mardi 6 septembre 2005

Rentrée scolaire

Ce coup-ci ça y est, les lycéens et collégiens ont réintégré les salles de classe. Nombreux sont les élèves que l’on peut revoir le matin dans les trains ou les bus. Et parmi eux, combien encore respectent la tradition de la coupe de cheveux « Spécial Rentrée Scolaire » ? Cela m’a toujours fait sourire d’imaginer les enfants ou ados, essentiellement des garçons, que l’on traîne chez le coiffeur pour leur donner un air présentable.

A une époque je ne souriais pas car j’en faisais partie. En ce qui me concerne il fallait passer sous la tondeuse et les ciseaux pas toujours bien aiguisés du coiffeur du bout du boulevard Sainte Barbe (je n’invente rien), après le coiffeur Sirot, pour dégager les oreilles et la nuque, avec la frange sur le côté. Je n’avais pas la boule à zéro ni la coupe en brosse. Ça ne durait vraiment pas longtemps, mais j’avais simplement horreur d’aller m’asseoir avec mes culottes courtes sur le fauteuil en skaï qui colle et vous arrache la peau au moment de se relever. Je ne supportais pas trop les petits cheveux qui piquent dans le cou ou le haut du dos. Mais bon, ça repoussait vite à l’époque…

Ils sont donc nombreux à remplir les salons de coiffure le week-end qui précède la rentrée scolaire tout comme le matin de la communion ou du mariage. Autant je peux le comprendre pour les filles dont les coiffures peuvent être plus apprêtées et ne sont pas prévues pour durer plus d’une journée, mais pour les garçons, y aller une semaine ou 15 jours avant permettrait de sembler plus naturel, non ?

Ainsi ces jours-ci la moyenne d’âge a sacrément chuté. Les places réservées ont été redistribuées. Rapidement toutes les places assises sont occupées. Des grincheux et des grincheuses ont triste mine. Leur train-train a été chamboulé et ça les perturbe un peu. Ça passera.

lundi 5 septembre 2005

Où sont passées les brodeuses ?

Il y a quelques jours Luciole, qui est curieuse, voulait que je l'éclaire (c'est un comble) sur un détail. Y a-t-il des brodeuses et des tricoteuses dans le train? La réponse est oui. En fait je devrais plutôt dire qu'il y en a eu. De même que des crocheteuses. Malheureusement force est de constater que depuis plusieurs mois je n'en vois plus. Mais où ont-elles bien pu passer ?

Maintenant que je me pose la question, il faut que j'y apporte une réponse. Ou plutôt des hypothèses car en fait je n'en sais rien.

Y aurait-il une saison particulière pour broder dans le train ? A l'approche de Noël qui je le rappelle est à l'origine une naissance, le retard pris sur les ouvrages destinés à être transformés en cadeaux doit être comblé. Les soirées au coin du feu ou devant la télévision ne suffisant plus, le temps de transport permet de terminer à temps. Même chose pour les autres naissances, mais qui celles-là ne tomberont pas forcément à Noël. Si c'est pour offir la brassière en six moix au moment où le joyeux bambin commence à faire ses premiers pas, c'est un peu tard...

Peut-être ne suis-je pas assis dans la bonne voiture. Crocheter rime avec papoter, tout comme tricoter. Comme en général je cherche plutôt un emplacement dans une voiture calme, j'évite les voitures à pipelettes que j'ai répéré.

Pour compléter ce post il faut que je vous avoue être curieux des modèles brodés. Certains abécédaires peuvent être magnifiques. Je préfère le point compté aux motifs préimprimés. La dextérité des crocheteuses me fascine. Le tricot me passionne moins sauf lorsqu'il s'agit de réaliser des modèles avec un motif multicolore nécessitant plusieurs pelotes en même temps. Là encore il s'agit de technique.

Une brodeuse mon Capitaine !

Une brodeuse mon Capitaine !

vendredi 2 septembre 2005

Message technique

Aujourd'hui n'est pas coutume je ne parlerai pas des transports en commun.

J'ai "simplement" complété la liste des blogs que je lis et que je relie en rajoutant ceux qui un jour m'ont laissé un commentaire.

Si cela pouvait encourager les vocations...

Par ailleurs je travaille pas trop activement à la réalisation d'un podcast. Ca marche, depuis l'enregistrement sur fond musical en utilisant "Garage Band", jusqu'au dépôt chez un hébergeur et en passant par le code qui vous permettra de rêver au son de ma voix !

A bientôt.

jeudi 1 septembre 2005

Ca va trop vite (2)

Résumé des épisodes précédents : la conductrice au volant de son bus recyclé en provenance de Pologne roule à tombeau ouvert, emmenant à son bord les quelques voyageurs qui ont réussi à la faire stopper. Ils sont verts, serrent les fesses et se cramponnent comme ils peuvent qui aux dossiers, qui aux accoudoirs.

