vendredi 18 mars 2005

RER qui rame

Cela fait plusieurs jours de suite maintenant que le RER A au départ de La Défense et à destination de Paris est retardé le soir. Vous me direz qu'on n'est pas à une minute près. Et bien si justement. Surtout lorsque vous devez attraper une correspondance et que cette correspondance se fait toutes les 15 minutes environ, et même 30 minutes à certains moments de la journée. La minute de retard vous coûte cher au final. Un quart d'heure au tarif syndical, une demi-heure plus tard dans la soirée. Et je ne mentionne que le temps de trajet en train. En effet, au-delà d'une certaine heure vous ne trouverez plus de bus à votre arrivée en gare.

C'est chaque fois la même chose, dès que je veux rentrer plus tôt que d'habitude, un problème me retarde lamentablement. Et les causes sont diverses. Hier l'erreur a été de miser sur le mauvais cheval. Deux RER étaient à quai et je ne suis pas monté dans celui qui est parti en premier. Un regard sur ma montre... C'est bon, j'ai encore le temps. J'ai vite déchanté lorsque j'ai constaté qu'il ne bougeait pas. De plus comme il avait stationné plus longtemps que d'habitude à quai, forcément il avait eu le temps de bien se remplir. C'est enfin le signal du départ. Des retardataires profitent de ces dernières fractions de secondes pour monter. Le train démarre et durant tout le trajet coups de frein et accélérations se succèderont. La masse des voyageurs suit un mouvement complètement inverse du sens de déplacement du train. Il freine sèchement et tout le monde se retrouve devant. Un lâcher de frein brutal suivi d'une accélération et tout le monde se retrouve à l'arrière comme un seul homme. A force de coups de frein et d'accélérations, je constate que ma marge de manoeuvre a fondu comme neige au soleil. J'ai juste le temps de voir les portes de ma correspondance se fermer à mon arrivée sur le quai.

Je suis sûr d'avoir le prochain.

jeudi 17 mars 2005

Putain de soirée

"La situation des trains est perturbée. Nous vous remercions pour votre compréhension". C'est exactement le genre de message qu'on n'a pas envie d'entendre. Surtout après une dure journée de travail. D'autant qu'il fait chaud ce soir. Comme il gèle encore le matin on s'habille chaud avant de partir de chez soi. On est toujours en mars donc pas question de se découvrir d'un fil et encore moins de faire ce qu'il nous plait. Bref il faisait 0°C ce matin, 20°C le soir. On ne sait plus comment s'habiller. C'est des soucis tout ça. En plus un très jeune enfant énervé et sûrement fatigué n'arrête pas de pleurer. C'est à ce moment-là qu'on se rend compte que le train est arrêté depuis un certain temps à quai et qu'il n'a pas redémarré. Et le fameux message retentit. Quelques instants plus tard un train Corail vient s'arrêter à notre hauteur. C'est un train pour Mulhouse. Ceux-là ne sont pas encore arrivés. Le bébé n'en finit pas de pleurer. La chaleur, les cris, l’arrêt qui se prolonge. C'en est trop. J'en profite pour changer de voiture. Aucun risque que le train parte sans moi. D'autres messages sont diffusés sur les haut-parleurs. "Incident sur un train en gare de ...?". "Circulation interrompue...". Les messages se succèdent. Tous plus incompréhensibles les uns que les autres. Le conducteur du train s'y met aussi. On nous répète de plusieurs façons différentes que le train est arrêté. Une tentative de comique de répétition ? Cela fait quand même sourire, voire rire la plupart des voyageurs pris au piège. Et bien sûr on nous remercie pour notre compréhension. Ce qui est râlant c'est que je suis presque arrivé à destination. Un quart d'heure vient de passer. C'est long. Je demande par téléphone une ex-filtration car je sens que c'est mal parti ce soir. Un nouveau message: "La fin de l'incident est prévisible...". Quelle bande de rigolos. Je sors du train, longe le quai, sors de la gare. La voiture qui vient m'arracher à ce cauchemar arrive dix minutes plus tard. Les trains sont toujours à quai.
Dis Papa, c'est loin Mulhouse?

