jeudi 14 septembre 2006

Conséquences

Le fait de changer ses habitudes a eu pour Maurice deux types de conséquences. Des conséquences positives et des conséquences négatives. En voici une liste qu’il a pu établir après quelques jours de mise en pratique. Il est possible que par la suite et à l’usage cette liste soit modifiée.

Avantages

Le premier de la journée est que maintenant il ne prend plus ses petits déjeuners en solitaire le matin. Il peut lui aussi trouver le bon chemin du labyrinthe des boîtes de céréales et apprendre par cœur la liste des apports journaliers en glucides, protides et lipides, tout en continuant à écouter France Infos (quand ils ne passent pas en boucle des musiques de naze les jours de grève).

Maurice découvre de nouvelles têtes, de nouveaux habitués. Il y aura forcément des choses à dire et à raconter, des observations à faire et il l’espère de nouvelles aventures à vous raconter.

En principe, étant donnée l’heure matinale, il devrait y avoir moins de monde dans le RER. Cela restera à prouver d’autant que la tendance à l’heure actuelle est plus à l’abandon de la voiture au profit des transports en commun.

Inconvénients

Le réveil sonne une heure plus tôt que d’habitude. Et comme pour l’instant il ne se couche pas plus tôt qu’avant, il dort une heure de moins par jour. Il va falloir trouver un nouveau rythme s’il veut tenir le coup le Maurice !

Prenant son petit déjeuner vers 05h30, il faut qu’il attende de sept à huit heures avant de pouvoir déjeuner. C’est parfois long… Il va falloir penser à un petit encas. C’est la saison des pommes en ce moment. Maurice ira faire un tour chez Auchan ou au Monop’ ce midi. Ca lui fera prendre l’air et en plus les pommes c’est bon pour la santé.

Maurice abandonne pour un temps ses compagnons de voyage. En trouvera-t-il de nouveaux ? Un de perdu, dix de retrouvés ? La suite au prochain épisode !

mercredi 13 septembre 2006

Nouvelles habitudes

J’ai commencé à évoquer le sujet il y a quelques jours maintenant. C’est en soi une mini révolution puisque après des années passées au même rythme, à voyager tous les jours sensiblement à la même heure et à monter dans le train sensiblement toujours dans la même voiture, voilà que Maurice change tout. Radicalement.

Même si sa gare de départ reste la même, il ne part plus à la même heure et il ne monte plus au même endroit dans le train.

La raison de ce changement ? Le fait qu’il accompagne maintenant sa fille le matin. Elle poursuit ses études à Paris et devant être sur place à 08h00 pour le début des cours, elle doit partir tôt. Par solidarité et pour l’accompagner, du coup il se lève plus tôt, beaucoup plus tôt, comme elle, et prend le train plus tôt, beaucoup plus tôt. Vous voulez des chiffres ? Je n’en donnerais qu’un seul.

1 (lire une).

Une heure plus tôt ! Pour l’instant c’est énorme, mais Maurice sait que dans le temps la difficulté de se lever une heure plus tôt et de partir une heure plus tôt s’estompera.

Enfin Maurice monte dans le train à un endroit différent de celui qu’il empruntait habituellement de manière à faire gagner quelques secondes à sa fille. De là où ils partent maintenant, la troisième voiture alors qu’auparavant Maurice trustait plutôt la queue du train, une fois arrivée à sa station de correspondance, sa fille sera pratiquement en face de l’escalier mécanique qu’elle devra emprunter pour poursuivre son chemin. Le jour où les trains auront du retard, ce sera toujours ça de pris. Ca arrivera à coup sûr.

Si au cours de ces dernières années l’heure de départ était devenue de plus en plus tardive, ce coup-ci c’est reparti comme en 14 !

mardi 12 septembre 2006

Interlude

Il y a quelques jours Bricol-Girl a eu l'idée mettre sur son site une
photo mutilée. C'était sans compter sur Maurice qui après de longues heures de recherche a finalement retrouvé le document original.

C'eut été dommage de ne pas connaître la vérité.

Pour le récompenser de son travail de recherche Bricol-Girl lui lança un défi : imaginer les paroles échangées entre elle et une autre personne (je ne suis pas sûr de l'avoir identifiée...).

Avant d'aller plus loin jevous invite à y réfléchir à deux fois. Les scènes et le vocabulaire qui vont suivre risquent de choquer les oreilles les plus chastes et les âmes les plus sensibles. Si vous pensez être offensé, alors je vous conseille de ne pas lire plus loin.

Bricol-Girl je t'avais prévenu ! Si c'est insupportable alors il suffira de me demander de les enlever.

Voici donc l'épreuve originale.

Voici la première version où il est question d'échelle : une histoire de fou

Dans cette version il est question d'un jeu télévisé à inscrire au livre des records : le baiser le plus long

Enfin connaissant ta passion pour les tomates... : Ah ! Les belles tomates !

lundi 11 septembre 2006

Des si belles…

Il m’arrive parfois de râler contre certaines personnes qui dans le train ne savent pas se parler sans hurler. Ou bien qui rien trop fort à mon goût et à celui des autres. Il n’y a qu’à voir les haussements de sourcils désabusés et peinés lorsque surpris vous levez la tête en même temps que votre voisin d’en face.

Jusqu’à présent j’avais plutôt affaire à des djeuns, ceux avec un diamant de 20 carats à chaque oreille, la chaîne bling-bling incrustée de diamants elle aussi et le dernier pyjama 3 tailles au-dessus, de couleur pastel et présumé fabriqué par des enfants aux yeux bridés. Ils n’en ont malheureusement pas le monopole.

Ce matin là j’avais tiré le mauvais ouagon. Pas de bol. J’ai changé à la fois d’horaire et de place dans le train et je vous expliquerai pourquoi plus tard.

C’est ainsi que je me retrouvais au milieu d’inconnus à partager la voiture d’un groupe super bruyant. C’en était presque insupportable. En plus la veille au soir de ce matin là il y avait eu du foot à la télé. La France remettait les pendules à l’heure avec l’Italie. Alors forcément il fallait refaire le match. Et les précédents…

Mais ce n’étaient pas eux les plus bruyants. Je veux dire les hommes. En effet ils étaient accompagnés de quelques femmes plus ou moins jeunes. Il y en avait une en particulier juste derrière moi. Elle avait un rire on ne peut plus discret et ne la voyant pas j’imaginais des tas de choses à son sujet. Quel genre de tronche peut bien coller avec un rire pareil ? Nous n’étions pourtant pas Place du Mynck…

On prête habituellement ce genre de rire à la blonde décervelée qui cherche à faire se retourner ceux qui lui tournent le dos ou à celle qui estime que son apparence n’est pas suffisamment tape-à-l’œil pour attirer le mâle.

Je plains les collègues de bureau…

vendredi 8 septembre 2006

L'angoisse

Cela fait maintenant plusieurs jours que Maurice a repris contact avec la blogosphère. Après avoir laissé dépérir son blog, l'avoir se laisser envahir par des messages et des commentaires non sollicités, il a remis le pied à l'étrier. Ou plutôt il a réouvert son calepin et débouché son stylo et renoué avec ses semblables.

Au début ça part toujours bien. Il trouve des tas de choses à dire, il déborde d'idées toutes plus drôles ou folles que les autreS. Il a toujours un tas de choses intéressantes à vous rapporter. Il est ainsi capable dee vous bassiner tous les jours ouvrés avec ses idées plus ou moins tordues.

Et régulièrement la même question le hante. De quoi pourra-t-il bien parler la semain prochaine, ou dans deux jours ou demain ? Car des billets en stock il n'en a pas tant que ça. De même que des idées géniales.

Il faut dire qu'en dehors de son blog il mène une vie parallèle qui ne lui laisse pas toujours le temps de réfléchir de quoi sera fait le lendemain bloguesque. Il bouche alors les trous en écrivant ce genre d'article alors qu'il ne se passe rien d'extraordinaire dans la voiture dans laquelle il voyage.

Il lui reste encore trois arrêts avant d'arriver et une quinzaine de personnes à l'étage, dont trois iPodeurs, un bosseur, deux dormeurs, trois bavards et... une jeune fille en facez de lui qui écrit dans un calepin.

Maurice a beau discrètement loucher pour tenter de lire ce qu'elle écrit, il ne peut voir grand chose. Cela ressemble néanmoins plus à un journal intime qu'elle complète quotidiennement car il est daté et ouvert à la page du jour de la semaine de l'année.

Toujours est-il que le temps passant, il a réussi à écrire ce soir 2 billets supplémentaires qu'il devra taper ensuite sur son nardinateur un de ces soirs.

jeudi 7 septembre 2006

Comment fait-il ?

Cette question je sais qu'au moins un de mes lecteurs se la pose. Il a vécu et vit probablement encore de temps en temps le même genre d'expériences que moi. Pas dans le RER, mais dans le TER. Pas en Région Parisienne, mais en Province. Les spectacles sont les mêmes. Les acteurs sont les mêmes. Il n'y aurait aucune difficulté de les transposer d'un endroit à l'autre. La nature humaine est ainsi faite.

Alors comment Maurice fait-il pour enregistrer toutes ces scènes de la vie ordinaire et vous les restituer ?

En observant en retenant et en notant.

Maurice a toujours sous la main son calepin, ou bien des feuilles blanches ainsi que quelques stylos et crayons. Cela tombe bien d'ailleurs qu'il en ait plusieurs sous la main car il a la fâcheuse habitude de les semer un peu partout. Ou bien sachant qu'il en trouvera dans sa sacoche, va se servir et ne les remet pas forcément en place tout de suite.

En ce moment d'ailleurs il écrit avec un stylo plume à encre rouge, en retournant la plume pour pouvoir écrire en petites pattes de mouche sur sa feuille à petits carreaux. En fait, non, l'écriture est plutôt claire et lisible. Ca dépend si le train secoue ou pas.

Il rature souvent, reprend une phrase ou une expression, se relit de temps en temps pour s'assurer qu'il n'y a pas trop de répétitions, de fautes d'orthographe, que ce qu'il a voulu dire ou faire passer comme message sera compréhensible pour le commun des mortels.

Une fois arrivé chez lui, après avoir dîné et passé une partie de la soirée avec sa petite famille, il saisira son texte sur son nardinateur, apportera encore quelques corrections et publiera dans son blog pour, il l'espère, votre grand plaisir.

mercredi 6 septembre 2006

Grosse fatigue

Je me suis toujours demandé quelle tête je pouvais avoir et quels signes je pouvais monter à mes collègues de travail lorsqu'il me vient soudain un gros coup de barre au cours d'une réunion.

En général c'est plutôt dans l'après-midi alors que mon intervention n'est pas nécessaire, que le sujet ne me passionne pas et n'a pas d'incidence sur mon activité, ou bien encore que celui ou celle qui parle le fait sur un ton monotone, même si le repas du midi est toujours léger et jamais arrosé.

Dans ces moments là je sens mes yeux partir, mais je ne sais pas trop où, alors que mes paupières sont toujours ouvertes, quoique légèrement moins qu'en plein éveil. Il m'arrive également de ressentir comme de légères pertes d'équilibre qui correspondent en fait à un relâchement des muscles et qui donnent l'impression de tomber et qui nous fait sursauter. On se resaisit. C'est le mot juste car du coup on essaye de se raccrocher à tout ce qu'on a sous la main : cahier, stylo, table... Rien de discret donc.

Ce soir j'ai en face de moi une personne qui présente les mêmes symptômes. Nous ne sommes pas en réunion, mais dans le RER. C'est calme, il fait bon (ni trop chaud ni trop froid) et le train roule sans à-coups.

J'ai tout le loisir d'observer ma voisine, en particulier ses yeux. Et maintenant je sais enfin ! Alors que je me demandais où pouvaient bien partir mes yeux, j'ai la réponse devant moi : ils partent en arrière, ils se révulsent.

