jeudi 25 août 2005

Au revoir mon Capitaine !

Après la série sur les valises à roulettes, après les mésaventures du porteur de sac à dos et afin de rester un peu plus longtemps dans l'esprit vacances, voici à quoi ressemble ma valise lorsque je pars. En cette période charnière, trouver l'inspiration n'est pas la chose la plus aisée. Je reprends ainsi une idée suggérée par Vroumette. Cette note est d'autant plus utilse qu'il faut que je recommence l'exercice en réel ce matin. Eh oui, je prends quelques jours de rab. A ce moment de la lecture, si vous n'avez pas encore décroché, méfiez-vous, la crise de narcoleptie n'est pas loin !

En fait je n'ai pas de valise, mais un sac en toile de nylon noir. A l'intérieur vous y trouverez une trousse de toilette (brosse à dents, dentifrice, rasoir à main, gel de rasage, lames de rechange, crème hydratante pour le soin du visage, shampooing, spray fixant et brosse à cheveux (je ne suis pas prof de maths), gel douche sans savon, déodorant, eau de toilette, pince à épiler, coupe-ongles et lime à ongles (j'en ai), coton-tiges.

Côté vêtements des caleçons, des chaussettes (les petites qui arrivent à la chemise cheville (merci Samantha) pour aller avec les petites baskets qui vont bien), des T-shirts manches courtes et longues, chemisettes, pantalons, bermudas, caleçons de bain (je repars au bord de la mer), et un polo à manches longues au cas où.

Pour les accessoires j'utilise un sac à dos dans lequel je loge un billet de train et la carte de réduction qui va avec, mon téléphone mobile et son chargeur, un lecteur MP3 de la marque de la pomme et son chargeur, des bouquins, des revues (je ne prendrai pas l'avion, et surtout pas cette companie. En ce moment ils ne tiennent pas trop bien en l'air. J'aurais donc quatre heures de trajet par le train), un couteau multi-fonctions, des clés , mes papiers d'identité, moyens de paiement, bloc notes et stylo bien sûr, portefeuille, porte-cartes, bouteille d'eau et quelques chewing gums (pas des Malabar).

Voilà, vous savez tout. Ou presque...

Quelle est cette companie mon Capitaine ?

Quelle est cette companie mon Capitaine ?

mercredi 24 août 2005

Coup de blues

Ca m'a pris petit à petit hier (mardi donc). Il a plu pendant la nuit. On peut encore voir les traces dehors : quelques tâches sombres sur le bitume. Mais surtout c'est ce ciel. Gris et bas. Et aucun signe que ça s'améliore. Gris et uniforme. Rien à voir avec les ciels gris et nuageux de la côte flamande si bien représentée par quelques peintres il y a quelques années.

Vu de l'intérieur de mon train du matin, il n'a rien de réjouissant. Au contraire. On dirait qu'il s'est installé pour un bout de temps. Il tombe un crachin tiédasse et l'air est humide. Et du coup tout est gris ce matin. Les gens, le train, les maisons, l'horizon... et mon humeur. On attend pourtant depuis des mois qu'il pleuve pour compenser les effets de la sécheresse, mais ce n'est pas ça qui est espéré. Quitte à ce qu'il ne fasse pas beau en cette saison, autant qu'il pleuve un bon coup plutôt que de nous jouer l'automne en plein mois d'août. Mais cessons ces considérations météorologiques qui finalement m'énervent.

J'ai pourtant apprécié comme tous les jours mon petit-déjeuner pris en tête à tête avec les journalistes de France Info. Un bon café fraîchement passé, coloré d'une goutte de lait demi-écrémé et une demi-flûte à l'ancienne de chez Paul, grillée et tartinée de confiture aux abricots faite maison. Suffisamment énergétique pour tenir le coup jusqu'au déjeuner, dans sept heures environ.

Je ne m'attends pas à ce que ce trajet matinal dans le train me permette de surmonter ce petit passage à vide. Le salut ne viendra pas non plus du boulot ou de mes collègues de travail. Ce qu'il me faut c'est juste un petit rayon de soleil. En principe il y a quelques rayons qui m'attendent ce week-end qui commencera jeudi soir pour se terminer mardi matin.

Le début de l'éclaircie ?

mardi 23 août 2005

Fin des vacances ?

Hier, lundi donc, j'ai pu noter un changement notable. Deux en fait.

Le premier c'est que cette semaine j'ai un nouveau chauffeur de bus. A mieux y regarder, et contrairement aux apparences, c'est plutôt le modèle féminin, mais je ne sais pas si on dit chauffeuse de bus. Quoique maintenant les uns comme les autres ne chauffent plus grand chose. Enfin bref elle m'a fait démarrer la journée sur les chapeaux de roues en arrivant avec deux minutes d'avance par rapport à l'horaire officiel. Heureusement que je l'avais entendu arriver. J'ai sprinté, la sacoche dans une main, en faisant de grands moulinets pour me faire voir sur le côté. En freinant pour me prendre à bord c'est tout juste si le bus ne s'est pas mis en travers en laissant une trace de gomme brûlée sur la chaussée. Ce matin je ne fus pas le seul à démarrer de cette manière. Au fur et à mesure que le bus avançait, je pouvais voir d'autres habitués comme moi sortir d'un peu partout en courant, en faisant de grands gestes. C'est plaisant à observer une fois qu'on est assis ! Etant nouvelle sur le parcours, était-ce la crainte d'arriver en retard à la gare ? Ou bien tout simplement sa montre n'était-elle pas à l'heure ? Nous sommes finalement arrivés à bon port et pour sûr nous n'avons pas manqué le train. L'attente n'a même jamais été aussi longue ! Voilà pour le premier changement.

