jeudi 7 juillet 2005

Places réservées

Il y en a toujours un certain nombre par voiture. Quatre je crois ou moins parfois, comme je pense pour les nouvelles rames EOLE. Tout dépend du modèle de voiture. Autant je me les représente très bien dans le RER A, dans les voitures rouges et bleues, autant là j'ai un doute. Alors parlons du RER A car, étant donnée la fréquentation aux heures de pointe, c'est là que le problème se pose le plus.

Donc il y a quatre places identifiées comme étant réservées aux femmmes enceintes, aux handicapés (pardon invalides civils), aux personnes âgées (pardon aux seniors), aux invalides de guerre et aux personnes accompagnées d'enfants de moins de quatre ans.

Et là plusieurs constats s'imposent. Le premier est que ces places sont le plus souvent occupées par des aveugles (pardon des mal voyants) et des sourds (pardon des mal entendants) qui du fait de leur état ne se rendent pas compte de l'arrivée ou de la présence d'un personne rentrant dans une des catégories précitées. Sauf à oser leur brandir ou coller sous le nez une carte attestant de leur "avantage".

A partir du moment où une personne réagit enfin, alors les autres sortent de leur fausse torpeur et de leur aveuglement pour finalement leur place, tout en sachant pertinemment que le choix a déjà été fait et donc qu'ils ne risquent pas de perdre leur place.

Autre constat, le fait que les personnes qui recherchent une place prioritaire le fassent le plus souvent du mauvais côté du ouagon, à l'opposé de l'endroit où elles sont. C'est vrai qu'une fois monté dans un train bondé, qu'on soit âgé ou accompagné d'un enfant de moins de quatre ans, il est très difficile de fendre la foule pour arriver à l'autre bout de la voiture. Mais du coup c'est encore plus difficile de faire se lever une personne qui n'est pas assise à une place normale, non prioritaire.

A noter que les femmes ne se font aucun cadeau entre elles et qu'avec l'âges les choses ne sembent pas aller en s'arrangeant. Quant à la galanterie...

Du pain et des jeux

Ils appellent ça de la nourriture mon Capitaine !

Ils appellent ça de la nourriture mon Capitaine !

Relance des soldes à Paris

Un T-shirt mon Capitaine ?

mercredi 6 juillet 2005

Il faut positiver !

Il y avait longtemps, tient ! Est-ce à cause du début des vacances scolaires, des trombes d'eau à répétition ou de la collision avec un astéroïde ? Toujours est-il que je constate qu'il est possible, afin de heurter un cornichon de la taille de l'île de Manhattan à des centaines de milliers de kilomètres d'ici, de modifier la trajectoire d'un cube de cuivre de la taille d'une machine à laver qui se déplace à 37.000 km/h, et moi il me faut presque une heure pour faire le trajet La Défense Auber en RER, à cause d'un incident électrique à Vincennes ! Va comprendre Charles...

En plus j'ai des tonnes de repassage qui m'attendent ce soir ! C'était mon progamme pour la soirée. Il est ruiné. Tout simplement. Déjà que ça ne m'enchante pas trop. Ce retard a complètement dégradé mon humeur. Au point que j'en viendrais presque à vouloir casser le bras de ma voisine d'à côté, après lui avoir donné un coup sec derrière la nuque de la tranche de la main ! Tchac et Crac ! A moins que je me fasse une infusion à la réglisse en rentrant ? Oui, c'est sûrement ce qu'il y a de plus raisonnable. Ca ne règlera cependant pas mon problème de repassage. J'ai bien fait des tentatives au bureau, mais vaines. Personne n'a voulu me donner un petit coup de main. Enfin, pas cette fois...

J'avais presque la rage tout à l'heure à être coincé, fait comme un rat dans son trou. Incident électrique à Vincennes qu'il disait dans le haut-parleur. Et mon repassage bordel ! C'est pas important ça ?

