vendredi 5 août 2005

Mon voisin parle trop fort

Cela fait malheureusement partie des choses qui arrivent. A force de se retrouver dans des lieux publics où il est impossible d’être seul et isolé, à un moment où à un autre vous vous retrouverez forcément assis à côté de quelqu’un qui parle fort. D’autant plus fort que vous jugerez sa conversation inintéressante, quels que soient les efforts que vous tenterez désespérément de déployer pour ne pas l’entendre. Je ne parle même pas de l’écouter. Il faut tout de même souligner que la plupart du temps les gens parlent à voix basse. Sauf les Zyvas qui feraient mieux de temps à autre de kiffer à donf le staïle des bouffons qui font pitié.

En plus ce matin je n’ai pas de chance car la batterie de mon iPod est à plat. Je l’ai rangé dans ma sacoche en le laissant allumé (une fois de plus). Donc aucun moyen de couvrir le blabla ambiant.

De quoi parle-t-il ? D’une sorte de kermesse (pas une ducasse) qui a eu lieu le week-end passé, avec des tas d’épreuves du style course en sac, ballon de rugby attaché à un élastique et qu’il faut porter le plus loin possible. Donc quelque chose de plutôt du genre sportif où les plus crâneurs peuvent se faire mal ! Tout cela d’une voix vraiment forte. Pourtant le bruit de fond n’est pas plus élevé que d’habitude.

Un sourd alors ? Il n’y a pourtant aucun lien de cause à effet. C’est comme siffler sous la douche. Pas d’effet secondaire !

Tellement fort que j’ai de plus en plus de mal à me concentrer ou même en faire abstraction. Pourtant encore une fois je ne trouve aucun intérêt à ses propos. Enfin il vient à descendre ! Il va pouvoir raconter son histoire aux voyageurs du RER A. Moi je continue sur le E.

A partir de dorénavant comme dirait l’autre, je veillerai à ce que la batterie de mon iPod soit toujours chargée !

jeudi 4 août 2005

Strapontins

Après les places réservées aux infirmes civils, aux femmes enceintes de plus de deux heures (ça coupe les jambes ?) et aux invalides de guerre, parlons maintenant des strapontins et de l’usage qui en est fait.

Ils sont pratiques dans la mesure où tous les sièges des banquettes sont occupés et qu’il n’y a pas trop de monde devant les portes afin de pouvoir s’y asseoir sans trop gêner.

Amusants aussi lorsque, sadique, dans le métro vous vous levez brusquement pour entendre l’assise frapper violemment le dossier dans un grand bruit et effrayer ou réveiller en sursaut les autres voyageurs. Faire exploser un sac en papier dans un lieu public devrait par les temps qui courent être sévèrement puni !

Utiles en période d’affluence pour poser une sacoche sur la tranche du strapontin relevé.

Bien pratique cette invention, que ce soit au théâtre ou dans un train, bien que très inconfortable dès qu’on mesure plus d’un mètre soixante.

Ils sont gênants lorsque certaines personnes persistent à vouloir y rester assis alors que la voiture est bondée, bien que cela soit déconseillé, mais pas interdit et trop souvent toléré. Il y en aura toujours quelques uns (hommes ou femmes) qui en dépit de la cohue, des regards assassins et des coups sournois ne bougeront pas d’un pouce et s’accrocheront à leur place assise, aussi inconfortable soit-elle, en faisant semblant de ne pas voir ou comprendre ce qui se passe autour d’eux.

Vous avez beau leur marcher sur les pieds, trébucher en les heurtant (en vous excusant bien sûr), essuyer consciencieusement le dessous de votre sacoche sur leurs genoux en passant, leur faire des remarques acerbes, leur poser un livre ou un journal sur la tête, ils restent la plupart du temps stoïques, imperturbables et sourds à votre demande de bien vouloir se lever et il n’y a que dans ce lieu où ils sont prêts à subir les pires des choses, sans remord apparent, sans honte… et surtout sans gêne !

