lundi 30 octobre 2006

Salon du chocolat

Une fois n'est pas coutume, Maurice vous fait profiter de ses sorties. Le week-end dernier il était à Barbizon, hier il était du côté de la Porte de Versailles au Salon du chocolat. Si vous souhaitez y faire un tour, dépêchez vous car le salon est ouvert du 28 ocotbre au 1er novembre.

Pour s'y rendre Maurice a pris les transports en commun et en attendant son train il a pu immortaliser celui qui venait en face.

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Le train, mais aussi le métro.

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Une fois sorti du métro il était difficile de se perdre. En témoinge l'affiche monumentale qui orne la façade du Hall 5. Un petit conseil en passant, essayez si vous le pouvez de ne pas y aller trop tard dans la journée. En sortant hier vers 16:00 la file d'attente s'étirait jusqu'au métro !

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La couleur est annoncée ! L'odeur est frappante en rentrant dans le hall.

Du chocolat il y en avait pour tous les goûts, en témoignent ces montagnes comestibles.

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Tous les professionnels rivalisent d'imagination pour vous attirer et vous faire succomber. Il est tentant de laisser un doigt se perdre sous les écoulements continus de cette fontaine à chocolat.

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Aviez-vous déjà mangé de la "vraie" mousse au chocolat ? Celle-ci était excellente.

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Vous pourrez profiter de ce salon gourmand pour remettre à jour vos connaissances géographiques et économiques. Les principaux pays producteurs de cacao étaient très présents et remarquables. Le Mexique bien sûr,

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mais aussi le Vénézuéla, la Côte d'Ivoire et Madagascar dont les représentants étaient en fait des hôtesses dont Maurice ne publiera pas les photos, tout égoïste qu'il est !

Le chocolat se conjugue de plusieurs manières, que ce soit dans la mode,

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ou les soins corporels. Il est possible de voir d'ici les yeux de certains qui commencent à briller !

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Il est possible sur ce salon de voir que le problème des fleurs périssables a trouver sa solution et du coup vous pouvez amener des bonbons, c'est tellement bon...

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Maurice aura passé pas mal de temps sur le stand ci-dessous à goûter ses spécialités : Original, Caramélisé ou Chocolaté !

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Comme Maurice vous l'a expliqué, il n'y avait pas que du chocolat, mais bon...

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Le stand des épices, des sels et des thés a lui aussi eu le succès qu'il méritait.

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Il est temps de penser au retour

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d'autant que mardi il faudra y retourner pour aller voir ça :

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samedi 28 octobre 2006

Questionnaire

A la demande de Bricol-Girl, voici mes réponses. Afin d'éviter tout malentendu et toute réflexion désagréable relative à mon occupation au bureau, j'ai fait comme si justement j'étais au bureau au moment de répondre.

QUESTIONNAIRE

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et copier la 4è ligne :
…l’ensemble de son territoire comme nous l’avons…
(Extrait de « La joueuse de go » de Shan Sa).

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
Tôt

3) Vérifiez !
Encore plus tôt que je ne pensais

4) Que portez-vous ?
Mon déguisement de travail.

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Avant d’arriver au bureau, la skyline de la Défense, avec ses hauts immeubles illuminés sur fond de lever du jour.

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l’ordinateur ?
La clim’.

7) Quand êtes-vous sorti(e) la dernière fois, qu’avez-vous fait ?
En dehors des trajets habituels métro-boulot-dodo, j’ai profité d’un après-midi ensoleillé et lumineux pour visiter Barbizon. C’est surfait.

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Probablement. Mais je ne sais pas de quoi. Il n’y a que les 2 ou 3 premières nuits de vacances que je rêve ou tout du moins que je m’en souviens.

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Ce matin, avec ma fille, dans le hall de gare en regardant les habitués attendre leur train. Nous avons nos têtes…

10) Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Des tas d’armoires avec des tas de boîtes d’archives en carton bien alignées. Il doit bien y avoir l’équivalent d’une centaines d’arbres. J’ai l’impression d’être au milieu d’une forêt.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une réservation vol compris vers une destination ensoleillée pour 15 jours environ.

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Va, vis et deviens.

13) Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Lorsque j’ai sorti les écouteurs de mon iPod de mon cartable ce matin, ils n’étaient pas emmêlés…

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
C’est bien pour faire plaisir à Bricol-Girl…

15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore ?
Je suis beau.

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?
Marie.

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c’était un garçon ?
Maurice.

18) Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?
Oui, mais je me verrais plutôt dans la campagne française.

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du Paradis ?
Tes amies bloggeuses arrivent demain !

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
L’indifférence et la mauvaise foi.

21) Aimez-vous danser ?
Oui, en particulier dans l’ascenseur au bureau le matin, au son de mon iPod (il y a un grand miroir et à l’heure où j’arrive pas grand monde !).

22) Que pensez-vous de Georges Bush ?
Il ne lui arrivera pas les mêmes aventures avec Monica.

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Prison Break

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Madeleine, Tarmine, Bérangère et Heure-Bleue...

Bon week-end à rallonge !

vendredi 27 octobre 2006

Portillon en panne (5)

On l’a vu, selon les différentes situations auxquelles vous êtes confrontés, vous pouvez réagir différemment. Mais la plupart du temps, vous privilégierez le gain de temps ou plutôt vous chercherez à minimiser votre perte de temps.

Aux pompes des stations services, la technique est un peu différente. Il y a plus de chances de passer rapidement dans une file courte. Sauf si une caravane, par exemple, se trouve dans la file. Elle compte pour une place mais ne fera pas le plein ! Le temps passé dépendra aussi de la capacité du conducteur à dégainer sa Carte Bleue et de se sortir rapidement de la saisie des données sur un clavier rétif, tout en s’abîmant les yeux sur un écran sans contraste exposé à la lumière du jour.

Enfin, aux péages autoroutiers, c’est un peu comme à la roulette russe. A longueur égale, les files avec les camions passeront bien sûr plus rapidement que les files composées uniquement de voitures. Vous aurez tout le temps de vous énerver quand le conducteur devant vous commencera à chercher sont ticket au moment d’arriver à la caisse. Car bien évidemment au bout de deux heures il ne sait plus ce qu’il en a fait. A travers le pare-brise on devine qu’il demande à sa femme ce qu’elle a bien pu en faire. Cette dernière va commencer par chercher son sac à main avant d’entreprendre de le fouiller de fond en comble. Finalement ils finissent par se souvenir que le ticket était juste derrière le pare-soleil. Comble du bonheur, ils payent en espèces et ils n’ont pas l’appoint !

Si vous êtes l’heureux possesseur du système (payant) LiberT, alors tous ces soucis sont à mettre aux oubliettes. Jusqu’au jour où un gros c…ard s’enfile là où il ne faut pas, devant vous et vous oblige à reculer alors que d’autres véhicules ont commencé à vous emboîter le pas !

...à suivre...

jeudi 26 octobre 2006

Portillon en panne (4)

Le choix du portillon se fera de façon naturelle en fonction des voyageurs qui précèdent. Le voyageur Lambda, à commencer par Maurice, préfèrera utiliser un portillon libre de tout voyageur.

Pourquoi en effet ralentir dans son élan pour aller travailler, en attendant que le voyageur qui vous précède soit passé, alors quel le portillon d’à côté vous tend ses petits bras grands ouverts.

Lorsqu’il y a foule, c’est comme n’importe où ailleurs, que ce soit à la caisse des grandes surfaces, aux pompes des stations services ou aux péages autoroutiers

Dans les grandes surface on ne choisit pas forcément la file la plus courte, mais plutôt celle avec les chariots les moins chargés (sauf si ce sont uniquement des packs d’eau). On en profite pour jeter un coup d’œil aux possesseurs de chariots, pour évaluer leur capacité à dégager le tapis roulement au moins aussi vite que la caissière le recouvre, et leur capacité à remplir leur chariot à l’autre bout du tapis, sans avoir un petit morveux dans les pattes qui ne leur facilite pas la tâche. On s’assure également qu’ils n’ont pas en main un paquet de bons de réduction que la caissière devra vérifier un à un et saisir un à un. Il y a de fotes chance que ces personnes réclament que leur ticket de caisse soit imprimé en dix exemplaires pour obtenir les 20 centimes d’euros de réduction sur le pack de 24 yaourts de la marque Truc’Muche.

Vous avez très certainement été confrontés à ce genre de situation, sans parler des produits non enregistrés et non reconnus par le lecteur de code à barres, du coup de fil passé à on ne sait pas qui pour en connaître la référence, et bien sûr personne ne décroche, au stagiaire en quad qui part à la recherche du prix en rayon et qui ne revient pas…

...à suivre...

mercredi 25 octobre 2006

Portillon en panne (3)

Ok ! Vous savez tous comment fonctionnent les portillons. Et vous pensez que Maurice ne vous apprend rien. Ce n’est pas le cas pour tout le monde. Evidemment, pour ceux qui habitent en zone urbaine un portillon a du sens. On en rencontre un peu partout : dans les transports en commun, les musées, les cinémas… C’est facile de se le représenter.

Imaginez maintenant que vous habitiez, allez au hasard, dans le Cantal ou dans la Creuse. Le mot portillon avec signal lumineux n’évoquera rien, si ce n’est peut-être une vague ressemblance avec le portillon style entrée de saloon de la buvette du village relookée par le patron qui dans sa jeunesse ne loupait pas un film de John Wayne.

Ne nous égarons pas et revenons à l’attrait de ce portillon en panne. Non seulement vu de l’extérieur il a l’air de fonctionner et fait tout pour se montrer attirant, mais en plus les voyageurs qui n’ont pas franchi le cap de la modernité en choisissant le Pass Navigo passent sans problème. Par quel miracle ? Tout simplement en utilisant leur coupon.

Et oui ! Il ne fonctionne qu’à moitié. Certains voyageurs passent, et d’autres pas. C’est plus fort que vous, si vous voyez quelqu’un devant vous passer, c’est que vous aussi vous passerez.

Alors mettez vous un peu à la place des malchanceux qui, on ne sait pour quelles raisons, vont emprunter le portillon 14, celui qui est en panne, alors que les portillons 12,13 et 15 qui l’encadrent fonctionnent normalement.

Le choix du numéro n’entre pas en ligne de compte. Ce n’est que depuis que qu’il observe attentivement depuis le hall de la gare que Maurice s’est rendu compte de l’existence de ces numéros. Il se permet de penser qu’il en est de même pour les autres voyageurs.

...à suivre...

mardi 24 octobre 2006

Portillon en panne (2)

Ce n’est pas sans un certain réjouissement intérieur que Maurice a pu constater que les plus embêtées étaient finalement les femmes qui ont l’habitude de fourrer leur Pass Navigo au fin fond de leur sac et de passer leur sac sur le lecteur du portillon. Généralement si le portillon ne les laisse pas passer, c’est que le Pass est enfoui trop profondément pour pouvoir être lu. Elles sont donc obligées de faire passer leur sac de différentes manières sur le lecteur en espérant qu’enfin le Pass sera détecté. Parfois ça marche, d’autres fois ça ne marche pas. Dans le cas présent ça ne marche pas. Comme le signal était au vert, si ça ne marche pas, c’est que le Pass est enfoui trop profondément et qu’il ne peut pas être lu. Elles partent donc à la recherche de ce fichu Navigo qui a disparu. Jusqu’au moment où elles réalisent qu’en fait il est toujours au même endroit. Finalement elles l’extirpent de leur sac pour pouvoir le passer directement sur le lecteur.

Et là, stupeur et putréfaction, ça ne marche toujours pas ! Les cellules grises se remettent à fonctionner pour tirer la conclusion que finalement c’est le lecteur de Pass le fautif !

Pendant ce temps l’horloge a tourné et les autres voyageurs seront passés à côté !