Bon, je suis en retard, c'est un fait mais au moins il y a une chose positive dans l'histoire. Assis à côté de moi j'ai le sosie de Matt Bianco avec son T-shirt blanc à manches longues, son chapeau blanc cassé en paille qui va bien et un super collier de grosses perles rondes en plastique couleur ivoire qui plairait sûrement à ma grand-mère !

mardi 5 juillet 2005

Mutation

On aura tout vu !

A une époque où le climat semble évoluer de façon catastrophique, où l'eau se raréfie et est de plus en plus polluée, où les espèces animales disparaissent à vitesse grand V, où l'air que nous respirons devient de plus en plus délétère, force est de constater que le monde dans lequel nous évoluons (au sens propre comme au sens figuré) nous réserve parfois des surprises.

Vous l'aurez peut-être constaté de vous-même, mais sans y prêter plus d'attention que ça. Ce n'est pas en fait un phénomène 100% urbain car ça se passe la plupart de temps dans des gares souterraines. Dans les autres gares ça passe complètement inaperçu et c'est ça qui nous abuse ! Même à la campagne (celle où il y a une gare).

Donc figurez-vous que l'autre jour, alors que j'attendais le RER en gare de La Défense, quelle ne fut pas ma surprise de voir un pigon sur le quai, juste à côté de moi. Pas du genre de ceux qu'on plume, non, un vrai de vrai de chez vrai made in vrai. Il voyageait seul, comme moi. Il attendait le train, comme moi ! Il est vrai qu'en temps normal étant donnée sa taille, il passe inaperçu, surtout lorsqu'il y a du monde sur le quai. Ce jour-là nous n'étions pas nombeux à attendre.

Les fusées que nous envoyons dans l'atmosphère, les cultures transgéniques, les essais nucléaires, les farines animales, le CO2, l'ozone, la destruction massive des forêts, tout cela est très certainement à l'origine de cette mutation.

Aujourd'hui les oiseaux prennent le train, demain ils prendront l'avion !

lundi 4 juillet 2005

Le passage (Stargate)

Hier pour des raisons qui lui sont propres, Maurice n'a pas pris le train à son heure habituelle. Du coup il s'est retrouvé environ une heure plus tard dans un train spacieux et aéré, malgré une température extérieure déjà plus que douce. Ce train ne ressemblait pas à celui qu'il a l'habitude de prendre. Comme si à l'intérieur du monde des transports en commun il yavait plusieurs mondes. Et du coup il s'est mis à penser à ces différents mondes :

le monde des besogneux,
le monde des couche-tard,
le monde des départs en vacances,
le monde des sports d'hiver,
le monde des miraculés en puissance,
le monde des zonards,
le monde des sportifs,
le monde de la petite monnaie
le monde du café cher à Christine...

Des mondes qui existent en permanence, que l'on ne fait que traverser, qui fonctionnent en parallèle, des mondes que l'on peut visiter les uns après les autres ou même ne jamais connaître ou fréquenter. Chaque monde est peuplé de ses habitants du moment qui ne se connaissent pas la plupart de temps. Ces mondes vous survivent. Il n'y a qu'un seul moment où ils cessent d'être et d'exister, les jours de grève totale. Ils disparaissent pour quelques temps avant de réapparaître, inchangés.

Ce sont des mondes qui évoluent malgré tout. Ils ne s'améliorent pas forcément mais se transforment, s'étendent et s'acccroiseent pour accueillir des habitatns de plus en plus nombreux.

Et ce matin Maurice a réintégré son monde où chacun trouve sa place. Pas forcément assise !

samedi 2 juillet 2005

Comité de soutien

Sur le thème "Star Wars' Fake", merci de bien vouloir soutenir l'action de Nan' en lui faisant parvenir votre contribution !

vendredi 1 juillet 2005

Les couples

Il y en a quelques uns qui voyagent, en tous cas le matin, et je ne mentionnerai pas celui avec lequel je me retrouve la plupart du temps le matin aussi. Afin de conserver de bonnes relations transportsencommuniennes avec eux, je tiens également à préciser que toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est complètement forfuite. Cette nécessaire mise au point ayant été faite, nous allons pouvoir commencer.