Le dépotoir

Avez-vous déjà jeté un coup d'oeil par la fenêtre des RER lorsqu'ils circulent à l'air libre? Regardez par terre, le long de la voie et jusqu'à deux ou trois mètres au delà. C'est la désolation. Et en même temps une bonne illustration de la société dans laquelle nous vivons. Des centaines, des milliers de détritus. Certains sont "tombés" du train : canettes métalliques multicolores et plus ou moins oxydées, bouteilles en verre, bouteilles en plastique, sacs en plastique, mouchoirs en papier, journaux, mégots, débris de verre. D'autres ont plus probablement été "déposés" par des riverains de la voie ferrée : débris de métal, morceaux de plastique, jouets, vêtements, chaussures, pneus, roues, chaises, appareils ménagers, bidons, rouleau de moquette, canapés, gravats. Un vrai inventaire à la Prévert. Mais pas très poétique. On a l'impression de rouler au beau milieu d'une décharge d'ordures. La façade fait illusion mais il ne vaut mieux pas être trop regardant sur les coulisses. On dispose pourtant partout de poubelles et de moyens de collecte et de ramassage. Mais c'est tellement plus simple de laisser tomber par terre un papier plutôt que de le mettre dans sa poche ou dans son sac en attendant de trouver une poubelle dans la rue, sur un quai, au bureau ou chez soi. Même chose à proximité des restaurants fast-food. Une fois le menu emporté, on en abandonne les boîtes, gobelets et papiers au fil de son repas. Et pire. Je ne sais pas comment ça se passe maintenant, mais il n'y a pas si longtemps que ça, il était possible de déposer au milieu des voies en pleine gare de l'Est l'ultime reste de son repas. L'utilisation des toilettes des trains à l'arrêt dans les gares était interdite, mais les portes grandes ouvertes. Une fois le train parti ne restaient sur les traverses que des monticules marron et rose. Et là où il y a de la gêne...

mardi 15 mars 2005

Presse gratuite

Lorsque vous voyagez par les transports en commun, il y a certains jours où il vaut mieux voyager léger de manière à pouvoir porter les divers journaux, magazines, tracts et autres publicités qui seront distribués régulièrement et gratuitement sur votre parcours. Dans le désordre (on a la presse que l'on mérite) :

Quotidien : Metro, 20 Minutes
Hebdomadaire : Economie Matin (lundi), ParuVendu (jeudi), Sport (vendredi), A Nous Paris (RATP)
Mensuel : Newzy (Business People Magazine)
Aléatoirement : programmes immobiliers pour habiter à deux pas de là où vous travaillez, festivals de musique, bons de réduction inutilisables pour le lancement de produits inintéressants, grands marabouts mediums pour qu'il ou elle revienne, nouveaux produits (soupes, bonbons, boissons énergétiques, chewing-gums...)
Au moment des élections : les membres locaux des différents partis politiques vous remettent en souriant leur programme de la main à la main (c'est le seul moment où vous les verrez)
Au moment des grèves : tracts syndicaux.

A peine distribués et déjà les poubelles et le bas des escalators en sont pleins. Si une grosse averse avec du vent mouille le papier, alors personne n'en prendra et la totalité partira directement à la poubelle. Des forêts entières chaque jour?

lundi 14 mars 2005

C'est toujours pareil

C'est tous les jours même rituel, à la même heure, au même endroit et avec les mêmes personnes. Les voyageurs se retrouvent sur le quai et attendent à l'endroit précis où une porte s'arrêtera. Des groupes se forment donc à intervalle régulier. Cela leur permettra d'entrer les premiers dans la voiture pour rejoindre la ou les places qu'ils occupent habituellement. Eventuellement "réserver" plusieurs sièges pur ceux qui voyagent en groupe. Près de la fenêtre, dans le sens de la marche, en haut, en bas, au milieu, au début, à la fin, une rangée de six sièges, de deux...

