vendredi 4 août 2006

Maurice' return

Oh, mais regardez qui est là ! Cela faisait un bail pourtant qu'il n'avait pas laissé de traces. Parti sans rien dire. Pas même un au revoir ou à bientôt. Plus de nouvelles ou de commentaires à droite ou à gauche. Et le voilà qui réapparaît au moment où on s'y attend le moins, au mois d'août alors que c'est la période supposée de congés payés pour la plupart. Nous jouerait-il une nouvelle adaptation de Pomponnette de la femme du boulanger ou bien encore du retour de l'enfant prodigue ?

Après des semaines et des mois d'absence son blog est dans un état lamentable. La boîte à tags a été polluée de façon massive par des messages non désirés. Les commentaires sont pratiquement inexistants. S'agirait-il d'un milieu plus favorable, on verrait des araignées y tisser leur toile et la mauvaise herbe y pousser.

Qu'est-ce à dire ? Vous voulez une réponse ? Il n'y en a pas. En fait il y en a plusieurs. Une multitude même… Donc il n'y en a pas !

En fait il y en a, bien sûr… comme les remords, par exemple. C'est vrai, quoi. Ouvrir un blog c'est quelque part prendre un engagement, a fortiori s'il est lu. S'il n'était pas lu, personne ne le remarquerait. On finit par s'attacher même si c'est da façon complètement immatérielle.

Maurice ne pouvait décemment pas laisser tomber ses lectrices (lecteurs) du jour au lendemain, comme on abandonne ses vieilles chaussettes. Il reprend donc du service. Pour combien de temps ? Je n'en sais fichtre rien et il accepte de bon gré, pour les plus froissé(e)s de se faire tancer, mais pas trop vertement.

jeudi 3 août 2006

Journée noire pour la SNCF

Après les ânes dans le Gard qui font dérailler les TER, paralysant le trafic ferroviaire de Bordeaux ou de Paris à Montpellier…

Après les vaches qui le même jour se baladent sur les voies ferrées dans l’Aveyron et occasionnent le même genre de perturbation…

C’est en ce même jour au tour de la Région Parisienne de se distinguer, avec un voyageur sur les voies Gare de l’Est, entraînant une coupure de courant et l’arrêt de la circulation des trains sur tout le réseau Est.

La distribution des rôles est le fruit du hasard.

Ce ne sont pas les ânes qui manquent en région parisienne ! Ni les grosses vaches d’ailleurs…

mercredi 10 mai 2006

Affluence

Comme avait l’habitude de s’interroger un ancien prof de philo, je me pose la question : « qu’est-ce à dire ? » A ne pas confondre avec « ben qu’est-ce ça dit ? ». Ca c'était pour les ceusses qui auront compris.

En regardant une fois de plus autour de moi j’ai constaté un changement. Il n’est pas rare maintenant de voir un certain nombre de personnes debout dans les allées au rez-de-chaussée ou à l’étage. Je ne parle même pas des espaces devant les portes qui eux sont occupés depuis belle lurette. Là je parle des personnes qui se tiennent debout à côté de vous lorsque vous êtes assis. De ces personnes qui frottent leur bedaine sur votre épaule ou qui vous bourrent les côtes avec leur sac. Tout cela contribue bien évidemment à rendre les voitures encore plus sombre comme je l’expliquais précédemment.

Comment expliquer cette nouvelle affluence sur MON train à MON heure le matin ? Y aurait-il plus de personnes utilisant les transports en commun ? Les gens auraient-ils modifié leurs habitudes en laissant leur voiture au garage par exemple ou en se réveillant plus tôt ou plus tard ?

Y aurait-il un transfert de voyageurs d’une ligne à l’autre ? Ou bien encore un transfert de voyageurs d’un bassin d’emploi à un autre ?

Ou bien tout simplement le plaisir de voyager avec moi ?

Je vous pose la question…

mardi 9 mai 2006

J’aime bien…

Les femmes qui bloquent l’entrée des portillons, en posant leur sac à main sur le lecteur Navigo afin de pouvoir rechercher leur carte Navigo au fin fond du fatras qu’elles trimballent en permanence. D’autant qu’au préalable elles auront fait passer leur sac sur le lecteur dans tous les sens, mais sans résultat. En attendant les autres voyageurs attendent patiemment qu’elles aient fini.