Au prix du billet il ne faut rien lâcher.

mercredi 3 août 2005

Journal de bord

Cela fait trois heures maintenant que le train a quitté la Gare de Lyon. Et c’est enfin le premier arrêt. Je dis « enfin » en pensant à la moitié des voyageurs qui se précipite à l’extérieur sur le quai, une cigarette et un briquet à la main, histoire de profiter des deux minutes d’arrêt pour s’en remettre une couche dans les artères. Je rigolerais qu’il y en ait un ou une qui se fasse coincer et reste sur le quai ! « Eh ! Mais… Attendez moi bon sang ! ».

Sinon si je devais faire une critique (une de plus), c’est au sujet de la place que j’occupe. Je vous ai expliqué hier que j’étais assis sur une banquette faisant face à une autre avec une tablette pour les séparer. C’est mon statut de père de famille nombreuse qui certes me permet de voyager à moindre tarif, mais qui du coup me fait occuper une place généralement réservée à une marmaille bruyante, alors que je voyage seul.

Du coup je me retrouve dans la voiture ‘04’, à l’entrée de la voiture-bar. Etant donné qu’il s’agit d’un jour de grand départ en vacances, du défilé il y en aura aujourd’hui. Et comme en plus j’ai la chance d’être assis à côté de la porte du compartiment, je vais pouvoir en profiter pleinement.

J’aurais du faire le compte du nombre d’ouvertures, de fermetures, de personnes qui entrent et qui sortent… Faire le compte de celles qui me bousculent sans s’excuser, de ceux qui ont du mal à circuler dans le passage, étant donnée leur corpulence, ou bien à cause des mouvements du train.

Sans cela je dois avouer que j’arriverai reposé, malgré les heures passées à rester assis. J’en aurai tout de même profité pour somnoler en me faisant bercer par la musique de mon iPod, la bouche grande ouverte à baver sur ma chemise. J’espère que le spectacle n’aura pas trop incommodé les autres.

Le train vient de repartir de Montpellier. Il n’y a plus grand monde. A part ma voisine d’en face, comme par hasard, qui se tord la tête et a réglé sa vision sur zoom maximum pour essayer de déchiffrer mes pattes de mouche.

mardi 2 août 2005

Début des vacances

Ca y est ! C'est fini ! Maurice est de retour après 3 semaines d'absence. Comme pratiquement dans la plupart des cas, c'est bien sûr toujours trop court. Mais bon on se dit qu'on en a bien profité. En pensant déjà aux prochaines. Voici donc avec un léger décallage, le récit partiel des premières heures de mes congés, dans les transports en commun.

C'est donc au lendemain d'horribles attentats à Londres que j'ai pris le train. Le TGV pour être plus précis, afin de m'extirper de la capitale à grande vitesse. Nous étions nombreux à avoir eu la même idée ce jour-là ! Les abords de la Gare de Lyon sont, tous les ans et à la même époque, complètement saturés par une foule de personnes chargées de sacs et de valises plus ou moins encombrants.

Il faut bien sûr ne pas poser son bagage n'importe où, tâcher de repérer un comportement suspect, un bagage abandonné... Des messages diffusés par haut-parleur ne cessent de le répéter. Mais ne laissons pas place à la paranoïa. J'ai plus important à faire. Me trouver un ou deux sandwichs pour tenir jusqu'à demain matin.

Et là, pas de bol ! Le boulanger du Nord de la France n'a pas de boutique dans la gare. Je suis contraint et forcé de me rabattre sur "La brioche pas cuite" et ses sandwichs au pain mou. Celui au thon me donne déjà des aigreurs d'estomac mais ls se sont fait dévaliser. Je ne me ferai pas avoir deux fois. Sous prétexte d'avoir voulu voyager léger et avoir ça de moins à trimballer depuis La Défense, j'avais pensé les acheter en Gare de Lyon. Perdu ! Ce n'est pas grave, c'est les vacances.

