samedi 21 octobre 2006
jeudi 19 octobre 2006
Histoire incroyable !
Voici l’histoire qu’une des personnes avec laquelle je voyage de temps en temps m’a racontée l’autre jour dans le train. C’est l’histoire de Michael Cooper, un Australien d'une vingtaine d'années qui avait fait un voyage au Kenya à la fin de ses études dans les années 80.
Lors d'un safari, alors qu'il s'était éloigné de son groupe au moment d'un arrêt, il se trouva face à face avec un éléphanteau qui semblait blessé à la patte avant gauche qu'il maintenait levée. Cooper réalisait que l'animal pourrait le charger, mais comme il ne semblait pas agressif, il s'en est approché prudemment et il a pu constater qu'en effet, l'éléphanteau avait une énorme écharde plantée à la base de la patte.
Très calmement, Cooper a posé un genou à terre et à l'aide de son couteau, a retiré l'écharde de la patte. Dès que l'animal a été soigné, il a pu reposer sa patte au sol, il a longuement regardé Cooper, puis il a barri bruyamment et s'en est allé.
Jamais, Cooper ne s'est senti menacé par l'éléphanteau et il a conservé toute sa vie le souvenir magique de ce moment rare.
Presque 20 ans plus tard, Cooper s'est rendu avec son fils âgé de 11 ans, à un zoo de la banlieue de Sidney. Lorsqu'ils sont passés tous les deux devant l'enclos des éléphants, l'un des éléphants s'est brusquement mis à taper le sol avec sa patte avant gauche.
Cooper s'est mis à douter, pouvait-il s'agir du même éléphant que celui qu'il avait soigné 20 ans auparavant ?
Il s'approcha un peu plus de l'enclos, et l'animal continuait de frapper le sol de plus belle. Alors, Cooper enjamba le mur d'enceinte et se dirigea vers l'éléphant.
Ce dernier le souleva en l'attrapant par la taille avec sa trompe, ensuite il le fracassa contre le mur.
Ce ne devait pas être le même éléphant...
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lundi 16 octobre 2006
Je m'excuse
Après une journée de grasse matinée, retour à la normale pour Maurice et sa fille. C’est à deux qu’ils reprennent le chemin de la gare en voiture. Ce matin ils n’ont pas à lutter contre la buée dans la voiture. Ils sont fatigués, ou plutôt encore un peu endormis et imaginent en riant comme des bossus qu’un jour peut-être une voiture intelligente les conduira automatiquement
Ils pourraient ainsi dormir quelques minutes supplémentaires sur leur siège. Maurice joint le geste à la parole en appuyant sa tête contre l’appui-tête, ferme les yeux, ouvre la bouche et fait entendre un ronflement sonore.
Pas trop longtemps, parce que c’est quand même lui qui tient le volant !
Arrivés à la gare ils ont encore quelques minutes devant eux avant de monter dans le train. En attendant ils ont tout le loisir d’observer les autres voyageurs matinaux qui arrivent en ordre dispersé. Certains, dans leur élan, et à peine arrivés, passent le portillon et vont attendre leur train sur le quai, à l’extérieur. D’autres comme Maurice et sa fille, attendent dan le hall de la gare (un bien grand mot en fait.). Ils se placent tous les deux sur le côté, de manière à ne pas se trouver dans le passage ou dans la porte d’entrée.
Mais comme toujours et comme partout, il y en aura toujours pour se planter, à deux en général, juste dans la porte alors que ce n’est pas la place qui manque dans le hall. A les regarder, ça ne les gêne apparemment pas de se faire bousculer au passage de chaque voyageur.
Bien sûr direz-vous, il y a toujours la place de passer. En se mettant sur le côté… Comme quoi le sentiment de gêne pour soi ou pour les autres est vraiment variable d’un individu à l’autre.
Ma technique dans ce cas là ?
Dans le mouvement, j’appuie mon épaule et je maintiens une légère pression pour accroître ma force d’inertie qui a pour effet d’obliger le gêneur à modifier son équilibre.