Je le sais car je fais la même chose ! J'évite certaines places où je ne loge pas. J'évite également la place juste à côté en me disant que la probabilité d'y voir s'asseoir une personne, disons corpulente, est élevée de nos jours. Elle déborderait forcément de mon côté et rendrait le trajet encore plus inconfortable. En fonction du moment de la journée, je préfèrerai une fenêtre à un couloir. On y est moins dérangé lorsque les autres voyageurs montent ou descendent du train.

Ce qui est valable le matin l'est également le soir. Selon la voiture choisie on a plus de chance de retrouver telle ou telle personne. A l'inverse on peut en éviter de se retrouver par exemple dans la voiture de la demi-douzaine de pipelettes qui se parlent sans s'écouter de leur week-end, de leur mari, de leur dernier achat, de la façon dont elles font revenir les oignons avant de faire cuire la viande, de la maladie du petit dernier et des tracasseries du chef. La vie quoi...

vendredi 11 mars 2005

Retour à la normale

Maurice a repris le travail ce matin. Par la même occasion il a retrouvé ses compagnons de transport qui lui ont fait part des difficultés qu'ils ont rencontrées hier. Pour un même point de départ et un même point d'arrivée, mais à des horaires différents, les expériences sont plutôt contrastées. Ceux qui n'ont eu aucun problème à l'aller le matin ont par contre connu une grosse galère au retour le soir. A l'inverse ceux qui avaient eu des difficultés le matin n'en ont pas eu le soir. Dans tous les cas plus d'une heure de temps de trajet en plus, dans des conditions lamentables. Comme quoi le monde est bien fait, non? Pour obtenir une si parfaite égalité il faut admettre qu'on ne peut pas parler de l'enfer. Il n'y a qu'au paradis des grèves que tous les usagers sont égaux.

Au fait, si on veut du monde dans les rues, ne serait-il pas mieux de manifester le samedi par exemple? Les seuls trains qui rouleraient ne seraient utilisés que par les manifestants. Aucune plainte à attendre de ce côté-là. Pas de retenue sur salaire pour la majorité des salariés. Bref que des bénéfices.

Tout le monde était donc de retour, comme si de rien n’était, à chercher son ticket devant le portillon ou à vouloir être le premier arrivé à l'escalator et comme c'est vendredi, à trimballer sa valise à roulettes derrière soit sans se préoccuper des autres. De là à penser qu'hier c'était presque mieux...

Pendant ce temps, à quelques kilomètres d'ici, en Espagne on se souvient des victimes des attentats meurtriers commis à Atocha près de Madrid. Là était l'enfer.

jeudi 10 mars 2005

La galère

Aujourd'hui Maurice a décidé de rester chez lui plutôt que d'avoir à subir les conséquences de la grève des transports publics. Il a profité de cette occasion pour régler ce jour là des questions personnelles qui l'auraient amené à ne pas aller travailler. Il a donc posé une journée de congés en entamant son capital de jours RTT. Heureusement sa situation lui permet de le faire. Ce n'est pas forcément le cas pour tout le monde. Il avait auparavant consulté le site internet mis en place par la SNCF spécialement pour les jours de grosses perturbations. Rien à voir avec ce qui se passe sur les lignes de la RATP. Il vous le recommande d'ailleurs (www.abcdtrains.com) car il indique de façon précise les horaires des trains prévus. Cela n'évite pas la cohue mais permet de s'organiser et d'éviter d'avoir à attendre l'arrivée d'un train pendant de longues minutes.

Il n'en n'a pas toujours été ainsi. Même s'il a toujours pu rejoindre son lieu de travail et rentrer chez lui le soir, cela se sera fait à force de réveil plus matinal que d'ordinaire, de longues marches pour rejoindre une gare ou un station, de longues minutes d'attente, de poussées pour pouvoir rentrer dans une voiture, d'énervement, de cohue physique, de longues heures passées debout pressé par d'autres usagers dans des voitures où il y a plus de gaz carbonique que d'oxygène...