C'est à la fois horrible et terrible. Horrible car on a l'impression d'être face à un zombi aux yeux blancs, et terrible car maintenant jesais de quoi j'ai l'air en réunion. Rien que ça devrait maintenant me faire passer l'envie.

mardi 5 septembre 2006

L'arche de Noë

Ce matin, comme pratiquement tous les matins de ce mois d’août, il avait plu. Ce n’est pas nouveau et bientôt je n’aurai plus à la préciser car vous l’aurez deviné sans que je l’écrive. Vous aurez également deviné que ce billet commence à dater aussi...

Ce matin donc le quai était humide. Et une fois de plus, des escargots téméraires (des petits-gris) se traînaient le long du grillage qui empêche le voyageur inattentif de tomber sur le bas-côté, d’autres s’aventuraient même au milieu du quai (pour prendre le train ?). Lorsque Maurice les voit ainsi à la merci d’une semelle de chaussure aveugle, il les remet à leur place, dans la végétation, du bout du pied. Il n’est pas le seul à le faire d’ailleurs.

Quelques escargots n’auront pas cette chance. Il n’est qu’à constater le nombre de gastéropodes réduits à l’état de crêpe qui jonchent le sol. Ils ne seront pas perdus pour tout le monde. Une fois les voyageurs montés dans le train, les pies prennent le relais et se chargent du nettoyage.

C’est cette scène de la vie ordinaire qui m’a ainsi donné l’idée de lister les animaux que j’ai pu croiser sur mon trajet quotidien, à pied, en bus, et en RER (A et E) :

Canard (colvert)
Chat
Cheval
Chevreuil
Chien
Corneille
Escargot (petits-gris, des bois)
Faisan
Grenouille (rainette des bois)
Hérisson
Héron (cendré)
Hirondelle
Mésange (bleue, charbonnière)
Moineau
Papillons
Pie
Pigeon
Renard
Souris

Dans le genre exotique, j'ai croisé

Chameau (le modèle à deux bosses)
Lama
Vaches irlandaises
Zébu

Il faut dire que ce jour là un cirque avait décidé de stationner le long de la route qu'emprunte le car !

Enfin ce n'est pas rare de voir des thons. Rouges ou blancs, contrairement aux affirmations de GreenPeace, ils sont loin d'être en voie d'extinction. En méditerrannée peut-être, mais pas sur ma ligne !

lundi 4 septembre 2006

Voyager léger

Il n’est pas encore 7h00 du matin et pourtant Maurice est déjà sur le quai de la gare à attendre son train. Il fait jour mais pas encore suffisamment pour que les éclairages publics soient éteints. Ce matin, comme souvent en ce beau mois d’août, le sol est mouillé. Il a plu cette nuit et les nuages toujours présents dans le ciel semblent se disperser.

C’est l’inverse pour les voyageurs qui commencent à se regrouper petit à petit. L’ambiance est très calme car ils arrivent isolément, en silence. Seuls quelques bonjours sont échangés de loin en loin.

Les oiseaux n’ont pas l’air très chauds pour lancer quelques trilles matinales. La température y est certainement pour quelque chose et aujourd’hui ils sont trop occupés à lisser leurs plumes au fond de leurs nids détrempés.

En attendant donc que son train s’arrête, Maurice peut librement observer ceux qui arrivent et passent devant lui. Les visages ne sont ni gais ni tristes, juste sérieux, peut-être encore un peu fatigués ou mal réveillés. Heureusement l’air frais et vivifiant de ce matin va vite remettre les choses en place.

Et tout à coup c’est l’étonnement et l’incompréhension. Un homme s’avance sur le quai. Il est vêtu d’un costume gris anthracite, d’une chemise rayée et d’une cravate et a des chaussures noires. Et c’est tout ! Il avance les mains dans les poches, sans sacoche, ni sac en bandoulière.

Maurice est toujours chargé comme une mule (normal me direz-vous). Le contenu de sa sacoche est toujours en ligne à l’adresse suivante. Il imagine alors la taille des poches qu’il lui faudrait pour emmener tout son barda : magazine, calepin, stylos, parapluie, clés…

Et sans sacoche ou sans un livre à la main il se sent complètement nu et ne sait plus quoi faire de ses mains.

vendredi 1 septembre 2006

Enigme

Un TGV rouge part lundi matin de la gare d’Angoulême à 6h10.
Il est direct jusqu’à Paris-Montparnasse.
Il ne s’arrêtera donc pas en cours de route.
Sur le tronçon Angoulême-Tours, long de 300 km, le TGV roule à 150 km/h.
Sur le tronçon Tours-Paris long de 200 km, le TGV roule à 300 km/h.

Un TGV bleu part lundi matin de la gare de Paris-Montparnasse à 6h30.
Il n’est direct jusqu’à Paris.
Il s’arrêtera 2 minutes à Tours, 2 minutes à Châtellerault, 2 minutes à Poitiers et 2 minutes à Ruffec.
Sur le tronçon Paris-Tours long de 200 km, le TGV roule à 300 km/h.
Sur le tronçon Tours-Angoulême, long de 300 km, le TGV roule à 150 km/h.

Les distances, les horaires et les vitesses ont été arrondis pour faciliter les calculs.
On considère que les trains n’accélèrent pas et ne ralentissent pas.

Question :

Lorsque les deux TGV se croiseront, lequel sera le plus proche d’Angoulême ?

La calculette est autorisée et vous avez le week-end pour trouver la bonné réponse.

jeudi 31 août 2006

Merci !

J'évoquais l'autre jour l'absence de journaux gratuits pendant le mois d'août. C'était oublier que pendant que les uns se reposent, s'amusent et en profitent, d'autres continuent à b(r)osser dur.

Je tiens à remercier Catherine M. et Dominique F. qui chacun à leur manière ont su apporter un démenti flagrant à mes élucubrations. Le numéro 1683 du Charentais Annonce daté du 31 août en est la preuve !

Je les remercie aussi de pouvoir les compter parmi mes nouveaux et très probablement fidèles lecteurs.

Je les remercie de m'avoir fait parvenir, par porteur spécial très chargé, ces petits cadeaux que je vous invite à découvrir sur ces photos. Il n'y a pas de raison pour ne pas en faire profiter la blogosphère.

J'aurais souhaité faire paraître ce billet plus tôt, mais la livraison fut tardive dimanche et l'impression de la série sur la mousse à raser derrière l'oreille était lancée.

J'espère pour eux que cette attente n'en fut que meilleure et la surprise plus grande. Je suis friand de ce genre d'attention et je n'oublierai jamais le superbe et gigantesque slip kangourou que ces petits canaillous m'avaient offert au soir des nos adieux, il y a presque 20 ans maintenant...

Maurice a retrouvé le sourire (Colgate) et vous salue !

ps : ah ! Ce mélange frais de courgettes, petits pois et basilic...

Gardez le sourire mon Capitaine !

Gardez le sourire mon Capitaine !



Le Charentais Annonce mon Capitaine !

Le Charentais Annonce mon Capitaine !



Catherine brosse dur mon Capitaine !

Catherine brosse dur mon Capitaine !

mercredi 30 août 2006

La barbe (3)

Horreur ! Il sent le paquet de mousse à raser sous ses doigts et réalise alors qu’il s’est baladé non seulement dans Paris, mais aussi dans le métro, dans le RER et dans son entreprise avec ça collé derrière l’oreille. Il se prend alors un coup de chaud, transpire et rougit comme une jouvencelle. Il fait disparaître tant bien que mal la mousse en la collant sous la table. Une fois son forfait accompli, il passe en revue sa deuxième oreille et pousse un soupir de soulagement en constatant que celle-ci ne dissimule rien.

Son manège n’a évidemment pas échappé à ses collègues de bureau qui eux aussi, par mimétisme, procèdent à une inspection plus ou moins discrète et efficace de leurs propres oreilles. C’est un peu comme lorsque vous vous grattez le nez devant quelqu’un. Vous remarquerez qu’aussitôt votre interlocuteur fera la même chose pour s’assurer qu’il n’a rien qui lui pend au nez !

La vérification est faite différemment selon les individus. Certains font une oreille à la fois en penchant la tête sur le côté, une fois à gauche, une fois à droite. D’autres font les deux oreilles en même temps en penchant la tête en avant.

La chef de service, voyant tous les hommes autour d’elle se tirer le lobe des oreilles, imagine alors à son tour que quelque chose cloche chez elle. A-t-elle perdu une de ses boucles d’oreille ? A son tour, et c’est plus fort qu’elle, il faut qu’elle vérifie si tout est en place. Cela lui arrive de temps en temps, pour une raison inconnue, de s’effrayer pour rien en pensant avoir perdu une boucle d’oreille. Aujourd’hui, force est de constater que rien ne manque.

Pensant qu’on se moquait de ses pendentifs ethniques achetés pendant ses vacances sur une place de marché dans le sud de la France, on ne la vit plus jamais les porter.

mardi 29 août 2006

La barbe (2)

Je laissais donc s’éloigner cet homme à la feuille de chou farcie de mousse à raser en me disant que de tout manière il allait s’en rendre compte à un moment ou à un autre, sans l’aide de qui que ce soit.

Pour vous en convaincre, je vais vous expliquer comment cela s’est passé et quelles ont été les conséquences dramatiques de ce qui au départ pouvait sembler drôle et anodin

En fait cela s’est produit au cours de la réunion du matin. C’était la première réunion à laquelle il participait depuis son retour de congés. Vu la façon dont il était bronzé, on ne pouvait pas ne pas se rendre compte qu’il rentrait à peine de congés ce jour là. Il était rentré de vacances la veille au soir, tard dans la nuit, avait du vider sa voiture et s’était finalement écroulé de sommeil, encore plus fatigué qu’il ne l’était avant de partir. Evidemment le réveil avait sonné beaucoup plus tôt que d’habitude, et justement, les habitudes qui permettent de gagner du temps avaient été quelque peu oubliées.

Ainsi, du jour au lendemain, il se retrouve dans cette pièce aveugle, assis autour d’une table avec quelques uns de ses collègues et sa chef de service. Son gobelet de café lyophilisé entre les mains, il repense avec regret à ce qu’il faisait deux jours plus tôt à la même heure.

C’est à ce moment précis qu’il commence à sentir non pas une gêne, mais quelque chose d’à peine perceptible au niveau de l’oreille, sans pouvoir préciser d’avantage ce dont il s’agit. C’est donc plus par réflexe que dans un mouvement réfléchi qu’il attrape machinalement le lobe de son oreille entre le pouce et l’index.

(à suivre…)

lundi 28 août 2006

La barbe (1)

Les femmes, sous nos contrées et à notre époque, connaissent des soucis qui sont propres à leur genre comme par exemple de devoir se raser tout le corps pour plaire ou ne pas faire l’objet de commentaires plus ou moins désobligeants. Les hommes n’ont pas ce problème car le rasage pour eux se limite au visage.

Passés les premiers instants à maudire l’auteur de ces quelques lignes, je devine un froncement de sourcil perplexe chez certain(e)s.. Car la question que chacun se pose est bien évidemment le rapport entre le rasage et les transports en commun. Il est ténu, certes, mais il existe.

J’ai eu une chance inouïe ce matin. Quelle est d’après vous la probabilité d’apercevoir un résidu de mousse à raser derrière l’oreille d’un voyageur dans le RER en plein mois d’août ? Avouez que c’est rarissime ! Même en dehors du RER… Sauf peut-être dans un hospice de petits vieux ?

En fait, ce n’était pas de la mousse à raser, mais du gel de rasage. Je sais de quoi je parle car j’en utilise tous les jours sauf un jour du week-end de temps en temps. Le petit amas de gel donc était coincé entre le lobe de l’oreille et le crâne. Invisible à coup sûr de face et même de profil face au miroir, mais immanquable de dos car sur une peau bronzée il est difficile de ne pas remarquer une tache légèrement luminescente avec un ton bleu pâle.