Au moins j'en aurai fait profiter tut le monde dans le compartiment. En effet il a parfumé le wagon pendant tout le temps pendant lequel je l'ai dégusté. J'en voyais quelques uns saliver. Eh eh eh ! D'autres, à voir leur tête, semblaient ne pas trop apprécier l'odeur du poisson. Surtout ma voisine d'en face, celle qui n'arrête pas de regarder plus ou moins discrètement ce que je fais. C'est un des inconvénients que de voyager aux place se faisant face et séparées par une tablette.

vendredi 8 juillet 2005

Vacation

Ce coup-ci, ça y est ! C'est mon tour ! A moi les vacances !

Trois semaines de break, trois semaines sans transports en commun, trois semianes sans train, sans RER, sans bus, sans retard. Je n'aurai pas de montre, pas d'heure, pas de course pour ne pas louper le dernier train ou celui qui est à quai. Pas d'internet, pas d'ordinateur, pas de blog ni de site internet à alimenter au moins quotidiennement. Pas de notes ou de commentaires laissés par-ci par-là au gré des lectures (un peu toujours les mêmes quand même que je serai content de retrouver). A peine un téléphone mobile que j'allumerai de temps à autres. Pas de cohue, pas de foule. Pieds nus pendant trois semaines. Les costumes, les cravates, les chaussettes noires qui vont bien, tout cela sera remisé au placard avec le cartable. Quelques T-shirts (pas ceux en photo), des pantacourts (pas de gilet multi-poches Anitta). Des bermudas peut-être des lunettes de soleil... Et puis peut-être aussi un bouquin. Des bouquins ? Cela va bientôt faire un an que je n'ai pas lu de livre. Depuis mon accident de vélo, Nan'. Et en parlant de vélo j'irai probablement voir le départ d'une des étapes.

Il fera beau, il fera chaud (contrepéterie belge). Au fait savez-vous que "les contrepéteries" est une contrepéterie ? N'hésitez pas à me laisser votre réponse. Il y aura un peu de vent pour mes cerf-volants. Peut-être que ceux qui sont dans le coin pourront apercevoir celui que j'ai fait voler dernièrement. Celle qui est attirée par les petits jeunes (mais n'ose pas l'avouer) et qui les fait rougir, a plus de chances que les autres ! Cette fois j'essaierai avec une ligne de 200 mètres, rien que ça !

La mer sera à la bonne température, idéale pour la voile, Denis, le sable sera fin, le bois de pins grouillant de vie, de ces animaux qu'on ne voit que là, et pas dans les safaris, au Kenya ou ailleurs. Les fruits de saison seront de là-bas. Orgie de melons, de concombres, de tomates, de tapenade, de pêches, de cèbe et de poulets plats en perspective ! A moi les baignades, les sculptures dans le sable, la rêverie, le repos, les couchers de soleil sur la plage, au bord de l'eau avec le sentiment d'être seul au monde et d'être en paix.

Rideau !
Où êtes-vous mon Capitaine ?

Où êtes-vous mon Capitaine ?

jeudi 7 juillet 2005

Places réservées

Il y en a toujours un certain nombre par voiture. Quatre je crois ou moins parfois, comme je pense pour les nouvelles rames EOLE. Tout dépend du modèle de voiture. Autant je me les représente très bien dans le RER A, dans les voitures rouges et bleues, autant là j'ai un doute. Alors parlons du RER A car, étant donnée la fréquentation aux heures de pointe, c'est là que le problème se pose le plus.

Donc il y a quatre places identifiées comme étant réservées aux femmmes enceintes, aux handicapés (pardon invalides civils), aux personnes âgées (pardon aux seniors), aux invalides de guerre et aux personnes accompagnées d'enfants de moins de quatre ans.

