lundi 20 novembre 2006

Un regard nouveau (3)

C'est sans doute pour cette raison qu'elle fera des essais successifs de sièges différents : dans le sens de la marche, près d'une fenêtre, en posant les bras ou pas sur des accoudoirs un peu trop distants l'un de l'autre par rapport à son envergure, et toujours les pieds qui se balancent dans le vide car à cet âge là on n'a pas les jambes suffisamment longues pour pouvoir le poser les pieds par terre. Et en permanence ce regard qui irradie de bonheur non feint.

Voyant qu'elle avait enfin trouvé sa place, le grand frère lui expliqua alors à voix basse et avec force gestes de ne plus bouger de sa place pendant quelques instants. Juste pour lui laisser le temps de s'absenter quelques instants.

Bien sûr elle lui demande ingénument où il va aller, tout en prenant le ton et l'attitude d'un enfant qui pense imiter un adulte. Lui, un peu gêné, mais parce qu'elle insiste et qu'il ne souhaite probablement pas se faire remarquer, finit par lui dire de façon discrète qu'il veut tout simplement aller aux toilettes.

C’est avec un air intrigué qu’elle ne le quittera pas des yeux, jusqu’au moment où elle le verra disparaître et s’enfermer derrière une porte mystérieuse. Bien sûr et contrairement à ce qu’elle avait bien pu promettre, elle n’attendra pas qu’il revienne avant de décider à se lever de son siège afin de se placer devant la porte en attendant qu’elle s’ouvre. Elle est bien trop curieuse pour ça.

C’est à moitié surpris que le grand frère la découvrira devant la porte, et à moitié surpris également qu’il l’écoutera lui dire qu’elle aussi elle a une envie pressante qui ne peut plus attendre. C’est plus fort qu’elle ; il faut qu’elle aille voir ce qu’il y a derrière cette porte.

Le grand frère attendra devant la porte jusqu’à ce qu’elle ressorte, c’est-à-dire pas très longtemps. Ils ne remonteront pas à l’étage là où quelques instants plus tôt ils étaient assis. Le voyage n’était pas terminé et il lui restait probablement encore beaucoup de choses à explorer.

Elle avait maintenant pris la mesure de ce nouvel environnement et c’est d’un pas et d’un geste assurés qu’elle entraîna son grand frère dans son sillage pour voir et découvrir un peu plus ce monde merveilleux que celui des transports en commun.

vendredi 17 novembre 2006

Un regard nouveau (2)

Il était accompagné d'une jeune fille qui devait avoir entre dix et douze ans au maximum. Etant donné son âge et la taille du jeune homme, elle était par conséquent beaucoup plus petite que lui. Elle était habillée comme beaucoup des petites filles de son âge, dans des tons de couleur rose. A la voir ainsi on pouvait deviner l'importance qu'elle portait à ce que ses vêtements soient coordonnés. On aurait tout aussi bien pu y lire le plaisir des parents à quelque part se faire un peu plaisir en la rendant encore plus mignonne.

Chez elle également c'est le regard qui m'a frappé, encore plus fort que celui du frère et c'est ce regard qui m'a inspiré pour écrire ce billet.

Ses yeux brillaient d'admiration et de joie à l'état pur. Ce n'était pas le regard de la dévotion car c'était beaucoup plus gai, beaucoup plus léger, tout en étant intense et venant droit du coeur.

Son visage était fier mais sans être hautain, de la fierté qu'on observe plus particulièrement chez les filles du sud, et il traduisait defaçon non dissimulée son bonheur de prendre le RER E probablement pour la première fois, à l'âge où ce qui ressemble à une aventure merveilleuse sera considéré plus tard comme une corvée.

A les observer tous les deux, on pouvait comprendre les messages qu'ils s'envoyaient sans pourtant se parler. Tout était à base de gestes et de regards. L'un ordonnant en cherchant à affirmer son autorité, l'autre pleine de malice minaudant et jouant les innocentes, le tout en essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas se faire remarquer car on leur avait probablement enseigné que cela ne se faisait pas.

Sans risque de me tromper je crois pouvoir affirmer qu'ils étaient frère et soeur.

...à suivre...

mercredi 15 novembre 2006

Un regard nouveau (1)

Au début je n’avais remarqué que le garçon. Le style ado en pleine croissance, c’est-à-dire pas loin du mètre quatre-vingt-dix, des cheveux coiffés et coupés pas trop courts, des baskets en taille 45 au minimum, une paire de jeans sans trous, mais porté normalement, c'est-à-dire fermé à la taille et non en haut de cuisses, enfin un pull-over à grosse maille, de couleur gris clair avec une bande bordeaux.

Il était monté à deux reprises sur la plateforme supérieure de la rame du RER E pour s’asseoir et redescendre aussitôt, ou peu de temps après. Ce genre de manège ne passe pas inaperçu. Surtout aux yeux de Maurice quand en plus il est en mal d’inspiration. Ce jeune garçon avait un visage sympathique : ni torturé ni fermé, ni dédaigneux ni arrogant. Il avait tout simplement le regard d’une personne heureuse et peut-être encore innocente car aucun événement marquant n’est a priori encore venu remettre en cause son optimisme et sa candeur. Derrière cette façade, on pouvait imaginer une adolescence « normale »si tant est que l’adolescence puisse être normale.