Quand bien même l’aurais-je voulu, je n’ai pas eu le temps de prévenir l’infortuné. De toute manière je ne m’imagine pas interpellant un inconnu au milieu de la foule pour lui crier :

« Hep ! Monsieur ! Vous avez de la mousse à raser derrière l’oreille ! »

A un copain ou un ami, voire à certains collègues de travail, oui, je le ferai immédiatement, mais pas à un inconnu.

(à suivre…)

vendredi 25 août 2006

Agression (3)

Maintenant que le décor est planté, et étant donnée la manière dont je vous l'ai décrit, je suis convaincu que nombre d'entre vous ont compris comment s'est déroulée l'agression.

Pour les autres, je vais expliquer ce qui s'est passé. Mais tout d'abord, afin d'entretenir un peu plus le suspense il faut situer l'action dans le temps. Je vous épargnerai donc la traditionnelle page de publicité qui permet la plupart du temps de satisfaire une envie pressante et de réajuster les coussins avant de s'abrutir de nouveau devant la boîte à images.

En ce qui concerne l'unité de temps, cela s'est passé en période de pointe, en fin d'après-midi, un jour de semaine. Je ne me rappelle plus précisément l'heure ni le jour. En tous cas, à un moment de la journée où censément vous vous dites que vous ne risquez rien puisque vous êtes loin d'être seuls.

On aurait tendance à penser que la foule vous protège et qu'au contraire le fait de se retrouver isolé expose plus au danger. C'est vrai que passée une certaine heure il n'est pas très rassurant de se retrouver seul sur certaines lignes de trains ou de RER. Mais dans certains cas il est possible de profiter de la foule justement pour commettre un méfait. Cela permet de s'y fondre et de disparaître très rapidement.

Les agresseurs, après avoir frappé leur infortunée victime et lui avoir dérobé sont téléphone portable au milieu des autres voyageurs, sont passés d'une voiture à l'autre pour se perdre dans le train. Personne ne s'est interposé.

Et moi direz-vous ?

Evidemment les passagers des autres voitures n'avaient rien vu ou entendu. Ils ne voyaient que des jeunes sauvageons passer d'une voyageur à l'autre. Le conducteur du train avait été alerté par interphone. Il avait fait le nécessaire pour que des « renforts » soient sur le quai du prochain arrêt.

Cela dit une fois le train arrêté, toutes les portes se sont ouvertes et le chassé-croisé de ceux qui descendent de voiture et de ceux qui montent a permis aux voleurs de disparaître pour de bon.

jeudi 24 août 2006

Agression (2)

Je n'ai pas terminé de vous expliquer comment s'est déroulée l'agression que j'ai commencé de relater dans le post précédent.

Avant de poursuivre, et pour une meilleure compréhension ultérieure, il faut que je vous décrive tout d'abord le décor, l'unité de lieu.

Ces voitures du RER E sont à plusieurs niveaux. Il y en a en fait 3 niveaux différents :

- Le niveau 0 est composé de 3 plateformes (1 centrale et 2 latérales). C'est à ce niveau, qui est à la hauteur du quai, que les voyageurs entrent ou sortent dans une voiture. Grâce à des escaliers, un qui monte et l'autre qui descend, on peut accéder aux niveaux +1 et -1 à partir des 2 plateformes latérales. La plateforme centrale permet d'accéder aux deux niveaux -1 (l'un à gauche l'autre à droite).
- Le niveau +1 est composé de 2 zones qui ne communiquent pas entre elles. On y trouve de nombreux sièges.
- Le niveau -1 est composé de 2 zones qui communiquent par la plateforme centrale. On y trouve également de nombreux sièges.

Il y a très peu de sièges sur les plateformes latérales, et aucun sur la plateforme centrale. Il est donc possible en cas d'affluence de s'y tenir debout et nombreux. En cas de très forte affluence (situation quasi normale), il y a même des voyageurs debout dans les escaliers. Circuler dans la rame est pratiquement impossible sauf à bousculer tout le monde.

Il y a une porte de service à chaque extrémité de voiture. Chaque porte est fermée. On ne peut l'ouvrir qu'avec une clé spéciale dont seuls les agents SNCF devraient disposer. Le péquin moyen n'y passe pas. Certains voyageurs (ils ne portent pas d'uniforme SNCF) ont les moyens d'ouvrir ces portes. Ces portes permettent de passer d'une voiture à l'autre.

mercredi 23 août 2006

Agression (1)

Il y a plusieurs semaines maintenant, j'étais dans une voiture du RER E dans laquelle a eu lieu une agression. Un voyageur a été agressé et volé. Il a dans un premier temps été pris à parti, frappé et on lui a dérobé son téléphone portable. Le tout à une heure de pointe, au milieu d'autres voyageurs.

Sans en avoir été le témoin direct, c'est la première fois que je passe aussi près de ce genre de fait divers que certains qualifient d'incivilité.

Il m'est parfois arrivé d'assister malgré moi à des discussions fortes, très tendues, le plus souvent et chose étonnante du fait de voyageuses. Dans ces circonstances on a toujours l'impression qu'une simple étincelle risquerait de mettre le feu aux poudres, en d'autres termes que les acteurs en viennent à un crêpage de chignon en règle. L'honnête mère de famille se transforme alors en furie ou en marchande de poissons selon le cas. Dommage pour elle car après on ne les regarde plus de la même façon. Maurice déteste la vulgarité.

Fort heureusement l'intervention tonitruante et virile du voyageur dérangé dans sa sieste ou de celui dans l'impossibilité de lire tranquillement le compte-rendu du dernier match de son équipe de foot préférée - Oh ! Oh ! C'est pas bientôt un peu fini c'bordel ? - permet la plupart du temps de calmer les esprits, de faire retomber la tension, mais pas l'animosité et de replonger dans sa lecture favorite. L'approche qui consisterait à calmer les esprits par un - Mais enfin Mesdames, calmez-vous ! - n'aurait aucune chance de réussir.

Il n'est pas rare non plus de voir les gens sourire en appréciant l'échange verbal des deux adversaires du moment. Le spectacle est assuré et gare aux oreilles sensibles ! De si vilains mots dans de si jolies bouches...

mardi 22 août 2006

Les bébés

Les fumeurs c'est une chose, mais il y a une autre catégorie de voyageurs que je cherche à éviter autant que faire se peut. Certains l'appellent les bébés, moi je l'appelle le mouflet teigneux à chandelle. Malheureusement, et comme les autres, je suis tributaire du numéro de siège indiqué sur mon billet.

Dans cette catégorie je range pêle-mêle :

- celui qui attendra que vous vous soyez assoupi depuis 10 secondes pour pousser des hurlements à réveiller les morts
- celui que la mère au bord de la crise de nerfs, parce que pour elle ça dure depuis des mois, ne peut balancer par la fenêtre étant donné qu'on ne peut pas les ouvrir
- celui qui, les yeux rougis de larmes, le tétin vissé dans la bouche et le « nin-nin » cradot et odorant à la main, vient s'essuyer le nez sur la jambe de votre pantalon alors qu'il y a plein d'autres jambes dans le couloir du train
- celui qui au bout de cinq minutes fait passer ses parents pour de mauvais parents incapables et complètement dépassés et les soumet d'emblée au le regard noir et courroucé des autres voyageurs.

La seule chose qu'il réclame, c'est de pouvoir se balader dans l'allée centrale. On peut le comprendre. Rester dans les bras de quelqu'un pendant tout le trajet, ou bien rester assis sans rien dire pendant des heures, c'est insupportable pour lui. D'autant qu'il marche depuis quelques semaines à peine. Il est donc fier de montrer à tout le monde comment, malgré son énorme et pesante couche-culotte, il est capable, tel un château branlant, de se déplacer au milieu d'un train filant à 300 km/h.

Quand je pense qu'il y en a qui trouve ça attendrissant ! Moi j'ai beau me plonger avec mon air le plus sérieux et le plus rébarbatif dans la lecture de mon magazine préféré, le voilà qui justement se cramponne à ma cuisse pour conserver son équilibre.

Il est bien sûr tout content de son exploit et gazouille de joie non feinte. A ce moment-là, tout le monde nous regarde et je me vois donc dans l'obligation de lui décrocher un sourire bien que l'envie de lui soustraire d'un seul coup son point d'appui me démange.

De me voir sourire, derechef il se met aussi à me sourire, c'est un réflexe. Alors comment voulez-vous ne pas trouver ça attendrissant ? Bande de sans cœurs !

lundi 21 août 2006

Tabac froid

Voyager en TGV n'est en définitive pas si difficile que ça. C'est supportable. On peut même y trouver certains avantages. Pas d'embouteillages dans lesquels perdre des heures, si ce n'est quelques retards, ceux de plusieurs heures étant exceptionnels. La fatigue en moins pour certains trajets, surtout en hiver lorsqu'il pleut ou qu'il neige. On se sent nettement plus en sécurité.

Non, la seule chose qu'il faudra supporter, c'est son voisin de banquette ou certains voisins de voiture.

A mon sens, le pire des voyageurs à supporter, c'est le fumeur. Surtout lorsqu'il est assis à côté de vous. Celui-là, ou celle-là d'ailleurs, je ne peux pas le sentir. Les TGV sont enfin non-fumeurs. Des fumeurs il en existe toujours. Auparavant ils se regroupaient dans une voiture réservée aux fumeurs ou bien, ne supportant pas de voyager dans une voiture enfumée et empestant le tabac froid, ils allaient s'y rendaient en cours de voyage pour en griller une de temps en temps.

Maintenant la seule possibilité pour les fumeurs qui ne peuvent s'en passer, est d'aller en griller une à chaque arrêt. A l'annonce du prochain arrêt on les voit se précipiter en file indienne, la cigarette et le briquet à la main. Sur le quai, qu'il pleuve ou qu'il vente, on les voit tirer comme des malades sur un mégot fumant car deux minutes d'arrêt c'est peu pour en fumer une complètement. Au prix du tabac, il ne faudrait pas gaspiller, n'est-ce pas ?

Au signal annonçant la fermeture des portes, après avoir tiré une dernière et longue fois sur un résidu de filtre incandescent, un pied sur le marchepied, la bouche en cul de poule ils rejettent consciencieusement la fumée à l'extérieur de la voiture et soulagés viennent se rasseoir à votre côté pour vous faire profiter de leur haleine « Spécial Tabac Froid ».

vendredi 18 août 2006

Voisin Voisine

Prendre le TGV ou les transports en commun en général, c'est accepter de partager avec les autres. Le pire comme le meilleur. La banquette comme l'accoudoir.

A partir du moment où l'autre voyageur montre autant de bonne volonté que vous, partager la banquette est relativement simple dans la mesure où c'est justement l'accoudoir central qui délimitera l'espace de chacun. Une fois l'accoudoir abaissé, l'espace vital de chacun est marqué. Abaisser l'accoudoir revient à marquer son territoire et à tracer la limite à ne pas dépasser, de façon courtoise mais claire et déterminée.

On se regarde toujours et on se sourit d'un air entendu en marmonnant des mots d'excuse lorsqu'on abaisse l'accoudoir. Pas vrai ?

L'accoudoir est unique et fait figure de frontière. Mais ce n'est pas une ligne imaginaire. L'accoudoir a une surface. Il s'apparente plus à une zone de sécurité, voire un territoire occupé que chacun est en droit de revendiquer. Ce territoire pourra être occupé à tour de rôle. Mais certains n'hésitent pas à se l'approprier de façon unilatérale. Une forme détournée et moins noble du célèbre « J'y suis, j'y reste ! » de Mac Mahon. On n'imagine pas le nombre de conflits larvés et de batailles d'accoudoir qui peuvent se dérouler dans un TGV en période de pointe. C'est terrible.