Tout le monde a à l'esprit des images de bus renversés, de victimes éjectées ou coincées dans des amas de ferraille lorsqu'elles n'ont pas été étalées sur le bitume. Nous ne sommes pourtant pas sur l'autoroute ni sur une route de montagne, ni même sur une voie express ou encore une départementale. Nous roulons dans un lotissement. Un lotissement avec un tas de petites rues corbes, qui se croisent dans tous les sens, avec des priorités à droite. Les carrefours sont perdus et cachés par la végétation et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Même en ayant la priorité, il vaut mieux marquer un arrêt et s'engager avec prudence.

Et là nous roulons à 50 km/h. En voiture bien attaché, avec des pneus neufs et une route sèche vous vous faites déjà des frayeurs. Il y a déjà eu quelques accrochages et des vélos renversés. Rien de fatal jusqu'à présent. Dans le domaine où j'habite j'entends. En cas de freinage en catastrophe, les voyageurs se retrouveront tous au premier rang, sauf ceux qui seront passés à travers le pare-brise.

S'agit-il d'inconscience ? Je ne parle pas de celle de la conductrice, mais de la notre, à accepter de monter avec ce genre de furie. Comme ces voyageurs espagnols je crois qui ils n'y a pas si longtemps ont fait un scandale dans l'avion qu'ils occupaient. Ils ont pu le faire avant le décollage et ont obtenu gain de cause. Toujours est-il que je n'ai pas pu m'empêcher de faire une remarque à voix forte qui a peut-être eu comme conséquence un léger écart vite rattrapé, mais une fin de voyage beaucoup plus calme !

Champion mon Capitaine !

Champion mon Capitaine !

mercredi 31 août 2005

Ca va trop vite (1)

L'autre jour, un matin, j'avais failli me faire avoir par le bus qui était passé deux minutes plus tôt que d'habitude. Le conducteur, ou plutôt la conductrice (pourquoi vouloir en faire une profession masculine à tout prix ?) était arrivée en avance sur l'horaire officiel et semblait vouloir battre le record du tour. Le jour suivant ne fut pas vraiment un retour à la normale dans le sens où entre temps la conductrice avait été remplacée par un conducteur jusque là inconnu. Le jour d'après elle réapparut. Un petit poil encore en avance sur l'horaire officiel mais bon, un homme averti en valant deux, ces jours-ci je prends mes précautions et j'arrive un peu plus tôt que d'habitude à l'arrêt de bus.

Je monte donc dans le bus et à peine ai-je eu le temps de dire "Bonjour Madame !" qu'elle démarre sur les chapeaux de roues. Heureusement je conserve encore de bons réflexes et un sens de l'équilibre. Tout cela m'a permis de ne pas donner l'impression de vouloir piquer un 100 mètres pour rejoindre le fond du bus alors que je suis le seul à monter. Je réussis donc à m'agripper in extremis à une poignée salvatrice et à m'assoir en subissant les G de l'accélération brutale à la manière d'un Tom Cruise à ses débuts dans son école Top Gun.

Vous ne le savez sans doute pas, mais je viens de passer le permis A avec l'or à toutes les épreuves dans GT IV. Vous pouvez donc me croire lorsque je vous dis qu'on a affaire à un champion. Je crois que même avec son bus elle y arriverait. un peu comme si un char Leclercq grattait la Ferrari dernier modèle à un feu rouge. Ca décoiffe !

Pourtant si vous vous amusez peut-être à me lire, ici dans le bus nous n'en menons pas large. C'est le silence complet, chacun ne pensant qu'à une chose : serrer les fesses !

Allez comprendre pourquoi...

mardi 30 août 2005

Une journée de plus

Une de celles qui ne laissera pas de souvenirs impérissables et qui pourtant représente une grande partie de notre toujours trop courte existence. S'il fallait être optimiste peut-être dirais-je qu'elles nous font d'autant plus apprécier les autres.

Un peu comme lorsque le train se remplit en attendant qu'il démarre. La plupart du temps ce sont des personnes quelconques que j'ai le loisir d'observer. Ca peut durer des jours ainsi sans que je note quelque chose de particulier, tout du moins digne d'être rapporté ici pour vous mes chers lecteurs. Jusqu'au jour où c'est l'apparition ! Le moment que l'on n'attendait plus. Le miracle de Lourdes ! Cet instant qui vous fait oublier tous ces jours ternes et vous les fait passer au compte "Pertes et Profits". La récompense en quelque sorte de ces moments tristounets sans éclat.

Un peu comme à la chasse ou à la pêche. Qu'on soit à l'affut, au cul-levé, en traque, au lancer ou à la mouche, combien de fois rentrea-t-on bredouille ? Jusqu'au jour où l'on pêche la sardine qui a bouché le port de Marseille et dont on parlera pendant des générations.