Bien sûr je me fends d’un innocent « Oh ! Pardon… » tout en dégainant un petit sourire gêné et angélique.
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vendredi 13 octobre 2006
Grasse matinée
Ce matin Maurice a pu faire la grasse matinée ! Ca vous fait une belle jambe ? Certainement. Mais de temps en temps ça fait du bien de pouvoir dormir une heure de plus le matin, surtout en semaine. Pour cela il ne faudra pas qu'il oublie de remercier le professeur de gym de sa fille qui avait eu le bon goût de prévenir de son absence.
C'est ainsi que Maurice s'est retrouvé ce matin avec ses animaux au moment de prendre son petit-déjeuner pendant que le reste de la famille dormait à poings fermés.
C'est seul qu'il sort pour prendre sa voiture et aller jusqu'à la gare. Au stop, il marque l'arrêt pour laisser passer une camionnette de livraison. Il a juste le temps d'en apercevoir le chauffeur qui s'est enfoncé l'index de la main gauche dans la narine gauche. Au moins jusqu'à la deuxième phalange ! La récolte promet d'être fructueuse. Une fois la camionnette passée, Maurice passe la première et tourne à droite. Il se retrouve ainsi derrière la camionnette et peut y lire : « Vente de porcs en gros ». Ca ne s'invente pas...
Le reste du voyage se passera simplement. Il retrouvera ce matin là un collègue qu'il ne voyait plus depuis qu'il part avant l'aube.
La seule chose qui change en fait, par rapport à son heure habituelle, c'est le nombre de voyageurs. Il est pratiquement multiplié par deux. Le confort dans le train s'en ressent du coup. Comme il est plus tard, les voyageurs sont moins endormis. Comme les voyageurs sont plus nombreux et moins endormis, le niveau sonore est plus élevé.
Rien de très important donc.
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jeudi 12 octobre 2006
Figure de mode
Je sais ! Vous allez me le reprocher. Les goûts et les couleurs ça ne se discute pas. C'est chacun pour soi. Mais quand même ! Il y en a qui collectionnent. Je ne parle pas du physique, car de ce côté-là, à moins d'avoir les moyens de faire appel à la chirurgie esthétique, il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est de s'accepter.
Pour le reste, chacun peut intervenir et ce que j'ai sous les yeux est forcément le résultat d'une quête, d'une identité.
Ce n'est pas par hasard qu'un homme portera une chevalière au petit doigt. Je ne parle pas de celle avec les initiales, mais de celle ornée d'une pierre noire. Je n'ai aucune idée de la signification et je reste persuadé qu'il y en a une. Même chose pour ce que j'appelle le baise-en-ville, vous savez, ce sac à main pour "homme" qui se porte en bandoulière ou à la main. Ce modèle est celui en cuir véritable naturel, patiné par les ans. Probablement un souvenir de vacances ramené d'un jour de marché.
A noter les chaussettes blanches qui ne sa cachent plus grâce au pantalon modèle feu au plancher, que l'on a pris soin de remonter jusque sous les aisselles. Une vraie gravure de mode.
Enfin il faudra qu'il me donne l'adresse de son coiffeur, car la coupe semble être la même depuis des années. Cela dit, il n'y a pas l'ombre d'une teinture ou d'une moumoute.
Il existe des dizaines, des centaines, des milliers de modèles de lunettes. Pourquoi avoir choisi justement la paire qui ne colle pas avec la forme du visage ?
Ce n'est pas de la méchanceté. Il faut positiver. Alors je conclurai en disant que les hommes ont encore une belle marge de progression pour se mettre en valeur.
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mercredi 11 octobre 2006
Ambiance studieuse
Tôt le matin dans le RER vous aurez la possibilité de rencontrer différents types de voyageurs. Il y a bien évidemment les dormeurs qui profitent du calme ambiant pour terminer leur nuit. Vous y croiserez aussi ceux qui sont encore entre deux eaux : la nuit est terminée pour eux mais le passage en phase active n’est pas assuré à 100%. Vous les reconnaîtrez à leurs regards perdus et leur quasi immobilisme.