Je ne sais pas si je dois les admirer. On partage déjà parfois trop de choses à vivre en couple, alors si c'est en plus pour partager les levers matinaux, les retards et tous les problèmes rencontrés dans les transports en commun... Sans parler de ceux qui en plus travaillent dans la même entreprise, celle dans laquelle ils se sont rencontré, après peut-être quelques essais foirés avec d'autres ?

Une chose est sûre, je ne les envie pas. Vous voulez du cliché ?

Lui et elle ont probablement entre 25 et 30 ans. Elle finit sa nuit pendant qu'il est plongé dans la lecture du dernier numéro de Foot Transfert. Pas un seul mot ne sera échangé. A la différence de ce couple de sourds muets, un peu plus âgé, qui n'arrête pas de se faire des signes ! Il ferait mieux de plonger le regard dans le décolleté profond de sa poitrine généreuse comme dirait la pub. A moins qu'il ne remarque même plus ? Ou que ça ne lui soit pas destiné ?

Même chose pour cet autre couple. Il faut qu'ils soient toujours assis l'un à côté de l'autre. On pourrait les surnommer les inséparables, comme les piafs. Il faut dire qu'ils profitent des 30 minutes de voyage pour finir leur nuit.

Les transports en commun ne sont décidemment pas un endroit intime. La preuve, il y en a qui passent leur temps à vous observer pour ensuite publier une description pas forcément flatteuse dans un blog quelconque.

Ont-ils le choix ? Je ne pense pas. Dommage pour eux. Si cela devait m'arriver, j'essaierais de le vivre autrament.

ps : en ce qui me concerne, lorsque je referme la porte de la maison le matin, tout le monde dort encore profondément. Les veinards !

jeudi 30 juin 2005

Happy Birthday !

This is what I could listen to this morning on my way to work. Because of the alphabetical classification, it came just after Funkytown. Funny, ins't it ?

Loving you
Isn’t the right thing to do
How can I ever change things
That I feel

If I could
Maybe I’d give you my world
How can I
When you won’t take it from me

You can go your own way
Go your own way
You an call it
Another lonely day
You can go your own way
Go your own way

Tell me why
Everything turned around
Packing up
Shacking up is all you wanna do

If I could
Baby I’d give you my world
Open up
Everything’s waiting for you

You can go your own way
Go your own way
You an call it
Another lonely day
You can go your own way
Go your own way


And now the typical French style !

Happy Birthday To You !

Happy Birthday To You !
Happy Birthday To You !
Happy Birthday To You ! Maurice !
Happy Birthday To You !

... et PAF ! Un bourre-pif de plus !

Et voici le cadeau de Nan' !

Le cadeau de Nan' mon Capitaine !

Le cadeau de Nan' mon Capitaine !

mercredi 29 juin 2005

Voisine entreprenante

Il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre. Depuis le temps qu’on m’en avait parlé, je brûlais d’impatience de la rencontrer. En fait je l’avais aperçue une ou deux fois auparavant mais jamais je n’avais réussi ou osé entrer en contact avec elle. Je ne suis pas certain qu’elle ne m’ait jamais remarqué auparavant. C’est vrai que je n’avais jamais rien fait en ce sens. En plus j’avais un problème dans la mesure où il n’y a qu’en semaine que je pouvais avoir la chance de la rencontrer, pas le week-end ni même pendant mes congés et tout le monde comprend pourquoi. Je ne savais pas trop non plus si elle était libre ou pas. Moi je ne l’étais pas. En principe. En fait. Ou en théorie, c’est comme vous voulez.

Et quand je dis en semaine, il faut comprendre en dehors des horaires légaux de travail. C’est donc au cours d’une de ces circonstances rares que j’ai pu être assis pas très loin d’elle. Pas à côté car entre nous il y avait une de ses amies que j’avais l’air d’intéresser mais pour laquelle la réciproque n’était pas vraie. Mon objectif était clairement défini et pas question que je passe à côté.

