jeudi 24 août 2006

Agression (2)

Je n'ai pas terminé de vous expliquer comment s'est déroulée l'agression que j'ai commencé de relater dans le post précédent.

Avant de poursuivre, et pour une meilleure compréhension ultérieure, il faut que je vous décrive tout d'abord le décor, l'unité de lieu.

Ces voitures du RER E sont à plusieurs niveaux. Il y en a en fait 3 niveaux différents :

- Le niveau 0 est composé de 3 plateformes (1 centrale et 2 latérales). C'est à ce niveau, qui est à la hauteur du quai, que les voyageurs entrent ou sortent dans une voiture. Grâce à des escaliers, un qui monte et l'autre qui descend, on peut accéder aux niveaux +1 et -1 à partir des 2 plateformes latérales. La plateforme centrale permet d'accéder aux deux niveaux -1 (l'un à gauche l'autre à droite).
- Le niveau +1 est composé de 2 zones qui ne communiquent pas entre elles. On y trouve de nombreux sièges.
- Le niveau -1 est composé de 2 zones qui communiquent par la plateforme centrale. On y trouve également de nombreux sièges.

Il y a très peu de sièges sur les plateformes latérales, et aucun sur la plateforme centrale. Il est donc possible en cas d'affluence de s'y tenir debout et nombreux. En cas de très forte affluence (situation quasi normale), il y a même des voyageurs debout dans les escaliers. Circuler dans la rame est pratiquement impossible sauf à bousculer tout le monde.

Il y a une porte de service à chaque extrémité de voiture. Chaque porte est fermée. On ne peut l'ouvrir qu'avec une clé spéciale dont seuls les agents SNCF devraient disposer. Le péquin moyen n'y passe pas. Certains voyageurs (ils ne portent pas d'uniforme SNCF) ont les moyens d'ouvrir ces portes. Ces portes permettent de passer d'une voiture à l'autre.

mercredi 23 août 2006

Agression (1)

Il y a plusieurs semaines maintenant, j'étais dans une voiture du RER E dans laquelle a eu lieu une agression. Un voyageur a été agressé et volé. Il a dans un premier temps été pris à parti, frappé et on lui a dérobé son téléphone portable. Le tout à une heure de pointe, au milieu d'autres voyageurs.

Sans en avoir été le témoin direct, c'est la première fois que je passe aussi près de ce genre de fait divers que certains qualifient d'incivilité.

Il m'est parfois arrivé d'assister malgré moi à des discussions fortes, très tendues, le plus souvent et chose étonnante du fait de voyageuses. Dans ces circonstances on a toujours l'impression qu'une simple étincelle risquerait de mettre le feu aux poudres, en d'autres termes que les acteurs en viennent à un crêpage de chignon en règle. L'honnête mère de famille se transforme alors en furie ou en marchande de poissons selon le cas. Dommage pour elle car après on ne les regarde plus de la même façon. Maurice déteste la vulgarité.

Fort heureusement l'intervention tonitruante et virile du voyageur dérangé dans sa sieste ou de celui dans l'impossibilité de lire tranquillement le compte-rendu du dernier match de son équipe de foot préférée - Oh ! Oh ! C'est pas bientôt un peu fini c'bordel ? - permet la plupart du temps de calmer les esprits, de faire retomber la tension, mais pas l'animosité et de replonger dans sa lecture favorite. L'approche qui consisterait à calmer les esprits par un - Mais enfin Mesdames, calmez-vous ! - n'aurait aucune chance de réussir.

Il n'est pas rare non plus de voir les gens sourire en appréciant l'échange verbal des deux adversaires du moment. Le spectacle est assuré et gare aux oreilles sensibles ! De si vilains mots dans de si jolies bouches...

mardi 22 août 2006

Les bébés

Les fumeurs c'est une chose, mais il y a une autre catégorie de voyageurs que je cherche à éviter autant que faire se peut. Certains l'appellent les bébés, moi je l'appelle le mouflet teigneux à chandelle. Malheureusement, et comme les autres, je suis tributaire du numéro de siège indiqué sur mon billet.

Dans cette catégorie je range pêle-mêle :

- celui qui attendra que vous vous soyez assoupi depuis 10 secondes pour pousser des hurlements à réveiller les morts
- celui que la mère au bord de la crise de nerfs, parce que pour elle ça dure depuis des mois, ne peut balancer par la fenêtre étant donné qu'on ne peut pas les ouvrir
- celui qui, les yeux rougis de larmes, le tétin vissé dans la bouche et le « nin-nin » cradot et odorant à la main, vient s'essuyer le nez sur la jambe de votre pantalon alors qu'il y a plein d'autres jambes dans le couloir du train
- celui qui au bout de cinq minutes fait passer ses parents pour de mauvais parents incapables et complètement dépassés et les soumet d'emblée au le regard noir et courroucé des autres voyageurs.

La seule chose qu'il réclame, c'est de pouvoir se balader dans l'allée centrale. On peut le comprendre. Rester dans les bras de quelqu'un pendant tout le trajet, ou bien rester assis sans rien dire pendant des heures, c'est insupportable pour lui. D'autant qu'il marche depuis quelques semaines à peine. Il est donc fier de montrer à tout le monde comment, malgré son énorme et pesante couche-culotte, il est capable, tel un château branlant, de se déplacer au milieu d'un train filant à 300 km/h.

Quand je pense qu'il y en a qui trouve ça attendrissant ! Moi j'ai beau me plonger avec mon air le plus sérieux et le plus rébarbatif dans la lecture de mon magazine préféré, le voilà qui justement se cramponne à ma cuisse pour conserver son équilibre.

Il est bien sûr tout content de son exploit et gazouille de joie non feinte. A ce moment-là, tout le monde nous regarde et je me vois donc dans l'obligation de lui décrocher un sourire bien que l'envie de lui soustraire d'un seul coup son point d'appui me démange.

De me voir sourire, derechef il se met aussi à me sourire, c'est un réflexe. Alors comment voulez-vous ne pas trouver ça attendrissant ? Bande de sans cœurs !

lundi 21 août 2006

Tabac froid

Voyager en TGV n'est en définitive pas si difficile que ça. C'est supportable. On peut même y trouver certains avantages. Pas d'embouteillages dans lesquels perdre des heures, si ce n'est quelques retards, ceux de plusieurs heures étant exceptionnels. La fatigue en moins pour certains trajets, surtout en hiver lorsqu'il pleut ou qu'il neige. On se sent nettement plus en sécurité.

Non, la seule chose qu'il faudra supporter, c'est son voisin de banquette ou certains voisins de voiture.

A mon sens, le pire des voyageurs à supporter, c'est le fumeur. Surtout lorsqu'il est assis à côté de vous. Celui-là, ou celle-là d'ailleurs, je ne peux pas le sentir. Les TGV sont enfin non-fumeurs. Des fumeurs il en existe toujours. Auparavant ils se regroupaient dans une voiture réservée aux fumeurs ou bien, ne supportant pas de voyager dans une voiture enfumée et empestant le tabac froid, ils allaient s'y rendaient en cours de voyage pour en griller une de temps en temps.

Maintenant la seule possibilité pour les fumeurs qui ne peuvent s'en passer, est d'aller en griller une à chaque arrêt. A l'annonce du prochain arrêt on les voit se précipiter en file indienne, la cigarette et le briquet à la main. Sur le quai, qu'il pleuve ou qu'il vente, on les voit tirer comme des malades sur un mégot fumant car deux minutes d'arrêt c'est peu pour en fumer une complètement. Au prix du tabac, il ne faudrait pas gaspiller, n'est-ce pas ?

Au signal annonçant la fermeture des portes, après avoir tiré une dernière et longue fois sur un résidu de filtre incandescent, un pied sur le marchepied, la bouche en cul de poule ils rejettent consciencieusement la fumée à l'extérieur de la voiture et soulagés viennent se rasseoir à votre côté pour vous faire profiter de leur haleine « Spécial Tabac Froid ».

vendredi 18 août 2006

Voisin Voisine

Prendre le TGV ou les transports en commun en général, c'est accepter de partager avec les autres. Le pire comme le meilleur. La banquette comme l'accoudoir.

A partir du moment où l'autre voyageur montre autant de bonne volonté que vous, partager la banquette est relativement simple dans la mesure où c'est justement l'accoudoir central qui délimitera l'espace de chacun. Une fois l'accoudoir abaissé, l'espace vital de chacun est marqué. Abaisser l'accoudoir revient à marquer son territoire et à tracer la limite à ne pas dépasser, de façon courtoise mais claire et déterminée.

On se regarde toujours et on se sourit d'un air entendu en marmonnant des mots d'excuse lorsqu'on abaisse l'accoudoir. Pas vrai ?

L'accoudoir est unique et fait figure de frontière. Mais ce n'est pas une ligne imaginaire. L'accoudoir a une surface. Il s'apparente plus à une zone de sécurité, voire un territoire occupé que chacun est en droit de revendiquer. Ce territoire pourra être occupé à tour de rôle. Mais certains n'hésitent pas à se l'approprier de façon unilatérale. Une forme détournée et moins noble du célèbre « J'y suis, j'y reste ! » de Mac Mahon. On n'imagine pas le nombre de conflits larvés et de batailles d'accoudoir qui peuvent se dérouler dans un TGV en période de pointe. C'est terrible.

L'intervention des Casquettes Bleues ou l'envoi d'une force d'interposition est l'exception.

Afin d'éviter tout risque d'embrasement et parce que c'est son choix, en général, lorsque Maurice occupe le siège côté fenêtre, il s'appuie contre la fenêtre et lorsqu'il est côté couloir, il a tendance à se pencher vers l'allée centrale.

L'accoudoir est donc un no man's land, une DMZ, un terrain inondable qu'il ne revendique pas mais qu'il occupera de temps à autre ne serait-ce que pour passer de la fesse gauche à la fesse droite.

jeudi 17 août 2006

Un fauteuil pour deux

L'installation dans le TGV se fait toujours avec une petite appréhension. Maurice n'aime pas trop que quelqu'un, pensant trouver une place libre, se soit installé à sa place. D'une part il faut faire dégager l'intrus et d'autre part s'asseoir à une place réchauffée par un postérieur étranger. Il arrive que cet intrus dorme ou fasse semblant de dormir, pensant ainsi bénéficier d'une certaine mansuétude. Même chose pour les personnes du soit disant sexe faible qui d'un sourire charmeur pensent obtenir ses bonne grâces. Que nenni ! Hors d'ici tout à l'heure et que je ne vous y reprenne plus ! Prenez vos cliques et vos claques et dégagez sur le champ !

Non mais…

Une fois votre place repérée et vidée, vous pouvez enfin vous asseoir. Et là, comme dirait l'autre, vous avez alors deux possibilités : soit la place voisine de la votre est libre, soit elle est occupée.

Si elle est libre, pas de problème, vous pouvez vous installer tranquillement et même profiter de la place restée libre pour vous étaler nonchalamment en espérant presque égoïstement que personne ne viendra s'y installer au cours du voyage.

Si elle est occupée, d'un coup d'oeil expert, tout en échangeant les amabilités de circonstances, vous prenez la mesure de votre nouveau voisin de banquette avec lequel il faudra composer, de façon imposée, pendant un moment. Vous aurez le même comportement lorsqu'une personne viendra occuper la place qui jusqu'à présent était libre.

Enfin, rares sont les cas où vous regrettez que la banquette ne soit pas moins large. La plupart du temps, que vous voyagiez à côté d'une asperge qui picore des biscuits secs arrosés d'eau minérale ou d'une baleine qui ingurgite des sandwichs jambon-fromage arrosés de coca, la banquette a toujours la même dimension.