Lorsque la voiture est plus qu’archi-bourrée à cause d’un problème quelconque. Certains voyageurs s’entêtent à vous déplier sur la tête ou sous le nez leur journal du matin, gratuit ou pas, sans se soucier de la gêne supplémentaire que vous avez à subir. Soit vous êtes décoiffé soit vous êtes obligés de loucher.

Lorsqu’un voyageur passe ses coups de fil, avec son portable bien sûr, en parlant à voix haute pendant de longues minutes avec un collaborateur resté au bureau, en prenant le soin de faire profiter tout le wagon de sujets dont on se passe aisément. Tout le monde sauf l’intéressé peut lire l’énervement et l’exaspération sur l’ensemble des visages.

L’obscurité dans laquelle nous sommes plongés dans les wagons. Sauf à être assis près d’une fenêtre, le reste de la voiture est plongé dans la pénombre. Il fait trop sombre pour pouvoir lire ou écrire dans de bonnes conditions, sans s’abîmer les yeux. Lorsqu’il y a une personne assise sur chacun des sièges le long des fenêtres, l’espace vitré dégagé est alors très restreint. L’éclairage est sensé se faire automatiquement en fonction de la luminosité extérieure. Il est cependant possible pour le conducteur du train de forcer l’allumage. S’il le veut bien…

ps 1 : pour ceux que ça intéresse, j’ai une brodeuse assise en face de moi.

ps 2 : comme la brodeuse je suis assis à côté d’une fenêtre.

vendredi 14 avril 2006

C’est les vacances

(Ce post a été rédigé il y a 5 jours maintenant et je le publie avec « un peu » de retard. Je tiens à le préciser sinon il perdrait une partie de son sens.)

C’est les vacances ! Tout le monde a en tête le refrain de la chanson de cette habituée du Top 50 estival.

En l’occurrence c’est peut-être les vacances pour les autres mais pas pour moi. En tous les cas pas pour tout de suite. Il me faudra attendre encore une semaine. Patience donc… A quoi reconnaît-on dans les transports en commun qu’on est en période de vacances scolaires ? Vous l’aurez deviné bien sûr.

Il y a moins de monde. Le constat est évident parmi la population des ados (lycéens, collégiens, étudiants), mais aussi dans une moindre mesure chez les adultes. Les grands. Ceux qui bossent.

Il faut cependant noter l’arrivée d’autres voyageurs. Ceux-là sont parfois beaucoup plus jeunes. Ils sont de temps en temps accompagnés de grosses valises, signe qu’on va les mettre dans un autre train qui les emmènera probablement chez une grand-mère, ou bien ils sont parfois accompagnés d’un petit sac en prévision d’une longue journée à passer au bureau le plus souvent avec Maman.

Ca doit sembler terriblement long de rester dans un bureau de grands à dessiner sans avoir le droit de faire du bruit, sans avoir le droit de courir dans tous les sens et sans avoir le droit de jouer sur l’ordinateur des autres…

C’est les vacances donc et pour ceux qui ont décidé de ne pas aller travailler aujourd’hui, c’est grand beau temps. Certes un peu frais ais le soleil est au rendez-vous. Je n’aime pas trop parler de la météo car c’est souvent signe qu’on a pas grand-chose d’autre à dire. Mais la chaleur et le soleil commencent à me manquer. Encore quelques mois et ce sera l’étuve dans les trains !

En attendant, patience !

mercredi 5 avril 2006

Gréviste planqué ?

C'est pour le moins curieux.

En cette nouvelle journée de grève nationale, un service "minimum" était assuré dans les transports en commun. La gare était ouverte et quelques trains roulaient.

Il y avait donc des conducteurs, des aiguilleurs, des contrôleurs et des agents d'accueil. Je ne sais pas si c'est le nom, mais pour vous situer ce sont ceux qui sont derrière les hygiaphones dans les guichets.

Il y avait donc des agents présents derrière le guichet mardi soir. Certes le rideau était baissé, mais pas complètement. Il y avait de la lumière et on pouvait les apercevoir. De la même manière ils pouvaient voir les dizaines de dizaines de voyageurs qui venaient d'arriver par le un train sur deux. Ils pouvaient d'autant mieux les voir que tout le couloir souterrain était bloqué et noir de monde.