Eh bien aujourd'hui c'est jour sans. Rien à se mettre sous la dent. Là où certaines se seraient contentées d'un laconique "RIEN", j'observe quand même beaucoup de lecteurs, quelques accros du SMS, des acharnés des mots croisés ou flêchés, deux ou trois somnoleurs, une bouffeuse de chips et toujours le même qui écrit.

Une pensée particulière pour ceux qui sont capables de ne rien faire, en apparence. Sans doute comme moi ont-ils une vie intérieure très riche !

jeudi 25 août 2005

Au revoir mon Capitaine !

Après la série sur les valises à roulettes, après les mésaventures du porteur de sac à dos et afin de rester un peu plus longtemps dans l'esprit vacances, voici à quoi ressemble ma valise lorsque je pars. En cette période charnière, trouver l'inspiration n'est pas la chose la plus aisée. Je reprends ainsi une idée suggérée par Vroumette. Cette note est d'autant plus utilse qu'il faut que je recommence l'exercice en réel ce matin. Eh oui, je prends quelques jours de rab. A ce moment de la lecture, si vous n'avez pas encore décroché, méfiez-vous, la crise de narcoleptie n'est pas loin !

En fait je n'ai pas de valise, mais un sac en toile de nylon noir. A l'intérieur vous y trouverez une trousse de toilette (brosse à dents, dentifrice, rasoir à main, gel de rasage, lames de rechange, crème hydratante pour le soin du visage, shampooing, spray fixant et brosse à cheveux (je ne suis pas prof de maths), gel douche sans savon, déodorant, eau de toilette, pince à épiler, coupe-ongles et lime à ongles (j'en ai), coton-tiges.

Côté vêtements des caleçons, des chaussettes (les petites qui arrivent à la chemise cheville (merci Samantha) pour aller avec les petites baskets qui vont bien), des T-shirts manches courtes et longues, chemisettes, pantalons, bermudas, caleçons de bain (je repars au bord de la mer), et un polo à manches longues au cas où.

Pour les accessoires j'utilise un sac à dos dans lequel je loge un billet de train et la carte de réduction qui va avec, mon téléphone mobile et son chargeur, un lecteur MP3 de la marque de la pomme et son chargeur, des bouquins, des revues (je ne prendrai pas l'avion, et surtout pas cette companie. En ce moment ils ne tiennent pas trop bien en l'air. J'aurais donc quatre heures de trajet par le train), un couteau multi-fonctions, des clés , mes papiers d'identité, moyens de paiement, bloc notes et stylo bien sûr, portefeuille, porte-cartes, bouteille d'eau et quelques chewing gums (pas des Malabar).

Voilà, vous savez tout. Ou presque...

Quelle est cette companie mon Capitaine ?

Quelle est cette companie mon Capitaine ?

mercredi 24 août 2005

Coup de blues

Ca m'a pris petit à petit hier (mardi donc). Il a plu pendant la nuit. On peut encore voir les traces dehors : quelques tâches sombres sur le bitume. Mais surtout c'est ce ciel. Gris et bas. Et aucun signe que ça s'améliore. Gris et uniforme. Rien à voir avec les ciels gris et nuageux de la côte flamande si bien représentée par quelques peintres il y a quelques années.

Vu de l'intérieur de mon train du matin, il n'a rien de réjouissant. Au contraire. On dirait qu'il s'est installé pour un bout de temps. Il tombe un crachin tiédasse et l'air est humide. Et du coup tout est gris ce matin. Les gens, le train, les maisons, l'horizon... et mon humeur. On attend pourtant depuis des mois qu'il pleuve pour compenser les effets de la sécheresse, mais ce n'est pas ça qui est espéré. Quitte à ce qu'il ne fasse pas beau en cette saison, autant qu'il pleuve un bon coup plutôt que de nous jouer l'automne en plein mois d'août. Mais cessons ces considérations météorologiques qui finalement m'énervent.

J'ai pourtant apprécié comme tous les jours mon petit-déjeuner pris en tête à tête avec les journalistes de France Info. Un bon café fraîchement passé, coloré d'une goutte de lait demi-écrémé et une demi-flûte à l'ancienne de chez Paul, grillée et tartinée de confiture aux abricots faite maison. Suffisamment énergétique pour tenir le coup jusqu'au déjeuner, dans sept heures environ.

Je ne m'attends pas à ce que ce trajet matinal dans le train me permette de surmonter ce petit passage à vide. Le salut ne viendra pas non plus du boulot ou de mes collègues de travail. Ce qu'il me faut c'est juste un petit rayon de soleil. En principe il y a quelques rayons qui m'attendent ce week-end qui commencera jeudi soir pour se terminer mardi matin.