Et là plusieurs constats s'imposent. Le premier est que ces places sont le plus souvent occupées par des aveugles (pardon des mal voyants) et des sourds (pardon des mal entendants) qui du fait de leur état ne se rendent pas compte de l'arrivée ou de la présence d'un personne rentrant dans une des catégories précitées. Sauf à oser leur brandir ou coller sous le nez une carte attestant de leur "avantage".

A partir du moment où une personne réagit enfin, alors les autres sortent de leur fausse torpeur et de leur aveuglement pour finalement leur place, tout en sachant pertinemment que le choix a déjà été fait et donc qu'ils ne risquent pas de perdre leur place.

Autre constat, le fait que les personnes qui recherchent une place prioritaire le fassent le plus souvent du mauvais côté du ouagon, à l'opposé de l'endroit où elles sont. C'est vrai qu'une fois monté dans un train bondé, qu'on soit âgé ou accompagné d'un enfant de moins de quatre ans, il est très difficile de fendre la foule pour arriver à l'autre bout de la voiture. Mais du coup c'est encore plus difficile de faire se lever une personne qui n'est pas assise à une place normale, non prioritaire.

A noter que les femmes ne se font aucun cadeau entre elles et qu'avec l'âges les choses ne sembent pas aller en s'arrangeant. Quant à la galanterie...

Du pain et des jeux

Ils appellent ça de la nourriture mon Capitaine !

Ils appellent ça de la nourriture mon Capitaine !

Relance des soldes à Paris

Un T-shirt mon Capitaine ?

mercredi 6 juillet 2005

Il faut positiver !

Il y avait longtemps, tient ! Est-ce à cause du début des vacances scolaires, des trombes d'eau à répétition ou de la collision avec un astéroïde ? Toujours est-il que je constate qu'il est possible, afin de heurter un cornichon de la taille de l'île de Manhattan à des centaines de milliers de kilomètres d'ici, de modifier la trajectoire d'un cube de cuivre de la taille d'une machine à laver qui se déplace à 37.000 km/h, et moi il me faut presque une heure pour faire le trajet La Défense Auber en RER, à cause d'un incident électrique à Vincennes ! Va comprendre Charles...

En plus j'ai des tonnes de repassage qui m'attendent ce soir ! C'était mon progamme pour la soirée. Il est ruiné. Tout simplement. Déjà que ça ne m'enchante pas trop. Ce retard a complètement dégradé mon humeur. Au point que j'en viendrais presque à vouloir casser le bras de ma voisine d'à côté, après lui avoir donné un coup sec derrière la nuque de la tranche de la main ! Tchac et Crac ! A moins que je me fasse une infusion à la réglisse en rentrant ? Oui, c'est sûrement ce qu'il y a de plus raisonnable. Ca ne règlera cependant pas mon problème de repassage. J'ai bien fait des tentatives au bureau, mais vaines. Personne n'a voulu me donner un petit coup de main. Enfin, pas cette fois...

J'avais presque la rage tout à l'heure à être coincé, fait comme un rat dans son trou. Incident électrique à Vincennes qu'il disait dans le haut-parleur. Et mon repassage bordel ! C'est pas important ça ?

Bon, je suis en retard, c'est un fait mais au moins il y a une chose positive dans l'histoire. Assis à côté de moi j'ai le sosie de Matt Bianco avec son T-shirt blanc à manches longues, son chapeau blanc cassé en paille qui va bien et un super collier de grosses perles rondes en plastique couleur ivoire qui plairait sûrement à ma grand-mère !

mardi 5 juillet 2005

Mutation

On aura tout vu !

A une époque où le climat semble évoluer de façon catastrophique, où l'eau se raréfie et est de plus en plus polluée, où les espèces animales disparaissent à vitesse grand V, où l'air que nous respirons devient de plus en plus délétère, force est de constater que le monde dans lequel nous évoluons (au sens propre comme au sens figuré) nous réserve parfois des surprises.