L'intervention des Casquettes Bleues ou l'envoi d'une force d'interposition est l'exception.

Afin d'éviter tout risque d'embrasement et parce que c'est son choix, en général, lorsque Maurice occupe le siège côté fenêtre, il s'appuie contre la fenêtre et lorsqu'il est côté couloir, il a tendance à se pencher vers l'allée centrale.

L'accoudoir est donc un no man's land, une DMZ, un terrain inondable qu'il ne revendique pas mais qu'il occupera de temps à autre ne serait-ce que pour passer de la fesse gauche à la fesse droite.

jeudi 17 août 2006

Un fauteuil pour deux

L'installation dans le TGV se fait toujours avec une petite appréhension. Maurice n'aime pas trop que quelqu'un, pensant trouver une place libre, se soit installé à sa place. D'une part il faut faire dégager l'intrus et d'autre part s'asseoir à une place réchauffée par un postérieur étranger. Il arrive que cet intrus dorme ou fasse semblant de dormir, pensant ainsi bénéficier d'une certaine mansuétude. Même chose pour les personnes du soit disant sexe faible qui d'un sourire charmeur pensent obtenir ses bonne grâces. Que nenni ! Hors d'ici tout à l'heure et que je ne vous y reprenne plus ! Prenez vos cliques et vos claques et dégagez sur le champ !

Non mais…

Une fois votre place repérée et vidée, vous pouvez enfin vous asseoir. Et là, comme dirait l'autre, vous avez alors deux possibilités : soit la place voisine de la votre est libre, soit elle est occupée.

Si elle est libre, pas de problème, vous pouvez vous installer tranquillement et même profiter de la place restée libre pour vous étaler nonchalamment en espérant presque égoïstement que personne ne viendra s'y installer au cours du voyage.

Si elle est occupée, d'un coup d'oeil expert, tout en échangeant les amabilités de circonstances, vous prenez la mesure de votre nouveau voisin de banquette avec lequel il faudra composer, de façon imposée, pendant un moment. Vous aurez le même comportement lorsqu'une personne viendra occuper la place qui jusqu'à présent était libre.

Enfin, rares sont les cas où vous regrettez que la banquette ne soit pas moins large. La plupart du temps, que vous voyagiez à côté d'une asperge qui picore des biscuits secs arrosés d'eau minérale ou d'une baleine qui ingurgite des sandwichs jambon-fromage arrosés de coca, la banquette a toujours la même dimension.

Vos genoux ne diront pas le contraire.

mercredi 16 août 2006

Il est 5 heures…

C'est devenu une habitude, au mois d'août Maurice rejoint sa « petite » famille tous les week-ends. Et pour le faire il n'a rien trouvé de mieux que de prendre le train. Le TGV pour être plus précis. Il peut ainsi profiter un peu plus de cet univers et y prolonger son immersion : plus tard le vendredi et plus tôt le lundi. En effet le départ a lieu le vendredi soir, après une bonne semaine de travail et le retour s'effectue le lundi matin, suffisamment tôt pour être à l'heure au bureau.

Le voyage du retour, le lundi matin, se passe toujours dans le plus grand calme. Maurice monte dans un train occupé par un certain nombre de voyageurs qui ont du se lever encore plus tôt que lui. Ce sera d'ailleurs le dernier arrêt avant le terminus du train un peu plus de deux heures plus tard. Ce ne sont ni l'arrêt du train ni le va-et-vient de voyageurs dans le wagon qui viendront troubler le calme.

Une fois installé, Maurice ne pense plus qu'à retrouver un semblant de sommeil qui ne sera perturbé que par le bruit de la perforeuse du contrôleur de billets. Pour ceux qui en ont déjà fait l'expérience, le confort spartiate d'un siège de TGV en seconde classe ne vaut pas un bon Epéda multi-spires. Il est par ailleurs impossible d'étendre les jambes. Pas question non plus de se laisser aller sur l'épaule de son voisin ou de sa voisine. Heureusement que la clim' n'est pas montée à fond le matin, car un mauvais courant d'air froid sur le pauvre petit cou sensible de Maurice et c'est le torticolis assuré !

Mince, mon doudou est resté dans mon sac de voyage. Il va falloir que je me lève !

Il est 5 heures
Maurice s'éveille
Il est 5 heures
Maurice a sommeil…

vendredi 11 août 2006

Météo des plages

Force est de constater que bon nombre d'usagers des transports en commun sont absents ces jours-ci. Partis sous d'autres cieux sans aucun doute. C'est chacun son tour. Pour moi ce fut le mois précédent. Et apparemment je ne suis pas le seul dans ce cas étant donnée la mine bronzée que l'on peut observer sur certains et certaines.

Il n'a pas du y avoir de la neige partout car on ne voit pratiquement pas de bras en écharpe ou de béquilles dans les trains. C'est vrai qu'avec la chaleur qu'il a fait…

Ainsi pour ceux qui sont partis et qui ont sur place la possibilité d'accéder à internet, voici quelques nouvelles qui, je n'en doute pas, ne leur provoqueront pas de pincement au cœur :

- Malgré de nombreux départs de vacanciers, du fait de la baisse de la fréquence des rames de RER, on est toujours aussi serrés dans les voitures.
- Malgré des températures plutôt fraîches pour la saison, il fait toujours aussi chaud dans les rames.
- Malgré de nombreuses promesses d'amélioration de la communication aux usagers, on ne sait toujours pas les trains s'arrêtent en pleine voie et sont en retard.

Enfin, en parlant de plage, n'oublions pas celle de Paris. J'irai probablement y faire un tour un de ces soirs y retrouver quelques animateurs à roulettes de ma connaissance. Avec la pluie, le vent et des températures sous les 20° C ça ne doit pas être très différent des plages bretonnes en plein mois d'août (la pêche à pied à marée basse en moins).

C'était mercredi ma fête et demain samedi nous fêterons les Clarisse.
Vous ne verrez pas le soleil se lever ni se coucher tellement il fera gris.
Vous aurez le plaisir de me retrouver mercredi de la semaine prochaine en attendant je vous souhaite à toutes et à tous une agréable journée et un bon week-end.

jeudi 10 août 2006

Le chaud Paris

En cette période de l’année où l’on pense plutôt aux champs de blé parsemés de gentils coquelicots sous le soleil, aux vaguelettes venant s’échouer à vos pieds au bord d’une plage de sable chaud, ou bien encore selon la région, à une boisson anisée ou une boisson houblonnée servie dans un verre perlé de buée, il y a quand même quelque chose qui ne tourne pas rond.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, en ce matin de période censée être estivale, le chauffeur du bus avait remis le chauffage ! Il faut dire qu’il ne faisait vraiment pas chaud ce matin. Mais quand même !

A l’inverse, quelques minutes plus tard je me retrouvais dans un des endroits les plus chauds de la capitale. Un de ces endroits fréquentés par une foule bigarrée et compacte, une foule composée de personnes plus ou moins habillées.

Je me retrouvais donc au milieu de ces corps déjà moites qui se contorsionnent pour se faire une place non pas sur la piste de danse au son de rythmiques endiablées, mais sur la plateforme de la rame du RER, au son de la sonnerie de fermeture des portes.

Et là pour être chaud, c’est chaud !

Quelques personnes se cramponnent aux barres non pas pour assurer le spectacle d’une séance de « lap dancing » mais pour ne pas perdre l’équilibre. A la différence d’une discothèque où tout le monde se regarde plus au moins ou cherche à capter le regard de l’autre et où les sourires sont de sortie, ici c’est plutôt l’inverse. Les regards sont fixes, complètement éteints et pour ce qui est des sourires…

Heureusement la séance ne dure pas trop longtemps et une fois sorti à l’extérieur, après avoir respiré un bol d’air frais, vous penserez à autre chose.

mercredi 9 août 2006

Vaches maigres

Il est dit qu’au mois d’août la France tourne au ralenti. Ce n’est pas tout à fait exact. Il existe des contre-exemples frappants. Prenons le Blog de Maurice par exemple. Le mois d’août à peine commencé et le voici qui démarre sur les chapeaux de roues. Combien de temps tiendra-t-il ? On verra bien.

En attendant, s’il alimente quotidiennement pour l’instant son blog, il n’en est pas de même pour les journaux gratuits. Ils ont disparu. Complètement. Plus rien n’est distribué ou mis à disposition de la cohorte des voyageurs. Les Métro, 20 Minutes, ParuVendu, A Nous Paris, Sport… A croire qu’ils sont partis au bord de la mer pour être distribués, gratuitement également, et hebdomadairement aux petits baigneurs. Quel bonheur que de faire un Sudoku allongé sur le sable ou de lire les dernières aventures d’Anitta Hilton !

Si j’ai remarqué leur disparition, c’est que quelque part ça me manque et que c’était rentré dans mes habitudes quotidiennes que de les rechercher. C’est en sortant du RER que je trouvais cette lecture facile facilement, à condition de ne pas arriver trop tard ni trop tôt. En fait seules la BD de Garfield de l’un et la page Pipole de l’autre m’intéressaient. J’imagine qu’après le long week-end du 15 août les choses rentreront dans l’ordre. Je ne manquerais pas de vous tenir informé, vous pouvez compter sur moi.

Il en va de même pour la distribution d’échantillons gratuits. Une glace « Tripeul Tchoklaïte » même au format réduit serait la bienvenue de temps en temps. Certes il ne fait pas si chaud que ça pour l’instant. On ne peut pas parler de torpeur estivale. Mais qui sait, si M. Magnum m’entend ou me lit…

mardi 8 août 2006

Nouvelle occupation

Ce n’est un secret pour personne et vous êtes sans doute nombreux à en posséder un, la mode dans les transports en commun en particulier est aux baladeurs numériques. Rien de tel pour rendre ce monde parallèle un peu plus supportable ou pour s’évader du quotidien. Un peu de musique et tout de suite tout autour de vous semble prendre une autre apparence.

Cela dit, avant de pouvoir apprécier le dernier tube de l’été, ze compil’ du siècle, la version remixée version dance de Jordi ou encore la dernière petite suite de Beethoven, il faudra passer un certain temps à une occupation jusqu’alors réservée aux brodeuses, aux tricoteuses et aux pêcheurs.

Il s’agit du démêlage de nœuds, et même de paquets de nœuds car dans ces circonstances c’est rare qu’ils soient seuls. Ils sont livrés par paquets. En effet, aussi incroyable que cela puisse sembler, vous aurez beau ranger consciencieusement vos écouteurs, qui dans sa poche de chemise, qui dans sa sacoche ou encore son sac à main, il n’y a rien à faire, vous y aurez droit.

Le rituel est donc immuable et concerne de plus en plus de personnes. Après s’être assis, bon nombre de voyageurs sortent un paquet de nœuds et commencent à le démêler avec plus ou moins de bonheur. C’est en les regardant opérer qu’on trouvera que certains ne sont vraiment pas dégourdis et s’y prennent mal. En tout cas pas comme vous l’auriez fait. A un tel point qu’on aurait presque envie de leur prendre des mains pour le faire à leur place.

Une fois cette tâche accomplie, vous pourrez alors vous visser les écouteurs dans les oreilles, monter le volume de votre baladeur, regarder avec un sourire aux lèvres la foule compacte alignée à l’entrée de la voiture juste en face de vous, vous placer de dos, vous imaginer en première ligne de la Bande des Pêcheurs et fredonner un m’tit monte d’ssus et rentrant en marche arrière dans la voiture au son des fifres et tambours !

lundi 7 août 2006

De quoi parlions-nous ?

