vendredi 25 août 2006

Agression (3)

Maintenant que le décor est planté, et étant donnée la manière dont je vous l'ai décrit, je suis convaincu que nombre d'entre vous ont compris comment s'est déroulée l'agression.

Pour les autres, je vais expliquer ce qui s'est passé. Mais tout d'abord, afin d'entretenir un peu plus le suspense il faut situer l'action dans le temps. Je vous épargnerai donc la traditionnelle page de publicité qui permet la plupart du temps de satisfaire une envie pressante et de réajuster les coussins avant de s'abrutir de nouveau devant la boîte à images.

En ce qui concerne l'unité de temps, cela s'est passé en période de pointe, en fin d'après-midi, un jour de semaine. Je ne me rappelle plus précisément l'heure ni le jour. En tous cas, à un moment de la journée où censément vous vous dites que vous ne risquez rien puisque vous êtes loin d'être seuls.

On aurait tendance à penser que la foule vous protège et qu'au contraire le fait de se retrouver isolé expose plus au danger. C'est vrai que passée une certaine heure il n'est pas très rassurant de se retrouver seul sur certaines lignes de trains ou de RER. Mais dans certains cas il est possible de profiter de la foule justement pour commettre un méfait. Cela permet de s'y fondre et de disparaître très rapidement.

Les agresseurs, après avoir frappé leur infortunée victime et lui avoir dérobé sont téléphone portable au milieu des autres voyageurs, sont passés d'une voiture à l'autre pour se perdre dans le train. Personne ne s'est interposé.

Et moi direz-vous ?

Evidemment les passagers des autres voitures n'avaient rien vu ou entendu. Ils ne voyaient que des jeunes sauvageons passer d'une voyageur à l'autre. Le conducteur du train avait été alerté par interphone. Il avait fait le nécessaire pour que des « renforts » soient sur le quai du prochain arrêt.

Cela dit une fois le train arrêté, toutes les portes se sont ouvertes et le chassé-croisé de ceux qui descendent de voiture et de ceux qui montent a permis aux voleurs de disparaître pour de bon.

jeudi 24 août 2006

Agression (2)

Je n'ai pas terminé de vous expliquer comment s'est déroulée l'agression que j'ai commencé de relater dans le post précédent.

Avant de poursuivre, et pour une meilleure compréhension ultérieure, il faut que je vous décrive tout d'abord le décor, l'unité de lieu.

Ces voitures du RER E sont à plusieurs niveaux. Il y en a en fait 3 niveaux différents :

- Le niveau 0 est composé de 3 plateformes (1 centrale et 2 latérales). C'est à ce niveau, qui est à la hauteur du quai, que les voyageurs entrent ou sortent dans une voiture. Grâce à des escaliers, un qui monte et l'autre qui descend, on peut accéder aux niveaux +1 et -1 à partir des 2 plateformes latérales. La plateforme centrale permet d'accéder aux deux niveaux -1 (l'un à gauche l'autre à droite).
- Le niveau +1 est composé de 2 zones qui ne communiquent pas entre elles. On y trouve de nombreux sièges.
- Le niveau -1 est composé de 2 zones qui communiquent par la plateforme centrale. On y trouve également de nombreux sièges.

Il y a très peu de sièges sur les plateformes latérales, et aucun sur la plateforme centrale. Il est donc possible en cas d'affluence de s'y tenir debout et nombreux. En cas de très forte affluence (situation quasi normale), il y a même des voyageurs debout dans les escaliers. Circuler dans la rame est pratiquement impossible sauf à bousculer tout le monde.

Il y a une porte de service à chaque extrémité de voiture. Chaque porte est fermée. On ne peut l'ouvrir qu'avec une clé spéciale dont seuls les agents SNCF devraient disposer. Le péquin moyen n'y passe pas. Certains voyageurs (ils ne portent pas d'uniforme SNCF) ont les moyens d'ouvrir ces portes. Ces portes permettent de passer d'une voiture à l'autre.

mercredi 23 août 2006

Agression (1)

Il y a plusieurs semaines maintenant, j'étais dans une voiture du RER E dans laquelle a eu lieu une agression. Un voyageur a été agressé et volé. Il a dans un premier temps été pris à parti, frappé et on lui a dérobé son téléphone portable. Le tout à une heure de pointe, au milieu d'autres voyageurs.

Sans en avoir été le témoin direct, c'est la première fois que je passe aussi près de ce genre de fait divers que certains qualifient d'incivilité.