Les lecteurs à cette heure de la journée sont plutôt rares.
Par contre, il est une catégorie de voyageurs dont je ne pense pas vous avoir encore parlé pour l’instant : les bosseurs. Ce sont essentiellement des jeunes ; lycéens pour la plupart ou étudiants.
Après s’être installé de préférence à côté d’une fenêtre pour être le moins possible dérangés par les autres voyageurs, ils posent en général leur sac informe sur leurs genoux et en extirpent des paquets de livres, cahiers et feuilles. Ils sont généralement occupés à lire de grands cahiers couverts de lignes écrites à l'encre bleue, parfois ornementées d'annotations à l'encre rouge sous forme de chiffres laissés dans la marge.
On reconnaît donc les bosseurs à leur activité non dissimulée, consultant des documents photocopiés faits de tableaux, de dessins et de schémas, fronçant les sourcils par moments avant de lever les yeux au plafond, d'y fixer un point imaginaire et de faire bouger leurs lèvres comme s'ils parlaientou priaient à voix basse, avant de replonger dans la consultation de leurs documents.
Et pendant cetemps là il y en a un qui prend des notes...
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mardi 10 octobre 2006
Kit mains libres
Pour des raisons de sécurité évidentes, il est interdit de téléphoner en conduisant. Nombreux pourtant sont ceux et celles qui d’une main tiennent leur téléphone et de l’autre conduisent leur véhicule.
Il existe plusieurs solutions pour ne pas risquer de mettre en danger sa vie et celle des autres : l’oreillette ou kit main libre.
Il s’agit d’un appareil électronique qui se fixe sur l’oreille à l’aide d’un contour d’oreille et qui permet de maintenir un écouteur dans le creux de l’oreille. L’appareil est par ailleurs équipé d’un microphone. Vous pouvez ainsi recevoir et de passer des appels en toute liberté, lors de vos déplacements. Votre téléphone peut rester dans votre poche, votre sac à main ou votre vide-poches.
Tant qu’on est en voiture, je comprends l’utilité de la chose. Il y a un côté certes futuriste, mais qui me fait penser à Terminator.
Où je trouve le port de cet objet complètement dépassé, c’est dans les transports en commun. Surtout lorsque le modèle en question est agrémenté d’un clignotant bleu. Ce clignotant n’est d’ailleurs pas visible du porteur de l’oreillette. C’est donc un signal à destination des autres.
Que veut-on montrer ? Est-ce une volonté d’impressionner les autres voyageurs en montrant avec une fierté non dissimulée à quel point on est à la pointe du progrès technique. Faut-il y voir une volonté de se montrer important aux yeux des autres dans le plus pur style « Je téléphone donc je suis ! ». On veut se la jouer homme du 21ème siècle en se baladant en survêtement du dimanche sur la place du marché avec son filet de pommes de terre et son kit mains libres ?
Il y a 10 ans à peine on regardait de travers les premiers possesseurs de téléphones mobiles et autres Bi-Bop. Et pourtant maintenant qui n’a pas de téléphone mobile ? Demain nous promènerons nous tous avec notre kit mains libres ?
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lundi 9 octobre 2006
En attendant Maurice
Tous les matins, Maurice prend soin de ses animaux. Qui le lui rendent bien d'ailleurs. Dès qu'il s'agit de gamelle, les estomacs vous seront par définition toujours reconnaissants. Les promenades ont la côte aussi.
Cela va un peu au-delà quand même. Les animaux font partie de la famille, ou plutôt du groupe et savent très bien faire la différence entre un des membres du groupe et un étranger au groupe. Ils savent vous montrer le plaisir qu'ils ont à vous revoir après une journée sans votre compagnie.
Les animaux familiers savent reconnaître une voix, un bruit de pas, le bruit du moteur d'un modèle de voiture, le froissement d'une feuille de papier, sans oublier le bruit de la gamelle.
