vendredi 3 novembre 2006

Portillon en panne (7)

La précipitation se transforme alors d’un seul coup en angoisse et se propage à l’ensemble des autres voyageurs lorsque les premiers réalisent qu’il n’y a qu’un seul portillon qui fonctionne. Les voyageurs jusqu’alors courtois commencent à s’exciter et génèrent une légère bousculade. Ils sont pourtant « entre eux ». Ils se côtoient et se voient (certes sans se voir) tous les jours, se regardent et s’observent du coin de l’œil. Il ne sont donc pas étrangers les uns par rapport aux autres comme on peut l’être avec le voyageur qui montera dans le train à la station suivante. Mais cela n’empêche. Dans ces moments de stress, on oublie tout et le côté sombre de la force rejaillit. La retenue n’est plus de mise. Les bonnes manières sont jetées aux orties. C’est maintenant chacun pour soi. Ce n’est quand même pas l’affolement ou la panique, car aucun monstre sanguinaire n’est à leur poursuite, aucune crue ou fleuve de lave ne vient les menacer… Tout simplement le train arrive !

On palpe cependant l’excitation. Ce mouvement sera amplifié par l’arrivée inattendue d’un groupe important de voyageurs dont le bus avait ce matin, là du retard. La confusion est alors à son comble et les comportements se mettent à changer du tout au tout.

D’honnêtes mères de famille se mettent à ramper pour passer sous les portillons oubliant au passage pour certaines qu’elles ne sont plus aussi souples que ça et pour d’autres qu’elles ont un sac à main qu’elles portent dans le dos. Celui-ci se coincera en travers de la barre transversale du portillon et les bloquera instantanément dans leur élan tout en rendant leur position encore plus inconfortable. A force de contorsions elles finiront par s’extirper de ce piège pour se relever enfin, le visage rougi par l’effort et la coiffure en bataille.

…à suivre…

jeudi 2 novembre 2006

Portillon en panne (6)

Après une courte interruption du programme, l'émission reprend.

Aujourd’hui la situation s’est un peu plus dégradée. Le portillon n° 14 est toujours HS et le mal a l’air d’empirer et en plus d’être contagieux.

D’empirer car maintenant même les coupons ne passent plus, alors que la lumière verte est toujours allumée. Du coup plus personne ne passe et ceux qui font une tentative se voient obligés de se repositionner devant le portillon voisin qui lui fonctionne. Et il n’y en a qu’un seul car comme Maurice vous l’a expliqué, non seulement le mal empire mais en plus la contagion s’est étendue à d’autres portillons.

Il n’y a donc ce matin plus qu’un seul portillon en état de marche pour accéder aux quais. Et c’est à partir de là que la situation commence à être cocasse.

Si vous avez été attentifs à ce qui a été écrit précédemment, et si vous l’avez compris, un certain nombre de voyageurs préfèrent attendre dans le hall d’entrée que le train arrive, plutôt que de goûter à l’air frais et matinal en faisant le pied de grue sue le quai.

Le hall est donc un lieu de rencontre et de rassemblement où les habitués se retrouvent pour se péter la bise et se raconter les nouvelles de la veille. A partir du moment où le train attendu est sur le point d’arriver à la gare, les écrans lumineux d’information se mettent à clignoter pour signaler que le train est à l’approche.

Et c’est la ruée !

Le train arrivera dans deux minutes environ. A force de pratiquer, nul ne l’ignore. Tout le monde sait aussi qu’il faut à peine 30 secondes pour rejoindre le quai depuis le hall. Mais c’est plus fort qu’eux car malgré tout, et c’est sans doute de l’atavisme, car chacun se précipite pour passer avant l’autre, pour être le premier !

...à suivre...

mardi 31 octobre 2006

Salon Micromania

Veni, vidi, vici !

Maurice est retourné Porte de Versailles aujourd'hui pour voir le salon Micromania et en profiter pour vaincre quelques adversaires via manettes interposées.

Salon Micromania 2006


Si au Salon du Chocolat c'est le parfum qui vient titiller vos narines, au Salon Micromania, c'est le son qui vient agresser vos oreilles !

Toutes les grandes marques avaient bien évidemment leur stand.

Difficile de manquer la Xbox 360 et sa distribution de Tshirts.