Il a pourtant tout ce qu’il faut pour être attirant ce portillon : une jolie flèche verte illuminée alors qu’en temps normal, un portillon en panne est signalé par un symbole de sens interdit rouge et lumineux. C’est également grâce au symbole du sens interdit rouge qu’on est averti du sens d’utilisation du portillon. En effet chaque portillon peut fonctionner aussi bien pour accéder aux quais que pour en sortir. Si c’est vert d’un côté, ce sera rouge de l’autre (et inversement).

... à suivre ...

lundi 23 octobre 2006

Portillon en panne (1)

Ce sont des choses qui arrivent et qui vous permettent de modifier le train-train quotidien, soit en vous pourrissant une journée qui vous abordiez pourtant dans la joie et la bonne humeur, soit en vous amusant car après tout ce n’est pas si important.

Régulièrement, mais de façon aléatoire, les portillons (ou les escalators) tombent en panne. Il faut dire qu’ils sont de plus en plus soumis à un usage intensif car le nombre de voyageurs en commun ne cesse de croître. Maintenant que Maurice prend le train avec sa fille, il attend quelques instants dans le hall de la gare, le temps qu’une amie de sa fille arrive. Pour patienter, il a tout le loisir d’observer les voyageurs matinaux qui arrivent en ordre dispersé.

Nb : je sais, je l’ai écrit hier.

Bien sûr comme Maurice ne se plantera pas dans la porte d’entrée ou devant les portillons. Il se placera légèrement de côté et en retrait de manière à élargir le plus possible son champ de vision.

C’est depuis ce poste d’observation qu’il a pu noter qu’un des portillons est en panne. Pourtant le signal lumineux est allumé au vert, invitant les voyageurs à l’emprunter. Seul problème, au moment de passer son Pass Navigo sur le lecteur, le tourniquet reste bloqué.

Avant de voyager avec sa fille, Maurice aurait rejoint le quai directement. Peut-être se serait-il dirigé vers le portillon en panne. Et il se serait dit : « Tiens ! Le portillon ne marche pas ». N’allez tout de même pas imaginer que des pensées à haute teneur philosophique parcourent en permanence son esprit brillant !

Toujours est-il qu’en attendant dans le hall, du coup il peut multiplier les observations d’un même phénomène, comme par exemple celui des personnes face à un portillon qui semble fonctionner, mais qui reste bloqué.

... à suivre ...

samedi 21 octobre 2006

L'île de la Tentation

L'Inde c'est bien, mais n'oublions pas les vraies valeurs !

Bombaysers à tous !

Terre, mon Capitaine !

Terre, mon Capitaine !

jeudi 19 octobre 2006

Histoire incroyable !

Voici l’histoire qu’une des personnes avec laquelle je voyage de temps en temps m’a racontée l’autre jour dans le train. C’est l’histoire de Michael Cooper, un Australien d'une vingtaine d'années qui avait fait un voyage au Kenya à la fin de ses études dans les années 80.

Lors d'un safari, alors qu'il s'était éloigné de son groupe au moment d'un arrêt, il se trouva face à face avec un éléphanteau qui semblait blessé à la patte avant gauche qu'il maintenait levée. Cooper réalisait que l'animal pourrait le charger, mais comme il ne semblait pas agressif, il s'en est approché prudemment et il a pu constater qu'en effet, l'éléphanteau avait une énorme écharde plantée à la base de la patte.

Très calmement, Cooper a posé un genou à terre et à l'aide de son couteau, a retiré l'écharde de la patte. Dès que l'animal a été soigné, il a pu reposer sa patte au sol, il a longuement regardé Cooper, puis il a barri bruyamment et s'en est allé.

Jamais, Cooper ne s'est senti menacé par l'éléphanteau et il a conservé toute sa vie le souvenir magique de ce moment rare.

Presque 20 ans plus tard, Cooper s'est rendu avec son fils âgé de 11 ans, à un zoo de la banlieue de Sidney. Lorsqu'ils sont passés tous les deux devant l'enclos des éléphants, l'un des éléphants s'est brusquement mis à taper le sol avec sa patte avant gauche.

Cooper s'est mis à douter, pouvait-il s'agir du même éléphant que celui qu'il avait soigné 20 ans auparavant ?

Il s'approcha un peu plus de l'enclos, et l'animal continuait de frapper le sol de plus belle. Alors, Cooper enjamba le mur d'enceinte et se dirigea vers l'éléphant.

Ce dernier le souleva en l'attrapant par la taille avec sa trompe, ensuite il le fracassa contre le mur.

Ce ne devait pas être le même éléphant...

lundi 16 octobre 2006

Je m'excuse

Après une journée de grasse matinée, retour à la normale pour Maurice et sa fille. C’est à deux qu’ils reprennent le chemin de la gare en voiture. Ce matin ils n’ont pas à lutter contre la buée dans la voiture. Ils sont fatigués, ou plutôt encore un peu endormis et imaginent en riant comme des bossus qu’un jour peut-être une voiture intelligente les conduira automatiquement
Ils pourraient ainsi dormir quelques minutes supplémentaires sur leur siège. Maurice joint le geste à la parole en appuyant sa tête contre l’appui-tête, ferme les yeux, ouvre la bouche et fait entendre un ronflement sonore.
Pas trop longtemps, parce que c’est quand même lui qui tient le volant !

Arrivés à la gare ils ont encore quelques minutes devant eux avant de monter dans le train. En attendant ils ont tout le loisir d’observer les autres voyageurs matinaux qui arrivent en ordre dispersé. Certains, dans leur élan, et à peine arrivés, passent le portillon et vont attendre leur train sur le quai, à l’extérieur. D’autres comme Maurice et sa fille, attendent dan le hall de la gare (un bien grand mot en fait.). Ils se placent tous les deux sur le côté, de manière à ne pas se trouver dans le passage ou dans la porte d’entrée.

Mais comme toujours et comme partout, il y en aura toujours pour se planter, à deux en général, juste dans la porte alors que ce n’est pas la place qui manque dans le hall. A les regarder, ça ne les gêne apparemment pas de se faire bousculer au passage de chaque voyageur.

Bien sûr direz-vous, il y a toujours la place de passer. En se mettant sur le côté… Comme quoi le sentiment de gêne pour soi ou pour les autres est vraiment variable d’un individu à l’autre.

Ma technique dans ce cas là ?

Dans le mouvement, j’appuie mon épaule et je maintiens une légère pression pour accroître ma force d’inertie qui a pour effet d’obliger le gêneur à modifier son équilibre.

Bien sûr je me fends d’un innocent « Oh ! Pardon… » tout en dégainant un petit sourire gêné et angélique.

vendredi 13 octobre 2006

Grasse matinée

Ce matin Maurice a pu faire la grasse matinée ! Ca vous fait une belle jambe ? Certainement. Mais de temps en temps ça fait du bien de pouvoir dormir une heure de plus le matin, surtout en semaine. Pour cela il ne faudra pas qu'il oublie de remercier le professeur de gym de sa fille qui avait eu le bon goût de prévenir de son absence.

C'est ainsi que Maurice s'est retrouvé ce matin avec ses animaux au moment de prendre son petit-déjeuner pendant que le reste de la famille dormait à poings fermés.

C'est seul qu'il sort pour prendre sa voiture et aller jusqu'à la gare. Au stop, il marque l'arrêt pour laisser passer une camionnette de livraison. Il a juste le temps d'en apercevoir le chauffeur qui s'est enfoncé l'index de la main gauche dans la narine gauche. Au moins jusqu'à la deuxième phalange ! La récolte promet d'être fructueuse. Une fois la camionnette passée, Maurice passe la première et tourne à droite. Il se retrouve ainsi derrière la camionnette et peut y lire : « Vente de porcs en gros ». Ca ne s'invente pas...

Le reste du voyage se passera simplement. Il retrouvera ce matin là un collègue qu'il ne voyait plus depuis qu'il part avant l'aube.

La seule chose qui change en fait, par rapport à son heure habituelle, c'est le nombre de voyageurs. Il est pratiquement multiplié par deux. Le confort dans le train s'en ressent du coup. Comme il est plus tard, les voyageurs sont moins endormis. Comme les voyageurs sont plus nombreux et moins endormis, le niveau sonore est plus élevé.

Rien de très important donc.

jeudi 12 octobre 2006

Figure de mode

Je sais ! Vous allez me le reprocher. Les goûts et les couleurs ça ne se discute pas. C'est chacun pour soi. Mais quand même ! Il y en a qui collectionnent. Je ne parle pas du physique, car de ce côté-là, à moins d'avoir les moyens de faire appel à la chirurgie esthétique, il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est de s'accepter.

Pour le reste, chacun peut intervenir et ce que j'ai sous les yeux est forcément le résultat d'une quête, d'une identité.

Ce n'est pas par hasard qu'un homme portera une chevalière au petit doigt. Je ne parle pas de celle avec les initiales, mais de celle ornée d'une pierre noire. Je n'ai aucune idée de la signification et je reste persuadé qu'il y en a une. Même chose pour ce que j'appelle le baise-en-ville, vous savez, ce sac à main pour "homme" qui se porte en bandoulière ou à la main. Ce modèle est celui en cuir véritable naturel, patiné par les ans. Probablement un souvenir de vacances ramené d'un jour de marché.

A noter les chaussettes blanches qui ne sa cachent plus grâce au pantalon modèle feu au plancher, que l'on a pris soin de remonter jusque sous les aisselles. Une vraie gravure de mode.

Enfin il faudra qu'il me donne l'adresse de son coiffeur, car la coupe semble être la même depuis des années. Cela dit, il n'y a pas l'ombre d'une teinture ou d'une moumoute.

Il existe des dizaines, des centaines, des milliers de modèles de lunettes. Pourquoi avoir choisi justement la paire qui ne colle pas avec la forme du visage ?

Ce n'est pas de la méchanceté. Il faut positiver. Alors je conclurai en disant que les hommes ont encore une belle marge de progression pour se mettre en valeur.

mercredi 11 octobre 2006

Ambiance studieuse

Tôt le matin dans le RER vous aurez la possibilité de rencontrer différents types de voyageurs. Il y a bien évidemment les dormeurs qui profitent du calme ambiant pour terminer leur nuit. Vous y croiserez aussi ceux qui sont encore entre deux eaux : la nuit est terminée pour eux mais le passage en phase active n’est pas assuré à 100%. Vous les reconnaîtrez à leurs regards perdus et leur quasi immobilisme.

Les lecteurs à cette heure de la journée sont plutôt rares.

Par contre, il est une catégorie de voyageurs dont je ne pense pas vous avoir encore parlé pour l’instant : les bosseurs. Ce sont essentiellement des jeunes ; lycéens pour la plupart ou étudiants.

Après s’être installé de préférence à côté d’une fenêtre pour être le moins possible dérangés par les autres voyageurs, ils posent en général leur sac informe sur leurs genoux et en extirpent des paquets de livres, cahiers et feuilles. Ils sont généralement occupés à lire de grands cahiers couverts de lignes écrites à l'encre bleue, parfois ornementées d'annotations à l'encre rouge sous forme de chiffres laissés dans la marge.

On reconnaît donc les bosseurs à leur activité non dissimulée, consultant des documents photocopiés faits de tableaux, de dessins et de schémas, fronçant les sourcils par moments avant de lever les yeux au plafond, d'y fixer un point imaginaire et de faire bouger leurs lèvres comme s'ils parlaientou priaient à voix basse, avant de replonger dans la consultation de leurs documents.

Et pendant cetemps là il y en a un qui prend des notes...

mardi 10 octobre 2006

Kit mains libres

Pour des raisons de sécurité évidentes, il est interdit de téléphoner en conduisant. Nombreux pourtant sont ceux et celles qui d’une main tiennent leur téléphone et de l’autre conduisent leur véhicule.

Il existe plusieurs solutions pour ne pas risquer de mettre en danger sa vie et celle des autres : l’oreillette ou kit main libre.

Il s’agit d’un appareil électronique qui se fixe sur l’oreille à l’aide d’un contour d’oreille et qui permet de maintenir un écouteur dans le creux de l’oreille. L’appareil est par ailleurs équipé d’un microphone. Vous pouvez ainsi recevoir et de passer des appels en toute liberté, lors de vos déplacements. Votre téléphone peut rester dans votre poche, votre sac à main ou votre vide-poches.