En passant de la position assise à la position debout, c’était plus fort que lui. Il fallait qu’il tire toujours sur son pull-over qu’il portait sans doute trop court à son goût. Toujours le même geste précis et discret. Probablement avait-il grandi trop vite…

C’est au moment où, à la faveur d’un arrêt dans une gare très fréquentée dans le sens des retours, de nombreux sièges ont été libérés à l’étage, que j’ai compris le sens de son manège.

Il est venu s’asseoir en face de moi, sans prêter plus d’attention à ma personne. J’étais occupé à lire tranquillement et donc je passais complètement inaperçu à ses yeux, comme aux yeux de nombreuses personnes d’ailleurs…

Mais cette fois il n’était pas seul.

…à suivre…

mardi 14 novembre 2006

Séquence nostalgie

C'est vrai que le temps s'y prête et que je ne suis pas trop motivé pour l'instant bien que les idées ne manquent pas. Même écoutée en pleine chaleur cette chanson me donne toujours la chair de poule. Il y en a d'autres...

Le plat pays

Paroles et Musique: Jacques Brel 1962
© 1964 Barclay - Ed. Semi/Plouchenel

Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien

Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien

Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien

Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien.

PAssez une bonne journée !

lundi 13 novembre 2006

Retour de week-end

Après l'effort intense que Maurice aura du fournir pour vous conter l'histoire merveilleuse de la rébellion du portillon n° 14, un peu de repos s'imposait pour notre héros.

Il a tout d'abord fallu reprendre des forces et en la matière, et pour le cerveau en particulier, rien ne vaut le chocolat. Des tests réalisés sur des rats en laboratoire le prouvent. Ceux qui ont suivi les déambulations de Maurice s'en souviennent peut-être encore. Il y a quelques jours il a assisté au Salon du Chocolat. Et il n'est est pas revenu les mains vides !

fontaine chocolat


Avec de la banane, de la poire, de la mandarine, de la pomme, du kiwi (photo), de l'ananas et des chamallows !!!! Un régal !

En attendant de s'enfermer pour une nouvelle semaine dans son train, son train-train et son boulot, Maurice est allé prendre l'air, histoire d'une part de brûler quelques calories et d'autre part de faire faire des kilomètres en voiture à son fils aîné qui est sous le régime de la conduite accompagnée.

Ils ont donc fait à deux le tour des remparts, à pieds, ainsi qu'un tour en ville, toujours à pieds.

Remparts de Provins


Sans cliquer sur la photo pour connaître la réponse, saurez-vous reconnaître là où ils se sont promené ?

A écrire ces quelques mots j'en imagine au moins deux en train de hurler devant l'écran de leur nardinateur car ils ont tout de suite reconnu !

Voici pour les autres quelques indices supplémentaires:

Provins vu du haut des remparts


Provins


Provins - La Grange aux Dîmes


(Ne vous esquintez pas trop les yeux à vouloir lire ce qui est inscrit sur la pancarte ! Si vous n'avez pas trouvé vous pouvez maintenant cliquer sur n'importe quelle photo.)

vendredi 10 novembre 2006

Record du Big Kiss

Maurice l'a laissé transparaître dans quelques commentaires disséminés par-ci par-là. Aujourd'hui se tenait sur le Parvis de la Défense une tentative de participer au plus grand rassemblement mondial de personnes qui s'embrassent simultanément au même endroit. Cela se passait à 13h00 en ce 9 novembre 2006.

Cette manifestation est supposée célèbrer le dépassement de soi et l'esprit d'équipe (sic).

Les participants reconnaissaient avoir été avertis que la manifestation pourrait être filmée et photographiée. Par ailleurs ils certifiaient être majeurs et accepter de céder leur droit à l'image à tout support, et tout pays. D'autre part, l'organisateur ne saurait être tenu responsable des utilisations privées des images capturées lors de l'événement.

Les organisateurs avaient vu grand. Un peu trop peut-être. Un immense espace était délimité par des barrières. On pouvait accéder à l'intérieur de cette enceinte par des portes situées aux quatre coins à condition d'être accompagné et de remplir un bulletin d'inscription à déposer dans une urne. On rentrait par deux bien sûr. Pas question d'y aller seul ni à 3.

Un attroupement de plusieurs centaines de personnes était tassé dans un coin de cet espace face à une estrade sur laquelle avaint pris place des photographes, des caméramans (cameramen ?), et un animateur. Entre eux et les barrières de l'enceinte un immense espace vide...

Préliminaires


Une fois les préliminaires accomplies, c'est à dire au bout de dix minutes environ (ça semble long !), le temps que les retardataires se joignent à la foule, l'ordre était donné de refermer les portes et de sceller les urnes.