XBox 360


Sur le stand SEGA, on pouvait constater qu'à l'occasion de ses 15 ans Sonic n'avait pas pris une ride, au contraire : il est plus remuant que jamais.

SEGA


Il était possible de jouer la playstation 3 en avant-première. Au tarif annoncé de 600 euros, autant en profiter car par la suite les occasions seront rares !

PS3


Les jeux d'infiltration et de guerre ont le vent en poupe. La libération de Paris approche !

Call of Duty


Mario est toujours aussi sympathique et comme son copain Sonic n'a pas pris une ride. Son costume n'est pas démodé non plus. Comme quoi la mode...

Super Mario


Il était possible de jouer sur des dizaines de PSP ou de DS laissées à disposition.

PSP


Mais ce qui avait surtout attiré Maurice, c'est cette nouvelle console, la Wii, qui va renouveler le genre. Il fallait montrer patte blanche pour y accéder. Un flot toutes les 30 minutes. Pas plus, pas moins !

Stand Wii


De plus près ça ressemble à ça.

Wii


Et on peut jouer entre autres à Zelda. La différence ? Maintenant il sera impossible de jouer vautré dans son fauteuil ou sur son canapé préféré. Tout est dans la manette qu'on peut manier comme une raquette, un club de golf, une épée...

Zelda Wii


Il faudra bien sûr penser au retour, qui s'effectuera par le RER E, sous un angle comme jamais vu jusqu'à présent.

RER E Haussmann Saint Lazare


Maurice se fera immortaliser avec un souvenir ramené du Salon Micromania, mais pas de bol, la photo est floue...

Maurice

lundi 30 octobre 2006

Salon du chocolat

Une fois n'est pas coutume, Maurice vous fait profiter de ses sorties. Le week-end dernier il était à Barbizon, hier il était du côté de la Porte de Versailles au Salon du chocolat. Si vous souhaitez y faire un tour, dépêchez vous car le salon est ouvert du 28 ocotbre au 1er novembre.

Pour s'y rendre Maurice a pris les transports en commun et en attendant son train il a pu immortaliser celui qui venait en face.

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Le train, mais aussi le métro.

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Une fois sorti du métro il était difficile de se perdre. En témoinge l'affiche monumentale qui orne la façade du Hall 5. Un petit conseil en passant, essayez si vous le pouvez de ne pas y aller trop tard dans la journée. En sortant hier vers 16:00 la file d'attente s'étirait jusqu'au métro !

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La couleur est annoncée ! L'odeur est frappante en rentrant dans le hall.

Du chocolat il y en avait pour tous les goûts, en témoignent ces montagnes comestibles.

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Tous les professionnels rivalisent d'imagination pour vous attirer et vous faire succomber. Il est tentant de laisser un doigt se perdre sous les écoulements continus de cette fontaine à chocolat.

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Aviez-vous déjà mangé de la "vraie" mousse au chocolat ? Celle-ci était excellente.

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Vous pourrez profiter de ce salon gourmand pour remettre à jour vos connaissances géographiques et économiques. Les principaux pays producteurs de cacao étaient très présents et remarquables. Le Mexique bien sûr,

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mais aussi le Vénézuéla, la Côte d'Ivoire et Madagascar dont les représentants étaient en fait des hôtesses dont Maurice ne publiera pas les photos, tout égoïste qu'il est !

Le chocolat se conjugue de plusieurs manières, que ce soit dans la mode,

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ou les soins corporels. Il est possible de voir d'ici les yeux de certains qui commencent à briller !

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Il est possible sur ce salon de voir que le problème des fleurs périssables a trouver sa solution et du coup vous pouvez amener des bonbons, c'est tellement bon...

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Maurice aura passé pas mal de temps sur le stand ci-dessous à goûter ses spécialités : Original, Caramélisé ou Chocolaté !

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Comme Maurice vous l'a expliqué, il n'y avait pas que du chocolat, mais bon...

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Le stand des épices, des sels et des thés a lui aussi eu le succès qu'il méritait.

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Il est temps de penser au retour

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d'autant que mardi il faudra y retourner pour aller voir ça :

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samedi 28 octobre 2006

Questionnaire

A la demande de Bricol-Girl, voici mes réponses. Afin d'éviter tout malentendu et toute réflexion désagréable relative à mon occupation au bureau, j'ai fait comme si justement j'étais au bureau au moment de répondre.

