samedi 22 octobre 2005

Chat

Je vous vois mon Capitaine !

Je vous vois mon Capitaine !

vendredi 21 octobre 2005

Interlude

Répondez-moi mon Capitaine !

Répondez-moi mon Capitaine !

jeudi 20 octobre 2005

Pause café

Sortez de là mon Capitaine !

Sortez de là mon Capitaine !

lundi 10 octobre 2005

P'tite tête

La scène se passe sur le quai de gare, là où je prends le train le lundi comme tous les autres jours de la semaine. En fait ça ne se passe pas sur mon quai mais sur celui d'en face, et pour être encore plus précis, en début de quai, là où s'arrêtera la tête du train. Etant en face, vous l'aurez compris, je voyage en queue de train, mais on s'en fout ! Tout le monde suit ? Je continue.

Donc tous les matins, en attendant que mon train arrive, j'ai le loisir d'observer les personnes qui sur le quai d'en face font la même chose que moi. Ce sont d'un côté comme de l'autre d'ailleurs les mêmes personnes que l'on retrouve régulièrement aux mêmes heures et au même endroit. J'en ai déjà pas mal parlé auparavant.

De mon côté, là où je suis, je suis sûr de rencontrer certaines personnes que je connais et avec qui je voyage régulièrement. Entre 20 et 30 mètres plus loin, toujours sur le même quai, je pourrais voyager avec d'autres personnes que je conais mais qui ne font pas partie du même cercle. Des cercles différents j'en ai plusieurs, qui se croisent de temps à autres ou qui ne se rencontreont jamais. Mais une fois de plus je me laisse embarquer dans des réflexions qui en me relisant me laissent perplexe.

Ainsi, en ce lundi matin, tout comme les lundis des semaines précédentes, et seulement le lundi, j'ai pu revoir ces deux hommes vêtus de leur bleu de travail et chaussés de leurs chaussures de sécurité. Ils sont d'autant plus faciles à repérer et à reconnaître d'une semaine sur l'autre, que leur bleu de chauffe est en fait bleu électrique et jaune citron. Il est ne plus barré de bandes blanches réfléchissantes, avec un grand sigle dans le dos du nom de l'entreprise qui les emploie.

Eh bien tous les lundis matin ils attendent le train de 7h50. Tous les lundis matin ils sont à l'extrêmité du quai, au niveau de la tête du train. Et tous les jours, y compris le lundi, le train de 7h50 est un train court ! Et tous les lundis matins ils se mettent à cavaler lorsqu'ils se rendent compte que le train ne viendra pas jusqu'à eux.

Moralité : "Quand on n'a pas de tête on a des jambes..."

Il faut foncer mon Capitaine !

Il faut foncer mon Capitaine !

vendredi 7 octobre 2005

Nouveaux lecteurs

A défaut d'écrire un article vendredi, j'en ai profité pour relire vos commentaires, y répondre et faire un tour sur quelques blogs pour y laissser également des commentaires forcément intelligents tous plus drôles les uns que les autres !

Le page des sites que je lis et relie s'agrandit.

Bienvenue à Feuille et à Mimidup. Je vous recommande ces pages.

Dommage que Chouchenn et Jean-Hubert n'aient pas laissé de coordonnées plus précises.

Enfin à tous les anonymous, si vous avez des difficultés pour vous faire connaître, n'hésitez pas à poser des questions.

Bon week-end à tous.

ps : sans oublier Fong, qui ne laisse pas son adresse mais que je connaissais déjà.

jeudi 6 octobre 2005

Lendemain de R.T.T.

Toute chose, bonne ou mauvaise, ayant une fin, j'ai retrouvé le chemin du travail. La journée d'hier comme prévu n'a pas été vraiment reposante.Et là que constatai-je ? Eh bien que nous sommes en automne pour de bon. Le quai ce matin était perdu dans le brouillard. L'air était donc humide et frais. Les arbres de la forêt qui borde la voie ferrée ont changé de couleur. Du vert ils sont passés au jaune, au doré, à l'orange, au marron. Bref des couleurs plus chaudes, comme pour nous réchauffer alors que la température chute.
Le soir il fait maintenant noir bien avant que j'arrive à destination, tout comme le matin le départ se fait dans l'obscurité. Je ne vous parle pas du réveil qui lui été comme hiver se fait au radar dans le brouillard.

Mais Maurice est passionnant en ce moment pense la moité des lecteurs qui n'a pas encore décroché... Tiens puisque c'est ça je vous pose une colle.