Tant qu’on est en voiture, je comprends l’utilité de la chose. Il y a un côté certes futuriste, mais qui me fait penser à Terminator.

Où je trouve le port de cet objet complètement dépassé, c’est dans les transports en commun. Surtout lorsque le modèle en question est agrémenté d’un clignotant bleu. Ce clignotant n’est d’ailleurs pas visible du porteur de l’oreillette. C’est donc un signal à destination des autres.

Que veut-on montrer ? Est-ce une volonté d’impressionner les autres voyageurs en montrant avec une fierté non dissimulée à quel point on est à la pointe du progrès technique. Faut-il y voir une volonté de se montrer important aux yeux des autres dans le plus pur style « Je téléphone donc je suis ! ». On veut se la jouer homme du 21ème siècle en se baladant en survêtement du dimanche sur la place du marché avec son filet de pommes de terre et son kit mains libres ?

Il y a 10 ans à peine on regardait de travers les premiers possesseurs de téléphones mobiles et autres Bi-Bop. Et pourtant maintenant qui n’a pas de téléphone mobile ? Demain nous promènerons nous tous avec notre kit mains libres ?

lundi 9 octobre 2006

En attendant Maurice

Tous les matins, Maurice prend soin de ses animaux. Qui le lui rendent bien d'ailleurs. Dès qu'il s'agit de gamelle, les estomacs vous seront par définition toujours reconnaissants. Les promenades ont la côte aussi.

Cela va un peu au-delà quand même. Les animaux font partie de la famille, ou plutôt du groupe et savent très bien faire la différence entre un des membres du groupe et un étranger au groupe. Ils savent vous montrer le plaisir qu'ils ont à vous revoir après une journée sans votre compagnie.

Les animaux familiers savent reconnaître une voix, un bruit de pas, le bruit du moteur d'un modèle de voiture, le froissement d'une feuille de papier, sans oublier le bruit de la gamelle.

C'est particulèrement vrai pour les chats, même s'ils ne sont pas forcément très démonstratifs. Ils font plus dans la nuance et il faut probablement des années de pratique avant de pouvoir interpréter un regard, un clignement d'oiel, la façon dont les oreilles sont positionnées, une démarche, un ton de miaulement. Ce n'est d'ailleurs pas parce qu'ils vous donnent l'impression de vous ignorer qu'ils ne vous apprécient pas pour autant.

La preuve par l'image ci-dessous. Non seulement les chats savent se mettre en valeur, mais ils savent aussi profiter de la chaleur du moindre rayon de soleil. Celle-ci (c'est une femelle) est en train de me dire qu'elle est bien là où elle est, qu'elle sait que je suis là et accepte avec bonne humeur que je sois là ! Ce soir si je suis devant cet écran elle viendra se coucher sur mes genoux en ronronnant après être passée sous mon nez !

attente

Ron ron mon Capitaine !

samedi 7 octobre 2006

Bannière

maurice

Trop fort mon Capitaine !

vendredi 6 octobre 2006

Interlude

Je suis à court de billet et le temps me manque pour en rédiger un.
Voici donc pour vous faire patienter des phoos prises cette semaine dans le RER E.

Bonne journée.

Un peu de patience mon Capitaine !

Un peu de patience mon Capitaine !




De la lumière mon Capitaine !

De la lumière mon Capitaine !




Après vous mon Capitaine !

Après vous mon Capitaine !

jeudi 5 octobre 2006

Métier : consultant

Ca s’est passé vendredi dernier, juste avant qu’il parte pour Varsovie. Maurice venait d’assister à une réunion parents professeurs à Paris. La réunion avait commencé à 18h00 pour se terminer à 19h30. Le prochain train étant à 19h50 c’était donc jouable pour lui, alors même que le terme de sa journée commencée à 5h30 n’était pas près d’arriver.

Pour cela il fallait prendre le métro. La ligne 4 pour être précis. Celle qui dessert entre autres la Gare du Nord et la Gare de l’Est. Un vendredi soir les voyageurs munis de grosses valises sont légion.

Parmi ces voyageurs il ne fut pas difficile de remarquer cette jeune femme au milieu des autres. Il faut dire qu’elle les dépassait tous d’une bonne tête. Ses joues étaient rouges, ses cheveux mouillés autour du front, sur les tempes et à la naissance du cou. D’une main fébrile elle s’épongeait tant bien que mal, tout en essayant de reprendre son souffle.

Et pour cause ! Elle était chargée comme une mule.

En plus de sa valise à roulettes modèle king size, en plus de son sac à main porté en bandoulière, elle avait la panoplie complète du parfait consultant. Maurice en croise tous les lundi matin sur le parvis de la Défense, alors qu’ils partent pour de nouvelles missions.

Elle avait donc emmené son bureau pour la semaine, à savoir un ordinateur portable avec le chargeur, et tous les accessoires qui vont bien avec ainsi que la sacoche bourrée jusqu’à la gueule de dossiers tous plus importants les uns que les autres.

Maurice n’a pu s’empêcher de penser de façon amusée au sprint de dernière minute, lestée de ses fardeaux, pour attraper son train après avoir couru comme une dératée, la dernière réunion de la semaine s’étant éternisée.

Comme tous les vendredi soir !

mercredi 4 octobre 2006

Here comes the sun

Ce matin Maurice a une fois de plus sorti son calepin de son cartable. Son calepin et son stylo, de manière à être prêt à coucher ses pensées sur le papier, au cas où quelque chose viendrait à poindre.

Car ce matin-là c’est le néant. La page blanche. Aucune idée ne surgit de son cerveau brillant, certes, mais pas encore parfaitement réveillé. Aussi doit il faire un effort de concentration et mettre ses cellules grises à contribution dans l’espoir d’avoir quelque chose à raconter. Il a beau regarder et observer autour de lui, rien ne l’inspire en particulier. Ce sont toujours les mêmes voyageurs qui sont là à dormir, lire, écouter de la musique ou rêvasser.

Dehors il fait nuit mais le lever du soleil n’est pas loin. A part son reflet dans la vitre Maurice ne voit pas grand-chose, si ce n’est les autres voyageurs, mais vus sous un autre angle.

Jusqu’au moment où son train passe en hauteur, sur un viaduc, bien au dessus des autoroutes et des habitations situées en contrebas. A cet endroit le train passe même au dessus d’immeuble de presque dix étages.

Par temps dégagé comme ce matin là, Maurice peut apercevoir et deviner le soleil qui arrive et fait rosir les quelques nuages épars sur font de ciel d’une couleur incertaine. Les rues sont encore éclairées. Quelques fenêtres commencent à l’être. Des serpents lumineux jaunes et rouges avancent très lentement en contrebas.

C’est certes un paysage complètement urbain, à l’image de celui qu’il a pu admirer l’autre soir au moment de l’atterrissage de son avion en provenance de Varsovie. C’est ce paysage qui faute de mieux lui aura permis de déclencher l’allumage de son cerveau qui du statut « Veille » est maintenant passé au statut « Actif ».

La journée peut commencer.

mardi 3 octobre 2006

Tatana

Maurice n’a pas l’habitude de vous raconter ses week-ends puisqu’en principe il n’utilise pas les transports en commun. Ce week-end fut une exception, puisqu’une amie l’avait invité à passer le week-end à Varsovie.

Elle participait à un concours international et lui avait demandé de lui apporter mon soutien à cette occasion car elle doutait d'elle-même et de ses capacités. Pour s’y rendre il a fallu qu'il prenne l’avion. C’est rare, mais ça lui arrive encore de temps en temps. Sur ce genre de distance on n’a pas encore fait mieux.

Elle est tchèque et étudiante. Ne lui demandez pas comment il l'a connue, ce serait trop long à expliquer. L'urgence est d'ailleurs pour lui plutôt à la convaincre de participer que de donner des explications pour l'instant. De son avis elle a tous les atouts nécessaires pour réussir et vaincre ses rivales.

Arrivé tôt samedi main il a à peine la journée pour transformer des hésitations en un succès sans précédent.

Dans la vie, Tatana est étudiante. Elle est tchèque et vit avec ses parents. Il faut dire qu'elle n'a encore que 18 ans. C'est certainement pourquoi Maurice lui conseille de ne pas s'en faire si elle n'a pas encore de petit ami ni rencontré l'homme de sa vie. La vie elle l'a toute entière devant elle. A Prague elle étudie les langues : anglais, espagnol, mais aussi le français qu'elle parle couramment. Heureusement pour Maurice ! Elle adore Paris, surtout celui de Louis XIV. Elle a passé cet été quinze jours dans cette ville à parcourir les musées et les expositions d'art. Maurice vous en parlera peut-être et vous montrera quelques photos. Elle est passionnée d'histoire et de voyages. Mais toujours elle retourner dans la petite ville d'Opocno où vivent ses parents et ses deux petites soeurs de 14 et de 10 ans.

Samedi, et pour votre plus grand plaisir, Maurice a finalement réussi à la convaincre de se lancer et de donner tout ce qu'elle pouvait.

Samedi Tatana est devenue la nouvelle Miss Monde en devançant 104 autres jeunes beautés couronnées dans leur pays. Ca valait le coup, non ?

Maurice n'est pas peu fier ! Il n'a malheureusement pas pu rester à la soirée qui a suivi, préférant de toute manière laisser Tatana savourer sa victoire. Elle a néanmoins eu une pensée pour lui et depuis il conserve le SMS qu'elle lui a envoyé sur téléphone portable.

Et vous, êtes-vous fiers de Maurice ?


Tatana Kucharova

Tatana vous fait la bise mon Capitaine !

lundi 2 octobre 2006

Tendance bis

J'ai parlé de la tendance dans les transports en commun, en particulier pour les sacs à dos. Le hasard faisant bien les choses, la fille de Maurice vient justement d'en trouver un nouveau. Je sais que quelques unes d'entre vous sont allées jeter un coup d'oeil sur le site internet de la marque en question pour voir à quoi ces sacs à dos pouvaient bien ressembler.

En ce qui me concerne je ne connaissais pas ce modèle. Ni même le motif du tissu d'ailleurs qui lui aussi est tout à fait dans l'air du temps.

Plutôt que de me perdre dans des descriptions compliquées et un peu trop techniques pour moi, j'ai préféré prendre une photo du sac. Non seulement je vous évite de vous torturer les méninges, mais j'avoue que la photo vient illuminer ces pages austères.

Si ce n'était que le temps qui me manquait, j'en mettrais plus souvent...

Le sac de la fille de Maurice mon Capitaine !

Le sac de la fille de Maurice mon Capitaine !



ps : je peux vous affirmer, en vous regardant droit dans les yeux que je n'ai aucun intérêt à vous citer cette marque plutôt qu'une autre. Cela dit si M. Eastpak m'entend ou me lit, il se rendra compte que j'ai sensiblement augmenté la notoriété de sa marque. Un petit geste de sa part sera toujours apprécié !

vendredi 29 septembre 2006

Tendance

Maurice vous en avait touché quelques mots déjà. Il souhaite vous faire profiter de sa position privilégiée pour vous tenir informés de ce qui est férocement tendance et terriblement fashion dans les transports en commun.

Aujourd’hui il vous parlera des sacs à dos.

Cet objet est utilisé par un nombre croissant de personnes, toutes générations, conditions et genres confondus. Il permet à chacun d’emmener l’indispensable ou le superflu. Sachez enfin que vu d’ici, une marque semble s’imposer. Si vous voulez être « in » alors il semblerait qu’il vaut mieux emmener un Eastpak avec soi !