L'autre changement ? C'est le nombre de voyageurs. Il a sensiblement augmenté par rapport à la semaine dernière. Je m'en suis rendu compte une fois arrivé à Haussmann Saint Lazare. Je ne m'en suis pas aperçu plus tôt tout plongé que j'étais à rédiger un article à paraître avant la fin de la semaine. Du coup l'accès aux escalators est plus difficile. A y regarder de près bon nombre de voyageurs, même s'ils ont le teint encore bronzé à l'heure de la reprise, ont la mine défaite. Ils ne sont pas vraiment souriants. Et je peux les comprendre. Bientôt les vacances ne seront plus un souvenir, mais un nouveau projet, pour demain, dans une semaine, un mois, un an...

lundi 22 août 2005

Culbutos

J’ai évoqué, jusqu’à l’insupportable pour certaines, les valises à roulettes. C’est peut-être devenu maintenant le moyen le plus répandu pour transporter ses effets au cours d’un voyage, mais pas le seul. Il reste encore des adeptes du sac à dos. Pas celui qu’on maintient en travers de la poitrine grâce à un « scratch » avec la poche spéciale téléphone mobile dessus et dans lequel on peut loger un plan de Paris, un appareil photo numérique compact et une mini bouteille d’eau. Ni celui de taille un peu plus grande et de marque djeun’s qui permet d’emmener en plus une trousse de toilette-maquillage, un téléphone mobile et un livre de poche. Je veux parler du vrai sac à dos des familles. Le sac à dos au format militaire en permission pour le week-end, ou encore routard tout terrain en route pour Katmandou. Ou pour la face nord de l’Everest, avec bretelle, ceinture et tout le toutim, capable d’emporter un volume de 70 litres sans broncher, sans compter le matelas de sol, la tente avec les tiges en acier bi-chromaté, le porte piolet et des sangles dans tous les coins.

J’ai vu un voyageur en porter un de ce type ce week-end. Au premier abord j’ai vu le sac qui culminait au milieu de la foule des voyageurs, ensuite j’ai remarqué le voyageur. Il n’avait pas l’air très épais (le voyageur) et il avait juché ce sac jaune canari qui devait peser au moins aussi lourd que lui sur les épaules. Le centre de gravité était donc haut. Il voyageait avec sa compagne qu’on aurait pu prendre pour sa mère. Ne riez pas ! Il y en a… En plus du sac à dos, il traînait une grosse valise. Et un chien, tenu en laisse. Le spectacle était dans la salle. Bien sûr tout ce petit monde était en retard. J’imagine que le trajet dans le métro n’avait pas été de tout repos.

Arrivé devant le composteur il a fallu sortir les billets qui bien sûr étaient au fond de la grosse valise. Quelle idée ! Car c’est en se penchant pour les attraper que le sac à dos a commencé à lui passer par dessus la tête pour l’entraîner de façon irrémédiable en avant. Il s’est donc retrouvé la tête plantée dans la grosse valise, avec un gros poids sur les épaules ! Incapable de bouger ! Complètement coincé, il a commencé à engueuler sa compagne afin qu’elle lui vienne en aide ! Il ne pouvait pas lâcher la laisse du chien qui avait eu peur et ne pensait qu’à se sauver au milieu de la foule et le sang commençait à lui monter à la tête. Finalement, étant apparemment aussi lourde que le sac et son porteur, elle a réussi à remettre tout ça d’aplomb et calmer le chien. Les billets ont été retrouvés, compostés et le voyage a pu reprendre son cours…

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !

samedi 20 août 2005

You are Lost Captain !

Vous vous remettrez mon Capitaine !

Vous vous remettrez mon Capitaine !

vendredi 19 août 2005

Valises à roulettes (7)

Allez, encore un épisode avant de clore cette série sur les valises à roulettes. J’aurais pu commencer par détailler l’évolution de la valise à roulettes au fil des âges. J’ai évoqué les toutes premières versions, avec les roulettes sur la tranche, mais force est de constater que l’espèce a évolué.

Le tout premier modèle fut réalisé à partir des valises en plastique rigide. En effet on ne connaissait pas les matériaux composites (et légers) à l’époque. Et même s’ils existaient, le prix était rédhibitoire. Les premières valises rigides, même vides, pesaient donc des tonnes. Elles avaient été conçues au moment du gros boom des vacances en avion, étant donné le soin méticuleux apporté par les préposés à la manutention des bagages. Si vous aviez le malheur de leur confier votre valise familiale, même entourée d’une solide sangle et cadenassée comme il faut, il y avait un risque élevé de vous faire appeler dans le hall de l’aéroport pour venir reconnaître vos effets dans un état tel que vous n’auriez jamais pu l’imaginer. Une fois remplie, même Superman aurait eu du mal à la décoller du sol. Les roulettes firent alors leur apparition.