Le début de l'éclaircie ?

mardi 23 août 2005

Fin des vacances ?

Hier, lundi donc, j'ai pu noter un changement notable. Deux en fait.

Le premier c'est que cette semaine j'ai un nouveau chauffeur de bus. A mieux y regarder, et contrairement aux apparences, c'est plutôt le modèle féminin, mais je ne sais pas si on dit chauffeuse de bus. Quoique maintenant les uns comme les autres ne chauffent plus grand chose. Enfin bref elle m'a fait démarrer la journée sur les chapeaux de roues en arrivant avec deux minutes d'avance par rapport à l'horaire officiel. Heureusement que je l'avais entendu arriver. J'ai sprinté, la sacoche dans une main, en faisant de grands moulinets pour me faire voir sur le côté. En freinant pour me prendre à bord c'est tout juste si le bus ne s'est pas mis en travers en laissant une trace de gomme brûlée sur la chaussée. Ce matin je ne fus pas le seul à démarrer de cette manière. Au fur et à mesure que le bus avançait, je pouvais voir d'autres habitués comme moi sortir d'un peu partout en courant, en faisant de grands gestes. C'est plaisant à observer une fois qu'on est assis ! Etant nouvelle sur le parcours, était-ce la crainte d'arriver en retard à la gare ? Ou bien tout simplement sa montre n'était-elle pas à l'heure ? Nous sommes finalement arrivés à bon port et pour sûr nous n'avons pas manqué le train. L'attente n'a même jamais été aussi longue ! Voilà pour le premier changement.

L'autre changement ? C'est le nombre de voyageurs. Il a sensiblement augmenté par rapport à la semaine dernière. Je m'en suis rendu compte une fois arrivé à Haussmann Saint Lazare. Je ne m'en suis pas aperçu plus tôt tout plongé que j'étais à rédiger un article à paraître avant la fin de la semaine. Du coup l'accès aux escalators est plus difficile. A y regarder de près bon nombre de voyageurs, même s'ils ont le teint encore bronzé à l'heure de la reprise, ont la mine défaite. Ils ne sont pas vraiment souriants. Et je peux les comprendre. Bientôt les vacances ne seront plus un souvenir, mais un nouveau projet, pour demain, dans une semaine, un mois, un an...

lundi 22 août 2005

Culbutos

J’ai évoqué, jusqu’à l’insupportable pour certaines, les valises à roulettes. C’est peut-être devenu maintenant le moyen le plus répandu pour transporter ses effets au cours d’un voyage, mais pas le seul. Il reste encore des adeptes du sac à dos. Pas celui qu’on maintient en travers de la poitrine grâce à un « scratch » avec la poche spéciale téléphone mobile dessus et dans lequel on peut loger un plan de Paris, un appareil photo numérique compact et une mini bouteille d’eau. Ni celui de taille un peu plus grande et de marque djeun’s qui permet d’emmener en plus une trousse de toilette-maquillage, un téléphone mobile et un livre de poche. Je veux parler du vrai sac à dos des familles. Le sac à dos au format militaire en permission pour le week-end, ou encore routard tout terrain en route pour Katmandou. Ou pour la face nord de l’Everest, avec bretelle, ceinture et tout le toutim, capable d’emporter un volume de 70 litres sans broncher, sans compter le matelas de sol, la tente avec les tiges en acier bi-chromaté, le porte piolet et des sangles dans tous les coins.

J’ai vu un voyageur en porter un de ce type ce week-end. Au premier abord j’ai vu le sac qui culminait au milieu de la foule des voyageurs, ensuite j’ai remarqué le voyageur. Il n’avait pas l’air très épais (le voyageur) et il avait juché ce sac jaune canari qui devait peser au moins aussi lourd que lui sur les épaules. Le centre de gravité était donc haut. Il voyageait avec sa compagne qu’on aurait pu prendre pour sa mère. Ne riez pas ! Il y en a… En plus du sac à dos, il traînait une grosse valise. Et un chien, tenu en laisse. Le spectacle était dans la salle. Bien sûr tout ce petit monde était en retard. J’imagine que le trajet dans le métro n’avait pas été de tout repos.

Arrivé devant le composteur il a fallu sortir les billets qui bien sûr étaient au fond de la grosse valise. Quelle idée ! Car c’est en se penchant pour les attraper que le sac à dos a commencé à lui passer par dessus la tête pour l’entraîner de façon irrémédiable en avant. Il s’est donc retrouvé la tête plantée dans la grosse valise, avec un gros poids sur les épaules ! Incapable de bouger ! Complètement coincé, il a commencé à engueuler sa compagne afin qu’elle lui vienne en aide ! Il ne pouvait pas lâcher la laisse du chien qui avait eu peur et ne pensait qu’à se sauver au milieu de la foule et le sang commençait à lui monter à la tête. Finalement, étant apparemment aussi lourde que le sac et son porteur, elle a réussi à remettre tout ça d’aplomb et calmer le chien. Les billets ont été retrouvés, compostés et le voyage a pu reprendre son cours…

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !

samedi 20 août 2005

You are Lost Captain !