Vos genoux ne diront pas le contraire.

mercredi 16 août 2006

Il est 5 heures…

C'est devenu une habitude, au mois d'août Maurice rejoint sa « petite » famille tous les week-ends. Et pour le faire il n'a rien trouvé de mieux que de prendre le train. Le TGV pour être plus précis. Il peut ainsi profiter un peu plus de cet univers et y prolonger son immersion : plus tard le vendredi et plus tôt le lundi. En effet le départ a lieu le vendredi soir, après une bonne semaine de travail et le retour s'effectue le lundi matin, suffisamment tôt pour être à l'heure au bureau.

Le voyage du retour, le lundi matin, se passe toujours dans le plus grand calme. Maurice monte dans un train occupé par un certain nombre de voyageurs qui ont du se lever encore plus tôt que lui. Ce sera d'ailleurs le dernier arrêt avant le terminus du train un peu plus de deux heures plus tard. Ce ne sont ni l'arrêt du train ni le va-et-vient de voyageurs dans le wagon qui viendront troubler le calme.

Une fois installé, Maurice ne pense plus qu'à retrouver un semblant de sommeil qui ne sera perturbé que par le bruit de la perforeuse du contrôleur de billets. Pour ceux qui en ont déjà fait l'expérience, le confort spartiate d'un siège de TGV en seconde classe ne vaut pas un bon Epéda multi-spires. Il est par ailleurs impossible d'étendre les jambes. Pas question non plus de se laisser aller sur l'épaule de son voisin ou de sa voisine. Heureusement que la clim' n'est pas montée à fond le matin, car un mauvais courant d'air froid sur le pauvre petit cou sensible de Maurice et c'est le torticolis assuré !

Mince, mon doudou est resté dans mon sac de voyage. Il va falloir que je me lève !

Il est 5 heures
Maurice s'éveille
Il est 5 heures
Maurice a sommeil…

vendredi 11 août 2006

Météo des plages

Force est de constater que bon nombre d'usagers des transports en commun sont absents ces jours-ci. Partis sous d'autres cieux sans aucun doute. C'est chacun son tour. Pour moi ce fut le mois précédent. Et apparemment je ne suis pas le seul dans ce cas étant donnée la mine bronzée que l'on peut observer sur certains et certaines.

Il n'a pas du y avoir de la neige partout car on ne voit pratiquement pas de bras en écharpe ou de béquilles dans les trains. C'est vrai qu'avec la chaleur qu'il a fait…

Ainsi pour ceux qui sont partis et qui ont sur place la possibilité d'accéder à internet, voici quelques nouvelles qui, je n'en doute pas, ne leur provoqueront pas de pincement au cœur :

- Malgré de nombreux départs de vacanciers, du fait de la baisse de la fréquence des rames de RER, on est toujours aussi serrés dans les voitures.
- Malgré des températures plutôt fraîches pour la saison, il fait toujours aussi chaud dans les rames.
- Malgré de nombreuses promesses d'amélioration de la communication aux usagers, on ne sait toujours pas les trains s'arrêtent en pleine voie et sont en retard.

Enfin, en parlant de plage, n'oublions pas celle de Paris. J'irai probablement y faire un tour un de ces soirs y retrouver quelques animateurs à roulettes de ma connaissance. Avec la pluie, le vent et des températures sous les 20° C ça ne doit pas être très différent des plages bretonnes en plein mois d'août (la pêche à pied à marée basse en moins).

C'était mercredi ma fête et demain samedi nous fêterons les Clarisse.
Vous ne verrez pas le soleil se lever ni se coucher tellement il fera gris.
Vous aurez le plaisir de me retrouver mercredi de la semaine prochaine en attendant je vous souhaite à toutes et à tous une agréable journée et un bon week-end.

jeudi 10 août 2006

Le chaud Paris

En cette période de l’année où l’on pense plutôt aux champs de blé parsemés de gentils coquelicots sous le soleil, aux vaguelettes venant s’échouer à vos pieds au bord d’une plage de sable chaud, ou bien encore selon la région, à une boisson anisée ou une boisson houblonnée servie dans un verre perlé de buée, il y a quand même quelque chose qui ne tourne pas rond.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, en ce matin de période censée être estivale, le chauffeur du bus avait remis le chauffage ! Il faut dire qu’il ne faisait vraiment pas chaud ce matin. Mais quand même !

A l’inverse, quelques minutes plus tard je me retrouvais dans un des endroits les plus chauds de la capitale. Un de ces endroits fréquentés par une foule bigarrée et compacte, une foule composée de personnes plus ou moins habillées.

Je me retrouvais donc au milieu de ces corps déjà moites qui se contorsionnent pour se faire une place non pas sur la piste de danse au son de rythmiques endiablées, mais sur la plateforme de la rame du RER, au son de la sonnerie de fermeture des portes.

Et là pour être chaud, c’est chaud !

Quelques personnes se cramponnent aux barres non pas pour assurer le spectacle d’une séance de « lap dancing » mais pour ne pas perdre l’équilibre. A la différence d’une discothèque où tout le monde se regarde plus au moins ou cherche à capter le regard de l’autre et où les sourires sont de sortie, ici c’est plutôt l’inverse. Les regards sont fixes, complètement éteints et pour ce qui est des sourires…

Heureusement la séance ne dure pas trop longtemps et une fois sorti à l’extérieur, après avoir respiré un bol d’air frais, vous penserez à autre chose.

mercredi 9 août 2006

Vaches maigres

Il est dit qu’au mois d’août la France tourne au ralenti. Ce n’est pas tout à fait exact. Il existe des contre-exemples frappants. Prenons le Blog de Maurice par exemple. Le mois d’août à peine commencé et le voici qui démarre sur les chapeaux de roues. Combien de temps tiendra-t-il ? On verra bien.

En attendant, s’il alimente quotidiennement pour l’instant son blog, il n’en est pas de même pour les journaux gratuits. Ils ont disparu. Complètement. Plus rien n’est distribué ou mis à disposition de la cohorte des voyageurs. Les Métro, 20 Minutes, ParuVendu, A Nous Paris, Sport… A croire qu’ils sont partis au bord de la mer pour être distribués, gratuitement également, et hebdomadairement aux petits baigneurs. Quel bonheur que de faire un Sudoku allongé sur le sable ou de lire les dernières aventures d’Anitta Hilton !

Si j’ai remarqué leur disparition, c’est que quelque part ça me manque et que c’était rentré dans mes habitudes quotidiennes que de les rechercher. C’est en sortant du RER que je trouvais cette lecture facile facilement, à condition de ne pas arriver trop tard ni trop tôt. En fait seules la BD de Garfield de l’un et la page Pipole de l’autre m’intéressaient. J’imagine qu’après le long week-end du 15 août les choses rentreront dans l’ordre. Je ne manquerais pas de vous tenir informé, vous pouvez compter sur moi.

Il en va de même pour la distribution d’échantillons gratuits. Une glace « Tripeul Tchoklaïte » même au format réduit serait la bienvenue de temps en temps. Certes il ne fait pas si chaud que ça pour l’instant. On ne peut pas parler de torpeur estivale. Mais qui sait, si M. Magnum m’entend ou me lit…

mardi 8 août 2006

Nouvelle occupation

Ce n’est un secret pour personne et vous êtes sans doute nombreux à en posséder un, la mode dans les transports en commun en particulier est aux baladeurs numériques. Rien de tel pour rendre ce monde parallèle un peu plus supportable ou pour s’évader du quotidien. Un peu de musique et tout de suite tout autour de vous semble prendre une autre apparence.

Cela dit, avant de pouvoir apprécier le dernier tube de l’été, ze compil’ du siècle, la version remixée version dance de Jordi ou encore la dernière petite suite de Beethoven, il faudra passer un certain temps à une occupation jusqu’alors réservée aux brodeuses, aux tricoteuses et aux pêcheurs.

Il s’agit du démêlage de nœuds, et même de paquets de nœuds car dans ces circonstances c’est rare qu’ils soient seuls. Ils sont livrés par paquets. En effet, aussi incroyable que cela puisse sembler, vous aurez beau ranger consciencieusement vos écouteurs, qui dans sa poche de chemise, qui dans sa sacoche ou encore son sac à main, il n’y a rien à faire, vous y aurez droit.

Le rituel est donc immuable et concerne de plus en plus de personnes. Après s’être assis, bon nombre de voyageurs sortent un paquet de nœuds et commencent à le démêler avec plus ou moins de bonheur. C’est en les regardant opérer qu’on trouvera que certains ne sont vraiment pas dégourdis et s’y prennent mal. En tout cas pas comme vous l’auriez fait. A un tel point qu’on aurait presque envie de leur prendre des mains pour le faire à leur place.

Une fois cette tâche accomplie, vous pourrez alors vous visser les écouteurs dans les oreilles, monter le volume de votre baladeur, regarder avec un sourire aux lèvres la foule compacte alignée à l’entrée de la voiture juste en face de vous, vous placer de dos, vous imaginer en première ligne de la Bande des Pêcheurs et fredonner un m’tit monte d’ssus et rentrant en marche arrière dans la voiture au son des fifres et tambours !

lundi 7 août 2006

De quoi parlions-nous ?

De quoi parlions-nous déjà ? Ah oui ! Des transports en commun. Et plus précisément des aventures de Maurice dans le RER, le métro, le bus, le train, dans les transports en commun donc. En fait d'aventures il s'agit plutôt de ses heurs et malheurs (au fait, Sam et Zette ça parle à quelqu'un ?).

Vous y découvrirez ainsi tout ce que Maurice peut observer dans ces lieux, que ce soit gai ou triste, bien ou mal. Mais aussi tout ce qu'il peut voir ou regarder, entendre ou écouter, sentir ou ressentir, imaginer ou rêver, aimer ou détester.

Ce blog est pour lui un moyen de décrire de façon légère ou caricaturale l'environnement quotidien qui est le sien, mais aussi celui de milliers de personnes qu'il côtoie bon gré mal gré. C'est aussi un moyen de détailler les habitudes, les comportements, les tics et les manies des autres voyageurs. Une tribune lui est ainsi offerte pour vous faire part de ses réflexions, de ses commentaires. Pour vous il saura identifier les tendances, les modes en sous-sol, les répliques cultes avant l'heure.

Souhaitez-vous connaître les secrets et la dure réalité d'un autre monde, d'un monde parallèle ouvert à tous et dans lequel on ne fait que passer, un monde que chacun peut découvrir (à condition d'être muni d'un billet dûment composté ou validé), un monde avec ses héros, ses princesses, ses palais, ses animaux fantastiques, ses sentiers battus mais aussi ses mystères et ses dangers ?

Ce blog est fait pour vous.

Que vous recherchiez de l'action ou du suspense, si cela ne vous fait pas peur, si vous vous sentez le courage, si vous n'avez VRAIMENT rien d'autre à faire, alors revenez régulièrement sur ce blog y lire les derniers épisodes de cette saga extraordinaire et époustouflante.

N'en abusez cependant pas à en devenir accro !

vendredi 4 août 2006

Maurice' return

Oh, mais regardez qui est là ! Cela faisait un bail pourtant qu'il n'avait pas laissé de traces. Parti sans rien dire. Pas même un au revoir ou à bientôt. Plus de nouvelles ou de commentaires à droite ou à gauche. Et le voilà qui réapparaît au moment où on s'y attend le moins, au mois d'août alors que c'est la période supposée de congés payés pour la plupart. Nous jouerait-il une nouvelle adaptation de Pomponnette de la femme du boulanger ou bien encore du retour de l'enfant prodigue ?

Après des semaines et des mois d'absence son blog est dans un état lamentable. La boîte à tags a été polluée de façon massive par des messages non désirés. Les commentaires sont pratiquement inexistants. S'agirait-il d'un milieu plus favorable, on verrait des araignées y tisser leur toile et la mauvaise herbe y pousser.

Qu'est-ce à dire ? Vous voulez une réponse ? Il n'y en a pas. En fait il y en a plusieurs. Une multitude même… Donc il n'y en a pas !