De quoi parlions-nous déjà ? Ah oui ! Des transports en commun. Et plus précisément des aventures de Maurice dans le RER, le métro, le bus, le train, dans les transports en commun donc. En fait d'aventures il s'agit plutôt de ses heurs et malheurs (au fait, Sam et Zette ça parle à quelqu'un ?).

Vous y découvrirez ainsi tout ce que Maurice peut observer dans ces lieux, que ce soit gai ou triste, bien ou mal. Mais aussi tout ce qu'il peut voir ou regarder, entendre ou écouter, sentir ou ressentir, imaginer ou rêver, aimer ou détester.

Ce blog est pour lui un moyen de décrire de façon légère ou caricaturale l'environnement quotidien qui est le sien, mais aussi celui de milliers de personnes qu'il côtoie bon gré mal gré. C'est aussi un moyen de détailler les habitudes, les comportements, les tics et les manies des autres voyageurs. Une tribune lui est ainsi offerte pour vous faire part de ses réflexions, de ses commentaires. Pour vous il saura identifier les tendances, les modes en sous-sol, les répliques cultes avant l'heure.

Souhaitez-vous connaître les secrets et la dure réalité d'un autre monde, d'un monde parallèle ouvert à tous et dans lequel on ne fait que passer, un monde que chacun peut découvrir (à condition d'être muni d'un billet dûment composté ou validé), un monde avec ses héros, ses princesses, ses palais, ses animaux fantastiques, ses sentiers battus mais aussi ses mystères et ses dangers ?

Ce blog est fait pour vous.

Que vous recherchiez de l'action ou du suspense, si cela ne vous fait pas peur, si vous vous sentez le courage, si vous n'avez VRAIMENT rien d'autre à faire, alors revenez régulièrement sur ce blog y lire les derniers épisodes de cette saga extraordinaire et époustouflante.

N'en abusez cependant pas à en devenir accro !

vendredi 4 août 2006

Maurice' return

Oh, mais regardez qui est là ! Cela faisait un bail pourtant qu'il n'avait pas laissé de traces. Parti sans rien dire. Pas même un au revoir ou à bientôt. Plus de nouvelles ou de commentaires à droite ou à gauche. Et le voilà qui réapparaît au moment où on s'y attend le moins, au mois d'août alors que c'est la période supposée de congés payés pour la plupart. Nous jouerait-il une nouvelle adaptation de Pomponnette de la femme du boulanger ou bien encore du retour de l'enfant prodigue ?

Après des semaines et des mois d'absence son blog est dans un état lamentable. La boîte à tags a été polluée de façon massive par des messages non désirés. Les commentaires sont pratiquement inexistants. S'agirait-il d'un milieu plus favorable, on verrait des araignées y tisser leur toile et la mauvaise herbe y pousser.

Qu'est-ce à dire ? Vous voulez une réponse ? Il n'y en a pas. En fait il y en a plusieurs. Une multitude même… Donc il n'y en a pas !

En fait il y en a, bien sûr… comme les remords, par exemple. C'est vrai, quoi. Ouvrir un blog c'est quelque part prendre un engagement, a fortiori s'il est lu. S'il n'était pas lu, personne ne le remarquerait. On finit par s'attacher même si c'est da façon complètement immatérielle.

Maurice ne pouvait décemment pas laisser tomber ses lectrices (lecteurs) du jour au lendemain, comme on abandonne ses vieilles chaussettes. Il reprend donc du service. Pour combien de temps ? Je n'en sais fichtre rien et il accepte de bon gré, pour les plus froissé(e)s de se faire tancer, mais pas trop vertement.

jeudi 3 août 2006

Journée noire pour la SNCF

Après les ânes dans le Gard qui font dérailler les TER, paralysant le trafic ferroviaire de Bordeaux ou de Paris à Montpellier…

Après les vaches qui le même jour se baladent sur les voies ferrées dans l’Aveyron et occasionnent le même genre de perturbation…

C’est en ce même jour au tour de la Région Parisienne de se distinguer, avec un voyageur sur les voies Gare de l’Est, entraînant une coupure de courant et l’arrêt de la circulation des trains sur tout le réseau Est.

La distribution des rôles est le fruit du hasard.

Ce ne sont pas les ânes qui manquent en région parisienne ! Ni les grosses vaches d’ailleurs…

mercredi 10 mai 2006

Affluence

Comme avait l’habitude de s’interroger un ancien prof de philo, je me pose la question : « qu’est-ce à dire ? » A ne pas confondre avec « ben qu’est-ce ça dit ? ». Ca c'était pour les ceusses qui auront compris.

En regardant une fois de plus autour de moi j’ai constaté un changement. Il n’est pas rare maintenant de voir un certain nombre de personnes debout dans les allées au rez-de-chaussée ou à l’étage. Je ne parle même pas des espaces devant les portes qui eux sont occupés depuis belle lurette. Là je parle des personnes qui se tiennent debout à côté de vous lorsque vous êtes assis. De ces personnes qui frottent leur bedaine sur votre épaule ou qui vous bourrent les côtes avec leur sac. Tout cela contribue bien évidemment à rendre les voitures encore plus sombre comme je l’expliquais précédemment.

Comment expliquer cette nouvelle affluence sur MON train à MON heure le matin ? Y aurait-il plus de personnes utilisant les transports en commun ? Les gens auraient-ils modifié leurs habitudes en laissant leur voiture au garage par exemple ou en se réveillant plus tôt ou plus tard ?

Y aurait-il un transfert de voyageurs d’une ligne à l’autre ? Ou bien encore un transfert de voyageurs d’un bassin d’emploi à un autre ?

Ou bien tout simplement le plaisir de voyager avec moi ?

Je vous pose la question…

mardi 9 mai 2006

J’aime bien…

Les femmes qui bloquent l’entrée des portillons, en posant leur sac à main sur le lecteur Navigo afin de pouvoir rechercher leur carte Navigo au fin fond du fatras qu’elles trimballent en permanence. D’autant qu’au préalable elles auront fait passer leur sac sur le lecteur dans tous les sens, mais sans résultat. En attendant les autres voyageurs attendent patiemment qu’elles aient fini.

Lorsque la voiture est plus qu’archi-bourrée à cause d’un problème quelconque. Certains voyageurs s’entêtent à vous déplier sur la tête ou sous le nez leur journal du matin, gratuit ou pas, sans se soucier de la gêne supplémentaire que vous avez à subir. Soit vous êtes décoiffé soit vous êtes obligés de loucher.

Lorsqu’un voyageur passe ses coups de fil, avec son portable bien sûr, en parlant à voix haute pendant de longues minutes avec un collaborateur resté au bureau, en prenant le soin de faire profiter tout le wagon de sujets dont on se passe aisément. Tout le monde sauf l’intéressé peut lire l’énervement et l’exaspération sur l’ensemble des visages.

L’obscurité dans laquelle nous sommes plongés dans les wagons. Sauf à être assis près d’une fenêtre, le reste de la voiture est plongé dans la pénombre. Il fait trop sombre pour pouvoir lire ou écrire dans de bonnes conditions, sans s’abîmer les yeux. Lorsqu’il y a une personne assise sur chacun des sièges le long des fenêtres, l’espace vitré dégagé est alors très restreint. L’éclairage est sensé se faire automatiquement en fonction de la luminosité extérieure. Il est cependant possible pour le conducteur du train de forcer l’allumage. S’il le veut bien…

ps 1 : pour ceux que ça intéresse, j’ai une brodeuse assise en face de moi.

ps 2 : comme la brodeuse je suis assis à côté d’une fenêtre.

vendredi 14 avril 2006

C’est les vacances

(Ce post a été rédigé il y a 5 jours maintenant et je le publie avec « un peu » de retard. Je tiens à le préciser sinon il perdrait une partie de son sens.)

C’est les vacances ! Tout le monde a en tête le refrain de la chanson de cette habituée du Top 50 estival.

En l’occurrence c’est peut-être les vacances pour les autres mais pas pour moi. En tous les cas pas pour tout de suite. Il me faudra attendre encore une semaine. Patience donc… A quoi reconnaît-on dans les transports en commun qu’on est en période de vacances scolaires ? Vous l’aurez deviné bien sûr.

Il y a moins de monde. Le constat est évident parmi la population des ados (lycéens, collégiens, étudiants), mais aussi dans une moindre mesure chez les adultes. Les grands. Ceux qui bossent.

Il faut cependant noter l’arrivée d’autres voyageurs. Ceux-là sont parfois beaucoup plus jeunes. Ils sont de temps en temps accompagnés de grosses valises, signe qu’on va les mettre dans un autre train qui les emmènera probablement chez une grand-mère, ou bien ils sont parfois accompagnés d’un petit sac en prévision d’une longue journée à passer au bureau le plus souvent avec Maman.

Ca doit sembler terriblement long de rester dans un bureau de grands à dessiner sans avoir le droit de faire du bruit, sans avoir le droit de courir dans tous les sens et sans avoir le droit de jouer sur l’ordinateur des autres…

C’est les vacances donc et pour ceux qui ont décidé de ne pas aller travailler aujourd’hui, c’est grand beau temps. Certes un peu frais ais le soleil est au rendez-vous. Je n’aime pas trop parler de la météo car c’est souvent signe qu’on a pas grand-chose d’autre à dire. Mais la chaleur et le soleil commencent à me manquer. Encore quelques mois et ce sera l’étuve dans les trains !

En attendant, patience !

mercredi 5 avril 2006

Gréviste planqué ?

C'est pour le moins curieux.

En cette nouvelle journée de grève nationale, un service "minimum" était assuré dans les transports en commun. La gare était ouverte et quelques trains roulaient.

Il y avait donc des conducteurs, des aiguilleurs, des contrôleurs et des agents d'accueil. Je ne sais pas si c'est le nom, mais pour vous situer ce sont ceux qui sont derrière les hygiaphones dans les guichets.

Il y avait donc des agents présents derrière le guichet mardi soir. Certes le rideau était baissé, mais pas complètement. Il y avait de la lumière et on pouvait les apercevoir. De la même manière ils pouvaient voir les dizaines de dizaines de voyageurs qui venaient d'arriver par le un train sur deux. Ils pouvaient d'autant mieux les voir que tout le couloir souterrain était bloqué et noir de monde.

Pourquoi ? Tout simplement car seuls deux portillons étaient franchissables dans le sens "sortir de la gare". Croyez-vous qu'il auraient tendu le bras pour ouvrir d'autre portillons de manière à fluidifier le trafic comme ils ont l'habitude de le faire ? Pas du tout. Quand en plus d'être en grève on peut emmerder le monde, pourquoi se priver?

Au fait, on a des retenues de salaire lorsqu'on est présent sur son lieu de travail et qu'on fait semblant de travailler pour ne pas avouer qu'on est en grève ?

mardi 4 avril 2006

Merde in France

Ah.. ah... ah... ah...

(Refrain)
Eh la fauchonne conne d'you mouloud
Lavabo trottoir mouloudji
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Eh watching you t'as fraoute les roubloutes
Canapé bidet à coudre
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh watching you t'as fraoute les (cacapoum cacapoum)
Watch euh me again
Même triple again
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ah.. ah... ah... ah...

(Refrain)

Eh Gaspard wet Pierre sot qu'inclus
Baby sleep dortoir les mouges
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh Gaspard wet Pierre sot qu'inclus (cacapoum cacapoum)
Au Mickey qu'au Gaumont
Lampadaire et paillasson
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ah.. ah... ah... ah...
Play Tex! Play Tex!

(Refrain)

Cigare!

Eh you speak bye ciao baby bye bye
Baby sleep dortoir limaille
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh masque à gaz ciao bye bye (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ben alors? (cacapoum cacapoum)

Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na

Jacques Dutronc (1984)

vendredi 31 mars 2006

Maurice ? Présent !

