vendredi 30 septembre 2005

Fut test vidéo

Je suis venu, j'ai vu, ça marche ! Reste à développer mes talents de réalisateur...

jeudi 29 septembre 2005

Lardons

Heureusement il n’y en a pas si souvent que ça. Qui vous déchirent les tympans et génèrent des pulsions meurtrières difficilement réprimées. De qui Maurice va-t-il encore dire du mal dans son blog, le blog de Maurice (ça c’est uniquement pour cartonner dans les hits !) ? En quoi ces voyages quotidiens dans les transports en commun, qui pour la majorité des gens semblent se passer sans anicroches, ressemblent-ils pour Maurice à une épreuve tous les jours différente et qui s’apparenterait à un parcours du combattant ? Il faudra qu’un jour ou l’autre je creuse la question.

En attendant, revenons plutôt au sujet de cet article. Au cas où vous ne l’auriez pas encore deviné, je vais vous parler de ces chères têtes blondes. Celles sur lesquelles tout le monde s’extasie lorsqu’elles sont plongées dans un profond sommeil. Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.

Il m’est arrivé d’avoir à supporter des cris d’écorchés vifs de ces avortons, des cris d’hystériques, à rendre fou. Plus particulièrement le jour où justement, comble du hasard, le train connaît des difficultés de circulation. Le train s’est arrêté en pleine voie, il fait chaud, vous êtes énervé car une fois de plus vous serez en retard et là, à côté de vous, il y a un chieur qui hurle. Et pas moyen de le calmer. Et pas moyen de fuir ! Il n’est pas toujours facile de supporter les pleurs et les colères de ses propres enfants. Alors quand il s’agit de ceux des autres et que vous estimez avoir passé l’âge… pas de les faire, mais de les assumer !

D’autant que le père ou la mère qui l’accompagne est en dessous de tout et laisse hurler et s’égosiller un petit morveux écarlate dans le fond de sa poussette. Tout le monde autour ne sourit pas d’ailleurs. Au contraire c’est plutôt du genre crispé. Certains voyageurs, des femmes essentiellement, prennent parfois les choses en main, pour montrer comment il faut faire. Avec pour seul mérite de faire redoubler les braillements !

Aussi, dès que c’est possible, afin d’éviter la crise de nerfs, je fuis le wagon. Maurice a des bornes à ses limites…

Une chieuse mon Capitaine !

Une chieuse mon Capitaine !

mercredi 28 septembre 2005

Les gestes qui tuent (6)

Continuons dans la série des gestes et comportements qui vous gâchent un peu la vie dans les trnsports en commun et qui pourraient être évités si chacun pouvait considérer l’éducation et le respect des autres de la même manière.

Dans la série des mal élevés et des sans-gêne, il ne faut pas oublier de mentionner les fourbes qui profitent de la foule pour lâcher une petite perle qui sèmera la panique pendant quelques instants dans votre wagon et qui fera que chacun soupçonnera son voisin ou tout du moins essaiera d’identifier le coupable. A quoi ? Je n’en sais rien ? En générale ça ne prévient pas et d’un seul coup vous pouvez voir les narines de vos voisins qui commencent à friser. J’imagine que le fautif doit tellement serrer les fesses à ce moment-là que seuls les chiens ou les chauves-souris pourraient l’entendre.

Il y a aussi ceux qui énervent à faire gigoter leur jambe à toute vitesse lorsqu’ils sont assis à côté de vous. Je ne sais pas comment on appelle cette manie. Le stress ? La nervosité ? Ce geste peut en effet être associé avec les ongles rongés. En tous cas il est difficile de faire une remarque ou de poser une main ferme sur le genou de votre voisin. Il est assez simple de faire cesser ce tic en donnant un coup de genou. Mais ça repartira de l’autre côté !

N’oublions pas ceux qui sans vergogne vont, sous votre nez, se percer des points noirs comacs ou des boutons acnéiques plus ou moins purulents.

Enfin dans le plus pur style « Incroyable Fiancé », une petite pensée pour ceux qui dévorent leur sandwich en mâchant la bouche ouverte. Un grand moment à ne pas manquer !

Maintenant si vous avez pu noter des comportements qui vous ont choqué et qui m’auraient échappé, n’hésitez pas à m’en faire part !

mardi 27 septembre 2005

Les gestes qui tuent (5)

Je parlais hier de ceux qui toussent, mais c’est la même chose pour ceux qui éternuent sans détourner la tête et qui balancent à travers le wagon un nuage de postillons plus ou moins gras. Sans filet, sans mouchoir ou main pour faire écran. Honte à ceux qui se retrouveront avec une grosse morve qui leur pendra au nez et qui du coup chercheront en hâte un mouchoir dans leur poche ou leur sac pour s’en débarrasser.

