mercredi 1 mars 2006

Navette (3)

Tout le monde a en tête les premiers pas de l'astronaute Neil Armstrong sur la lune. C'était le 21 juillet 1969 (je me souviens l'avoir vu à la télévision et j'étais pourtant jeune !). Au-delà de l'émotion, de la réussite ce cette expédition et de la pensée qu'il eut à ce moment là pour son ancien voisin, il faut se rendre à l'évidence qu'il n'était pas très à l'aise dans son scaphandre.

Eh bien les skieurs de nos jours, au moment de monter ou de descendre de leur bus sont à peu près dans la même situation. D'énormes difficultés à lever la jambe et leurs grosses fesses et de se hisser dans l'engin avec leur matériel de ski. Sous les lunettes de soleil, casques et autres écharpes ou bonnets chamarrés, on imagine sans difficultés les visages rougeauds et grimaçants sous l'effort bref mais intense. Seules les lèvres tordues, horriblement gercées et tartinées d'une épaisse couche de beurre de cacao sont encore visibles.

Comme les scaphandriers, on dirait qu'ils sont chaussés de semelles de plomb. La marche se fait en se balançant d'un pied sur l'autre, avec le déhanchement d'un canard. Ils ont en plus les bras lourdement chargés de leurs skis et bâtons.

En général les plus forts aident les plus faibles. Un père par exemple portera le matériel de son ou de ses enfants, le petit ami portera les skis de sa petite amie, un mari attentionné celui de sa charmante épouse…

Ce n'est pas toujours le cas ! Certains parents n'hésitent pas à faire avancer leur progéniture à coups de genoux dans le dos en les engueulant parce qu'ils ne vont pas assez vite et qu'ils empêchent les autres de monter ! Je rêve… Passé un certain âge, monsieur ignorera superbement madame et chacun portera son matériel !

mardi 28 février 2006

Navette (2)

Mettons un peu entre parenthèse les articles relatifs à la grippe aviaire pour revenir au sujet dont j’ai commencé à vous parler, à savoir les transports en commun dans les stations de ski.

Pour ceux qui viennent d’arriver, je voudrais tout simplement rappeler que je me suis payé le luxe d’une semaine de ski dans les Alpes du Nord, pendant la première semaine des vacances scolaires de la région parisienne. Seuls une partie des parigots têtes de veau parisiens était en vacances à ce moment-là. Je ne vous cache pas que c’est la seule raison pour laquelle j’ai choisi cette période : éviter qu’il y ait trop de monde.

En plus du local à ski dont l’avantage ne semble pas avoir convaincu Fong malgré de nombreuses explications, cette station offre à ses touristes un service de bus qui dessert plusieurs arrêts, le point central étant non pas la gare routière, mais les télécabines.

A l’heure où les banlieusards et autres parisiens courent après leur moyen de transport en commun, chaussés de talons hauts, de mocassins vernis ou de baskets de marque, chargés de leurs sacs, sacoches, sacs à main et autres valises à roulettes (lire les épisodes précédents), ceux qui ont eu la chance de pouvoir partir courent après les mêmes transports en commun, mais chaussés d’énormes chaussures lourdes, chargés de ski, bâtons et équipés de lunettes de soleil, bonnets, gros anoraks (grosses doudounes prête à confusion) ou combinaisons aux couleurs plus ou moins tendance.

Ce sont pourtant les mêmes. On les reconnaît facilement car ils obéissent aux mêmes règles qu’à Paris. Bousculer pour être le premier à monter, rester devant les portes pour être le premier à sortir même s’ils ne descendent pas au prochain arrêt, rester à l’avant du bus alors qu’il y a des places à l’arrière…

samedi 25 février 2006

Merci Maurice

En attendant de vous raconter ce que j'ai pu voir et observer dans les navettes de la station de ski, il faut que je vous fasse part d'une réflexion, qui m'est venue vendredi soir, sur le chemin du retour et qui je vous l'avoue m'a beaucoup fait rire et me fait encore sourire rien que d'y penser.