QUESTIONNAIRE

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et copier la 4è ligne :
…l’ensemble de son territoire comme nous l’avons…
(Extrait de « La joueuse de go » de Shan Sa).

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
Tôt

3) Vérifiez !
Encore plus tôt que je ne pensais

4) Que portez-vous ?
Mon déguisement de travail.

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Avant d’arriver au bureau, la skyline de la Défense, avec ses hauts immeubles illuminés sur fond de lever du jour.

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
La clim’.

7) Quand êtes-vous sorti(e) la dernière fois, qu’avez-vous fait ?
En dehors des trajets habituels métro-boulot-dodo, j’ai profité d’un après-midi ensoleillé et lumineux pour visiter Barbizon. C’est surfait.

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Probablement. Mais je ne sais pas de quoi. Il n’y a que les 2 ou 3 premières nuits de vacances que je rêve ou tout du moins que je m’en souviens.

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Ce matin, avec ma fille, dans le hall de gare en regardant les habitués attendre leur train. Nous avons nos têtes…

10) Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Des tas d’armoires avec des tas de boîtes d’archives en carton bien alignées. Il doit bien y avoir l’équivalent d’une centaines d’arbres. J’ai l’impression d’être au milieu d’une forêt.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une réservation vol compris vers une destination ensoleillée pour 15 jours environ.

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Va, vis et deviens.

13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Lorsque j’ai sorti les écouteurs de mon iPod de mon cartable ce matin, ils n’étaient pas emmêlés…

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
C’est bien pour faire plaisir à Bricol-Girl…

15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore ?
Je suis beau.

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
Marie.

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?
Maurice.

18) Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?
Oui, mais je me verrais plutôt dans la campagne française.

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du Paradis ?
Tes amies bloggeuses arrivent demain !

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
L’indifférence et la mauvaise foi.

21) Aimez-vous danser ?
Oui, en particulier dans l’ascenseur au bureau le matin, au son de mon iPod (il y a un grand miroir et à l’heure où j’arrive pas grand monde !).

22) Que pensez-vous de Georges Bush ?
Il ne lui arrivera pas les mêmes aventures avec Monica.

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Prison Break

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Madeleine, Tarmine, Bérangère et Heure-Bleue...

Bon week-end à rallonge !

vendredi 27 octobre 2006

Portillon en panne (5)

On l’a vu, selon les différentes situations auxquelles vous êtes confrontés, vous pouvez réagir différemment. Mais la plupart du temps, vous privilégierez le gain de temps ou plutôt vous chercherez à minimiser votre perte de temps.

Aux pompes des stations services, la technique est un peu différente. Il y a plus de chances de passer rapidement dans une file courte. Sauf si une caravane, par exemple, se trouve dans la file. Elle compte pour une place mais ne fera pas le plein ! Le temps passé dépendra aussi de la capacité du conducteur à dégainer sa Carte Bleue et de se sortir rapidement de la saisie des données sur un clavier rétif, tout en s’abîmant les yeux sur un écran sans contraste exposé à la lumière du jour.

Enfin, aux péages autoroutiers, c’est un peu comme à la roulette russe. A longueur égale, les files avec les camions passeront bien sûr plus rapidement que les files composées uniquement de voitures. Vous aurez tout le temps de vous énerver quand le conducteur devant vous commencera à chercher sont ticket au moment d’arriver à la caisse. Car bien évidemment au bout de deux heures il ne sait plus ce qu’il en a fait. A travers le pare-brise on devine qu’il demande à sa femme ce qu’elle a bien pu en faire. Cette dernière va commencer par chercher son sac à main avant d’entreprendre de le fouiller de fond en comble. Finalement ils finissent par se souvenir que le ticket était juste derrière le pare-soleil. Comble du bonheur, ils payent en espèces et ils n’ont pas l’appoint !

Si vous êtes l’heureux possesseur du système (payant) LiberT, alors tous ces soucis sont à mettre aux oubliettes. Jusqu’au jour où un gros c…ard s’enfile là où il ne faut pas, devant vous et vous oblige à reculer alors que d’autres véhicules ont commencé à vous emboîter le pas !

