jeudi 12 mai 2005

Lumière

C’est devenu un rituel, à peine suis-je assis dans le train, et déjà je sors mon calepin et mon stylo de mon cartable. C’est un moment attendu. Sans que ça soit devenu une obsession, la rédaction de ces articles quotidiens occupe de plus en plus mon esprit. La présence d’amis m’accompagnant m’empêche parfois de le faire, mais ne m’empêche pas de penser à ce que je pourrais dire, et comment l’écrire. J’ai consacré des heures auparavant à la lecture, maintenant c’est l’écriture.

Je suis maintenant prêt à coucher sur le papier des idées ou des sentiments du moment. Sinon je laisse aller mon imagination, à la recherche d’une idée, perdu dans mes rêveries. Encore faut-il que j’aie pu m’asseoir sur un siège côté fenêtre. Pour deux raisons.

La première raison c’est la luminosité. Maintenant qu’il fait jour à l’extérieur, l’éclairage à l’intérieur des voitures est éteint. A l’étage, les jours où le ciel est nuageux, si vous êtes assis au milieu de la voiture (côté couloir), c’est trop sombre pour lire ou écrire. La taille des fenêtres trop petites ne laisse pas passer suffisamment de lumière. D’autant que le peu de lumière qui passe est occulté par la présence d’un écran total ayant la forme d’un corps.

La deuxième raison, c’est pour la vue. Même si j’ai déjà fait ce trajet des centaines de fois, et dans les deux sens, en étant assis à gauche ou à droite, dans le sens du train ou pas, le paysage change sans cesse. Il évolue au gré des saisons, des travaux, des ans, du moment. Par ailleurs votre imagination n’emprunte pas les mêmes chemins si votre regard se perd dans les forêts que vous traversez ou bien s’il s’attarde sur votre voisine d’en face (celle qui en ce moment se dévisse la tête et louche par-dessus l’épaule de sa voisine pour essayer de lire le message qu’elle tape sur son téléphone mobile).

mardi 10 mai 2005

Souvenirs

Ce qui suit est une tentative de reconstitution historique à partir d'événements vécus. Si vous vous sentez le courage de compléter cette description, n'hésitez pas, je publierai l'intégrale par la suite.

Ainsi donc me reviennent à l'esprit des images, et des sons remontant probablement au tout début des années 70. J'ai pu partir à cette époque aux sports d'hiver avec une tante, et le voyage s'est fait en train (évidemment).

Les ouagons (c'est comme ça que je prononce, tout comme je prononce le « t » du chiffre 20) étaient verts, avec un marchepied assez haut. Il fallait par endroit monter la jambe très haut pour pouvoir monter en voiture. Peut-être parce que le départ se faisait au niveau de la mer ? Il fallait aider les grands-mères à se hisser en les poussant, et il n'y avait pas d'autre choix que d'appliquer ses mains sur les postérieurs rebondis. J'étais bien sûr trop petit et pas assez costaud pour le faire mais ça me laissait le loisir d'apercevoir l'envers du décor. Tout cela se faisait dans la bonne humeur car ces messieurs ne devaient pas trop montrer la difficulté qu'ils avaient eu et l'effort qu'ils avaient eu à fournir pour porter ces séants, au risque de vexer ces dames. Suivaient ensuite les bagages qu'il fallait porter à bout de bras dans des filets à l'intérieur des compartiments.

Auparavant il avait fallu se frayer un passage dans le couloir qui desservait les compartiments. J'ai sûrement passé des heures à voyager debout dans ces couloirs à regarder le paysage. En été on pouvait faire coulisser les fenêtres vers le bas pour les ouvrir, en tirant sur deux poignées en aluminium vissées dans la vitre « securit ». Partout des cendriers et la fameuse pancarte écrite en quatre langues. Ne pas se pencher par la fenêtre. Do not lean out of the window. Nicht inhaus lehnen. E pericoloso sporgersi (de mémoire : « Et père i'colle au zoo ce porc Gerzi ». Merci Gotlieb et tes rubriques à brac). Le passage d’un ouagon à l’autre se faisait par un sas. Il fallait tirer assez fort pour écarter les portes coulissantes. On se retrouvait alors plongé dans l’obscurité, dans un énorme soufflet en caoutchouc à l’intérieur duquel il fallait se cramponner tant on était secoué. Le vacarme à l’intérieur était assourdissant.

Les compartiments étaient décorés de photos en noir et blanc représentant les plus beaux châteaux de France et de Navarre. Pour y entrer il fallait faire coulisser la porte en tirant assez fort. Les banquettes étaient en skaï vert et pour la nuit, car il s'agissait de trains couchettes, il fallait procéder à une modification de la configuration pour se retrouver avec 6 couchettes en relevant le dossier et l'assise.

Le chauffage était du style tout ou rien, c'est-à-dire chaud ou froid. Pas d'air climatisé ou pulsé. Sous la fenêtre que l'on pouvait ouvrir de la même manière que dans le couloir, il y avait une tablette qu'on pouvait relever pour jouer aux cartes et un ou deux cendriers en aluminium estampillés SNCF, avec un couvercle qui claquait.