Puisqu’on en est au nez, autant continuer dans la série. Ne vous est-il jamais arrivé de sursauter, alors que vous somnolez ou lorsque vous êtes captivé par votre lecture en cours, parce que quelqu’un à côté de vous se mouche bruyamment ? Un peu dans le style trompettes de Jéricho, celles qui on fait s’effondrer les murs fortifiés... Pour ceux là le mouchoir triple épaisseur est vivement conseillé. J’ouvre une parenthèse pour raconter les blagues que l’on pouvait faire du temps où le tire-jus était en tissu à carreaux, genre mouchoir de grand-père encore appelé mouchoir de terrassier. Comme il pendait, il était possible de le tirer d’un coup sec, au bon moment pour mettre son propriétaire dans l’embarras. On s’amusait comme on pouvait à l’époque ! Aujourd’hui, avec des mouchoirs en papier on se retrouve avec un coin du mouchoir dans les mains…

Et pour ceux qui ont décidé de ne pas se moucher, il ne restera plus qu’à renifler pendant des heures. Jusqu’à ce que quelqu’un de bien intentionné propose un mouchoir en papier, d’un air de dire j’espère que je te mets la honte en montrant à tout le monde que tu renifles espèce de gros dégueu !

On peut terminer la série avec les cracheurs. Non seulement ils dégouttent mais en plus ils peuvent être dangereux si par malheur il vous arrive de mettre le pied dedans. A qui n’est-ce jamais arrivé ?

(à suivre…)

lundi 26 septembre 2005

Les gestes qui tuent (4)

Ajuster sa (petite) culotte. Là je m’engage sur un terrain que je ne connais pas trop (ça n’intéressera personne de savoir que je porte des caleçons). De plus il s’agit, a priori, pour moi d’un geste typiquement féminin. Je ne peux que me laisser aller à des hypothèses. Vos témoignages (mesdames, mesdemoiselles et messieurs) seront donc les bienvenus.

Cela s’apparente aussi au bien connu réajustage de bretelle de soutien-gorge, accompagné ou pas d’un claquement sec et sonore. Le geste est rapide mais ne passe pas souvent inaperçu. Selon la profondeur du bonnet le buste sera penché plus ou moins en avant. On a pu constater l’emploi d’une deuxième main pour remettre en place l’objet de l’inconfort.

Quelle que soit l’heure de la journée, en fait tôt le matin ou tard le soir en ce qui me concerne, il n’est pas rare de voir des gens bailler à s’en décrocher la mâchoire. Bailler arrive à tout le monde et est un réflexe naturel. C’est mieux quand on met la main devant la bouche. Vos amygdales n’intéressent personne, pas plus que vos plombages et encore moins le fond de votre culotte ! Par contre il est comique de voir le bâillement se communiquer de voyageur à voyageur. C’est une des rares choses que les gens se refilent en souriant, d’un air entendu.

Ce qui fait moins sourire et au contraire qui inquiète et dégoûte, c’est lorsque votre proche voisin se met à vous tousser bruyamment et grassement sous le nez, sans mettre sa main ou un mouchoir devant sa bouche. Il vous envoie en passant en vous soufflant dans les bronches un jet de microbes et virus tous plus virulents les uns que les autres. Je sais bien qu’à force de prendre les transports en commun on se vaccine contre un certain nombre de choses… Cela dit la résistance de chacun trouve toujours ses limites, et je ne parle pas que de la résistance aux maladies.

(à suivre...)

vendredi 23 septembre 2005

Les gestes qui tuent (3)

L’épisode des crottes de nez dans le blog de Maurice vous a rassasié ? Voici d’autres gestes dont je suis le témoin régulier bien malgré moi dans les transports en commun. Je rêve, on peut toujours rêver n’est-ce pas, d’un monde où les autres éviteraient de s’exposer de la pire manière en public. Ou tout du moins qu’ils le fassent discrètement. Je suis sûr que chacun y trouverait son compte. Ne m’en veuillez pas si vous vous sentez concernés, je suis comme ça. Et je n’ai pas envie de changer.