Vous l'aurez peut-être constaté de vous-même, mais sans y prêter plus d'attention que ça. Ce n'est pas en fait un phénomène 100% urbain car ça se passe la plupart de temps dans des gares souterraines. Dans les autres gares ça passe complètement inaperçu et c'est ça qui nous abuse ! Même à la campagne (celle où il y a une gare).

Donc figurez-vous que l'autre jour, alors que j'attendais le RER en gare de La Défense, quelle ne fut pas ma surprise de voir un pigon sur le quai, juste à côté de moi. Pas du genre de ceux qu'on plume, non, un vrai de vrai de chez vrai made in vrai. Il voyageait seul, comme moi. Il attendait le train, comme moi ! Il est vrai qu'en temps normal étant donnée sa taille, il passe inaperçu, surtout lorsqu'il y a du monde sur le quai. Ce jour-là nous n'étions pas nombeux à attendre.

Les fusées que nous envoyons dans l'atmosphère, les cultures transgéniques, les essais nucléaires, les farines animales, le CO2, l'ozone, la destruction massive des forêts, tout cela est très certainement à l'origine de cette mutation.

Aujourd'hui les oiseaux prennent le train, demain ils prendront l'avion !

lundi 4 juillet 2005

Le passage (Stargate)

Hier pour des raisons qui lui sont propres, Maurice n'a pas pris le train à son heure habituelle. Du coup il s'est retrouvé environ une heure plus tard dans un train spacieux et aéré, malgré une température extérieure déjà plus que douce. Ce train ne ressemblait pas à celui qu'il a l'habitude de prendre. Comme si à l'intérieur du monde des transports en commun il yavait plusieurs mondes. Et du coup il s'est mis à penser à ces différents mondes :

le monde des besogneux,
le monde des couche-tard,
le monde des départs en vacances,
le monde des sports d'hiver,
le monde des miraculés en puissance,
le monde des zonards,
le monde des sportifs,
le monde de la petite monnaie
le monde du café cher à Christine...

Des mondes qui existent en permanence, que l'on ne fait que traverser, qui fonctionnent en parallèle, des mondes que l'on peut visiter les uns après les autres ou même ne jamais connaître ou fréquenter. Chaque monde est peuplé de ses habitants du moment qui ne se connaissent pas la plupart de temps. Ces mondes vous survivent. Il n'y a qu'un seul moment où ils cessent d'être et d'exister, les jours de grève totale. Ils disparaissent pour quelques temps avant de réapparaître, inchangés.

Ce sont des mondes qui évoluent malgré tout. Ils ne s'améliorent pas forcément mais se transforment, s'étendent et s'acccroiseent pour accueillir des habitatns de plus en plus nombreux.

Et ce matin Maurice a réintégré son monde où chacun trouve sa place. Pas forcément assise !

samedi 2 juillet 2005

Comité de soutien

Sur le thème "Star Wars' Fake", merci de bien vouloir soutenir l'action de Nan' en lui faisant parvenir votre contribution !

vendredi 1 juillet 2005

Les couples

Il y en a quelques uns qui voyagent, en tous cas le matin, et je ne mentionnerai pas celui avec lequel je me retrouve la plupart du temps le matin aussi. Afin de conserver de bonnes relations transportsencommuniennes avec eux, je tiens également à préciser que toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est complètement forfuite. Cette nécessaire mise au point ayant été faite, nous allons pouvoir commencer.

Je ne sais pas si je dois les admirer. On partage déjà parfois trop de choses à vivre en couple, alors si c'est en plus pour partager les levers matinaux, les retards et tous les problèmes rencontrés dans les transports en commun... Sans parler de ceux qui en plus travaillent dans la même entreprise, celle dans laquelle ils se sont rencontré, après peut-être quelques essais foirés avec d'autres ?

Une chose est sûre, je ne les envie pas. Vous voulez du cliché ?