Les toilettes étaient on ne peut plus rustiques. Un trou donnant sur la voie qu'on voyait défiler au rythme régulier du claquement des roues sur les rails. Un clapet à commande au pied faisait office de chasse, quand il y avait encore de l’eau dans le réservoir. En position accroupie, vous pouviez ressentir un courant d'air froid qui vous passait toute envie de vous éterniser. Le PQ en papier glacé (d'une couleur un peu plus foncée que la page de mon blog) ne devait pas coûter cher. La lunette une fois relevée était retenue par une sorte d’aimant si j’ai bonne mémoire. Il y avait également un lavabo juste bon à se rincer les mains dans une eau non potable ou à se débarbouiller le visage au petit matin glacial, après une mauvaise nuit passée entortillé dans un sac à viande en drap, recouvert d’un couverture qui pique dans les tons rouges et la tête posé sur un oreiller marqué SNCF.

Le voyage était entrecoupé d’arrêts dans des gares dont le nom était annoncé par haut-parleur. D’autres indications comme la durée de l’arrêt et l’énumération des correspondances étaient données dans un accent local différent selon les régions, par une voie masculine.

Attention au départ, attention au départ !

Dis Tatie, quand est-ce qu’on arrive ?

lundi 9 mai 2005

Le retour de Maurice

Ca y est, Maurice est de retour !

Et il faut qu'il se remette au boulot. Ce matin ma carte Navigo était toujours acceptée malgré deux semaines d'absence. J'avais pris la précaution, avant de partir, de la mettre dans un endroit où je n'aurais pas à la chercher au radar ce matin et bien m'en a pris car le réveil a été difficile.

J'ai pu profiter de ces quelques jours de détente pour me balader dans une ville chère à Allison et bien évidemment goûter aux joies des transports en commun. C'est ainsi que je me suis retrouvé à une des extrémités de cette charmante ville de Montpellier, plus précisément du côté de l'Odysseum. Petit détail qui a son importance et qui pourrait être utile aux néophytes, les tickets s'achètent directement sur le quai grâce à des distributeurs automatiques. Le parcours se fait à l'air libre, c'est propre, rapide, lumineux.

Il faut se rendre aussi à l'évidence qu'il s'agissait pour moi d'une expérience toute nouvelle, dans un environnement différent du quotidien, au milieu de personnes complètement inconnues et dans un état d'esprit libéré de toute contingence matérielle. C'était les vacances, le soleil brillait, le boulot et les soucis étaient oubliés... La seule chose importante, et encore, est qu'il fallait seulement que je sois attentif à la station à laquelle descendre. Et quand bien même je pouvais me tromper, un peu de marche dans ces conditions ne serait vraiment pas un problème.

J'ai n'ai pas pu m'empêcher d'immortaliser cet événement, au moment du retour.
Où sommes-nous mon Capitaine?>

Où sommes-nous mon Capitaine?


Le retour s'est fait comme vous vous en doutez, en sens inverse ! Direction l'Odysseum où la voiture attendait à l'ombre des arbres. Moralité : pas de problème de circulation, accès direct au centre ville, pas de problème de stationnement, pas de pollution...

Conclusion : expérience positive que je recommande à ceux qui auront l'occasion de se rendre à Montpellier. C'est un peu comme les bus à Paris : il est plus agréable de voyager à l'air libre que sous terre. Lorsque j'y habitais, c'est l'option transports que je préférais, même si les couloirs réservés aux bus n'existaient pas encore comme aujourd'hui. Pour traverser Paris d'Est en Ouest c'est ce que j'aurais fait... moi ! Comprenne qui pourra.

En attendant Allison a reconnu l'arrêt Comédie. Bravo !
Vous jouez la Comédie mon Capitaine !

Vous jouez la Comédie mon Capitaine !


Et pour ceux qui ne sont pas encore monté dedans, voici ce que l'on peut voir de l'intérieur.
Prochain arrêt à Comédie mon Capitaine !

Prochain arrêt à Comédie mon Capitaine !

samedi 23 avril 2005

Y a quelqu'un?

C'est lui qui tient le cerf-volant mon Capitaine !

C'est lui qui tient le cerf-volant mon Capitaine !

Bonus

Bang Bang mon Capitaine !

Bang Bang mon Capitaine !

vendredi 22 avril 2005

La Métrologie

Quand j'étais à la Cité Universitaire, on menait la Belleville. J'y ai connu une Madeleine, qui travaillait à l'Opéra. Oh ce n'était pas une Etoile, elle n'avait même pas son Bac. Elle tenait un petit Commerce à Pigalle, avec les Filles du Calvaire.

Elle était pas vraiment Blanche, mais attirante et pleine de Gaîté. Entre nous, pas de Convention. J'y ai pas été par quatre Chemin Vert. Pas besoin de lui raconter des Bolivar. Je lui apporte des Lilas, elle Hoche la tête : elle était Volontaire.

Je l'emmène dans mon Dupleix. Oh bien sûr, ce n'était pas le Palais Royal, ni même la Chambre des Députés, mais y'avait la Place de Clichy.