Se gratter les c… Il s’agit d’un sport typiquement masculin qui consiste comme ont dit de façon imagée, à décoller les bonbons qui collent au papier. En position debout on peut secouer une jambe plusieurs fois de suite. On en profite ainsi pour remettre un peu d’ordre dans le service trois pièces. Ce n’est pas esthétique, certes, mais après on se sent beaucoup mieux. Que celui qui ne l’a jamais fait me jette la première pierre !

Se gratter le c… Il s’agit d’une activité aussi bien masculine que féminine. Quand un enfant le fait il insiste et se tortille en même temps avant de se faire sèchement réprimander. Eventuellement il se sera pris une baffe au passage, d’autant plus facilement que le bras qui sert à se protéger est occupé ! Viendra ensuite le vermifuge (en comprimé maintenant bande de petits veinards). L’adulte sera plus discret. Sauf s’il pense qu’il n’y a personne derrière pour constater l’erreur de goût.

Se racler bruyamment le fond de la gorge essentiellement masculin). Je sais que dans certains pays, au Japon tout du moins, cela fait partie des mœurs. Cela dit je peux vous assurer que tous ceux qui l’ont fait autour de moi n’avaient pas l’air japonais.

(à suivre...)

mardi 20 septembre 2005

Les gestes qui tuent (2)

Après les bouffeurs de crottes de nez, j'avais prévu de disserter sur une autre catégorie de personnes qui me retournent l'estomac : les rogneurs d'ongles. Leurs doigts boudinés et brillants de salive et la façon insistante avec laquelle ils arrivent encore à arracher une parcelle d'ongle me dégoûtent.

Mais, car il y a un mais, en ce moment je suis plongé dans la lecture d'un livre qui accapare mon temps d'écriture. Je ne désespère pas de le faire un jour (prochainement). Promis !

Par ailleurs il est fort probable, et là pour une autre raison, que je ne publie rien jeudi. Ce sera en effet un jour particulier et je suis sûr que vous aurez rapidement deviné pourquoi.

lundi 19 septembre 2005

Les gestes qui tuent (1)

Vous les avez déjà remarqués et vous vous êtes offusqué. Dans le même temps vous vous êtes posé la même question. Qu'est-ce qui les pousse à faire ça à ce moment là dans cette condition particulière ?

De qui parle-t-on ? Plutôt des hommes quoique j'ai pu observer des spécimen féminins, mais au bureau ! Lesquels ? Ceux qui conduisent une voiture, sont arrêtés à un feu rouge à côté de vous et se curent le nez consciencieusement en attendant que ça passe au vert. Nan' en avait parlé à une époque et je crois me souvenir avoir essayé de la convaincre de prendre des photos à ce moment là.

Eh bien dans le train c'est la même chose, sauf qu'ils ne conduisent pas mais lisent le journal ou un livre ou ne font rien, trop absorbés qu'ils sont. Au début ça commence toujours par se pincer doucement, rapidement et à plusieurs reprises le dessous du nez avec le pouce et l'index. La respiration est certainement sifflante et la narine plus ou moins bouchée. Comme il faut en avoir le coeur net, l'exploration se poursuit avec un index fureteur plus ou moins enfoncé dans l'appendice nasal et tourné dans le bon sens. Plusieurs tentatives de décollage ou d'arrachage seront nécessaires avant de pouvoir ramener délicatement la matière coupable à la surface.

Invariablement elle se retrouvera coincée entre le pouce et l'index et on la fera rouler pendant un certain temps jusqu'à obtenir une petite boule qu'on pourra laisser tomber discrètement par terre ou qu'on dégagera à travers le wagon grâce à une pichenette experte. Il ne sera pas possible dans d'autres cas, pour s'en débarasser, que de la coller sous le siège.

Enfin ayons une pensée toute particulière pour ceux qui sans broncher sont capables de déguster sur place le produit de leur fouille.

vendredi 16 septembre 2005

Défense de stationner (5)

Donc les bus sont coincés en attendant qu’on vienne les délivrer. Et à l’intérieur des bus, les passagers, dont je fais partie. Et là on sent le mécontentement. On peut le palper. Vous avez eu une journée difficile, vous avez marné dans les trains, vous êtes à la bourre car on vous attend et votre bus est coincé par des c…

Combien de fois me suis-je imaginé attraper le chauffeur par le col de chemise, le faire voler dehors histoire de lui montrer comment faire, prendre le volant d’un de ces mastodontes, enclencher la première, desserrer le frein à main, appuyer à fond sur l’accélérateur et lâcher enfin la pédale d’embrayage histoire de me frayer un passage en force ? Ou mieux encore, être aux commandes d’un char Leclerc et de passer par-dessus des crêpes en ferraille. Ou mieux encore, toujours aux commandes de mon char Leclerc, pulvériser à coups de canon ces tas de ferraille. Ou mieux encore, tel Han solo aux commandes de son engin interstellaire, vaporiser à coups de canon laser ces caisses à savon.