C'est particulèrement vrai pour les chats, même s'ils ne sont pas forcément très démonstratifs. Ils font plus dans la nuance et il faut probablement des années de pratique avant de pouvoir interpréter un regard, un clignement d'oiel, la façon dont les oreilles sont positionnées, une démarche, un ton de miaulement. Ce n'est d'ailleurs pas parce qu'ils vous donnent l'impression de vous ignorer qu'ils ne vous apprécient pas pour autant.
La preuve par l'image ci-dessous. Non seulement les chats savent se mettre en valeur, mais ils savent aussi profiter de la chaleur du moindre rayon de soleil. Celle-ci (c'est une femelle) est en train de me dire qu'elle est bien là où elle est, qu'elle sait que je suis là et accepte avec bonne humeur que je sois là ! Ce soir si je suis devant cet écran elle viendra se coucher sur mes genoux en ronronnant après être passée sous mon nez !
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samedi 7 octobre 2006
vendredi 6 octobre 2006
Interlude
Je suis à court de billet et le temps me manque pour en rédiger un.
Voici donc pour vous faire patienter des phoos prises cette semaine dans le RER E.
Bonne journée.
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jeudi 5 octobre 2006
Métier : consultant
Ca s’est passé vendredi dernier, juste avant qu’il parte pour Varsovie. Maurice venait d’assister à une réunion parents professeurs à Paris. La réunion avait commencé à 18h00 pour se terminer à 19h30. Le prochain train étant à 19h50 c’était donc jouable pour lui, alors même que le terme de sa journée commencée à 5h30 n’était pas près d’arriver.
Pour cela il fallait prendre le métro. La ligne 4 pour être précis. Celle qui dessert entre autres la Gare du Nord et la Gare de l’Est. Un vendredi soir les voyageurs munis de grosses valises sont légion.
Parmi ces voyageurs il ne fut pas difficile de remarquer cette jeune femme au milieu des autres. Il faut dire qu’elle les dépassait tous d’une bonne tête. Ses joues étaient rouges, ses cheveux mouillés autour du front, sur les tempes et à la naissance du cou. D’une main fébrile elle s’épongeait tant bien que mal, tout en essayant de reprendre son souffle.
Et pour cause ! Elle était chargée comme une mule.
En plus de sa valise à roulettes modèle king size, en plus de son sac à main porté en bandoulière, elle avait la panoplie complète du parfait consultant. Maurice en croise tous les lundi matin sur le parvis de la Défense, alors qu’ils partent pour de nouvelles missions.
Elle avait donc emmené son bureau pour la semaine, à savoir un ordinateur portable avec le chargeur, et tous les accessoires qui vont bien avec ainsi que la sacoche bourrée jusqu’à la gueule de dossiers tous plus importants les uns que les autres.
Maurice n’a pu s’empêcher de penser de façon amusée au sprint de dernière minute, lestée de ses fardeaux, pour attraper son train après avoir couru comme une dératée, la dernière réunion de la semaine s’étant éternisée.
Comme tous les vendredi soir !
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mercredi 4 octobre 2006
Here comes the sun
Ce matin Maurice a une fois de plus sorti son calepin de son cartable. Son calepin et son stylo, de manière à être prêt à coucher ses pensées sur le papier, au cas où quelque chose viendrait à poindre.
Car ce matin-là c’est le néant. La page blanche. Aucune idée ne surgit de son cerveau brillant, certes, mais pas encore parfaitement réveillé. Aussi doit il faire un effort de concentration et mettre ses cellules grises à contribution dans l’espoir d’avoir quelque chose à raconter. Il a beau regarder et observer autour de lui, rien ne l’inspire en particulier. Ce sont toujours les mêmes voyageurs qui sont là à dormir, lire, écouter de la musique ou rêvasser.
Dehors il fait nuit mais le lever du soleil n’est pas loin. A part son reflet dans la vitre Maurice ne voit pas grand-chose, si ce n’est les autres voyageurs, mais vus sous un autre angle.