Au début elle voulait pas qu'on allume la Laumière. Je lui enlève sa Boissière, elle avait même pas Lamarck, alors que j'en témoigne, elle Porte Maillot. Ah mon Cadet ! Elle avait un Port Royal, et ses seins, quel Sulpice ! C'était pas Ternes. On aurait dit plutôt des Boulets Montreuil. Je Gobelins en caressant la houpe de son petit Riquet. « Passy vite, Gambetta ...» qu'elle me dit, « ... laisse moi au moins ôter mon Pantin !».

Ceci dit, comme il fallait bien que je l'Abbesses avant la Trinité, je lui laisse ses Saint-Placide, et je descends sur les Buttes-Chaumont. Ca ne Sentier pas le Jasmin, plutôt la Poissonnière ou la Charonne.

J'ai pas fait l'Ecole Militaire, mais j'suis pas un Invalides. Je lui sors mon Boucicault, une vraie Pyramide. « Odéon !» qu'elle fait « Ségur, Ségur, c'est Duroc ... ». Je lui colle la Réaumur et je m'introduis à grands coups de Rambuteau au fond de son Vavin. elle avait le Goncourt. Encore heureux qu'elle n'ait pas eu la Motte Picquet.

J'avais plus qu'à la mettre à l'Anvers de la Place des Fêtes. Ce que je fais et je lui Bourg-la-Reine jusqu'à ce qu'elle n'en Picpus.

Quelle partie de Plaisance. Faut dire qu'elle avait Arts et Métiers et qu'elle n'était pas restée Muette. « Bercy, Bercy ...» qu'elle me dit, « c'était Exelmans !».

Faut dire que je lui avais fait La Fourche, le coup du Père Lachaise, du Pernetty, le Pont Marie et le Sully Morland. Mais alors qu'elle Pompe en Mabillon j'avais Malakoff, l'Arsenal et les Bourse complètement Rapée. J'étais Vaneau comme si j'avais grimpé les Pyrénées.

Neuf mois plus tard, c'était le Quatre Septembre, elle me Télégraphe la Bonne Nouvelle. Voilà Edgar Quinet ! Quelle Tuileries ! Elle n'avait pas pris sa Bastille. Si encore elle avait eu ses Ourcq ou ses Ranelagh. Jussieu mieux fait de rester Issy.

C'est qu'elle m'aurait traîné Billancourt, au Temple, devant le Pasteur, à La Chapelle de l'église de Pantin ou à la Mairie d'Issy. Fini la Liberté. Javel plus qu'à prendre un Pelleport pour Rome ou l'Argentine.

Ah si j'avais Bel Air ! J'étais pourtant pas le seul car elle avait d'autres amants : Guy Môquet, le Colonel Fabien, Richard Lenoir, le Cardinal Lemoine, ce qui fait avec George V.

MUTUALITE : Cité Universitaire et que tu croises Marcel Sembat, il vaut mieux que tu Gare Saint-Lazare, car on fait pas Trocadéro.

Résultat de notre grand concours national : PAS DE GAGNANT !
La réponse à la question posée précédemment était : RIPOU
Un ripou, des ripoux !



En voiture mon Capitaine !

En voiture mon Capitaine !

jeudi 21 avril 2005

Incongruité

Il y a parfois des personnes, qui par leur attitude, leur façon de se tenir, ou qui à cause d’un détail, ne colle pas du tout avec l’image que j’ai a priori ou que je pourrais avoir d’elles. Je dis bien « je » car chacun a ses propres référents.

En ce moment par exemple, j’ai en face de moi une dame d’un certain âge, d’un âge certain diront d’autres (pour ne pas dire plus âgée extérieurement que moi) , bref la cinquantaine bien entamée, qui lit avec passion un journal spécialisé dans les courses de chevaux (Paris Turf pour ne pas le citer). Toutes les pages y passent. Les réunions à Paris, en province, nocturnes, en trot attelé, Tiercé, Quarté, Quinté +… Moi qui pensai qu’il s’agissait d’une lecture purement masculine, me voilà contraint de revoir mes a priori.

Autre exemple croisé il y a quelques jours, celui d’un couple hyper BCBG, style NAP (Neuilly-Auteuil-Passy) pur jus. Pour Madame, la panoplie CPCH (Collier de Perles, Carré Hermès), le tout sur des vêtements de bons tons et dont la qualité à première vue ne semble pas faire défaut. Pour Monsieur, Le classique blazer bleu marine, coupé sport avec la cravate de la même boutique que le Carré de Madame, la chemise blanche à fines rayures, avec les boutons de manchettes qui vont bien. Aucune faute de goût… La Classe. Pour tous les deux, quelques bagues et chevalières à armoiries et montres qu’ils avaient du mal à dissimuler. Comment étaient-ils tombés dans ce train de banlieue à une heure de pointe ? Envie de s’encanailler ? Je me pose encore la question…

Enfin, ultime incongruité, c’est le nombre de voyageurs qui s’échinent à prendre ce p….. de train tous les jours alors qu’encore une fois il a des problèmes. Nous sommes le 11 avril 2005, il est 19h25, le train qui a mis 24 minutes pour venir de Haussmann-Saint-Lazare est arrêté en gare de Val-de-Fontenay pour des raisons inconnues. Il y a une heure de ça maintenant, le RER A était bloqué suite à l’actionnement d’un signal d’alarme.