La journée avait été particulièrement dure d'un point de vue professionnel. Le week-end approchant une petite détente et un peu de relâchement s'imposaient. L'occasion se présenta à moi sous l'apparence d'un de mes voisins et ami avec qui je partage de temps à autres les joies des transports en commun.

La grippe aviaire finit par surgir au cours de nos discussions. En effet, l'entreprise dans laquelle il travaille est située à côté d'une grande mare ou d'un petit étang si vous préférez. Depuis des annéees un couple de canards colvert vient y passer quelques mois dans l'année au grand émerveillement de ces salariés qui au cours de la promenade digestive qui suit un gueleton dans la cantine de l'entreprise, et en profitent pour leur jeter quelques croutons de pain.

Or depuis quelques jours la réglementation leur a été rappelée. Il est strictement interdit de nourrir les oiseaux dans les parcs et jardins. Depuis quelques jours d'ailleurs ils se demandent où sont passés les fameux canards.

Il nous en faut plus pour nous attrister. A force d'en rajouter je ne sais pas comment j'en suis venu à imaginer une façon simple et radicale pour faire le vide autour de moi dans les wagons ou rames bondées de voyageurs, ou bien même à la cantine. En fait ça marche dans tous les lieux publics surpeuplés. C'est à la portée de tous et je vous livre mon secret. Il suffit tout simplement d'imiter le cri de la poule : cot cot cot !

Si vous pensez ne pas être suffisamment convainquant, j'ai amélioré la technique. Récupérez un gant à vaisselle, de préférence de couleur rouge et enfilez le sur votre tête. Il ne vous reste plus qu'à marcher en projetant la tête en avant de temps en temps. Je sais ce n'est pas simple mais je suis sûr que vous arriverez !

mercredi 22 février 2006

Navette (1)

Il y a quelques jours j'ai profité des vacances scolaires et d'une offre tarifaire intéressante pour aller passer une semaine à la montagne. Pour skier. La neige abondante était au rendez-vous, sur les pistes et pas en train de tomber. Le soleil était présent. Le froid aussi, surtout au plus haut de la station. La station en question a défrayé la chronique il y a plusieurs mois maintenant sur fond de sordide affaire de jalousie.

Deux aspects intéressants et avantageux ont retenu mon attention. Le premier est que la station est desservie par un réseau d'autobus. Il est alors simple et facile de se rendre au départ des remontées mécaniques, à n'importe quel moment de la journée sans stresser à l'idée de devoir trouver une place où se garer. On peut donc laisser sa voiture au parking sans stresser non plus le soir parce que quelqu'un a piqué votre place. Par ailleurs j'ai pu bénéficier d'un local à skis en haut des remontées mécaniques. Partir skier le matin et rentrer le soir sans avoir à trimballer son pesant et encombrant matériel est pour le moins un sacré avantage. Ceux qui ont de la pratique savent de quoi je parle.

Le matin du premier jour et le soir du dernier jour sont les plus difficiles. Le matin du premier jour vous prenez le bus avec votre équipement complet dans les bras, vous montez dans le télé-cabine pour rejoindre le haut des pistes. Arrivé là-haut vous chaussez votre matériel et vous mettez vos après-ski dans le local à ski. Ouf ! Vous voilà prêts à skier. Aussi êtes vous obligés de refaire la même chose en sens inverse le dernier soir de votre séjour. Mais entre ces deux moments difficiles vous aurez pris sereinement et royalement le bus les après-ski aux pieds, les mains dans les poches, vous aurez emprunté le télé-cabine le matin et le soir de la même manière.

Vous aurez évité la corvée de porter un matériel lourd et encombrant en marchant avec des chaussures lourdes et pas souples pour deux sous. Sans oublier le matériel de votre épouse et celui de vos nombreux enfants, histoire de donner un coup de main et de ne pas passer des heures à attendre tout ce petit monde qui se traîne en croulant, soufflant et rougissant sous la charge.

Autre avantage, et pas des moindres, vous aurez le loisir d'observer tous ceux qui le matin et le soir n'ont pas accès au local à ski.

