Ca va trop vite (1)
L'autre jour, un matin, j'avais failli me faire avoir par le bus qui était passé deux minutes plus tôt que d'habitude. Le conducteur, ou plutôt la conductrice (pourquoi vouloir en faire une profession masculine à tout prix ?) était arrivée en avance sur l'horaire officiel et semblait vouloir battre le record du tour. Le jour suivant ne fut pas vraiment un retour à la normale dans le sens où entre temps la conductrice avait été remplacée par un conducteur jusque là inconnu. Le jour d'après elle réapparut. Un petit poil encore en avance sur l'horaire officiel mais bon, un homme averti en valant deux, ces jours-ci je prends mes précautions et j'arrive un peu plus tôt que d'habitude à l'arrêt de bus.
Je monte donc dans le bus et à peine ai-je eu le temps de dire "Bonjour Madame !" qu'elle démarre sur les chapeaux de roues. Heureusement je conserve encore de bons réflexes et un sens de l'équilibre. Tout cela m'a permis de ne pas donner l'impression de vouloir piquer un 100 mètres pour rejoindre le fond du bus alors que je suis le seul à monter. Je réussis donc à m'agripper in extremis à une poignée salvatrice et à m'assoir en subissant les G de l'accélération brutale à la manière d'un Tom Cruise à ses débuts dans son école Top Gun.
Vous ne le savez sans doute pas, mais je viens de passer le permis A avec l'or à toutes les épreuves dans GT IV. Vous pouvez donc me croire lorsque je vous dis qu'on a affaire à un champion. Je crois que même avec son bus elle y arriverait. un peu comme si un char Leclercq grattait la Ferrari dernier modèle à un feu rouge. Ca décoiffe !
Pourtant si vous vous amusez peut-être à me lire, ici dans le bus nous n'en menons pas large. C'est le silence complet, chacun ne pensant qu'à une chose : serrer les fesses !
Allez comprendre pourquoi...