On baisse le rideau


Les participants allaient pouvoir enfin se lâcher après avoir patienté encore 5 secondes supplémentaires le temps du décompte précédant le signal du départ. Quelques flash ont alors crépité et 30 secondes plus tard il ne fut pas nécessaire de jeter des seaux d'eau glacée pour séparer les participants. L'excellent animateur les autorisait à repartir en les remerciant d'avoir participé à cet événement exceptionnel.

Lâchez-vous !


1.188

C'est le record du jour !

Mazette ! J'ai connu des journées beaucoup plus faste dans mon village il y a quelques mois maintenant, avant que Zizou nous sorte ce qui allait en quelques secondes devenir une spécialité mondiale pour l'éternité.

Dans mon village donc, après avoir sorti les espagnols, les brésiliens et les portugais, c'est probablement 20.000 personnes qu'on aurait pu comptabiliser lors de ces 3 soirées de folie. Et encore, sans parler de ceux qui ont cumulé !

Vous l'aurez compris donc, Maurice n'a pas souhaité participé à cette manifestation supposée célèbrer le dépassement de soi et l'esprit d'équipe. Il en a pourtant refusé des invitations. Par dizaines. Mais que voulez-vous, Maurice est comme ça. Comment aurait-il pu vous faire participer à cet événement sans pouvoir tenir son calepin et son stylo et son appareil photo ?

jeudi 9 novembre 2006

Des bienfaits de la grève

Après l'histoire pratiquement sans fin du Portillon n°14, il faut revenir à des sujets plus graves qui, je le sais par avance, ne plairont pas forcément à certain(e)s d'entre vous.

Je veux parler de la grève, dans les transports en commmun bien sûr, de l'usage qui en est fait et des conséquences qui en découlent.

Je ne parlerai pas du pouvoir de nuisance d'une minorité de personnes privilégiées qui en cette période difficile pour beaucoup, mettent tout en oeuvre et s'arcboutent à des zavantages acquis qu'ils refusent de remettre en cause ou de partager sous couvert d'une défense des usagers et du service public.

Pendant ce temps là, les autres, la majorité des salariés du secteur privé, mais aussi des fonctionnaires, des étudiants, des lycéens, des personnes à la recherche d'un emploi, etc, sont contraints de se lever plus tôt et passer un peu plus de temps pour se rendre sur leur lieu de travail, d'étude ou de recherche d'emploi. Même chose pour le retour.

Il y en a tout de même qui pour éviter tous ces inconvénients, vont poser une journée de congés en attendant que ça passe. Cela m'est arrivé. Merci les RTT !

C'est ainsi que l'on constatera que finalement même si les trains sont deux fois moins nombreux, il n'y a pas deux fois plus de personnes. Pour ça je suis affirmatif car je le vois et le vis.

Je ne pense pas que du côté de la circulation automobile les choses soient pires. C'est déjà l'enfer, donc un peu plus de voitures...

Les grèves ne sont plus ce qu'elles étaient... Peut-être que certains grévistes commencent à ouvrir les yeux et à se rendre compte combien leurs comportements peuvent paraître déplacés pour une personne sans revenus par exemple. Par ailleurs on peut maintenant connaître à l'avance les horaires des trains qui vont circuler. Ils sont à l'heure et partent aux horaires habituels. Ce n'est plus la "galère" comme avant...

On n'entend même plus les voyageurs râler. C'est dire l'importance qu'on donne à ces mouvements sociaux. A force de se répéter la grève perd de sa valeur d'autant que les motifs ne sont pas clairs du tout. Le poisson serait-il bien noyé ? Ce ne sont pourtant pas les causes importantes qui méritent d'être défendues par tous (quelles que soient les convictions) qui manquent en ce moment.

En tous cas pendant les grèves certains ne perdent pas de temps et savent tirer profit de la situation. En quoi faisant ?

En navigant sur internet et en lisant en particulier ce blog. J'en profite pour les remercier, pour vous remercier toutes et tous. Jamais je n'avais eu autant de lecteurs en une seule journée ! Il faudra que je m'en souvienne car c'était peut-être la première et la dernière fois !

En attendant j'ai probablement dépassé mon quota de 300 mots (d'où les post...illons) et je ne suis pas plus inspiré pour la suite. Ne perdons pas espoir.

mercredi 8 novembre 2006

Portillon en panne (10 et fin ?)

C’est avec plaisir que Maurice aurait complété et illustré cette explication avec quelques schémas descriptifs, mais c’est un piètre dessinateur. C'est pourquoi il est allé jusqu'à prendre une photo pour vous ! C'est le deuxième en partant de la gauche.

Portillon 14


Maurice souhaite que les explications qu’il vous a fournies sont suffisamment claires pour que ceux qui habitent le Cantal et la Creuse commencent à s’entraîner chez eux et pour que les autres puissent mettre en pratique cette technique dès que possible, directement sur site.

Il espère ne pas vous avoir trop traumatisé ou barbé avec cet exposé à rallonge sur un sujet un peu austère et réservé à un public averti. Il pense qu’à partir de maintenant vous regarderez les portillons sous un autre angle. Surtout si vous passez en dessous pour les unes ou si vous vous cassez la margoulette pour les autres !