Tout le monde ne voyageant pas en avion, les roulettes ont rapidement contaminé d’autres types de bagages, comme les sac de voyage mous ou même les valises classiques. Les dimensions évoluèrent également, toujours à cause des voyages en avion.

Si au début des valises en plastique rigide vous étiez content de savoir que votre valise allait écrabouiller les valises à l’ancienne, à un moment donné les voyageurs exaspérés et décidés à se venger à leur tour, se ruèrent sur les valises en plastique. Du coup ces dernières commencèrent à souffrir aussi à cause d’une part des chocs entre elles et d’autre part à cause du changement de mentalité des préposés aux bagages qui se dirent que toutes ces valises étaient suffisamment solides pour qu’ils puissent donner libre cours à leur énergie débordante. De plus en plus de personnes voyageant avec de plus en plus de bagages, l’attente pour récupérer ses bagages alla en s’accroissant de façon exponentielle.

C’est ainsi que sont nées les valises à roulettes « spécial-cabine », inspirées sans doute du matériel emporté par le personnel volant, qui leur permet entre autres d’éviter l’attente au moment de la récupération des bagages lorsque ceux-ci ont voyagé dans le même avion que le votre. Elle furent conçues en toile de nylon avec des dimensions leur permettant de rentrer plus ou moins facilement dans les coffres-zà-bagages prévus à cet effet.

Les derniers modèles sont maintenant en matériaux composites, car elles sont redevenues rigides. Les couleurs n’ont pas trop évolué, mais vous pourrez maintenant apercevoir des modèles vache frisonne…

Sans mentionner le comportement de leurs propriétaires, elles ont tout de même un problème récurrent : elles sont toujours aussi bruyantes !

jeudi 18 août 2005

Valises à roulettes (6)

L’approche des escaliers devient pratiquement impossible lorsque plusieurs valises à roulettes se présentent au même moment. En effet certains conducteurs (ou conductrices) ont tendance à piler net pour s’arrêter et prendre le temps de replier le manche de leur terrible engin, attraper la poignée et finalement se résigner à le porter. Même chose à l’arrivée. Nouvel arrêt en haut ou en bas de l’escalier pour poser la valise par terre dans le bon sens, déplier le manche télescopique et repartir. Ceux qui suivent n’auront qu’à attendre et prendre leur mal en patience. Lorsque vous avez un train à prendre…

Lorsqu’il s’agit de descendre un escalier certains ne s’encombreront pas d’attraper une autre poignée afin de porter leur bagage. Ils se contenteront de lui faire dévaler les marches dans un grand bruit qui fera se retourner tout le monde. L’échantillon représentatif se situe plutôt dans la partie masculine des adolescents. Les djeun’s quoi, qui marquent ainsi le rythme de leur musique poussée à fond par leur walkman.

Face à un escalator la manœuvre diffère légèrement. On se retrouve un peu dans la même situation que lorsqu’on est en voiture derrière un conducteur qui veut se garer en faisant un créneau. Il y a les bons (chanceux ?) et il y a les autres, les besogneuses. Il s’agira pour le conducteur de la valise, dans un espace réduit et en étant pressé par le défilement ininterrompu des marches l’escalator qui l’emporte déjà, de se retrouver lui sur une marche et la valise sur une autre, de manière à libérer la place pour laisser passer les autres piétons. Et il y en a pour qui ça prend plus de temps que pour d’autres… L’arrivée, que ça monte ou que ça descende, ne pose en général pas de problème puisque le démarrage se fait dans la foulée.

mercredi 17 août 2005

Valises à roulettes (5)

Tout d'abord il n'y a pas que moi qui suis irrité par ce genre de bagages. Même entre eux les possesseurs de valises à roulettes ne se font pas de cadeaux, sont inattentifs, pour ne pas dire aveugles et sans-gêne. C'est en quelque sorte rassurant. Les accrochages physiques et verbaux ne sont pas rares et me font bicher. Va donc eh… ! C’est ainsi que je me suis rendu compte qu'il est possible de les faire partir en vrille rien qu'en glissant un pied sous une des roulettes. Non seulement le conducteur pressé de l'engin s'excuse car il vous a roulé dessus, mais en plus la valise commence à partir en c... pardon, en chaussette. Certains arrivent à la rattraper. Pour d'autres la figure se terminera sur le toit avec torsion du poignet car on ne veut rien lâcher et on espère toujours la rattraper.

Autre observation, la position du conducteur. On rencontre rarement un possesseur de valise ou de sac à roulettes avec un engin à sa taille. Combien y en a-t-il qui marchent da façon complètement déhanchée pour éviter que leurs pieds tapent dans le bagage et le renversent, ou tout simplement parce que la poignée ou la manche télescopique est trop court et qu'il faut bien que les roues touchent le sol ? Pas très pratique et encore moins esthétique, mais combien comique et pathétique.