Il m'est parfois arrivé d'assister malgré moi à des discussions fortes, très tendues, le plus souvent et chose étonnante du fait de voyageuses. Dans ces circonstances on a toujours l'impression qu'une simple étincelle risquerait de mettre le feu aux poudres, en d'autres termes que les acteurs en viennent à un crêpage de chignon en règle. L'honnête mère de famille se transforme alors en furie ou en marchande de poissons selon le cas. Dommage pour elle car après on ne les regarde plus de la même façon. Maurice déteste la vulgarité.

Fort heureusement l'intervention tonitruante et virile du voyageur dérangé dans sa sieste ou de celui dans l'impossibilité de lire tranquillement le compte-rendu du dernier match de son équipe de foot préférée - Oh ! Oh ! C'est pas bientôt un peu fini c'bordel ? - permet la plupart du temps de calmer les esprits, de faire retomber la tension, mais pas l'animosité et de replonger dans sa lecture favorite. L'approche qui consisterait à calmer les esprits par un - Mais enfin Mesdames, calmez-vous ! - n'aurait aucune chance de réussir.

Il n'est pas rare non plus de voir les gens sourire en appréciant l'échange verbal des deux adversaires du moment. Le spectacle est assuré et gare aux oreilles sensibles ! De si vilains mots dans de si jolies bouches...

mardi 22 août 2006

Les bébés

Les fumeurs c'est une chose, mais il y a une autre catégorie de voyageurs que je cherche à éviter autant que faire se peut. Certains l'appellent les bébés, moi je l'appelle le mouflet teigneux à chandelle. Malheureusement, et comme les autres, je suis tributaire du numéro de siège indiqué sur mon billet.

Dans cette catégorie je range pêle-mêle :

- celui qui attendra que vous vous soyez assoupi depuis 10 secondes pour pousser des hurlements à réveiller les morts
- celui que la mère au bord de la crise de nerfs, parce que pour elle ça dure depuis des mois, ne peut balancer par la fenêtre étant donné qu'on ne peut pas les ouvrir
- celui qui, les yeux rougis de larmes, le tétin vissé dans la bouche et le « nin-nin » cradot et odorant à la main, vient s'essuyer le nez sur la jambe de votre pantalon alors qu'il y a plein d'autres jambes dans le couloir du train
- celui qui au bout de cinq minutes fait passer ses parents pour de mauvais parents incapables et complètement dépassés et les soumet d'emblée au le regard noir et courroucé des autres voyageurs.

La seule chose qu'il réclame, c'est de pouvoir se balader dans l'allée centrale. On peut le comprendre. Rester dans les bras de quelqu'un pendant tout le trajet, ou bien rester assis sans rien dire pendant des heures, c'est insupportable pour lui. D'autant qu'il marche depuis quelques semaines à peine. Il est donc fier de montrer à tout le monde comment, malgré son énorme et pesante couche-culotte, il est capable, tel un château branlant, de se déplacer au milieu d'un train filant à 300 km/h.

Quand je pense qu'il y en a qui trouve ça attendrissant ! Moi j'ai beau me plonger avec mon air le plus sérieux et le plus rébarbatif dans la lecture de mon magazine préféré, le voilà qui justement se cramponne à ma cuisse pour conserver son équilibre.

Il est bien sûr tout content de son exploit et gazouille de joie non feinte. A ce moment-là, tout le monde nous regarde et je me vois donc dans l'obligation de lui décrocher un sourire bien que l'envie de lui soustraire d'un seul coup son point d'appui me démange.

De me voir sourire, derechef il se met aussi à me sourire, c'est un réflexe. Alors comment voulez-vous ne pas trouver ça attendrissant ? Bande de sans cœurs !

lundi 21 août 2006

Tabac froid

Voyager en TGV n'est en définitive pas si difficile que ça. C'est supportable. On peut même y trouver certains avantages. Pas d'embouteillages dans lesquels perdre des heures, si ce n'est quelques retards, ceux de plusieurs heures étant exceptionnels. La fatigue en moins pour certains trajets, surtout en hiver lorsqu'il pleut ou qu'il neige. On se sent nettement plus en sécurité.

Non, la seule chose qu'il faudra supporter, c'est son voisin de banquette ou certains voisins de voiture.