The kitchen is under the table. To be or not to be is a beautiful knock-out. Pussycat you are it is beefsteak pommes-frites. E pericoloso sporgersi.

Que celui ou celle qui trouve d'où vient cette citation se signale au plus vite. Vous avez le droit d'utiliser tous les moyens possibles et imaginables pour arriver à vos fins : recherche Google, le Tante Denise, vos voisins, vos amis, la violence, le chantage, la torture, les chatouilles...

Je m'encombre la tête avec des choses que je n'ai pas apprises mais qui me sont restées gravées en mémoire et je voudrais savoir si nous sommes nombreux dans ce cas là.

A vous lire.

mercredi 5 octobre 2005

R.T.T.

Hier c'était la grève je n'ai eu aucun problème pour me rendre sur mon lieu de travail. Au contraire, et comme annoncé, ça a mieux roulé que la veille et comble du luxe, j'étais assis dans le RER le matin comme le soir.

En ce mercredi, et sans lien de cause à effet avec la journée d'hier, Maurice a tapé dans son stock de reuteuteu. Royalement (pensée pour les révolutionnaires en jupon) il s'est accordé une journée de repos.

En fait il est complètement faux de dire qu'une journée où on ne va pas travailler est une journée de repos. Mais tout ça c'est une autre histoire.

mardi 4 octobre 2005

Jour de grève

Aujourd'hui c'est la grève qu'ils ont dit à la radio. A les écouter c'est la révolution. Rien ne va plus...

Qu'à cela ne tienne, j'irai travailler, comme tous les jours.

Je vais avoir un train sur deux et deux RER sur trois.

Je suis sûr que ça roulera mieux qu'hier (mon train du matin été supprimé sans préavis) et que ça roulera mieux que mercredi.

En plus il y aura moins de monde.

lundi 3 octobre 2005

Le côté positif

Qui trouve grâce aux yeux de Maurice ? A le lire on jurerait que personne ne semble être digne de lui. Toujours à se plaindre des autres, à critiquer… Ses voyages ressembleraient à un parcours du combattant au milieu d’une cour de miracles. Il se retrouverait tel un extra-terrestre au milieu de gens sales et mal élevés, entouré de petits morveux d’à peine 10 kilos mais capables de couvrir le vacarme environnant à grands coups de hurlements stridents. Il doit faire attention à l’endroit où il va poser les pieds, il doit supporter la cohue, la chaleur de la foule, les retards, les grèves d’une certaine catégorie du personnel...

Finalement il comprend que tant de personnes soient attachées à faire le même trajet en voiture, quitte à perdre des heures au milieu des embouteillages matin et soir, à risquer les accrochages et subir la hausse du prix des carburants.

Heureusement il arrive à prendre du recul. Il est capable de s’évader rapidement de ce monde à part. La lecture, la musique et l’écriture sont de bons moyens, l’écriture ayant en plus le mérite d’avoir en plus un caractère « exécutoire » (comme le canal !).

C’est vrai que souvent il vaut mieux être en bonne santé, en pleine possession des ses moyens physiques et avoir une capacité à supporter beaucoup de choses, avant de monter dans les transports en commun. Est-ce le cas de mes voisins ? Ressentent-ils quelque chose ? Portent-ils un regard ou un jugement quelconque sur le monde qu’ils traversent ou bien sont-ils complètement indifférents ? De prime abord rien ne me distingue des autres. Je ne suis pas différent d’eux. En apparence seulement. Je pense être différent lorsqu’il s’agit de regarder autour de soi, d’observer et de se poser des questions. Je lève la tête plus souvent que la moyenne. Et je vous rapporte fidèlement ce que je vois et comprends, même si je l’avoue j’ai tendance à exagérer et grossir le trait. Malheureusement il y a parfois des moments où il n’est pas nécessaire d’en rajouter.

Enfin, rassurez-vous, il n’y a rien d’insupportable dans tout cela. La preuve ? J’y retourne tous les jours !

vendredi 30 septembre 2005

Fut test vidéo

Je suis venu, j'ai vu, ça marche ! Reste à développer mes talents de réalisateur...

jeudi 29 septembre 2005

Lardons

Heureusement il n’y en a pas si souvent que ça. Qui vous déchirent les tympans et génèrent des pulsions meurtrières difficilement réprimées. De qui Maurice va-t-il encore dire du mal dans son blog, le blog de Maurice (ça c’est uniquement pour cartonner dans les hits !) ? En quoi ces voyages quotidiens dans les transports en commun, qui pour la majorité des gens semblent se passer sans anicroches, ressemblent-ils pour Maurice à une épreuve tous les jours différente et qui s’apparenterait à un parcours du combattant ? Il faudra qu’un jour ou l’autre je creuse la question.