Par ailleurs la dimension de la valise à roulettes est souvent inversement proportionnelle à la taille de son propriétaire. Vous aurez certainement croisé et remarqué comme moi des petites valises à roulettes souvent tirées par un homme grand et raide, pas forcément baraqué, et pour lequel on pourra s'interrogera sur sa virilité. A l'inverse les valises à roulettes de la taille d'une armoire normande sont plutôt tirées par de frêles jeunes filles (blondes et lourdement accessoirisées) ! Tâchez de les éviter si vous ne voulez pas plus tard voir votre départ en vacances virer au cauchemar lorsqu'il s'agira de remplir le coffre de la voiture familiale.

mardi 16 août 2005

Valises à roulettes (4)

Pour continuer la série, il faut que je vous fasse part de ce que j'ai vécu dernièrement. Pas plus tard que ce week-end en fait. En fait ça pourrait être n’importe quel week-end du mois d’août. En effet, pendant le mois d'août je prends le train (TGV) tous les vendredi soir au départ de Paris Montparnasse et rentre le lundi matin de bonne heure de manière à retourner directement au boulot. J’ai de la chance car je peux voyager léger. J’emporte avec moi le strict minimum car la plupart de mes affaires sont déjà sur place. Au retour je reviens toujours un peu plus chargé qu’à l’aller. Et pour tous ces allers-retours j’utilise un sac de voyage que je porte.

Mais il est passionnant ce garçon quand il s’y met à nous raconter tout ça !

Ce week-end c'était le week-end du 15 août, donc il y avait pas mal de monde dans la gare. Et pas le genre voyageurs de banlieue qu'on voit habituellement dans le RER ou le métro. Non, là il s'agissait de l’espèce noble de ce genre un peu particulier qu'on appelle aussi les grands voyageurs et reconnaissable à la quantité de bagages qu’il emmène avec lui. Grand voyageur donc, pas par la taille, bien sûr, mais plutôt par la distance à parcourir entre deux gares sur les trains grandes lignes. Dans un TER on n'est déjà plus considéré comme un grand voyageur. Et les grands voyageurs comme je le disais voyagent avec des bagages. Et parmi ces bagages, il y a des... valises à roulettes ! Etait-ce le fait d'avoir écrit récemment quelques articles à ce sujet ? Toujours est-il que vendredi j'ai eu l'impression de n'en avoir jamais vu autant que ce week-end (le lundi matin je suis train au radar pour observer ce genre de choses). Il y en avait dans tous les coins. Je me suis alors rendu compte de plusieurs choses.

A suivre…

vendredi 12 août 2005

Valises à roulettes (3)

L’arrivée des valises à roulettes a entraîné la disparition des porteurs et la désaffection pour les chariots. Elle est par contre à l’origine de la naissance de nouveaux types de voyageurs.

D’un côté il y a ceux qui n’en n’ont rien à faire de stationner devant les escaliers ou les escalators pour essayer de décoincer, pour la rentrer ou la sortir, la poignée télescopique de leur valise à roulettes.

Il y a également l’espèce de ceux qui roulent sans faire attention au monde qui les entoure. Ne vous est-il jamais arrivé de manquer de vous casser la figure à cause d’une valise à roulettes qui change de direction sans crier gare devant vous ? Si au moins ce genre d’engin était équipé d’un fanion ou d’un gyrophare pour signaler sa présence au milieu de la foule !

Les valises qu’on ne voit pas peuvent parfois être entendues. Il arrive souvent que les roues grincent. Défaut de lubrification. C’est le genre de souci qu’on se promet de régler une fois rentré chez soi, mais qu’on oublie tout aussitôt.

Entendu récemment :

- Y’a ta roue qui grince !
- …
- Y’A TA ROUE QUI GRINCE !
- Tu ne peux pas parler plus fort ? Y‘a ma roue qui grince !

Certains revêtements sont à l’origine d’un bruit insupportable. Si vous prenez l’exemple du parvis de la Défense qui est composé de dalles couvertes de petits galets, vous comprendrez de quoi je parle. Le vacarme est assourdissant et peut parfois couvrir les conversations. Comme tout le monde marche dans le même sens, même en ralentissant l’allure pour se laisser distancer, ça fait durer le plaisir. Jusqu’au moment où on se fait rattraper par une autre…

Enfin il y a ceux qui cumulent tous ces comportements. Dans ce cas la seule chose à faire est de sauter à pieds joints sur leur valise et de recommencer encore et encore jusqu’à épuisement total. Ca défoule !

jeudi 11 août 2005

Valises à roulettes (2)

Une fois le marché inondé par ces valises instables et onéreuses, quelques uns subi le problème de plein fouet. Et pas les moindres. J’imagine par exemple le patron de la boîte qui fabrique les valises en question. Un jour il devait partir en voyage d’affaires sur une île du Pacifique, accompagné de sa secrétaire. Alors qu’il était à la bourre parce que son chauffeur s’était retrouvé coincé dans les embouteillages, il a du presser le pas dans les couloirs et le hall de l’aéroport avec sa superbe valise branlante. Et bien sûr il a loupé son avion à cause de cette valise instable. Sans compter la honte devant la secrétaire ! L’ingénieur maison s’est fait virer sur le champ. Il a été remplacé par un autre qui finalement a imaginé de mettre les roulettes sur la largeur ! Il fallait y penser, non ? Du coup il a été obligé de mettre une poignée télescopique pour adapter la prise en main. Et roulez jeunesse ! Combien de personnes ont acheté une valise instable ? Des millions. A vous de casquer à nouveau pour ce miracle de la technologie.