A mon sens, le pire des voyageurs à supporter, c'est le fumeur. Surtout lorsqu'il est assis à côté de vous. Celui-là, ou celle-là d'ailleurs, je ne peux pas le sentir. Les TGV sont enfin non-fumeurs. Des fumeurs il en existe toujours. Auparavant ils se regroupaient dans une voiture réservée aux fumeurs ou bien, ne supportant pas de voyager dans une voiture enfumée et empestant le tabac froid, ils allaient s'y rendaient en cours de voyage pour en griller une de temps en temps.

Maintenant la seule possibilité pour les fumeurs qui ne peuvent s'en passer, est d'aller en griller une à chaque arrêt. A l'annonce du prochain arrêt on les voit se précipiter en file indienne, la cigarette et le briquet à la main. Sur le quai, qu'il pleuve ou qu'il vente, on les voit tirer comme des malades sur un mégot fumant car deux minutes d'arrêt c'est peu pour en fumer une complètement. Au prix du tabac, il ne faudrait pas gaspiller, n'est-ce pas ?

Au signal annonçant la fermeture des portes, après avoir tiré une dernière et longue fois sur un résidu de filtre incandescent, un pied sur le marchepied, la bouche en cul de poule ils rejettent consciencieusement la fumée à l'extérieur de la voiture et soulagés viennent se rasseoir à votre côté pour vous faire profiter de leur haleine « Spécial Tabac Froid ».

vendredi 18 août 2006

Voisin Voisine

Prendre le TGV ou les transports en commun en général, c'est accepter de partager avec les autres. Le pire comme le meilleur. La banquette comme l'accoudoir.

A partir du moment où l'autre voyageur montre autant de bonne volonté que vous, partager la banquette est relativement simple dans la mesure où c'est justement l'accoudoir central qui délimitera l'espace de chacun. Une fois l'accoudoir abaissé, l'espace vital de chacun est marqué. Abaisser l'accoudoir revient à marquer son territoire et à tracer la limite à ne pas dépasser, de façon courtoise mais claire et déterminée.

On se regarde toujours et on se sourit d'un air entendu en marmonnant des mots d'excuse lorsqu'on abaisse l'accoudoir. Pas vrai ?

L'accoudoir est unique et fait figure de frontière. Mais ce n'est pas une ligne imaginaire. L'accoudoir a une surface. Il s'apparente plus à une zone de sécurité, voire un territoire occupé que chacun est en droit de revendiquer. Ce territoire pourra être occupé à tour de rôle. Mais certains n'hésitent pas à se l'approprier de façon unilatérale. Une forme détournée et moins noble du célèbre « J'y suis, j'y reste ! » de Mac Mahon. On n'imagine pas le nombre de conflits larvés et de batailles d'accoudoir qui peuvent se dérouler dans un TGV en période de pointe. C'est terrible.

L'intervention des Casquettes Bleues ou l'envoi d'une force d'interposition est l'exception.

Afin d'éviter tout risque d'embrasement et parce que c'est son choix, en général, lorsque Maurice occupe le siège côté fenêtre, il s'appuie contre la fenêtre et lorsqu'il est côté couloir, il a tendance à se pencher vers l'allée centrale.

L'accoudoir est donc un no man's land, une DMZ, un terrain inondable qu'il ne revendique pas mais qu'il occupera de temps à autre ne serait-ce que pour passer de la fesse gauche à la fesse droite.

jeudi 17 août 2006

Un fauteuil pour deux

L'installation dans le TGV se fait toujours avec une petite appréhension. Maurice n'aime pas trop que quelqu'un, pensant trouver une place libre, se soit installé à sa place. D'une part il faut faire dégager l'intrus et d'autre part s'asseoir à une place réchauffée par un postérieur étranger. Il arrive que cet intrus dorme ou fasse semblant de dormir, pensant ainsi bénéficier d'une certaine mansuétude. Même chose pour les personnes du soit disant sexe faible qui d'un sourire charmeur pensent obtenir ses bonne grâces. Que nenni ! Hors d'ici tout à l'heure et que je ne vous y reprenne plus ! Prenez vos cliques et vos claques et dégagez sur le champ !

Non mais…

Une fois votre place repérée et vidée, vous pouvez enfin vous asseoir. Et là, comme dirait l'autre, vous avez alors deux possibilités : soit la place voisine de la votre est libre, soit elle est occupée.

Si elle est libre, pas de problème, vous pouvez vous installer tranquillement et même profiter de la place restée libre pour vous étaler nonchalamment en espérant presque égoïstement que personne ne viendra s'y installer au cours du voyage.