En fait il y en a, bien sûr… comme les remords, par exemple. C'est vrai, quoi. Ouvrir un blog c'est quelque part prendre un engagement, a fortiori s'il est lu. S'il n'était pas lu, personne ne le remarquerait. On finit par s'attacher même si c'est da façon complètement immatérielle.

Maurice ne pouvait décemment pas laisser tomber ses lectrices (lecteurs) du jour au lendemain, comme on abandonne ses vieilles chaussettes. Il reprend donc du service. Pour combien de temps ? Je n'en sais fichtre rien et il accepte de bon gré, pour les plus froissé(e)s de se faire tancer, mais pas trop vertement.

jeudi 3 août 2006

Journée noire pour la SNCF

Après les ânes dans le Gard qui font dérailler les TER, paralysant le trafic ferroviaire de Bordeaux ou de Paris à Montpellier…

Après les vaches qui le même jour se baladent sur les voies ferrées dans l’Aveyron et occasionnent le même genre de perturbation…

C’est en ce même jour au tour de la Région Parisienne de se distinguer, avec un voyageur sur les voies Gare de l’Est, entraînant une coupure de courant et l’arrêt de la circulation des trains sur tout le réseau Est.

La distribution des rôles est le fruit du hasard.

Ce ne sont pas les ânes qui manquent en région parisienne ! Ni les grosses vaches d’ailleurs…

mercredi 10 mai 2006

Affluence

Comme avait l’habitude de s’interroger un ancien prof de philo, je me pose la question : « qu’est-ce à dire ? » A ne pas confondre avec « ben qu’est-ce ça dit ? ». Ca c'était pour les ceusses qui auront compris.

En regardant une fois de plus autour de moi j’ai constaté un changement. Il n’est pas rare maintenant de voir un certain nombre de personnes debout dans les allées au rez-de-chaussée ou à l’étage. Je ne parle même pas des espaces devant les portes qui eux sont occupés depuis belle lurette. Là je parle des personnes qui se tiennent debout à côté de vous lorsque vous êtes assis. De ces personnes qui frottent leur bedaine sur votre épaule ou qui vous bourrent les côtes avec leur sac. Tout cela contribue bien évidemment à rendre les voitures encore plus sombre comme je l’expliquais précédemment.

Comment expliquer cette nouvelle affluence sur MON train à MON heure le matin ? Y aurait-il plus de personnes utilisant les transports en commun ? Les gens auraient-ils modifié leurs habitudes en laissant leur voiture au garage par exemple ou en se réveillant plus tôt ou plus tard ?

Y aurait-il un transfert de voyageurs d’une ligne à l’autre ? Ou bien encore un transfert de voyageurs d’un bassin d’emploi à un autre ?

Ou bien tout simplement le plaisir de voyager avec moi ?

Je vous pose la question…

mardi 9 mai 2006

J’aime bien…

Les femmes qui bloquent l’entrée des portillons, en posant leur sac à main sur le lecteur Navigo afin de pouvoir rechercher leur carte Navigo au fin fond du fatras qu’elles trimballent en permanence. D’autant qu’au préalable elles auront fait passer leur sac sur le lecteur dans tous les sens, mais sans résultat. En attendant les autres voyageurs attendent patiemment qu’elles aient fini.

Lorsque la voiture est plus qu’archi-bourrée à cause d’un problème quelconque. Certains voyageurs s’entêtent à vous déplier sur la tête ou sous le nez leur journal du matin, gratuit ou pas, sans se soucier de la gêne supplémentaire que vous avez à subir. Soit vous êtes décoiffé soit vous êtes obligés de loucher.

Lorsqu’un voyageur passe ses coups de fil, avec son portable bien sûr, en parlant à voix haute pendant de longues minutes avec un collaborateur resté au bureau, en prenant le soin de faire profiter tout le wagon de sujets dont on se passe aisément. Tout le monde sauf l’intéressé peut lire l’énervement et l’exaspération sur l’ensemble des visages.

L’obscurité dans laquelle nous sommes plongés dans les wagons. Sauf à être assis près d’une fenêtre, le reste de la voiture est plongé dans la pénombre. Il fait trop sombre pour pouvoir lire ou écrire dans de bonnes conditions, sans s’abîmer les yeux. Lorsqu’il y a une personne assise sur chacun des sièges le long des fenêtres, l’espace vitré dégagé est alors très restreint. L’éclairage est sensé se faire automatiquement en fonction de la luminosité extérieure. Il est cependant possible pour le conducteur du train de forcer l’allumage. S’il le veut bien…

ps 1 : pour ceux que ça intéresse, j’ai une brodeuse assise en face de moi.

ps 2 : comme la brodeuse je suis assis à côté d’une fenêtre.

vendredi 14 avril 2006

C’est les vacances

(Ce post a été rédigé il y a 5 jours maintenant et je le publie avec « un peu » de retard. Je tiens à le préciser sinon il perdrait une partie de son sens.)

C’est les vacances ! Tout le monde a en tête le refrain de la chanson de cette habituée du Top 50 estival.

En l’occurrence c’est peut-être les vacances pour les autres mais pas pour moi. En tous les cas pas pour tout de suite. Il me faudra attendre encore une semaine. Patience donc… A quoi reconnaît-on dans les transports en commun qu’on est en période de vacances scolaires ? Vous l’aurez deviné bien sûr.

Il y a moins de monde. Le constat est évident parmi la population des ados (lycéens, collégiens, étudiants), mais aussi dans une moindre mesure chez les adultes. Les grands. Ceux qui bossent.

Il faut cependant noter l’arrivée d’autres voyageurs. Ceux-là sont parfois beaucoup plus jeunes. Ils sont de temps en temps accompagnés de grosses valises, signe qu’on va les mettre dans un autre train qui les emmènera probablement chez une grand-mère, ou bien ils sont parfois accompagnés d’un petit sac en prévision d’une longue journée à passer au bureau le plus souvent avec Maman.

Ca doit sembler terriblement long de rester dans un bureau de grands à dessiner sans avoir le droit de faire du bruit, sans avoir le droit de courir dans tous les sens et sans avoir le droit de jouer sur l’ordinateur des autres…

C’est les vacances donc et pour ceux qui ont décidé de ne pas aller travailler aujourd’hui, c’est grand beau temps. Certes un peu frais ais le soleil est au rendez-vous. Je n’aime pas trop parler de la météo car c’est souvent signe qu’on a pas grand-chose d’autre à dire. Mais la chaleur et le soleil commencent à me manquer. Encore quelques mois et ce sera l’étuve dans les trains !

En attendant, patience !

mercredi 5 avril 2006

Gréviste planqué ?

C'est pour le moins curieux.

En cette nouvelle journée de grève nationale, un service "minimum" était assuré dans les transports en commun. La gare était ouverte et quelques trains roulaient.

Il y avait donc des conducteurs, des aiguilleurs, des contrôleurs et des agents d'accueil. Je ne sais pas si c'est le nom, mais pour vous situer ce sont ceux qui sont derrière les hygiaphones dans les guichets.

Il y avait donc des agents présents derrière le guichet mardi soir. Certes le rideau était baissé, mais pas complètement. Il y avait de la lumière et on pouvait les apercevoir. De la même manière ils pouvaient voir les dizaines de dizaines de voyageurs qui venaient d'arriver par le un train sur deux. Ils pouvaient d'autant mieux les voir que tout le couloir souterrain était bloqué et noir de monde.

Pourquoi ? Tout simplement car seuls deux portillons étaient franchissables dans le sens "sortir de la gare". Croyez-vous qu'il auraient tendu le bras pour ouvrir d'autre portillons de manière à fluidifier le trafic comme ils ont l'habitude de le faire ? Pas du tout. Quand en plus d'être en grève on peut emmerder le monde, pourquoi se priver?

Au fait, on a des retenues de salaire lorsqu'on est présent sur son lieu de travail et qu'on fait semblant de travailler pour ne pas avouer qu'on est en grève ?

mardi 4 avril 2006

Merde in France

Ah.. ah... ah... ah...

(Refrain)
Eh la fauchonne conne d'you mouloud
Lavabo trottoir mouloudji
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Eh watching you t'as fraoute les roubloutes
Canapé bidet à coudre
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh watching you t'as fraoute les (cacapoum cacapoum)
Watch euh me again
Même triple again
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ah.. ah... ah... ah...

(Refrain)

Eh Gaspard wet Pierre sot qu'inclus
Baby sleep dortoir les mouges
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh Gaspard wet Pierre sot qu'inclus (cacapoum cacapoum)
Au Mickey qu'au Gaumont
Lampadaire et paillasson
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ah.. ah... ah... ah...
Play Tex! Play Tex!

(Refrain)

Cigare!

Eh you speak bye ciao baby bye bye
Baby sleep dortoir limaille
Merde in France (cacapoum cacapoum)
Eh masque à gaz ciao bye bye (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na
Merde in France (cacapoum cacapoum)

Ben alors? (cacapoum cacapoum)

Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
Eh la fauchonne conne d'you (cacapoum cacapoum)
He's a book euh he's a na
He's a tripe book euh na

Jacques Dutronc (1984)

vendredi 31 mars 2006

Maurice ? Présent !

A la question "Maurice est-il toujours vivant ?" la réponse est oui. Il est toujours là. Il vous lit toujours, mais discrètement. C'est à dire qu'il ne laissera pas forcément un message ou un commentaire toujours aussi bien senti, signe de sa facture bien particulière et pas toujours apppréciée.

Il prend toujours les transports en commun et observe toujours autant ses congénères évoluer dans les transports en commun, même si parfois ils donnent plutôt l'impression de régresser. Il observe donc avec tendresse, d'autre fois avec admiration, parfois avec énervement, de plus en plus rarement avec étonnement, mais toujours avec autant d'intérêt.

L'autre jour il a même pris le métro. La ligne 2 pour être plus précis, pour descendre du côté du Parc Monceau à la recherche d'une boutique non loin du si célèbre fleuriste parisien. Il a recommencé un peu plus tard pour retrouver le RER du côté de Charles de Gaulle. Il a hésité avant finalement de se résigner à rencontrer ou se faire signaler auprès d'une conductrice de ligne maintenant célèbre.

Au fait j'ai une question : combien y en a-t-il sur une ligne comme la 2 par exemple ?

mercredi 1 mars 2006

Navette (3)

Tout le monde a en tête les premiers pas de l'astronaute Neil Armstrong sur la lune. C'était le 21 juillet 1969 (je me souviens l'avoir vu à la télévision et j'étais pourtant jeune !). Au-delà de l'émotion, de la réussite ce cette expédition et de la pensée qu'il eut à ce moment là pour son ancien voisin, il faut se rendre à l'évidence qu'il n'était pas très à l'aise dans son scaphandre.

Eh bien les skieurs de nos jours, au moment de monter ou de descendre de leur bus sont à peu près dans la même situation. D'énormes difficultés à lever la jambe et leurs grosses fesses et de se hisser dans l'engin avec leur matériel de ski. Sous les lunettes de soleil, casques et autres écharpes ou bonnets chamarrés, on imagine sans difficultés les visages rougeauds et grimaçants sous l'effort bref mais intense. Seules les lèvres tordues, horriblement gercées et tartinées d'une épaisse couche de beurre de cacao sont encore visibles.

Comme les scaphandriers, on dirait qu'ils sont chaussés de semelles de plomb. La marche se fait en se balançant d'un pied sur l'autre, avec le déhanchement d'un canard. Ils ont en plus les bras lourdement chargés de leurs skis et bâtons.

En général les plus forts aident les plus faibles. Un père par exemple portera le matériel de son ou de ses enfants, le petit ami portera les skis de sa petite amie, un mari attentionné celui de sa charmante épouse…

Ce n'est pas toujours le cas ! Certains parents n'hésitent pas à faire avancer leur progéniture à coups de genoux dans le dos en les engueulant parce qu'ils ne vont pas assez vite et qu'ils empêchent les autres de monter ! Je rêve… Passé un certain âge, monsieur ignorera superbement madame et chacun portera son matériel !

mardi 28 février 2006

Navette (2)

Mettons un peu entre parenthèse les articles relatifs à la grippe aviaire pour revenir au sujet dont j’ai commencé à vous parler, à savoir les transports en commun dans les stations de ski.