Monsieur Le Sec a encore frappé ?

Personne n'a encore trouvé le huitième mot se terminant par "ou" et qui prend un "x" au pluriel !

A la tienne mon Capitaine !

A la tienne mon Capitaine !

mercredi 20 avril 2005

Bagages à main (2)

J'ai décrit très sommairement les différents sacs, sacoches, cartables, serviettes et mallettes trimbalées quotidiennement par les voyageurs de banlieue. La question maintenant est : que contiennent-ils?

Voici une tentative de réponse sous forme de liste à la Prévert. Elle est sûrement loin d'être exhaustive et s'inspire surtout de ce que j'ai pu transporter un jour ou l'autre. C'est parti...

Un livre, un parapluie, une paire de chaussures et un raton laveur, un peigne, une brosse, un tube de rouge à lèvres, des lunettes, des mouchoirs en papier, une trousse de maquillage, un journal, un magazine, des mots croisés, un trousseau de clés, de maison, de bureau, de voiture, un badge, un chéquier, un porte-monnaie, un stylo, un crayon, des ciseaux, du fil à coudre, des aiguilles, des médicaments, du parfum, un cahier, un calepin, un agenda, un PDA, un téléphone, un lecteur de cassettes, un lecteur MP3, un lecteur de CD, un CD, une cassette, des piles, un chargeur de batterie, des bas, des collants, des serviettes périodiques, des tickets de métro, un ticket de Loto, du papier, des prospectus, des bijoux, une montre, des cigarettes, un briquet, des allumettes, un couteau suisse, un coupe-ongles, des horaires de trains, de bus, une photo, des timbres, une lettre, un bouton, une épingle à nourrice...

Sans oublier tout ce qui peut se manger ou boire : eau, soda, jus de fruits, chewing-gum, pomme, orange, banane, sandwich, viennoiserie, pain...

Bref tout ce dont on aura peut-être besoin un jour.

Question aux lecteurs : transportez-vous autre chose que ce qui est listé?

Il faut ouvrir le pont-levis mon Capitaine !

Il faut ouvrir le pont-levis mon Capitaine !

mardi 19 avril 2005

Bagages à main

En observant une fois de plus les voyageurs qui m'accompagnent, je me suis demandé quelle quantité d'objets divers et variés nous pouvions transporter tous les jours. Partant du principe que la quasi-totalité des personnes dans un train de banlieue s'absente pour une journée, il vaut mieux prévoir et emmener ce qui nous a un jour manqué.

Rares sont les personnes qui voyagent les mains dans les poches. Il y en a tout de même deux catégories : ceux qui portent un sac et ceux qui en portent deux. Dans la première catégorie (un sac) on trouvera une majorité d'hommes et une minorité de femmes. La deuxième catégorie (deux sacs) est composée presque essentiellement de femmes, les rares hommes dans cette catégorie étant ceux transportant une serviette et une sacoche contenant un ordinateur portable.

Comme je l'ai observé, il n'est pas rare de voir une femme s'encombrer de deux sacs : un sac à main et un autre sac. En général le sac à main est toujours de bonne taille (pas du genre pochette de soirée) il sert tous les jours de la semaine. L'autre sac (souvent le souvenir publicitaire en plastique d'un achat dans un magasin de vêtements) apparemment ne sert qu'en semaine.

Chez les hommes, la mallette style « bizness-man-costume-trois-pièces-cuisine-salle-de-bains » en plastique noir rigide avec ses initiales a fait son temps. Pratique pour y ranger l'Equipe, le numéro 1283 de « La Tour Eiffel en kit » des éditions Atlas (cette semaine le boulon à peindre soi-même) et le recueil de mots fléchés force deux. On en voit encore quelques-unes de temps à autres. Dommage, car elles étaient bien pratiques pour taper le carton. Le cartable ou la serviette ont encore de beaux jours devant eux, même si les sacs à dos leurs font une concurrence de plus en plus dure.

Tous ces contenants pour transporter quoi finalement ? D'autant que rien n'est plus prévu pour poser ces objets, à part sur les genoux (avec un « x » parce qu'il y en a des)…

Au fait, avez-vous trouvé la réponse à la question d'hier ?
On a volé notre bateau mon Capitaine

On a volé notre bateau mon Capitaine !

lundi 18 avril 2005

Train au ralenti

Ca s’est passé le 8 avril, le lendemain du colis suspect. C’était un vendredi soir. Etait-ce parce que nous étions en fin de semaine, donc sur les genoux* ? Toujours est-il que le RER A et EOLE se sont tous les deux lamentablement traîné. Et ça c’est pas bon.

A partir du moment où le RER se traîne forcément il va mettre plus de temps que d’habitude pour parcourir son trajet. Logique implacable. Du coup, vous subissez un retard qui vous fait manquer votre train de correspondance. Rajoutez 15 minutes (c’est la fréquence entre deux trains) à votre temps de transport habituel. Et comme je l’ai dit plus haut, EOLE par solidarité sans doute, va faire la même chose. C'est-à-dire se traîner entre deux gares. Les mêmes effets ayant les mêmes conséquences, le train arrive en retard à votre gare de destination.