Rien à voir avec les sacs en toile avec lanières en cuir des Castors Juniors ou des scouts, des Louveteaux et des Jeannettes de votre enfance. Rien à voir non plus avec le sac du randonneur, du routard ou de l’auto-stoppeur. Celui-ci est plutôt urbain et de faible encombrement. Il est porté haut ou bas jusqu’à taper contre l’arrière des cuisses, sur une épaule, à la main mais on comprend mal l’intérêt…

Il en existe de plusieurs tailles, de plusieurs formes et tous se déclinent dans une gamme de tissus quasiment infinie pour être coordonné avec votre look, de l’adolescent boutonneux au jeune cadre dynamique en passant par la jeune fille de bonne famille, grunge ou de culture hip hop. Le seul moyen de les reconnaître est l’étiquette qui porte le nom de la marque. Il y en a autant dans des tissues unis que dans des tissus multicolores.

Pour ne rien vous cacher, Maurice en a un qu’il n’utilise que le week-end. En semaine il est resté plutôt classique et trimballe son cartable. Pour se balader dans les bois, visiter un musée, faire quelques petites courses ou pour la pratique du roller il trouve que le sac à dos est plus pratique que le cartable. La couleur du tissu ? Noir.

jeudi 28 septembre 2006

Gran Turismo V

Vous le savez maintenant, Maurice accompagne sa fille le matin. Ils prennent le train ensemble. Auparavant ils seront allés à la gare en voiture, historie de gratter quelques minutes de précieux sommeil.

La jeudi matin la fille de Maurice a sport et ce matin-là, à peine arrivée à la gare : « Papa ! J’ai oublié mes affaires de sport à la maison… »

Maurice dans certaines circonstances a de la glace qui lui coule dans les veines. Il n’a pas explosé ni même juré. Il a seulement dit : « C’est pas vrai ? » ou « J’y crois pas… ». Quelque chose dans ce goût là. Et à partir de là, tout va vite. Très vite.

En une fraction de seconde Maurice a le temps de regarder l’heure, de l’ajuster de deux minutes car l’horloge de la voiture n’indique pas l’heure exacte, de calculer le temps restant avant que le train n’arrive et de prendre une décision. Soit on se dit que c’est trop tard et sa fille a des problèmes, car cerise sur le gâteau c’est le premier cours de l’année, soit on se dit : problème pour problème, tentons le coup. Au mieux on fait l’aller-retour et on arrive à temps, au pire elle loupe son train et est en retard, mais avec ses affaires de sport. Après tout ça n’est que du sport…

La fraction de seconde vient de s’écouler et la fille de Maurice s’entend dire : « Accroche-toi, on va chercher ton sac ! ».

Et c’est parti !

La sortie du parking, le tour du rond-point, la traversée de la zone industrielle, le stop, nouvelle ligne droite sur une avenue assez large, virage à angle droit, nouveau rond-point, freinage, virage à gauche… Tout est négocié à la perfection, à grande vitesse, très grande vitesse même.

Pit stop. La fille de Maurice bondit de la voiture et sprinte pour récupérer son sac de sport.

Et c’est reparti en sens inverse. Aussi vite, mais sur un circuit inversé (les connoîsseurs de Gran Turismo apprécieront).

Résultat, ils arrivent à l’heure, avec le sac. Entiers…

Jamais Maurice ne recommencera. Les conditions étaient certes idéales : temps sec, il faisait nuit et il n’y avait pas de circulation, ni de piétons. De plus le circuit était connu par cœur. Il savait au moment de faire demi-tour ce à quoi il s’exposait et exposait les autres, sa fille en particulier. Mais qui ne risque rien n’a rien.

Dorénavant, avant de prtir, il n’oubliera jamais de vérifier que le jeudi matin sa fille emporte son sac de sport.

Le soir venu, au moment du dîner, alors que toute la famille est réunie, la fille de Maurice finit par lâcher : « J’ai compris maintenant pourquoi tu étais si bon à Gran Turismo ! ».

mercredi 27 septembre 2006

La petite mouche

Je vous ai dit l’autre jour qu’il n’y avait pas de mouches dans le RER. Il fallait comprendre pas tous les jours. D’autant que je vous ai déjà dressé la liste des différents animaux ou insectes qu’on peut rencontrer dans les transports en commun.

Car ce matin j’ai revu la petite mouche. D’où revenait-elle ? Il m’a semblé qu’elle sortait du sac à dos de mon voisin d’en face au moment où celui-ci l’ouvrait pour en extraire son lecteur MP3. L’avait-il enfermée volontairement ? Je ne crois pas.

La petite mouche avait l’air en pleine forme. Après quelques secondes de vol circulaire au-dessus du crâne dégarni de mon voisin d’en face, elle décida de se poser sur cette magnifique piste d’atterrissage. D’où l’expression !

Evidemment le voisin d’en face l’avait sentie se poser et il la chassa d’un geste circulaire, en faisant tournoyer sa main autour de son crâne. Il ne pouvait tout de même pas se donner une grande claque sur la tête pour l’écraser.

Indéniablement cette piste d’atterrissage lui avait plu car aussitôt le danger écarté, elle s’y posa de nouveau. Et elle fut de nouveau chassée à coups de moulinets. Toutes ces gesticulations avaient bien entendu attiré l’attention des autres voyageurs qui, d’un œil amusé, regardaient l’infortuné se débattre en pure perte. Ce dernier ne semblait pas apprécier la situation de peur sans doute qu’on puisse mettre en doute son hygiène. Qui sait ?

Etait-ce l’attrait de cette perruque en peau de fesses ? Les phéromones ? Ou tout simplement cette petite mouche était-elle tombée amoureuse de ce voyageur au point de pas vouloir le lâcher ?

Aujourd’hui plus que les jours précédents mon écriture aura ressemblé à des pattes de mouches afin de la rendre illisible ou difficilement déchiffrable à mon voisin d’en face qui du coup aurait bien aimé savoir ce que je pouvais bien écrire !

mardi 26 septembre 2006

Les goûts et les couleurs

Forcément, un jour, chacun d’entre vous aura voulu partager sa passion avec quelqu’un d’autre. Faire écouter son morceau de musique préféré, faire lire un livre ou un passage de livre que vous avez adoré, parler de votre hobby de façon passionnée en espérant recruter un émule supplémentaire… Sauf que pas de bol, la personne avec laquelle vous espériez pouvoir partager la même passion n’est pas du tout à la hauteur des espoirs que vous placiez en elle.

En d’autre terme ça ne l’intéresse pas, mais alors pas du tout, au point où vous vous demandez si elle ne se fait pas carrément ch….

Il en est ainsi de Maurice. Il est parfois confronté à des situations dans lesquelles il n’est pas du tout synchrone avec un autre.

Vous voulez un exemple ? En voici un parmi tant d’autres. Celui-ci a le mérite de s’inscrire dans le thème de son blog sur les transports en commun. Ca tombe bien !

Les chauffeurs de bus qui vous emmènent sur les différentes lignes desservant la gare SNCF ont la radio dans leur véhicule. Certains en usent, d’autres en abusent.

Lorsque la radio est mise en fond sonore, pas de problème. Quel que soit le genre (musical, informations en continu, interviews…) cela la rend supportable. Surtout après une dure journée de travail et un long trajet on aspire à un tant soit peu de calme.

Où ça ne le fait plus, c’est lorsque le chauffeur monte le son pour écouter ses morceaux préférés. Qui ne sont pas forcément les vôtres. On s’en fout qu’un alpiniste soit en train de mourir dans les neiges du Kilimaaaaanjaro ou encore de savoir qu’on vient de marier le dernier.

Lorsque j’ai envie d’écouter de la musique de naze, grâce à internet je vais sur Bide&Musique et là c’est l’éclate totale. Les voisins râlent, les chiens hurlent à la mort, les chats disparaissent, mais quel bonheur !

lundi 25 septembre 2006

Message personnel pour Papillon

Bonjour Papillon ! J'ai bien reçu tes messages mais je ne les trouve pas au niveau des commentaires. Dommage car je suis le seul à en profiter. Une chance que j'aie jeté un coup d'oeil à ma boîte aux lettres. Si tu hésites encore à te trouver un pseudo, j'ai bien une idée. Ca ne pouvait être Mimi car déjà pris. J'en connais deux déjà ! C'est quelque chose qui vole, mais qui n'est ni un papillon trop fragile, ni un cerf-volant pas assez libre... Une buse peut-être ? A te lire (dans les commentaires cette fois).

Cordialement,

Maurice Le Mielleux.

Voiture endormie

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’à l’heure à laquelle Maurice prend le train le matin, on ne peut pas dire que les voyageurs soient vraiment réveillés. Il n’y a qu’à les observer, en particulier leurs têtes, pour deviner ou comprendre ce à quoi ils pensent tous dans leur grande majorité : à leur oreiller ! Il y en a même qui y pensent tellement fort qu’ils en dorment assis, dans des positions certainement inconfortables, tels des pantins complètement désarticulés et avachis dans un coin de wagon.

Le spectacle n’est pas toujours celui de la Belle au Bois Dormant, loin s’en faut. Ce n’est probablement pas à cette heure de la journée que les Princesses prennent le train de banlieue. Ni plus tard d’ailleurs car je les imagine mal passer les portillons avec leurs grandes robes à cerceaux. Même chose pour les Princes Charmants d’ailleurs. Eux sont bien présents, mais ils en sont encore au stade du crapaud. Vous savez bien, juste avant le baiser d’amour censé les délivrer du mauvais sort jeté par une horrible et méchante sorcière.

C’est également à cette heure matinale que l’expression dodeliner de la tête prend tout son sens. Pour dodeliner, ça dodeline dans tous les sens, au rythme des mouvements du train. Un peu comme lors d’un match de tennis lorsque les spectateurs suivent la trajectoire de la balle de la tête comme un seul homme, dans un mouvement parfaitement chorégraphié, à part qu’ici le menton est contre la poitrine.

C’est enfin à cette heure de la journée que l’ambiance est la plus calme. Pas un mot au dessus de l’autre. Pas une sonnerie de téléphone intempestive. Pas d’éclat de rire tonitruant. Ne serait-ce le bruit du train lui-même, on entendrait presque les mouches voler.

Si on ne les entend pas c’est qu’en fait il n’y en a pas !

samedi 23 septembre 2006

Et si c'était l'Amour

Habituellement je ne poste pas le week-end.
Habituellement je pense vous faire rire ou sourire.
Ceci est donc une exception.
Passez un bon week-end.

vendredi 22 septembre 2006

Le Saint du Jour

SAINT MAURICE

En 303, l’empereur Maximien Hercule
ordonna à une légion basée dans le Valais
(Suisse) de tuer les chrétiens de la région.
C’était ignorer que les 6000 soldats
qui composaient cette troupe
s’étaient convertis au christianisme.
Les légionnaires, menés par Maurice,
refusèrent d’exécuter les ordres impériaux
et ne se rendirent pas à une cérémonie
païenne. Ils furent alors tous décapités.
Un tel massacre ne s’était encore jamais
vu en dehors d’une bataille.
Cette horreur eut un tel retentissement
qu’elle scandalisa même les païens
et fit la renommée extraordinaire
de Maurice et de ses compagnons.
On le prie contre la goutte, les rhumatismes
et les douleurs articulaires.
Prière : «Saint Maurice, que le Seigneur
nous accorde la pureté de conscience
et le même courage qu’à vous !»

Et demain c'est l'automne. Bon week end !

jeudi 21 septembre 2006

Teinture ou moumoute ?

Encore une observation qui amène Maurice à se poser des questions sur ses concitoyens, aujourd’hui en particulier ceux de sexe masculin. Vous l’aurez deviné, le titre est sans équivoque, il va vous dire deux mots des hommes à moumoute ou qui se font teindre les cheveux.

Personnellement, il pense qu’ils feraient mieux de ne rien faire. En tous cas ceux qu’on ne loupe pas et sur lesquels on se retourne tellement c’est réussi. Par exemple lorsque la moumoute est mal positionnée, ou lorsque par temps chaud le crâne transpire, mais la transpiration n’apparaît qu’à la séparation entre la perruque et le cuir chevelu.

Que dire aussi de ces couleurs qui ne font pas du tout naturel. De ces tons qu’on ne voit nulle part ailleurs que sur certains chefs. De ces couleurs sans une aucune nuance de ton qu’on arbore à cinquante ans passés.