Si elle est occupée, d'un coup d'oeil expert, tout en échangeant les amabilités de circonstances, vous prenez la mesure de votre nouveau voisin de banquette avec lequel il faudra composer, de façon imposée, pendant un moment. Vous aurez le même comportement lorsqu'une personne viendra occuper la place qui jusqu'à présent était libre.

Enfin, rares sont les cas où vous regrettez que la banquette ne soit pas moins large. La plupart du temps, que vous voyagiez à côté d'une asperge qui picore des biscuits secs arrosés d'eau minérale ou d'une baleine qui ingurgite des sandwichs jambon-fromage arrosés de coca, la banquette a toujours la même dimension.

Vos genoux ne diront pas le contraire.

mercredi 16 août 2006

Il est 5 heures…

C'est devenu une habitude, au mois d'août Maurice rejoint sa « petite » famille tous les week-ends. Et pour le faire il n'a rien trouvé de mieux que de prendre le train. Le TGV pour être plus précis. Il peut ainsi profiter un peu plus de cet univers et y prolonger son immersion : plus tard le vendredi et plus tôt le lundi. En effet le départ a lieu le vendredi soir, après une bonne semaine de travail et le retour s'effectue le lundi matin, suffisamment tôt pour être à l'heure au bureau.

Le voyage du retour, le lundi matin, se passe toujours dans le plus grand calme. Maurice monte dans un train occupé par un certain nombre de voyageurs qui ont du se lever encore plus tôt que lui. Ce sera d'ailleurs le dernier arrêt avant le terminus du train un peu plus de deux heures plus tard. Ce ne sont ni l'arrêt du train ni le va-et-vient de voyageurs dans le wagon qui viendront troubler le calme.

Une fois installé, Maurice ne pense plus qu'à retrouver un semblant de sommeil qui ne sera perturbé que par le bruit de la perforeuse du contrôleur de billets. Pour ceux qui en ont déjà fait l'expérience, le confort spartiate d'un siège de TGV en seconde classe ne vaut pas un bon Epéda multi-spires. Il est par ailleurs impossible d'étendre les jambes. Pas question non plus de se laisser aller sur l'épaule de son voisin ou de sa voisine. Heureusement que la clim' n'est pas montée à fond le matin, car un mauvais courant d'air froid sur le pauvre petit cou sensible de Maurice et c'est le torticolis assuré !

Mince, mon doudou est resté dans mon sac de voyage. Il va falloir que je me lève !

Il est 5 heures
Maurice s'éveille
Il est 5 heures
Maurice a sommeil…

vendredi 11 août 2006

Météo des plages

Force est de constater que bon nombre d'usagers des transports en commun sont absents ces jours-ci. Partis sous d'autres cieux sans aucun doute. C'est chacun son tour. Pour moi ce fut le mois précédent. Et apparemment je ne suis pas le seul dans ce cas étant donnée la mine bronzée que l'on peut observer sur certains et certaines.

Il n'a pas du y avoir de la neige partout car on ne voit pratiquement pas de bras en écharpe ou de béquilles dans les trains. C'est vrai qu'avec la chaleur qu'il a fait…

Ainsi pour ceux qui sont partis et qui ont sur place la possibilité d'accéder à internet, voici quelques nouvelles qui, je n'en doute pas, ne leur provoqueront pas de pincement au cœur :

- Malgré de nombreux départs de vacanciers, du fait de la baisse de la fréquence des rames de RER, on est toujours aussi serrés dans les voitures.
- Malgré des températures plutôt fraîches pour la saison, il fait toujours aussi chaud dans les rames.
- Malgré de nombreuses promesses d'amélioration de la communication aux usagers, on ne sait toujours pas les trains s'arrêtent en pleine voie et sont en retard.

Enfin, en parlant de plage, n'oublions pas celle de Paris. J'irai probablement y faire un tour un de ces soirs y retrouver quelques animateurs à roulettes de ma connaissance. Avec la pluie, le vent et des températures sous les 20° C ça ne doit pas être très différent des plages bretonnes en plein mois d'août (la pêche à pied à marée basse en moins).

