Agression (2)
Je n'ai pas terminé de vous expliquer comment s'est déroulée l'agression que j'ai commencé de relater dans le post précédent.
Avant de poursuivre, et pour une meilleure compréhension ultérieure, il faut que je vous décrive tout d'abord le décor, l'unité de lieu.
Ces voitures du RER E sont à plusieurs niveaux. Il y en a en fait 3 niveaux différents :
- Le niveau 0 est composé de 3 plateformes (1 centrale et 2 latérales). C'est à ce niveau, qui est à la hauteur du quai, que les voyageurs entrent ou sortent dans une voiture. Grâce à des escaliers, un qui monte et l'autre qui descend, on peut accéder aux niveaux +1 et -1 à partir des 2 plateformes latérales. La plateforme centrale permet d'accéder aux deux niveaux -1 (l'un à gauche l'autre à droite).
- Le niveau +1 est composé de 2 zones qui ne communiquent pas entre elles. On y trouve de nombreux sièges.
- Le niveau -1 est composé de 2 zones qui communiquent par la plateforme centrale. On y trouve également de nombreux sièges.
Il y a très peu de sièges sur les plateformes latérales, et aucun sur la plateforme centrale. Il est donc possible en cas d'affluence de s'y tenir debout et nombreux. En cas de très forte affluence (situation quasi normale), il y a même des voyageurs debout dans les escaliers. Circuler dans la rame est pratiquement impossible sauf à bousculer tout le monde.
Il y a une porte de service à chaque extrémité de voiture. Chaque porte est fermée. On ne peut l'ouvrir qu'avec une clé spéciale dont seuls les agents SNCF devraient disposer. Le péquin moyen n'y passe pas. Certains voyageurs (ils ne portent pas d'uniforme SNCF) ont les moyens d'ouvrir ces portes. Ces portes permettent de passer d'une voiture à l'autre.