Pourquoi ? Tout simplement car seuls deux portillons étaient franchissables dans le sens "sortir de la gare". Croyez-vous qu'il auraient tendu le bras pour ouvrir d'autre portillons de manière à fluidifier le trafic comme ils ont l'habitude de le faire ? Pas du tout. Quand en plus d'être en grève on peut emmerder le monde, pourquoi se priver?

Au fait, on a des retenues de salaire lorsqu'on est présent sur son lieu de travail et qu'on fait semblant de travailler pour ne pas avouer qu'on est en grève ?

mardi 4 avril 2006

Merde in France

Ah.. ah... ah... ah...

(Refrain)
Eh la fauchonne conne d'you mouloud
Lavabo trottoir mouloudji
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Eh watching you t'as fraoute les roubloutes
Canapé bidet à coudre
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh watching you t'as fraoute les (cacapoum cacapoum)
Watch euh me again
Même triple again
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ah.. ah... ah... ah...

(Refrain)

Eh Gaspard wet Pierre sot qu'inclus
Baby sleep dortoir les mouges
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh Gaspard wet Pierre sot qu'inclus (cacapoum cacapoum)
Au Mickey qu'au Gaumont
Lampadaire et paillasson
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ah.. ah... ah... ah...
Play Tex! Play Tex!

(Refrain)

Cigare!

Eh you speak bye ciao baby bye bye
Baby sleep dortoir limaille
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh masque à gaz ciao bye bye (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ben alors? (cacapoum cacapoum)

Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na

Jacques Dutronc (1984)

vendredi 31 mars 2006

Maurice ? Présent !

A la question "Maurice est-il toujours vivant ?" la réponse est oui. Il est toujours là. Il vous lit toujours, mais discrètement. C'est à dire qu'il ne laissera pas forcément un message ou un commentaire toujours aussi bien senti, signe de sa facture bien particulière et pas toujours apppréciée.

Il prend toujours les transports en commun et observe toujours autant ses congénères évoluer dans les transports en commun, même si parfois ils donnent plutôt l'impression de régresser. Il observe donc avec tendresse, d'autre fois avec admiration, parfois avec énervement, de plus en plus rarement avec étonnement, mais toujours avec autant d'intérêt.

L'autre jour il a même pris le métro. La ligne 2 pour être plus précis, pour descendre du côté du Parc Monceau à la recherche d'une boutique non loin du si célèbre fleuriste parisien. Il a recommencé un peu plus tard pour retrouver le RER du côté de Charles de Gaulle. Il a hésité avant finalement de se résigner à rencontrer ou se faire signaler auprès d'une conductrice de ligne maintenant célèbre.

Au fait j'ai une question : combien y en a-t-il sur une ligne comme la 2 par exemple ?

mercredi 1 mars 2006

Navette (3)

Tout le monde a en tête les premiers pas de l'astronaute Neil Armstrong sur la lune. C'était le 21 juillet 1969 (je me souviens l'avoir vu à la télévision et j'étais pourtant jeune !). Au-delà de l'émotion, de la réussite ce cette expédition et de la pensée qu'il eut à ce moment là pour son ancien voisin, il faut se rendre à l'évidence qu'il n'était pas très à l'aise dans son scaphandre.

Eh bien les skieurs de nos jours, au moment de monter ou de descendre de leur bus sont à peu près dans la même situation. D'énormes difficultés à lever la jambe et leurs grosses fesses et de se hisser dans l'engin avec leur matériel de ski. Sous les lunettes de soleil, casques et autres écharpes ou bonnets chamarrés, on imagine sans difficultés les visages rougeauds et grimaçants sous l'effort bref mais intense. Seules les lèvres tordues, horriblement gercées et tartinées d'une épaisse couche de beurre de cacao sont encore visibles.

Comme les scaphandriers, on dirait qu'ils sont chaussés de semelles de plomb. La marche se fait en se balançant d'un pied sur l'autre, avec le déhanchement d'un canard. Ils ont en plus les bras lourdement chargés de leurs skis et bâtons.