C'était mercredi ma fête et demain samedi nous fêterons les Clarisse.
Vous ne verrez pas le soleil se lever ni se coucher tellement il fera gris.
Vous aurez le plaisir de me retrouver mercredi de la semaine prochaine en attendant je vous souhaite à toutes et à tous une agréable journée et un bon week-end.

jeudi 10 août 2006

Le chaud Paris

En cette période de l’année où l’on pense plutôt aux champs de blé parsemés de gentils coquelicots sous le soleil, aux vaguelettes venant s’échouer à vos pieds au bord d’une plage de sable chaud, ou bien encore selon la région, à une boisson anisée ou une boisson houblonnée servie dans un verre perlé de buée, il y a quand même quelque chose qui ne tourne pas rond.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, en ce matin de période censée être estivale, le chauffeur du bus avait remis le chauffage ! Il faut dire qu’il ne faisait vraiment pas chaud ce matin. Mais quand même !

A l’inverse, quelques minutes plus tard je me retrouvais dans un des endroits les plus chauds de la capitale. Un de ces endroits fréquentés par une foule bigarrée et compacte, une foule composée de personnes plus ou moins habillées.

Je me retrouvais donc au milieu de ces corps déjà moites qui se contorsionnent pour se faire une place non pas sur la piste de danse au son de rythmiques endiablées, mais sur la plateforme de la rame du RER, au son de la sonnerie de fermeture des portes.

Et là pour être chaud, c’est chaud !

Quelques personnes se cramponnent aux barres non pas pour assurer le spectacle d’une séance de « lap dancing » mais pour ne pas perdre l’équilibre. A la différence d’une discothèque où tout le monde se regarde plus au moins ou cherche à capter le regard de l’autre et où les sourires sont de sortie, ici c’est plutôt l’inverse. Les regards sont fixes, complètement éteints et pour ce qui est des sourires…

Heureusement la séance ne dure pas trop longtemps et une fois sorti à l’extérieur, après avoir respiré un bol d’air frais, vous penserez à autre chose.

mercredi 9 août 2006

Vaches maigres

Il est dit qu’au mois d’août la France tourne au ralenti. Ce n’est pas tout à fait exact. Il existe des contre-exemples frappants. Prenons le Blog de Maurice par exemple. Le mois d’août à peine commencé et le voici qui démarre sur les chapeaux de roues. Combien de temps tiendra-t-il ? On verra bien.

En attendant, s’il alimente quotidiennement pour l’instant son blog, il n’en est pas de même pour les journaux gratuits. Ils ont disparu. Complètement. Plus rien n’est distribué ou mis à disposition de la cohorte des voyageurs. Les Métro, 20 Minutes, ParuVendu, A Nous Paris, Sport… A croire qu’ils sont partis au bord de la mer pour être distribués, gratuitement également, et hebdomadairement aux petits baigneurs. Quel bonheur que de faire un Sudoku allongé sur le sable ou de lire les dernières aventures d’Anitta Hilton !

Si j’ai remarqué leur disparition, c’est que quelque part ça me manque et que c’était rentré dans mes habitudes quotidiennes que de les rechercher. C’est en sortant du RER que je trouvais cette lecture facile facilement, à condition de ne pas arriver trop tard ni trop tôt. En fait seules la BD de Garfield de l’un et la page Pipole de l’autre m’intéressaient. J’imagine qu’après le long week-end du 15 août les choses rentreront dans l’ordre. Je ne manquerais pas de vous tenir informé, vous pouvez compter sur moi.

Il en va de même pour la distribution d’échantillons gratuits. Une glace « Tripeul Tchoklaïte » même au format réduit serait la bienvenue de temps en temps. Certes il ne fait pas si chaud que ça pour l’instant. On ne peut pas parler de torpeur estivale. Mais qui sait, si M. Magnum m’entend ou me lit…

mardi 8 août 2006

Nouvelle occupation

Ce n’est un secret pour personne et vous êtes sans doute nombreux à en posséder un, la mode dans les transports en commun en particulier est aux baladeurs numériques. Rien de tel pour rendre ce monde parallèle un peu plus supportable ou pour s’évader du quotidien. Un peu de musique et tout de suite tout autour de vous semble prendre une autre apparence.

Cela dit, avant de pouvoir apprécier le dernier tube de l’été, ze compil’ du siècle, la version remixée version dance de Jordi ou encore la dernière petite suite de Beethoven, il faudra passer un certain temps à une occupation jusqu’alors réservée aux brodeuses, aux tricoteuses et aux pêcheurs.