Pour ceux qui viennent d’arriver, je voudrais tout simplement rappeler que je me suis payé le luxe d’une semaine de ski dans les Alpes du Nord, pendant la première semaine des vacances scolaires de la région parisienne. Seuls une partie des parigots têtes de veau parisiens était en vacances à ce moment-là. Je ne vous cache pas que c’est la seule raison pour laquelle j’ai choisi cette période : éviter qu’il y ait trop de monde.

En plus du local à ski dont l’avantage ne semble pas avoir convaincu Fong malgré de nombreuses explications, cette station offre à ses touristes un service de bus qui dessert plusieurs arrêts, le point central étant non pas la gare routière, mais les télécabines.

A l’heure où les banlieusards et autres parisiens courent après leur moyen de transport en commun, chaussés de talons hauts, de mocassins vernis ou de baskets de marque, chargés de leurs sacs, sacoches, sacs à main et autres valises à roulettes (lire les épisodes précédents), ceux qui ont eu la chance de pouvoir partir courent après les mêmes transports en commun, mais chaussés d’énormes chaussures lourdes, chargés de ski, bâtons et équipés de lunettes de soleil, bonnets, gros anoraks (grosses doudounes prête à confusion) ou combinaisons aux couleurs plus ou moins tendance.

Ce sont pourtant les mêmes. On les reconnaît facilement car ils obéissent aux mêmes règles qu’à Paris. Bousculer pour être le premier à monter, rester devant les portes pour être le premier à sortir même s’ils ne descendent pas au prochain arrêt, rester à l’avant du bus alors qu’il y a des places à l’arrière…

samedi 25 février 2006

Merci Maurice

En attendant de vous raconter ce que j'ai pu voir et observer dans les navettes de la station de ski, il faut que je vous fasse part d'une réflexion, qui m'est venue vendredi soir, sur le chemin du retour et qui je vous l'avoue m'a beaucoup fait rire et me fait encore sourire rien que d'y penser.

La journée avait été particulièrement dure d'un point de vue professionnel. Le week-end approchant une petite détente et un peu de relâchement s'imposaient. L'occasion se présenta à moi sous l'apparence d'un de mes voisins et ami avec qui je partage de temps à autres les joies des transports en commun.

La grippe aviaire finit par surgir au cours de nos discussions. En effet, l'entreprise dans laquelle il travaille est située à côté d'une grande mare ou d'un petit étang si vous préférez. Depuis des annéees un couple de canards colvert vient y passer quelques mois dans l'année au grand émerveillement de ces salariés qui au cours de la promenade digestive qui suit un gueleton dans la cantine de l'entreprise, et en profitent pour leur jeter quelques croutons de pain.

Or depuis quelques jours la réglementation leur a été rappelée. Il est strictement interdit de nourrir les oiseaux dans les parcs et jardins. Depuis quelques jours d'ailleurs ils se demandent où sont passés les fameux canards.

Il nous en faut plus pour nous attrister. A force d'en rajouter je ne sais pas comment j'en suis venu à imaginer une façon simple et radicale pour faire le vide autour de moi dans les wagons ou rames bondées de voyageurs, ou bien même à la cantine. En fait ça marche dans tous les lieux publics surpeuplés. C'est à la portée de tous et je vous livre mon secret. Il suffit tout simplement d'imiter le cri de la poule : cot cot cot !

Si vous pensez ne pas être suffisamment convainquant, j'ai amélioré la technique. Récupérez un gant à vaisselle, de préférence de couleur rouge et enfilez le sur votre tête. Il ne vous reste plus qu'à marcher en projetant la tête en avant de temps en temps. Je sais ce n'est pas simple mais je suis sûr que vous arriverez !

mercredi 22 février 2006

Navette (1)

Il y a quelques jours j'ai profité des vacances scolaires et d'une offre tarifaire intéressante pour aller passer une semaine à la montagne. Pour skier. La neige abondante était au rendez-vous, sur les pistes et pas en train de tomber. Le soleil était présent. Le froid aussi, surtout au plus haut de la station. La station en question a défrayé la chronique il y a plusieurs mois maintenant sur fond de sordide affaire de jalousie.

Deux aspects intéressants et avantageux ont retenu mon attention. Le premier est que la station est desservie par un réseau d'autobus. Il est alors simple et facile de se rendre au départ des remontées mécaniques, à n'importe quel moment de la journée sans stresser à l'idée de devoir trouver une place où se garer. On peut donc laisser sa voiture au parking sans stresser non plus le soir parce que quelqu'un a piqué votre place. Par ailleurs j'ai pu bénéficier d'un local à skis en haut des remontées mécaniques. Partir skier le matin et rentrer le soir sans avoir à trimballer son pesant et encombrant matériel est pour le moins un sacré avantage. Ceux qui ont de la pratique savent de quoi je parle.

Le matin du premier jour et le soir du dernier jour sont les plus difficiles. Le matin du premier jour vous prenez le bus avec votre équipement complet dans les bras, vous montez dans le télé-cabine pour rejoindre le haut des pistes. Arrivé là-haut vous chaussez votre matériel et vous mettez vos après-ski dans le local à ski. Ouf ! Vous voilà prêts à skier. Aussi êtes vous obligés de refaire la même chose en sens inverse le dernier soir de votre séjour. Mais entre ces deux moments difficiles vous aurez pris sereinement et royalement le bus les après-ski aux pieds, les mains dans les poches, vous aurez emprunté le télé-cabine le matin et le soir de la même manière.

Vous aurez évité la corvée de porter un matériel lourd et encombrant en marchant avec des chaussures lourdes et pas souples pour deux sous. Sans oublier le matériel de votre épouse et celui de vos nombreux enfants, histoire de donner un coup de main et de ne pas passer des heures à attendre tout ce petit monde qui se traîne en croulant, soufflant et rougissant sous la charge.

Autre avantage, et pas des moindres, vous aurez le loisir d'observer tous ceux qui le matin et le soir n'ont pas accès au local à ski.

Et pour observer, ça Maurice sait faire. Il ne me reste plus qu'à vous le restituer.

mardi 21 février 2006

1er cas de masque

Pas plus tard qu'en fin de semaine dernière, j'ai pour la première fois croisé une personne qui portait un masque. Pas le genre de ceux qui fleurissent en ce moment du côté de Venise, ni de ceux qui fleuriront bientôt à Rosendaël ou bien chez Fricoteau. Il s'agit plutôt du genre de masque que l'on utilise principalement dans les hopitaux. Celui dont la fabrication se fait en ce moment à un train d'enfer en attendant les premiers signes de l'apparition d'un cas de grippe aviaire sur l'homme en France. Celui qui sera distribué à des centaines de milliers, voire de millions d'exemplaires lorsque la pandémie sera déclarée, que les transports en commun et les écoles seront fermées et que chacun sera confiné chez soi en attendant que ça passe...

Les discours actuels se veulent rassurants. Il n'a pas été prouvé de cas de transmission du virus de l'homme à l'homme.

Il n'empêche que ça ne laisse pas indifférent. Alors qui était cet homme au masque de papier ? Un oiseau de mauvais augure (jeu de mot facile) ? Ou bien un délire imaginaire et paranoïaque de ma part ?

Et du coup on entend n'importe quoi. Ainsi les pigeons parisiens seraient immunisés tout ça parce qu'ils vivent en permanence dans la crasse, la saleté et la pollution. Je ne sais pas si vous avez déjà vu un pigeon parisien, mais même avant d'avoir entendu parler de la grippe aviaire, jamais je n'en aurais touché un tellement ils paraissent sales et repoussants.

On verra si l'apparition de cas de masques progresse dans les jours à venir.

Je ne manquerai pas de vous tenir informés.

mardi 14 février 2006

Carte de Saint Valentin

J'en avais parlé au moment de la nouvelle année. Voici donc comme promis la Carte de Saint Valentin.
Comme vous le remarquerez c'est à quelques kilomètres de Voeu, dans l'Indre.
J'aurais voulu le faire exprès...

(Merci à Monsieur Michelin pour l'itinéraire).

Une carte de Saint-Valentin mon Capitaine !

Une carte de Saint-Valentin mon Capitaine !

samedi 28 janvier 2006

Kakuro késako ?

Le principe est simple et ce coup-ci Ariane a de bonnes raisons de détester. Il faut placer dans les cases blanches des chiffres de 1 à 9. Le total de ces chiffres (il faut savoir faire des additions) doit correspondre au nombre indiqué au début de la ligne ou de la colonne. On ne peut mettre deux fois le même chiffre dans la même ligne ou la même colonne.

Attention, cela rend aussi dépendant que le Sudoku...

Amusez-vous bien !

Kakuro

Un Kakuro mon Capitaine !

mercredi 25 janvier 2006

Je suis reviendu !

Maurice a finalement décidé de briser le silence. D'aucuns s'étonnent de son silence, ou plutôt de l'absence de commentaires. Il y a pour cela une bonne raison. Une parmi d'autres, mais celle-ci est particulièrement consommatrice de temps.

Maurice a succombé à la mode actuelle du Sudoku (Sodoku). Je pense que tout le monde connaît, donc pas besoin d'explications. Si vraiment il y en a un ou une qui ne se sent pas bien dans ce domaine, qu'il me laisse un message. Pour ceux qui connaissent, voici un exemple de ce qui m'occupe actuellement pendant des heures entières.

Et pendant que je fait ça, je ne fais pas autre chose.

On peut lancer un concours. Le premier qui a fini la grille se signale.

Avis aux amateurs !

Vous êtes grillé mon Capitaine !

Vous êtes grillé mon Capitaine !

mardi 24 janvier 2006

Sudoku

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lundi 23 janvier 2006

Questionnaire 5 choses

C'est vraiment pour faire plaisir à Shantti que je réponds à ce questionnaire car c'est un exercice qui me casse un peu les pieds. J'avais dit que je le ferais et j'ai tenu parole. Finalement j'y suis arrivé et j'avoue que cela m'a parfois fait sourire. Il me reste à l'envoyer à 5 personnes. J'y réfléchis...

5 choses que tu aimerais faire avant de mourir :
* Comprendre le monde qui m’entoure.
* Coller le petit bout de plinthe qui manque derrière la porte du bureau.
* Zigouiller Pandemonium Diablo et ses 5 Über petits copains.
* Gagner une super cagnotte au Loto.
* Voler comme un oiseau (et je ne m’appelle pas Birdy).

5 choses que tu sais faire :
* Lire, écrire, compter.
* Voir le petit détail qui cloche.
* Etre à l’aise avec tout le monde.
* Sortir la phrase qui tue au meilleur moment, sans prévenir.
* Etaler de la crème solaire.

5 choses que tu ne sais pas faire :
* Faire du roller en arrière en croisant les pieds (mais je ne désespère pas).
* Poster régulièrement un billet intelligent sur mon blog.
* Faire le Moonwalk comme Michaël Jackson.
* Manger mes crottes de nez.
* Toucher le bout de mon nez avec la langue.

5 choses qui t'attirent chez le sexe opposé (ou chez l'autre) :
* A part la féminité, la tendresse, la complicité, le regard et la douceur ?
* Les seins.
* Les seins.
* Les seins.
* Les seins.

5 choses que tu dis le plus souvent :
* J’arrive !
* Y’a des yaourts à finir ?
* Ca goutte ?
* Qui a touché à mes outils ?
* Mmmh ! C’est délicieux !