Jusqu’au moment où son train passe en hauteur, sur un viaduc, bien au dessus des autoroutes et des habitations situées en contrebas. A cet endroit le train passe même au dessus d’immeuble de presque dix étages.
Par temps dégagé comme ce matin là, Maurice peut apercevoir et deviner le soleil qui arrive et fait rosir les quelques nuages épars sur font de ciel d’une couleur incertaine. Les rues sont encore éclairées. Quelques fenêtres commencent à l’être. Des serpents lumineux jaunes et rouges avancent très lentement en contrebas.
C’est certes un paysage complètement urbain, à l’image de celui qu’il a pu admirer l’autre soir au moment de l’atterrissage de son avion en provenance de Varsovie. C’est ce paysage qui faute de mieux lui aura permis de déclencher l’allumage de son cerveau qui du statut « Veille » est maintenant passé au statut « Actif ».
La journée peut commencer.
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mardi 3 octobre 2006
Tatana
Maurice n’a pas l’habitude de vous raconter ses week-ends puisqu’en principe il n’utilise pas les transports en commun. Ce week-end fut une exception, puisqu’une amie l’avait invité à passer le week-end à Varsovie.
Elle participait à un concours international et lui avait demandé de lui apporter mon soutien à cette occasion car elle doutait d'elle-même et de ses capacités. Pour s’y rendre il a fallu qu'il prenne l’avion. C’est rare, mais ça lui arrive encore de temps en temps. Sur ce genre de distance on n’a pas encore fait mieux.
Elle est tchèque et étudiante. Ne lui demandez pas comment il l'a connue, ce serait trop long à expliquer. L'urgence est d'ailleurs pour lui plutôt à la convaincre de participer que de donner des explications pour l'instant. De son avis elle a tous les atouts nécessaires pour réussir et vaincre ses rivales.
Arrivé tôt samedi main il a à peine la journée pour transformer des hésitations en un succès sans précédent.
Dans la vie, Tatana est étudiante. Elle est tchèque et vit avec ses parents. Il faut dire qu'elle n'a encore que 18 ans. C'est certainement pourquoi Maurice lui conseille de ne pas s'en faire si elle n'a pas encore de petit ami ni rencontré l'homme de sa vie. La vie elle l'a toute entière devant elle. A Prague elle étudie les langues : anglais, espagnol, mais aussi le français qu'elle parle couramment. Heureusement pour Maurice ! Elle adore Paris, surtout celui de Louis XIV. Elle a passé cet été quinze jours dans cette ville à parcourir les musées et les expositions d'art. Maurice vous en parlera peut-être et vous montrera quelques photos. Elle est passionnée d'histoire et de voyages. Mais toujours elle retourner dans la petite ville d'Opocno où vivent ses parents et ses deux petites soeurs de 14 et de 10 ans.
Samedi, et pour votre plus grand plaisir, Maurice a finalement réussi à la convaincre de se lancer et de donner tout ce qu'elle pouvait.
Samedi Tatana est devenue la nouvelle Miss Monde en devançant 104 autres jeunes beautés couronnées dans leur pays. Ca valait le coup, non ?
Maurice n'est pas peu fier ! Il n'a malheureusement pas pu rester à la soirée qui a suivi, préférant de toute manière laisser Tatana savourer sa victoire. Elle a néanmoins eu une pensée pour lui et depuis il conserve le SMS qu'elle lui a envoyé sur téléphone portable.
Et vous, êtes-vous fiers de Maurice ?
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lundi 2 octobre 2006
Tendance bis
J'ai parlé de la tendance dans les transports en commun, en particulier pour les sacs à dos. Le hasard faisant bien les choses, la fille de Maurice vient justement d'en trouver un nouveau. Je sais que quelques unes d'entre vous sont allées jeter un coup d'oeil sur le site internet de la marque en question pour voir à quoi ces sacs à dos pouvaient bien ressembler.
En ce qui me concerne je ne connaissais pas ce modèle. Ni même le motif du tissu d'ailleurs qui lui aussi est tout à fait dans l'air du temps.