Et pour observer, ça Maurice sait faire. Il ne me reste plus qu'à vous le restituer.

mardi 21 février 2006

1er cas de masque

Pas plus tard qu'en fin de semaine dernière, j'ai pour la première fois croisé une personne qui portait un masque. Pas le genre de ceux qui fleurissent en ce moment du côté de Venise, ni de ceux qui fleuriront bientôt à Rosendaël ou bien chez Fricoteau. Il s'agit plutôt du genre de masque que l'on utilise principalement dans les hopitaux. Celui dont la fabrication se fait en ce moment à un train d'enfer en attendant les premiers signes de l'apparition d'un cas de grippe aviaire sur l'homme en France. Celui qui sera distribué à des centaines de milliers, voire de millions d'exemplaires lorsque la pandémie sera déclarée, que les transports en commun et les écoles seront fermées et que chacun sera confiné chez soi en attendant que ça passe...

Les discours actuels se veulent rassurants. Il n'a pas été prouvé de cas de transmission du virus de l'homme à l'homme.

Il n'empêche que ça ne laisse pas indifférent. Alors qui était cet homme au masque de papier ? Un oiseau de mauvais augure (jeu de mot facile) ? Ou bien un délire imaginaire et paranoïaque de ma part ?

Et du coup on entend n'importe quoi. Ainsi les pigeons parisiens seraient immunisés tout ça parce qu'ils vivent en permanence dans la crasse, la saleté et la pollution. Je ne sais pas si vous avez déjà vu un pigeon parisien, mais même avant d'avoir entendu parler de la grippe aviaire, jamais je n'en aurais touché un tellement ils paraissent sales et repoussants.

On verra si l'apparition de cas de masques progresse dans les jours à venir.

Je ne manquerai pas de vous tenir informés.

mardi 14 février 2006

Carte de Saint Valentin

J'en avais parlé au moment de la nouvelle année. Voici donc comme promis la Carte de Saint Valentin.
Comme vous le remarquerez c'est à quelques kilomètres de Voeu, dans l'Indre.
J'aurais voulu le faire exprès...

(Merci à Monsieur Michelin pour l'itinéraire).

Une carte de Saint-Valentin mon Capitaine !

Une carte de Saint-Valentin mon Capitaine !

samedi 28 janvier 2006

Kakuro késako ?

Le principe est simple et ce coup-ci Ariane a de bonnes raisons de détester. Il faut placer dans les cases blanches des chiffres de 1 à 9. Le total de ces chiffres (il faut savoir faire des additions) doit correspondre au nombre indiqué au début de la ligne ou de la colonne. On ne peut mettre deux fois le même chiffre dans la même ligne ou la même colonne.

Attention, cela rend aussi dépendant que le Sudoku...

Amusez-vous bien !

Kakuro

Un Kakuro mon Capitaine !

mercredi 25 janvier 2006

Je suis reviendu !

Maurice a finalement décidé de briser le silence. D'aucuns s'étonnent de son silence, ou plutôt de l'absence de commentaires. Il y a pour cela une bonne raison. Une parmi d'autres, mais celle-ci est particulièrement consommatrice de temps.

Maurice a succombé à la mode actuelle du Sudoku (Sodoku). Je pense que tout le monde connaît, donc pas besoin d'explications. Si vraiment il y en a un ou une qui ne se sent pas bien dans ce domaine, qu'il me laisse un message. Pour ceux qui connaissent, voici un exemple de ce qui m'occupe actuellement pendant des heures entières.

Et pendant que je fait ça, je ne fais pas autre chose.

On peut lancer un concours. Le premier qui a fini la grille se signale.

Avis aux amateurs !

Vous êtes grillé mon Capitaine !

Vous êtes grillé mon Capitaine !

mardi 24 janvier 2006

Sudoku

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lundi 23 janvier 2006

Questionnaire 5 choses

C'est vraiment pour faire plaisir à Shantti que je réponds à ce questionnaire car c'est un exercice qui me casse un peu les pieds. J'avais dit que je le ferais et j'ai tenu parole. Finalement j'y suis arrivé et j'avoue que cela m'a parfois fait sourire. Il me reste à l'envoyer à 5 personnes. J'y réfléchis...