Feu mon Capitaine !

Feu mon Capitaine !


J’entends derrière moi les autres passagers qui m’encouragent :

-Vas-y Maurice !
- Ouais ! Tu l’as eu ce trou du c… !
- Recule pour l’achever !
- Et un ! Et deux ! Et trois zéro !

Malheureusement tout cela n’est qu’un rêve. Nous ne pouvons que regarder d’un œil mauvais mais impuissant le chauffeur qui a finalement daigné se décrocher du bar en zinc, la cigarette vissée au bec, monter dans sa voiture sans un regard, faire un démarrage sur les chapeaux de roues, libérer le bus et se remettre à la même place, en attendant le prochain bus.

jeudi 15 septembre 2005

Défense de stationner (4)

Car en fait le problème majeur de cette gare, ce sont les voitures. Ou plutôt leurs conducteurs. En particulier ceux qui viennent se garer là sauvagement, en dehors des six places réservées aux voitures, sur le peu de place laissée aux bus pour manœuvrer quand ce n’est pas carrément dans les arrêts de bus, quitte à bloquer toute circulation, sans gêne ni aucun respect pour les autres.

Les forçats du ballon de côte à toute heure de la journée se disputent les places avec les ados en survêtement immaculé et casquette (brodée) assortie et qui roulent en BMW. Si à 14 ans tu n’as pas ta première BM, t’es un moins que rien. Du coup alors qu’il y a des places libres sur les parkings adjacents, les six places (j’ouvre une parenthèse qui n’a rien à voir seulement pour dire qu’il pleut à Noisy-le-Sec, drôle non ?) sont occupées, de même que l’espace aux alentours, arrêts de bus et zone de manœuvre compris. Les panneaux du style « sens interdit », « réservé aux bus » ou « arrêt interdit », c’est pour les autres. Les bus sont coincés, mais tout le monde s’en fout. Depuis l’intérieur du bistrot on ne doit voir que ça, d’autant que tous les jours, invariablement c’est la même chose, mais pas question d’abandonner sa chopine !

La crainte du PV ? Il y a longtemps qu’on n’a pas vu l’ombre d’un policier par ici. On ne va tout de même pas faire du tort au commerce local quand même ! Ce serait mentir de dire qu’ils ne font jamais le déplacement. On les voit passer au ralenti de temps à autres dans leur voiture de fonction. Ils jettent un coup d’œil désabusé mais ne s’arrêtent jamais. C’est vrai que le bus finit toujours par sortir de là. En plus ça ne pénalise qu’un infime partie de la population. Toujours les mêmes.

Seulement le bus sera en retard pour la navette suivante et comme il a des horaires à respecter, vous vous retrouverez comme un couillon, assis dans le bus, lorsqu’il sera enfin arrivé, à attendre l’heure du prochain départ qui sera retardée par les voitures qui sont garées là où il ne faut pas…

(à suivre)

mercredi 14 septembre 2005

Défense de stationner (3)

Les riverains occupant les immeubles HLM proches de la gare ont du en avoir marre d’entendre la sirène à longueur de nuit. Déjà qu’ils ont les trains à longueur d’année sous leurs fenêtres sauf les jours de grève, si en plus ils doivent supporter les jeux bruyants des jeunes sauvageons… Cela n’a pas du durer longtemps avant que les plaintes affluent à la mairie.

Même chose pour la maison Poulaga. A force de crier au loup pour rien ils ont fini par ne plus se déplacer. Un peu comme les parties de sonnettes. Sauf que là il était possible de réveiller les forces de l’ordre en pleine nuit, sans aucun risque. Rigolade assurée. Par ailleurs le commissariat étant distant de plusieurs kilomètres et qu’il y a des tas d’autres choses qui surviennent justement au moment où vous en avez besoin, l’efficacité du système était loin d’être prouvée.

A moins finalement que tout cela n’ait été mis en place pour les chauffeurs de bus au moment où il était à la mode de les agresser pour un oui ou pour un non. En effet, sauf à être vraiment à côté du bouton d’alarme, au-delà de 20 mètres je doute de l’efficacité. A moins de mesurer 1,90 m et peser 110 kilos.