Il s’agit du démêlage de nœuds, et même de paquets de nœuds car dans ces circonstances c’est rare qu’ils soient seuls. Ils sont livrés par paquets. En effet, aussi incroyable que cela puisse sembler, vous aurez beau ranger consciencieusement vos écouteurs, qui dans sa poche de chemise, qui dans sa sacoche ou encore son sac à main, il n’y a rien à faire, vous y aurez droit.

Le rituel est donc immuable et concerne de plus en plus de personnes. Après s’être assis, bon nombre de voyageurs sortent un paquet de nœuds et commencent à le démêler avec plus ou moins de bonheur. C’est en les regardant opérer qu’on trouvera que certains ne sont vraiment pas dégourdis et s’y prennent mal. En tout cas pas comme vous l’auriez fait. A un tel point qu’on aurait presque envie de leur prendre des mains pour le faire à leur place.

Une fois cette tâche accomplie, vous pourrez alors vous visser les écouteurs dans les oreilles, monter le volume de votre baladeur, regarder avec un sourire aux lèvres la foule compacte alignée à l’entrée de la voiture juste en face de vous, vous placer de dos, vous imaginer en première ligne de la Bande des Pêcheurs et fredonner un m’tit monte d’ssus et rentrant en marche arrière dans la voiture au son des fifres et tambours !

lundi 7 août 2006

De quoi parlions-nous ?

De quoi parlions-nous déjà ? Ah oui ! Des transports en commun. Et plus précisément des aventures de Maurice dans le RER, le métro, le bus, le train, dans les transports en commun donc. En fait d'aventures il s'agit plutôt de ses heurs et malheurs (au fait, Sam et Zette ça parle à quelqu'un ?).

Vous y découvrirez ainsi tout ce que Maurice peut observer dans ces lieux, que ce soit gai ou triste, bien ou mal. Mais aussi tout ce qu'il peut voir ou regarder, entendre ou écouter, sentir ou ressentir, imaginer ou rêver, aimer ou détester.

Ce blog est pour lui un moyen de décrire de façon légère ou caricaturale l'environnement quotidien qui est le sien, mais aussi celui de milliers de personnes qu'il côtoie bon gré mal gré. C'est aussi un moyen de détailler les habitudes, les comportements, les tics et les manies des autres voyageurs. Une tribune lui est ainsi offerte pour vous faire part de ses réflexions, de ses commentaires. Pour vous il saura identifier les tendances, les modes en sous-sol, les répliques cultes avant l'heure.

Souhaitez-vous connaître les secrets et la dure réalité d'un autre monde, d'un monde parallèle ouvert à tous et dans lequel on ne fait que passer, un monde que chacun peut découvrir (à condition d'être muni d'un billet dûment composté ou validé), un monde avec ses héros, ses princesses, ses palais, ses animaux fantastiques, ses sentiers battus mais aussi ses mystères et ses dangers ?

Ce blog est fait pour vous.

Que vous recherchiez de l'action ou du suspense, si cela ne vous fait pas peur, si vous vous sentez le courage, si vous n'avez VRAIMENT rien d'autre à faire, alors revenez régulièrement sur ce blog y lire les derniers épisodes de cette saga extraordinaire et époustouflante.

N'en abusez cependant pas à en devenir accro !

vendredi 4 août 2006

Maurice' return

Oh, mais regardez qui est là ! Cela faisait un bail pourtant qu'il n'avait pas laissé de traces. Parti sans rien dire. Pas même un au revoir ou à bientôt. Plus de nouvelles ou de commentaires à droite ou à gauche. Et le voilà qui réapparaît au moment où on s'y attend le moins, au mois d'août alors que c'est la période supposée de congés payés pour la plupart. Nous jouerait-il une nouvelle adaptation de Pomponnette de la femme du boulanger ou bien encore du retour de l'enfant prodigue ?

Après des semaines et des mois d'absence son blog est dans un état lamentable. La boîte à tags a été polluée de façon massive par des messages non désirés. Les commentaires sont pratiquement inexistants. S'agirait-il d'un milieu plus favorable, on verrait des araignées y tisser leur toile et la mauvaise herbe y pousser.

Qu'est-ce à dire ? Vous voulez une réponse ? Il n'y en a pas. En fait il y en a plusieurs. Une multitude même… Donc il n'y en a pas !

En fait il y en a, bien sûr… comme les remords, par exemple. C'est vrai, quoi. Ouvrir un blog c'est quelque part prendre un engagement, a fortiori s'il est lu. S'il n'était pas lu, personne ne le remarquerait. On finit par s'attacher même si c'est da façon complètement immatérielle.