Autant une femme peut se faire colorer les cheveux de toutes les couleurs, mèches blondes, roux, rouge, noir corbeau, violet et que sais-je encore, ou bien même porter une perruque, il n’y trouve rien à dire. Sauf bien sûr s’il y a du laisser aller, comme par exemple une barre de cheveux gris large de 2 ou trois centimètres au niveau de la raie, au dessus du crâne.

Pour un homme, désolé, mais il ne trouve ça pas toujours réussi. Maurice a des cheveux gris (depuis longtemps), mais jamais il n’a pensé se les teindre. Même si ses enfants ont souvent dit qu’il était vieux par rapport aux pères de leurs copains, alors que c’était l’inverse. Il n’y a jamais porté d’importance. Il l’assume très bien d’autant que ça lui donne un faux air de Richard Geere et de Michael Douglas à la fois. Il n’a jamais poussé cet avantage, mais ça l’a toujours amusé !

mercredi 20 septembre 2006

Rêves de gosses

Il y a quelques semaines j’ai pu suivre en partie une émission de télé dont le sujet tournait autour des comportements de certains enfants. Ils en avaient regroupé quelques uns sur un plateau coloré et gai qui avait attiré mon attention au départ. Le propre de ces enfants est qu’ils vivaient intensément dans la peau d’un personnage.

Une petite fille, je précise française et blanche de peau car c’est important pour comprendre la suite, ne pouvait vivre autrement qu’en japonaise. Sa chambre était décorée dans le plus pur style futon, elle portait des vêtements japonais, mangeait japonais, connaissait quelques mots et expression en japonais et rêvait du Japon et de son art de vivre bien qu’elle n’y soit pourtant jamais allée. Si jeune et déjà ponais…

Sur ce plateau il y avait une autre petite fille qui elle ne voulait pas quitter son déguisement de Blanche-Neige, au point de vouloir le porter même pour aller à l’école. J’avoue que c’est plus pratique qu’un déguisement de Casimir mais là on s’éloigne du sujet.

Tout ça pour dire finalement qu’hier j’ai croisé Blanche-Neige dans le RER E. Elle était plus petite que je ne l’imaginais. Elle avait fière allure avec sa robe jaune et bleue à manches courtes et bouffantes, sa cape rouge et son grand col relevé. Il ne lui manquait plus que la pomme pour compléter le tableau.

Comment réagirait-elle si au détour d’un couloir elle croisait un petit garçon déguisé en Prince Charmant ? Ou un nain ? Ou une sorcière ? Je laisse à chacun le soin d’imaginer la suite…

En attendant, laissons-la à ses rêves d’enfants. Ca passera et dans quelques années elle pourra rejoindre le club des adultes coiffés d’oreilles de Mickey ou de casquette Dingo ! Il n’est pas rare d’en croiser par ici !

C’est promis, ce week-end je fait une descente dans le grenier (qui est à l’étage) pour retrouver mon déguisement de Mireille Darc…

mardi 19 septembre 2006

Maladie du siècle

Le monde compte désormais plus d'obèses que de personnes souffrant de malnutrition : un milliard d'habitants sont victimes d'excès pondéral tandis que 800 millions de personnes ne mangent pas à leur faim. Il y en aurait plus dans les banlieues et les zones rurales que dans les villes.

Ca se vérifie tous les jours dans les transports en commun. Les sièges ne sont pas très larges et mieux vaut viser les places isolées que la place centrale d’une banquette ou bien encore celle dans les coins. Vous risquez à tout moment de vous faire coincer par un gros ou une grosse. Ce n’est pas agréable surtout lorsqu’il fait chaud.

Quand je dis gros, je pense aux obèses. Ceux qui ont des kilos à perdre par dizaines. La cause ? Trop de gras, trop de sucre, la bouffe à portée de main où qu’on aille, pas assez d’exercice… Vous savez tous ça aussi bien que moi.

Et là, qu’ai-je en face de moi ? Une énorme jeune femme qui doit peser plus de 120 kilos. Comment pourrais-je le savoir d’un seul coup d’œil ? J’ai joué au rugby dans le passé. Les plus lourds faisaient dans les 100 kilos. J’ai encore en tête leur gabarit.

Alors quoi Maurice ? Serais-tu devenu intolérant au point de parler de cette jeune femme en ces termes ? Ne penses-tu pas qu’elle a l’excuse de l’environnement familial, social ou culturel dans lequel elle vit pour se retrouver ainsi ? Peut-être…

Cela dit, il faut que je vous précise qu’il est environ 18h30 et qu’elle vient, sous mon nez de bouffer une plaque entière de chocolat au lait avec des éclats d’amandes. La marque avec la vache lila. Ca pèse combien ? 100 grammes ? 150 grammes ? Pour combien de calories ?

Mais de quoi je me mêle ?

lundi 18 septembre 2006

Ce qui change

Maurice se lève maintenant tous les jours une heure plus tôt le matin. Il prend son petit-déjeuner une heure plus tôt, se prépare une heure plus tôt, part travailler une heure plus tôt et du coup arrive une heure plus tôt au travail dont il ne repartira pas une heure plus tôt…

Mais surtout il prend le train une heure plus tôt. Et c’est ça qui nous intéresse. Car qu’est-ce qui change par rapport à ce qu’il a vécu il n’y a pas si longtemps que ça une heure plus tard ?

Pour l’instant on n’abordera pas le fait que Maurice ne prend plus le train seul, puisque maintenant il voyage avec sa fille. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a changé ses habitudes.

Le premier constat qu’a pu faire Maurice c’est qu’il y a beaucoup de monde à cette heure matinale. Plus qu’il ne pensait en trouver. Il est vrai que ce RER permettra à bon nombre de voyageurs d’arriver sur leur lieu de travail vers 08h00.

Par ailleurs ces « early birds » comme on les appelle outre-Atlantique sont relativement silencieux. Comme Maurice ils auront fait sonner le réveil tôt et auront du se faire violence pour s’extirper de la chaleur accueillante d’un lit douillet.

Autre constat, il fait toujours nuit au moment où il monte dans le train, alors qu’une heure plus tard il fait jour. Qu’en sera-t-il après le 28 octobre lorsqu’on sera passé à l’heure d’hiver (moins une heure pour ceux qui auraient oublié).

En fait ce n’est pas si désagréable de se lever avant le soleil. On a ainsi le loisir d’assister au lever du jour. C’est d’autant plus agréable que la journée s’annonce ensoleillée. Quand il pleut c’est une autre histoire. Maurice a toujours bien aimé le lever du jour. Allez savoir pourquoi…

vendredi 15 septembre 2006

Cucurbitacée

J’ai déjà vu des rames plus ou moins propres, pour ne pas dire carrément dégueulasses (vous avez comme moi probablement été marqué par l’épisode de l’étron dans la rame de RER…) mais hier soir je dois bien avouer que je fus surpris.

Il en faut pourtant me direz vous pour étonner Maurice. Pourtant ça arrive. Peut-être même plus souvent que vous ne pouvez l’imaginer.

Tout comme moi, en tous les cas pour ceux qui voyagent par les transports en commun, vous avez probablement déjà remarqué des détritus joncher le sol des ouagons : canettes qui roulent à chaque mouvement du train, trognons de pommes jaunis, bouteilles en verre ou en plastique, frites écrasées, journaux, épluchures diverses et variées… Bref tous les reliquats de festins dignes de ceux qui auront laissé une trace de leur passage.

Hier soir c’était différent. Il s’agissait pourtant de nourriture mais j’avoue que je n’aurai pas imaginé quelqu’un en manger dans les transports en commun.

Le sol de la rame du RER A était en effet maculé de pastèque. Comme si on en avait jeté violemment par terre la moitié d’une. Je ne vois pas d’autre explication étant donnée la trace laissée par terre et le fait que des morceaux rouges assez gros soient éparpillés un peu partout au milieu du jus et des pépins noirs.

Si cette pastèque était tombée, parce que quelqu’un l’aurait tout simplement lâchée, je ne pense pas qu’il y en aurait eu partout. Dans le cas présent je ne peux imaginer autre chose qu’un geste volontaire. En plus ce n’est pas tous les jours qu’on prend le RER avec une demie pastèque, non ? Un petit pain au chocolat, une boisson, une pomme… je comprends, mais une pastèque… Ca me laisse perplexe !

Que pensent des voyageurs les personnes chargées du nettoyage des rames ?

jeudi 14 septembre 2006

Conséquences

Le fait de changer ses habitudes a eu pour Maurice deux types de conséquences. Des conséquences positives et des conséquences négatives. En voici une liste qu’il a pu établir après quelques jours de mise en pratique. Il est possible que par la suite et à l’usage cette liste soit modifiée.

Avantages

Le premier de la journée est que maintenant il ne prend plus ses petits déjeuners en solitaire le matin. Il peut lui aussi trouver le bon chemin du labyrinthe des boîtes de céréales et apprendre par cœur la liste des apports journaliers en glucides, protides et lipides, tout en continuant à écouter France Infos (quand ils ne passent pas en boucle des musiques de naze les jours de grève).

Maurice découvre de nouvelles têtes, de nouveaux habitués. Il y aura forcément des choses à dire et à raconter, des observations à faire et il l’espère de nouvelles aventures à vous raconter.

En principe, étant donnée l’heure matinale, il devrait y avoir moins de monde dans le RER. Cela restera à prouver d’autant que la tendance à l’heure actuelle est plus à l’abandon de la voiture au profit des transports en commun.

Inconvénients

Le réveil sonne une heure plus tôt que d’habitude. Et comme pour l’instant il ne se couche pas plus tôt qu’avant, il dort une heure de moins par jour. Il va falloir trouver un nouveau rythme s’il veut tenir le coup le Maurice !

Prenant son petit déjeuner vers 05h30, il faut qu’il attende de sept à huit heures avant de pouvoir déjeuner. C’est parfois long… Il va falloir penser à un petit encas. C’est la saison des pommes en ce moment. Maurice ira faire un tour chez Auchan ou au Monop’ ce midi. Ca lui fera prendre l’air et en plus les pommes c’est bon pour la santé.

Maurice abandonne pour un temps ses compagnons de voyage. En trouvera-t-il de nouveaux ? Un de perdu, dix de retrouvés ? La suite au prochain épisode !

mercredi 13 septembre 2006

Nouvelles habitudes

J’ai commencé à évoquer le sujet il y a quelques jours maintenant. C’est en soi une mini révolution puisque après des années passées au même rythme, à voyager tous les jours sensiblement à la même heure et à monter dans le train sensiblement toujours dans la même voiture, voilà que Maurice change tout. Radicalement.

Même si sa gare de départ reste la même, il ne part plus à la même heure et il ne monte plus au même endroit dans le train.

La raison de ce changement ? Le fait qu’il accompagne maintenant sa fille le matin. Elle poursuit ses études à Paris et devant être sur place à 08h00 pour le début des cours, elle doit partir tôt. Par solidarité et pour l’accompagner, du coup il se lève plus tôt, beaucoup plus tôt, comme elle, et prend le train plus tôt, beaucoup plus tôt. Vous voulez des chiffres ? Je n’en donnerais qu’un seul.

1 (lire une).

Une heure plus tôt ! Pour l’instant c’est énorme, mais Maurice sait que dans le temps la difficulté de se lever une heure plus tôt et de partir une heure plus tôt s’estompera.

Enfin Maurice monte dans le train à un endroit différent de celui qu’il empruntait habituellement de manière à faire gagner quelques secondes à sa fille. De là où ils partent maintenant, la troisième voiture alors qu’auparavant Maurice trustait plutôt la queue du train, une fois arrivée à sa station de correspondance, sa fille sera pratiquement en face de l’escalier mécanique qu’elle devra emprunter pour poursuivre son chemin. Le jour où les trains auront du retard, ce sera toujours ça de pris. Ca arrivera à coup sûr.