La taille de ces valises à également évolué de manière à pouvoir être glissées dans les cabines des avions. Combien de fois ai-je vu de grossiers personnages essayer de faire rentrer une valise trop grande dans un coffre à bagage trop petit, sans prêter la moindre attention au manteau ou l’imperméable que vous aviez pris soin de plier comme il faut de manière à éviter qu’il se froisse, ou bien en renvoyant sur les roses l’hôtesse qui se propose de la mettre un peu plus loin, là ou il y a de la place.

Car évidemment chacun veut éviter de mettre sa valise dans la soute en prétendant que le sac de 20 kilos qu’il porte est un bagage à main. Du coup chacun veut voyager avec sa valise au dessus de sa tête. On ne sait jamais… S’il prenait un jour l’envie à quelqu’un d’autre de vouloir sortir en cours de vol avec votre bagage !

mercredi 10 août 2005

Valises à roulettes (1)

Le post d’hier m’a fait penser à une invention certes utile, mais parfois plus qu’irritante une fois mise en de mauvaises mains. Vous le saviez déjà, je parle des valises à roulettes. On a plus de chance d’en voir en grand nombre le vendredi et le lundi. En particulier au moment des vacances, dans les gares et les aéroports. Elles sortent alors d’on ne sait où et sont toujours précédées d’une personne pressée qui ne se préoccupe pas du tout des pieds des autres.

L’espèce a évolué au fil des ans. Malheur à ceux que se seront jetés sur les premiers modèles, qu’ils auront bien sûr payé le prix fort, et qui étaient un non-sens et certainement mis au point et conçus par un ingénieur. En effet leurs roulettes étaient placées sur la hauteur (le côté le plus petit ou la tranche si vous préférez). Le centre de gravité était de ce fait haut, l’écartement des roulettes au minimum, rendant l’objet instable, quelle que soit la vitesse et la qualité du revêtement. Il suffisait en plus de l’avoir chargée en mettant les choses lourdes en haut (par exemple des chaussures ou une trousse de toilettes), pour la voir tituber et se vautrer au milieu des couloirs et des halls. Une fois remise sur roulettes, au moindre virage, au moindre choc ou changement de direction, même chose, la valise partait à droite et à gauche pour se vautrer. Le modèle à quatre roulettes disposées sur le fond de la valise était à peine plus stable que celui équipé de deux roulettes en coin.

J’imagine l’énervement du propriétaire de la valise en question. Il est déjà pressé, et du coup se trouve retardé. Après une première chute, il décide d’accélérer le pas, provoquant une nouvelle chute et un nouveau retard et une irritation grandissante. La scène peut se répéter un certain nombre de fois, jusqu’au moment où excédé, il décide de prendre sa valise par la poignée, pour la porter.

Et immédiatement regretter d’avoir à soulever la quantité de choses qu’il pensait pouvoir faire rouler.

Ne soyez pas négatif mon Capitaine !

Ne soyez pas négatif mon Capitaine !

Encore un effort mon Capitaine !
Encore un effort mon Capitaine !

mardi 9 août 2005

Train Train

Aujourd’hui comme hier, rien de nouveau sous le soleil. Et ce manque d’activité n’est pas sans influence sur mon activité. Je me laisse vivre. Au ralenti. Il en va de même pour mon imagination. Elle tourne au ralenti en ce moment. Les trains de banlieue eux aussi ralentissent. C’est tout du moins ce que je ressens. Sans être à dire que je contrôle chronomètre en main combien de temps je mets pour rentrer chez moi le soir, j’ai l’impression que c’est plus long que d’habitude…

C’est sans doute dû au manque d’agitation habituel. Les arrivées en gare sont d’un triste ! A peine 2 pelés et un tondu par bus. C’est le changement radical. Pas de bousculade du matin au soir. C’est peu commun.

La seule agitation a lieu pour moi le lundi matin et le vendredi soir. Je pars pour le week-end retrouver ma « petite famille ». Il faut malheureusement penser au retour. Pour ce faire je prends le TGV en Gare Montparnasse. Lever au radar à cinq heures du mat’, sans les frissons. A six heures et quelques du matin il y a du monde qui a fait l’effort de se lever tôt pour rejoindre Paris. J’en fais partie.

Je me retrouve donc parmi ces voyageurs plus bronzés que la moyenne, chargé d’un sac de voyage (sans roulettes), qui cherche à se frayer une place dans le métro quelques heures à peine après s’être baigné en mer ou avoir fait une marche à travers la campagne ou au bord de la mer. A ce moment là j’ai vraiment l’impression d’être un étranger. De ne pas faire partie de ce monde et de ne pas vouloir en faire partie.