Vous vous remettrez mon Capitaine !

Vous vous remettrez mon Capitaine !

vendredi 19 août 2005

Valises à roulettes (7)

Allez, encore un épisode avant de clore cette série sur les valises à roulettes. J’aurais pu commencer par détailler l’évolution de la valise à roulettes au fil des âges. J’ai évoqué les toutes premières versions, avec les roulettes sur la tranche, mais force est de constater que l’espèce a évolué.

Le tout premier modèle fut réalisé à partir des valises en plastique rigide. En effet on ne connaissait pas les matériaux composites (et légers) à l’époque. Et même s’ils existaient, le prix était rédhibitoire. Les premières valises rigides, même vides, pesaient donc des tonnes. Elles avaient été conçues au moment du gros boom des vacances en avion, étant donné le soin méticuleux apporté par les préposés à la manutention des bagages. Si vous aviez le malheur de leur confier votre valise familiale, même entourée d’une solide sangle et cadenassée comme il faut, il y avait un risque élevé de vous faire appeler dans le hall de l’aéroport pour venir reconnaître vos effets dans un état tel que vous n’auriez jamais pu l’imaginer. Une fois remplie, même Superman aurait eu du mal à la décoller du sol. Les roulettes firent alors leur apparition.

Tout le monde ne voyageant pas en avion, les roulettes ont rapidement contaminé d’autres types de bagages, comme les sac de voyage mous ou même les valises classiques. Les dimensions évoluèrent également, toujours à cause des voyages en avion.

Si au début des valises en plastique rigide vous étiez content de savoir que votre valise allait écrabouiller les valises à l’ancienne, à un moment donné les voyageurs exaspérés et décidés à se venger à leur tour, se ruèrent sur les valises en plastique. Du coup ces dernières commencèrent à souffrir aussi à cause d’une part des chocs entre elles et d’autre part à cause du changement de mentalité des préposés aux bagages qui se dirent que toutes ces valises étaient suffisamment solides pour qu’ils puissent donner libre cours à leur énergie débordante. De plus en plus de personnes voyageant avec de plus en plus de bagages, l’attente pour récupérer ses bagages alla en s’accroissant de façon exponentielle.

C’est ainsi que sont nées les valises à roulettes « spécial-cabine », inspirées sans doute du matériel emporté par le personnel volant, qui leur permet entre autres d’éviter l’attente au moment de la récupération des bagages lorsque ceux-ci ont voyagé dans le même avion que le votre. Elle furent conçues en toile de nylon avec des dimensions leur permettant de rentrer plus ou moins facilement dans les coffres-zà-bagages prévus à cet effet.

Les derniers modèles sont maintenant en matériaux composites, car elles sont redevenues rigides. Les couleurs n’ont pas trop évolué, mais vous pourrez maintenant apercevoir des modèles vache frisonne…

Sans mentionner le comportement de leurs propriétaires, elles ont tout de même un problème récurrent : elles sont toujours aussi bruyantes !

jeudi 18 août 2005

Valises à roulettes (6)

L’approche des escaliers devient pratiquement impossible lorsque plusieurs valises à roulettes se présentent au même moment. En effet certains conducteurs (ou conductrices) ont tendance à piler net pour s’arrêter et prendre le temps de replier le manche de leur terrible engin, attraper la poignée et finalement se résigner à le porter. Même chose à l’arrivée. Nouvel arrêt en haut ou en bas de l’escalier pour poser la valise par terre dans le bon sens, déplier le manche télescopique et repartir. Ceux qui suivent n’auront qu’à attendre et prendre leur mal en patience. Lorsque vous avez un train à prendre…

Lorsqu’il s’agit de descendre un escalier certains ne s’encombreront pas d’attraper une autre poignée afin de porter leur bagage. Ils se contenteront de lui faire dévaler les marches dans un grand bruit qui fera se retourner tout le monde. L’échantillon représentatif se situe plutôt dans la partie masculine des adolescents. Les djeun’s quoi, qui marquent ainsi le rythme de leur musique poussée à fond par leur walkman.