Les bus urbains qui desservent la gare ayant des horaires à respecter, ne vous ont bien sûr pas attendu. Comme les horaires de départ des bus sont callés sur les heures d’arrivée des trains, il faudra rajouter 15 autres minutes à votre temps de transport habituel.

Mine de rien la RATP et la SNCF viennent de retarder d’une demi-heure mon retour dans les bras de ma bien-aimée et de me carotter une demi-heure de mon week-end. Il fallait bien finir la semaine en beauté. A qui est-ce de nous faire préférer le train ?

* On a de longue date enseigné qu’il y a sept noms communs se terminant au singulier par « ou » et qui prennent un « x » au pluriel : bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou. Il faut maintenant en rajouter un huitième. Vous savez lequel ?

vendredi 15 avril 2005

Tunnel sous la Manche

Que vient faire le tunnel sous la Manche dans ce blog ? En fait il y a trois raisons à cela.

La première est que dans le tunnel sous la Manche circulent des trains. C'est un moyen de transport en commun que j'ai eu l'occasion de prendre à plusieurs reprises. La deuxième est qu'un de mes enfants l'a emprunté il n'y a pas très longtemps, non pas pour assister à de joyeuses noces tant commentées la semaine dernière, mais pour découvrir une capitale voisine dans le cadre d'un projet pédagogique... Enfin et surtout je souhaite rétablir deux vérités. La première est que ce tunnel devrait plutôt s'appeler tunnel sous la Mer du Nord. La seconde est que l'Angleterre n'est pas une île.

Prenez n'importe quel atlas et vérifiez par vous-même. La séparation entre la Mer du Nord et la Manche se fait au niveau du Cap Gris-Nez. On dit d'ailleurs de lui qu'il est calé d'un côté, boulonné de l'autre*. Du haut du Cap Griz-Nez, en étant face à la mer, la Manche se trouve donc à gauche, la Mer du Nord à droite. Le départ du tunnel se trouve en France à Coquelles (en gros entre Calais et Sangatte pour vous aider à vous situer), à droite du Cap Gris-Nez, donc face à la Mer du Nord. Et rien à voir avec la Manche.

Sur des atlas encore plus détaillés on pourra même situer le tunnel sous la Manche comme étant sous le Pas-de-Calais (Straight of Dover).

Alors pourquoi l'avoir appelé ainsi ? Pour faire plaisir à nos voisins d'en face ?

Par ailleurs, le jour où le tunnel a été percé, la Grande Bretagne a perdu son caractère insulaire. Il est maintenant possible de s'y rendre à pied sec, à marée haute comme à marée basse.


* Calais d'un côté, Boulonnais de l'autre pour les ceusses qui n'auraient pas compris.

Amarres larguées mon Capitaine

Amarres larguées mon Capitaine !

jeudi 14 avril 2005

Colis suspect

Ca y est, ça recommence. Acte de malveillance ? Acte d'insouciance ? Toujours est-il qu'il se trouve bien là et qu'il a été repéré. Qui ça il ? Le colis suspect pardi ! « La présence d'un colis suspect en gare de Val-de-Fontenay nous oblige à retarder le train… »

Aujourd'hui (en fait la scène s'est passé le 7 avril 2004) je n'avais pourtant pas de motif pour rentrer plus tôt. Il n'y avait donc aucune raison pour que les mauvais esprits des transports en commun s'acharnent à nouveau sur moi. Il y donc a forcément une autre raison. Etant donné que le train dans lequel je viens de monter est en fait le train précédent qui n'est pas parti (vous me suivez ?), j'en conclus que ce n'est pas moi qui suis la cible des mauvais esprits mais une ou plusieurs autres personnes dont je dois croiser le chemin de temps à autre. Cette conviction est renforcée par le fait que le train dans lequel je suis assis en ce moment et qui vient de partir, est en avance par rapport à celui dans lequel j'aurais normalement dû me trouver. En fait ça fait une bonne moyenne si je rapporte ça à mon précédent voyage.

Le lecteur Lambda voudra bien m'excuser, et j'entends d'ici Thierry E.* soupirer d'ennui, mais seules les personnes ayant une pratique quotidienne depuis des années des transports en commun parisiens sont à peu près les seuls à même de me comprendre.

Toujours est-il que s'il est bien un motif de retard que je suis prêt à supporter plus que les autres, c'est bien celui-ci. Quitte à arriver en retard, autant que ce soit en un seul morceau, et non pas éparpillé façon puzzle.

* Les noms ont été volontairement modifiés.

Ne restons pas là mon Capitaine

Ne restons pas là mon Capitaine !

mercredi 13 avril 2005

Bis repetita...

Une fois n'est pas coutume, je l'ai déjà mentionné ultérieurement, chaque fois que je décide de prendre le train plus tôt que d'habitude parce que je suis pressé, il y aura un problème qui génèrera un retard. C'est systématique.

Ce coup-ci, le train de 17h45 du 6 avril 2005, au départ de Haussmann Saint Lazare, a été purement et simplement supprimé. Pourquoi ? Je ne le saurai sans doute jamais et de toute manière ça ne changera rien à la situation. Même chose d'ailleurs pour les centaines de voyageurs qui attendent sur le quai.