Et puis le lendemain on peut reparler de ces moments héroïques et partager ses galères et expériences. Le surlendemain on a oublié et la fois suivante on cherche à améliorer sa technique.


mercredi 9 mars 2005

Fascination collective

Parmi les personnes présentes à un moment donné sur un quai de gare, de métro ou de RER, s'il en est un qui, à tous coups, attire sur lui tous les regards, suscite l'intérêt de tous et ce de façon durable, c'est bien le colleur d'affiches. Nul ne peut rivaliser avec lui. Pas même celui qui, pourtant plus utile, nettoie la merde des autres en vidant les poubelles ou en ramassant les mégots et autres détritus qu'on aura jugé bon de ne pas jeter dans une poubelle.

On ne l'attend pas particulièrement et pourtant un matin il est là. Il fascine littéralement les voyageurs qui attendent sur le quai qu'il est en train de décorer. Il est comique de voir tous les regards converger vers celui qui travaille à ce moment-là. Lorsqu'on le voit faire, qui n'a pas imaginé un instant lui demander de venir donner un coup de main pour retapisser une pièce chez soi? Surtout qu'il travaille vite et bien. Il ne mélange pas les morceaux à coller. Il arrive à les déplier sans effort dans des positions parfois acrobatiques. Les raccords sont parfaits. A la technique il faut ajouter le côté mystérieux de la chose. Une affiche se divise en plusieurs morceaux. Quel sera le résultat final une fois qu'ils seront tous collés? Bien souvent le train arrive avant qu'il ait terminé son travail et le jour d'après on n'y pense même plus. Jusqu'à sa prochaine apparition.

mardi 8 mars 2005

Détournement

Après les détournements d'avions, les détournements de bus, voici maintenant les détournements de trains. En général lorsque vous prenez le train, c'est pour vous rendre d'un point A à un point B. C'est affiché sur le quai et vous montez en toute confiance. Vous pouvez même pousser la confiance jusqu'à confier vos enfants en ayant pris soin de leur expliquer les choses à faire ou ne pas faire et les différentes étapes de la marche à suivre. A l'arrivée ils seront attendus par Tata Coco qui sait dans quelle voiture ils se trouvent. Seulement pas de chance, ce jour-là, et pas un autre, le train sera détourné de sa destination finale. Plutôt que de s'arrêter à Haussmann Saint Lazare, il sera dérouté sur Gare de l'Est. Imaginez-vous, en cette époque où même les mineurs sont détournés, l'angoisse de la Tata Coco, des enfants, des parents? Pas de doute, ils font tout pour nous faire préférer le train.

Pour les habituels usagers cela se traduira par un retard, pour ne pas parler de contretemps. Ils ressentiront de l'irritation plutôt que de l'énervement. L'annonce du détournement pourra avoir été faite avant ou après l'arrêt à Val de Fontenay, là où vous pouvez encore décider de vous rabattre sur le RER bondé si vous visez le centre de Paris plutôt que le nord-est. Il est arrivé que l'annonce soit faite après Val de Fontenay alors que le train précédent avait déjà été détourné. Tant pis pour vous. Vous êtes détournés pour de bon et à vous de retrouver les joies de la Gare de l'Est et de son métro.

lundi 7 mars 2005

Le retour

Maurice est de retour de congés. Il a pris le train à l'aller et pour la première fois a pu tester le TGV non-fumeur. Alors que d'autres lignes l'étaient depuis quelques temps déjà, celle qu'il a empruntée semble avoir été l'une des dernières à virer complètement. Enfin presque...

Il est remarquable d'observer les fumeurs invétérés se presser dans les couloirs en attendant le prochain arrêt pour descendre sur le quai en fumer une. D'autres ne se privent pas de rester sur le pas de la porte. Tant pis si la fumée et l'odeur rentrent dans les voitures. Dans tous les cas ils ne facilitent pas la montée et la descente des voyageurs.