A la question "Maurice est-il toujours vivant ?" la réponse est oui. Il est toujours là. Il vous lit toujours, mais discrètement. C'est à dire qu'il ne laissera pas forcément un message ou un commentaire toujours aussi bien senti, signe de sa facture bien particulière et pas toujours apppréciée.

Il prend toujours les transports en commun et observe toujours autant ses congénères évoluer dans les transports en commun, même si parfois ils donnent plutôt l'impression de régresser. Il observe donc avec tendresse, d'autre fois avec admiration, parfois avec énervement, de plus en plus rarement avec étonnement, mais toujours avec autant d'intérêt.

L'autre jour il a même pris le métro. La ligne 2 pour être plus précis, pour descendre du côté du Parc Monceau à la recherche d'une boutique non loin du si célèbre fleuriste parisien. Il a recommencé un peu plus tard pour retrouver le RER du côté de Charles de Gaulle. Il a hésité avant finalement de se résigner à rencontrer ou se faire signaler auprès d'une conductrice de ligne maintenant célèbre.

Au fait j'ai une question : combien y en a-t-il sur une ligne comme la 2 par exemple ?

mercredi 1 mars 2006

Navette (3)

Tout le monde a en tête les premiers pas de l'astronaute Neil Armstrong sur la lune. C'était le 21 juillet 1969 (je me souviens l'avoir vu à la télévision et j'étais pourtant jeune !). Au-delà de l'émotion, de la réussite ce cette expédition et de la pensée qu'il eut à ce moment là pour son ancien voisin, il faut se rendre à l'évidence qu'il n'était pas très à l'aise dans son scaphandre.

Eh bien les skieurs de nos jours, au moment de monter ou de descendre de leur bus sont à peu près dans la même situation. D'énormes difficultés à lever la jambe et leurs grosses fesses et de se hisser dans l'engin avec leur matériel de ski. Sous les lunettes de soleil, casques et autres écharpes ou bonnets chamarrés, on imagine sans difficultés les visages rougeauds et grimaçants sous l'effort bref mais intense. Seules les lèvres tordues, horriblement gercées et tartinées d'une épaisse couche de beurre de cacao sont encore visibles.

Comme les scaphandriers, on dirait qu'ils sont chaussés de semelles de plomb. La marche se fait en se balançant d'un pied sur l'autre, avec le déhanchement d'un canard. Ils ont en plus les bras lourdement chargés de leurs skis et bâtons.

En général les plus forts aident les plus faibles. Un père par exemple portera le matériel de son ou de ses enfants, le petit ami portera les skis de sa petite amie, un mari attentionné celui de sa charmante épouse…

Ce n'est pas toujours le cas ! Certains parents n'hésitent pas à faire avancer leur progéniture à coups de genoux dans le dos en les engueulant parce qu'ils ne vont pas assez vite et qu'ils empêchent les autres de monter ! Je rêve… Passé un certain âge, monsieur ignorera superbement madame et chacun portera son matériel !

mardi 28 février 2006

Navette (2)

Mettons un peu entre parenthèse les articles relatifs à la grippe aviaire pour revenir au sujet dont j’ai commencé à vous parler, à savoir les transports en commun dans les stations de ski.

Pour ceux qui viennent d’arriver, je voudrais tout simplement rappeler que je me suis payé le luxe d’une semaine de ski dans les Alpes du Nord, pendant la première semaine des vacances scolaires de la région parisienne. Seuls une partie des parigots têtes de veau parisiens était en vacances à ce moment-là. Je ne vous cache pas que c’est la seule raison pour laquelle j’ai choisi cette période : éviter qu’il y ait trop de monde.

En plus du local à ski dont l’avantage ne semble pas avoir convaincu Fong malgré de nombreuses explications, cette station offre à ses touristes un service de bus qui dessert plusieurs arrêts, le point central étant non pas la gare routière, mais les télécabines.

A l’heure où les banlieusards et autres parisiens courent après leur moyen de transport en commun, chaussés de talons hauts, de mocassins vernis ou de baskets de marque, chargés de leurs sacs, sacoches, sacs à main et autres valises à roulettes (lire les épisodes précédents), ceux qui ont eu la chance de pouvoir partir courent après les mêmes transports en commun, mais chaussés d’énormes chaussures lourdes, chargés de ski, bâtons et équipés de lunettes de soleil, bonnets, gros anoraks (grosses doudounes prête à confusion) ou combinaisons aux couleurs plus ou moins tendance.

Ce sont pourtant les mêmes. On les reconnaît facilement car ils obéissent aux mêmes règles qu’à Paris. Bousculer pour être le premier à monter, rester devant les portes pour être le premier à sortir même s’ils ne descendent pas au prochain arrêt, rester à l’avant du bus alors qu’il y a des places à l’arrière…

samedi 25 février 2006

Merci Maurice

En attendant de vous raconter ce que j'ai pu voir et observer dans les navettes de la station de ski, il faut que je vous fasse part d'une réflexion, qui m'est venue vendredi soir, sur le chemin du retour et qui je vous l'avoue m'a beaucoup fait rire et me fait encore sourire rien que d'y penser.

La journée avait été particulièrement dure d'un point de vue professionnel. Le week-end approchant une petite détente et un peu de relâchement s'imposaient. L'occasion se présenta à moi sous l'apparence d'un de mes voisins et ami avec qui je partage de temps à autres les joies des transports en commun.

La grippe aviaire finit par surgir au cours de nos discussions. En effet, l'entreprise dans laquelle il travaille est située à côté d'une grande mare ou d'un petit étang si vous préférez. Depuis des annéees un couple de canards colvert vient y passer quelques mois dans l'année au grand émerveillement de ces salariés qui au cours de la promenade digestive qui suit un gueleton dans la cantine de l'entreprise, et en profitent pour leur jeter quelques croutons de pain.

Or depuis quelques jours la réglementation leur a été rappelée. Il est strictement interdit de nourrir les oiseaux dans les parcs et jardins. Depuis quelques jours d'ailleurs ils se demandent où sont passés les fameux canards.

Il nous en faut plus pour nous attrister. A force d'en rajouter je ne sais pas comment j'en suis venu à imaginer une façon simple et radicale pour faire le vide autour de moi dans les wagons ou rames bondées de voyageurs, ou bien même à la cantine. En fait ça marche dans tous les lieux publics surpeuplés. C'est à la portée de tous et je vous livre mon secret. Il suffit tout simplement d'imiter le cri de la poule : cot cot cot !

Si vous pensez ne pas être suffisamment convainquant, j'ai amélioré la technique. Récupérez un gant à vaisselle, de préférence de couleur rouge et enfilez le sur votre tête. Il ne vous reste plus qu'à marcher en projetant la tête en avant de temps en temps. Je sais ce n'est pas simple mais je suis sûr que vous arriverez !

mercredi 22 février 2006

Navette (1)

Il y a quelques jours j'ai profité des vacances scolaires et d'une offre tarifaire intéressante pour aller passer une semaine à la montagne. Pour skier. La neige abondante était au rendez-vous, sur les pistes et pas en train de tomber. Le soleil était présent. Le froid aussi, surtout au plus haut de la station. La station en question a défrayé la chronique il y a plusieurs mois maintenant sur fond de sordide affaire de jalousie.

Deux aspects intéressants et avantageux ont retenu mon attention. Le premier est que la station est desservie par un réseau d'autobus. Il est alors simple et facile de se rendre au départ des remontées mécaniques, à n'importe quel moment de la journée sans stresser à l'idée de devoir trouver une place où se garer. On peut donc laisser sa voiture au parking sans stresser non plus le soir parce que quelqu'un a piqué votre place. Par ailleurs j'ai pu bénéficier d'un local à skis en haut des remontées mécaniques. Partir skier le matin et rentrer le soir sans avoir à trimballer son pesant et encombrant matériel est pour le moins un sacré avantage. Ceux qui ont de la pratique savent de quoi je parle.

Le matin du premier jour et le soir du dernier jour sont les plus difficiles. Le matin du premier jour vous prenez le bus avec votre équipement complet dans les bras, vous montez dans le télé-cabine pour rejoindre le haut des pistes. Arrivé là-haut vous chaussez votre matériel et vous mettez vos après-ski dans le local à ski. Ouf ! Vous voilà prêts à skier. Aussi êtes vous obligés de refaire la même chose en sens inverse le dernier soir de votre séjour. Mais entre ces deux moments difficiles vous aurez pris sereinement et royalement le bus les après-ski aux pieds, les mains dans les poches, vous aurez emprunté le télé-cabine le matin et le soir de la même manière.

Vous aurez évité la corvée de porter un matériel lourd et encombrant en marchant avec des chaussures lourdes et pas souples pour deux sous. Sans oublier le matériel de votre épouse et celui de vos nombreux enfants, histoire de donner un coup de main et de ne pas passer des heures à attendre tout ce petit monde qui se traîne en croulant, soufflant et rougissant sous la charge.

Autre avantage, et pas des moindres, vous aurez le loisir d'observer tous ceux qui le matin et le soir n'ont pas accès au local à ski.

Et pour observer, ça Maurice sait faire. Il ne me reste plus qu'à vous le restituer.

mardi 21 février 2006

1er cas de masque

Pas plus tard qu'en fin de semaine dernière, j'ai pour la première fois croisé une personne qui portait un masque. Pas le genre de ceux qui fleurissent en ce moment du côté de Venise, ni de ceux qui fleuriront bientôt à Rosendaël ou bien chez Fricoteau. Il s'agit plutôt du genre de masque que l'on utilise principalement dans les hopitaux. Celui dont la fabrication se fait en ce moment à un train d'enfer en attendant les premiers signes de l'apparition d'un cas de grippe aviaire sur l'homme en France. Celui qui sera distribué à des centaines de milliers, voire de millions d'exemplaires lorsque la pandémie sera déclarée, que les transports en commun et les écoles seront fermées et que chacun sera confiné chez soi en attendant que ça passe...

Les discours actuels se veulent rassurants. Il n'a pas été prouvé de cas de transmission du virus de l'homme à l'homme.

Il n'empêche que ça ne laisse pas indifférent. Alors qui était cet homme au masque de papier ? Un oiseau de mauvais augure (jeu de mot facile) ? Ou bien un délire imaginaire et paranoïaque de ma part ?

Et du coup on entend n'importe quoi. Ainsi les pigeons parisiens seraient immunisés tout ça parce qu'ils vivent en permanence dans la crasse, la saleté et la pollution. Je ne sais pas si vous avez déjà vu un pigeon parisien, mais même avant d'avoir entendu parler de la grippe aviaire, jamais je n'en aurais touché un tellement ils paraissent sales et repoussants.

On verra si l'apparition de cas de masques progresse dans les jours à venir.

Je ne manquerai pas de vous tenir informés.

mardi 14 février 2006

Carte de Saint Valentin

J'en avais parlé au moment de la nouvelle année. Voici donc comme promis la Carte de Saint Valentin.
Comme vous le remarquerez c'est à quelques kilomètres de Voeu, dans l'Indre.
J'aurais voulu le faire exprès...

(Merci à Monsieur Michelin pour l'itinéraire).

Une carte de Saint-Valentin mon Capitaine !

Une carte de Saint-Valentin mon Capitaine !

samedi 28 janvier 2006

Kakuro késako ?

Le principe est simple et ce coup-ci Ariane a de bonnes raisons de détester. Il faut placer dans les cases blanches des chiffres de 1 à 9. Le total de ces chiffres (il faut savoir faire des additions) doit correspondre au nombre indiqué au début de la ligne ou de la colonne. On ne peut mettre deux fois le même chiffre dans la même ligne ou la même colonne.

Attention, cela rend aussi dépendant que le Sudoku...

Amusez-vous bien !

Kakuro

Un Kakuro mon Capitaine !

mercredi 25 janvier 2006

Je suis reviendu !