Une semaine après avoir noté les premiers symptômes du dysfonctionnement du maintenant fameux portillon numéro 14, les choses semblent être rentrées dans l’ordre. Pour l’instant ! Il fonctionne à nouveau normalement dans la plus totale indifférence, qui rappelons-le est le trait de caractère principal de la majorité des usagers des transports en commun.

Ce fut donc un moyen pour ce petit portillon de se révolter en quelque sorte, de se faire remarquer et de faire sentir sa présence. Sans le savoir, il aura réussi au-delà de ses espérances puisque son histoire a maintenant fait plusieurs fois le tour du monde et qu’il aura suscité une certaine forme d’émotion chez quelques unes d’entre vous. A lui seul il aura su faire grimper la pression artérielle de dizaines de voyageurs et fait remuer des dizaines de sacs à main. Ce que Maurice a pu constater à son horaire matinal s’est reproduit toutes les 15 minutes aux heures de pointe pendant plusieurs jours !

C’est ici que s’achève la belle aventure
Les voyageurs peuvent enfin monter en voiture
Ces bons moments sont gravés sur des disques durs
Toujours accessibles aux générations futures.

Il va falloir maintenant trouver un autre sujet de dissertation. Et fissa !

mardi 7 novembre 2006

Portillon en panne (9)

Cette méthode n’est bien sûr pas sans risques. En effet, comme la plupart des autres personnes, vous êtes partis de chez vous le matin pour une journée de travail, et à moins d’être prof de gym, vous ne portez pas forcément des vêtements souples et suffisamment amples pour accomplir ces gestes acrobatiques sans être gêné aux entournures. Même chose pour les chaussures qui peuvent être dotées d’un talon plus on moins haut. Enfin comme vous n’êtes pas partis de chez vous sans votre cartable ou votre baise-en-ville, vos mains ne sont pas complètement libres.

Pour les moins téméraires, la manœuvre peut être exécutée en marquant un temps de pause devant l’obstacle et en décomposant les différents mouvements. Les plus aguerris pourront franchir l’obstacle dans le mouvement.

Gare toutefois à ne pas y aller à l’économie ou de façon trop décontractée sous peine de se prendre les pieds dans la barre transversale ! Mieux vaut souffrir et risquer le claquage en passant cinq centimètres au dessus de la barre transversale, plutôt que de se vautrer de façon lamentable au milieu de l’engin. N’oubliez pas que vos mains vous soutiennent sur les côtés. En cas de chute vous n’aurez pas le temps de les faire passer devant vous pour vous protéger les dents ou le nez…

En cas de chute, il n’y a pas 36 façons de faire oublier son infortune et son ridicule face aux jeunes femmes que vous imaginiez en pâmoison à l’issue de votre exploit. Relevez-vous promptement, ramassez vos lunettes, votre cartable, les pages de votre journal, vos pièces de monnaie et quelles que soient la douleur qui irradie et la honte qui vous envahit, contraignez-vous à sourire et dites : « C’est rien, c’est rien… ».

Et n’oubliez pas : The Show Must Go On !

…à suivre…

lundi 6 novembre 2006

Portillon en panne (8)

Les hommes ont une approche et une méthode différentes. Comme toujours, en pareilles circonstances, il faut qu’ils épatent la galerie et qu’ils se fassent remarquer de la gent féminine. Chacun son style. Les femmes dans le charme, les hommes dans la démonstration de force. C’est ainsi. C’est inscrit dans les gènes et les premiers symptômes apparaissent dès l’enfance. Les partisans de l’école non mixte savent de quoi je parle.

Pour les hommes, donc, le passage du portillon se fera dans le cadre d’une démonstration de puissance pure, de force et d’agilité. Si les femmes préfèrent passer sous la barre, les hommes, les vrais, n’envisagent la sortie que par le haut. Au risque de se casser la figure et, s’étalant devant tout le monde, d’obtenir l’effet inverse de ce qui était recherché au début.

La technique est simple et efficace, à condition d’avoir conservé un minimum de condition physique, de souplesse et de coordination des mouvements. C’est pas gagné !

Maurice, ne reculant devant rien, va vous décrire par le menu et pas à pas cette technique qui pourra s’avérer utile le jour où par exemple, pressé par le temps et parce que la mécanique aura fait défaut, vous aurez à franchir le portillon par le haut, Men’s style !

Il suffit de poser une main de part et d’autre du portillon, légèrement au-delà du milieu de l’engin, de prendre appui sur les avant-bras, de ramener les genoux sous le menton, le tout dans un mouvement de balancier vers l’avant.

Dès que vous avez noté que vos pieds sont passés au dessus de la barre transversale, alors il est temps de déplier vos jambes et de poser les pieds à terre. Vous êtes arrivés. Si vous attendez trop longtemps, l’effet de balancier va vous faire repartir en arrière et tout sera à refaire.