En attendant, revenons plutôt au sujet de cet article. Au cas où vous ne l’auriez pas encore deviné, je vais vous parler de ces chères têtes blondes. Celles sur lesquelles tout le monde s’extasie lorsqu’elles sont plongées dans un profond sommeil. Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.

Il m’est arrivé d’avoir à supporter des cris d’écorchés vifs de ces avortons, des cris d’hystériques, à rendre fou. Plus particulièrement le jour où justement, comble du hasard, le train connaît des difficultés de circulation. Le train s’est arrêté en pleine voie, il fait chaud, vous êtes énervé car une fois de plus vous serez en retard et là, à côté de vous, il y a un chieur qui hurle. Et pas moyen de le calmer. Et pas moyen de fuir ! Il n’est pas toujours facile de supporter les pleurs et les colères de ses propres enfants. Alors quand il s’agit de ceux des autres et que vous estimez avoir passé l’âge… pas de les faire, mais de les assumer !

D’autant que le père ou la mère qui l’accompagne est en dessous de tout et laisse hurler et s’égosiller un petit morveux écarlate dans le fond de sa poussette. Tout le monde autour ne sourit pas d’ailleurs. Au contraire c’est plutôt du genre crispé. Certains voyageurs, des femmes essentiellement, prennent parfois les choses en main, pour montrer comment il faut faire. Avec pour seul mérite de faire redoubler les braillements !

Aussi, dès que c’est possible, afin d’éviter la crise de nerfs, je fuis le wagon. Maurice a des bornes à ses limites…

Une chieuse mon Capitaine !

Une chieuse mon Capitaine !

mercredi 28 septembre 2005

Les gestes qui tuent (6)

Continuons dans la série des gestes et comportements qui vous gâchent un peu la vie dans les trnsports en commun et qui pourraient être évités si chacun pouvait considérer l’éducation et le respect des autres de la même manière.

Dans la série des mal élevés et des sans-gêne, il ne faut pas oublier de mentionner les fourbes qui profitent de la foule pour lâcher une petite perle qui sèmera la panique pendant quelques instants dans votre wagon et qui fera que chacun soupçonnera son voisin ou tout du moins essaiera d’identifier le coupable. A quoi ? Je n’en sais rien ? En générale ça ne prévient pas et d’un seul coup vous pouvez voir les narines de vos voisins qui commencent à friser. J’imagine que le fautif doit tellement serrer les fesses à ce moment-là que seuls les chiens ou les chauves-souris pourraient l’entendre.

Il y a aussi ceux qui énervent à faire gigoter leur jambe à toute vitesse lorsqu’ils sont assis à côté de vous. Je ne sais pas comment on appelle cette manie. Le stress ? La nervosité ? Ce geste peut en effet être associé avec les ongles rongés. En tous cas il est difficile de faire une remarque ou de poser une main ferme sur le genou de votre voisin. Il est assez simple de faire cesser ce tic en donnant un coup de genou. Mais ça repartira de l’autre côté !

N’oublions pas ceux qui sans vergogne vont, sous votre nez, se percer des points noirs comacs ou des boutons acnéiques plus ou moins purulents.

Enfin dans le plus pur style « Incroyable Fiancé », une petite pensée pour ceux qui dévorent leur sandwich en mâchant la bouche ouverte. Un grand moment à ne pas manquer !

Maintenant si vous avez pu noter des comportements qui vous ont choqué et qui m’auraient échappé, n’hésitez pas à m’en faire part !

mardi 27 septembre 2005

Les gestes qui tuent (5)

Je parlais hier de ceux qui toussent, mais c’est la même chose pour ceux qui éternuent sans détourner la tête et qui balancent à travers le wagon un nuage de postillons plus ou moins gras. Sans filet, sans mouchoir ou main pour faire écran. Honte à ceux qui se retrouveront avec une grosse morve qui leur pendra au nez et qui du coup chercheront en hâte un mouchoir dans leur poche ou leur sac pour s’en débarrasser.