C’est plus tard en fait que j’ai su qu’en fait elle savait que je n’étais pas libre. Car elle avait fini par se poser des questions à mon sujet. N’étant pas libre elle m’avait alors classé dans la catégorie des « impossibles » ou des « perdus » ou des « sans espoir », en tous dans la catégorie de ceux auxquels on ne pense pas.

Je partais donc avec un handicap très lourd, pour ne pas dire insurmontable. Cela explique sans doute le fait que cette fois là il ne se passa rien. J’avais beau essayer d’être le plus brillant possible, au propre comme au figuré, la barre était très haute. Il me faudrait être patient. Et ça je sais faire.

mardi 28 juin 2005

Le play boy

We all came out to Montreux
on the lake Geneva shoreline…

Il est là, il a pris place. Il trône au bout d’une allée, à l’étage supérieur d’une rame EOLE. On a le palais qu’on mérite ! De sa place il peut tout à fait étudier les personnes qui montent à l’étage. Il accorde tout de même une attention plus particulière à la gent féminine. L’œil est expert (je sais de quoi je parle !). Le coup d’œil est rapide et précis. On commence par le haut et on descend pour remonter et recommencer la même manœuvre !

Frank Zappa and the Mothers
were at the best place around…

Intérieurement j’imagine la liste des critères et des appréciations qui défilent. Couleur des yeux, taille, poids, tour de taille, profondeur du bonnet, âge, état civil, chances de conclure, alliance, bijoux, langage corporel, maquillage… Un peu le style Terminator quand il débarque à notre époque, à poil et cherche à s’habiller pour pas cher !

Smoke on the water, fire in the sky…

Ou bien pour ceux qui connaissent comme notre JPP national qui à l’approche du but adverse choisissait comme Terminator entre cacahuète ou patate.

Revenons à notre play boy. Il entretient son look aux racines italiennes, la chemise déboutonnée laissant apparaître la chaîne en or à grosses mailles posée sur un paillasson pectoral à la Demis Roussos, le cheveu noir et gominé, le regard noir , les vêtement noirs… Dans ces cas là je regrette de ne pas avoir d’appareil photo suffisamment discret pour immortaliser ces moments rares et fugaces. En ce qui le concerne le week end n’a pas du être de tout repos. La fatigue et la chaleur aidant, il s’est endormi. Sa tête penche en arrière et il a la bouche grande ouverte ! Il vient de ruiner tous ses efforts !

No matter what we get out of this
I know we’ll never forget
Smoke on the water, fire in the sky

lundi 27 juin 2005

Ma voisine me tient chaud

Cela va faire dix à quinze minutes que le train est parti et je remarque que ma voisine de droite (j’en ai une aussi à gauche) me serre de près. Déjà tout à l’heure elle n’a pas arrêté de farfouiller dans son sac à la recherche de rien finalement. Pendant cinq minutes elle a placé son bras au dessus du mien (celui qui tient le stylo en ce moment). Est-ce un signe ? Mais un signe de quoi ? Que ça l’énerve de sentir mon coude bouger au fil des lignes qui noircissent mon calepin ? JE n’aime pas qu’on me colle, surtout quand j’ai déjà chaud.

Maintenant c’est le mollet ! C’est vrai qu’il y a peu de place pour caser ses jambes. Il y en a partout des jambes et des genoux. Sur les côtés, devant… J’en ai deux entre les miens. D’une voisine encore. En fait je réalise que je suis entouré de femmes (plutôt plus jeunes que moi). Et toujours ce corps qui me colle. J’ai beau gigoter de temps à autres, elle s’éloigne pour revenir un peu plus tard. En plus elle est assise sur mon pan de veste. Je vais avoir droit à un repassage pour rien. Excusez moi ! Ca y est, elle vient de soulever son auguste postérieur pour me libérer. Merci !

Ah, ça y est, elle commence à se détacher un peu. Il était temps. Peut-être essaye-t-elle de lire discrètement ce que je suis en train d’écrire ? Et pour cela elle a besoin de prendre un peu de distance. Je n’ose pars tourner la tête dans sa direction. En plus le train roule au ralenti. Ce n’est vraiment pas de bol. A la première occasion je change de place. Ca ne devrait pas tarder. Elle n’est heureusement pas trop parfumée. Il ne manquerait plus que ça !