Il faudra attendre que la semaine s’écoule avant de pouvoir à nouveau s’évader et profiter de ces quelques heures, de ces quelques jours loin de la cohue. J’aurai tout le temps de la retrouver dans quelques semaines. Avec le mauvais temps en plus.

Vous sortez du cadre mon Capitaine !

Vous sortez du cadre mon Capitaine !

lundi 8 août 2005

Torpeur estivale

Ce ne sont pas les grosses chaleurs en ce moment et je ne m’en plaindrai pas. Les transports en commun parisiens sont d’autant plus fréquentables en ce moment qu’il n’y fait pas trop chaud et qu’il n’y a pas trop de monde. Pour l’instant… Un peu comme au bureau qui semble avoir été déserté ces jours-ci.

Je sais que ça ne durera pas. Pas plus de quinze jours. C'est-à-dire cette semaine et la semaine du 15 août. C’est traditionnel. Etant donné ce que j’entends dire autour de moi, je pense qu’il y aura encore moins de monde la semaine prochaine.

De là à dire qu’il faut en profiter, non, je n’irai pas jusque là. Tout au plus apprécier la situation et le moment présent. En étant réaliste car comme je le disais, ça ne durera pas.

Il est donc possible en ce moment de voyager dans des voitures aérées et fraîches le matin. Ce serait presque agréable. On ne transpire pas et du coup on n’est pas collé à son voisin ou à sa voisine. Les gens sont moins stressés et moins énervés, plus agréables et plus souriants. Les tenues sont légères et… Je m’égare.

En fait dans cette situation je réalise qu’il ne se passe finalement pas grand-chose qui vaille la peine d’être commenté ou critiqué. D’autant qu’en ce moment je suis embarqué dans les dernières aventures de ce cher Harry Potter. Je n’ai pas résisté. Je n’ai pas attendu la sortie d’octobre. J’ai eu du mal dans le sud de la France à en trouver un exemplaire qu’il a fallu que je commande en librairie. Du coup je ne regarde pas trop ce qui se passe autour de moi et je suis isolé dans mon petit monde fantastique et magique. La fin de l’année scolaire approche pour lui, donc la fin de l’aventure pour moi et j’ai encore des progrès à faire avec les formules magiques si je veux pouvoir rigoler un peu en septembre.

Tarentallegra !

vendredi 5 août 2005

Mon voisin parle trop fort

Cela fait malheureusement partie des choses qui arrivent. A force de se retrouver dans des lieux publics où il est impossible d’être seul et isolé, à un moment où à un autre vous vous retrouverez forcément assis à côté de quelqu’un qui parle fort. D’autant plus fort que vous jugerez sa conversation inintéressante, quels que soient les efforts que vous tenterez désespérément de déployer pour ne pas l’entendre. Je ne parle même pas de l’écouter. Il faut tout de même souligner que la plupart du temps les gens parlent à voix basse. Sauf les Zyvas qui feraient mieux de temps à autre de kiffer à donf le staïle des bouffons qui font pitié.

En plus ce matin je n’ai pas de chance car la batterie de mon iPod est à plat. Je l’ai rangé dans ma sacoche en le laissant allumé (une fois de plus). Donc aucun moyen de couvrir le blabla ambiant.

De quoi parle-t-il ? D’une sorte de kermesse (pas une ducasse) qui a eu lieu le week-end passé, avec des tas d’épreuves du style course en sac, ballon de rugby attaché à un élastique et qu’il faut porter le plus loin possible. Donc quelque chose de plutôt du genre sportif où les plus crâneurs peuvent se faire mal ! Tout cela d’une voix vraiment forte. Pourtant le bruit de fond n’est pas plus élevé que d’habitude.

Un sourd alors ? Il n’y a pourtant aucun lien de cause à effet. C’est comme siffler sous la douche. Pas d’effet secondaire !

Tellement fort que j’ai de plus en plus de mal à me concentrer ou même en faire abstraction. Pourtant encore une fois je ne trouve aucun intérêt à ses propos. Enfin il vient à descendre ! Il va pouvoir raconter son histoire aux voyageurs du RER A. Moi je continue sur le E.

A partir de dorénavant comme dirait l’autre, je veillerai à ce que la batterie de mon iPod soit toujours chargée !

jeudi 4 août 2005

Strapontins

Après les places réservées aux infirmes civils, aux femmes enceintes de plus de deux heures (ça coupe les jambes ?) et aux invalides de guerre, parlons maintenant des strapontins et de l’usage qui en est fait.

Ils sont pratiques dans la mesure où tous les sièges des banquettes sont occupés et qu’il n’y a pas trop de monde devant les portes afin de pouvoir s’y asseoir sans trop gêner.

Amusants aussi lorsque, sadique, dans le métro vous vous levez brusquement pour entendre l’assise frapper violemment le dossier dans un grand bruit et effrayer ou réveiller en sursaut les autres voyageurs. Faire exploser un sac en papier dans un lieu public devrait par les temps qui courent être sévèrement puni !