Maurice a finalement décidé de briser le silence. D'aucuns s'étonnent de son silence, ou plutôt de l'absence de commentaires. Il y a pour cela une bonne raison. Une parmi d'autres, mais celle-ci est particulièrement consommatrice de temps.

Maurice a succombé à la mode actuelle du Sudoku (Sodoku). Je pense que tout le monde connaît, donc pas besoin d'explications. Si vraiment il y en a un ou une qui ne se sent pas bien dans ce domaine, qu'il me laisse un message. Pour ceux qui connaissent, voici un exemple de ce qui m'occupe actuellement pendant des heures entières.

Et pendant que je fait ça, je ne fais pas autre chose.

On peut lancer un concours. Le premier qui a fini la grille se signale.

Avis aux amateurs !

Vous êtes grillé mon Capitaine !

Vous êtes grillé mon Capitaine !

mardi 24 janvier 2006

Sudoku

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lundi 23 janvier 2006

Questionnaire 5 choses

C'est vraiment pour faire plaisir à Shantti que je réponds à ce questionnaire car c'est un exercice qui me casse un peu les pieds. J'avais dit que je le ferais et j'ai tenu parole. Finalement j'y suis arrivé et j'avoue que cela m'a parfois fait sourire. Il me reste à l'envoyer à 5 personnes. J'y réfléchis...

5 choses que tu aimerais faire avant de mourir :
* Comprendre le monde qui m’entoure.
* Coller le petit bout de plinthe qui manque derrière la porte du bureau.
* Zigouiller Pandemonium Diablo et ses 5 Über petits copains.
* Gagner une super cagnotte au Loto.
* Voler comme un oiseau (et je ne m’appelle pas Birdy).

5 choses que tu sais faire :
* Lire, écrire, compter.
* Voir le petit détail qui cloche.
* Etre à l’aise avec tout le monde.
* Sortir la phrase qui tue au meilleur moment, sans prévenir.
* Etaler de la crème solaire.

5 choses que tu ne sais pas faire :
* Faire du roller en arrière en croisant les pieds (mais je ne désespère pas).
* Poster régulièrement un billet intelligent sur mon blog.
* Faire le Moonwalk comme Michaël Jackson.
* Manger mes crottes de nez.
* Toucher le bout de mon nez avec la langue.

5 choses qui t'attirent chez le sexe opposé (ou chez l'autre) :
* A part la féminité, la tendresse, la complicité, le regard et la douceur ?
* Les seins.
* Les seins.
* Les seins.
* Les seins.

5 choses que tu dis le plus souvent :
* J’arrive !
* Y’a des yaourts à finir ?
* Ca goutte ?
* Qui a touché à mes outils ?
* Mmmh ! C’est délicieux !

5 personnalités qui te plaisent :
* Camilla Parker Bowles
* John Lennon
* Anitta Hilton
* Nicolas Sarkozy
* Garfield

vendredi 6 janvier 2006

Défense de courir

S’il est une chose qu’il faudrait interdire, c’est aux femmes de courir.

J’en vois déjà qui s’étranglent à la lecture de cette introduction. Attendez avant de réagir, de lire la suite. N’oubliez pas qu’on se situe toujours dans l’univers des transports en commun.

Je trouve ça souvent pitoyable, disgracieux et malheureux de voir quelques pauvres malheureuses piquer un cent mètres dans les couloirs du RER parce qu’elles sont à la bourre pour attraper un train qui les emmènera selon l’heure, sur leur lieu de travail ou chez elles où les attendent des mouflets à torcher, une pile de linge à repasser, un dîner à préparer et un mari affamé qu’elles ont du abandonner pour ne pas arriver en retard au travail, etc. Dans le meilleurs des cas… Je dis ça parce qu’en plus le mari pourrait être violent et alcoolique par exemple.

La dépense d’énergie semble être colossale pour un résultat qui laisse à désirer aussi bien d’un point de vue esthétique, qu’au niveau du rendement.

D’un point de vue esthétique car certaines sont souvent désavantagées par une poitrine généreuse, pas toujours bien maintenue dans des conditions extrêmes, dont la nature les a dotées et qui a tendance à partir dans tous les sens lorsque le mouvement s’accélère. De même si les talons hauts ou à aiguilles devaient permettre aux athlètes de battre des records de vitesse, il y a longtemps que ça se saurait. Il est rare de rencontrer des « sportives » dont le mouvement des jambes ressemble à celui des « vrais » athlètes. C’est dans ces moments là où elles semblent le plus pathétiques, le nez au vent, les bras repliés chargés de divers sacs et sacs à main, les petits poings serrés et remontés le long du corps et les jambes qui partent plutôt sur les côtés, genre pingouin pressé. Clac, clac, clac, clac, clac…

Tout cela ne milite pas en faveur de la féminité, en tous cas telle que je l’imagine.

D’un point de vue rendement, cette dépense d’énergie ne leur permet pas, dans la plupart des cas, de pulvériser des records. Certaines ont du mal à me dépasser lorsque je marche vite. Et j’en rattrape toujours quelques unes complètement essoufflées quelques mètres plus loin.

Tout cela est bien dommage. Mais ont-elles toujours le choix ?

jeudi 5 janvier 2006

Des gamelles et des bidons

Pas plus tard que ce matin, j’ai été témoin d’une situation pour le moins cocasse. J’avoue qu’il fallait être présent au bon endroit et au bon moment tellement cela s’est déroulé rapidement. Peut-être y a-t-il des caméras qui ont filmé la scène ? En tous cas même armé d’un caméscope, nul n’aurait été suffisamment rapide pour dégainer son appareil et saisir cette scène digne des meilleurs moments de la « caméra cachée ». Heureusement que Maurice était là pour vous relater ce qui s’est passé.

L’action se passe dans les couloirs du RER A, plus exactement au niveau des portillons où régulièrement le Chippendale de service vend ses tickets (pour plus de détails, prière de se reporter aux éditions précédentes). Il y a là une rangée d’une quinzaine de portillons équipés et d’une barre à pousser au niveau des cuisses, et d’une porte sensée empêcher de sauter cette barre.

Entre les deux, il y a un espace suffisant pour coincer un fraudeur ayant sauté la barre, mais s’étant fait coincer par la porte que personne n’a eu la bonté de maintenir ouverte.

C’est ce qui est arrivé ce matin à un homme d’environ 40 ans, moustachu avec veste jaune moutarde et cravate assortie, plutôt du genre avec un petite moustache, un gros ventre et un tout petit cartable en cuir. Je ne sais pas pourquoi il a voulu sauter le portillon. Il était accompagné d’un ami qui lui, est passé sans problème. C’est sans doute la raison pour laquelle ce dernier n’a pas retenu la porte derrière lui, pensant que son ami passerait aussi.

Voici donc notre moustachu qui ni une ni deux prend son élan, pose les deux mains de chaque côté du portillon, prend appui sur ses bras tendus, replie les jambes sous lui malgré la bedaine et passe avec succès la barre. Le tout dans un grand bruit au moment de l’atterrissage.

Pas de bol, la porte vient de se refermer et elle est verrouillée. Le voici donc coincé entre la barre et la porte à se démener comme un beau diable pour essayer de forcer le passage. Malheureusement son ventre l’en empêche ! Son ami, l’œil amusé, ne peut que constater. Il n’y a rien à faire de ce côté de la barrière pour libérer le malheureux. Ce n’est qu’au prix d’efforts considérables et à force de se presser l’estomac, que centimètres après centimètres le malheureux réussira à se libérer.

Et comme avait l’habitude de le chanter mon grand-père :
« Plaignez, plaignez le pauvre invalide
dont le bidon dépasse les proportions… »

lundi 2 janvier 2006

Meilleurs voeux

Bonne année et bonne santé à toutes et à tous !

voeu

Une carte de Voeu mon Capitaine !

mardi 27 décembre 2005

Transports en commun

Il est parfois des événements qui vous font regretter de ne pas avoir pris les transports en commun. On loue la liberté offerte par les voitures. Quand un grain de sable se glisse dans l'engrenage, il se grippe. Lorsqu'on le lubrifie trop, c'est la même chose. Explications.

Ainsi alors que je me rendais dans ma région d'origine, en voiture, quelle ne fut pas ma surprise de constater que l'autoroute que j'emprunte habituellement était fermée à la circulation. Ce sont vous me direz des choses qui arrivent. D'autant qu'une trentaine de kilomètres auparavant un message signalait la fermeture de l'autoroute. Un accident ? Aucune annonce dans ce sens à la radio n'avait interrompu notre programme musical. Des travaux ? Pas en cette période de l'année, le froid ne le permettant pas. Un grève d'une certaine catégorie de personnes ? Même chose, rien sur les ondes.

C'est donc dans l'ignorance que je me suis retrouvé sur une route que je n'avais pas empruntée depuis des années. Depuis que l'autoroute avait été construite en fait. Les nationales ont leur charme, quelle que soit la campagne traversée. Celle-ci était sous le soleil en cette veille de Noël. Le problème est que je n'étais pas seul. Loin de là ! Des dizaines, ces centaines de personnes étaient devant et derrière moi. A un tel point qu'il m'aura fallu pratiquement 45 minutes pour traverser des petites villes telles que Wormhout, rouler au pas pendant 30 minutes avant d'atteindre le feu rouge de tel autre village. Au grand étonnement des habitants du cru qui ont mis des heures à rentrer chez eux !

C'est en lisant le quotidien régional le lendemain que j'apprendrai qu'un camion citerne a perdu sur 40 kilomètres quelques 800 kilogrammes d'huile de colza. Les gendarmes venus à la rescousse de personnes ayant dérapé ont eu quelques difficultés à s'arrêter. Subodorant une anomalie ils ont décidé par précaution de fermer l'accès à l'autoroute. La fermeture durera une semaine environ, le temps de trouver le détergent qui va bien et de nettoyer des hectares d'asphalte.

En dehors du fait de me faire redécouvrir une campagne que je n'avais plus traversée depuis des lustres, j'ai pu constater la mise en place rapide d'un nouveau moyen de locomotion en commun que j'ai pu immotaliser ci-dessous. Rassurez-vous, j'ai pu arriver à temps à l'église dans la dune et surtout avant le Père Noël !

En voiture mon Capitaine !

En voiture mon Capitaine !

jeudi 22 décembre 2005

Noyeux Joël à tous !

Après le jour le plus court de l'année, un petit dessin qui vaut mieux qu'un long discours.

Je vous souhaite à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d'année.

Un joyeux Noël et une bonne et heureuse année avec sa kyrielle de bons voeux relatifs à la santé, l'amour, le travail, l'argent ! ... Et le blog ?

Maurice

Noyeux Joël mon Capitaine !

Noyeux Joël mon Capitaine !

lundi 5 décembre 2005

Du bon et du moins bon

Aujourd'hui lundi, comme c'est précisé dans le titre, j'ai eu droit à du bon et du moins bon.

Le bon ? Sous la forme des hommes en bleu et jaune. Vous vous en souvenez, je souriais à les voir courrir le lundi matin lorsqu'ils s'apercevaient que le train court ne s'arrêtait pas en tête de quai. La leçon à répétition a finalement porté ses fruits. Ils attendent maintenant leur train là où il faut. Cela me fait franchement plaisir pour eux. Par contre il faudra que je trouve autre chose à me mettre sous la dent.

Le moins bon ?

Aujourd'hui sur le réseau Est de la SNCF ça a merdé un max comme on dit. Vous me pardonnerez l'expression, mais c'est ce qu'on ressenti les centaines, les milliers de voyageurs qui se sont vu attendre un train sans cesse retardé, puis retardé encore, puis supprimé, puis le suivant retardé et retardé encore... On aura pourtant vu passer des rames vides dans les deux sens, des trains comme on n'avait jamais vu auparavant et pourtant le Maurice en aura vu passer des trains ! Et des annonces du style "Attention au passage d'un train sans arrêt. Eloignez vous de la bordure du quai s'il vous plaît". Et rien ne passe. et il ne se passe rien, sauf peut-être un train fantôme ?