Lui et elle ont probablement entre 25 et 30 ans. Elle finit sa nuit pendant qu'il est plongé dans la lecture du dernier numéro de Foot Transfert. Pas un seul mot ne sera échangé. A la différence de ce couple de sourds muets, un peu plus âgé, qui n'arrête pas de se faire des signes ! Il ferait mieux de plonger le regard dans le décolleté profond de sa poitrine généreuse comme dirait la pub. A moins qu'il ne remarque même plus ? Ou que ça ne lui soit pas destiné ?

Même chose pour cet autre couple. Il faut qu'ils soient toujours assis l'un à côté de l'autre. On pourrait les surnommer les inséparables, comme les piafs. Il faut dire qu'ils profitent des 30 minutes de voyage pour finir leur nuit.

Les transports en commun ne sont décidemment pas un endroit intime. La preuve, il y en a qui passent leur temps à vous observer pour ensuite publier une description pas forcément flatteuse dans un blog quelconque.

Ont-ils le choix ? Je ne pense pas. Dommage pour eux. Si cela devait m'arriver, j'essaierais de le vivre autrament.

ps : en ce qui me concerne, lorsque je referme la porte de la maison le matin, tout le monde dort encore profondément. Les veinards !

jeudi 30 juin 2005

Happy Birthday !

This is what I could listen to this morning on my way to work. Because of the alphabetical classification, it came just after Funkytown. Funny, ins't it ?

Loving you
Isn’t the right thing to do
How can I ever change things
That I feel

If I could
Maybe I’d give you my world
How can I
When you won’t take it from me

You can go your own way
Go your own way
You an call it
Another lonely day
You can go your own way
Go your own way

Tell me why
Everything turned around
Packing up
Shacking up is all you wanna do

If I could
Baby I’d give you my world
Open up
Everything’s waiting for you

You can go your own way
Go your own way
You an call it
Another lonely day
You can go your own way
Go your own way


And now the typical French style !

Happy Birthday To You !

Happy Birthday To You !
Happy Birthday To You !
Happy Birthday To You ! Maurice !
Happy Birthday To You !

... et PAF ! Un bourre-pif de plus !

Et voici le cadeau de Nan' !

Le cadeau de Nan' mon Capitaine !

Le cadeau de Nan' mon Capitaine !

mercredi 29 juin 2005

Voisine entreprenante

Il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre. Depuis le temps qu’on m’en avait parlé, je brûlais d’impatience de la rencontrer. En fait je l’avais aperçue une ou deux fois auparavant mais jamais je n’avais réussi ou osé entrer en contact avec elle. Je ne suis pas certain qu’elle ne m’ait jamais remarqué auparavant. C’est vrai que je n’avais jamais rien fait en ce sens. En plus j’avais un problème dans la mesure où il n’y a qu’en semaine que je pouvais avoir la chance de la rencontrer, pas le week-end ni même pendant mes congés et tout le monde comprend pourquoi. Je ne savais pas trop non plus si elle était libre ou pas. Moi je ne l’étais pas. En principe. En fait. Ou en théorie, c’est comme vous voulez.

Et quand je dis en semaine, il faut comprendre en dehors des horaires légaux de travail. C’est donc au cours d’une de ces circonstances rares que j’ai pu être assis pas très loin d’elle. Pas à côté car entre nous il y avait une de ses amies que j’avais l’air d’intéresser mais pour laquelle la réciproque n’était pas vraie. Mon objectif était clairement défini et pas question que je passe à côté.

C’est plus tard en fait que j’ai su qu’en fait elle savait que je n’étais pas libre. Car elle avait fini par se poser des questions à mon sujet. N’étant pas libre elle m’avait alors classé dans la catégorie des « impossibles » ou des « perdus » ou des « sans espoir », en tous dans la catégorie de ceux auxquels on ne pense pas.