Utiles en période d’affluence pour poser une sacoche sur la tranche du strapontin relevé.

Bien pratique cette invention, que ce soit au théâtre ou dans un train, bien que très inconfortable dès qu’on mesure plus d’un mètre soixante.

Ils sont gênants lorsque certaines personnes persistent à vouloir y rester assis alors que la voiture est bondée, bien que cela soit déconseillé, mais pas interdit et trop souvent toléré. Il y en aura toujours quelques uns (hommes ou femmes) qui en dépit de la cohue, des regards assassins et des coups sournois ne bougeront pas d’un pouce et s’accrocheront à leur place assise, aussi inconfortable soit-elle, en faisant semblant de ne pas voir ou comprendre ce qui se passe autour d’eux.

Vous avez beau leur marcher sur les pieds, trébucher en les heurtant (en vous excusant bien sûr), essuyer consciencieusement le dessous de votre sacoche sur leurs genoux en passant, leur faire des remarques acerbes, leur poser un livre ou un journal sur la tête, ils restent la plupart du temps stoïques, imperturbables et sourds à votre demande de bien vouloir se lever et il n’y a que dans ce lieu où ils sont prêts à subir les pires des choses, sans remord apparent, sans honte… et surtout sans gêne !

Au prix du billet il ne faut rien lâcher.

mercredi 3 août 2005

Journal de bord

Cela fait trois heures maintenant que le train a quitté la Gare de Lyon. Et c’est enfin le premier arrêt. Je dis « enfin » en pensant à la moitié des voyageurs qui se précipite à l’extérieur sur le quai, une cigarette et un briquet à la main, histoire de profiter des deux minutes d’arrêt pour s’en remettre une couche dans les artères. Je rigolerais qu’il y en ait un ou une qui se fasse coincer et reste sur le quai ! « Eh ! Mais… Attendez moi bon sang ! ».

Sinon si je devais faire une critique (une de plus), c’est au sujet de la place que j’occupe. Je vous ai expliqué hier que j’étais assis sur une banquette faisant face à une autre avec une tablette pour les séparer. C’est mon statut de père de famille nombreuse qui certes me permet de voyager à moindre tarif, mais qui du coup me fait occuper une place généralement réservée à une marmaille bruyante, alors que je voyage seul.

Du coup je me retrouve dans la voiture ‘04’, à l’entrée de la voiture-bar. Etant donné qu’il s’agit d’un jour de grand départ en vacances, du défilé il y en aura aujourd’hui. Et comme en plus j’ai la chance d’être assis à côté de la porte du compartiment, je vais pouvoir en profiter pleinement.

J’aurais du faire le compte du nombre d’ouvertures, de fermetures, de personnes qui entrent et qui sortent… Faire le compte de celles qui me bousculent sans s’excuser, de ceux qui ont du mal à circuler dans le passage, étant donnée leur corpulence, ou bien à cause des mouvements du train.

Sans cela je dois avouer que j’arriverai reposé, malgré les heures passées à rester assis. J’en aurai tout de même profité pour somnoler en me faisant bercer par la musique de mon iPod, la bouche grande ouverte à baver sur ma chemise. J’espère que le spectacle n’aura pas trop incommodé les autres.

Le train vient de repartir de Montpellier. Il n’y a plus grand monde. A part ma voisine d’en face, comme par hasard, qui se tord la tête et a réglé sa vision sur zoom maximum pour essayer de déchiffrer mes pattes de mouche.

mardi 2 août 2005

Début des vacances

Ca y est ! C'est fini ! Maurice est de retour après 3 semaines d'absence. Comme pratiquement dans la plupart des cas, c'est bien sûr toujours trop court. Mais bon on se dit qu'on en a bien profité. En pensant déjà aux prochaines. Voici donc avec un léger décallage, le récit partiel des premières heures de mes congés, dans les transports en commun.

C'est donc au lendemain d'horribles attentats à Londres que j'ai pris le train. Le TGV pour être plus précis, afin de m'extirper de la capitale à grande vitesse. Nous étions nombreux à avoir eu la même idée ce jour-là ! Les abords de la Gare de Lyon sont, tous les ans et à la même époque, complètement saturés par une foule de personnes chargées de sacs et de valises plus ou moins encombrants.

Il faut bien sûr ne pas poser son bagage n'importe où, tâcher de repérer un comportement suspect, un bagage abandonné... Des messages diffusés par haut-parleur ne cessent de le répéter. Mais ne laissons pas place à la paranoïa. J'ai plus important à faire. Me trouver un ou deux sandwichs pour tenir jusqu'à demain matin.

Et là, pas de bol ! Le boulanger du Nord de la France n'a pas de boutique dans la gare. Je suis contraint et forcé de me rabattre sur "La brioche pas cuite" et ses sandwichs au pain mou. Celui au thon me donne déjà des aigreurs d'estomac mais ls se sont fait dévaliser. Je ne me ferai pas avoir deux fois. Sous prétexte d'avoir voulu voyager léger et avoir ça de moins à trimballer depuis La Défense, j'avais pensé les acheter en Gare de Lyon. Perdu ! Ce n'est pas grave, c'est les vacances.