Si au cours de ces dernières années l’heure de départ était devenue de plus en plus tardive, ce coup-ci c’est reparti comme en 14 !

mardi 12 septembre 2006

Interlude

Il y a quelques jours Bricol-Girl a eu l'idée mettre sur son site une
photo mutilée. C'était sans compter sur Maurice qui après de longues heures de recherche a finalement retrouvé le document original.

C'eut été dommage de ne pas connaître la vérité.

Pour le récompenser de son travail de recherche Bricol-Girl lui lança un défi : imaginer les paroles échangées entre elle et une autre personne (je ne suis pas sûr de l'avoir identifiée...).

Avant d'aller plus loin jevous invite à y réfléchir à deux fois. Les scènes et le vocabulaire qui vont suivre risquent de choquer les oreilles les plus chastes et les âmes les plus sensibles. Si vous pensez être offensé, alors je vous conseille de ne pas lire plus loin.

Bricol-Girl je t'avais prévenu ! Si c'est insupportable alors il suffira de me demander de les enlever.

Voici donc l'épreuve originale.

Voici la première version où il est question d'échelle : une histoire de fou

Dans cette version il est question d'un jeu télévisé à inscrire au livre des records : le baiser le plus long

Enfin connaissant ta passion pour les tomates... : Ah ! Les belles tomates !

lundi 11 septembre 2006

Des si belles…

Il m’arrive parfois de râler contre certaines personnes qui dans le train ne savent pas se parler sans hurler. Ou bien qui rien trop fort à mon goût et à celui des autres. Il n’y a qu’à voir les haussements de sourcils désabusés et peinés lorsque surpris vous levez la tête en même temps que votre voisin d’en face.

Jusqu’à présent j’avais plutôt affaire à des djeuns, ceux avec un diamant de 20 carats à chaque oreille, la chaîne bling-bling incrustée de diamants elle aussi et le dernier pyjama 3 tailles au-dessus, de couleur pastel et présumé fabriqué par des enfants aux yeux bridés. Ils n’en ont malheureusement pas le monopole.

Ce matin là j’avais tiré le mauvais ouagon. Pas de bol. J’ai changé à la fois d’horaire et de place dans le train et je vous expliquerai pourquoi plus tard.

C’est ainsi que je me retrouvais au milieu d’inconnus à partager la voiture d’un groupe super bruyant. C’en était presque insupportable. En plus la veille au soir de ce matin là il y avait eu du foot à la télé. La France remettait les pendules à l’heure avec l’Italie. Alors forcément il fallait refaire le match. Et les précédents…

Mais ce n’étaient pas eux les plus bruyants. Je veux dire les hommes. En effet ils étaient accompagnés de quelques femmes plus ou moins jeunes. Il y en avait une en particulier juste derrière moi. Elle avait un rire on ne peut plus discret et ne la voyant pas j’imaginais des tas de choses à son sujet. Quel genre de tronche peut bien coller avec un rire pareil ? Nous n’étions pourtant pas Place du Mynck…

On prête habituellement ce genre de rire à la blonde décervelée qui cherche à faire se retourner ceux qui lui tournent le dos ou à celle qui estime que son apparence n’est pas suffisamment tape-à-l’œil pour attirer le mâle.

Je plains les collègues de bureau…

vendredi 8 septembre 2006

L'angoisse

Cela fait maintenant plusieurs jours que Maurice a repris contact avec la blogosphère. Après avoir laissé dépérir son blog, l'avoir se laisser envahir par des messages et des commentaires non sollicités, il a remis le pied à l'étrier. Ou plutôt il a réouvert son calepin et débouché son stylo et renoué avec ses semblables.

Au début ça part toujours bien. Il trouve des tas de choses à dire, il déborde d'idées toutes plus drôles ou folles que les autreS. Il a toujours un tas de choses intéressantes à vous rapporter. Il est ainsi capable dee vous bassiner tous les jours ouvrés avec ses idées plus ou moins tordues.

Et régulièrement la même question le hante. De quoi pourra-t-il bien parler la semain prochaine, ou dans deux jours ou demain ? Car des billets en stock il n'en a pas tant que ça. De même que des idées géniales.

Il faut dire qu'en dehors de son blog il mène une vie parallèle qui ne lui laisse pas toujours le temps de réfléchir de quoi sera fait le lendemain bloguesque. Il bouche alors les trous en écrivant ce genre d'article alors qu'il ne se passe rien d'extraordinaire dans la voiture dans laquelle il voyage.

Il lui reste encore trois arrêts avant d'arriver et une quinzaine de personnes à l'étage, dont trois iPodeurs, un bosseur, deux dormeurs, trois bavards et... une jeune fille en facez de lui qui écrit dans un calepin.

Maurice a beau discrètement loucher pour tenter de lire ce qu'elle écrit, il ne peut voir grand chose. Cela ressemble néanmoins plus à un journal intime qu'elle complète quotidiennement car il est daté et ouvert à la page du jour de la semaine de l'année.

Toujours est-il que le temps passant, il a réussi à écrire ce soir 2 billets supplémentaires qu'il devra taper ensuite sur son nardinateur un de ces soirs.

jeudi 7 septembre 2006

Comment fait-il ?

Cette question je sais qu'au moins un de mes lecteurs se la pose. Il a vécu et vit probablement encore de temps en temps le même genre d'expériences que moi. Pas dans le RER, mais dans le TER. Pas en Région Parisienne, mais en Province. Les spectacles sont les mêmes. Les acteurs sont les mêmes. Il n'y aurait aucune difficulté de les transposer d'un endroit à l'autre. La nature humaine est ainsi faite.

Alors comment Maurice fait-il pour enregistrer toutes ces scènes de la vie ordinaire et vous les restituer ?

En observant en retenant et en notant.

Maurice a toujours sous la main son calepin, ou bien des feuilles blanches ainsi que quelques stylos et crayons. Cela tombe bien d'ailleurs qu'il en ait plusieurs sous la main car il a la fâcheuse habitude de les semer un peu partout. Ou bien sachant qu'il en trouvera dans sa sacoche, va se servir et ne les remet pas forcément en place tout de suite.

En ce moment d'ailleurs il écrit avec un stylo plume à encre rouge, en retournant la plume pour pouvoir écrire en petites pattes de mouche sur sa feuille à petits carreaux. En fait, non, l'écriture est plutôt claire et lisible. Ca dépend si le train secoue ou pas.

Il rature souvent, reprend une phrase ou une expression, se relit de temps en temps pour s'assurer qu'il n'y a pas trop de répétitions, de fautes d'orthographe, que ce qu'il a voulu dire ou faire passer comme message sera compréhensible pour le commun des mortels.

Une fois arrivé chez lui, après avoir dîné et passé une partie de la soirée avec sa petite famille, il saisira son texte sur son nardinateur, apportera encore quelques corrections et publiera dans son blog pour, il l'espère, votre grand plaisir.

mercredi 6 septembre 2006

Grosse fatigue

Je me suis toujours demandé quelle tête je pouvais avoir et quels signes je pouvais monter à mes collègues de travail lorsqu'il me vient soudain un gros coup de barre au cours d'une réunion.

En général c'est plutôt dans l'après-midi alors que mon intervention n'est pas nécessaire, que le sujet ne me passionne pas et n'a pas d'incidence sur mon activité, ou bien encore que celui ou celle qui parle le fait sur un ton monotone, même si le repas du midi est toujours léger et jamais arrosé.

Dans ces moments là je sens mes yeux partir, mais je ne sais pas trop où, alors que mes paupières sont toujours ouvertes, quoique légèrement moins qu'en plein éveil. Il m'arrive également de ressentir comme de légères pertes d'équilibre qui correspondent en fait à un relâchement des muscles et qui donnent l'impression de tomber et qui nous fait sursauter. On se resaisit. C'est le mot juste car du coup on essaye de se raccrocher à tout ce qu'on a sous la main : cahier, stylo, table... Rien de discret donc.

Ce soir j'ai en face de moi une personne qui présente les mêmes symptômes. Nous ne sommes pas en réunion, mais dans le RER. C'est calme, il fait bon (ni trop chaud ni trop froid) et le train roule sans à-coups.

J'ai tout le loisir d'observer ma voisine, en particulier ses yeux. Et maintenant je sais enfin ! Alors que je me demandais où pouvaient bien partir mes yeux, j'ai la réponse devant moi : ils partent en arrière, ils se révulsent.

C'est à la fois horrible et terrible. Horrible car on a l'impression d'être face à un zombi aux yeux blancs, et terrible car maintenant jesais de quoi j'ai l'air en réunion. Rien que ça devrait maintenant me faire passer l'envie.

mardi 5 septembre 2006

L'arche de Noë

Ce matin, comme pratiquement tous les matins de ce mois d’août, il avait plu. Ce n’est pas nouveau et bientôt je n’aurai plus à la préciser car vous l’aurez deviné sans que je l’écrive. Vous aurez également deviné que ce billet commence à dater aussi...

Ce matin donc le quai était humide. Et une fois de plus, des escargots téméraires (des petits-gris) se traînaient le long du grillage qui empêche le voyageur inattentif de tomber sur le bas-côté, d’autres s’aventuraient même au milieu du quai (pour prendre le train ?). Lorsque Maurice les voit ainsi à la merci d’une semelle de chaussure aveugle, il les remet à leur place, dans la végétation, du bout du pied. Il n’est pas le seul à le faire d’ailleurs.

Quelques escargots n’auront pas cette chance. Il n’est qu’à constater le nombre de gastéropodes réduits à l’état de crêpe qui jonchent le sol. Ils ne seront pas perdus pour tout le monde. Une fois les voyageurs montés dans le train, les pies prennent le relais et se chargent du nettoyage.

C’est cette scène de la vie ordinaire qui m’a ainsi donné l’idée de lister les animaux que j’ai pu croiser sur mon trajet quotidien, à pied, en bus, et en RER (A et E) :

Canard (colvert)
Chat
Cheval
Chevreuil
Chien
Corneille
Escargot (petits-gris, des bois)
Faisan
Grenouille (rainette des bois)
Hérisson
Héron (cendré)
Hirondelle
Mésange (bleue, charbonnière)
Moineau
Papillons
Pie
Pigeon
Renard
Souris

Dans le genre exotique, j'ai croisé

Chameau (le modèle à deux bosses)
Lama
Vaches irlandaises
Zébu

Il faut dire que ce jour là un cirque avait décidé de stationner le long de la route qu'emprunte le car !

Enfin ce n'est pas rare de voir des thons. Rouges ou blancs, contrairement aux affirmations de GreenPeace, ils sont loin d'être en voie d'extinction. En méditerrannée peut-être, mais pas sur ma ligne !

lundi 4 septembre 2006

Voyager léger

Il n’est pas encore 7h00 du matin et pourtant Maurice est déjà sur le quai de la gare à attendre son train. Il fait jour mais pas encore suffisamment pour que les éclairages publics soient éteints. Ce matin, comme souvent en ce beau mois d’août, le sol est mouillé. Il a plu cette nuit et les nuages toujours présents dans le ciel semblent se disperser.

C’est l’inverse pour les voyageurs qui commencent à se regrouper petit à petit. L’ambiance est très calme car ils arrivent isolément, en silence. Seuls quelques bonjours sont échangés de loin en loin.

Les oiseaux n’ont pas l’air très chauds pour lancer quelques trilles matinales. La température y est certainement pour quelque chose et aujourd’hui ils sont trop occupés à lisser leurs plumes au fond de leurs nids détrempés.

En attendant donc que son train s’arrête, Maurice peut librement observer ceux qui arrivent et passent devant lui. Les visages ne sont ni gais ni tristes, juste sérieux, peut-être encore un peu fatigués ou mal réveillés. Heureusement l’air frais et vivifiant de ce matin va vite remettre les choses en place.

Et tout à coup c’est l’étonnement et l’incompréhension. Un homme s’avance sur le quai. Il est vêtu d’un costume gris anthracite, d’une chemise rayée et d’une cravate et a des chaussures noires. Et c’est tout ! Il avance les mains dans les poches, sans sacoche, ni sac en bandoulière.