Face à un escalator la manœuvre diffère légèrement. On se retrouve un peu dans la même situation que lorsqu’on est en voiture derrière un conducteur qui veut se garer en faisant un créneau. Il y a les bons (chanceux ?) et il y a les autres, les besogneuses. Il s’agira pour le conducteur de la valise, dans un espace réduit et en étant pressé par le défilement ininterrompu des marches l’escalator qui l’emporte déjà, de se retrouver lui sur une marche et la valise sur une autre, de manière à libérer la place pour laisser passer les autres piétons. Et il y en a pour qui ça prend plus de temps que pour d’autres… L’arrivée, que ça monte ou que ça descende, ne pose en général pas de problème puisque le démarrage se fait dans la foulée.

mercredi 17 août 2005

Valises à roulettes (5)

Tout d'abord il n'y a pas que moi qui suis irrité par ce genre de bagages. Même entre eux les possesseurs de valises à roulettes ne se font pas de cadeaux, sont inattentifs, pour ne pas dire aveugles et sans-gêne. C'est en quelque sorte rassurant. Les accrochages physiques et verbaux ne sont pas rares et me font bicher. Va donc eh… ! C’est ainsi que je me suis rendu compte qu'il est possible de les faire partir en vrille rien qu'en glissant un pied sous une des roulettes. Non seulement le conducteur pressé de l'engin s'excuse car il vous a roulé dessus, mais en plus la valise commence à partir en c... pardon, en chaussette. Certains arrivent à la rattraper. Pour d'autres la figure se terminera sur le toit avec torsion du poignet car on ne veut rien lâcher et on espère toujours la rattraper.

Autre observation, la position du conducteur. On rencontre rarement un possesseur de valise ou de sac à roulettes avec un engin à sa taille. Combien y en a-t-il qui marchent da façon complètement déhanchée pour éviter que leurs pieds tapent dans le bagage et le renversent, ou tout simplement parce que la poignée ou la manche télescopique est trop court et qu'il faut bien que les roues touchent le sol ? Pas très pratique et encore moins esthétique, mais combien comique et pathétique.

Par ailleurs la dimension de la valise à roulettes est souvent inversement proportionnelle à la taille de son propriétaire. Vous aurez certainement croisé et remarqué comme moi des petites valises à roulettes souvent tirées par un homme grand et raide, pas forcément baraqué, et pour lequel on pourra s'interrogera sur sa virilité. A l'inverse les valises à roulettes de la taille d'une armoire normande sont plutôt tirées par de frêles jeunes filles (blondes et lourdement accessoirisées) ! Tâchez de les éviter si vous ne voulez pas plus tard voir votre départ en vacances virer au cauchemar lorsqu'il s'agira de remplir le coffre de la voiture familiale.

mardi 16 août 2005

Valises à roulettes (4)

Pour continuer la série, il faut que je vous fasse part de ce que j'ai vécu dernièrement. Pas plus tard que ce week-end en fait. En fait ça pourrait être n’importe quel week-end du mois d’août. En effet, pendant le mois d'août je prends le train (TGV) tous les vendredi soir au départ de Paris Montparnasse et rentre le lundi matin de bonne heure de manière à retourner directement au boulot. J’ai de la chance car je peux voyager léger. J’emporte avec moi le strict minimum car la plupart de mes affaires sont déjà sur place. Au retour je reviens toujours un peu plus chargé qu’à l’aller. Et pour tous ces allers-retours j’utilise un sac de voyage que je porte.

Mais il est passionnant ce garçon quand il s’y met à nous raconter tout ça !

Ce week-end c'était le week-end du 15 août, donc il y avait pas mal de monde dans la gare. Et pas le genre voyageurs de banlieue qu'on voit habituellement dans le RER ou le métro. Non, là il s'agissait de l’espèce noble de ce genre un peu particulier qu'on appelle aussi les grands voyageurs et reconnaissable à la quantité de bagages qu’il emmène avec lui. Grand voyageur donc, pas par la taille, bien sûr, mais plutôt par la distance à parcourir entre deux gares sur les trains grandes lignes. Dans un TER on n'est déjà plus considéré comme un grand voyageur. Et les grands voyageurs comme je le disais voyagent avec des bagages. Et parmi ces bagages, il y a des... valises à roulettes ! Etait-ce le fait d'avoir écrit récemment quelques articles à ce sujet ? Toujours est-il que vendredi j'ai eu l'impression de n'en avoir jamais vu autant que ce week-end (le lundi matin je suis train au radar pour observer ce genre de choses). Il y en avait dans tous les coins. Je me suis alors rendu compte de plusieurs choses.

A suivre…

vendredi 12 août 2005

Valises à roulettes (3)

L’arrivée des valises à roulettes a entraîné la disparition des porteurs et la désaffection pour les chariots. Elle est par contre à l’origine de la naissance de nouveaux types de voyageurs.

D’un côté il y a ceux qui n’en n’ont rien à faire de stationner devant les escaliers ou les escalators pour essayer de décoincer, pour la rentrer ou la sortir, la poignée télescopique de leur valise à roulettes.