En général les plus forts aident les plus faibles. Un père par exemple portera le matériel de son ou de ses enfants, le petit ami portera les skis de sa petite amie, un mari attentionné celui de sa charmante épouse…

Ce n'est pas toujours le cas ! Certains parents n'hésitent pas à faire avancer leur progéniture à coups de genoux dans le dos en les engueulant parce qu'ils ne vont pas assez vite et qu'ils empêchent les autres de monter ! Je rêve… Passé un certain âge, monsieur ignorera superbement madame et chacun portera son matériel !

mardi 28 février 2006

Navette (2)

Mettons un peu entre parenthèse les articles relatifs à la grippe aviaire pour revenir au sujet dont j’ai commencé à vous parler, à savoir les transports en commun dans les stations de ski.

Pour ceux qui viennent d’arriver, je voudrais tout simplement rappeler que je me suis payé le luxe d’une semaine de ski dans les Alpes du Nord, pendant la première semaine des vacances scolaires de la région parisienne. Seuls une partie des parigots têtes de veau parisiens était en vacances à ce moment-là. Je ne vous cache pas que c’est la seule raison pour laquelle j’ai choisi cette période : éviter qu’il y ait trop de monde.

En plus du local à ski dont l’avantage ne semble pas avoir convaincu Fong malgré de nombreuses explications, cette station offre à ses touristes un service de bus qui dessert plusieurs arrêts, le point central étant non pas la gare routière, mais les télécabines.

A l’heure où les banlieusards et autres parisiens courent après leur moyen de transport en commun, chaussés de talons hauts, de mocassins vernis ou de baskets de marque, chargés de leurs sacs, sacoches, sacs à main et autres valises à roulettes (lire les épisodes précédents), ceux qui ont eu la chance de pouvoir partir courent après les mêmes transports en commun, mais chaussés d’énormes chaussures lourdes, chargés de ski, bâtons et équipés de lunettes de soleil, bonnets, gros anoraks (grosses doudounes prête à confusion) ou combinaisons aux couleurs plus ou moins tendance.

Ce sont pourtant les mêmes. On les reconnaît facilement car ils obéissent aux mêmes règles qu’à Paris. Bousculer pour être le premier à monter, rester devant les portes pour être le premier à sortir même s’ils ne descendent pas au prochain arrêt, rester à l’avant du bus alors qu’il y a des places à l’arrière…

samedi 25 février 2006

Merci Maurice

En attendant de vous raconter ce que j'ai pu voir et observer dans les navettes de la station de ski, il faut que je vous fasse part d'une réflexion, qui m'est venue vendredi soir, sur le chemin du retour et qui je vous l'avoue m'a beaucoup fait rire et me fait encore sourire rien que d'y penser.

La journée avait été particulièrement dure d'un point de vue professionnel. Le week-end approchant une petite détente et un peu de relâchement s'imposaient. L'occasion se présenta à moi sous l'apparence d'un de mes voisins et ami avec qui je partage de temps à autres les joies des transports en commun.

La grippe aviaire finit par surgir au cours de nos discussions. En effet, l'entreprise dans laquelle il travaille est située à côté d'une grande mare ou d'un petit étang si vous préférez. Depuis des annéees un couple de canards colvert vient y passer quelques mois dans l'année au grand émerveillement de ces salariés qui au cours de la promenade digestive qui suit un gueleton dans la cantine de l'entreprise, et en profitent pour leur jeter quelques croutons de pain.

Or depuis quelques jours la réglementation leur a été rappelée. Il est strictement interdit de nourrir les oiseaux dans les parcs et jardins. Depuis quelques jours d'ailleurs ils se demandent où sont passés les fameux canards.

Il nous en faut plus pour nous attrister. A force d'en rajouter je ne sais pas comment j'en suis venu à imaginer une façon simple et radicale pour faire le vide autour de moi dans les wagons ou rames bondées de voyageurs, ou bien même à la cantine. En fait ça marche dans tous les lieux publics surpeuplés. C'est à la portée de tous et je vous livre mon secret. Il suffit tout simplement d'imiter le cri de la poule : cot cot cot !

Si vous pensez ne pas être suffisamment convainquant, j'ai amélioré la technique. Récupérez un gant à vaisselle, de préférence de couleur rouge et enfilez le sur votre tête. Il ne vous reste plus qu'à marcher en projetant la tête en avant de temps en temps. Je sais ce n'est pas simple mais je suis sûr que vous arriverez !

mercredi 22 février 2006

Navette (1)

Il y a quelques jours j'ai profité des vacances scolaires et d'une offre tarifaire intéressante pour aller passer une semaine à la montagne. Pour skier. La neige abondante était au rendez-vous, sur les pistes et pas en train de tomber. Le soleil était présent. Le froid aussi, surtout au plus haut de la station. La station en question a défrayé la chronique il y a plusieurs mois maintenant sur fond de sordide affaire de jalousie.