...à suivre...

jeudi 26 octobre 2006

Portillon en panne (4)

Le choix du portillon se fera de façon naturelle en fonction des voyageurs qui précèdent. Le voyageur Lambda, à commencer par Maurice, préfèrera utiliser un portillon libre de tout voyageur.

Pourquoi en effet ralentir dans son élan pour aller travailler, en attendant que le voyageur qui vous précède soit passé, alors quel le portillon d’à côté vous tend ses petits bras grands ouverts.

Lorsqu’il y a foule, c’est comme n’importe où ailleurs, que ce soit à la caisse des grandes surfaces, aux pompes des stations services ou aux péages autoroutiers

Dans les grandes surface on ne choisit pas forcément la file la plus courte, mais plutôt celle avec les chariots les moins chargés (sauf si ce sont uniquement des packs d’eau). On en profite pour jeter un coup d’œil aux possesseurs de chariots, pour évaluer leur capacité à dégager le tapis roulement au moins aussi vite que la caissière le recouvre, et leur capacité à remplir leur chariot à l’autre bout du tapis, sans avoir un petit morveux dans les pattes qui ne leur facilite pas la tâche. On s’assure également qu’ils n’ont pas en main un paquet de bons de réduction que la caissière devra vérifier un à un et saisir un à un. Il y a de fotes chance que ces personnes réclament que leur ticket de caisse soit imprimé en dix exemplaires pour obtenir les 20 centimes d’euros de réduction sur le pack de 24 yaourts de la marque Truc’Muche.

Vous avez très certainement été confrontés à ce genre de situation, sans parler des produits non enregistrés et non reconnus par le lecteur de code à barres, du coup de fil passé à on ne sait pas qui pour en connaître la référence, et bien sûr personne ne décroche, au stagiaire en quad qui part à la recherche du prix en rayon et qui ne revient pas…

...à suivre...

mercredi 25 octobre 2006

Portillon en panne (3)

Ok ! Vous savez tous comment fonctionnent les portillons. Et vous pensez que Maurice ne vous apprend rien. Ce n’est pas le cas pour tout le monde. Evidemment, pour ceux qui habitent en zone urbaine un portillon a du sens. On en rencontre un peu partout : dans les transports en commun, les musées, les cinémas… C’est facile de se le représenter.

Imaginez maintenant que vous habitiez, allez au hasard, dans le Cantal ou dans la Creuse. Le mot portillon avec signal lumineux n’évoquera rien, si ce n’est peut-être une vague ressemblance avec le portillon style entrée de saloon de la buvette du village relookée par le patron qui dans sa jeunesse ne loupait pas un film de John Wayne.

Ne nous égarons pas et revenons à l’attrait de ce portillon en panne. Non seulement vu de l’extérieur il a l’air de fonctionner et fait tout pour se montrer attirant, mais en plus les voyageurs qui n’ont pas franchi le cap de la modernité en choisissant le Pass Navigo passent sans problème. Par quel miracle ? Tout simplement en utilisant leur coupon.

Et oui ! Il ne fonctionne qu’à moitié. Certains voyageurs passent, et d’autres pas. C’est plus fort que vous, si vous voyez quelqu’un devant vous passer, c’est que vous aussi vous passerez.

Alors mettez vous un peu à la place des malchanceux qui, on ne sait pour quelles raisons, vont emprunter le portillon 14, celui qui est en panne, alors que les portillons 12,13 et 15 qui l’encadrent fonctionnent normalement.

Le choix du numéro n’entre pas en ligne de compte. Ce n’est que depuis que qu’il observe attentivement depuis le hall de la gare que Maurice s’est rendu compte de l’existence de ces numéros. Il se permet de penser qu’il en est de même pour les autres voyageurs.

