Des si belles…
Il m’arrive parfois de râler contre certaines personnes qui dans le train ne savent pas se parler sans hurler. Ou bien qui rien trop fort à mon goût et à celui des autres. Il n’y a qu’à voir les haussements de sourcils désabusés et peinés lorsque surpris vous levez la tête en même temps que votre voisin d’en face.
Jusqu’à présent j’avais plutôt affaire à des djeuns, ceux avec un diamant de 20 carats à chaque oreille, la chaîne bling-bling incrustée de diamants elle aussi et le dernier pyjama 3 tailles au-dessus, de couleur pastel et présumé fabriqué par des enfants aux yeux bridés. Ils n’en ont malheureusement pas le monopole.
Ce matin là j’avais tiré le mauvais ouagon. Pas de bol. J’ai changé à la fois d’horaire et de place dans le train et je vous expliquerai pourquoi plus tard.
C’est ainsi que je me retrouvais au milieu d’inconnus à partager la voiture d’un groupe super bruyant. C’en était presque insupportable. En plus la veille au soir de ce matin là il y avait eu du foot à la télé. La France remettait les pendules à l’heure avec l’Italie. Alors forcément il fallait refaire le match. Et les précédents…
Mais ce n’étaient pas eux les plus bruyants. Je veux dire les hommes. En effet ils étaient accompagnés de quelques femmes plus ou moins jeunes. Il y en avait une en particulier juste derrière moi. Elle avait un rire on ne peut plus discret et ne la voyant pas j’imaginais des tas de choses à son sujet. Quel genre de tronche peut bien coller avec un rire pareil ? Nous n’étions pourtant pas Place du Mynck…
On prête habituellement ce genre de rire à la blonde décervelée qui cherche à faire se retourner ceux qui lui tournent le dos ou à celle qui estime que son apparence n’est pas suffisamment tape-à-l’œil pour attirer le mâle.
Je plains les collègues de bureau…