5 personnalités qui te plaisent :
* Camilla Parker Bowles
* John Lennon
* Anitta Hilton
* Nicolas Sarkozy
* Garfield

vendredi 6 janvier 2006

Défense de courir

S’il est une chose qu’il faudrait interdire, c’est aux femmes de courir.

J’en vois déjà qui s’étranglent à la lecture de cette introduction. Attendez avant de réagir, de lire la suite. N’oubliez pas qu’on se situe toujours dans l’univers des transports en commun.

Je trouve ça souvent pitoyable, disgracieux et malheureux de voir quelques pauvres malheureuses piquer un cent mètres dans les couloirs du RER parce qu’elles sont à la bourre pour attraper un train qui les emmènera selon l’heure, sur leur lieu de travail ou chez elles où les attendent des mouflets à torcher, une pile de linge à repasser, un dîner à préparer et un mari affamé qu’elles ont du abandonner pour ne pas arriver en retard au travail, etc. Dans le meilleurs des cas… Je dis ça parce qu’en plus le mari pourrait être violent et alcoolique par exemple.

La dépense d’énergie semble être colossale pour un résultat qui laisse à désirer aussi bien d’un point de vue esthétique, qu’au niveau du rendement.

D’un point de vue esthétique car certaines sont souvent désavantagées par une poitrine généreuse, pas toujours bien maintenue dans des conditions extrêmes, dont la nature les a dotées et qui a tendance à partir dans tous les sens lorsque le mouvement s’accélère. De même si les talons hauts ou à aiguilles devaient permettre aux athlètes de battre des records de vitesse, il y a longtemps que ça se saurait. Il est rare de rencontrer des « sportives » dont le mouvement des jambes ressemble à celui des « vrais » athlètes. C’est dans ces moments là où elles semblent le plus pathétiques, le nez au vent, les bras repliés chargés de divers sacs et sacs à main, les petits poings serrés et remontés le long du corps et les jambes qui partent plutôt sur les côtés, genre pingouin pressé. Clac, clac, clac, clac, clac…

Tout cela ne milite pas en faveur de la féminité, en tous cas telle que je l’imagine.

D’un point de vue rendement, cette dépense d’énergie ne leur permet pas, dans la plupart des cas, de pulvériser des records. Certaines ont du mal à me dépasser lorsque je marche vite. Et j’en rattrape toujours quelques unes complètement essoufflées quelques mètres plus loin.

Tout cela est bien dommage. Mais ont-elles toujours le choix ?

jeudi 5 janvier 2006

Des gamelles et des bidons

Pas plus tard que ce matin, j’ai été témoin d’une situation pour le moins cocasse. J’avoue qu’il fallait être présent au bon endroit et au bon moment tellement cela s’est déroulé rapidement. Peut-être y a-t-il des caméras qui ont filmé la scène ? En tous cas même armé d’un caméscope, nul n’aurait été suffisamment rapide pour dégainer son appareil et saisir cette scène digne des meilleurs moments de la « caméra cachée ». Heureusement que Maurice était là pour vous relater ce qui s’est passé.

L’action se passe dans les couloirs du RER A, plus exactement au niveau des portillons où régulièrement le Chippendale de service vend ses tickets (pour plus de détails, prière de se reporter aux éditions précédentes). Il y a là une rangée d’une quinzaine de portillons équipés et d’une barre à pousser au niveau des cuisses, et d’une porte sensée empêcher de sauter cette barre.

Entre les deux, il y a un espace suffisant pour coincer un fraudeur ayant sauté la barre, mais s’étant fait coincer par la porte que personne n’a eu la bonté de maintenir ouverte.

C’est ce qui est arrivé ce matin à un homme d’environ 40 ans, moustachu avec veste jaune moutarde et cravate assortie, plutôt du genre avec un petite moustache, un gros ventre et un tout petit cartable en cuir. Je ne sais pas pourquoi il a voulu sauter le portillon. Il était accompagné d’un ami qui lui, est passé sans problème. C’est sans doute la raison pour laquelle ce dernier n’a pas retenu la porte derrière lui, pensant que son ami passerait aussi.

Voici donc notre moustachu qui ni une ni deux prend son élan, pose les deux mains de chaque côté du portillon, prend appui sur ses bras tendus, replie les jambes sous lui malgré la bedaine et passe avec succès la barre. Le tout dans un grand bruit au moment de l’atterrissage.

Pas de bol, la porte vient de se refermer et elle est verrouillée. Le voici donc coincé entre la barre et la porte à se démener comme un beau diable pour essayer de forcer le passage. Malheureusement son ventre l’en empêche ! Son ami, l’œil amusé, ne peut que constater. Il n’y a rien à faire de ce côté de la barrière pour libérer le malheureux. Ce n’est qu’au prix d’efforts considérables et à force de se presser l’estomac, que centimètres après centimètres le malheureux réussira à se libérer.

Et comme avait l’habitude de le chanter mon grand-père :
« Plaignez, plaignez le pauvre invalide
dont le bidon dépasse les proportions… »

lundi 2 janvier 2006

Meilleurs voeux

Bonne année et bonne santé à toutes et à tous !

voeu

Une carte de Voeu mon Capitaine !

mardi 27 décembre 2005

Transports en commun

Il est parfois des événements qui vous font regretter de ne pas avoir pris les transports en commun. On loue la liberté offerte par les voitures. Quand un grain de sable se glisse dans l'engrenage, il se grippe. Lorsqu'on le lubrifie trop, c'est la même chose. Explications.

Ainsi alors que je me rendais dans ma région d'origine, en voiture, quelle ne fut pas ma surprise de constater que l'autoroute que j'emprunte habituellement était fermée à la circulation. Ce sont vous me direz des choses qui arrivent. D'autant qu'une trentaine de kilomètres auparavant un message signalait la fermeture de l'autoroute. Un accident ? Aucune annonce dans ce sens à la radio n'avait interrompu notre programme musical. Des travaux ? Pas en cette période de l'année, le froid ne le permettant pas. Un grève d'une certaine catégorie de personnes ? Même chose, rien sur les ondes.

C'est donc dans l'ignorance que je me suis retrouvé sur une route que je n'avais pas empruntée depuis des années. Depuis que l'autoroute avait été construite en fait. Les nationales ont leur charme, quelle que soit la campagne traversée. Celle-ci était sous le soleil en cette veille de Noël. Le problème est que je n'étais pas seul. Loin de là ! Des dizaines, ces centaines de personnes étaient devant et derrière moi. A un tel point qu'il m'aura fallu pratiquement 45 minutes pour traverser des petites villes telles que Wormhout, rouler au pas pendant 30 minutes avant d'atteindre le feu rouge de tel autre village. Au grand étonnement des habitants du cru qui ont mis des heures à rentrer chez eux !

C'est en lisant le quotidien régional le lendemain que j'apprendrai qu'un camion citerne a perdu sur 40 kilomètres quelques 800 kilogrammes d'huile de colza. Les gendarmes venus à la rescousse de personnes ayant dérapé ont eu quelques difficultés à s'arrêter. Subodorant une anomalie ils ont décidé par précaution de fermer l'accès à l'autoroute. La fermeture durera une semaine environ, le temps de trouver le détergent qui va bien et de nettoyer des hectares d'asphalte.

En dehors du fait de me faire redécouvrir une campagne que je n'avais plus traversée depuis des lustres, j'ai pu constater la mise en place rapide d'un nouveau moyen de locomotion en commun que j'ai pu immotaliser ci-dessous. Rassurez-vous, j'ai pu arriver à temps à l'église dans la dune et surtout avant le Père Noël !

En voiture mon Capitaine !

En voiture mon Capitaine !

jeudi 22 décembre 2005

Noyeux Joël à tous !

Après le jour le plus court de l'année, un petit dessin qui vaut mieux qu'un long discours.

Je vous souhaite à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d'année.

Un joyeux Noël et une bonne et heureuse année avec sa kyrielle de bons voeux relatifs à la santé, l'amour, le travail, l'argent ! ... Et le blog ?

Maurice

Noyeux Joël mon Capitaine !

Noyeux Joël mon Capitaine !

lundi 5 décembre 2005

Du bon et du moins bon

Aujourd'hui lundi, comme c'est précisé dans le titre, j'ai eu droit à du bon et du moins bon.

Le bon ? Sous la forme des hommes en bleu et jaune. Vous vous en souvenez, je souriais à les voir courrir le lundi matin lorsqu'ils s'apercevaient que le train court ne s'arrêtait pas en tête de quai. La leçon à répétition a finalement porté ses fruits. Ils attendent maintenant leur train là où il faut. Cela me fait franchement plaisir pour eux. Par contre il faudra que je trouve autre chose à me mettre sous la dent.

Le moins bon ?

Aujourd'hui sur le réseau Est de la SNCF ça a merdé un max comme on dit. Vous me pardonnerez l'expression, mais c'est ce qu'on ressenti les centaines, les milliers de voyageurs qui se sont vu attendre un train sans cesse retardé, puis retardé encore, puis supprimé, puis le suivant retardé et retardé encore... On aura pourtant vu passer des rames vides dans les deux sens, des trains comme on n'avait jamais vu auparavant et pourtant le Maurice en aura vu passer des trains ! Et des annonces du style "Attention au passage d'un train sans arrêt. Eloignez vous de la bordure du quai s'il vous plaît". Et rien ne passe. et il ne se passe rien, sauf peut-être un train fantôme ?

Bref ce matin c'était 3/4 d'heure de retard. Je préfère ne pas penser au temps supplémentaire que j'aurais pu passer dans mon lit ce matin. Mais on ne sait jamais par avance ce qui nous attend.

Ne voyageant pas seul ce matin j'ai laissé mes compagnons s'assoir et j'ai ainsi faire mon premier voyage debout au départ de chez moi. Ca ne m'était encore jamais arrivé !

Enfin ce soir c'est le RER A qui s'est retrouvé bloqué suite à un accident grave de voyageur. J'ai par le passé donné une traduction de ce genre de message. Ayant été prévenu par avance j'ai pu me rabattre sur un train en direction de la Gare Saint Lazare. Il ne fallait pas que je loupe mon cours de freeskate. Passionnant, non ?

lundi 28 novembre 2005

Grosses doudounes

Autant vous le dire tout de suite, ce n'est pas la peine de vous exciter pour rien. Ce n'est pas à ça que je pense bien qu'effectivement je pourrais me laisser aller à une description de ce genre. Laissons donc tranquille la Tante Charlotte. Dans un autre registre un essai plutôt réussi a déjà été fait par Pierre Perret. S'il y en a que ça tente...

Ce dont je vais vous dire quelques mots maintenant m'a été suggéré par Shantti. en dehors de créations et de réalisations remarquables en broderie et couture, elle tient un blog. Sans plus attendre voici le lien indispensable : Shantti

Donc ces jours-ci tout le monde aura ressenti les effets du net refroidissment des températures. Les voyageurs dans les trains de banlieue en particulier doivent être équipés contre les grands froids afin que l'attente sur le quai exposé à tous les vents soit supportable. En plus des défenses naturelles plus ou moins développées, nombreux et nombreuses sont ceux et celles qui auront endossé un épais manteau d'hiver (une doudoune par exemple).

On se retrouve très vite plus à l'étroit que d'habitude à cause de ceux ou celles qui ne veulent pas se défaire de leurs gros manteaux. Les voitures sont chauffées et pour la plupart des voyageurs, la durée du voyage varie de 20 à 35 minutes environ. Il est tout à fait possible de retirer son manteau. Le problème c'est qu'il n'y a pas de porte-manteaux. Il faut donc le conserver sur les genoux. Avec pour les uns la sacoche entre les jambes, pour les autres le sac à main sur les genoux, le fameux deuxième sac à main sur les genoux, le livre ou le magazine, tout cela fait que le voyage ne sera pas des plus confortables.

D'autant que certains et surtout certaines sont plus frileux que les autres (pourtant à les voir...) et conservent leur manteau. Alors effectivement Shantti on a moins de place et on se retrouve encore plus en contact avec son voisin ou sa voisine.