Maurice est toujours chargé comme une mule (normal me direz-vous). Le contenu de sa sacoche est toujours en ligne à l’adresse suivante. Il imagine alors la taille des poches qu’il lui faudrait pour emmener tout son barda : magazine, calepin, stylos, parapluie, clés…

Et sans sacoche ou sans un livre à la main il se sent complètement nu et ne sait plus quoi faire de ses mains.

vendredi 1 septembre 2006

Enigme

Un TGV rouge part lundi matin de la gare d’Angoulême à 6h10.
Il est direct jusqu’à Paris-Montparnasse.
Il ne s’arrêtera donc pas en cours de route.
Sur le tronçon Angoulême-Tours, long de 300 km, le TGV roule à 150 km/h.
Sur le tronçon Tours-Paris long de 200 km, le TGV roule à 300 km/h.

Un TGV bleu part lundi matin de la gare de Paris-Montparnasse à 6h30.
Il n’est direct jusqu’à Paris.
Il s’arrêtera 2 minutes à Tours, 2 minutes à Châtellerault, 2 minutes à Poitiers et 2 minutes à Ruffec.
Sur le tronçon Paris-Tours long de 200 km, le TGV roule à 300 km/h.
Sur le tronçon Tours-Angoulême, long de 300 km, le TGV roule à 150 km/h.

Les distances, les horaires et les vitesses ont été arrondis pour faciliter les calculs.
On considère que les trains n’accélèrent pas et ne ralentissent pas.

Question :

Lorsque les deux TGV se croiseront, lequel sera le plus proche d’Angoulême ?

La calculette est autorisée et vous avez le week-end pour trouver la bonné réponse.

jeudi 31 août 2006

Merci !

J'évoquais l'autre jour l'absence de journaux gratuits pendant le mois d'août. C'était oublier que pendant que les uns se reposent, s'amusent et en profitent, d'autres continuent à b(r)osser dur.

Je tiens à remercier Catherine M. et Dominique F. qui chacun à leur manière ont su apporter un démenti flagrant à mes élucubrations. Le numéro 1683 du Charentais Annonce daté du 31 août en est la preuve !

Je les remercie aussi de pouvoir les compter parmi mes nouveaux et très probablement fidèles lecteurs.

Je les remercie de m'avoir fait parvenir, par porteur spécial très chargé, ces petits cadeaux que je vous invite à découvrir sur ces photos. Il n'y a pas de raison pour ne pas en faire profiter la blogosphère.

J'aurais souhaité faire paraître ce billet plus tôt, mais la livraison fut tardive dimanche et l'impression de la série sur la mousse à raser derrière l'oreille était lancée.

J'espère pour eux que cette attente n'en fut que meilleure et la surprise plus grande. Je suis friand de ce genre d'attention et je n'oublierai jamais le superbe et gigantesque slip kangourou que ces petits canaillous m'avaient offert au soir des nos adieux, il y a presque 20 ans maintenant...

Maurice a retrouvé le sourire (Colgate) et vous salue !

ps : ah ! Ce mélange frais de courgettes, petits pois et basilic...

Gardez le sourire mon Capitaine !

Gardez le sourire mon Capitaine !



Le Charentais Annonce mon Capitaine !

Le Charentais Annonce mon Capitaine !



Catherine brosse dur mon Capitaine !

Catherine brosse dur mon Capitaine !

mercredi 30 août 2006

La barbe (3)

Horreur ! Il sent le paquet de mousse à raser sous ses doigts et réalise alors qu’il s’est baladé non seulement dans Paris, mais aussi dans le métro, dans le RER et dans son entreprise avec ça collé derrière l’oreille. Il se prend alors un coup de chaud, transpire et rougit comme une jouvencelle. Il fait disparaître tant bien que mal la mousse en la collant sous la table. Une fois son forfait accompli, il passe en revue sa deuxième oreille et pousse un soupir de soulagement en constatant que celle-ci ne dissimule rien.

Son manège n’a évidemment pas échappé à ses collègues de bureau qui eux aussi, par mimétisme, procèdent à une inspection plus ou moins discrète et efficace de leurs propres oreilles. C’est un peu comme lorsque vous vous grattez le nez devant quelqu’un. Vous remarquerez qu’aussitôt votre interlocuteur fera la même chose pour s’assurer qu’il n’a rien qui lui pend au nez !

La vérification est faite différemment selon les individus. Certains font une oreille à la fois en penchant la tête sur le côté, une fois à gauche, une fois à droite. D’autres font les deux oreilles en même temps en penchant la tête en avant.

La chef de service, voyant tous les hommes autour d’elle se tirer le lobe des oreilles, imagine alors à son tour que quelque chose cloche chez elle. A-t-elle perdu une de ses boucles d’oreille ? A son tour, et c’est plus fort qu’elle, il faut qu’elle vérifie si tout est en place. Cela lui arrive de temps en temps, pour une raison inconnue, de s’effrayer pour rien en pensant avoir perdu une boucle d’oreille. Aujourd’hui, force est de constater que rien ne manque.

Pensant qu’on se moquait de ses pendentifs ethniques achetés pendant ses vacances sur une place de marché dans le sud de la France, on ne la vit plus jamais les porter.

mardi 29 août 2006

La barbe (2)

Je laissais donc s’éloigner cet homme à la feuille de chou farcie de mousse à raser en me disant que de tout manière il allait s’en rendre compte à un moment ou à un autre, sans l’aide de qui que ce soit.

Pour vous en convaincre, je vais vous expliquer comment cela s’est passé et quelles ont été les conséquences dramatiques de ce qui au départ pouvait sembler drôle et anodin

En fait cela s’est produit au cours de la réunion du matin. C’était la première réunion à laquelle il participait depuis son retour de congés. Vu la façon dont il était bronzé, on ne pouvait pas ne pas se rendre compte qu’il rentrait à peine de congés ce jour là. Il était rentré de vacances la veille au soir, tard dans la nuit, avait du vider sa voiture et s’était finalement écroulé de sommeil, encore plus fatigué qu’il ne l’était avant de partir. Evidemment le réveil avait sonné beaucoup plus tôt que d’habitude, et justement, les habitudes qui permettent de gagner du temps avaient été quelque peu oubliées.

Ainsi, du jour au lendemain, il se retrouve dans cette pièce aveugle, assis autour d’une table avec quelques uns de ses collègues et sa chef de service. Son gobelet de café lyophilisé entre les mains, il repense avec regret à ce qu’il faisait deux jours plus tôt à la même heure.

C’est à ce moment précis qu’il commence à sentir non pas une gêne, mais quelque chose d’à peine perceptible au niveau de l’oreille, sans pouvoir préciser d’avantage ce dont il s’agit. C’est donc plus par réflexe que dans un mouvement réfléchi qu’il attrape machinalement le lobe de son oreille entre le pouce et l’index.

(à suivre…)

lundi 28 août 2006

La barbe (1)

Les femmes, sous nos contrées et à notre époque, connaissent des soucis qui sont propres à leur genre comme par exemple de devoir se raser tout le corps pour plaire ou ne pas faire l’objet de commentaires plus ou moins désobligeants. Les hommes n’ont pas ce problème car le rasage pour eux se limite au visage.

Passés les premiers instants à maudire l’auteur de ces quelques lignes, je devine un froncement de sourcil perplexe chez certain(e)s.. Car la question que chacun se pose est bien évidemment le rapport entre le rasage et les transports en commun. Il est ténu, certes, mais il existe.

J’ai eu une chance inouïe ce matin. Quelle est d’après vous la probabilité d’apercevoir un résidu de mousse à raser derrière l’oreille d’un voyageur dans le RER en plein mois d’août ? Avouez que c’est rarissime ! Même en dehors du RER… Sauf peut-être dans un hospice de petits vieux ?

En fait, ce n’était pas de la mousse à raser, mais du gel de rasage. Je sais de quoi je parle car j’en utilise tous les jours sauf un jour du week-end de temps en temps. Le petit amas de gel donc était coincé entre le lobe de l’oreille et le crâne. Invisible à coup sûr de face et même de profil face au miroir, mais immanquable de dos car sur une peau bronzée il est difficile de ne pas remarquer une tache légèrement luminescente avec un ton bleu pâle.

Quand bien même l’aurais-je voulu, je n’ai pas eu le temps de prévenir l’infortuné. De toute manière je ne m’imagine pas interpellant un inconnu au milieu de la foule pour lui crier :

« Hep ! Monsieur ! Vous avez de la mousse à raser derrière l’oreille ! »

A un copain ou un ami, voire à certains collègues de travail, oui, je le ferai immédiatement, mais pas à un inconnu.

(à suivre…)

vendredi 25 août 2006

Agression (3)

Maintenant que le décor est planté, et étant donnée la manière dont je vous l'ai décrit, je suis convaincu que nombre d'entre vous ont compris comment s'est déroulée l'agression.

Pour les autres, je vais expliquer ce qui s'est passé. Mais tout d'abord, afin d'entretenir un peu plus le suspense il faut situer l'action dans le temps. Je vous épargnerai donc la traditionnelle page de publicité qui permet la plupart du temps de satisfaire une envie pressante et de réajuster les coussins avant de s'abrutir de nouveau devant la boîte à images.

En ce qui concerne l'unité de temps, cela s'est passé en période de pointe, en fin d'après-midi, un jour de semaine. Je ne me rappelle plus précisément l'heure ni le jour. En tous cas, à un moment de la journée où censément vous vous dites que vous ne risquez rien puisque vous êtes loin d'être seuls.

On aurait tendance à penser que la foule vous protège et qu'au contraire le fait de se retrouver isolé expose plus au danger. C'est vrai que passée une certaine heure il n'est pas très rassurant de se retrouver seul sur certaines lignes de trains ou de RER. Mais dans certains cas il est possible de profiter de la foule justement pour commettre un méfait. Cela permet de s'y fondre et de disparaître très rapidement.

Les agresseurs, après avoir frappé leur infortunée victime et lui avoir dérobé sont téléphone portable au milieu des autres voyageurs, sont passés d'une voiture à l'autre pour se perdre dans le train. Personne ne s'est interposé.

Et moi direz-vous ?

Evidemment les passagers des autres voitures n'avaient rien vu ou entendu. Ils ne voyaient que des jeunes sauvageons passer d'une voyageur à l'autre. Le conducteur du train avait été alerté par interphone. Il avait fait le nécessaire pour que des « renforts » soient sur le quai du prochain arrêt.

Cela dit une fois le train arrêté, toutes les portes se sont ouvertes et le chassé-croisé de ceux qui descendent de voiture et de ceux qui montent a permis aux voleurs de disparaître pour de bon.

jeudi 24 août 2006

Agression (2)

Je n'ai pas terminé de vous expliquer comment s'est déroulée l'agression que j'ai commencé de relater dans le post précédent.

Avant de poursuivre, et pour une meilleure compréhension ultérieure, il faut que je vous décrive tout d'abord le décor, l'unité de lieu.

Ces voitures du RER E sont à plusieurs niveaux. Il y en a en fait 3 niveaux différents :

- Le niveau 0 est composé de 3 plateformes (1 centrale et 2 latérales). C'est à ce niveau, qui est à la hauteur du quai, que les voyageurs entrent ou sortent dans une voiture. Grâce à des escaliers, un qui monte et l'autre qui descend, on peut accéder aux niveaux +1 et -1 à partir des 2 plateformes latérales. La plateforme centrale permet d'accéder aux deux niveaux -1 (l'un à gauche l'autre à droite).
- Le niveau +1 est composé de 2 zones qui ne communiquent pas entre elles. On y trouve de nombreux sièges.
- Le niveau -1 est composé de 2 zones qui communiquent par la plateforme centrale. On y trouve également de nombreux sièges.

Il y a très peu de sièges sur les plateformes latérales, et aucun sur la plateforme centrale. Il est donc possible en cas d'affluence de s'y tenir debout et nombreux. En cas de très forte affluence (situation quasi normale), il y a même des voyageurs debout dans les escaliers. Circuler dans la rame est pratiquement impossible sauf à bousculer tout le monde.