Il y a également l’espèce de ceux qui roulent sans faire attention au monde qui les entoure. Ne vous est-il jamais arrivé de manquer de vous casser la figure à cause d’une valise à roulettes qui change de direction sans crier gare devant vous ? Si au moins ce genre d’engin était équipé d’un fanion ou d’un gyrophare pour signaler sa présence au milieu de la foule !

Les valises qu’on ne voit pas peuvent parfois être entendues. Il arrive souvent que les roues grincent. Défaut de lubrification. C’est le genre de souci qu’on se promet de régler une fois rentré chez soi, mais qu’on oublie tout aussitôt.

Entendu récemment :

- Y’a ta roue qui grince !
- …
- Y’A TA ROUE QUI GRINCE !
- Tu ne peux pas parler plus fort ? Y‘a ma roue qui grince !

Certains revêtements sont à l’origine d’un bruit insupportable. Si vous prenez l’exemple du parvis de la Défense qui est composé de dalles couvertes de petits galets, vous comprendrez de quoi je parle. Le vacarme est assourdissant et peut parfois couvrir les conversations. Comme tout le monde marche dans le même sens, même en ralentissant l’allure pour se laisser distancer, ça fait durer le plaisir. Jusqu’au moment où on se fait rattraper par une autre…

Enfin il y a ceux qui cumulent tous ces comportements. Dans ce cas la seule chose à faire est de sauter à pieds joints sur leur valise et de recommencer encore et encore jusqu’à épuisement total. Ca défoule !

jeudi 11 août 2005

Valises à roulettes (2)

Une fois le marché inondé par ces valises instables et onéreuses, quelques uns subi le problème de plein fouet. Et pas les moindres. J’imagine par exemple le patron de la boîte qui fabrique les valises en question. Un jour il devait partir en voyage d’affaires sur une île du Pacifique, accompagné de sa secrétaire. Alors qu’il était à la bourre parce que son chauffeur s’était retrouvé coincé dans les embouteillages, il a du presser le pas dans les couloirs et le hall de l’aéroport avec sa superbe valise branlante. Et bien sûr il a loupé son avion à cause de cette valise instable. Sans compter la honte devant la secrétaire ! L’ingénieur maison s’est fait virer sur le champ. Il a été remplacé par un autre qui finalement a imaginé de mettre les roulettes sur la largeur ! Il fallait y penser, non ? Du coup il a été obligé de mettre une poignée télescopique pour adapter la prise en main. Et roulez jeunesse ! Combien de personnes ont acheté une valise instable ? Des millions. A vous de casquer à nouveau pour ce miracle de la technologie.

La taille de ces valises à également évolué de manière à pouvoir être glissées dans les cabines des avions. Combien de fois ai-je vu de grossiers personnages essayer de faire rentrer une valise trop grande dans un coffre à bagage trop petit, sans prêter la moindre attention au manteau ou l’imperméable que vous aviez pris soin de plier comme il faut de manière à éviter qu’il se froisse, ou bien en renvoyant sur les roses l’hôtesse qui se propose de la mettre un peu plus loin, là ou il y a de la place.

Car évidemment chacun veut éviter de mettre sa valise dans la soute en prétendant que le sac de 20 kilos qu’il porte est un bagage à main. Du coup chacun veut voyager avec sa valise au dessus de sa tête. On ne sait jamais… S’il prenait un jour l’envie à quelqu’un d’autre de vouloir sortir en cours de vol avec votre bagage !

mercredi 10 août 2005

Valises à roulettes (1)

Le post d’hier m’a fait penser à une invention certes utile, mais parfois plus qu’irritante une fois mise en de mauvaises mains. Vous le saviez déjà, je parle des valises à roulettes. On a plus de chance d’en voir en grand nombre le vendredi et le lundi. En particulier au moment des vacances, dans les gares et les aéroports. Elles sortent alors d’on ne sait où et sont toujours précédées d’une personne pressée qui ne se préoccupe pas du tout des pieds des autres.

L’espèce a évolué au fil des ans. Malheur à ceux que se seront jetés sur les premiers modèles, qu’ils auront bien sûr payé le prix fort, et qui étaient un non-sens et certainement mis au point et conçus par un ingénieur. En effet leurs roulettes étaient placées sur la hauteur (le côté le plus petit ou la tranche si vous préférez). Le centre de gravité était de ce fait haut, l’écartement des roulettes au minimum, rendant l’objet instable, quelle que soit la vitesse et la qualité du revêtement. Il suffisait en plus de l’avoir chargée en mettant les choses lourdes en haut (par exemple des chaussures ou une trousse de toilettes), pour la voir tituber et se vautrer au milieu des couloirs et des halls. Une fois remise sur roulettes, au moindre virage, au moindre choc ou changement de direction, même chose, la valise partait à droite et à gauche pour se vautrer. Le modèle à quatre roulettes disposées sur le fond de la valise était à peine plus stable que celui équipé de deux roulettes en coin.