…à suivre…

vendredi 3 novembre 2006

Portillon en panne (7)

La précipitation se transforme alors d’un seul coup en angoisse et se propage à l’ensemble des autres voyageurs lorsque les premiers réalisent qu’il n’y a qu’un seul portillon qui fonctionne. Les voyageurs jusqu’alors courtois commencent à s’exciter et génèrent une légère bousculade. Ils sont pourtant « entre eux ». Ils se côtoient et se voient (certes sans se voir) tous les jours, se regardent et s’observent du coin de l’œil. Il ne sont donc pas étrangers les uns par rapport aux autres comme on peut l’être avec le voyageur qui montera dans le train à la station suivante. Mais cela n’empêche. Dans ces moments de stress, on oublie tout et le côté sombre de la force rejaillit. La retenue n’est plus de mise. Les bonnes manières sont jetées aux orties. C’est maintenant chacun pour soi. Ce n’est quand même pas l’affolement ou la panique, car aucun monstre sanguinaire n’est à leur poursuite, aucune crue ou fleuve de lave ne vient les menacer… Tout simplement le train arrive !

On palpe cependant l’excitation. Ce mouvement sera amplifié par l’arrivée inattendue d’un groupe important de voyageurs dont le bus avait ce matin, là du retard. La confusion est alors à son comble et les comportements se mettent à changer du tout au tout.

D’honnêtes mères de famille se mettent à ramper pour passer sous les portillons oubliant au passage pour certaines qu’elles ne sont plus aussi souples que ça et pour d’autres qu’elles ont un sac à main qu’elles portent dans le dos. Celui-ci se coincera en travers de la barre transversale du portillon et les bloquera instantanément dans leur élan tout en rendant leur position encore plus inconfortable. A force de contorsions elles finiront par s’extirper de ce piège pour se relever enfin, le visage rougi par l’effort et la coiffure en bataille.

…à suivre…

jeudi 2 novembre 2006

Portillon en panne (6)

Après une courte interruption du programme, l'émission reprend.

Aujourd’hui la situation s’est un peu plus dégradée. Le portillon n° 14 est toujours HS et le mal a l’air d’empirer et en plus d’être contagieux.

D’empirer car maintenant même les coupons ne passent plus, alors que la lumière verte est toujours allumée. Du coup plus personne ne passe et ceux qui font une tentative se voient obligés de se repositionner devant le portillon voisin qui lui fonctionne. Et il n’y en a qu’un seul car comme Maurice vous l’a expliqué, non seulement le mal empire mais en plus la contagion s’est étendue à d’autres portillons.

Il n’y a donc ce matin plus qu’un seul portillon en état de marche pour accéder aux quais. Et c’est à partir de là que la situation commence à être cocasse.

Si vous avez été attentifs à ce qui a été écrit précédemment, et si vous l’avez compris, un certain nombre de voyageurs préfèrent attendre dans le hall d’entrée que le train arrive, plutôt que de goûter à l’air frais et matinal en faisant le pied de grue sue le quai.

Le hall est donc un lieu de rencontre et de rassemblement où les habitués se retrouvent pour se péter la bise et se raconter les nouvelles de la veille. A partir du moment où le train attendu est sur le point d’arriver à la gare, les écrans lumineux d’information se mettent à clignoter pour signaler que le train est à l’approche.

Et c’est la ruée !

Le train arrivera dans deux minutes environ. A force de pratiquer, nul ne l’ignore. Tout le monde sait aussi qu’il faut à peine 30 secondes pour rejoindre le quai depuis le hall. Mais c’est plus fort qu’eux car malgré tout, et c’est sans doute de l’atavisme, car chacun se précipite pour passer avant l’autre, pour être le premier !

...à suivre...

mardi 31 octobre 2006

Salon Micromania

Veni, vidi, vici !

Maurice est retourné Porte de Versailles aujourd'hui pour voir le salon Micromania et en profiter pour vaincre quelques adversaires via manettes interposées.

Salon Micromania 2006


Si au Salon du Chocolat c'est le parfum qui vient titiller vos narines, au Salon Micromania, c'est le son qui vient agresser vos oreilles !

Toutes les grandes marques avaient bien évidemment leur stand.

Difficile de manquer la Xbox 360 et sa distribution de Tshirts.

XBox 360


Sur le stand SEGA, on pouvait constater qu'à l'occasion de ses 15 ans Sonic n'avait pas pris une ride, au contraire : il est plus remuant que jamais.

SEGA


Il était possible de jouer la playstation 3 en avant-première. Au tarif annoncé de 600 euros, autant en profiter car par la suite les occasions seront rares !

PS3


Les jeux d'infiltration et de guerre ont le vent en poupe. La libération de Paris approche !

Call of Duty


Mario est toujours aussi sympathique et comme son copain Sonic n'a pas pris une ride. Son costume n'est pas démodé non plus. Comme quoi la mode...

Super Mario


Il était possible de jouer sur des dizaines de PSP ou de DS laissées à disposition.