Assez rapidement l’alarme sonore a été désactivée pour ne plus gêner les riverains de même que la caméra et le micro. Plus tard il n’est plus resté que le gyrophare que j’ai vu clignoter pendant des jours et des nuits jusqu’au moment où les ampoules ont rendu l’âme. Le moteur lui a continué de tourner plus longtemps.

Bref un nouveau fiasco qui a coûté combien ? Sans compter les nombreux véhicules qui y ont laissé des pare-chocs, des éclats de phare ou de peinture, mais ceux-là je ne les plaindrai pas ! Au contraire !

(à suivre)

mardi 13 septembre 2005

Défense de stationner (2)

A une époque faste, peut-être y reviendrons-nous contraints et forcés à cause de la hausse du prix de l’essence, il y avait au moins 6 lignes de bus qui desservaient la gare. Les 6 arrêts sont toujours matérialisés bien qu’il n’y ait plus que 5 lignes qui fonctionnent, apparemment. Il fallait les loger ces arrêts d’ailleurs, étant donné le peu de place. Les bus ne peuvent s’y engager qu’en empiétant sur la voie de circulation en sens inverse ou en montant sur le trottoir, histoire de secouer un peu plus ses passagers.

Chaque arrêt a été équipé à une époque, de panneaux d’affichage qui renseignaient de façon fixe sur le numéro de la ligne et la destination. De superbes compteurs donnaient l’heure du prochain départ. En fin je n’ai pas le souvenir de les avoir jamais vu fonctionner. Il faut dire que les trains étaient d’une telle régularité…Combien ça a coûté comme dirait l’autre ? Il n’en reste que des vestiges de plastique et de métal brossé, aux couleurs (passées) de la ville. Les chiffres et les lettres se décollent, des graffitis et des autocollants apparaissent et disparaissent au fil du temps.

De la même manière, à une époque où l’insécurité était un cheval de bataille de nos chers élus, des bornes d’urgence ont été installées au niveau de chaque arrêt de bus. Etant reliées au Commissariat le plus proches (à 7 ou 8 mm), il suffisait au voyageur arrivé dans sa jungle de banlieue, en cas d’agression, de courir jusqu’à la borne la plus proche pour déclencher l’alerte, une alarme sonore, un gyrophare, une fois la liaison faite avec le commissariat, expliquer clairement la situation devant la caméra et le micro intégrés et attendre l’arrivée de la cavalerie légère.

(à suivre)

lundi 12 septembre 2005

Défense de stationner (1)

J’ai parlé de trains et des bus jusqu’à présent, des voyageurs que je côtoie au quotidien, mais jamais encore des parkings de la gare. Je vous rappelle, au cas où vous ne l’auriez pas compris, que je ne viens jamais en voiture à la gare. Fidèle à moi-même et décidé de boire le vin jusqu’à la lie, je prends le bus.

Des parkings, il y en a quatre. Un petit au centre, devant la gare, un à gauche de la gare pour ceux qui habitent à gauche de la gare, un à droite de la gare pour ceux qui habitent à droite de la gare ou à gauche mais qui n’ont pas trouvé de place sur le parking de gauche et enfin un parking excentré pour ceux qui habitent à gauche ou à droite mais qui sont arrivés trop tard pour trouver une place sur les parkings les plus proches. En dernier ressort il reste les trottoirs des rues de la zone industrielle voisine.

Entre la gare et ses trois parkings, au centre du décor donc, on trouve une petite place piétonne autour de laquelle se sont installés quelques commerces plus ou moins florissants. L’endroit est carrément glauque malgré les quelques cabines téléphoniques et les efforts déployés par la municipalité pour fleurir cet endroit. Vous y trouverez un café-restaurant-PMU-Rapido, un tabac-Loto-Euromillions, un kebab, le marchand de journaux vient de fermer, une pharmacie, un poste de Police Nationale qui a fermé depuis belle lurette, une épicerie (l’arabe du coin de la gare ouvert le 365 jours par an), une pizzeria et ses livreurs kamikazes en mobylette, un centre d’appel téléphonique pour les pays exotiques qui avant faisait de la coiffure afro et encore avant auto-école, un réchauffeur de baguettes pas cuites sans goût ni saveur et de viennoiseries. C’est aussi un des lieux privilégiés de rassemblement d’une certaine jeunesse.