C'est quand même beaucoup moins désagréable qu'avant. Rappelez-vous! La traversée des voitures "fumeurs" se faisait en apnée dans un nuage de fumée opaque et nauséabond. L'odeur du tabac froid était tenace et omniprésente. Après un aller-retour à travers cette voiture pour se rendre au bar par exemple, on pouvait mettre ses vêtements à laver. On trouvait des fumeurs à toutes les extrémités des voitures. Des fumeurs répartis dans l'ensemble du train se déplaçaient spécialement dans les voitures réservées à cet effet. De retour à leur place d’origine, ils en ramenaient les effluves dans leur sillage. A l'odeur on pouvait deviner où étaient partis le voisin ou la voisine. Malheur aux voitures situées de part et d'autre d'une voiture "fumeurs".

vendredi 25 février 2005

Les parasites me brouillent l'écoute

Certains verront dans ce titre une fameuse contrepèterie. Ils ont raison. Mais ce n’est pas l'objet de ce post. Vous avez pu lire hier et peut-être vous rendre compte par vous-mêmes que certaines informations n'étaient pas annoncées au travers des haut-parleurs. D'autres le sont. Le problème c'est que ce n'est pas toujours au bon moment.

Imaginons que c'est un jour où rien ne va plus. Pour des raisons qui vous sont inconnues les trains circulent mal. Très mal. Ce jour là, comme par hasard, vous avez un rendez-vous important ou bien vous devez rentrer plus tôt que d'habitude. Bref il faut que ça roule. Vite et bien. Comme ça va mal, il y un monde fou sur le quai. Les écrans d'informations sont à la rue. Vous ne pouvez vous fier qu'aux annonces faites par haut-parleurs. A ce moment retentit le jingle que tout le monde redoute car annonciateur de mauvaises nouvelles. L'information concernant votre train commence à être débitée. Et c'est chaque fois la même chose. Au moment où l'information essentielle est diffusée un train passe à toute allure. Son bruit assourdissant couvre complètement le message. Les usagers se regardent d'un air interrogatif en espérant que l'un d'entre eux ait saisi ce qui est en train d'être dit. La seule chose que chacun pourra saisir, c'est la fin du message. Le train est passé et on peut alors entendre :

"... la SNCF vous remercie pour votre compréhension."

jeudi 24 février 2005

Train court, train long

Selon des raisons qui me sont inconnues, la SNCF propose aux heures de pointe des trains courts et des trains longs. Un train long fait-il 8 ou 10 voitures? Un train court fait-il 4 ou 5 voitures? Je n'en sais rien. Il faudra que je vérifie. Une chose est sûre, un train long est deux fois plus long qu'un train court. Par conséquent on loge deux fois plus de voyageurs dans un train long que dans un train court. Autre conséquence un train court n'occupe que la moitié de la longueur du quai qui l'accueille. D'un jour sur l'autre, à chaque heure de départ correspond son train court ou son train long. Il suffit de consulter les écrans d'information pour le vérifier. C'est presque immuable. Presque...

Ca ne l'est plus lorsque pour une raison inconnue, la SNCF décide de rompre le train-train quotidien en remplaçant un train long par un train court. En règle générale (je parle en connaissance de cause), en arrivant sur le quai, les usagers se contentent sur les écrans d'information de vérifier l'heure de départ de leur train qu'ils savent court ou long. C'est pourquoi ils ne vérifient pas la longueur du train (pourquoi le feraient-ils?). Ils s'en vont alors occuper leur emplacement sur le quai (en général toujours le même). Lorsqu'ils réalisent que le train ne s'est pas arrêté en face d'eux comme d'habitude, la panique s'empare de ceux qui attendent le train en fin de quai et en début de quai. Ils doivent se dépêcher de rejoindre le train. La première et la dernière voiture sont prises d'assaut par un grand nombre d'usagers. C'est la course et puis la bousculade pour trouver une place. Le même phénomène se reproduira de gare en gare. Au bout du compte le train sera bien sûr bondé.