Je partais donc avec un handicap très lourd, pour ne pas dire insurmontable. Cela explique sans doute le fait que cette fois là il ne se passa rien. J’avais beau essayer d’être le plus brillant possible, au propre comme au figuré, la barre était très haute. Il me faudrait être patient. Et ça je sais faire.

mardi 28 juin 2005

Le play boy

We all came out to Montreux
on the lake Geneva shoreline…

Il est là, il a pris place. Il trône au bout d’une allée, à l’étage supérieur d’une rame EOLE. On a le palais qu’on mérite ! De sa place il peut tout à fait étudier les personnes qui montent à l’étage. Il accorde tout de même une attention plus particulière à la gent féminine. L’œil est expert (je sais de quoi je parle !). Le coup d’œil est rapide et précis. On commence par le haut et on descend pour remonter et recommencer la même manœuvre !

Frank Zappa and the Mothers
were at the best place around…

Intérieurement j’imagine la liste des critères et des appréciations qui défilent. Couleur des yeux, taille, poids, tour de taille, profondeur du bonnet, âge, état civil, chances de conclure, alliance, bijoux, langage corporel, maquillage… Un peu le style Terminator quand il débarque à notre époque, à poil et cherche à s’habiller pour pas cher !

Smoke on the water, fire in the sky…

Ou bien pour ceux qui connaissent comme notre JPP national qui à l’approche du but adverse choisissait comme Terminator entre cacahuète ou patate.

Revenons à notre play boy. Il entretient son look aux racines italiennes, la chemise déboutonnée laissant apparaître la chaîne en or à grosses mailles posée sur un paillasson pectoral à la Demis Roussos, le cheveu noir et gominé, le regard noir , les vêtement noirs… Dans ces cas là je regrette de ne pas avoir d’appareil photo suffisamment discret pour immortaliser ces moments rares et fugaces. En ce qui le concerne le week end n’a pas du être de tout repos. La fatigue et la chaleur aidant, il s’est endormi. Sa tête penche en arrière et il a la bouche grande ouverte ! Il vient de ruiner tous ses efforts !

No matter what we get out of this
I know we’ll never forget
Smoke on the water, fire in the sky

lundi 27 juin 2005

Ma voisine me tient chaud

Cela va faire dix à quinze minutes que le train est parti et je remarque que ma voisine de droite (j’en ai une aussi à gauche) me serre de près. Déjà tout à l’heure elle n’a pas arrêté de farfouiller dans son sac à la recherche de rien finalement. Pendant cinq minutes elle a placé son bras au dessus du mien (celui qui tient le stylo en ce moment). Est-ce un signe ? Mais un signe de quoi ? Que ça l’énerve de sentir mon coude bouger au fil des lignes qui noircissent mon calepin ? JE n’aime pas qu’on me colle, surtout quand j’ai déjà chaud.

Maintenant c’est le mollet ! C’est vrai qu’il y a peu de place pour caser ses jambes. Il y en a partout des jambes et des genoux. Sur les côtés, devant… J’en ai deux entre les miens. D’une voisine encore. En fait je réalise que je suis entouré de femmes (plutôt plus jeunes que moi). Et toujours ce corps qui me colle. J’ai beau gigoter de temps à autres, elle s’éloigne pour revenir un peu plus tard. En plus elle est assise sur mon pan de veste. Je vais avoir droit à un repassage pour rien. Excusez moi ! Ca y est, elle vient de soulever son auguste postérieur pour me libérer. Merci !

Ah, ça y est, elle commence à se détacher un peu. Il était temps. Peut-être essaye-t-elle de lire discrètement ce que je suis en train d’écrire ? Et pour cela elle a besoin de prendre un peu de distance. Je n’ose pars tourner la tête dans sa direction. En plus le train roule au ralenti. Ce n’est vraiment pas de bol. A la première occasion je change de place. Ca ne devrait pas tarder. Elle n’est heureusement pas trop parfumée. Il ne manquerait plus que ça !