...à suivre...

mardi 24 octobre 2006

Portillon en panne (2)

Ce n’est pas sans un certain réjouissement intérieur que Maurice a pu constater que les plus embêtées étaient finalement les femmes qui ont l’habitude de fourrer leur Pass Navigo au fin fond de leur sac et de passer leur sac sur le lecteur du portillon. Généralement si le portillon ne les laisse pas passer, c’est que le Pass est enfoui trop profondément pour pouvoir être lu. Elles sont donc obligées de faire passer leur sac de différentes manières sur le lecteur en espérant qu’enfin le Pass sera détecté. Parfois ça marche, d’autres fois ça ne marche pas. Dans le cas présent ça ne marche pas. Comme le signal était au vert, si ça ne marche pas, c’est que le Pass est enfoui trop profondément et qu’il ne peut pas être lu. Elles partent donc à la recherche de ce fichu Navigo qui a disparu. Jusqu’au moment où elles réalisent qu’en fait il est toujours au même endroit. Finalement elles l’extirpent de leur sac pour pouvoir le passer directement sur le lecteur.

Et là, stupeur et putréfaction, ça ne marche toujours pas ! Les cellules grises se remettent à fonctionner pour tirer la conclusion que finalement c’est le lecteur de Pass le fautif !

Pendant ce temps l’horloge a tourné et les autres voyageurs seront passés à côté !

Il a pourtant tout ce qu’il faut pour être attirant ce portillon : une jolie flèche verte illuminée alors qu’en temps normal, un portillon en panne est signalé par un symbole de sens interdit rouge et lumineux. C’est également grâce au symbole du sens interdit rouge qu’on est averti du sens d’utilisation du portillon. En effet chaque portillon peut fonctionner aussi bien pour accéder aux quais que pour en sortir. Si c’est vert d’un côté, ce sera rouge de l’autre (et inversement).

... à suivre ...

lundi 23 octobre 2006

Portillon en panne (1)

Ce sont des choses qui arrivent et qui vous permettent de modifier le train-train quotidien, soit en vous pourrissant une journée qui vous abordiez pourtant dans la joie et la bonne humeur, soit en vous amusant car après tout ce n’est pas si important.

Régulièrement, mais de façon aléatoire, les portillons (ou les escalators) tombent en panne. Il faut dire qu’ils sont de plus en plus soumis à un usage intensif car le nombre de voyageurs en commun ne cesse de croître. Maintenant que Maurice prend le train avec sa fille, il attend quelques instants dans le hall de la gare, le temps qu’une amie de sa fille arrive. Pour patienter, il a tout le loisir d’observer les voyageurs matinaux qui arrivent en ordre dispersé.

Nb : je sais, je l’ai écrit hier.

Bien sûr comme Maurice ne se plantera pas dans la porte d’entrée ou devant les portillons. Il se placera légèrement de côté et en retrait de manière à élargir le plus possible son champ de vision.

C’est depuis ce poste d’observation qu’il a pu noter qu’un des portillons est en panne. Pourtant le signal lumineux est allumé au vert, invitant les voyageurs à l’emprunter. Seul problème, au moment de passer son Pass Navigo sur le lecteur, le tourniquet reste bloqué.

Avant de voyager avec sa fille, Maurice aurait rejoint le quai directement. Peut-être se serait-il dirigé vers le portillon en panne. Et il se serait dit : « Tiens ! Le portillon ne marche pas ». N’allez tout de même pas imaginer que des pensées à haute teneur philosophique parcourent en permanence son esprit brillant !

Toujours est-il qu’en attendant dans le hall, du coup il peut multiplier les observations d’un même phénomène, comme par exemple celui des personnes face à un portillon qui semble fonctionner, mais qui reste bloqué.

... à suivre ...

samedi 21 octobre 2006

L'île de la Tentation

L'Inde c'est bien, mais n'oublions pas les vraies valeurs !

Bombaysers à tous !

Terre, mon Capitaine !

Terre, mon Capitaine !

jeudi 19 octobre 2006

Histoire incroyable !

Voici l’histoire qu’une des personnes avec laquelle je voyage de temps en temps m’a racontée l’autre jour dans le train. C’est l’histoire de Michael Cooper, un Australien d'une vingtaine d'années qui avait fait un voyage au Kenya à la fin de ses études dans les années 80.

Lors d'un safari, alors qu'il s'était éloigné de son groupe au moment d'un arrêt, il se trouva face à face avec un éléphanteau qui semblait blessé à la patte avant gauche qu'il maintenait levée. Cooper réalisait que l'animal pourrait le charger, mais comme il ne semblait pas agressif, il s'en est approché prudemment et il a pu constater qu'en effet, l'éléphanteau avait une énorme écharde plantée à la base de la patte.