Ne serait-il pas judicieux que la SNCF passe un message par haut-parleur ce jour-là pour prévenir du changement de manière à laisser le temps aux usagers de se repositionner sur le quai et éviter une bousculade?

mercredi 23 février 2005

Un peu de fraîcheur

Il y avait ce matin un enfant dans le train. Je le souligne parce que c'est plutôt rare, surtout tôt le matin en semaine. N'oublions pas que nous sommes en pleine période de vacances scolaires. Il devait avoir 5 ans à tout casser. Un petit garçon. Equipé pour le froid et accompagné de sa maman. C'est lui qui l'appelait comme ça.
Là où ils sont montés il restait encore quelques places de libres. Et l'un comme l'autre a choisi sa place. Evidemment la maman s'est assise là où il y avait 2 places l'une à côté de l'autre en milieu de banquette. Evidemment le petit garçon s'est assis à une place seule, à côté de la fenêtre. Les demandes répétées de la maman n'y ont rien fait, il n'a pas voulu s'asseoir à côté d'elle. Au bout de quelques instants les voyageurs pris entre les deux ont décidé d'un commun accord de bouger pour laisser la maman s'asseoir à côté du petit garçon. A cet âge là c'est quand même plus agréable de voir le paysage que de rester coincé au milieu d'adultes.

Il n'y en avait qu'un seul à commenter ce qu'il voyait et ressentait. Un seul à poser des questions à sa maman autant de fois que nécessaire pour finalement obtenir une réponse. Au milieu des usagers silencieux comme des tombes qui ne se regardent même pas. Il était le spectacle était dans la voiture. Et puis vint le moment où le train se met à ralentir à l'approche de son arrêt. Le petit garçon se lève alors et se précipite en exultant car " On est arrivé ! ". De tous les voyageurs c'était le seul à se réjouir de l'arrivée en gare.

Il y a longtemps que ce genre d'enthousiasme nous a quitté.

mardi 22 février 2005

Rien ne va plus

Depuis plusieurs semaines maintenant les portillons Navigo et autres de la gare Haussmann-Saint-Lazare sont grands ouverts. Dans les 2 sens. On peut donc passer sans encombres du métro ou du RER A directement sur le RER E pour pas cher et ce sur 8 zones de tarification. Quand ils fonctionnaient ils étaient à l'origine de bouchons monstrueux car ils ne pouvaient pas absorber l'énorme flux de voyageurs. Maintenant la circulation des voyageurs est plus fluide. C'est vrai que la situation précédente était quelque peu absurde. Les 5 minutes gagnées grâce à EOLE sur les trains SNCF de banlieue arrivant à la Gare de l'Est étaient perdues au moment du passage des portillons. C'est ça le progrès.

Ce matin, toujours en gare Haussmann-Saint-Lazare mais aussi sur d'autres quais an banlieue, les écrans indiquant les départs des différents trains étaient momentanément en panne. Les annonces se faisaient par haut-parleur interposé de façon quasiment inaudible quoiqu'à un niveau sonore très élevé. Malheurs aux étrangers ou aux personnes n'ayant pas l'habitude d'emprunter ce moyen de transport parce qu'alors il y a de quoi se perdre. C'est vrai qu'il était tombé 1/2 centimètre de neige.

lundi 21 février 2005

Navigo

Une belle invention que ce Navigo. Tout le monde devrait l'avoir. C'est du confort a peu de frais. Finies les files d'attente aux guichets les premiers jour du mois. De plus on ne se casse plus la tête à faire des calculs pour savoir s'il est plus rentable de prendre un coupon mensuel ou plusieurs hebdomadaires au moment des congés. Ca éviterait de faire râler ceux qui en ont et qui trouvent que ceux qui n'en ont pas mettent trop de temps à passer les portillons. Car ça se joue à la demie seconde près. Avec le Navigo le passage se fait dans la foulée. Avec un coupon mensuel ou hebdomadaire même en visant bien la fente, le temps de passage est un peu plus long. Du coup c'est incroyable comme on peut parfois lire l'irritation et l'exaspération sur les visages de certains lorsque leur moyenne est ralentie. C'est en général arrivé devant le portillon que l'on se met à rechercher sa Carte Orange ou qu'on essaye de sortir son coupon avec de gros gants en hiver! Ou alors le fente est bouchée par un chewing-gum ou a fondu par malveillance.