PSP


Mais ce qui avait surtout attiré Maurice, c'est cette nouvelle console, la Wii, qui va renouveler le genre. Il fallait montrer patte blanche pour y accéder. Un flot toutes les 30 minutes. Pas plus, pas moins !

Stand Wii


De plus près ça ressemble à ça.

Wii


Et on peut jouer entre autres à Zelda. La différence ? Maintenant il sera impossible de jouer vautré dans son fauteuil ou sur son canapé préféré. Tout est dans la manette qu'on peut manier comme une raquette, un club de golf, une épée...

Zelda Wii


Il faudra bien sûr penser au retour, qui s'effectuera par le RER E, sous un angle comme jamais vu jusqu'à présent.

RER E Haussmann Saint Lazare


Maurice se fera immortaliser avec un souvenir ramené du Salon Micromania, mais pas de bol, la photo est floue...

Maurice

lundi 30 octobre 2006

Salon du chocolat

Une fois n'est pas coutume, Maurice vous fait profiter de ses sorties. Le week-end dernier il était à Barbizon, hier il était du côté de la Porte de Versailles au Salon du chocolat. Si vous souhaitez y faire un tour, dépêchez vous car le salon est ouvert du 28 ocotbre au 1er novembre.

Pour s'y rendre Maurice a pris les transports en commun et en attendant son train il a pu immortaliser celui qui venait en face.

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Le train, mais aussi le métro.

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Une fois sorti du métro il était difficile de se perdre. En témoinge l'affiche monumentale qui orne la façade du Hall 5. Un petit conseil en passant, essayez si vous le pouvez de ne pas y aller trop tard dans la journée. En sortant hier vers 16:00 la file d'attente s'étirait jusqu'au métro !

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La couleur est annoncée ! L'odeur est frappante en rentrant dans le hall.

Du chocolat il y en avait pour tous les goûts, en témoignent ces montagnes comestibles.

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Tous les professionnels rivalisent d'imagination pour vous attirer et vous faire succomber. Il est tentant de laisser un doigt se perdre sous les écoulements continus de cette fontaine à chocolat.

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Aviez-vous déjà mangé de la "vraie" mousse au chocolat ? Celle-ci était excellente.

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Vous pourrez profiter de ce salon gourmand pour remettre à jour vos connaissances géographiques et économiques. Les principaux pays producteurs de cacao étaient très présents et remarquables. Le Mexique bien sûr,

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mais aussi le Vénézuéla, la Côte d'Ivoire et Madagascar dont les représentants étaient en fait des hôtesses dont Maurice ne publiera pas les photos, tout égoïste qu'il est !

Le chocolat se conjugue de plusieurs manières, que ce soit dans la mode,

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ou les soins corporels. Il est possible de voir d'ici les yeux de certains qui commencent à briller !

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Il est possible sur ce salon de voir que le problème des fleurs périssables a trouver sa solution et du coup vous pouvez amener des bonbons, c'est tellement bon...

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Maurice aura passé pas mal de temps sur le stand ci-dessous à goûter ses spécialités : Original, Caramélisé ou Chocolaté !

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Comme Maurice vous l'a expliqué, il n'y avait pas que du chocolat, mais bon...

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Le stand des épices, des sels et des thés a lui aussi eu le succès qu'il méritait.

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Il est temps de penser au retour

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d'autant que mardi il faudra y retourner pour aller voir ça :

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samedi 28 octobre 2006

Questionnaire

A la demande de Bricol-Girl, voici mes réponses. Afin d'éviter tout malentendu et toute réflexion désagréable relative à mon occupation au bureau, j'ai fait comme si justement j'étais au bureau au moment de répondre.

QUESTIONNAIRE

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et copier la 4è ligne :
…l’ensemble de son territoire comme nous l’avons…
(Extrait de « La joueuse de go » de Shan Sa).

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
Tôt

3) Vérifiez !
Encore plus tôt que je ne pensais

4) Que portez-vous ?
Mon déguisement de travail.

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Avant d’arriver au bureau, la skyline de la Défense, avec ses hauts immeubles illuminés sur fond de lever du jour.

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
La clim’.

7) Quand êtes-vous sorti(e) la dernière fois, qu’avez-vous fait ?
En dehors des trajets habituels métro-boulot-dodo, j’ai profité d’un après-midi ensoleillé et lumineux pour visiter Barbizon. C’est surfait.

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Probablement. Mais je ne sais pas de quoi. Il n’y a que les 2 ou 3 premières nuits de vacances que je rêve ou tout du moins que je m’en souviens.

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Ce matin, avec ma fille, dans le hall de gare en regardant les habitués attendre leur train. Nous avons nos têtes…

10) Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Des tas d’armoires avec des tas de boîtes d’archives en carton bien alignées. Il doit bien y avoir l’équivalent d’une centaines d’arbres. J’ai l’impression d’être au milieu d’une forêt.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une réservation vol compris vers une destination ensoleillée pour 15 jours environ.

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Va, vis et deviens.

13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Lorsque j’ai sorti les écouteurs de mon iPod de mon cartable ce matin, ils n’étaient pas emmêlés…

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
C’est bien pour faire plaisir à Bricol-Girl…

15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore ?
Je suis beau.