Est-ce le fait du hasard ? Le mauvais oeil ? Pourquoi le sort s'acharne-t-il de cette façon sur moi, causant également des soucis aux centaines de voyageurs qui se trouve dans le même galère ? A moins que, fait du hasard aussi, chaque fois que je décide de partir tôt, une autre personne, sur laquelle le mauvais esprit des transports en commun s'acharne, soit à l'origine du retard… Et pas de chance je suis là au mauvais moment. En tout état de cause, quelle qu'en soit la raison, le résultat est le même, je suis à la bourre.

Du coup, faudrait-il que je parte encore plus tôt pour tenir compte de l'acharnement systématique dont je fais l'objet ? Je peux l'envisager. Seulement la question est : comment réagiront les mauvais esprits des transports en commun ? Existe-t-il un gri-gri pour conjurer le mauvais sort ? Faut-il faire une prière ? Ai-je quelque chose de particulier à expier ?

Bonne prise de tête en perspective, pour un résultat qui de toute manière ne figurera pas au livre des records et sera à passer au crédit du compte « Heures perdues » par le débit des comptes « Patience », « temps libre » et « « Santé ».

mardi 12 avril 2005

Attention à la peinture (2)

En regardant plus attentivement les dessins, signatures et autres tags qui bordent les voies, je me rends compte que certains reviennent de façon régulière, et à des kilomètres de distance. En plus pas forcément à proximité d'une gare ou d'un accès facile à un piéton. J'imagine donc les expéditions qui doivent être lancées pour parvenir à un tel résultat. La plupart des bonnes places sont déjà prises, rendant ainsi le choix de l'emplacement plutôt difficile. En fait il n'y a plus un seul centimètre carré de libre. La seule solution est de repeindre par-dessus une œuvre existante. Il fut un temps où des peintres devenus célèbres bien après leur mort ont, de leur vivant, alors qu'ils vivaient dans la misère, été contraints de repeindre par-dessus une de leur toile.

Sinon de nouveaux emplacement sont créés ou plutôt remis à disposition le jour où les zagents chargés de l'entretien passent une couche de peinture unie pour recouvrir tags et autres graffitis et desseins.

Cela me fait penser qu'il y a quelques années, on n'avait jamais entendu parler des tags. On râlait seulement contre les graffitis. Ils avaient l'avantage d'être lisibles et souvent drôles. Les toilettes de gares, collèges, lycées et autres lieux fréquentés étaient source de lecture inépuisable. Les affiches publicitaires étaient également une cible privilégiée. Les murs longeant les quais étaient hors d'atteinte car à une telle distance les graffitis devenaient illisibles. L'espace était sous le contrôle d'autres bandes qui à l'époque s'appelaient partis politiques (FN, PC), syndicats (CGT, FO le syndicat qu'il vous faut) ou groupuscules (Anars). Ils ont laissé le terrain à d'autres bandes appelées gangs.

Mes meilleurs souvenirs de graffitis ? Tous les deux lus dans un lycée au nom d'un corsaire célèbre. Les couloirs et préaux venaient d'être repeints et quelqu'un avait écrit avec un marqueur, bien en évidence, deux phrases choc.

Le classique « Défense de courir dans les couloirs sous peine de poursuite ». J'imaginait le surveillant général de l'époque se lancer dans un 100 mètres…

Et surtout un « Tiens, ils ont repeint !!! », qui a du faire s'arracher les cheveux le proviseur.

lundi 11 avril 2005

Du bonheur

L'autre jour je constatais que la plus grande partie de mes « billets » était plutôt critique. Pourtant ce qui m'est arrivé ce soir (5 avril 2005) fut un instant de pur bonheur. Il faut cependant relativiser : tout cela se passe à l'échelle des transports en commun bien sûr…

Comme d'habitude, ça commence par un départ précipité du bureau, motivé par la volonté de quitter mon lieu de travail au plus tard et par le souhait de ne pas rentrer trop tard à la maison. Et là, les derniers mètres parcourus sur l'escalator qui m'amènera sur le quai du RER me laissent entrevoir le triste spectacle. Des dizaines, des centaines de personnes attendent sur le quai. Un train est à quai, toutes portes ouvertes, dégorgeant de voyageurs à la mine fatiguée et de mauvaise humeur. Les écrans d'information donnent des indications étranges. Un train est annoncé à l'approche, puis retardé, puis plus rien…Aucune annonce (bien évidemment) n'est faite par les haut-parleurs.

Vient l'heure des choix. Faut-il faire une tentative d'entrée en force dans le train déjà bondé mais dans lequel on imagine pouvoir quand même faire rentrer encore quelques personnes (dont moi) ? Faut-il prendre son mal en patience et attendre le prochain train, tout en remarquant que pour une fois les minutes défilent plus vite que d'habitude ? Finalement j'opte pour l'attente, car tout cela a vraiment l'air mal parti. Quitte à être en retard, autant éviter la bousculade.