Deux aspects intéressants et avantageux ont retenu mon attention. Le premier est que la station est desservie par un réseau d'autobus. Il est alors simple et facile de se rendre au départ des remontées mécaniques, à n'importe quel moment de la journée sans stresser à l'idée de devoir trouver une place où se garer. On peut donc laisser sa voiture au parking sans stresser non plus le soir parce que quelqu'un a piqué votre place. Par ailleurs j'ai pu bénéficier d'un local à skis en haut des remontées mécaniques. Partir skier le matin et rentrer le soir sans avoir à trimballer son pesant et encombrant matériel est pour le moins un sacré avantage. Ceux qui ont de la pratique savent de quoi je parle.

Le matin du premier jour et le soir du dernier jour sont les plus difficiles. Le matin du premier jour vous prenez le bus avec votre équipement complet dans les bras, vous montez dans le télé-cabine pour rejoindre le haut des pistes. Arrivé là-haut vous chaussez votre matériel et vous mettez vos après-ski dans le local à ski. Ouf ! Vous voilà prêts à skier. Aussi êtes vous obligés de refaire la même chose en sens inverse le dernier soir de votre séjour. Mais entre ces deux moments difficiles vous aurez pris sereinement et royalement le bus les après-ski aux pieds, les mains dans les poches, vous aurez emprunté le télé-cabine le matin et le soir de la même manière.

Vous aurez évité la corvée de porter un matériel lourd et encombrant en marchant avec des chaussures lourdes et pas souples pour deux sous. Sans oublier le matériel de votre épouse et celui de vos nombreux enfants, histoire de donner un coup de main et de ne pas passer des heures à attendre tout ce petit monde qui se traîne en croulant, soufflant et rougissant sous la charge.

Autre avantage, et pas des moindres, vous aurez le loisir d'observer tous ceux qui le matin et le soir n'ont pas accès au local à ski.

Et pour observer, ça Maurice sait faire. Il ne me reste plus qu'à vous le restituer.

mardi 21 février 2006

1er cas de masque

Pas plus tard qu'en fin de semaine dernière, j'ai pour la première fois croisé une personne qui portait un masque. Pas le genre de ceux qui fleurissent en ce moment du côté de Venise, ni de ceux qui fleuriront bientôt à Rosendaël ou bien chez Fricoteau. Il s'agit plutôt du genre de masque que l'on utilise principalement dans les hopitaux. Celui dont la fabrication se fait en ce moment à un train d'enfer en attendant les premiers signes de l'apparition d'un cas de grippe aviaire sur l'homme en France. Celui qui sera distribué à des centaines de milliers, voire de millions d'exemplaires lorsque la pandémie sera déclarée, que les transports en commun et les écoles seront fermées et que chacun sera confiné chez soi en attendant que ça passe...

Les discours actuels se veulent rassurants. Il n'a pas été prouvé de cas de transmission du virus de l'homme à l'homme.

Il n'empêche que ça ne laisse pas indifférent. Alors qui était cet homme au masque de papier ? Un oiseau de mauvais augure (jeu de mot facile) ? Ou bien un délire imaginaire et paranoïaque de ma part ?

Et du coup on entend n'importe quoi. Ainsi les pigeons parisiens seraient immunisés tout ça parce qu'ils vivent en permanence dans la crasse, la saleté et la pollution. Je ne sais pas si vous avez déjà vu un pigeon parisien, mais même avant d'avoir entendu parler de la grippe aviaire, jamais je n'en aurais touché un tellement ils paraissent sales et repoussants.

On verra si l'apparition de cas de masques progresse dans les jours à venir.

Je ne manquerai pas de vous tenir informés.

mardi 14 février 2006

Carte de Saint Valentin

J'en avais parlé au moment de la nouvelle année. Voici donc comme promis la Carte de Saint Valentin.
Comme vous le remarquerez c'est à quelques kilomètres de Voeu, dans l'Indre.
J'aurais voulu le faire exprès...