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
Marie.

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?
Maurice.

18) Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?
Oui, mais je me verrais plutôt dans la campagne française.

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du Paradis ?
Tes amies bloggeuses arrivent demain !

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
L’indifférence et la mauvaise foi.

21) Aimez-vous danser ?
Oui, en particulier dans l’ascenseur au bureau le matin, au son de mon iPod (il y a un grand miroir et à l’heure où j’arrive pas grand monde !).

22) Que pensez-vous de Georges Bush ?
Il ne lui arrivera pas les mêmes aventures avec Monica.

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Prison Break

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Madeleine, Tarmine, Bérangère et Heure-Bleue...

Bon week-end à rallonge !

vendredi 27 octobre 2006

Portillon en panne (5)

On l’a vu, selon les différentes situations auxquelles vous êtes confrontés, vous pouvez réagir différemment. Mais la plupart du temps, vous privilégierez le gain de temps ou plutôt vous chercherez à minimiser votre perte de temps.

Aux pompes des stations services, la technique est un peu différente. Il y a plus de chances de passer rapidement dans une file courte. Sauf si une caravane, par exemple, se trouve dans la file. Elle compte pour une place mais ne fera pas le plein ! Le temps passé dépendra aussi de la capacité du conducteur à dégainer sa Carte Bleue et de se sortir rapidement de la saisie des données sur un clavier rétif, tout en s’abîmant les yeux sur un écran sans contraste exposé à la lumière du jour.

Enfin, aux péages autoroutiers, c’est un peu comme à la roulette russe. A longueur égale, les files avec les camions passeront bien sûr plus rapidement que les files composées uniquement de voitures. Vous aurez tout le temps de vous énerver quand le conducteur devant vous commencera à chercher sont ticket au moment d’arriver à la caisse. Car bien évidemment au bout de deux heures il ne sait plus ce qu’il en a fait. A travers le pare-brise on devine qu’il demande à sa femme ce qu’elle a bien pu en faire. Cette dernière va commencer par chercher son sac à main avant d’entreprendre de le fouiller de fond en comble. Finalement ils finissent par se souvenir que le ticket était juste derrière le pare-soleil. Comble du bonheur, ils payent en espèces et ils n’ont pas l’appoint !

Si vous êtes l’heureux possesseur du système (payant) LiberT, alors tous ces soucis sont à mettre aux oubliettes. Jusqu’au jour où un gros c…ard s’enfile là où il ne faut pas, devant vous et vous oblige à reculer alors que d’autres véhicules ont commencé à vous emboîter le pas !

...à suivre...

jeudi 26 octobre 2006

Portillon en panne (4)

Le choix du portillon se fera de façon naturelle en fonction des voyageurs qui précèdent. Le voyageur Lambda, à commencer par Maurice, préfèrera utiliser un portillon libre de tout voyageur.

Pourquoi en effet ralentir dans son élan pour aller travailler, en attendant que le voyageur qui vous précède soit passé, alors quel le portillon d’à côté vous tend ses petits bras grands ouverts.

Lorsqu’il y a foule, c’est comme n’importe où ailleurs, que ce soit à la caisse des grandes surfaces, aux pompes des stations services ou aux péages autoroutiers

Dans les grandes surface on ne choisit pas forcément la file la plus courte, mais plutôt celle avec les chariots les moins chargés (sauf si ce sont uniquement des packs d’eau). On en profite pour jeter un coup d’œil aux possesseurs de chariots, pour évaluer leur capacité à dégager le tapis roulement au moins aussi vite que la caissière le recouvre, et leur capacité à remplir leur chariot à l’autre bout du tapis, sans avoir un petit morveux dans les pattes qui ne leur facilite pas la tâche. On s’assure également qu’ils n’ont pas en main un paquet de bons de réduction que la caissière devra vérifier un à un et saisir un à un. Il y a de fotes chance que ces personnes réclament que leur ticket de caisse soit imprimé en dix exemplaires pour obtenir les 20 centimes d’euros de réduction sur le pack de 24 yaourts de la marque Truc’Muche.

Vous avez très certainement été confrontés à ce genre de situation, sans parler des produits non enregistrés et non reconnus par le lecteur de code à barres, du coup de fil passé à on ne sait pas qui pour en connaître la référence, et bien sûr personne ne décroche, au stagiaire en quad qui part à la recherche du prix en rayon et qui ne revient pas…

...à suivre...

mercredi 25 octobre 2006

Portillon en panne (3)

Ok ! Vous savez tous comment fonctionnent les portillons. Et vous pensez que Maurice ne vous apprend rien. Ce n’est pas le cas pour tout le monde. Evidemment, pour ceux qui habitent en zone urbaine un portillon a du sens. On en rencontre un peu partout : dans les transports en commun, les musées, les cinémas… C’est facile de se le représenter.