Bien m'en a pris ! Un train déjà rempli finit par arriver. J'ai de la chance car une porte s'ouvre juste en face de moi. Je moment en voiture sans mal et une minute à peine plus tard, la sonnerie de départ retentit, les portes se referment et le train se met en branle. Au passage je jette un coup d'œil aux visages des personnes toujours coincées dans le train en face et satisfait, je ne puis m'empêcher de sourire.

Il me reste juste assez de temps pour ma correspondance.

vendredi 8 avril 2005

Laissez descendre

Encore un comportement que je voudrais stigmatiser. C'est celui des voyageurs sur le quai qui empêchent ceux qui veulent sortir de voiture d'en descendre, afin d'être le premier à pouvoir monter.

Au moment de l'affluence, les hauts parleurs le répètent sans cesse : « Laissez descendre d'abord ! ». Des autocollants géants ont même été collés par terre dans certaines stations de métro, en face de chaque porte de rame. En trois mouvements on explique schématiquement qu'il faut d'abord laisser descendre avant de monter et ce avant que le signal sonore retentisse pour ne pas gêner la fermeture des portes. Juste au cas où vous n'auriez pas entendu le message qui vous est seriné depuis des années. A croire que tous les jours ce sont des personnes différentes qui prennent les transports en commun.

Comme pour ces voyageurs, il m'est arrivé d'être des deux côtés de la barrière. Un jour pour descendre, un autre jour pour monter. Lorsque j'attends pour monter, je m'efface. C'est-à-dire que je dégage le passage que je laisse libre et ouvert. Quitte à pousser ceux qui se trouvent dans mon dos, même si ça les fait râler. Ca n'empêche pas quelques uns de se planter carrément devant la porte, face au flux descendant, quitte à se faire emporte par le flot de voyageurs. Malheur aux deux ou trois dernières personnes à sortir de la voiture. Il faudra qu'elles redoublent d'effort pour faire face à la vague montante et ne pas se faire renvoyer dans leurs 22.

Cette référence rugbystique pour vous avouer que la pratique régulière de ce sport pendant de nombreuses années parmi les avants m'a permis de connaître des situations « similaires ». Quand il s'agira pour moi de pousser pour pouvoir m'extraire de la masse, ce sera un jeu d'enfant. Pour sûr vous en entendrez quelques uns râler, à la satisfaction de ceux qui m'emboîteront le pas… sans oublier la mienne !

Petit clin d'œil pour les connoîsseurs, j'ai également participé activement à de nombreux chahuts, Tiens bon d'sus et autres rigodons ! Je ne suis donc pas trop dépaysé.

jeudi 7 avril 2005

Pause

Cela fait maintenant plusieurs semaines que j'ai commencé à publier des notes et des pensées sur ce blog. J'ai jusqu'à présent réussi à le faire de façon plutôt régulière. Un billet par jour ouvré travaillé. Repos le week-end. Quels constats puis-je faire ? Quelles leçons puis-je tirer ?

Tout d'abord ce qui m'a amusé au départ à un moment donné a commencé à m'ennuyer. Je me suis imposé un quota de production. Et puis le caractère contraignant a finalement laissé la place à une certaine forme de plaisir. Décrire pour les autres mais aussi pour moi ce que je vois et vis au quotidien me permet peut-être et dans ne certaine mesure, de supporter ce que certains qualifient d'insupportable.

Si on décide un jour de mettre à disposition de la Terre entière ses écrits, quels qu'ils soient, c'est pour qu'ils soient lus, éventuellement commentés. Côté lecteurs ça ne se bouscule pas. Les recherches faites à partir de Google ne donnent rien. Il faudrait donc taper l'adresse de ce blog par hasard pour le trouver. Aucune chance. Je vais donc changer de stratégie. Plutôt que de laisser venir, je vais essayer de susciter l'intérêt. On verra bien. De toute manière ça ne peut pas être pire.

Sur le fond je remarque que la plupart de mes articles sont plutôt critiques. Sans pour autant (penser) me situer dans la tranche des grincheux et des vieux schnocks qui ne supportent pas grand-chose et encore moins leur prochain, cela traduirait-il une difficulté croissante à supporter le comportement des autres ? Certes la promiscuité des transports ne peut qu'exacerber de tels sentiments.

Du coup j'en viens à me poser des questions. Face à une majorité, j'ai l'impression d'être le seul à nager à contre courant. Qui a trot, qui a raison ? Est-ce moi qui suis à côté de la plaque ? Difficile de savoir. Ma voisine de banquette actuelle a peut-être les mêmes états d'âme.

Chacun reste dans son coin, perdu dans son monde personnel. Les regards se croisent à peine. Chacun pour soi…

Les portillons

Tout cela ne fait que concerner l'expression célèbre « se bousculer au portillon ».

Force est de constater que le progrès n'aide pas toujours. Dans le gare RER de La Défense comme ailleurs, l'accès aux quais se fait en passant d'abord par un portillon. Vous avez le choix entre la fente pour le classique ticket (quotidien, hebdomadaire ou mensuel) ou le lecteur de carte à puce (Navigo). Le problème se présente sous différents aspects.