Puisqu’on en est au nez, autant continuer dans la série. Ne vous est-il jamais arrivé de sursauter, alors que vous somnolez ou lorsque vous êtes captivé par votre lecture en cours, parce que quelqu’un à côté de vous se mouche bruyamment ? Un peu dans le style trompettes de Jéricho, celles qui on fait s’effondrer les murs fortifiés... Pour ceux là le mouchoir triple épaisseur est vivement conseillé. J’ouvre une parenthèse pour raconter les blagues que l’on pouvait faire du temps où le tire-jus était en tissu à carreaux, genre mouchoir de grand-père encore appelé mouchoir de terrassier. Comme il pendait, il était possible de le tirer d’un coup sec, au bon moment pour mettre son propriétaire dans l’embarras. On s’amusait comme on pouvait à l’époque ! Aujourd’hui, avec des mouchoirs en papier on se retrouve avec un coin du mouchoir dans les mains…

Et pour ceux qui ont décidé de ne pas se moucher, il ne restera plus qu’à renifler pendant des heures. Jusqu’à ce que quelqu’un de bien intentionné propose un mouchoir en papier, d’un air de dire j’espère que je te mets la honte en montrant à tout le monde que tu renifles espèce de gros dégueu !

On peut terminer la série avec les cracheurs. Non seulement ils dégouttent mais en plus ils peuvent être dangereux si par malheur il vous arrive de mettre le pied dedans. A qui n’est-ce jamais arrivé ?

(à suivre…)

lundi 26 septembre 2005

Les gestes qui tuent (4)

Ajuster sa (petite) culotte. Là je m’engage sur un terrain que je ne connais pas trop (ça n’intéressera personne de savoir que je porte des caleçons). De plus il s’agit, a priori, pour moi d’un geste typiquement féminin. Je ne peux que me laisser aller à des hypothèses. Vos témoignages (mesdames, mesdemoiselles et messieurs) seront donc les bienvenus.

Cela s’apparente aussi au bien connu réajustage de bretelle de soutien-gorge, accompagné ou pas d’un claquement sec et sonore. Le geste est rapide mais ne passe pas souvent inaperçu. Selon la profondeur du bonnet le buste sera penché plus ou moins en avant. On a pu constater l’emploi d’une deuxième main pour remettre en place l’objet de l’inconfort.

Quelle que soit l’heure de la journée, en fait tôt le matin ou tard le soir en ce qui me concerne, il n’est pas rare de voir des gens bailler à s’en décrocher la mâchoire. Bailler arrive à tout le monde et est un réflexe naturel. C’est mieux quand on met la main devant la bouche. Vos amygdales n’intéressent personne, pas plus que vos plombages et encore moins le fond de votre culotte ! Par contre il est comique de voir le bâillement se communiquer de voyageur à voyageur. C’est une des rares choses que les gens se refilent en souriant, d’un air entendu.

Ce qui fait moins sourire et au contraire qui inquiète et dégoûte, c’est lorsque votre proche voisin se met à vous tousser bruyamment et grassement sous le nez, sans mettre sa main ou un mouchoir devant sa bouche. Il vous envoie en passant en vous soufflant dans les bronches un jet de microbes et virus tous plus virulents les uns que les autres. Je sais bien qu’à force de prendre les transports en commun on se vaccine contre un certain nombre de choses… Cela dit la résistance de chacun trouve toujours ses limites, et je ne parle pas que de la résistance aux maladies.

(à suivre...)

vendredi 23 septembre 2005

Les gestes qui tuent (3)

L’épisode des crottes de nez dans le blog de Maurice vous a rassasié ? Voici d’autres gestes dont je suis le témoin régulier bien malgré moi dans les transports en commun. Je rêve, on peut toujours rêver n’est-ce pas, d’un monde où les autres éviteraient de s’exposer de la pire manière en public. Ou tout du moins qu’ils le fassent discrètement. Je suis sûr que chacun y trouverait son compte. Ne m’en veuillez pas si vous vous sentez concernés, je suis comme ça. Et je n’ai pas envie de changer.

Se gratter les c… Il s’agit d’un sport typiquement masculin qui consiste comme ont dit de façon imagée, à décoller les bonbons qui collent au papier. En position debout on peut secouer une jambe plusieurs fois de suite. On en profite ainsi pour remettre un peu d’ordre dans le service trois pièces. Ce n’est pas esthétique, certes, mais après on se sent beaucoup mieux. Que celui qui ne l’a jamais fait me jette la première pierre !

Se gratter le c… Il s’agit d’une activité aussi bien masculine que féminine. Quand un enfant le fait il insiste et se tortille en même temps avant de se faire sèchement réprimander. Eventuellement il se sera pris une baffe au passage, d’autant plus facilement que le bras qui sert à se protéger est occupé ! Viendra ensuite le vermifuge (en comprimé maintenant bande de petits veinards). L’adulte sera plus discret. Sauf s’il pense qu’il n’y a personne derrière pour constater l’erreur de goût.