(à suivre)

vendredi 9 septembre 2005

Week-end en vue

Début de week-end classique. Ou bien devrais-je plutôt dire fin de semaine classique ? Tout dépend de l’endroit où on place le curseur. Le week-end finit-il le dimanche à minuit ou bien quand on se lève le lundi matin ? Ou bien encore lorsqu’on arrive au bureau ?

La question se pose moins pour le début du week-end. Pour moi il commence vendredi en fin d’après-midi, à la sortie du bureau. Le moment de la reprise est lui moins clair, car il pourrait tout aussi bien commencer le dimanche soir quand pour une raison quelconque on pense à ce qui nous attendra lundi matin ou en allant se coucher en imaginant qu’il ne reste que quelques heures avant que le réveil sonne.

Une chose est sûre, le moment passé dans les transports en commun le vendredi soir ou le lundi matin permet de vous mettre en condition, que ce soit pour vous imaginer ce que vous passer en revue votre programme du week-end ou pour affronter la semaine à venir. On peut repenser aux événements passés ou à venir, aux choses à faire, à celles qu’on a mis en veilleuse en attendant soit le prochain week-end soit les prochains jours travaillés.

Les transports en commun vous permettent également de retrouver le petit monde dans lequel vous vivez plusieurs heures par semaine. Les mêmes personnes que l’on regarde plus ou moins, à qui l’on sourit plus ou moins ou à qui on parle plus ou moins.

Ma voisine d’en face semble perdue dans ses pensées. Ou bien elle s’est endormie. Pourquoi parlé-je d’elle ? En fait je peux difficilement l’ignorer. Il suffit que je lève les yeux de mon calepin pour qu’elle soit dans mon champ visuel. Normal me direz-vous puisqu’elle est assise en face de moi. Ses yeux s’ouvrent, me regardent. Ils n’expriment rien. Tout comme les miens. C’est facile d’avoir un regard qui n’exprime rien.

Je me risque à lui adresser la parole.

- Bonjour, vous êtes célibataire ? lui demandai-je.

Là je vois son regard s’éclairer et son visage se fendre d’un sourire.

- Comment avez-vous deviné ? me répondit-elle.
- Parce que vous êtes moche.

jeudi 8 septembre 2005

Places réservées

Oui, je sais, j’ai déjà publié un article à ce sujet. Du bon usage des quelques places réservées dans le train aux personnes diminuées du fait de leur âge ou de leur faiblesse physique. Et ce matin quelle ne fut pas ma surprise en réalisant que dans la partie inférieure des voitures à étage du RER A, sous les places dûment numérotées de un à quatre et signalées par un cœur, le tout dans une couleur verte, en fait il n’y a que deux sièges. Je prends ce type de train depuis des mois pour ne pas dire des années, mais je n’avais encore jamais relevé ce détail.

La troisième place n’est en fait qu’un dossier, sûrement pour les petits vieux qui une fois assis ne peuvent plus se relever. Ça leur économise la station assise sur un siège on ne peut plus confortable. S’il y avait eu une assise à ce dossier elle se trouverait pile en face de l’escalier qui dessert les deux niveaux et fait du coup office de quatrième place.

Il fallait oser le faire tout de même ! C’est dans ces conditions en particulier que je regrette de ne pas avoir d’appareil photo pour illustrer certains propos et en même temps me convaincre, en regardant les photos à tête reposée que je n’ai pas rêvé. J’ai quand même vérifié plusieurs fois avant d’écrire cet article, de peur de passer pour un hurluberlu.

Et maintenant que je vais le publier, je m’aperçois que de nouveaux autocollants ont été collés au dessus des anciens. Vous pourrez le constater vous-mêmes car si vous êtes attentifs sous le nouveau vous distinguerez le relief de l’ancien. Il n’y a donc deux places réservées et non plus quatre comme avant. Normal, les invalides de guerre meurent tous les jours et le taux de natalité chute.

mercredi 7 septembre 2005

L’horreur

Nombreux sont ceux ou celles qui trouve le train sale. Vous n'avez rien vu !

Je vais probablement en choquer quelques uns ou quelques unes, mais il faut que je vous fasse part de ce que j’ai pu voir, un soir, dans le RER A. Une chose non pas insolite, mais incongrue. Quelque chose qui me surprit, me stupéfia, me fascina presque, m’estomaqua pour finalement me faire sourire tellement la situation était grotesque et au final la réaction des autres voyageurs parfois drôle.