Plutôt que de me perdre dans des descriptions compliquées et un peu trop techniques pour moi, j'ai préféré prendre une photo du sac. Non seulement je vous évite de vous torturer les méninges, mais j'avoue que la photo vient illuminer ces pages austères.
Si ce n'était que le temps qui me manquait, j'en mettrais plus souvent...
ps : je peux vous affirmer, en vous regardant droit dans les yeux que je n'ai aucun intérêt à vous citer cette marque plutôt qu'une autre. Cela dit si M. Eastpak m'entend ou me lit, il se rendra compte que j'ai sensiblement augmenté la notoriété de sa marque. Un petit geste de sa part sera toujours apprécié !
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vendredi 29 septembre 2006
Tendance
Maurice vous en avait touché quelques mots déjà. Il souhaite vous faire profiter de sa position privilégiée pour vous tenir informés de ce qui est férocement tendance et terriblement fashion dans les transports en commun.
Aujourd’hui il vous parlera des sacs à dos.
Cet objet est utilisé par un nombre croissant de personnes, toutes générations, conditions et genres confondus. Il permet à chacun d’emmener l’indispensable ou le superflu. Sachez enfin que vu d’ici, une marque semble s’imposer. Si vous voulez être « in » alors il semblerait qu’il vaut mieux emmener un Eastpak avec soi !
Rien à voir avec les sacs en toile avec lanières en cuir des Castors Juniors ou des scouts, des Louveteaux et des Jeannettes de votre enfance. Rien à voir non plus avec le sac du randonneur, du routard ou de l’auto-stoppeur. Celui-ci est plutôt urbain et de faible encombrement. Il est porté haut ou bas jusqu’à taper contre l’arrière des cuisses, sur une épaule, à la main mais on comprend mal l’intérêt…
Il en existe de plusieurs tailles, de plusieurs formes et tous se déclinent dans une gamme de tissus quasiment infinie pour être coordonné avec votre look, de l’adolescent boutonneux au jeune cadre dynamique en passant par la jeune fille de bonne famille, grunge ou de culture hip hop. Le seul moyen de les reconnaître est l’étiquette qui porte le nom de la marque. Il y en a autant dans des tissues unis que dans des tissus multicolores.
Pour ne rien vous cacher, Maurice en a un qu’il n’utilise que le week-end. En semaine il est resté plutôt classique et trimballe son cartable. Pour se balader dans les bois, visiter un musée, faire quelques petites courses ou pour la pratique du roller il trouve que le sac à dos est plus pratique que le cartable. La couleur du tissu ? Noir.
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jeudi 28 septembre 2006
Gran Turismo V
Vous le savez maintenant, Maurice accompagne sa fille le matin. Ils prennent le train ensemble. Auparavant ils seront allés à la gare en voiture, historie de gratter quelques minutes de précieux sommeil.
La jeudi matin la fille de Maurice a sport et ce matin-là, à peine arrivée à la gare : « Papa ! J’ai oublié mes affaires de sport à la maison… »
Maurice dans certaines circonstances a de la glace qui lui coule dans les veines. Il n’a pas explosé ni même juré. Il a seulement dit : « C’est pas vrai ? » ou « J’y crois pas… ». Quelque chose dans ce goût là. Et à partir de là, tout va vite. Très vite.
En une fraction de seconde Maurice a le temps de regarder l’heure, de l’ajuster de deux minutes car l’horloge de la voiture n’indique pas l’heure exacte, de calculer le temps restant avant que le train n’arrive et de prendre une décision. Soit on se dit que c’est trop tard et sa fille a des problèmes, car cerise sur le gâteau c’est le premier cours de l’année, soit on se dit : problème pour problème, tentons le coup. Au mieux on fait l’aller-retour et on arrive à temps, au pire elle loupe son train et est en retard, mais avec ses affaires de sport. Après tout ça n’est que du sport…
La fraction de seconde vient de s’écouler et la fille de Maurice s’entend dire : « Accroche-toi, on va chercher ton sac ! ».