5 choses que tu aimerais faire avant de mourir :
* Comprendre le monde qui m’entoure.
* Coller le petit bout de plinthe qui manque derrière la porte du bureau.
* Zigouiller Pandemonium Diablo et ses 5 Über petits copains.
* Gagner une super cagnotte au Loto.
* Voler comme un oiseau (et je ne m’appelle pas Birdy).

5 choses que tu sais faire :
* Lire, écrire, compter.
* Voir le petit détail qui cloche.
* Etre à l’aise avec tout le monde.
* Sortir la phrase qui tue au meilleur moment, sans prévenir.
* Etaler de la crème solaire.

5 choses que tu ne sais pas faire :
* Faire du roller en arrière en croisant les pieds (mais je ne désespère pas).
* Poster régulièrement un billet intelligent sur mon blog.
* Faire le Moonwalk comme Michaël Jackson.
* Manger mes crottes de nez.
* Toucher le bout de mon nez avec la langue.

5 choses qui t'attirent chez le sexe opposé (ou chez l'autre) :
* A part la féminité, la tendresse, la complicité, le regard et la douceur ?
* Les seins.
* Les seins.
* Les seins.
* Les seins.

5 choses que tu dis le plus souvent :
* J’arrive !
* Y’a des yaourts à finir ?
* Ca goutte ?
* Qui a touché à mes outils ?
* Mmmh ! C’est délicieux !

5 personnalités qui te plaisent :
* Camilla Parker Bowles
* John Lennon
* Anitta Hilton
* Nicolas Sarkozy
* Garfield

vendredi 6 janvier 2006

Défense de courir

S’il est une chose qu’il faudrait interdire, c’est aux femmes de courir.

J’en vois déjà qui s’étranglent à la lecture de cette introduction. Attendez avant de réagir, de lire la suite. N’oubliez pas qu’on se situe toujours dans l’univers des transports en commun.

Je trouve ça souvent pitoyable, disgracieux et malheureux de voir quelques pauvres malheureuses piquer un cent mètres dans les couloirs du RER parce qu’elles sont à la bourre pour attraper un train qui les emmènera selon l’heure, sur leur lieu de travail ou chez elles où les attendent des mouflets à torcher, une pile de linge à repasser, un dîner à préparer et un mari affamé qu’elles ont du abandonner pour ne pas arriver en retard au travail, etc. Dans le meilleurs des cas… Je dis ça parce qu’en plus le mari pourrait être violent et alcoolique par exemple.

La dépense d’énergie semble être colossale pour un résultat qui laisse à désirer aussi bien d’un point de vue esthétique, qu’au niveau du rendement.

D’un point de vue esthétique car certaines sont souvent désavantagées par une poitrine généreuse, pas toujours bien maintenue dans des conditions extrêmes, dont la nature les a dotées et qui a tendance à partir dans tous les sens lorsque le mouvement s’accélère. De même si les talons hauts ou à aiguilles devaient permettre aux athlètes de battre des records de vitesse, il y a longtemps que ça se saurait. Il est rare de rencontrer des « sportives » dont le mouvement des jambes ressemble à celui des « vrais » athlètes. C’est dans ces moments là où elles semblent le plus pathétiques, le nez au vent, les bras repliés chargés de divers sacs et sacs à main, les petits poings serrés et remontés le long du corps et les jambes qui partent plutôt sur les côtés, genre pingouin pressé. Clac, clac, clac, clac, clac…

Tout cela ne milite pas en faveur de la féminité, en tous cas telle que je l’imagine.

D’un point de vue rendement, cette dépense d’énergie ne leur permet pas, dans la plupart des cas, de pulvériser des records. Certaines ont du mal à me dépasser lorsque je marche vite. Et j’en rattrape toujours quelques unes complètement essoufflées quelques mètres plus loin.

Tout cela est bien dommage. Mais ont-elles toujours le choix ?

jeudi 5 janvier 2006

Des gamelles et des bidons

Pas plus tard que ce matin, j’ai été témoin d’une situation pour le moins cocasse. J’avoue qu’il fallait être présent au bon endroit et au bon moment tellement cela s’est déroulé rapidement. Peut-être y a-t-il des caméras qui ont filmé la scène ? En tous cas même armé d’un caméscope, nul n’aurait été suffisamment rapide pour dégainer son appareil et saisir cette scène digne des meilleurs moments de la « caméra cachée ». Heureusement que Maurice était là pour vous relater ce qui s’est passé.