Bref ce matin c'était 3/4 d'heure de retard. Je préfère ne pas penser au temps supplémentaire que j'aurais pu passer dans mon lit ce matin. Mais on ne sait jamais par avance ce qui nous attend.

Ne voyageant pas seul ce matin j'ai laissé mes compagnons s'assoir et j'ai ainsi faire mon premier voyage debout au départ de chez moi. Ca ne m'était encore jamais arrivé !

Enfin ce soir c'est le RER A qui s'est retrouvé bloqué suite à un accident grave de voyageur. J'ai par le passé donné une traduction de ce genre de message. Ayant été prévenu par avance j'ai pu me rabattre sur un train en direction de la Gare Saint Lazare. Il ne fallait pas que je loupe mon cours de freeskate. Passionnant, non ?

lundi 28 novembre 2005

Grosses doudounes

Autant vous le dire tout de suite, ce n'est pas la peine de vous exciter pour rien. Ce n'est pas à ça que je pense bien qu'effectivement je pourrais me laisser aller à une description de ce genre. Laissons donc tranquille la Tante Charlotte. Dans un autre registre un essai plutôt réussi a déjà été fait par Pierre Perret. S'il y en a que ça tente...

Ce dont je vais vous dire quelques mots maintenant m'a été suggéré par Shantti. en dehors de créations et de réalisations remarquables en broderie et couture, elle tient un blog. Sans plus attendre voici le lien indispensable : Shantti

Donc ces jours-ci tout le monde aura ressenti les effets du net refroidissment des températures. Les voyageurs dans les trains de banlieue en particulier doivent être équipés contre les grands froids afin que l'attente sur le quai exposé à tous les vents soit supportable. En plus des défenses naturelles plus ou moins développées, nombreux et nombreuses sont ceux et celles qui auront endossé un épais manteau d'hiver (une doudoune par exemple).

On se retrouve très vite plus à l'étroit que d'habitude à cause de ceux ou celles qui ne veulent pas se défaire de leurs gros manteaux. Les voitures sont chauffées et pour la plupart des voyageurs, la durée du voyage varie de 20 à 35 minutes environ. Il est tout à fait possible de retirer son manteau. Le problème c'est qu'il n'y a pas de porte-manteaux. Il faut donc le conserver sur les genoux. Avec pour les uns la sacoche entre les jambes, pour les autres le sac à main sur les genoux, le fameux deuxième sac à main sur les genoux, le livre ou le magazine, tout cela fait que le voyage ne sera pas des plus confortables.

D'autant que certains et surtout certaines sont plus frileux que les autres (pourtant à les voir...) et conservent leur manteau. Alors effectivement Shantti on a moins de place et on se retrouve encore plus en contact avec son voisin ou sa voisine.

Demain ou plus tard je vous parlerais des nez qui coulent.

samedi 26 novembre 2005

En attendant Maurice

En attendant Maurice

En attendant Maurice

dimanche 20 novembre 2005

Escalade protectionniste

Etant donné le succès indéniable rencontré par ce blog d'excellente qualité, je suis de plus en plus la cible de spammeurs indésirables qui sous des apparences vilement flagorneuses disent tout et n'importe quoi.

Je ne pouvais pas laisser la situation se dégrader ainsi. Il me fallait donc réagir. Il en va de la crédibilité et du sérieux de ce blog.

C'est pourquoi j'ai décidé de rajouter une étape lors de l'envoi d'un commentaire. Il vous sera dorénavant demandé de saisir la suite de lettres qui vous sera proposée de façon aléatoire. N'en cherchez pas la signification, vous perdrez votre temps. C'est du plus bel effet étant donné que les lettres sont volontairement déformées. Ne vous précipitez pas chez votre ophtalmo.

J'espère que vous comprendrez et admettrez la justesse de ma risposte. Il en va également de votre confort.

Au plaisir de vous lire.

Maurice

ps : pour les blogger.com, si vous souhaitez savoir comment ça marche...

Maurice : Allégorie
Maurice16

Maurice : Allégorie

mercredi 9 novembre 2005

Si tu crois un jour que tu m'aimes...

C'est sur cette chanson que je suis arrivé ce soir à la Haussmann-Saint Lazare. Pour une fois je ne m'étais pas vissé les écouteurs de mon iPod dans les oreilles. J'ai pu donc écouter cette chanson qui détend, forcément, et qui est chargée de souvenirs.

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire part de cette information cruciale : ce soir les panneaux d'affichage des horaires des trains fonctionnaient à nouveau dans la gare Haussmann-Saint Lazare.

Par contre il faut que je vous avoue que ce matin je me suis senti dans la peau des deux hommes, vous savez, ceux qui courrent tous les lundis matin parce qu'ils se sont placé en début de quai alors que... Mais bon... Sauf que moi c'était mercredi et que ce n'était pas comme d'habitude. Je n'irai pas jusqu'à dire que ce n'était pas inscrit sur les panneaux d'affichage, car si je les regarde, c'est uniquement pour m'assurer que l'horaire n'a pas été modifié. Je n'étais pas le seul et comme je m'en suis rendu compte avant les autres, j'ai pu bénéficier jusqu'au bout de mon démarrage avant les autres et de l'avantage de ne pas avoir à piquer un sprint en talons aiguilles, chargé d'un multitude de sacs à mains et lesté de quelques kilos en trop ! En retirant le train, imaginez un peu un Maurice poursuivi par une horde de grosses dondons !

ps : j'ai enfin relaché mon attention. A mon réveil en me regardant dans la glace, je pouvais lire la phrase suivante sur mon (large) front :

oiuytrl
lkjhgf
:;,nbv

mardi 8 novembre 2005

Votre attention s'il vous plaît

Aujourd'hui mardi tous les panneaux d'affichage des départs de trains étaient désespérement noirs en la gare Haussmann-Saint Lazare.

Les vieux de la vieille comme moi, rompus à toutes les vaines tentatives de dégouter l'honnête voyageur que je suis, sont capables de se diriger les yeux fermés dans les méandres des couloirs et ne regardnt même plus les panneaux d'affichage, puisque c'est tous les jours la même chose, y compris le tous les lundis matin à 7h50 pour les deux personnes qui... mais bon...

Pour ceux qui ne connaitraient pas, des annonces sont faites par haut-parleur. Le son est d'ailleurs tellement poussé fort qu'avec la réverbération sur les parois cela devient le plus souvent inaudible. Mais bon... Donc tout à l'heure on annonce : "Votre attention s'il vous plait !" Forcément, dans ces cas là, on se prépare à écouter. On est attentif puisqu'on a réclamé notre attention. En plus c'est demandé par une voix féminine, au sens propre comme au sens figuré, car dans certains cas la voix féminine ne l'est pas trop, mais bon...

On attend donc la suite... mon attention est toujours en stand by, dans l'attente du message annoncé ! Et puis en fait au bout de plusieurs secondes, on se rend compte qu'il ne s'est rien passé. Aucun message n'a finalement été annoncé. Alors que faire ? Continuer à maintenir son attention en attendant le message ?

Alors s'il vous plaît aidez-moi. Il est maintenant deux heures du matin et mon attention commence à se relâcher !

lundi 7 novembre 2005

Lundi c'est ravioli

J'en ai déjà parlé, désolé, mais je ne peux faire autrement que d'en parler à nouveau.

Nous étions lundi et tous les lundis matin à 7h45, les deux mêmes personnes vêtues d'un bleu de travail et d'une veste jaune fluorescente attendent le train sur le quai d'en face.
Tous les lundis matin le train de 7h50 est un train court qui ne s'arrêtera pas au bout du quai.
Et pour ceux qui l'ont déjà lu, eh bien tant pis. Pour les autres, sachez que ces deux personnes attendent tous les lundis matin le train de 7h50 en se mettent en début de quai.
Et tous les lundis matin ils piquent un sprint pour monter dans le train quand ils se rendent compte que celui-ci ne s'est finalement pas arrêté à leur hauteur.
Et tous les lundis matin ça me fait sourire.

dimanche 23 octobre 2005

Grippe aviaire

C'est l'heure du Tamiflu mon Capitaine !

C'est l'heure du Tamiflu mon Capitaine !

samedi 22 octobre 2005

Chat

Je vous vois mon Capitaine !

Je vous vois mon Capitaine !

vendredi 21 octobre 2005

Interlude

Répondez-moi mon Capitaine !

Répondez-moi mon Capitaine !

jeudi 20 octobre 2005

Pause café

Sortez de là mon Capitaine !

Sortez de là mon Capitaine !

lundi 10 octobre 2005

P'tite tête

La scène se passe sur le quai de gare, là où je prends le train le lundi comme tous les autres jours de la semaine. En fait ça ne se passe pas sur mon quai mais sur celui d'en face, et pour être encore plus précis, en début de quai, là où s'arrêtera la tête du train. Etant en face, vous l'aurez compris, je voyage en queue de train, mais on s'en fout ! Tout le monde suit ? Je continue.

Donc tous les matins, en attendant que mon train arrive, j'ai le loisir d'observer les personnes qui sur le quai d'en face font la même chose que moi. Ce sont d'un côté comme de l'autre d'ailleurs les mêmes personnes que l'on retrouve régulièrement aux mêmes heures et au même endroit. J'en ai déjà pas mal parlé auparavant.

De mon côté, là où je suis, je suis sûr de rencontrer certaines personnes que je connais et avec qui je voyage régulièrement. Entre 20 et 30 mètres plus loin, toujours sur le même quai, je pourrais voyager avec d'autres personnes que je conais mais qui ne font pas partie du même cercle. Des cercles différents j'en ai plusieurs, qui se croisent de temps à autres ou qui ne se rencontreont jamais. Mais une fois de plus je me laisse embarquer dans des réflexions qui en me relisant me laissent perplexe.

Ainsi, en ce lundi matin, tout comme les lundis des semaines précédentes, et seulement le lundi, j'ai pu revoir ces deux hommes vêtus de leur bleu de travail et chaussés de leurs chaussures de sécurité. Ils sont d'autant plus faciles à repérer et à reconnaître d'une semaine sur l'autre, que leur bleu de chauffe est en fait bleu électrique et jaune citron. Il est ne plus barré de bandes blanches réfléchissantes, avec un grand sigle dans le dos du nom de l'entreprise qui les emploie.

Eh bien tous les lundis matin ils attendent le train de 7h50. Tous les lundis matin ils sont à l'extrêmité du quai, au niveau de la tête du train. Et tous les jours, y compris le lundi, le train de 7h50 est un train court ! Et tous les lundis matins ils se mettent à cavaler lorsqu'ils se rendent compte que le train ne viendra pas jusqu'à eux.

Moralité : "Quand on n'a pas de tête on a des jambes..."

Il faut foncer mon Capitaine !

Il faut foncer mon Capitaine !

vendredi 7 octobre 2005

Nouveaux lecteurs

A défaut d'écrire un article vendredi, j'en ai profité pour relire vos commentaires, y répondre et faire un tour sur quelques blogs pour y laissser également des commentaires forcément intelligents tous plus drôles les uns que les autres !

Le page des sites que je lis et relie s'agrandit.

Bienvenue à Feuille et à Mimidup. Je vous recommande ces pages.

Dommage que Chouchenn et Jean-Hubert n'aient pas laissé de coordonnées plus précises.

Enfin à tous les anonymous, si vous avez des difficultés pour vous faire connaître, n'hésitez pas à poser des questions.

Bon week-end à tous.

ps : sans oublier Fong, qui ne laisse pas son adresse mais que je connaissais déjà.