Y en a-t-il un ou une qui voudrait ma place ?

dimanche 26 juin 2005

Baptême de l'air

Maurice a pu faire décoller son CV !

Ca vole mon Capitaine !

Ca vole mon Capitaine !

vendredi 24 juin 2005

Dur ! Dur !

Il est des matins qui sont parfois difficiles. Vous avez beau être passé par la douche, le petit déjeuner, la ballade matinale en bus et quelques pas sous le soleil déjà radieux alors que la température extérieure est encore fraîche, et pourtant rien à faire, vous ne vous réveillez pas. Le moindre geste se fait machinalement, le regard est en permanence perdu vers l’infini ou bine tourné vers l’intérieur. Même les sons sont assourdis. Vous ne prêtez aucune attention aux conversations qui déjà fusent de toutes parts, pas plus qu’aux annonces faites par les haut-parleurs. Vous percevez le monde extérieur dans lequel vous évoluez et vous avez conscience d’exister. Pourtant c’est comme si vous étiez en train de vivre une expérience extracorporelle. Votre enveloppe physique est bien là, mais votre esprit semble un peu en retrait.

C’est ainsi que machinalement je me retrouve assis à ma place quasiment habituelle et immuable. Ce matin je n’ai pas eu envie de me battre pour m’asseoir à côté d’une fenêtre. J’aurais pu mais la volonté n’y était pas. L’absence de volonté de m’empêche cependant pas de penser à 100 à l’heure et d’écrire d’un jet comme je le fais actuellement. L’écriture est-elle facilitée lorsqu’on et dans un état second ? Il y a belle lurette que je n’ai plus de moquette chez moi.

J’aimerais pourtant me sentir complètement éveillé. Je sais que ça viendra (il faudra bien de toute manière), mais en attendant, je me complais dans cette situation. Conscient inconsciemment de vivre quelque chose de particulier ? Pourquoi vouloir en changer alors que finalement je me sens bien ? Pas si sûr que ça en fait.

jeudi 23 juin 2005

Yo man !

Ces jours-ci on ne peut pas dire que l’imagination soit florissante. En fait je suis encore capable de penser à beaucoup de choses à la fois (parfois sans queue ni tête) mais pas forcément à celles qui ont un rapport avec le thème de ce blog. Je mets ça sur le compte d’une certaine forme de fatigue. Je me couche beaucoup trop tard et je me lève tôt. Tout ça pour ne pas avouer un manque de motivation momentané. En plus je me sens observé. Même si les reflets me les cachent, je suis pratiquement sûr que derrière ces lunettes une paire d’yeux m’observe. C’est vrai qu’on n’est pas nombreux à écrire dans ce train. En fait je suis même carrément le seul.

Une autre raison que je pourrais invoquer est la musique que je suis en train d’écouter en ce moment. Trop mélancolique pour un matin ensoleillé. Il faut que je change pour quelque chose de plus rythmé, plus endiablé. Un remix version rap/rock de « Mission Impossible ». Je m’y croirais presque. Il ne manque plus que l’hélicoptère qui me poursuit. Je zappe. Encore du rap mais ce coup-ci dans le style R&B.

Tiens, je n’avais pas remarqué, il y a une réplique de Barbie (la poupée) presque en face de moi. Aussi rose et blonde que la vraie ! Plus accessoirisée que l’original. Mais on s’en fout.

En fait je suis de mauvaise humeur. Je n’ai pourtant pas oublié mon casse-croûte ce matin. J’ai lu quelque chose qui ne m’a pas plu ce matin et qui me reste sur l’estomac. Insatisfait. I can get no… Ca passera. Bien sûr. Heureusement. Essayons d’avoir des pensées positives. Tiens du coup j’ai trouvé le titre de ce post et déjà je sens que ça va mieux. L’écriture peut aussi être un bon exutoire.

mercredi 22 juin 2005

M. Muscle

Décidemment il faut que vous (mesdemoiselles et mesdames) fassiez un petit détour par la station RER Auber. Bon peut-être pas toutes en même temps, sinon ça risquerait de tourner à l’émeute. Là où pas plus tard qu’hier se trouvait le Chippendale, il y a ce matin un Monsieur Muscles. Un du genre avec des biceps gros comme mes mollets (pas comme mes suisses, parce que ça ferait franchement trop).