L’action se passe dans les couloirs du RER A, plus exactement au niveau des portillons où régulièrement le Chippendale de service vend ses tickets (pour plus de détails, prière de se reporter aux éditions précédentes). Il y a là une rangée d’une quinzaine de portillons équipés et d’une barre à pousser au niveau des cuisses, et d’une porte sensée empêcher de sauter cette barre.

Entre les deux, il y a un espace suffisant pour coincer un fraudeur ayant sauté la barre, mais s’étant fait coincer par la porte que personne n’a eu la bonté de maintenir ouverte.

C’est ce qui est arrivé ce matin à un homme d’environ 40 ans, moustachu avec veste jaune moutarde et cravate assortie, plutôt du genre avec un petite moustache, un gros ventre et un tout petit cartable en cuir. Je ne sais pas pourquoi il a voulu sauter le portillon. Il était accompagné d’un ami qui lui, est passé sans problème. C’est sans doute la raison pour laquelle ce dernier n’a pas retenu la porte derrière lui, pensant que son ami passerait aussi.

Voici donc notre moustachu qui ni une ni deux prend son élan, pose les deux mains de chaque côté du portillon, prend appui sur ses bras tendus, replie les jambes sous lui malgré la bedaine et passe avec succès la barre. Le tout dans un grand bruit au moment de l’atterrissage.

Pas de bol, la porte vient de se refermer et elle est verrouillée. Le voici donc coincé entre la barre et la porte à se démener comme un beau diable pour essayer de forcer le passage. Malheureusement son ventre l’en empêche ! Son ami, l’œil amusé, ne peut que constater. Il n’y a rien à faire de ce côté de la barrière pour libérer le malheureux. Ce n’est qu’au prix d’efforts considérables et à force de se presser l’estomac, que centimètres après centimètres le malheureux réussira à se libérer.

Et comme avait l’habitude de le chanter mon grand-père :
« Plaignez, plaignez le pauvre invalide
dont le bidon dépasse les proportions… »

lundi 2 janvier 2006

Meilleurs voeux

Bonne année et bonne santé à toutes et à tous !

voeu

Une carte de Voeu mon Capitaine !

mardi 27 décembre 2005

Transports en commun

Il est parfois des événements qui vous font regretter de ne pas avoir pris les transports en commun. On loue la liberté offerte par les voitures. Quand un grain de sable se glisse dans l'engrenage, il se grippe. Lorsqu'on le lubrifie trop, c'est la même chose. Explications.

Ainsi alors que je me rendais dans ma région d'origine, en voiture, quelle ne fut pas ma surprise de constater que l'autoroute que j'emprunte habituellement était fermée à la circulation. Ce sont vous me direz des choses qui arrivent. D'autant qu'une trentaine de kilomètres auparavant un message signalait la fermeture de l'autoroute. Un accident ? Aucune annonce dans ce sens à la radio n'avait interrompu notre programme musical. Des travaux ? Pas en cette période de l'année, le froid ne le permettant pas. Un grève d'une certaine catégorie de personnes ? Même chose, rien sur les ondes.

C'est donc dans l'ignorance que je me suis retrouvé sur une route que je n'avais pas empruntée depuis des années. Depuis que l'autoroute avait été construite en fait. Les nationales ont leur charme, quelle que soit la campagne traversée. Celle-ci était sous le soleil en cette veille de Noël. Le problème est que je n'étais pas seul. Loin de là ! Des dizaines, ces centaines de personnes étaient devant et derrière moi. A un tel point qu'il m'aura fallu pratiquement 45 minutes pour traverser des petites villes telles que Wormhout, rouler au pas pendant 30 minutes avant d'atteindre le feu rouge de tel autre village. Au grand étonnement des habitants du cru qui ont mis des heures à rentrer chez eux !