Il y a tout d'abord les portillons réservés aux tickets. Le porteur de Navigo qui s'y est engouffré y passe à condition de sortir son ticket de sa pochette. Et ça prendra du temps car c'est une manipulation qu'il a perdu l'habitude de faire.
Le voyageur muni d'un ticket de métro (Paris intra muros) se fera coincer également car il n'est pas dans la zone de tarification autorisée. Et ça bouchonne…
Même chose pour celui qui sortira de sa poche un ticket déjà utilisé par ce qu'il a balancé le non utilisé par erreur. Ca bouchonne…
Sans parler des fentes bouchées de façon malveillante par un chewing-gum ou une boulette de papier. Ce n'est qu'au moment où on cherchera à introduire son ticket qu'on s'en rendra compte. Il faut faire demi-tour et remonter le courant des autres voyageurs qui se sont engouffrés à votre suite et qui se feront coincer également Et ça bouchonne…

Venons en maintenant aux lecteurs de Navigo. Combien de personnes mettent-elles leur carte au fin fond de leur sacoche ou de leur sac à main ? La lecture est possible à travers une couche de cuir, de tissus et autre matière, mais jusqu'à un certain point. Au-delà ces voyageurs seront obligés de frotter vigoureusement leur sac sur le lecteur et ce d'autant plus fort que le portillon refuse de s'ouvrir. Même conséquence : ça bouchonne…

Et pour couronner le tout, la moitié des portillons est hors service tout au long de l'année.

mardi 5 avril 2005

Les collègues de travail

Si vous en avez l’occasion et si vous n’avez vraiment rien d’autre à faire, tendez l’oreille et écoutez les conversations de vos voisins et voisines. N’en abusez pas.

C’est ainsi que vous saurez tout de Anitta* qui a changé de coiffure et qu’on n’avait pas reconnue. Elle non plus d’ailleurs. Ci-dessous un extrait du dialogue entre deux femmes.
Et je lui ai dit : « Mais tu as changé de coiffure ? »
Et elle me répond : « Oui. »
Et je lui dis : « Je ne t’avais pas reconnu ! »
Et elle me dit : « Moi non plus je ne t’avais pas reconnu »

Et ainsi de suite. Il y a des moments où on regrette de ne pas pouvoir ouvrir les fenêtres en grand pour que le vacarme couvre tout ça. D’après ce que j’ai compris ni l’une ni l’autre n’avait dans un passé récent essayé de rencontrer l’autre. Ca faisait longtemps qu’elles ne s’étaient pas vues.

On apprend également dans ces grands moments les derniers potins du bureau. A en entendre certains ou certaines, les chefaillons n’ont qu’à bien se tenir. Ils ou elles ne sont pas prêts de se laisser faire. Rien ne sera non plus épargné sur la nouvelle qui vient d’être recrutée et qui est déjà bien vue du chef : « Et pourquoi d’après toi tu crois qu’elle a été embauchée celle-là ? »

Avec l’arrivée du printemps fleurissent dans les trains les premières branches d’arbustes qui iront orner le bureau de ces dames dans une bouteille d’eau du contrat minceur reconvertie en vase pour l’occasion. J’imagine sans peine le petit napperon posé sur l’écran façon télé et la série de photos des membres de la famille pendant les dernières vacances d’été au camping municipal de Trifouillis-les-Dindons en Bretagne. Ah cette soirée d’élection de la Miss Camping 2004 !

Le must cette année est, paraît-il, le set complet composé du tapis de souris et du mug personnalisé avec la photo du petit dernier…

* Les prénoms ont volontairement été changés.

lundi 4 avril 2005

Peinture fraîche

Il arrive certains jours que le train entrant en gare soit complètement repeint, et pas aux couleurs SNCF. Le résultat est remarquable au sens propre du terme. Il aura probablement fallu des heures de travail sans être dérangé pour arriver à un tel résultat. Et certainement beaucoup moins que pour nettoyer et remettre en état. Même chose pour le budget. Il aura fallu dépenser une fortune en bombes de peinture (quoique…), mais certainement moins que pour le coût de la remise en état.

Une fois monté à l’intérieur de la voiture, il faudra se résigner à trouver une autre occupation que de regarder par la fenêtre.

Du coup, si on prête un peu attention à ce qui nous entoure, on s’aperçoit que tout se qui se trouve à portée de bras (et de bombe), qui présente une surface place, qui est visible depuis le siège de votre train est couvert de peinture. Les propriétés privées (maisons, entreprises) ne sont pas épargnées.

Les graffitis sont les plus nombreux. Rien de bien sensationnel. Comme ma signature, ils sont illisibles. Certaines fresques par contre, je dois l’avouer, sont assez bien réalisées. Dans un style qui leur est propre, certes, mais pour moi qui n’ai aucune imagination et aucun don pour dessiner, j’avoue parfois tomber en admiration. Pourquoi ne pas y voir une certaine forme d’art ? Comparé à certaines « œuvres » contemporaines achetées des fortunes pour remplir par exemple un musée d’art contemporain en bordure de mer…

Je n’ai par contre aucun intérêt pour les graffitis que je compare au comportement de certains animaux qui pour marquer leur territoire doivent pisser aux quatre coins régulièrement pour couvrir l’odeur de leurs congénères.