Remarquez que même si ça devait être l’émeute au moins il serait protégé par sa vitre triple épaisseur et son hygiaphone. En attendant, à l’heure à laquelle je passe le matin ce n’est pas la bousculade. A part un touriste ou une mamie permanentée de temps à autres, ce n’est pas la foule des grands jours.

Peut-être que la démonstration (pardon le spectacle) a lieu plus tard ? Pouvoir admirer les muscles des bras qui roulent sous la peau et se gonflent alors que d’un air inspiré il attrape pas moins qu’un carnet de 10 tickets 50% Famille Nombreuse. Ca doit valoir le détour, non ? Frapper les touches d’un clavier avec des doigts de mains plus habituées à soulever de la fonte m’a toujours fait sourire. Je ne parle pas des mêmes en train de s’escrimer à envoyer un SMS sur le clavier minuscule d’un téléphone mobile. Quoique cela soit réservé à ceux qui savent écrire phonétiquement.

Et une fois de plus je lance un appel. Pendant que la gent féminine se distrait et se pâme devant Monsieur Univers ou la réplique de Patrick Swayze, où nous les hommes allons nous pouvoir nous divertir ? Il y a pourtant dans toutes les voitures une barre en acier autour de laquelle les « Gogo Dancers » devraient pouvoir faire quelque chose. A priori je ne dois pas voyager aux bonnes heures. Alors si vous savez où et quand ça se passe, merci de penser à moi !

mardi 21 juin 2005

Le Chippendale

Cela fait plusieurs fois que je me dis qu’il faut que j’écrive quelque chose à son sujet. Je passe à pieds presque tous les matins devant l’endroit où il travaille mais comme je n’ai ni mon calepin ni mon stylo en mains à ce moment-là, je ne note rien et du coup je l’oublie, jusqu’à la fois suivante. Et ainsi de suite… Car un portillon passé et dix mètres plus loin je n’y pense déjà plus. C’est donc un miracle si ce matin je pense à lui alors que je monte à peine dans le train. C’est vrai que je suis en permanence à la recherche de l’idée exaltante qui tous les jours me permet de tenir mes lecteurs en haleine !

Donc le Chippendale. Pourquoi un tel surnom ? Tout simplement parce que c’est la première chose qui me vient à l’esprit lorsque je le vois. Il a beau travailler dans les sous-sols de la RATP (à la station Auber en ce moment pour ceux ou celles que ça intéresse), il est bronzé toute l’année, été comme hiver. Certes il n’est pas très grand (je juge par rapport à ma taille), mais il a l’air baraqué. On ne s’en rend compte que lorsqu’il sort de sa guitoune. Enfin et c’est sûrement le détail le plus frappant il a une chevelure remarquable : cheveux longs, lisses et propres, qui retombent sur ses épaules. Pas de serre-tête ni de chouchou. En un mouvement rapide et expert, aidé d’une main ou non, il est capable de les remettre en place très facilement.

A-t-il une double vie ? Guichetier le jour, « Male Dancer » la nuit ? Dommage que ça ne soit pas l’inverse. Je suis sûr que la RATP aurait à y gagner. Glisser quelques billets dans son maillot de bain afin de pouvoir récupérer sa Carte Orange ou sa Carte Vermeil. Par contre ce serait condamner le Pass Navigo auprès de 50 % environ des utilisateurs.