C'est en lisant le quotidien régional le lendemain que j'apprendrai qu'un camion citerne a perdu sur 40 kilomètres quelques 800 kilogrammes d'huile de colza. Les gendarmes venus à la rescousse de personnes ayant dérapé ont eu quelques difficultés à s'arrêter. Subodorant une anomalie ils ont décidé par précaution de fermer l'accès à l'autoroute. La fermeture durera une semaine environ, le temps de trouver le détergent qui va bien et de nettoyer des hectares d'asphalte.

En dehors du fait de me faire redécouvrir une campagne que je n'avais plus traversée depuis des lustres, j'ai pu constater la mise en place rapide d'un nouveau moyen de locomotion en commun que j'ai pu immotaliser ci-dessous. Rassurez-vous, j'ai pu arriver à temps à l'église dans la dune et surtout avant le Père Noël !

En voiture mon Capitaine !

En voiture mon Capitaine !

jeudi 22 décembre 2005

Noyeux Joël à tous !

Après le jour le plus court de l'année, un petit dessin qui vaut mieux qu'un long discours.

Je vous souhaite à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d'année.

Un joyeux Noël et une bonne et heureuse année avec sa kyrielle de bons voeux relatifs à la santé, l'amour, le travail, l'argent ! ... Et le blog ?

Maurice

Noyeux Joël mon Capitaine !

Noyeux Joël mon Capitaine !

lundi 5 décembre 2005

Du bon et du moins bon

Aujourd'hui lundi, comme c'est précisé dans le titre, j'ai eu droit à du bon et du moins bon.

Le bon ? Sous la forme des hommes en bleu et jaune. Vous vous en souvenez, je souriais à les voir courrir le lundi matin lorsqu'ils s'apercevaient que le train court ne s'arrêtait pas en tête de quai. La leçon à répétition a finalement porté ses fruits. Ils attendent maintenant leur train là où il faut. Cela me fait franchement plaisir pour eux. Par contre il faudra que je trouve autre chose à me mettre sous la dent.

Le moins bon ?

Aujourd'hui sur le réseau Est de la SNCF ça a merdé un max comme on dit. Vous me pardonnerez l'expression, mais c'est ce qu'on ressenti les centaines, les milliers de voyageurs qui se sont vu attendre un train sans cesse retardé, puis retardé encore, puis supprimé, puis le suivant retardé et retardé encore... On aura pourtant vu passer des rames vides dans les deux sens, des trains comme on n'avait jamais vu auparavant et pourtant le Maurice en aura vu passer des trains ! Et des annonces du style "Attention au passage d'un train sans arrêt. Eloignez vous de la bordure du quai s'il vous plaît". Et rien ne passe. et il ne se passe rien, sauf peut-être un train fantôme ?

Bref ce matin c'était 3/4 d'heure de retard. Je préfère ne pas penser au temps supplémentaire que j'aurais pu passer dans mon lit ce matin. Mais on ne sait jamais par avance ce qui nous attend.

Ne voyageant pas seul ce matin j'ai laissé mes compagnons s'assoir et j'ai ainsi faire mon premier voyage debout au départ de chez moi. Ca ne m'était encore jamais arrivé !

Enfin ce soir c'est le RER A qui s'est retrouvé bloqué suite à un accident grave de voyageur. J'ai par le passé donné une traduction de ce genre de message. Ayant été prévenu par avance j'ai pu me rabattre sur un train en direction de la Gare Saint Lazare. Il ne fallait pas que je loupe mon cours de freeskate. Passionnant, non ?

lundi 28 novembre 2005

Grosses doudounes

Autant vous le dire tout de suite, ce n'est pas la peine de vous exciter pour rien. Ce n'est pas à ça que je pense bien qu'effectivement je pourrais me laisser aller à une description de ce genre. Laissons donc tranquille la Tante Charlotte. Dans un autre registre un essai plutôt réussi a déjà été fait par Pierre Perret. S'il y en a que ça tente...