Se racler bruyamment le fond de la gorge essentiellement masculin). Je sais que dans certains pays, au Japon tout du moins, cela fait partie des mœurs. Cela dit je peux vous assurer que tous ceux qui l’ont fait autour de moi n’avaient pas l’air japonais.

(à suivre...)

mardi 20 septembre 2005

Les gestes qui tuent (2)

Après les bouffeurs de crottes de nez, j'avais prévu de disserter sur une autre catégorie de personnes qui me retournent l'estomac : les rogneurs d'ongles. Leurs doigts boudinés et brillants de salive et la façon insistante avec laquelle ils arrivent encore à arracher une parcelle d'ongle me dégoûtent.

Mais, car il y a un mais, en ce moment je suis plongé dans la lecture d'un livre qui accapare mon temps d'écriture. Je ne désespère pas de le faire un jour (prochainement). Promis !

Par ailleurs il est fort probable, et là pour une autre raison, que je ne publie rien jeudi. Ce sera en effet un jour particulier et je suis sûr que vous aurez rapidement deviné pourquoi.

lundi 19 septembre 2005

Les gestes qui tuent (1)

Vous les avez déjà remarqués et vous vous êtes offusqué. Dans le même temps vous vous êtes posé la même question. Qu'est-ce qui les pousse à faire ça à ce moment là dans cette condition particulière ?

De qui parle-t-on ? Plutôt des hommes quoique j'ai pu observer des spécimen féminins, mais au bureau ! Lesquels ? Ceux qui conduisent une voiture, sont arrêtés à un feu rouge à côté de vous et se curent le nez consciencieusement en attendant que ça passe au vert. Nan' en avait parlé à une époque et je crois me souvenir avoir essayé de la convaincre de prendre des photos à ce moment là.

Eh bien dans le train c'est la même chose, sauf qu'ils ne conduisent pas mais lisent le journal ou un livre ou ne font rien, trop absorbés qu'ils sont. Au début ça commence toujours par se pincer doucement, rapidement et à plusieurs reprises le dessous du nez avec le pouce et l'index. La respiration est certainement sifflante et la narine plus ou moins bouchée. Comme il faut en avoir le coeur net, l'exploration se poursuit avec un index fureteur plus ou moins enfoncé dans l'appendice nasal et tourné dans le bon sens. Plusieurs tentatives de décollage ou d'arrachage seront nécessaires avant de pouvoir ramener délicatement la matière coupable à la surface.

Invariablement elle se retrouvera coincée entre le pouce et l'index et on la fera rouler pendant un certain temps jusqu'à obtenir une petite boule qu'on pourra laisser tomber discrètement par terre ou qu'on dégagera à travers le wagon grâce à une pichenette experte. Il ne sera pas possible dans d'autres cas, pour s'en débarasser, que de la coller sous le siège.

Enfin ayons une pensée toute particulière pour ceux qui sans broncher sont capables de déguster sur place le produit de leur fouille.

vendredi 16 septembre 2005

Défense de stationner (5)

Donc les bus sont coincés en attendant qu’on vienne les délivrer. Et à l’intérieur des bus, les passagers, dont je fais partie. Et là on sent le mécontentement. On peut le palper. Vous avez eu une journée difficile, vous avez marné dans les trains, vous êtes à la bourre car on vous attend et votre bus est coincé par des c…

Combien de fois me suis-je imaginé attraper le chauffeur par le col de chemise, le faire voler dehors histoire de lui montrer comment faire, prendre le volant d’un de ces mastodontes, enclencher la première, desserrer le frein à main, appuyer à fond sur l’accélérateur et lâcher enfin la pédale d’embrayage histoire de me frayer un passage en force ? Ou mieux encore, être aux commandes d’un char Leclerc et de passer par-dessus des crêpes en ferraille. Ou mieux encore, toujours aux commandes de mon char Leclerc, pulvériser à coups de canon ces tas de ferraille. Ou mieux encore, tel Han solo aux commandes de son engin interstellaire, vaporiser à coups de canon laser ces caisses à savon.

Feu mon Capitaine !

Feu mon Capitaine !


J’entends derrière moi les autres passagers qui m’encouragent :

-Vas-y Maurice !
- Ouais ! Tu l’as eu ce trou du c… !
- Recule pour l’achever !
- Et un ! Et deux ! Et trois zéro !