Demain ou plus tard je vous parlerais des nez qui coulent.

samedi 26 novembre 2005

En attendant Maurice

En attendant Maurice

En attendant Maurice

dimanche 20 novembre 2005

Escalade protectionniste

Etant donné le succès indéniable rencontré par ce blog d'excellente qualité, je suis de plus en plus la cible de spammeurs indésirables qui sous des apparences vilement flagorneuses disent tout et n'importe quoi.

Je ne pouvais pas laisser la situation se dégrader ainsi. Il me fallait donc réagir. Il en va de la crédibilité et du sérieux de ce blog.

C'est pourquoi j'ai décidé de rajouter une étape lors de l'envoi d'un commentaire. Il vous sera dorénavant demandé de saisir la suite de lettres qui vous sera proposée de façon aléatoire. N'en cherchez pas la signification, vous perdrez votre temps. C'est du plus bel effet étant donné que les lettres sont volontairement déformées. Ne vous précipitez pas chez votre ophtalmo.

J'espère que vous comprendrez et admettrez la justesse de ma risposte. Il en va également de votre confort.

Au plaisir de vous lire.

Maurice

ps : pour les blogger.com, si vous souhaitez savoir comment ça marche...

Maurice : Allégorie
Maurice16

Maurice : Allégorie

mercredi 9 novembre 2005

Si tu crois un jour que tu m'aimes...

C'est sur cette chanson que je suis arrivé ce soir à la Haussmann-Saint Lazare. Pour une fois je ne m'étais pas vissé les écouteurs de mon iPod dans les oreilles. J'ai pu donc écouter cette chanson qui détend, forcément, et qui est chargée de souvenirs.

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire part de cette information cruciale : ce soir les panneaux d'affichage des horaires des trains fonctionnaient à nouveau dans la gare Haussmann-Saint Lazare.

Par contre il faut que je vous avoue que ce matin je me suis senti dans la peau des deux hommes, vous savez, ceux qui courrent tous les lundis matin parce qu'ils se sont placé en début de quai alors que... Mais bon... Sauf que moi c'était mercredi et que ce n'était pas comme d'habitude. Je n'irai pas jusqu'à dire que ce n'était pas inscrit sur les panneaux d'affichage, car si je les regarde, c'est uniquement pour m'assurer que l'horaire n'a pas été modifié. Je n'étais pas le seul et comme je m'en suis rendu compte avant les autres, j'ai pu bénéficier jusqu'au bout de mon démarrage avant les autres et de l'avantage de ne pas avoir à piquer un sprint en talons aiguilles, chargé d'un multitude de sacs à mains et lesté de quelques kilos en trop ! En retirant le train, imaginez un peu un Maurice poursuivi par une horde de grosses dondons !

ps : j'ai enfin relaché mon attention. A mon réveil en me regardant dans la glace, je pouvais lire la phrase suivante sur mon (large) front :

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lkjhgf
:;,nbv

mardi 8 novembre 2005

Votre attention s'il vous plaît

Aujourd'hui mardi tous les panneaux d'affichage des départs de trains étaient désespérement noirs en la gare Haussmann-Saint Lazare.

Les vieux de la vieille comme moi, rompus à toutes les vaines tentatives de dégouter l'honnête voyageur que je suis, sont capables de se diriger les yeux fermés dans les méandres des couloirs et ne regardnt même plus les panneaux d'affichage, puisque c'est tous les jours la même chose, y compris le tous les lundis matin à 7h50 pour les deux personnes qui... mais bon...

Pour ceux qui ne connaitraient pas, des annonces sont faites par haut-parleur. Le son est d'ailleurs tellement poussé fort qu'avec la réverbération sur les parois cela devient le plus souvent inaudible. Mais bon... Donc tout à l'heure on annonce : "Votre attention s'il vous plait !" Forcément, dans ces cas là, on se prépare à écouter. On est attentif puisqu'on a réclamé notre attention. En plus c'est demandé par une voix féminine, au sens propre comme au sens figuré, car dans certains cas la voix féminine ne l'est pas trop, mais bon...

On attend donc la suite... mon attention est toujours en stand by, dans l'attente du message annoncé ! Et puis en fait au bout de plusieurs secondes, on se rend compte qu'il ne s'est rien passé. Aucun message n'a finalement été annoncé. Alors que faire ? Continuer à maintenir son attention en attendant le message ?

Alors s'il vous plaît aidez-moi. Il est maintenant deux heures du matin et mon attention commence à se relâcher !

lundi 7 novembre 2005

Lundi c'est ravioli

J'en ai déjà parlé, désolé, mais je ne peux faire autrement que d'en parler à nouveau.

Nous étions lundi et tous les lundis matin à 7h45, les deux mêmes personnes vêtues d'un bleu de travail et d'une veste jaune fluorescente attendent le train sur le quai d'en face.
Tous les lundis matin le train de 7h50 est un train court qui ne s'arrêtera pas au bout du quai.
Et pour ceux qui l'ont déjà lu, eh bien tant pis. Pour les autres, sachez que ces deux personnes attendent tous les lundis matin le train de 7h50 en se mettent en début de quai.
Et tous les lundis matin ils piquent un sprint pour monter dans le train quand ils se rendent compte que celui-ci ne s'est finalement pas arrêté à leur hauteur.
Et tous les lundis matin ça me fait sourire.

dimanche 23 octobre 2005

Grippe aviaire

C'est l'heure du Tamiflu mon Capitaine !

C'est l'heure du Tamiflu mon Capitaine !

samedi 22 octobre 2005

Chat

Je vous vois mon Capitaine !

Je vous vois mon Capitaine !

vendredi 21 octobre 2005

Interlude

Répondez-moi mon Capitaine !

Répondez-moi mon Capitaine !

jeudi 20 octobre 2005

Pause café

Sortez de là mon Capitaine !

Sortez de là mon Capitaine !

lundi 10 octobre 2005

P'tite tête

La scène se passe sur le quai de gare, là où je prends le train le lundi comme tous les autres jours de la semaine. En fait ça ne se passe pas sur mon quai mais sur celui d'en face, et pour être encore plus précis, en début de quai, là où s'arrêtera la tête du train. Etant en face, vous l'aurez compris, je voyage en queue de train, mais on s'en fout ! Tout le monde suit ? Je continue.

Donc tous les matins, en attendant que mon train arrive, j'ai le loisir d'observer les personnes qui sur le quai d'en face font la même chose que moi. Ce sont d'un côté comme de l'autre d'ailleurs les mêmes personnes que l'on retrouve régulièrement aux mêmes heures et au même endroit. J'en ai déjà pas mal parlé auparavant.

De mon côté, là où je suis, je suis sûr de rencontrer certaines personnes que je connais et avec qui je voyage régulièrement. Entre 20 et 30 mètres plus loin, toujours sur le même quai, je pourrais voyager avec d'autres personnes que je conais mais qui ne font pas partie du même cercle. Des cercles différents j'en ai plusieurs, qui se croisent de temps à autres ou qui ne se rencontreont jamais. Mais une fois de plus je me laisse embarquer dans des réflexions qui en me relisant me laissent perplexe.

Ainsi, en ce lundi matin, tout comme les lundis des semaines précédentes, et seulement le lundi, j'ai pu revoir ces deux hommes vêtus de leur bleu de travail et chaussés de leurs chaussures de sécurité. Ils sont d'autant plus faciles à repérer et à reconnaître d'une semaine sur l'autre, que leur bleu de chauffe est en fait bleu électrique et jaune citron. Il est ne plus barré de bandes blanches réfléchissantes, avec un grand sigle dans le dos du nom de l'entreprise qui les emploie.

Eh bien tous les lundis matin ils attendent le train de 7h50. Tous les lundis matin ils sont à l'extrêmité du quai, au niveau de la tête du train. Et tous les jours, y compris le lundi, le train de 7h50 est un train court ! Et tous les lundis matins ils se mettent à cavaler lorsqu'ils se rendent compte que le train ne viendra pas jusqu'à eux.

Moralité : "Quand on n'a pas de tête on a des jambes..."

Il faut foncer mon Capitaine !

Il faut foncer mon Capitaine !

vendredi 7 octobre 2005

Nouveaux lecteurs

A défaut d'écrire un article vendredi, j'en ai profité pour relire vos commentaires, y répondre et faire un tour sur quelques blogs pour y laissser également des commentaires forcément intelligents tous plus drôles les uns que les autres !

Le page des sites que je lis et relie s'agrandit.

Bienvenue à Feuille et à Mimidup. Je vous recommande ces pages.

Dommage que Chouchenn et Jean-Hubert n'aient pas laissé de coordonnées plus précises.

Enfin à tous les anonymous, si vous avez des difficultés pour vous faire connaître, n'hésitez pas à poser des questions.

Bon week-end à tous.

ps : sans oublier Fong, qui ne laisse pas son adresse mais que je connaissais déjà.

jeudi 6 octobre 2005

Lendemain de R.T.T.

Toute chose, bonne ou mauvaise, ayant une fin, j'ai retrouvé le chemin du travail. La journée d'hier comme prévu n'a pas été vraiment reposante.Et là que constatai-je ? Eh bien que nous sommes en automne pour de bon. Le quai ce matin était perdu dans le brouillard. L'air était donc humide et frais. Les arbres de la forêt qui borde la voie ferrée ont changé de couleur. Du vert ils sont passés au jaune, au doré, à l'orange, au marron. Bref des couleurs plus chaudes, comme pour nous réchauffer alors que la température chute.
Le soir il fait maintenant noir bien avant que j'arrive à destination, tout comme le matin le départ se fait dans l'obscurité. Je ne vous parle pas du réveil qui lui été comme hiver se fait au radar dans le brouillard.

Mais Maurice est passionnant en ce moment pense la moité des lecteurs qui n'a pas encore décroché... Tiens puisque c'est ça je vous pose une colle.

The kitchen is under the table. To be or not to be is a beautiful knock-out. Pussycat you are it is beefsteak pommes-frites. E pericoloso sporgersi.

Que celui ou celle qui trouve d'où vient cette citation se signale au plus vite. Vous avez le droit d'utiliser tous les moyens possibles et imaginables pour arriver à vos fins : recherche Google, le Tante Denise, vos voisins, vos amis, la violence, le chantage, la torture, les chatouilles...

Je m'encombre la tête avec des choses que je n'ai pas apprises mais qui me sont restées gravées en mémoire et je voudrais savoir si nous sommes nombreux dans ce cas là.

A vous lire.

mercredi 5 octobre 2005

R.T.T.

Hier c'était la grève je n'ai eu aucun problème pour me rendre sur mon lieu de travail. Au contraire, et comme annoncé, ça a mieux roulé que la veille et comble du luxe, j'étais assis dans le RER le matin comme le soir.

En ce mercredi, et sans lien de cause à effet avec la journée d'hier, Maurice a tapé dans son stock de reuteuteu. Royalement (pensée pour les révolutionnaires en jupon) il s'est accordé une journée de repos.

En fait il est complètement faux de dire qu'une journée où on ne va pas travailler est une journée de repos. Mais tout ça c'est une autre histoire.

mardi 4 octobre 2005

Jour de grève

Aujourd'hui c'est la grève qu'ils ont dit à la radio. A les écouter c'est la révolution. Rien ne va plus...

Qu'à cela ne tienne, j'irai travailler, comme tous les jours.

Je vais avoir un train sur deux et deux RER sur trois.

Je suis sûr que ça roulera mieux qu'hier (mon train du matin été supprimé sans préavis) et que ça roulera mieux que mercredi.

