? Pour dissimuler un diamant ou une bague qui pourrait attiser la convoitise ? Peu importe la raison en fait, mais avouez que c’est étrange.

Dans le domaine des bijoux, la variété est toujours présente, quel que soit le genre. Hommes ou femmes, tous et toutes peuvent être aussi bien en être dépourvus que lourdement accessoirisés, le top étant pour les hommes le port de la chevalière avec les initiales. Je ne sais pas d’où vient cette mode ou cette tradition. Le plus curieux est que je pensais que c’était le fait d’hommes d’un certain âge déjà, la cinquantaine environ, par exemple, alors qu’en fait on peut voir que les jeunes ne sont pas en reste pour autant. Que penser aussi des femmes qui portent deux ou trois bagues à chaque doigt ? Que ce sont des collectionneuses ? Oui, mais de quoi !

Que dire d’autre à ce sujet si ce n’est que les bijoux ont eux aussi leur mode. Là, je m’adresse plus particulièrement aux femmes, à celles qui avec quelques perles et un peu de fil à pêche ou de fil en laiton, sont capables de fabriquer de jolies bagues, pour elles-mêmes ou leurs copines qui, moins habiles manuellement, leur auront passé commande.

On pourrait disserter longuement aussi sur les montres, les bracelets et gourmettes. Peut-être une autre fois ?

mardi 13 mars 2007

Voyageur à la barre (3)

Il y a parfois tant de personnes agglutinées autour de cette fameuse barre, qu’il est parfois comique d’essayer de deviner à qui appartient telle ou telle main.

De quoi sont faites ces mains ? Il y a un peu de tout. Au toucher on pourra distinguer les froides, les chaudes, les sèches ou encore les humides, les molles, les rêches. On pourrait presque en faire soit un inventaire à la Prévert soit une reprise d’une chanson à succès de Pierre Perret.

Quant à l’observation, là il y a de tout. Toutes les couleurs, avec ou sans ongles, masculines ou féminines, de la taille de battoirs ou frêles et diaphanes jusqu’à l’équivoque.

On ne peut pas faire état des mains accrochées aux barres sans évoquer les inévitables contacts. C’est arrivé à tout le monde et il est parfois amusant d’observer les comportements de chacun à cette occasion.

La règle non écrite et non dite consiste à surtout ne pas toucher ou effleurer toutes ces mains et tous ces doigts étrangers.

Certaines mains ont une fâcheuse tendance à glisser vers le bas car leurs propriétaires soit ne serrent pas suffisamment la barre ou bien ont les mains moites, comme les chaussettes de Mimoun après un marathon ! A un moment donné cette main glissante entrera en contact avec votre main ou celle d’un autre voyageur. Quelles sont les réactions dans ces cas là ?

La plupart pratiqueront la fuite ou la glissade vers le bas, pour éviter le contact. Mais c’est reculer pour mieux sauter. Cette technique a ses limites. En ce qui me concerne, je préfère tenir bon et même exercer une légère pression vers le haut pour rappeler à l’autre voyageur l’existence de sa main baladeuse. La plupart du temps elle remontera de quelques centimètres avant de recommencer sa descente… Et ainsi de suite.

Moralité, lorsque je rentre chez moi ou que j’arrive au bureau, la première chose que je fais est de me laver les mains. L’eau est noire…

lundi 12 mars 2007

Voyageur à la barre (2)

Lorsque les voyageurs sont tous à peu près de la même taille, naturellement ils auront tendance à s’agripper à la même hauteur, au niveau de l’épaule, qu’ils soient proches ou loin de la barre en question. Vous pouvez faire le geste en même temps pour vérifier mes propos ! Imaginez que vous ayez à attraper une barre, qu’elle soit juste à côté de vous ou à une longueur de bras. N’avais-je pas raison ?

Quand il s’agit donc d’attraper une barre déjà occupée, la largeur de la main est un autre facteur déterminant. Selon l’espace disponible laissé entre deux mains, on pourra saisir la barre à pleine main ou se contenter de la pincer du bout du pouce et de l’index.

Il y a certaines circonstances où empoigner la barre n’est pas toujours très plaisant. On peut répugner à saisir un objet parfois tiède et humide qui sera passé entre des mains à l’hygiène parfois plus que douteuse.