Et c’est parti !
La sortie du parking, le tour du rond-point, la traversée de la zone industrielle, le stop, nouvelle ligne droite sur une avenue assez large, virage à angle droit, nouveau rond-point, freinage, virage à gauche… Tout est négocié à la perfection, à grande vitesse, très grande vitesse même.
Pit stop. La fille de Maurice bondit de la voiture et sprinte pour récupérer son sac de sport.
Et c’est reparti en sens inverse. Aussi vite, mais sur un circuit inversé (les connoîsseurs de Gran Turismo apprécieront).
Résultat, ils arrivent à l’heure, avec le sac. Entiers…
Jamais Maurice ne recommencera. Les conditions étaient certes idéales : temps sec, il faisait nuit et il n’y avait pas de circulation, ni de piétons. De plus le circuit était connu par cœur. Il savait au moment de faire demi-tour ce à quoi il s’exposait et exposait les autres, sa fille en particulier. Mais qui ne risque rien n’a rien.
Dorénavant, avant de prtir, il n’oubliera jamais de vérifier que le jeudi matin sa fille emporte son sac de sport.
Le soir venu, au moment du dîner, alors que toute la famille est réunie, la fille de Maurice finit par lâcher : « J’ai compris maintenant pourquoi tu étais si bon à Gran Turismo ! ».
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mercredi 27 septembre 2006
La petite mouche
Je vous ai dit l’autre jour qu’il n’y avait pas de mouches dans le RER. Il fallait comprendre pas tous les jours. D’autant que je vous ai déjà dressé la liste des différents animaux ou insectes qu’on peut rencontrer dans les transports en commun.
Car ce matin j’ai revu la petite mouche. D’où revenait-elle ? Il m’a semblé qu’elle sortait du sac à dos de mon voisin d’en face au moment où celui-ci l’ouvrait pour en extraire son lecteur MP3. L’avait-il enfermée volontairement ? Je ne crois pas.
La petite mouche avait l’air en pleine forme. Après quelques secondes de vol circulaire au-dessus du crâne dégarni de mon voisin d’en face, elle décida de se poser sur cette magnifique piste d’atterrissage. D’où l’expression !
Evidemment le voisin d’en face l’avait sentie se poser et il la chassa d’un geste circulaire, en faisant tournoyer sa main autour de son crâne. Il ne pouvait tout de même pas se donner une grande claque sur la tête pour l’écraser.
Indéniablement cette piste d’atterrissage lui avait plu car aussitôt le danger écarté, elle s’y posa de nouveau. Et elle fut de nouveau chassée à coups de moulinets. Toutes ces gesticulations avaient bien entendu attiré l’attention des autres voyageurs qui, d’un œil amusé, regardaient l’infortuné se débattre en pure perte. Ce dernier ne semblait pas apprécier la situation de peur sans doute qu’on puisse mettre en doute son hygiène. Qui sait ?
Etait-ce l’attrait de cette perruque en peau de fesses ? Les phéromones ? Ou tout simplement cette petite mouche était-elle tombée amoureuse de ce voyageur au point de pas vouloir le lâcher ?
Aujourd’hui plus que les jours précédents mon écriture aura ressemblé à des pattes de mouches afin de la rendre illisible ou difficilement déchiffrable à mon voisin d’en face qui du coup aurait bien aimé savoir ce que je pouvais bien écrire !
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mardi 26 septembre 2006
Les goûts et les couleurs
Forcément, un jour, chacun d’entre vous aura voulu partager sa passion avec quelqu’un d’autre. Faire écouter son morceau de musique préféré, faire lire un livre ou un passage de livre que vous avez adoré, parler de votre hobby de façon passionnée en espérant recruter un émule supplémentaire… Sauf que pas de bol, la personne avec laquelle vous espériez pouvoir partager la même passion n’est pas du tout à la hauteur des espoirs que vous placiez en elle.
En d’autre terme ça ne l’intéresse pas, mais alors pas du tout, au point où vous vous demandez si elle ne se fait pas carrément ch….