Très calmement, Cooper a posé un genou à terre et à l'aide de son couteau, a retiré l'écharde de la patte. Dès que l'animal a été soigné, il a pu reposer sa patte au sol, il a longuement regardé Cooper, puis il a barri bruyamment et s'en est allé.

Jamais, Cooper ne s'est senti menacé par l'éléphanteau et il a conservé toute sa vie le souvenir magique de ce moment rare.

Presque 20 ans plus tard, Cooper s'est rendu avec son fils âgé de 11 ans, à un zoo de la banlieue de Sidney. Lorsqu'ils sont passés tous les deux devant l'enclos des éléphants, l'un des éléphants s'est brusquement mis à taper le sol avec sa patte avant gauche.

Cooper s'est mis à douter, pouvait-il s'agir du même éléphant que celui qu'il avait soigné 20 ans auparavant ?

Il s'approcha un peu plus de l'enclos, et l'animal continuait de frapper le sol de plus belle. Alors, Cooper enjamba le mur d'enceinte et se dirigea vers l'éléphant.

Ce dernier le souleva en l'attrapant par la taille avec sa trompe, ensuite il le fracassa contre le mur.

Ce ne devait pas être le même éléphant...

lundi 16 octobre 2006

Je m'excuse

Après une journée de grasse matinée, retour à la normale pour Maurice et sa fille. C’est à deux qu’ils reprennent le chemin de la gare en voiture. Ce matin ils n’ont pas à lutter contre la buée dans la voiture. Ils sont fatigués, ou plutôt encore un peu endormis et imaginent en riant comme des bossus qu’un jour peut-être une voiture intelligente les conduira automatiquement
Ils pourraient ainsi dormir quelques minutes supplémentaires sur leur siège. Maurice joint le geste à la parole en appuyant sa tête contre l’appui-tête, ferme les yeux, ouvre la bouche et fait entendre un ronflement sonore.
Pas trop longtemps, parce que c’est quand même lui qui tient le volant !

Arrivés à la gare ils ont encore quelques minutes devant eux avant de monter dans le train. En attendant ils ont tout le loisir d’observer les autres voyageurs matinaux qui arrivent en ordre dispersé. Certains, dans leur élan, et à peine arrivés, passent le portillon et vont attendre leur train sur le quai, à l’extérieur. D’autres comme Maurice et sa fille, attendent dan le hall de la gare (un bien grand mot en fait.). Ils se placent tous les deux sur le côté, de manière à ne pas se trouver dans le passage ou dans la porte d’entrée.

Mais comme toujours et comme partout, il y en aura toujours pour se planter, à deux en général, juste dans la porte alors que ce n’est pas la place qui manque dans le hall. A les regarder, ça ne les gêne apparemment pas de se faire bousculer au passage de chaque voyageur.

Bien sûr direz-vous, il y a toujours la place de passer. En se mettant sur le côté… Comme quoi le sentiment de gêne pour soi ou pour les autres est vraiment variable d’un individu à l’autre.

Ma technique dans ce cas là ?

Dans le mouvement, j’appuie mon épaule et je maintiens une légère pression pour accroître ma force d’inertie qui a pour effet d’obliger le gêneur à modifier son équilibre.

Bien sûr je me fends d’un innocent « Oh ! Pardon… » tout en dégainant un petit sourire gêné et angélique.

vendredi 13 octobre 2006

Grasse matinée

Ce matin Maurice a pu faire la grasse matinée ! Ca vous fait une belle jambe ? Certainement. Mais de temps en temps ça fait du bien de pouvoir dormir une heure de plus le matin, surtout en semaine. Pour cela il ne faudra pas qu'il oublie de remercier le professeur de gym de sa fille qui avait eu le bon goût de prévenir de son absence.

C'est ainsi que Maurice s'est retrouvé ce matin avec ses animaux au moment de prendre son petit-déjeuner pendant que le reste de la famille dormait à poings fermés.