J’imagine l’énervement du propriétaire de la valise en question. Il est déjà pressé, et du coup se trouve retardé. Après une première chute, il décide d’accélérer le pas, provoquant une nouvelle chute et un nouveau retard et une irritation grandissante. La scène peut se répéter un certain nombre de fois, jusqu’au moment où excédé, il décide de prendre sa valise par la poignée, pour la porter.

Et immédiatement regretter d’avoir à soulever la quantité de choses qu’il pensait pouvoir faire rouler.

Ne soyez pas négatif mon Capitaine !

Ne soyez pas négatif mon Capitaine !

Encore un effort mon Capitaine !
Encore un effort mon Capitaine !

mardi 9 août 2005

Train Train

Aujourd’hui comme hier, rien de nouveau sous le soleil. Et ce manque d’activité n’est pas sans influence sur mon activité. Je me laisse vivre. Au ralenti. Il en va de même pour mon imagination. Elle tourne au ralenti en ce moment. Les trains de banlieue eux aussi ralentissent. C’est tout du moins ce que je ressens. Sans être à dire que je contrôle chronomètre en main combien de temps je mets pour rentrer chez moi le soir, j’ai l’impression que c’est plus long que d’habitude…

C’est sans doute dû au manque d’agitation habituel. Les arrivées en gare sont d’un triste ! A peine 2 pelés et un tondu par bus. C’est le changement radical. Pas de bousculade du matin au soir. C’est peu commun.

La seule agitation a lieu pour moi le lundi matin et le vendredi soir. Je pars pour le week-end retrouver ma « petite famille ». Il faut malheureusement penser au retour. Pour ce faire je prends le TGV en Gare Montparnasse. Lever au radar à cinq heures du mat’, sans les frissons. A six heures et quelques du matin il y a du monde qui a fait l’effort de se lever tôt pour rejoindre Paris. J’en fais partie.

Je me retrouve donc parmi ces voyageurs plus bronzés que la moyenne, chargé d’un sac de voyage (sans roulettes), qui cherche à se frayer une place dans le métro quelques heures à peine après s’être baigné en mer ou avoir fait une marche à travers la campagne ou au bord de la mer. A ce moment là j’ai vraiment l’impression d’être un étranger. De ne pas faire partie de ce monde et de ne pas vouloir en faire partie.

Il faudra attendre que la semaine s’écoule avant de pouvoir à nouveau s’évader et profiter de ces quelques heures, de ces quelques jours loin de la cohue. J’aurai tout le temps de la retrouver dans quelques semaines. Avec le mauvais temps en plus.

Vous sortez du cadre mon Capitaine !

Vous sortez du cadre mon Capitaine !

lundi 8 août 2005

Torpeur estivale

Ce ne sont pas les grosses chaleurs en ce moment et je ne m’en plaindrai pas. Les transports en commun parisiens sont d’autant plus fréquentables en ce moment qu’il n’y fait pas trop chaud et qu’il n’y a pas trop de monde. Pour l’instant… Un peu comme au bureau qui semble avoir été déserté ces jours-ci.

Je sais que ça ne durera pas. Pas plus de quinze jours. C'est-à-dire cette semaine et la semaine du 15 août. C’est traditionnel. Etant donné ce que j’entends dire autour de moi, je pense qu’il y aura encore moins de monde la semaine prochaine.

De là à dire qu’il faut en profiter, non, je n’irai pas jusque là. Tout au plus apprécier la situation et le moment présent. En étant réaliste car comme je le disais, ça ne durera pas.

Il est donc possible en ce moment de voyager dans des voitures aérées et fraîches le matin. Ce serait presque agréable. On ne transpire pas et du coup on n’est pas collé à son voisin ou à sa voisine. Les gens sont moins stressés et moins énervés, plus agréables et plus souriants. Les tenues sont légères et… Je m’égare.

En fait dans cette situation je réalise qu’il ne se passe finalement pas grand-chose qui vaille la peine d’être commenté ou critiqué. D’autant qu’en ce moment je suis embarqué dans les dernières aventures de ce cher Harry Potter. Je n’ai pas résisté. Je n’ai pas attendu la sortie d’octobre. J’ai eu du mal dans le sud de la France à en trouver un exemplaire qu’il a fallu que je commande en librairie. Du coup je ne regarde pas trop ce qui se passe autour de moi et je suis isolé dans mon petit monde fantastique et magique. La fin de l’année scolaire approche pour lui, donc la fin de l’aventure pour moi et j’ai encore des progrès à faire avec les formules magiques si je veux pouvoir rigoler un peu en septembre.

Tarentallegra !