(Merci à Monsieur Michelin pour l'itinéraire).

Une carte de Saint-Valentin mon Capitaine !

Une carte de Saint-Valentin mon Capitaine !

samedi 28 janvier 2006

Kakuro késako ?

Le principe est simple et ce coup-ci Ariane a de bonnes raisons de détester. Il faut placer dans les cases blanches des chiffres de 1 à 9. Le total de ces chiffres (il faut savoir faire des additions) doit correspondre au nombre indiqué au début de la ligne ou de la colonne. On ne peut mettre deux fois le même chiffre dans la même ligne ou la même colonne.

Attention, cela rend aussi dépendant que le Sudoku...

Amusez-vous bien !

Kakuro

Un Kakuro mon Capitaine !

mercredi 25 janvier 2006

Je suis reviendu !

Maurice a finalement décidé de briser le silence. D'aucuns s'étonnent de son silence, ou plutôt de l'absence de commentaires. Il y a pour cela une bonne raison. Une parmi d'autres, mais celle-ci est particulièrement consommatrice de temps.

Maurice a succombé à la mode actuelle du Sudoku (Sodoku). Je pense que tout le monde connaît, donc pas besoin d'explications. Si vraiment il y en a un ou une qui ne se sent pas bien dans ce domaine, qu'il me laisse un message. Pour ceux qui connaissent, voici un exemple de ce qui m'occupe actuellement pendant des heures entières.

Et pendant que je fait ça, je ne fais pas autre chose.

On peut lancer un concours. Le premier qui a fini la grille se signale.

Avis aux amateurs !

Vous êtes grillé mon Capitaine !

Vous êtes grillé mon Capitaine !

mardi 24 janvier 2006

Sudoku

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lundi 23 janvier 2006

Questionnaire 5 choses

C'est vraiment pour faire plaisir à Shantti que je réponds à ce questionnaire car c'est un exercice qui me casse un peu les pieds. J'avais dit que je le ferais et j'ai tenu parole. Finalement j'y suis arrivé et j'avoue que cela m'a parfois fait sourire. Il me reste à l'envoyer à 5 personnes. J'y réfléchis...

5 choses que tu aimerais faire avant de mourir :
* Comprendre le monde qui m’entoure.
* Coller le petit bout de plinthe qui manque derrière la porte du bureau.
* Zigouiller Pandemonium Diablo et ses 5 Über petits copains.
* Gagner une super cagnotte au Loto.
* Voler comme un oiseau (et je ne m’appelle pas Birdy).

5 choses que tu sais faire :
* Lire, écrire, compter.
* Voir le petit détail qui cloche.
* Etre à l’aise avec tout le monde.
* Sortir la phrase qui tue au meilleur moment, sans prévenir.
* Etaler de la crème solaire.

5 choses que tu ne sais pas faire :
* Faire du roller en arrière en croisant les pieds (mais je ne désespère pas).
* Poster régulièrement un billet intelligent sur mon blog.
* Faire le Moonwalk comme Michaël Jackson.
* Manger mes crottes de nez.
* Toucher le bout de mon nez avec la langue.

5 choses qui t'attirent chez le sexe opposé (ou chez l'autre) :
* A part la féminité, la tendresse, la complicité, le regard et la douceur ?
* Les seins.
* Les seins.
* Les seins.
* Les seins.

5 choses que tu dis le plus souvent :
* J’arrive !
* Y’a des yaourts à finir ?
* Ca goutte ?
* Qui a touché à mes outils ?
* Mmmh ! C’est délicieux !

5 personnalités qui te plaisent :
* Camilla Parker Bowles
* John Lennon
* Anitta Hilton
* Nicolas Sarkozy
* Garfield

vendredi 6 janvier 2006

Défense de courir

S’il est une chose qu’il faudrait interdire, c’est aux femmes de courir.

J’en vois déjà qui s’étranglent à la lecture de cette introduction. Attendez avant de réagir, de lire la suite. N’oubliez pas qu’on se situe toujours dans l’univers des transports en commun.