Imaginez maintenant que vous habitiez, allez au hasard, dans le Cantal ou dans la Creuse. Le mot portillon avec signal lumineux n’évoquera rien, si ce n’est peut-être une vague ressemblance avec le portillon style entrée de saloon de la buvette du village relookée par le patron qui dans sa jeunesse ne loupait pas un film de John Wayne.

Ne nous égarons pas et revenons à l’attrait de ce portillon en panne. Non seulement vu de l’extérieur il a l’air de fonctionner et fait tout pour se montrer attirant, mais en plus les voyageurs qui n’ont pas franchi le cap de la modernité en choisissant le Pass Navigo passent sans problème. Par quel miracle ? Tout simplement en utilisant leur coupon.

Et oui ! Il ne fonctionne qu’à moitié. Certains voyageurs passent, et d’autres pas. C’est plus fort que vous, si vous voyez quelqu’un devant vous passer, c’est que vous aussi vous passerez.

Alors mettez vous un peu à la place des malchanceux qui, on ne sait pour quelles raisons, vont emprunter le portillon 14, celui qui est en panne, alors que les portillons 12,13 et 15 qui l’encadrent fonctionnent normalement.

Le choix du numéro n’entre pas en ligne de compte. Ce n’est que depuis que qu’il observe attentivement depuis le hall de la gare que Maurice s’est rendu compte de l’existence de ces numéros. Il se permet de penser qu’il en est de même pour les autres voyageurs.

...à suivre...

mardi 24 octobre 2006

Portillon en panne (2)

Ce n’est pas sans un certain réjouissement intérieur que Maurice a pu constater que les plus embêtées étaient finalement les femmes qui ont l’habitude de fourrer leur Pass Navigo au fin fond de leur sac et de passer leur sac sur le lecteur du portillon. Généralement si le portillon ne les laisse pas passer, c’est que le Pass est enfoui trop profondément pour pouvoir être lu. Elles sont donc obligées de faire passer leur sac de différentes manières sur le lecteur en espérant qu’enfin le Pass sera détecté. Parfois ça marche, d’autres fois ça ne marche pas. Dans le cas présent ça ne marche pas. Comme le signal était au vert, si ça ne marche pas, c’est que le Pass est enfoui trop profondément et qu’il ne peut pas être lu. Elles partent donc à la recherche de ce fichu Navigo qui a disparu. Jusqu’au moment où elles réalisent qu’en fait il est toujours au même endroit. Finalement elles l’extirpent de leur sac pour pouvoir le passer directement sur le lecteur.

Et là, stupeur et putréfaction, ça ne marche toujours pas ! Les cellules grises se remettent à fonctionner pour tirer la conclusion que finalement c’est le lecteur de Pass le fautif !

Pendant ce temps l’horloge a tourné et les autres voyageurs seront passés à côté !

Il a pourtant tout ce qu’il faut pour être attirant ce portillon : une jolie flèche verte illuminée alors qu’en temps normal, un portillon en panne est signalé par un symbole de sens interdit rouge et lumineux. C’est également grâce au symbole du sens interdit rouge qu’on est averti du sens d’utilisation du portillon. En effet chaque portillon peut fonctionner aussi bien pour accéder aux quais que pour en sortir. Si c’est vert d’un côté, ce sera rouge de l’autre (et inversement).

... à suivre ...

lundi 23 octobre 2006

Portillon en panne (1)

Ce sont des choses qui arrivent et qui vous permettent de modifier le train-train quotidien, soit en vous pourrissant une journée qui vous abordiez pourtant dans la joie et la bonne humeur, soit en vous amusant car après tout ce n’est pas si important.

Régulièrement, mais de façon aléatoire, les portillons (ou les escalators) tombent en panne. Il faut dire qu’ils sont de plus en plus soumis à un usage intensif car le nombre de voyageurs en commun ne cesse de croître. Maintenant que Maurice prend le train avec sa fille, il attend quelques instants dans le hall de la gare, le temps qu’une amie de sa fille arrive. Pour patienter, il a tout le loisir d’observer les voyageurs matinaux qui arrivent en ordre dispersé.

Nb : je sais, je l’ai écrit hier.

Bien sûr comme Maurice ne se plantera pas dans la porte d’entrée ou devant les portillons. Il se placera légèrement de côté et en retrait de manière à élargir le plus possible son champ de vision.

C’est depuis ce poste d’observation qu’il a pu noter qu’un des portillons est en panne. Pourtant le signal lumineux est allumé au vert, invitant les voyageurs à l’emprunter. Seul problème, au moment de passer son Pass Navigo sur le lecteur, le tourniquet reste bloqué.

Avant de voyager avec sa fille, Maurice aurait rejoint le quai directement. Peut-être se serait-il dirigé vers le portillon en panne. Et il se serait dit : « Tiens ! Le portillon ne marche pas ». N’allez tout de même pas imaginer que des pensées à haute teneur philosophique parcourent en permanence son esprit brillant !

Toujours est-il qu’en attendant dans le hall, du coup il peut multiplier les observations d’un même phénomène, comme par exemple celui des personnes face à un portillon qui semble fonctionner, mais qui reste bloqué.

... à suivre ...