En plus il y aura moins de monde.

lundi 3 octobre 2005

Le côté positif

Qui trouve grâce aux yeux de Maurice ? A le lire on jurerait que personne ne semble être digne de lui. Toujours à se plaindre des autres, à critiquer… Ses voyages ressembleraient à un parcours du combattant au milieu d’une cour de miracles. Il se retrouverait tel un extra-terrestre au milieu de gens sales et mal élevés, entouré de petits morveux d’à peine 10 kilos mais capables de couvrir le vacarme environnant à grands coups de hurlements stridents. Il doit faire attention à l’endroit où il va poser les pieds, il doit supporter la cohue, la chaleur de la foule, les retards, les grèves d’une certaine catégorie du personnel...

Finalement il comprend que tant de personnes soient attachées à faire le même trajet en voiture, quitte à perdre des heures au milieu des embouteillages matin et soir, à risquer les accrochages et subir la hausse du prix des carburants.

Heureusement il arrive à prendre du recul. Il est capable de s’évader rapidement de ce monde à part. La lecture, la musique et l’écriture sont de bons moyens, l’écriture ayant en plus le mérite d’avoir en plus un caractère « exécutoire » (comme le canal !).

C’est vrai que souvent il vaut mieux être en bonne santé, en pleine possession des ses moyens physiques et avoir une capacité à supporter beaucoup de choses, avant de monter dans les transports en commun. Est-ce le cas de mes voisins ? Ressentent-ils quelque chose ? Portent-ils un regard ou un jugement quelconque sur le monde qu’ils traversent ou bien sont-ils complètement indifférents ? De prime abord rien ne me distingue des autres. Je ne suis pas différent d’eux. En apparence seulement. Je pense être différent lorsqu’il s’agit de regarder autour de soi, d’observer et de se poser des questions. Je lève la tête plus souvent que la moyenne. Et je vous rapporte fidèlement ce que je vois et comprends, même si je l’avoue j’ai tendance à exagérer et grossir le trait. Malheureusement il y a parfois des moments où il n’est pas nécessaire d’en rajouter.

Enfin, rassurez-vous, il n’y a rien d’insupportable dans tout cela. La preuve ? J’y retourne tous les jours !

vendredi 30 septembre 2005

Fut test vidéo

Je suis venu, j'ai vu, ça marche ! Reste à développer mes talents de réalisateur...

jeudi 29 septembre 2005

Lardons

Heureusement il n’y en a pas si souvent que ça. Qui vous déchirent les tympans et génèrent des pulsions meurtrières difficilement réprimées. De qui Maurice va-t-il encore dire du mal dans son blog, le blog de Maurice (ça c’est uniquement pour cartonner dans les hits !) ? En quoi ces voyages quotidiens dans les transports en commun, qui pour la majorité des gens semblent se passer sans anicroches, ressemblent-ils pour Maurice à une épreuve tous les jours différente et qui s’apparenterait à un parcours du combattant ? Il faudra qu’un jour ou l’autre je creuse la question.

En attendant, revenons plutôt au sujet de cet article. Au cas où vous ne l’auriez pas encore deviné, je vais vous parler de ces chères têtes blondes. Celles sur lesquelles tout le monde s’extasie lorsqu’elles sont plongées dans un profond sommeil. Ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.

Il m’est arrivé d’avoir à supporter des cris d’écorchés vifs de ces avortons, des cris d’hystériques, à rendre fou. Plus particulièrement le jour où justement, comble du hasard, le train connaît des difficultés de circulation. Le train s’est arrêté en pleine voie, il fait chaud, vous êtes énervé car une fois de plus vous serez en retard et là, à côté de vous, il y a un chieur qui hurle. Et pas moyen de le calmer. Et pas moyen de fuir ! Il n’est pas toujours facile de supporter les pleurs et les colères de ses propres enfants. Alors quand il s’agit de ceux des autres et que vous estimez avoir passé l’âge… pas de les faire, mais de les assumer !

D’autant que le père ou la mère qui l’accompagne est en dessous de tout et laisse hurler et s’égosiller un petit morveux écarlate dans le fond de sa poussette. Tout le monde autour ne sourit pas d’ailleurs. Au contraire c’est plutôt du genre crispé. Certains voyageurs, des femmes essentiellement, prennent parfois les choses en main, pour montrer comment il faut faire. Avec pour seul mérite de faire redoubler les braillements !

Aussi, dès que c’est possible, afin d’éviter la crise de nerfs, je fuis le wagon. Maurice a des bornes à ses limites…

Une chieuse mon Capitaine !

Une chieuse mon Capitaine !

mercredi 28 septembre 2005

Les gestes qui tuent (6)

Continuons dans la série des gestes et comportements qui vous gâchent un peu la vie dans les trnsports en commun et qui pourraient être évités si chacun pouvait considérer l’éducation et le respect des autres de la même manière.

Dans la série des mal élevés et des sans-gêne, il ne faut pas oublier de mentionner les fourbes qui profitent de la foule pour lâcher une petite perle qui sèmera la panique pendant quelques instants dans votre wagon et qui fera que chacun soupçonnera son voisin ou tout du moins essaiera d’identifier le coupable. A quoi ? Je n’en sais rien ? En générale ça ne prévient pas et d’un seul coup vous pouvez voir les narines de vos voisins qui commencent à friser. J’imagine que le fautif doit tellement serrer les fesses à ce moment-là que seuls les chiens ou les chauves-souris pourraient l’entendre.

Il y a aussi ceux qui énervent à faire gigoter leur jambe à toute vitesse lorsqu’ils sont assis à côté de vous. Je ne sais pas comment on appelle cette manie. Le stress ? La nervosité ? Ce geste peut en effet être associé avec les ongles rongés. En tous cas il est difficile de faire une remarque ou de poser une main ferme sur le genou de votre voisin. Il est assez simple de faire cesser ce tic en donnant un coup de genou. Mais ça repartira de l’autre côté !

N’oublions pas ceux qui sans vergogne vont, sous votre nez, se percer des points noirs comacs ou des boutons acnéiques plus ou moins purulents.

Enfin dans le plus pur style « Incroyable Fiancé », une petite pensée pour ceux qui dévorent leur sandwich en mâchant la bouche ouverte. Un grand moment à ne pas manquer !

Maintenant si vous avez pu noter des comportements qui vous ont choqué et qui m’auraient échappé, n’hésitez pas à m’en faire part !

mardi 27 septembre 2005

Les gestes qui tuent (5)

Je parlais hier de ceux qui toussent, mais c’est la même chose pour ceux qui éternuent sans détourner la tête et qui balancent à travers le wagon un nuage de postillons plus ou moins gras. Sans filet, sans mouchoir ou main pour faire écran. Honte à ceux qui se retrouveront avec une grosse morve qui leur pendra au nez et qui du coup chercheront en hâte un mouchoir dans leur poche ou leur sac pour s’en débarrasser.

Puisqu’on en est au nez, autant continuer dans la série. Ne vous est-il jamais arrivé de sursauter, alors que vous somnolez ou lorsque vous êtes captivé par votre lecture en cours, parce que quelqu’un à côté de vous se mouche bruyamment ? Un peu dans le style trompettes de Jéricho, celles qui on fait s’effondrer les murs fortifiés... Pour ceux là le mouchoir triple épaisseur est vivement conseillé. J’ouvre une parenthèse pour raconter les blagues que l’on pouvait faire du temps où le tire-jus était en tissu à carreaux, genre mouchoir de grand-père encore appelé mouchoir de terrassier. Comme il pendait, il était possible de le tirer d’un coup sec, au bon moment pour mettre son propriétaire dans l’embarras. On s’amusait comme on pouvait à l’époque ! Aujourd’hui, avec des mouchoirs en papier on se retrouve avec un coin du mouchoir dans les mains…

Et pour ceux qui ont décidé de ne pas se moucher, il ne restera plus qu’à renifler pendant des heures. Jusqu’à ce que quelqu’un de bien intentionné propose un mouchoir en papier, d’un air de dire j’espère que je te mets la honte en montrant à tout le monde que tu renifles espèce de gros dégueu !

On peut terminer la série avec les cracheurs. Non seulement ils dégouttent mais en plus ils peuvent être dangereux si par malheur il vous arrive de mettre le pied dedans. A qui n’est-ce jamais arrivé ?

(à suivre…)

lundi 26 septembre 2005

Les gestes qui tuent (4)

Ajuster sa (petite) culotte. Là je m’engage sur un terrain que je ne connais pas trop (ça n’intéressera personne de savoir que je porte des caleçons). De plus il s’agit, a priori, pour moi d’un geste typiquement féminin. Je ne peux que me laisser aller à des hypothèses. Vos témoignages (mesdames, mesdemoiselles et messieurs) seront donc les bienvenus.

Cela s’apparente aussi au bien connu réajustage de bretelle de soutien-gorge, accompagné ou pas d’un claquement sec et sonore. Le geste est rapide mais ne passe pas souvent inaperçu. Selon la profondeur du bonnet le buste sera penché plus ou moins en avant. On a pu constater l’emploi d’une deuxième main pour remettre en place l’objet de l’inconfort.

Quelle que soit l’heure de la journée, en fait tôt le matin ou tard le soir en ce qui me concerne, il n’est pas rare de voir des gens bailler à s’en décrocher la mâchoire. Bailler arrive à tout le monde et est un réflexe naturel. C’est mieux quand on met la main devant la bouche. Vos amygdales n’intéressent personne, pas plus que vos plombages et encore moins le fond de votre culotte ! Par contre il est comique de voir le bâillement se communiquer de voyageur à voyageur. C’est une des rares choses que les gens se refilent en souriant, d’un air entendu.

Ce qui fait moins sourire et au contraire qui inquiète et dégoûte, c’est lorsque votre proche voisin se met à vous tousser bruyamment et grassement sous le nez, sans mettre sa main ou un mouchoir devant sa bouche. Il vous envoie en passant en vous soufflant dans les bronches un jet de microbes et virus tous plus virulents les uns que les autres. Je sais bien qu’à force de prendre les transports en commun on se vaccine contre un certain nombre de choses… Cela dit la résistance de chacun trouve toujours ses limites, et je ne parle pas que de la résistance aux maladies.

(à suivre...)

vendredi 23 septembre 2005

Les gestes qui tuent (3)

L’épisode des crottes de nez dans le blog de Maurice vous a rassasié ? Voici d’autres gestes dont je suis le témoin régulier bien malgré moi dans les transports en commun. Je rêve, on peut toujours rêver n’est-ce pas, d’un monde où les autres éviteraient de s’exposer de la pire manière en public. Ou tout du moins qu’ils le fassent discrètement. Je suis sûr que chacun y trouverait son compte. Ne m’en veuillez pas si vous vous sentez concernés, je suis comme ça. Et je n’ai pas envie de changer.

Se gratter les c… Il s’agit d’un sport typiquement masculin qui consiste comme ont dit de façon imagée, à décoller les bonbons qui collent au papier. En position debout on peut secouer une jambe plusieurs fois de suite. On en profite ainsi pour remettre un peu d’ordre dans le service trois pièces. Ce n’est pas esthétique, certes, mais après on se sent beaucoup mieux. Que celui qui ne l’a jamais fait me jette la première pierre !

Se gratter le c… Il s’agit d’une activité aussi bien masculine que féminine. Quand un enfant le fait il insiste et se tortille en même temps avant de se faire sèchement réprimander. Eventuellement il se sera pris une baffe au passage, d’autant plus facilement que le bras qui sert à se protéger est occupé ! Viendra ensuite le vermifuge (en comprimé maintenant bande de petits veinards). L’adulte sera plus discret. Sauf s’il pense qu’il n’y a personne derrière pour constater l’erreur de goût.

Se racler bruyamment le fond de la gorge essentiellement masculin). Je sais que dans certains pays, au Japon tout du moins, cela fait partie des mœurs. Cela dit je peux vous assurer que tous ceux qui l’ont fait autour de moi n’avaient pas l’air japonais.