Il en est ainsi de Maurice. Il est parfois confronté à des situations dans lesquelles il n’est pas du tout synchrone avec un autre.
Vous voulez un exemple ? En voici un parmi tant d’autres. Celui-ci a le mérite de s’inscrire dans le thème de son blog sur les transports en commun. Ca tombe bien !
Les chauffeurs de bus qui vous emmènent sur les différentes lignes desservant la gare SNCF ont la radio dans leur véhicule. Certains en usent, d’autres en abusent.
Lorsque la radio est mise en fond sonore, pas de problème. Quel que soit le genre (musical, informations en continu, interviews…) cela la rend supportable. Surtout après une dure journée de travail et un long trajet on aspire à un tant soit peu de calme.
Où ça ne le fait plus, c’est lorsque le chauffeur monte le son pour écouter ses morceaux préférés. Qui ne sont pas forcément les vôtres. On s’en fout qu’un alpiniste soit en train de mourir dans les neiges du Kilimaaaaanjaro ou encore de savoir qu’on vient de marier le dernier.
Lorsque j’ai envie d’écouter de la musique de naze, grâce à internet je vais sur Bide&Musique et là c’est l’éclate totale. Les voisins râlent, les chiens hurlent à la mort, les chats disparaissent, mais quel bonheur !
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Maurice
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lundi 25 septembre 2006
Message personnel pour Papillon
Bonjour Papillon ! J'ai bien reçu tes messages mais je ne les trouve pas au niveau des commentaires. Dommage car je suis le seul à en profiter. Une chance que j'aie jeté un coup d'oeil à ma boîte aux lettres. Si tu hésites encore à te trouver un pseudo, j'ai bien une idée. Ca ne pouvait être Mimi car déjà pris. J'en connais deux déjà ! C'est quelque chose qui vole, mais qui n'est ni un papillon trop fragile, ni un cerf-volant pas assez libre... Une buse peut-être ? A te lire (dans les commentaires cette fois).
Cordialement,
Maurice Le Mielleux.
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Voiture endormie
Le moins qu’on puisse dire c’est qu’à l’heure à laquelle Maurice prend le train le matin, on ne peut pas dire que les voyageurs soient vraiment réveillés. Il n’y a qu’à les observer, en particulier leurs têtes, pour deviner ou comprendre ce à quoi ils pensent tous dans leur grande majorité : à leur oreiller ! Il y en a même qui y pensent tellement fort qu’ils en dorment assis, dans des positions certainement inconfortables, tels des pantins complètement désarticulés et avachis dans un coin de wagon.
Le spectacle n’est pas toujours celui de la Belle au Bois Dormant, loin s’en faut. Ce n’est probablement pas à cette heure de la journée que les Princesses prennent le train de banlieue. Ni plus tard d’ailleurs car je les imagine mal passer les portillons avec leurs grandes robes à cerceaux. Même chose pour les Princes Charmants d’ailleurs. Eux sont bien présents, mais ils en sont encore au stade du crapaud. Vous savez bien, juste avant le baiser d’amour censé les délivrer du mauvais sort jeté par une horrible et méchante sorcière.
C’est également à cette heure matinale que l’expression dodeliner de la tête prend tout son sens. Pour dodeliner, ça dodeline dans tous les sens, au rythme des mouvements du train. Un peu comme lors d’un match de tennis lorsque les spectateurs suivent la trajectoire de la balle de la tête comme un seul homme, dans un mouvement parfaitement chorégraphié, à part qu’ici le menton est contre la poitrine.
C’est enfin à cette heure de la journée que l’ambiance est la plus calme. Pas un mot au dessus de l’autre. Pas une sonnerie de téléphone intempestive. Pas d’éclat de rire tonitruant. Ne serait-ce le bruit du train lui-même, on entendrait presque les mouches voler.
Si on ne les entend pas c’est qu’en fait il n’y en a pas !
Publié par
Maurice
à
11:00 AM
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