Il arrive que le portillon ne s'ouvre pas immédiatement. Et là c'est un peu comme la télécommande dont les piles sont fatiguées. On a tendance à appuyer plus fort sur les touches. Avec le Navigo, on le frottera plus fort sur le lecteur dans un mouvement de va-et-vient très rapide. Pas sûr que ça soit la bonne méthode... Si au bout de moins d'une seconde le portillon ne s'est pas ouvert, alors on change de file sans bien sûr se soucier de ceux qui sont derrière ou à côté.

vendredi 18 février 2005

C'est la merde

Habituellement elles ornent ou tapissent les trottoirs en surface à Paris. On ne devrait pas les trouver à cet endroit et pourtant on en découvre même dans les couloirs à 20 mètres sous terre. Vous l'avez deviné, je parle des crottes de chiens. Il est vrai qu'on croise en sous-sol de temps à autres un chien d'aveugle, des "petits chiens à sa mémère" en général enfermés dans un panier spécial dont il ne dépasse que la tête, plus souvent des chiens de garde (ou de dissuasion?) la mode actuelle étant au rottweiler plus ou moins famélique ou encore les compagnons d'infortune des laissés pour compte. De façon tout à fait subjective je suis convaincu que les fautifs se situent plutôt dans la troisième catégorie. Cela dit le résultat final est le même. Rien ne ressemble plus à une merde dans les couloirs qu'une autre merde dans les couloirs.

Où elle prend toute sa dimension, c'est lorsqu'elle est piétinée et tartinée sur des dizaines de mètres. Ca se passe comme au moment du départ d'une course à pied regroupant des dizaines de coureurs. Si un photographe ou un caméraman se place devant la ligne de départ, le premier coureur dont l'horizon est dégagé pourra l'éviter facilement. Ce sera de plus en plus difficile pour les suivants car leur horizon se trouve limité par ceux qui les précèdent. Le photographe sera évité au dernier moment jusqu'au moment où immanquablement il se fera bousculer, voire renverser et piétiner. Pour la merde c'est la même chose.

Au bout du compte la merde se retrouve étalée par des dizaines de chaussures. Les mêmes chaussures d'ailleurs que celles dont j'ai parlé précédemment et qui sont consciencieusement essuyées sur les sièges.

jeudi 17 février 2005

Incident à la voie

C'est ce qui figurait ce matin sur les écrans d'information du RER A et qui justifiait le ralentissement du trafic à une heure de pointe avec les inconvénients d'une telle situation, à savoir des voitures bondées et des usagers énervés. Une fois de plus...
Il est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de place sur ces écrans pour pouvoir afficher un message long. Il faut donc résumer, faire une synthèse. Ce n'est pas une raison pour mal s'exprimer. Par exemple on ne dit pas "j'ai mal à mon pied" mais "j'ai mal au pied". On ne dit pas non plus "la femme à Pascal ou la copine à Magali" mais "la femme de Pascale ou la copine de Magali". Enfin on ne dit pas "Incident à la voie" mais "Incident de voie".

Cela dit dans un cas comme dans l'autre c'est du jargon RATP incompréhensible pour le commun des mortels. Il faut bien garder une certaine distance, un certain mystère pour toutes ces choses. Un nuage de fumée pour cacher la misère?

Incident à la voie... et comprenne qui pourra.

mercredi 16 février 2005

Le mépris

Chassez le naturel et il revient au galop. Après avoir dépensé sûrement des fortunes dans des campagnes publicitaires (distribution de dépliants, campagne d'affichage) pour nous annoncer le changement de cap et la volonté de vouloir s'améliorer, la SNCF est a nouveau retombée dans ses travers. L'absence de communication et le mépris affiché pour ses usagers. On ne peut pas parler de clients.