Maurice ne pouvait décemment pas laisser tomber ses lectrices (lecteurs) du jour au lendemain, comme on abandonne ses vieilles chaussettes. Il reprend donc du service. Pour combien de temps ? Je n'en sais fichtre rien et il accepte de bon gré, pour les plus froissé(e)s de se faire tancer, mais pas trop vertement.

jeudi 3 août 2006

Journée noire pour la SNCF

Après les ânes dans le Gard qui font dérailler les TER, paralysant le trafic ferroviaire de Bordeaux ou de Paris à Montpellier…

Après les vaches qui le même jour se baladent sur les voies ferrées dans l’Aveyron et occasionnent le même genre de perturbation…

C’est en ce même jour au tour de la Région Parisienne de se distinguer, avec un voyageur sur les voies Gare de l’Est, entraînant une coupure de courant et l’arrêt de la circulation des trains sur tout le réseau Est.

La distribution des rôles est le fruit du hasard.

Ce ne sont pas les ânes qui manquent en région parisienne ! Ni les grosses vaches d’ailleurs…

mercredi 10 mai 2006

Affluence

Comme avait l’habitude de s’interroger un ancien prof de philo, je me pose la question : « qu’est-ce à dire ? » A ne pas confondre avec « ben qu’est-ce ça dit ? ». Ca c'était pour les ceusses qui auront compris.

En regardant une fois de plus autour de moi j’ai constaté un changement. Il n’est pas rare maintenant de voir un certain nombre de personnes debout dans les allées au rez-de-chaussée ou à l’étage. Je ne parle même pas des espaces devant les portes qui eux sont occupés depuis belle lurette. Là je parle des personnes qui se tiennent debout à côté de vous lorsque vous êtes assis. De ces personnes qui frottent leur bedaine sur votre épaule ou qui vous bourrent les côtes avec leur sac. Tout cela contribue bien évidemment à rendre les voitures encore plus sombre comme je l’expliquais précédemment.

Comment expliquer cette nouvelle affluence sur MON train à MON heure le matin ? Y aurait-il plus de personnes utilisant les transports en commun ? Les gens auraient-ils modifié leurs habitudes en laissant leur voiture au garage par exemple ou en se réveillant plus tôt ou plus tard ?

Y aurait-il un transfert de voyageurs d’une ligne à l’autre ? Ou bien encore un transfert de voyageurs d’un bassin d’emploi à un autre ?

Ou bien tout simplement le plaisir de voyager avec moi ?

Je vous pose la question…

mardi 9 mai 2006

J’aime bien…

Les femmes qui bloquent l’entrée des portillons, en posant leur sac à main sur le lecteur Navigo afin de pouvoir rechercher leur carte Navigo au fin fond du fatras qu’elles trimballent en permanence. D’autant qu’au préalable elles auront fait passer leur sac sur le lecteur dans tous les sens, mais sans résultat. En attendant les autres voyageurs attendent patiemment qu’elles aient fini.

Lorsque la voiture est plus qu’archi-bourrée à cause d’un problème quelconque. Certains voyageurs s’entêtent à vous déplier sur la tête ou sous le nez leur journal du matin, gratuit ou pas, sans se soucier de la gêne supplémentaire que vous avez à subir. Soit vous êtes décoiffé soit vous êtes obligés de loucher.

Lorsqu’un voyageur passe ses coups de fil, avec son portable bien sûr, en parlant à voix haute pendant de longues minutes avec un collaborateur resté au bureau, en prenant le soin de faire profiter tout le wagon de sujets dont on se passe aisément. Tout le monde sauf l’intéressé peut lire l’énervement et l’exaspération sur l’ensemble des visages.

L’obscurité dans laquelle nous sommes plongés dans les wagons. Sauf à être assis près d’une fenêtre, le reste de la voiture est plongé dans la pénombre. Il fait trop sombre pour pouvoir lire ou écrire dans de bonnes conditions, sans s’abîmer les yeux. Lorsqu’il y a une personne assise sur chacun des sièges le long des fenêtres, l’espace vitré dégagé est alors très restreint. L’éclairage est sensé se faire automatiquement en fonction de la luminosité extérieure. Il est cependant possible pour le conducteur du train de forcer l’allumage. S’il le veut bien…

ps 1 : pour ceux que ça intéresse, j’ai une brodeuse assise en face de moi.

ps 2 : comme la brodeuse je suis assis à côté d’une fenêtre.

vendredi 14 avril 2006

C’est les vacances

(Ce post a été rédigé il y a 5 jours maintenant et je le publie avec « un peu » de retard. Je tiens à le préciser sinon il perdrait une partie de son sens.)