Ps : je suis à la recherche de l’équivalent pour nous les hommes. Si vous savez dans quelle station et à quel guichet ça se passe, soyez sympa, pensez à moi.

lundi 20 juin 2005

Voyage en musique

Ca y est, j’ai franchi le pas, ou plutôt le mur du son. Je voyage maintenant en musique, un écouteur vissé dans chaque oreille. Et j’avoue que ça change tout. Ca donne une autre dimension aussi bien à la musique qu’on écoute, qu’à l’environnement dans lequel on évolue. Du coup je suis presque prêt à prendre pour dix ans de transports en commun en plus. Sachant qu’il me reste plus de 20 ans à faire, ça me fait une belle jambe.

Pouvoir écouter quelques vieux morceaux de groupes d’une autre époque, mais en fait toujours écoutés par mon fils aîné, ça vous donne une autre jeunesse. Quel groupe ? Eh eh eh ! Je veux dire ACDC. Au milieu de la foule, ou en train de remonter un quai bondé de monde, Highway To Hell prend une autre dimension, une autre profondeur. Cela dit je n’en suis pas encore à fredonner en costard cravate des paroles du style

…Tu masques ton visage en lisant ton journal,
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro…


C’est de qui au fait et tiré de quelle chanson ?

De même, un bon classique du blues un lundi matin pluvieux, à attendre le train sur un quai arrosé par le crachin sur fond de ciel gris. Si la tendance est plutôt au rock des principaux groupes du genre des années 70-80, il y a quand même quelques nouveautés. Bon je ne vous dresserai pas une liste exhaustive, mais le spectre est assez large, sauf pour le rap peut-être…

J’insiste, mais regarder défiler les arrières grisâtres des immeubles parisiens à travers un ciel tendu de câbles et autre caténaires, en écoutant du blues, vous plonge dans une autre époque et dans la peau d’un autre personnage.

Un grand merci donc à mon fils aîné qui a bien voulu me laisser son iPod à écran explosé. Je ne peux pas lire les noms des chanteurs ou des groupes ou du titre du morceau que j’écoute, mais peu importe car je les connais par cœur. C’est comme si j’avais un Shuffle de quatre Go.

samedi 18 juin 2005

eiPod

Regardez ce que le lapin a apporté mon Capitaine !

Regardez ce que le lapin a apporté mon Capitaine !

vendredi 17 juin 2005

iPod Generation

Petit coup d’œil circulaire à l’environnement dans lequel je me trouve. Les lectures refleurissent. Livres de poche, magazines, journaux, bandes dessinées. Il faut également constater que les adeptes du lecteur MP3 sont de plus en plus nombreux et de plus en plus équipés. A noter l’apparition de casques de plus en plus monstrueux. Fini les oreillettes discrètes. Maintenant on coiffe le casque de salon, même dans le train. Au moins les voisins ne s’en prennent-ils plus plein les oreilles.

Ils sont de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes tailles avec ou sans écran de contrôle. Je veux parler des successeurs des walkmans et autres discmans avec ou sans radio, les iPod et autres lecteurs de fichiers de type MP3 ou AIFF. Ou comment emporter avec soi sa collection complète de cd audio.

Il y a eu l’époque des tous premiers téléphones mobiles, avec en particulier le Bibop que les propriétaires arboraient fièrement. Il fallait rester à proximité des bornes et on ne pouvait qu’être appelé je crois. A l’arrivée des premiers GSM beaucoup ont critiqué cet appareil superflu qu’une minorité affichait également de façon ostentatoire. Maintenant qui n’a pas de GSM ?

Les propriétaires de lecteurs MP3 sont-ils plus discrets ? On ne voit en général que dépasser les écouteurs. Le contexte actuel y est certainement pour quelque chose. La peur de se le faire dérober j’imagine. Les seules fois où ils sortent des poches ou des sacs à main, c’est pour changer de morceau ou régler le volume sonore. En fait certains préfèrent le porter autour du cou, à côté du GSM…

Il va falloir envisager d’y passer. Les conversations de mes voisins ou voisines ne m’intéressent pas toujours et cela devrait couvrir le bruit de fond. Et quand je dis ça, j’ai ma petite idée.
Il a franchi le mur du son mon Capitaine !

Il a franchi le mur du son mon Capitaine !