C'est seul qu'il sort pour prendre sa voiture et aller jusqu'à la gare. Au stop, il marque l'arrêt pour laisser passer une camionnette de livraison. Il a juste le temps d'en apercevoir le chauffeur qui s'est enfoncé l'index de la main gauche dans la narine gauche. Au moins jusqu'à la deuxième phalange ! La récolte promet d'être fructueuse. Une fois la camionnette passée, Maurice passe la première et tourne à droite. Il se retrouve ainsi derrière la camionnette et peut y lire : « Vente de porcs en gros ». Ca ne s'invente pas...

Le reste du voyage se passera simplement. Il retrouvera ce matin là un collègue qu'il ne voyait plus depuis qu'il part avant l'aube.

La seule chose qui change en fait, par rapport à son heure habituelle, c'est le nombre de voyageurs. Il est pratiquement multiplié par deux. Le confort dans le train s'en ressent du coup. Comme il est plus tard, les voyageurs sont moins endormis. Comme les voyageurs sont plus nombreux et moins endormis, le niveau sonore est plus élevé.

Rien de très important donc.

jeudi 12 octobre 2006

Figure de mode

Je sais ! Vous allez me le reprocher. Les goûts et les couleurs ça ne se discute pas. C'est chacun pour soi. Mais quand même ! Il y en a qui collectionnent. Je ne parle pas du physique, car de ce côté-là, à moins d'avoir les moyens de faire appel à la chirurgie esthétique, il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est de s'accepter.

Pour le reste, chacun peut intervenir et ce que j'ai sous les yeux est forcément le résultat d'une quête, d'une identité.

Ce n'est pas par hasard qu'un homme portera une chevalière au petit doigt. Je ne parle pas de celle avec les initiales, mais de celle ornée d'une pierre noire. Je n'ai aucune idée de la signification et je reste persuadé qu'il y en a une. Même chose pour ce que j'appelle le baise-en-ville, vous savez, ce sac à main pour "homme" qui se porte en bandoulière ou à la main. Ce modèle est celui en cuir véritable naturel, patiné par les ans. Probablement un souvenir de vacances ramené d'un jour de marché.

A noter les chaussettes blanches qui ne sa cachent plus grâce au pantalon modèle feu au plancher, que l'on a pris soin de remonter jusque sous les aisselles. Une vraie gravure de mode.

Enfin il faudra qu'il me donne l'adresse de son coiffeur, car la coupe semble être la même depuis des années. Cela dit, il n'y a pas l'ombre d'une teinture ou d'une moumoute.

Il existe des dizaines, des centaines, des milliers de modèles de lunettes. Pourquoi avoir choisi justement la paire qui ne colle pas avec la forme du visage ?

Ce n'est pas de la méchanceté. Il faut positiver. Alors je conclurai en disant que les hommes ont encore une belle marge de progression pour se mettre en valeur.

mercredi 11 octobre 2006

Ambiance studieuse

Tôt le matin dans le RER vous aurez la possibilité de rencontrer différents types de voyageurs. Il y a bien évidemment les dormeurs qui profitent du calme ambiant pour terminer leur nuit. Vous y croiserez aussi ceux qui sont encore entre deux eaux : la nuit est terminée pour eux mais le passage en phase active n’est pas assuré à 100%. Vous les reconnaîtrez à leurs regards perdus et leur quasi immobilisme.

Les lecteurs à cette heure de la journée sont plutôt rares.

Par contre, il est une catégorie de voyageurs dont je ne pense pas vous avoir encore parlé pour l’instant : les bosseurs. Ce sont essentiellement des jeunes ; lycéens pour la plupart ou étudiants.

Après s’être installé de préférence à côté d’une fenêtre pour être le moins possible dérangés par les autres voyageurs, ils posent en général leur sac informe sur leurs genoux et en extirpent des paquets de livres, cahiers et feuilles. Ils sont généralement occupés à lire de grands cahiers couverts de lignes écrites à l'encre bleue, parfois ornementées d'annotations à l'encre rouge sous forme de chiffres laissés dans la marge.

On reconnaît donc les bosseurs à leur activité non dissimulée, consultant des documents photocopiés faits de tableaux, de dessins et de schémas, fronçant les sourcils par moments avant de lever les yeux au plafond, d'y fixer un point imaginaire et de faire bouger leurs lèvres comme s'ils parlaientou priaient à voix basse, avant de replonger dans la consultation de leurs documents.