Y en a-t-il un ou une qui voudrait ma place ?

dimanche 26 juin 2005

Baptême de l'air

Maurice a pu faire décoller son CV !

Ca vole mon Capitaine !

Ca vole mon Capitaine !

vendredi 24 juin 2005

Dur ! Dur !

Il est des matins qui sont parfois difficiles. Vous avez beau être passé par la douche, le petit déjeuner, la ballade matinale en bus et quelques pas sous le soleil déjà radieux alors que la température extérieure est encore fraîche, et pourtant rien à faire, vous ne vous réveillez pas. Le moindre geste se fait machinalement, le regard est en permanence perdu vers l’infini ou bine tourné vers l’intérieur. Même les sons sont assourdis. Vous ne prêtez aucune attention aux conversations qui déjà fusent de toutes parts, pas plus qu’aux annonces faites par les haut-parleurs. Vous percevez le monde extérieur dans lequel vous évoluez et vous avez conscience d’exister. Pourtant c’est comme si vous étiez en train de vivre une expérience extracorporelle. Votre enveloppe physique est bien là, mais votre esprit semble un peu en retrait.

C’est ainsi que machinalement je me retrouve assis à ma place quasiment habituelle et immuable. Ce matin je n’ai pas eu envie de me battre pour m’asseoir à côté d’une fenêtre. J’aurais pu mais la volonté n’y était pas. L’absence de volonté de m’empêche cependant pas de penser à 100 à l’heure et d’écrire d’un jet comme je le fais actuellement. L’écriture est-elle facilitée lorsqu’on et dans un état second ? Il y a belle lurette que je n’ai plus de moquette chez moi.

J’aimerais pourtant me sentir complètement éveillé. Je sais que ça viendra (il faudra bien de toute manière), mais en attendant, je me complais dans cette situation. Conscient inconsciemment de vivre quelque chose de particulier ? Pourquoi vouloir en changer alors que finalement je me sens bien ? Pas si sûr que ça en fait.

jeudi 23 juin 2005

Yo man !

Ces jours-ci on ne peut pas dire que l’imagination soit florissante. En fait je suis encore capable de penser à beaucoup de choses à la fois (parfois sans queue ni tête) mais pas forcément à celles qui ont un rapport avec le thème de ce blog. Je mets ça sur le compte d’une certaine forme de fatigue. Je me couche beaucoup trop tard et je me lève tôt. Tout ça pour ne pas avouer un manque de motivation momentané. En plus je me sens observé. Même si les reflets me les cachent, je suis pratiquement sûr que derrière ces lunettes une paire d’yeux m’observe. C’est vrai qu’on n’est pas nombreux à écrire dans ce train. En fait je suis même carrément le seul.

Une autre raison que je pourrais invoquer est la musique que je suis en train d’écouter en ce moment. Trop mélancolique pour un matin ensoleillé. Il faut que je change pour quelque chose de plus rythmé, plus endiablé. Un remix version rap/rock de « Mission Impossible ». Je m’y croirais presque. Il ne manque plus que l’hélicoptère qui me poursuit. Je zappe. Encore du rap mais ce coup-ci dans le style R&B.

Tiens, je n’avais pas remarqué, il y a une réplique de Barbie (la poupée) presque en face de moi. Aussi rose et blonde que la vraie ! Plus accessoirisée que l’original. Mais on s’en fout.

En fait je suis de mauvaise humeur. Je n’ai pourtant pas oublié mon casse-croûte ce matin. J’ai lu quelque chose qui ne m’a pas plu ce matin et qui me reste sur l’estomac. Insatisfait. I can get no… Ca passera. Bien sûr. Heureusement. Essayons d’avoir des pensées positives. Tiens du coup j’ai trouvé le titre de ce post et déjà je sens que ça va mieux. L’écriture peut aussi être un bon exutoire.