Au moins j'en aurai fait profiter tut le monde dans le compartiment. En effet il a parfumé le wagon pendant tout le temps pendant lequel je l'ai dégusté. J'en voyais quelques uns saliver. Eh eh eh ! D'autres, à voir leur tête, semblaient ne pas trop apprécier l'odeur du poisson. Surtout ma voisine d'en face, celle qui n'arrête pas de regarder plus ou moins discrètement ce que je fais. C'est un des inconvénients que de voyager aux place se faisant face et séparées par une tablette.

vendredi 8 juillet 2005

Vacation

Ce coup-ci, ça y est ! C'est mon tour ! A moi les vacances !

Trois semaines de break, trois semaines sans transports en commun, trois semianes sans train, sans RER, sans bus, sans retard. Je n'aurai pas de montre, pas d'heure, pas de course pour ne pas louper le dernier train ou celui qui est à quai. Pas d'internet, pas d'ordinateur, pas de blog ni de site internet à alimenter au moins quotidiennement. Pas de notes ou de commentaires laissés par-ci par-là au gré des lectures (un peu toujours les mêmes quand même que je serai content de retrouver). A peine un téléphone mobile que j'allumerai de temps à autres. Pas de cohue, pas de foule. Pieds nus pendant trois semaines. Les costumes, les cravates, les chaussettes noires qui vont bien, tout cela sera remisé au placard avec le cartable. Quelques T-shirts (pas ceux en photo), des pantacourts (pas de gilet multi-poches Anitta). Des bermudas peut-être des lunettes de soleil... Et puis peut-être aussi un bouquin. Des bouquins ? Cela va bientôt faire un an que je n'ai pas lu de livre. Depuis mon accident de vélo, Nan'. Et en parlant de vélo j'irai probablement voir le départ d'une des étapes.

Il fera beau, il fera chaud (contrepéterie belge). Au fait savez-vous que "les contrepéteries" est une contrepéterie ? N'hésitez pas à me laisser votre réponse. Il y aura un peu de vent pour mes cerf-volants. Peut-être que ceux qui sont dans le coin pourront apercevoir celui que j'ai fait voler dernièrement. Celle qui est attirée par les petits jeunes (mais n'ose pas l'avouer) et qui les fait rougir, a plus de chances que les autres ! Cette fois j'essaierai avec une ligne de 200 mètres, rien que ça !

La mer sera à la bonne température, idéale pour la voile, Denis, le sable sera fin, le bois de pins grouillant de vie, de ces animaux qu'on ne voit que là, et pas dans les safaris, au Kenya ou ailleurs. Les fruits de saison seront de là-bas. Orgie de melons, de concombres, de tomates, de tapenade, de pêches, de cèbe et de poulets plats en perspective ! A moi les baignades, les sculptures dans le sable, la rêverie, le repos, les couchers de soleil sur la plage, au bord de l'eau avec le sentiment d'être seul au monde et d'être en paix.

Rideau !
Où êtes-vous mon Capitaine ?

Où êtes-vous mon Capitaine ?

jeudi 7 juillet 2005

Places réservées

Il y en a toujours un certain nombre par voiture. Quatre je crois ou moins parfois, comme je pense pour les nouvelles rames EOLE. Tout dépend du modèle de voiture. Autant je me les représente très bien dans le RER A, dans les voitures rouges et bleues, autant là j'ai un doute. Alors parlons du RER A car, étant donnée la fréquentation aux heures de pointe, c'est là que le problème se pose le plus.

Donc il y a quatre places identifiées comme étant réservées aux femmmes enceintes, aux handicapés (pardon invalides civils), aux personnes âgées (pardon aux seniors), aux invalides de guerre et aux personnes accompagnées d'enfants de moins de quatre ans.

Et là plusieurs constats s'imposent. Le premier est que ces places sont le plus souvent occupées par des aveugles (pardon des mal voyants) et des sourds (pardon des mal entendants) qui du fait de leur état ne se rendent pas compte de l'arrivée ou de la présence d'un personne rentrant dans une des catégories précitées. Sauf à oser leur brandir ou coller sous le nez une carte attestant de leur "avantage".

A partir du moment où une personne réagit enfin, alors les autres sortent de leur fausse torpeur et de leur aveuglement pour finalement leur place, tout en sachant pertinemment que le choix a déjà été fait et donc qu'ils ne risquent pas de perdre leur place.

Autre constat, le fait que les personnes qui recherchent une place prioritaire le fassent le plus souvent du mauvais côté du ouagon, à l'opposé de l'endroit où elles sont. C'est vrai qu'une fois monté dans un train bondé, qu'on soit âgé ou accompagné d'un enfant de moins de quatre ans, il est très difficile de fendre la foule pour arriver à l'autre bout de la voiture. Mais du coup c'est encore plus difficile de faire se lever une personne qui n'est pas assise à une place normale, non prioritaire.

A noter que les femmes ne se font aucun cadeau entre elles et qu'avec l'âges les choses ne sembent pas aller en s'arrangeant. Quant à la galanterie...