Après un départ dans les temps ce matin le train est finalement arrivé à destination à Haussmann Saint-Lazare avec 25 minutes de retard. Sur un trajet de moins d'une heure cela fait drôlement chuter la moyenne. Des arrêts prolongés dans les gares. Un arrêt habituellement non prévu. Des extinctions sauvages des lumières pour empêcher de lire. Aucune explication. Rien. Aucune excuse.

Le mépris.

lundi 14 février 2005

La séance de maquillage

Les apparences comptent dans la vie de tous les jours et le maquillage permet de mettre en valeur certains détails du visage ou au contraire d'en atténuer d'autres. Il est souvent nécessaire d'avoir à dissimuler les ravages de l'âge, de la fatigue pour présenter un teint plus frais ou plus jeune. Quoi de plus normal que de vouloir séduire et de se présenter sous son meilleur jour? On se fait plaisir et les autres en profitent. C'est franchement plus agréable que d'être entouré de personnes (hommes ou femmes) se négligeant ou se laissant aller.

Mais s'il est un spectacle que j'aimerais éviter le matin, c'est celui des femmes se maquillant dans le train.

Le spectacle de la bouche grande ouverte ou en cul de poule pour y étaler une couche de rouge à lèvres devrait être à remiser au rang des affaires privées. Même chose pour les yeux écarquillés pour y mettre un trait de ricil ou de eye liner. Sans parler du fond de teint dont on risque de saupoudrer son voisin ou encore du parfum qui pourrait être à l'origine de soupçons par la suite... Il y en a qui arrivent à se poser du vernis sur les ongles après les avoir nettoyés avec du dissolvant et d'autres qui
s'épilent consciencieusement les sourcils. Et pourquoi pas le maillot tant qu'on y est? Vous imaginez les hommes en train de se couper les ongles ou les poils du nez ou des oreilles?

Bref si je suis toujours admiratif de la technique dans un espace réduit et en mouvement, ces moments personnels ne devraient pas être partagés, qui plus est avec des inconnus. Si le résultat peut être partagé, il n'en est pas de même pour sa réalisation. La discrétion ne nuirait pas.

vendredi 11 février 2005

Arrêt soudain de l'escalator

Vous avez déjà tous vu des escaliers mécaniques en panne. En général ce sont souvent les mêmes. A partir du moment où ils ont été désossés et remontés il y a de fortes chances qu'ils retombent en panne assez rapidement. Il peut se passer des mois avant même qu'on commence à les réparer.

Mais vous est-il arrivé de voir ce qui se passe lorsqu'ils s'arrêtent soudainement alors qu'ils sont chargés de monde? La scène se passe à « Haussmann Saint-Lazare » là où il y a 2 escaliers mécaniques en parallèle.

Beaucoup sont emportés par l'élan (normal) et par réflexe tentent de se raccrocher à la main courante ou à n'importe quoi pour ne pas perdre l'équilibre. Pas simple quand on a les bras chargés ou qu'on lit son journal. Certains sont plus déséquilibrés que d'autres par l'arrêt soudain. Et puis il y a cet instant où chacun s'interroge sur ce qui se passe à ce moment-là. Sabotage! Que se passe-t-il? Que m'arrive-t-il? Le laps de temps nécessaire pour réaliser que l'escalier mécanique vient de s'arrêter est variable d'une personne à l'autre. Il faudra une fraction de seconde pour bien admettre qu'il ne redémarrera pas dans les minutes à venir et donc qu'il faudra faire l'effort de gravir les marches restantes.

Signalons au passage les champions. Il y en a 2 catégories différentes. Ceux qui n'étaient pas encore engagés et qui changent brusquement d'escalier mécanique pour prendre celui d'à-côté, au mépris de ceux qui allaient s'engager. Tant pis pour eux. Et ceux qui décident de redescendre à contre-courant les 10 marches qu'ils venaient juste de monter pour emprunter l'escalier mécanique d'à côté qui lui fonctionne toujours!