Malheureusement tout cela n’est qu’un rêve. Nous ne pouvons que regarder d’un œil mauvais mais impuissant le chauffeur qui a finalement daigné se décrocher du bar en zinc, la cigarette vissée au bec, monter dans sa voiture sans un regard, faire un démarrage sur les chapeaux de roues, libérer le bus et se remettre à la même place, en attendant le prochain bus.

jeudi 15 septembre 2005

Défense de stationner (4)

Car en fait le problème majeur de cette gare, ce sont les voitures. Ou plutôt leurs conducteurs. En particulier ceux qui viennent se garer là sauvagement, en dehors des six places réservées aux voitures, sur le peu de place laissée aux bus pour manœuvrer quand ce n’est pas carrément dans les arrêts de bus, quitte à bloquer toute circulation, sans gêne ni aucun respect pour les autres.

Les forçats du ballon de côte à toute heure de la journée se disputent les places avec les ados en survêtement immaculé et casquette (brodée) assortie et qui roulent en BMW. Si à 14 ans tu n’as pas ta première BM, t’es un moins que rien. Du coup alors qu’il y a des places libres sur les parkings adjacents, les six places (j’ouvre une parenthèse qui n’a rien à voir seulement pour dire qu’il pleut à Noisy-le-Sec, drôle non ?) sont occupées, de même que l’espace aux alentours, arrêts de bus et zone de manœuvre compris. Les panneaux du style « sens interdit », « réservé aux bus » ou « arrêt interdit », c’est pour les autres. Les bus sont coincés, mais tout le monde s’en fout. Depuis l’intérieur du bistrot on ne doit voir que ça, d’autant que tous les jours, invariablement c’est la même chose, mais pas question d’abandonner sa chopine !

La crainte du PV ? Il y a longtemps qu’on n’a pas vu l’ombre d’un policier par ici. On ne va tout de même pas faire du tort au commerce local quand même ! Ce serait mentir de dire qu’ils ne font jamais le déplacement. On les voit passer au ralenti de temps à autres dans leur voiture de fonction. Ils jettent un coup d’œil désabusé mais ne s’arrêtent jamais. C’est vrai que le bus finit toujours par sortir de là. En plus ça ne pénalise qu’un infime partie de la population. Toujours les mêmes.

Seulement le bus sera en retard pour la navette suivante et comme il a des horaires à respecter, vous vous retrouverez comme un couillon, assis dans le bus, lorsqu’il sera enfin arrivé, à attendre l’heure du prochain départ qui sera retardée par les voitures qui sont garées là où il ne faut pas…

(à suivre)

mercredi 14 septembre 2005

Défense de stationner (3)

Les riverains occupant les immeubles HLM proches de la gare ont du en avoir marre d’entendre la sirène à longueur de nuit. Déjà qu’ils ont les trains à longueur d’année sous leurs fenêtres sauf les jours de grève, si en plus ils doivent supporter les jeux bruyants des jeunes sauvageons… Cela n’a pas du durer longtemps avant que les plaintes affluent à la mairie.

Même chose pour la maison Poulaga. A force de crier au loup pour rien ils ont fini par ne plus se déplacer. Un peu comme les parties de sonnettes. Sauf que là il était possible de réveiller les forces de l’ordre en pleine nuit, sans aucun risque. Rigolade assurée. Par ailleurs le commissariat étant distant de plusieurs kilomètres et qu’il y a des tas d’autres choses qui surviennent justement au moment où vous en avez besoin, l’efficacité du système était loin d’être prouvée.

A moins finalement que tout cela n’ait été mis en place pour les chauffeurs de bus au moment où il était à la mode de les agresser pour un oui ou pour un non. En effet, sauf à être vraiment à côté du bouton d’alarme, au-delà de 20 mètres je doute de l’efficacité. A moins de mesurer 1,90 m et peser 110 kilos.

Assez rapidement l’alarme sonore a été désactivée pour ne plus gêner les riverains de même que la caméra et le micro. Plus tard il n’est plus resté que le gyrophare que j’ai vu clignoter pendant des jours et des nuits jusqu’au moment où les ampoules ont rendu l’âme. Le moteur lui a continué de tourner plus longtemps.

Bref un nouveau fiasco qui a coûté combien ? Sans compter les nombreux véhicules qui y ont laissé des pare-chocs, des éclats de phare ou de peinture, mais ceux-là je ne les plaindrai pas ! Au contraire !

(à suivre)