Et pendant cetemps là il y en a un qui prend des notes...

mardi 10 octobre 2006

Kit mains libres

Pour des raisons de sécurité évidentes, il est interdit de téléphoner en conduisant. Nombreux pourtant sont ceux et celles qui d’une main tiennent leur téléphone et de l’autre conduisent leur véhicule.

Il existe plusieurs solutions pour ne pas risquer de mettre en danger sa vie et celle des autres : l’oreillette ou kit main libre.

Il s’agit d’un appareil électronique qui se fixe sur l’oreille à l’aide d’un contour d’oreille et qui permet de maintenir un écouteur dans le creux de l’oreille. L’appareil est par ailleurs équipé d’un microphone. Vous pouvez ainsi recevoir et de passer des appels en toute liberté, lors de vos déplacements. Votre téléphone peut rester dans votre poche, votre sac à main ou votre vide-poches.

Tant qu’on est en voiture, je comprends l’utilité de la chose. Il y a un côté certes futuriste, mais qui me fait penser à Terminator.

Où je trouve le port de cet objet complètement dépassé, c’est dans les transports en commun. Surtout lorsque le modèle en question est agrémenté d’un clignotant bleu. Ce clignotant n’est d’ailleurs pas visible du porteur de l’oreillette. C’est donc un signal à destination des autres.

Que veut-on montrer ? Est-ce une volonté d’impressionner les autres voyageurs en montrant avec une fierté non dissimulée à quel point on est à la pointe du progrès technique. Faut-il y voir une volonté de se montrer important aux yeux des autres dans le plus pur style « Je téléphone donc je suis ! ». On veut se la jouer homme du 21ème siècle en se baladant en survêtement du dimanche sur la place du marché avec son filet de pommes de terre et son kit mains libres ?

Il y a 10 ans à peine on regardait de travers les premiers possesseurs de téléphones mobiles et autres Bi-Bop. Et pourtant maintenant qui n’a pas de téléphone mobile ? Demain nous promènerons nous tous avec notre kit mains libres ?

lundi 9 octobre 2006

En attendant Maurice

Tous les matins, Maurice prend soin de ses animaux. Qui le lui rendent bien d'ailleurs. Dès qu'il s'agit de gamelle, les estomacs vous seront par définition toujours reconnaissants. Les promenades ont la côte aussi.

Cela va un peu au-delà quand même. Les animaux font partie de la famille, ou plutôt du groupe et savent très bien faire la différence entre un des membres du groupe et un étranger au groupe. Ils savent vous montrer le plaisir qu'ils ont à vous revoir après une journée sans votre compagnie.

Les animaux familiers savent reconnaître une voix, un bruit de pas, le bruit du moteur d'un modèle de voiture, le froissement d'une feuille de papier, sans oublier le bruit de la gamelle.

C'est particulèrement vrai pour les chats, même s'ils ne sont pas forcément très démonstratifs. Ils font plus dans la nuance et il faut probablement des années de pratique avant de pouvoir interpréter un regard, un clignement d'oiel, la façon dont les oreilles sont positionnées, une démarche, un ton de miaulement. Ce n'est d'ailleurs pas parce qu'ils vous donnent l'impression de vous ignorer qu'ils ne vous apprécient pas pour autant.

La preuve par l'image ci-dessous. Non seulement les chats savent se mettre en valeur, mais ils savent aussi profiter de la chaleur du moindre rayon de soleil. Celle-ci (c'est une femelle) est en train de me dire qu'elle est bien là où elle est, qu'elle sait que je suis là et accepte avec bonne humeur que je sois là ! Ce soir si je suis devant cet écran elle viendra se coucher sur mes genoux en ronronnant après être passée sous mon nez !

attente

Ron ron mon Capitaine !

samedi 7 octobre 2006

Bannière

maurice

Trop fort mon Capitaine !

vendredi 6 octobre 2006

Interlude

Je suis à court de billet et le temps me manque pour en rédiger un.
Voici donc pour vous faire patienter des phoos prises cette semaine dans le RER E.

Bonne journée.

Un peu de patience mon Capitaine !

Un peu de patience mon Capitaine !




De la lumière mon Capitaine !

De la lumière mon Capitaine !




Après vous mon Capitaine !

Après vous mon Capitaine !