Il y a une porte de service à chaque extrémité de voiture. Chaque porte est fermée. On ne peut l'ouvrir qu'avec une clé spéciale dont seuls les agents SNCF devraient disposer. Le péquin moyen n'y passe pas. Certains voyageurs (ils ne portent pas d'uniforme SNCF) ont les moyens d'ouvrir ces portes. Ces portes permettent de passer d'une voiture à l'autre.

mercredi 23 août 2006

Agression (1)

Il y a plusieurs semaines maintenant, j'étais dans une voiture du RER E dans laquelle a eu lieu une agression. Un voyageur a été agressé et volé. Il a dans un premier temps été pris à parti, frappé et on lui a dérobé son téléphone portable. Le tout à une heure de pointe, au milieu d'autres voyageurs.

Sans en avoir été le témoin direct, c'est la première fois que je passe aussi près de ce genre de fait divers que certains qualifient d'incivilité.

Il m'est parfois arrivé d'assister malgré moi à des discussions fortes, très tendues, le plus souvent et chose étonnante du fait de voyageuses. Dans ces circonstances on a toujours l'impression qu'une simple étincelle risquerait de mettre le feu aux poudres, en d'autres termes que les acteurs en viennent à un crêpage de chignon en règle. L'honnête mère de famille se transforme alors en furie ou en marchande de poissons selon le cas. Dommage pour elle car après on ne les regarde plus de la même façon. Maurice déteste la vulgarité.

Fort heureusement l'intervention tonitruante et virile du voyageur dérangé dans sa sieste ou de celui dans l'impossibilité de lire tranquillement le compte-rendu du dernier match de son équipe de foot préférée - Oh ! Oh ! C'est pas bientôt un peu fini c'bordel ? - permet la plupart du temps de calmer les esprits, de faire retomber la tension, mais pas l'animosité et de replonger dans sa lecture favorite. L'approche qui consisterait à calmer les esprits par un - Mais enfin Mesdames, calmez-vous ! - n'aurait aucune chance de réussir.

Il n'est pas rare non plus de voir les gens sourire en appréciant l'échange verbal des deux adversaires du moment. Le spectacle est assuré et gare aux oreilles sensibles ! De si vilains mots dans de si jolies bouches...

mardi 22 août 2006

Les bébés

Les fumeurs c'est une chose, mais il y a une autre catégorie de voyageurs que je cherche à éviter autant que faire se peut. Certains l'appellent les bébés, moi je l'appelle le mouflet teigneux à chandelle. Malheureusement, et comme les autres, je suis tributaire du numéro de siège indiqué sur mon billet.

Dans cette catégorie je range pêle-mêle :

- celui qui attendra que vous vous soyez assoupi depuis 10 secondes pour pousser des hurlements à réveiller les morts
- celui que la mère au bord de la crise de nerfs, parce que pour elle ça dure depuis des mois, ne peut balancer par la fenêtre étant donné qu'on ne peut pas les ouvrir
- celui qui, les yeux rougis de larmes, le tétin vissé dans la bouche et le « nin-nin » cradot et odorant à la main, vient s'essuyer le nez sur la jambe de votre pantalon alors qu'il y a plein d'autres jambes dans le couloir du train
- celui qui au bout de cinq minutes fait passer ses parents pour de mauvais parents incapables et complètement dépassés et les soumet d'emblée au le regard noir et courroucé des autres voyageurs.

La seule chose qu'il réclame, c'est de pouvoir se balader dans l'allée centrale. On peut le comprendre. Rester dans les bras de quelqu'un pendant tout le trajet, ou bien rester assis sans rien dire pendant des heures, c'est insupportable pour lui. D'autant qu'il marche depuis quelques semaines à peine. Il est donc fier de montrer à tout le monde comment, malgré son énorme et pesante couche-culotte, il est capable, tel un château branlant, de se déplacer au milieu d'un train filant à 300 km/h.

Quand je pense qu'il y en a qui trouve ça attendrissant ! Moi j'ai beau me plonger avec mon air le plus sérieux et le plus rébarbatif dans la lecture de mon magazine préféré, le voilà qui justement se cramponne à ma cuisse pour conserver son équilibre.

Il est bien sûr tout content de son exploit et gazouille de joie non feinte. A ce moment-là, tout le monde nous regarde et je me vois donc dans l'obligation de lui décrocher un sourire bien que l'envie de lui soustraire d'un seul coup son point d'appui me démange.

De me voir sourire, derechef il se met aussi à me sourire, c'est un réflexe. Alors comment voulez-vous ne pas trouver ça attendrissant ? Bande de sans cœurs !

lundi 21 août 2006

Tabac froid

Voyager en TGV n'est en définitive pas si difficile que ça. C'est supportable. On peut même y trouver certains avantages. Pas d'embouteillages dans lesquels perdre des heures, si ce n'est quelques retards, ceux de plusieurs heures étant exceptionnels. La fatigue en moins pour certains trajets, surtout en hiver lorsqu'il pleut ou qu'il neige. On se sent nettement plus en sécurité.

Non, la seule chose qu'il faudra supporter, c'est son voisin de banquette ou certains voisins de voiture.

A mon sens, le pire des voyageurs à supporter, c'est le fumeur. Surtout lorsqu'il est assis à côté de vous. Celui-là, ou celle-là d'ailleurs, je ne peux pas le sentir. Les TGV sont enfin non-fumeurs. Des fumeurs il en existe toujours. Auparavant ils se regroupaient dans une voiture réservée aux fumeurs ou bien, ne supportant pas de voyager dans une voiture enfumée et empestant le tabac froid, ils allaient s'y rendaient en cours de voyage pour en griller une de temps en temps.

Maintenant la seule possibilité pour les fumeurs qui ne peuvent s'en passer, est d'aller en griller une à chaque arrêt. A l'annonce du prochain arrêt on les voit se précipiter en file indienne, la cigarette et le briquet à la main. Sur le quai, qu'il pleuve ou qu'il vente, on les voit tirer comme des malades sur un mégot fumant car deux minutes d'arrêt c'est peu pour en fumer une complètement. Au prix du tabac, il ne faudrait pas gaspiller, n'est-ce pas ?

Au signal annonçant la fermeture des portes, après avoir tiré une dernière et longue fois sur un résidu de filtre incandescent, un pied sur le marchepied, la bouche en cul de poule ils rejettent consciencieusement la fumée à l'extérieur de la voiture et soulagés viennent se rasseoir à votre côté pour vous faire profiter de leur haleine « Spécial Tabac Froid ».

vendredi 18 août 2006

Voisin Voisine

Prendre le TGV ou les transports en commun en général, c'est accepter de partager avec les autres. Le pire comme le meilleur. La banquette comme l'accoudoir.

A partir du moment où l'autre voyageur montre autant de bonne volonté que vous, partager la banquette est relativement simple dans la mesure où c'est justement l'accoudoir central qui délimitera l'espace de chacun. Une fois l'accoudoir abaissé, l'espace vital de chacun est marqué. Abaisser l'accoudoir revient à marquer son territoire et à tracer la limite à ne pas dépasser, de façon courtoise mais claire et déterminée.

On se regarde toujours et on se sourit d'un air entendu en marmonnant des mots d'excuse lorsqu'on abaisse l'accoudoir. Pas vrai ?

L'accoudoir est unique et fait figure de frontière. Mais ce n'est pas une ligne imaginaire. L'accoudoir a une surface. Il s'apparente plus à une zone de sécurité, voire un territoire occupé que chacun est en droit de revendiquer. Ce territoire pourra être occupé à tour de rôle. Mais certains n'hésitent pas à se l'approprier de façon unilatérale. Une forme détournée et moins noble du célèbre « J'y suis, j'y reste ! » de Mac Mahon. On n'imagine pas le nombre de conflits larvés et de batailles d'accoudoir qui peuvent se dérouler dans un TGV en période de pointe. C'est terrible.

L'intervention des Casquettes Bleues ou l'envoi d'une force d'interposition est l'exception.

Afin d'éviter tout risque d'embrasement et parce que c'est son choix, en général, lorsque Maurice occupe le siège côté fenêtre, il s'appuie contre la fenêtre et lorsqu'il est côté couloir, il a tendance à se pencher vers l'allée centrale.

L'accoudoir est donc un no man's land, une DMZ, un terrain inondable qu'il ne revendique pas mais qu'il occupera de temps à autre ne serait-ce que pour passer de la fesse gauche à la fesse droite.

jeudi 17 août 2006

Un fauteuil pour deux

L'installation dans le TGV se fait toujours avec une petite appréhension. Maurice n'aime pas trop que quelqu'un, pensant trouver une place libre, se soit installé à sa place. D'une part il faut faire dégager l'intrus et d'autre part s'asseoir à une place réchauffée par un postérieur étranger. Il arrive que cet intrus dorme ou fasse semblant de dormir, pensant ainsi bénéficier d'une certaine mansuétude. Même chose pour les personnes du soit disant sexe faible qui d'un sourire charmeur pensent obtenir ses bonne grâces. Que nenni ! Hors d'ici tout à l'heure et que je ne vous y reprenne plus ! Prenez vos cliques et vos claques et dégagez sur le champ !

Non mais…

Une fois votre place repérée et vidée, vous pouvez enfin vous asseoir. Et là, comme dirait l'autre, vous avez alors deux possibilités : soit la place voisine de la votre est libre, soit elle est occupée.

Si elle est libre, pas de problème, vous pouvez vous installer tranquillement et même profiter de la place restée libre pour vous étaler nonchalamment en espérant presque égoïstement que personne ne viendra s'y installer au cours du voyage.

Si elle est occupée, d'un coup d'oeil expert, tout en échangeant les amabilités de circonstances, vous prenez la mesure de votre nouveau voisin de banquette avec lequel il faudra composer, de façon imposée, pendant un moment. Vous aurez le même comportement lorsqu'une personne viendra occuper la place qui jusqu'à présent était libre.

Enfin, rares sont les cas où vous regrettez que la banquette ne soit pas moins large. La plupart du temps, que vous voyagiez à côté d'une asperge qui picore des biscuits secs arrosés d'eau minérale ou d'une baleine qui ingurgite des sandwichs jambon-fromage arrosés de coca, la banquette a toujours la même dimension.

Vos genoux ne diront pas le contraire.

mercredi 16 août 2006

Il est 5 heures…

C'est devenu une habitude, au mois d'août Maurice rejoint sa « petite » famille tous les week-ends. Et pour le faire il n'a rien trouvé de mieux que de prendre le train. Le TGV pour être plus précis. Il peut ainsi profiter un peu plus de cet univers et y prolonger son immersion : plus tard le vendredi et plus tôt le lundi. En effet le départ a lieu le vendredi soir, après une bonne semaine de travail et le retour s'effectue le lundi matin, suffisamment tôt pour être à l'heure au bureau.

Le voyage du retour, le lundi matin, se passe toujours dans le plus grand calme. Maurice monte dans un train occupé par un certain nombre de voyageurs qui ont du se lever encore plus tôt que lui. Ce sera d'ailleurs le dernier arrêt avant le terminus du train un peu plus de deux heures plus tard. Ce ne sont ni l'arrêt du train ni le va-et-vient de voyageurs dans le wagon qui viendront troubler le calme.

Une fois installé, Maurice ne pense plus qu'à retrouver un semblant de sommeil qui ne sera perturbé que par le bruit de la perforeuse du contrôleur de billets. Pour ceux qui en ont déjà fait l'expérience, le confort spartiate d'un siège de TGV en seconde classe ne vaut pas un bon Epéda multi-spires. Il est par ailleurs impossible d'étendre les jambes. Pas question non plus de se laisser aller sur l'épaule de son voisin ou de sa voisine. Heureusement que la clim' n'est pas montée à fond le matin, car un mauvais courant d'air froid sur le pauvre petit cou sensible de Maurice et c'est le torticolis assuré !

Mince, mon doudou est resté dans mon sac de voyage. Il va falloir que je me lève !

Il est 5 heures
Maurice s'éveille
Il est 5 heures
Maurice a sommeil…