A l’époque je faisais un La Défense – Val de Fontenay en RER A. Et comme tous les jours, cela commence par une chasse à la place assise. Les premiers arrivés sont les premiers servis. Pendant que le train terminait son entrée en gare, j’avais pu apercevoir une double rangée de sièges inoccupés dans une voiture pourtant bien remplie. La belle aubaine ! Par chance une porte s’arrête devant moi et je peux être le premier à me précipiter à l’intérieur pour m’asseoir. A ce moment là je réalise que c’est l’horreur ! Je suis stoppé net dans mon élan. Il faut même que je contienne les personnes qui derrière moi n’ont encore rien vu, me bousculent et voudraient elles aussi s’asseoir avant les autres. Et pour cause, je leur cache. Par terre il y a une ENORME MERDE !

C’est vrai qu’en entrant dans la voiture mon flair avait repéré une odeur douçâtre caractéristique mais néanmoins inhabituelle dans ces lieux. En toute logique j’aurais dû rebrousser chemin, mais la force d’attraction de la place libre a été la plus forte. La merde qui est par terre est énorme et les quelques mouchoirs souillés qui l’accompagnent innocentent nos compagnons les plus fidèles. Un être humain a donc chié entre deux rangées de fauteuils. Les bras en appui sur les banquettes de chaque côté. Probablement entre deux stations. Dans la journée c’est sûr. Au milieu d’autres voyageurs sans doute…

Un quart de seconde plus tard, les réflexes reprennent le dessus. Demi tour sur place. Excusez-moi messieurs dames... J’ai beau avertir ceux qui me suivent que ce n’est pas la peine d’y aller, personne ne m’écoute. Tant pis pour eux ils se rendront compte tous seuls. Tout juste si on ne me regarde pas avec un air mauvais. J’ai déjà repéré un siège seul un peu plus loin et je m’y précipite. Pas le temps de ressortir de la voiture. De ce fauteuil j’ai une vue dégagée sur la double rangée de sièges.

Au fil des stations, les voyageurs se précipitent aussi sur ce qu’ils pensent être une aubaine et les uns après les autres poussent des cris d’indignation, râlent ou ne disent rien avant de rebrousser chemin. Certains iront jusqu’à s’asseoir un long moment avant de se rendre compte que quelque chose cloche. D’autres choisiront volontairement de rester, en se tournant légèrement de côté, stoïques. Heureusement personne ne mettra le pied dedans…

Au fait, dans quel sens était-il tourné lorsqu’il a fait ça ?

mardi 6 septembre 2005

Rentrée scolaire

Ce coup-ci ça y est, les lycéens et collégiens ont réintégré les salles de classe. Nombreux sont les élèves que l’on peut revoir le matin dans les trains ou les bus. Et parmi eux, combien encore respectent la tradition de la coupe de cheveux « Spécial Rentrée Scolaire » ? Cela m’a toujours fait sourire d’imaginer les enfants ou ados, essentiellement des garçons, que l’on traîne chez le coiffeur pour leur donner un air présentable.

A une époque je ne souriais pas car j’en faisais partie. En ce qui me concerne il fallait passer sous la tondeuse et les ciseaux pas toujours bien aiguisés du coiffeur du bout du boulevard Sainte Barbe (je n’invente rien), après le coiffeur Sirot, pour dégager les oreilles et la nuque, avec la frange sur le côté. Je n’avais pas la boule à zéro ni la coupe en brosse. Ça ne durait vraiment pas longtemps, mais j’avais simplement horreur d’aller m’asseoir avec mes culottes courtes sur le fauteuil en skaï qui colle et vous arrache la peau au moment de se relever. Je ne supportais pas trop les petits cheveux qui piquent dans le cou ou le haut du dos. Mais bon, ça repoussait vite à l’époque…

Ils sont donc nombreux à remplir les salons de coiffure le week-end qui précède la rentrée scolaire tout comme le matin de la communion ou du mariage. Autant je peux le comprendre pour les filles dont les coiffures peuvent être plus apprêtées et ne sont pas prévues pour durer plus d’une journée, mais pour les garçons, y aller une semaine ou 15 jours avant permettrait de sembler plus naturel, non ?

Ainsi ces jours-ci la moyenne d’âge a sacrément chuté. Les places réservées ont été redistribuées. Rapidement toutes les places assises sont occupées. Des grincheux et des grincheuses ont triste mine. Leur train-train a été chamboulé et ça les perturbe un peu. Ça passera.

lundi 5 septembre 2005

Où sont passées les brodeuses ?