Qui sait si celui qui vient de lâcher la barre n’avait pas les doigts couverts de verrues ? Et celui qui vient de se curer le nez ? Ou bien encore celui qui vient de se gratter le c.. ou les c… ? Il y a aussi les petits boudins sans ongles auxquels il ne reste plus qu’un semblant de lunule. Il y a aussi les mains blessées, ou infectées par on ne sait quoi.

Les mains de certaines professions sont reconnaissables. Il en va ainsi pour les mécaniciens, les peintres ou les maçons. Il m’est arrivé d’avoir à faire ce genre de choses et je me souviens de l’état dans lequel étaient mes mains à ce moment-là. Pour les autres professions, c’est moins facile de deviner.

Nombreuses sont les mains dont les ongles des doigts portent le deuil ! Ça ne fait pas très soigneux…

vendredi 9 mars 2007

Voyageur à la barre (1)

S’il n’avait pas eu un comportement étrange, je ne l’aurais probablement pas remarqué. C’est donc l’attitude d’un voyageur en particulier qui m’a donné l’idée de cet article.

Ce matin, il y avait pas mal de monde dans le RER A. Dans ce cas, une fois monté, chacun cherche un point d’appui supplémentaire pour éviter de se faire balader et de bousculer les autres voyageurs lorsque le train accélère, freine ou tourne. Le passager qui m’a inspiré avait une main et un avant-bras velus comme il en existe peu.

Un certain nombre de barres verticales ont été placées dans les voitures de manière à pouvoir s’y accrocher. Cela dit, en période d’affluence et si vous arrivez après les autres, vous constaterez qu’il y a déjà pas mal de mains accrochées.

Il faut alors repérer l’emplacement qui convient le mieux. Il y a plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte afin de pouvoir faire son choix. Je ne veux même pas prendre en considération des éléments tels que la superbe jeune fille (ou du beau jeune homme c’est selon) qui fait de la «pole dance » au milieu de la voiture, ni même la présence des Fatals Picards de passage à Paris avant de défendre les couleurs de la France au prochain concours de l’Eurovision en mai prochain. Je remercie au passage Fong sans lequel je serais passé complètement à côté de cette info. Entre nous c’est pas gagné…

La taille du voyageur en est un. Une personne de grande taille n’aura pas de mal à attraper le haut de la barre. A l’inverse, une personne de petite taille visera plutôt le milieu ou la partie inférieure de la barre. Le problème commence à se poser lorsque tous les voyageurs rassemblés autour d’une barre sont tous sensiblement de la même taille.

jeudi 8 mars 2007

Concentré de lecture

Cela a dû aussi vous arriver un jour ou l’autre.

Un livre ouvert sur les genoux, confortablement installée, autant qu’on puisse l’être sur une banquette du RER, elle est plongée dans la lecture de son roman. Tout du moins c’est à première vue ce que l’on pourrait penser. En l’observant plus attentivement, on se rend compte que ce n’est pas tout à fait le cas.

En effet, depuis que j’ai commencé à écrire, c’est-à-dire il y a un peu plus de dix minutes maintenant, je n’ai pas l’impression qu’elle ait souvent tourné la page de son livre. En tournant légèrement la tête de côté et en regardant sur ma gauche, je peux lire des mots comme Comté de Kindle, New York Times, tribunal. C’est très certainement un roman politico judiciaire comme les Américains savent les écrire et qui pourtant n’a pas l’air de la passionner plus que ça.

Son centre d’intérêt actuel tourne plutôt au bout de ses doigts et à la pointe de ses cheveux blonds.

C’est vrai qu’on ne peut pas toujours être concentré en permanence. Particulièrement lorsque l’on est dans le train. On peut facilement se laisser distraire par un élément extérieur ou bien laisser son esprit divaguer à l’évocation d’un souvenir ou d’une situation qu’on aurait pu vivre ou qu’on imagine que trop bien.

Et donc en observant de nouveau ma voisine, j’ai l’impression que c’est ce qui vient de lui arriver. Au bout de quelques instants, elle se résout à récupérer son marque-page en bois à tête d’ours, à délicatement refermer son livre et le ranger dans son sac.

D’autant qu’elle est arrivée à destination puisqu’au premier signe de ralentissement du train, elle se lève pour se diriger vers les portes. Souhaitons lui que le trajet du retour sera plus propice à la lecture.