C’est les vacances ! Tout le monde a en tête le refrain de la chanson de cette habituée du Top 50 estival.

En l’occurrence c’est peut-être les vacances pour les autres mais pas pour moi. En tous les cas pas pour tout de suite. Il me faudra attendre encore une semaine. Patience donc… A quoi reconnaît-on dans les transports en commun qu’on est en période de vacances scolaires ? Vous l’aurez deviné bien sûr.

Il y a moins de monde. Le constat est évident parmi la population des ados (lycéens, collégiens, étudiants), mais aussi dans une moindre mesure chez les adultes. Les grands. Ceux qui bossent.

Il faut cependant noter l’arrivée d’autres voyageurs. Ceux-là sont parfois beaucoup plus jeunes. Ils sont de temps en temps accompagnés de grosses valises, signe qu’on va les mettre dans un autre train qui les emmènera probablement chez une grand-mère, ou bien ils sont parfois accompagnés d’un petit sac en prévision d’une longue journée à passer au bureau le plus souvent avec Maman.

Ca doit sembler terriblement long de rester dans un bureau de grands à dessiner sans avoir le droit de faire du bruit, sans avoir le droit de courir dans tous les sens et sans avoir le droit de jouer sur l’ordinateur des autres…

C’est les vacances donc et pour ceux qui ont décidé de ne pas aller travailler aujourd’hui, c’est grand beau temps. Certes un peu frais ais le soleil est au rendez-vous. Je n’aime pas trop parler de la météo car c’est souvent signe qu’on a pas grand-chose d’autre à dire. Mais la chaleur et le soleil commencent à me manquer. Encore quelques mois et ce sera l’étuve dans les trains !

En attendant, patience !

mercredi 5 avril 2006

Gréviste planqué ?

C'est pour le moins curieux.

En cette nouvelle journée de grève nationale, un service "minimum" était assuré dans les transports en commun. La gare était ouverte et quelques trains roulaient.

Il y avait donc des conducteurs, des aiguilleurs, des contrôleurs et des agents d'accueil. Je ne sais pas si c'est le nom, mais pour vous situer ce sont ceux qui sont derrière les hygiaphones dans les guichets.

Il y avait donc des agents présents derrière le guichet mardi soir. Certes le rideau était baissé, mais pas complètement. Il y avait de la lumière et on pouvait les apercevoir. De la même manière ils pouvaient voir les dizaines de dizaines de voyageurs qui venaient d'arriver par le un train sur deux. Ils pouvaient d'autant mieux les voir que tout le couloir souterrain était bloqué et noir de monde.

Pourquoi ? Tout simplement car seuls deux portillons étaient franchissables dans le sens "sortir de la gare". Croyez-vous qu'il auraient tendu le bras pour ouvrir d'autre portillons de manière à fluidifier le trafic comme ils ont l'habitude de le faire ? Pas du tout. Quand en plus d'être en grève on peut emmerder le monde, pourquoi se priver?

Au fait, on a des retenues de salaire lorsqu'on est présent sur son lieu de travail et qu'on fait semblant de travailler pour ne pas avouer qu'on est en grève ?

mardi 4 avril 2006

Merde in France

Ah.. ah... ah... ah...

(Refrain)
Eh la fauchonne conne d'you mouloud
Lavabo trottoir mouloudji
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Eh watching you t'as fraoute les roubloutes
Canapé bidet à coudre
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh watching you t'as fraoute les (cacapoum cacapoum)
Watch euh me again
Même triple again
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ah.. ah... ah... ah...

(Refrain)

Eh Gaspard wet Pierre sot qu'inclus
Baby sleep dortoir les mouges
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh Gaspard wet Pierre sot qu'inclus (cacapoum cacapoum)
Au Mickey qu'au Gaumont
Lampadaire et paillasson
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ah.. ah... ah... ah...
Play Tex! Play Tex!

(Refrain)

Cigare!

Eh you speak bye ciao baby bye bye
Baby sleep dortoir limaille
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh masque à gaz ciao bye bye (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ben alors? (cacapoum cacapoum)

Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na

Jacques Dutronc (1984)