Il y a quelques jours Luciole, qui est curieuse, voulait que je l'éclaire (c'est un comble) sur un détail. Y a-t-il des brodeuses et des tricoteuses dans le train? La réponse est oui. En fait je devrais plutôt dire qu'il y en a eu. De même que des crocheteuses. Malheureusement force est de constater que depuis plusieurs mois je n'en vois plus. Mais où ont-elles bien pu passer ?

Maintenant que je me pose la question, il faut que j'y apporte une réponse. Ou plutôt des hypothèses car en fait je n'en sais rien.

Y aurait-il une saison particulière pour broder dans le train ? A l'approche de Noël qui je le rappelle est à l'origine une naissance, le retard pris sur les ouvrages destinés à être transformés en cadeaux doit être comblé. Les soirées au coin du feu ou devant la télévision ne suffisant plus, le temps de transport permet de terminer à temps. Même chose pour les autres naissances, mais qui celles-là ne tomberont pas forcément à Noël. Si c'est pour offir la brassière en six moix au moment où le joyeux bambin commence à faire ses premiers pas, c'est un peu tard...

Peut-être ne suis-je pas assis dans la bonne voiture. Crocheter rime avec papoter, tout comme tricoter. Comme en général je cherche plutôt un emplacement dans une voiture calme, j'évite les voitures à pipelettes que j'ai répéré.

Pour compléter ce post il faut que je vous avoue être curieux des modèles brodés. Certains abécédaires peuvent être magnifiques. Je préfère le point compté aux motifs préimprimés. La dextérité des crocheteuses me fascine. Le tricot me passionne moins sauf lorsqu'il s'agit de réaliser des modèles avec un motif multicolore nécessitant plusieurs pelotes en même temps. Là encore il s'agit de technique.

Une brodeuse mon Capitaine !

Une brodeuse mon Capitaine !

vendredi 2 septembre 2005

Message technique

Aujourd'hui n'est pas coutume je ne parlerai pas des transports en commun.

J'ai "simplement" complété la liste des blogs que je lis et que je relie en rajoutant ceux qui un jour m'ont laissé un commentaire.

Si cela pouvait encourager les vocations...

Par ailleurs je travaille pas trop activement à la réalisation d'un podcast. Ca marche, depuis l'enregistrement sur fond musical en utilisant "Garage Band", jusqu'au dépôt chez un hébergeur et en passant par le code qui vous permettra de rêver au son de ma voix !

A bientôt.

jeudi 1 septembre 2005

Ca va trop vite (2)

Résumé des épisodes précédents : la conductrice au volant de son bus recyclé en provenance de Pologne roule à tombeau ouvert, emmenant à son bord les quelques voyageurs qui ont réussi à la faire stopper. Ils sont verts, serrent les fesses et se cramponnent comme ils peuvent qui aux dossiers, qui aux accoudoirs.

Tout le monde a à l'esprit des images de bus renversés, de victimes éjectées ou coincées dans des amas de ferraille lorsqu'elles n'ont pas été étalées sur le bitume. Nous ne sommes pourtant pas sur l'autoroute ni sur une route de montagne, ni même sur une voie express ou encore une départementale. Nous roulons dans un lotissement. Un lotissement avec un tas de petites rues corbes, qui se croisent dans tous les sens, avec des priorités à droite. Les carrefours sont perdus et cachés par la végétation et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Même en ayant la priorité, il vaut mieux marquer un arrêt et s'engager avec prudence.

Et là nous roulons à 50 km/h. En voiture bien attaché, avec des pneus neufs et une route sèche vous vous faites déjà des frayeurs. Il y a déjà eu quelques accrochages et des vélos renversés. Rien de fatal jusqu'à présent. Dans le domaine où j'habite j'entends. En cas de freinage en catastrophe, les voyageurs se retrouveront tous au premier rang, sauf ceux qui seront passés à travers le pare-brise.

S'agit-il d'inconscience ? Je ne parle pas de celle de la conductrice, mais de la notre, à accepter de monter avec ce genre de furie. Comme ces voyageurs espagnols je crois qui ils n'y a pas si longtemps ont fait un scandale dans l'avion qu'ils occupaient. Ils ont pu le faire avant le décollage et ont obtenu gain de cause. Toujours est-il que je n'ai pas pu m'empêcher de faire une remarque à voix forte qui a peut-être eu comme conséquence un léger écart vite rattrapé, mais une fin de voyage beaucoup plus calme !

Champion mon Capitaine !

Champion mon Capitaine !