Ce dont je vais vous dire quelques mots maintenant m'a été suggéré par Shantti. en dehors de créations et de réalisations remarquables en broderie et couture, elle tient un blog. Sans plus attendre voici le lien indispensable : Shantti

Donc ces jours-ci tout le monde aura ressenti les effets du net refroidissment des températures. Les voyageurs dans les trains de banlieue en particulier doivent être équipés contre les grands froids afin que l'attente sur le quai exposé à tous les vents soit supportable. En plus des défenses naturelles plus ou moins développées, nombreux et nombreuses sont ceux et celles qui auront endossé un épais manteau d'hiver (une doudoune par exemple).

On se retrouve très vite plus à l'étroit que d'habitude à cause de ceux ou celles qui ne veulent pas se défaire de leurs gros manteaux. Les voitures sont chauffées et pour la plupart des voyageurs, la durée du voyage varie de 20 à 35 minutes environ. Il est tout à fait possible de retirer son manteau. Le problème c'est qu'il n'y a pas de porte-manteaux. Il faut donc le conserver sur les genoux. Avec pour les uns la sacoche entre les jambes, pour les autres le sac à main sur les genoux, le fameux deuxième sac à main sur les genoux, le livre ou le magazine, tout cela fait que le voyage ne sera pas des plus confortables.

D'autant que certains et surtout certaines sont plus frileux que les autres (pourtant à les voir...) et conservent leur manteau. Alors effectivement Shantti on a moins de place et on se retrouve encore plus en contact avec son voisin ou sa voisine.

Demain ou plus tard je vous parlerais des nez qui coulent.

samedi 26 novembre 2005

En attendant Maurice

En attendant Maurice

En attendant Maurice

dimanche 20 novembre 2005

Escalade protectionniste

Etant donné le succès indéniable rencontré par ce blog d'excellente qualité, je suis de plus en plus la cible de spammeurs indésirables qui sous des apparences vilement flagorneuses disent tout et n'importe quoi.

Je ne pouvais pas laisser la situation se dégrader ainsi. Il me fallait donc réagir. Il en va de la crédibilité et du sérieux de ce blog.

C'est pourquoi j'ai décidé de rajouter une étape lors de l'envoi d'un commentaire. Il vous sera dorénavant demandé de saisir la suite de lettres qui vous sera proposée de façon aléatoire. N'en cherchez pas la signification, vous perdrez votre temps. C'est du plus bel effet étant donné que les lettres sont volontairement déformées. Ne vous précipitez pas chez votre ophtalmo.

J'espère que vous comprendrez et admettrez la justesse de ma risposte. Il en va également de votre confort.

Au plaisir de vous lire.

Maurice

ps : pour les blogger.com, si vous souhaitez savoir comment ça marche...

Maurice : Allégorie
Maurice16

Maurice : Allégorie

mercredi 9 novembre 2005

Si tu crois un jour que tu m'aimes...

C'est sur cette chanson que je suis arrivé ce soir à la Haussmann-Saint Lazare. Pour une fois je ne m'étais pas vissé les écouteurs de mon iPod dans les oreilles. J'ai pu donc écouter cette chanson qui détend, forcément, et qui est chargée de souvenirs.

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire part de cette information cruciale : ce soir les panneaux d'affichage des horaires des trains fonctionnaient à nouveau dans la gare Haussmann-Saint Lazare.

Par contre il faut que je vous avoue que ce matin je me suis senti dans la peau des deux hommes, vous savez, ceux qui courrent tous les lundis matin parce qu'ils se sont placé en début de quai alors que... Mais bon... Sauf que moi c'était mercredi et que ce n'était pas comme d'habitude. Je n'irai pas jusqu'à dire que ce n'était pas inscrit sur les panneaux d'affichage, car si je les regarde, c'est uniquement pour m'assurer que l'horaire n'a pas été modifié. Je n'étais pas le seul et comme je m'en suis rendu compte avant les autres, j'ai pu bénéficier jusqu'au bout de mon démarrage avant les autres et de l'avantage de ne pas avoir à piquer un sprint en talons aiguilles, chargé d'un multitude de sacs à mains et lesté de quelques kilos en trop ! En retirant le train, imaginez un peu un Maurice poursuivi par une horde de grosses dondons !

ps : j'ai enfin relaché mon attention. A mon réveil en me regardant dans la glace, je pouvais lire la phrase suivante sur mon (large) front :

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lkjhgf
:;,nbv