(à suivre...)

mardi 20 septembre 2005

Les gestes qui tuent (2)

Après les bouffeurs de crottes de nez, j'avais prévu de disserter sur une autre catégorie de personnes qui me retournent l'estomac : les rogneurs d'ongles. Leurs doigts boudinés et brillants de salive et la façon insistante avec laquelle ils arrivent encore à arracher une parcelle d'ongle me dégoûtent.

Mais, car il y a un mais, en ce moment je suis plongé dans la lecture d'un livre qui accapare mon temps d'écriture. Je ne désespère pas de le faire un jour (prochainement). Promis !

Par ailleurs il est fort probable, et là pour une autre raison, que je ne publie rien jeudi. Ce sera en effet un jour particulier et je suis sûr que vous aurez rapidement deviné pourquoi.

lundi 19 septembre 2005

Les gestes qui tuent (1)

Vous les avez déjà remarqués et vous vous êtes offusqué. Dans le même temps vous vous êtes posé la même question. Qu'est-ce qui les pousse à faire ça à ce moment là dans cette condition particulière ?

De qui parle-t-on ? Plutôt des hommes quoique j'ai pu observer des spécimen féminins, mais au bureau ! Lesquels ? Ceux qui conduisent une voiture, sont arrêtés à un feu rouge à côté de vous et se curent le nez consciencieusement en attendant que ça passe au vert. Nan' en avait parlé à une époque et je crois me souvenir avoir essayé de la convaincre de prendre des photos à ce moment là.

Eh bien dans le train c'est la même chose, sauf qu'ils ne conduisent pas mais lisent le journal ou un livre ou ne font rien, trop absorbés qu'ils sont. Au début ça commence toujours par se pincer doucement, rapidement et à plusieurs reprises le dessous du nez avec le pouce et l'index. La respiration est certainement sifflante et la narine plus ou moins bouchée. Comme il faut en avoir le coeur net, l'exploration se poursuit avec un index fureteur plus ou moins enfoncé dans l'appendice nasal et tourné dans le bon sens. Plusieurs tentatives de décollage ou d'arrachage seront nécessaires avant de pouvoir ramener délicatement la matière coupable à la surface.

Invariablement elle se retrouvera coincée entre le pouce et l'index et on la fera rouler pendant un certain temps jusqu'à obtenir une petite boule qu'on pourra laisser tomber discrètement par terre ou qu'on dégagera à travers le wagon grâce à une pichenette experte. Il ne sera pas possible dans d'autres cas, pour s'en débarasser, que de la coller sous le siège.

Enfin ayons une pensée toute particulière pour ceux qui sans broncher sont capables de déguster sur place le produit de leur fouille.

vendredi 16 septembre 2005

Défense de stationner (5)

Donc les bus sont coincés en attendant qu’on vienne les délivrer. Et à l’intérieur des bus, les passagers, dont je fais partie. Et là on sent le mécontentement. On peut le palper. Vous avez eu une journée difficile, vous avez marné dans les trains, vous êtes à la bourre car on vous attend et votre bus est coincé par des c…

Combien de fois me suis-je imaginé attraper le chauffeur par le col de chemise, le faire voler dehors histoire de lui montrer comment faire, prendre le volant d’un de ces mastodontes, enclencher la première, desserrer le frein à main, appuyer à fond sur l’accélérateur et lâcher enfin la pédale d’embrayage histoire de me frayer un passage en force ? Ou mieux encore, être aux commandes d’un char Leclerc et de passer par-dessus des crêpes en ferraille. Ou mieux encore, toujours aux commandes de mon char Leclerc, pulvériser à coups de canon ces tas de ferraille. Ou mieux encore, tel Han solo aux commandes de son engin interstellaire, vaporiser à coups de canon laser ces caisses à savon.

Feu mon Capitaine !

Feu mon Capitaine !


J’entends derrière moi les autres passagers qui m’encouragent :

-Vas-y Maurice !
- Ouais ! Tu l’as eu ce trou du c… !
- Recule pour l’achever !
- Et un ! Et deux ! Et trois zéro !

Malheureusement tout cela n’est qu’un rêve. Nous ne pouvons que regarder d’un œil mauvais mais impuissant le chauffeur qui a finalement daigné se décrocher du bar en zinc, la cigarette vissée au bec, monter dans sa voiture sans un regard, faire un démarrage sur les chapeaux de roues, libérer le bus et se remettre à la même place, en attendant le prochain bus.

jeudi 15 septembre 2005

Défense de stationner (4)

Car en fait le problème majeur de cette gare, ce sont les voitures. Ou plutôt leurs conducteurs. En particulier ceux qui viennent se garer là sauvagement, en dehors des six places réservées aux voitures, sur le peu de place laissée aux bus pour manœuvrer quand ce n’est pas carrément dans les arrêts de bus, quitte à bloquer toute circulation, sans gêne ni aucun respect pour les autres.

Les forçats du ballon de côte à toute heure de la journée se disputent les places avec les ados en survêtement immaculé et casquette (brodée) assortie et qui roulent en BMW. Si à 14 ans tu n’as pas ta première BM, t’es un moins que rien. Du coup alors qu’il y a des places libres sur les parkings adjacents, les six places (j’ouvre une parenthèse qui n’a rien à voir seulement pour dire qu’il pleut à Noisy-le-Sec, drôle non ?) sont occupées, de même que l’espace aux alentours, arrêts de bus et zone de manœuvre compris. Les panneaux du style « sens interdit », « réservé aux bus » ou « arrêt interdit », c’est pour les autres. Les bus sont coincés, mais tout le monde s’en fout. Depuis l’intérieur du bistrot on ne doit voir que ça, d’autant que tous les jours, invariablement c’est la même chose, mais pas question d’abandonner sa chopine !

La crainte du PV ? Il y a longtemps qu’on n’a pas vu l’ombre d’un policier par ici. On ne va tout de même pas faire du tort au commerce local quand même ! Ce serait mentir de dire qu’ils ne font jamais le déplacement. On les voit passer au ralenti de temps à autres dans leur voiture de fonction. Ils jettent un coup d’œil désabusé mais ne s’arrêtent jamais. C’est vrai que le bus finit toujours par sortir de là. En plus ça ne pénalise qu’un infime partie de la population. Toujours les mêmes.

Seulement le bus sera en retard pour la navette suivante et comme il a des horaires à respecter, vous vous retrouverez comme un couillon, assis dans le bus, lorsqu’il sera enfin arrivé, à attendre l’heure du prochain départ qui sera retardée par les voitures qui sont garées là où il ne faut pas…

(à suivre)

mercredi 14 septembre 2005

Défense de stationner (3)

Les riverains occupant les immeubles HLM proches de la gare ont du en avoir marre d’entendre la sirène à longueur de nuit. Déjà qu’ils ont les trains à longueur d’année sous leurs fenêtres sauf les jours de grève, si en plus ils doivent supporter les jeux bruyants des jeunes sauvageons… Cela n’a pas du durer longtemps avant que les plaintes affluent à la mairie.

Même chose pour la maison Poulaga. A force de crier au loup pour rien ils ont fini par ne plus se déplacer. Un peu comme les parties de sonnettes. Sauf que là il était possible de réveiller les forces de l’ordre en pleine nuit, sans aucun risque. Rigolade assurée. Par ailleurs le commissariat étant distant de plusieurs kilomètres et qu’il y a des tas d’autres choses qui surviennent justement au moment où vous en avez besoin, l’efficacité du système était loin d’être prouvée.

A moins finalement que tout cela n’ait été mis en place pour les chauffeurs de bus au moment où il était à la mode de les agresser pour un oui ou pour un non. En effet, sauf à être vraiment à côté du bouton d’alarme, au-delà de 20 mètres je doute de l’efficacité. A moins de mesurer 1,90 m et peser 110 kilos.

Assez rapidement l’alarme sonore a été désactivée pour ne plus gêner les riverains de même que la caméra et le micro. Plus tard il n’est plus resté que le gyrophare que j’ai vu clignoter pendant des jours et des nuits jusqu’au moment où les ampoules ont rendu l’âme. Le moteur lui a continué de tourner plus longtemps.

Bref un nouveau fiasco qui a coûté combien ? Sans compter les nombreux véhicules qui y ont laissé des pare-chocs, des éclats de phare ou de peinture, mais ceux-là je ne les plaindrai pas ! Au contraire !

(à suivre)

mardi 13 septembre 2005

Défense de stationner (2)

A une époque faste, peut-être y reviendrons-nous contraints et forcés à cause de la hausse du prix de l’essence, il y avait au moins 6 lignes de bus qui desservaient la gare. Les 6 arrêts sont toujours matérialisés bien qu’il n’y ait plus que 5 lignes qui fonctionnent, apparemment. Il fallait les loger ces arrêts d’ailleurs, étant donné le peu de place. Les bus ne peuvent s’y engager qu’en empiétant sur la voie de circulation en sens inverse ou en montant sur le trottoir, histoire de secouer un peu plus ses passagers.

Chaque arrêt a été équipé à une époque, de panneaux d’affichage qui renseignaient de façon fixe sur le numéro de la ligne et la destination. De superbes compteurs donnaient l’heure du prochain départ. En fin je n’ai pas le souvenir de les avoir jamais vu fonctionner. Il faut dire que les trains étaient d’une telle régularité…Combien ça a coûté comme dirait l’autre ? Il n’en reste que des vestiges de plastique et de métal brossé, aux couleurs (passées) de la ville. Les chiffres et les lettres se décollent, des graffitis et des autocollants apparaissent et disparaissent au fil du temps.

De la même manière, à une époque où l’insécurité était un cheval de bataille de nos chers élus, des bornes d’urgence ont été installées au niveau de chaque arrêt de bus. Etant reliées au Commissariat le plus proches (à 7 ou 8 mm), il suffisait au voyageur arrivé dans sa jungle de banlieue, en cas d’agression, de courir jusqu’à la borne la plus proche pour déclencher l’alerte, une alarme sonore, un gyrophare, une fois la liaison faite avec le commissariat, expliquer clairement la situation devant la caméra et le micro intégrés et attendre l’arrivée de la cavalerie légère.

(à suivre)

lundi 12 septembre 2005

Défense de stationner (1)

J’ai parlé de trains et des bus jusqu’à présent, des voyageurs que je côtoie au quotidien, mais jamais encore des parkings de la gare. Je vous rappelle, au cas où vous ne l’auriez pas compris, que je ne viens jamais en voiture à la gare. Fidèle à moi-même et décidé de boire le vin jusqu’à la lie, je prends le bus.

Des parkings, il y en a quatre. Un petit au centre, devant la gare, un à gauche de la gare pour ceux qui habitent à gauche de la gare, un à droite de la gare pour ceux qui habitent à droite de la gare ou à gauche mais qui n’ont pas trouvé de place sur le parking de gauche et enfin un parking excentré pour ceux qui habitent à gauche ou à droite mais qui sont arrivés trop tard pour trouver une place sur les parkings les plus proches. En dernier ressort il reste les trottoirs des rues de la zone industrielle voisine.

Entre la gare et ses trois parkings, au centre du décor donc, on trouve une petite place piétonne autour de laquelle se sont installés quelques commerces plus ou moins florissants. L’endroit est carrément glauque malgré les quelques cabines téléphoniques et les efforts déployés par la municipalité pour fleurir cet endroit. Vous y trouverez un café-restaurant-PMU-Rapido, un tabac-Loto-Euromillions, un kebab, le marchand de journaux vient de fermer, une pharmacie, un poste de Police Nationale qui a fermé depuis belle lurette, une épicerie (l’arabe du coin de la gare ouvert le 365 jours par an), une pizzeria et ses livreurs kamikazes en mobylette, un centre d’appel téléphonique pour les pays exotiques qui avant faisait de la coiffure afro et encore avant auto-école, un réchauffeur de baguettes pas cuites sans goût ni saveur et de viennoiseries. C’est aussi un des lieux privilégiés de rassemblement d’une certaine jeunesse.

(à suivre)