Je trouve ça souvent pitoyable, disgracieux et malheureux de voir quelques pauvres malheureuses piquer un cent mètres dans les couloirs du RER parce qu’elles sont à la bourre pour attraper un train qui les emmènera selon l’heure, sur leur lieu de travail ou chez elles où les attendent des mouflets à torcher, une pile de linge à repasser, un dîner à préparer et un mari affamé qu’elles ont du abandonner pour ne pas arriver en retard au travail, etc. Dans le meilleurs des cas… Je dis ça parce qu’en plus le mari pourrait être violent et alcoolique par exemple.

La dépense d’énergie semble être colossale pour un résultat qui laisse à désirer aussi bien d’un point de vue esthétique, qu’au niveau du rendement.

D’un point de vue esthétique car certaines sont souvent désavantagées par une poitrine généreuse, pas toujours bien maintenue dans des conditions extrêmes, dont la nature les a dotées et qui a tendance à partir dans tous les sens lorsque le mouvement s’accélère. De même si les talons hauts ou à aiguilles devaient permettre aux athlètes de battre des records de vitesse, il y a longtemps que ça se saurait. Il est rare de rencontrer des « sportives » dont le mouvement des jambes ressemble à celui des « vrais » athlètes. C’est dans ces moments là où elles semblent le plus pathétiques, le nez au vent, les bras repliés chargés de divers sacs et sacs à main, les petits poings serrés et remontés le long du corps et les jambes qui partent plutôt sur les côtés, genre pingouin pressé. Clac, clac, clac, clac, clac…

Tout cela ne milite pas en faveur de la féminité, en tous cas telle que je l’imagine.

D’un point de vue rendement, cette dépense d’énergie ne leur permet pas, dans la plupart des cas, de pulvériser des records. Certaines ont du mal à me dépasser lorsque je marche vite. Et j’en rattrape toujours quelques unes complètement essoufflées quelques mètres plus loin.

Tout cela est bien dommage. Mais ont-elles toujours le choix ?

jeudi 5 janvier 2006

Des gamelles et des bidons

Pas plus tard que ce matin, j’ai été témoin d’une situation pour le moins cocasse. J’avoue qu’il fallait être présent au bon endroit et au bon moment tellement cela s’est déroulé rapidement. Peut-être y a-t-il des caméras qui ont filmé la scène ? En tous cas même armé d’un caméscope, nul n’aurait été suffisamment rapide pour dégainer son appareil et saisir cette scène digne des meilleurs moments de la « caméra cachée ». Heureusement que Maurice était là pour vous relater ce qui s’est passé.

L’action se passe dans les couloirs du RER A, plus exactement au niveau des portillons où régulièrement le Chippendale de service vend ses tickets (pour plus de détails, prière de se reporter aux éditions précédentes). Il y a là une rangée d’une quinzaine de portillons équipés et d’une barre à pousser au niveau des cuisses, et d’une porte sensée empêcher de sauter cette barre.

Entre les deux, il y a un espace suffisant pour coincer un fraudeur ayant sauté la barre, mais s’étant fait coincer par la porte que personne n’a eu la bonté de maintenir ouverte.

C’est ce qui est arrivé ce matin à un homme d’environ 40 ans, moustachu avec veste jaune moutarde et cravate assortie, plutôt du genre avec un petite moustache, un gros ventre et un tout petit cartable en cuir. Je ne sais pas pourquoi il a voulu sauter le portillon. Il était accompagné d’un ami qui lui, est passé sans problème. C’est sans doute la raison pour laquelle ce dernier n’a pas retenu la porte derrière lui, pensant que son ami passerait aussi.

Voici donc notre moustachu qui ni une ni deux prend son élan, pose les deux mains de chaque côté du portillon, prend appui sur ses bras tendus, replie les jambes sous lui malgré la bedaine et passe avec succès la barre. Le tout dans un grand bruit au moment de l’atterrissage.

Pas de bol, la porte vient de se refermer et elle est verrouillée. Le voici donc coincé entre la barre et la porte à se démener comme un beau diable pour essayer de forcer le passage. Malheureusement son ventre l’en empêche ! Son ami, l’œil amusé, ne peut que constater. Il n’y a rien à faire de ce côté de la barrière pour libérer le malheureux. Ce n’est qu’au prix d’efforts considérables et à force de se presser l’estomac, que centimètres après centimètres le malheureux réussira à se libérer.

Et comme avait l’habitude de le chanter mon grand-père :
« Plaignez, plaignez le pauvre invalide
dont le bidon dépasse les proportions… »