lundi 22 août 2005

Culbutos

J’ai évoqué, jusqu’à l’insupportable pour certaines, les valises à roulettes. C’est peut-être devenu maintenant le moyen le plus répandu pour transporter ses effets au cours d’un voyage, mais pas le seul. Il reste encore des adeptes du sac à dos. Pas celui qu’on maintient en travers de la poitrine grâce à un « scratch » avec la poche spéciale téléphone mobile dessus et dans lequel on peut loger un plan de Paris, un appareil photo numérique compact et une mini bouteille d’eau. Ni celui de taille un peu plus grande et de marque djeun’s qui permet d’emmener en plus une trousse de toilette-maquillage, un téléphone mobile et un livre de poche. Je veux parler du vrai sac à dos des familles. Le sac à dos au format militaire en permission pour le week-end, ou encore routard tout terrain en route pour Katmandou. Ou pour la face nord de l’Everest, avec bretelle, ceinture et tout le toutim, capable d’emporter un volume de 70 litres sans broncher, sans compter le matelas de sol, la tente avec les tiges en acier bi-chromaté, le porte piolet et des sangles dans tous les coins.

J’ai vu un voyageur en porter un de ce type ce week-end. Au premier abord j’ai vu le sac qui culminait au milieu de la foule des voyageurs, ensuite j’ai remarqué le voyageur. Il n’avait pas l’air très épais (le voyageur) et il avait juché ce sac jaune canari qui devait peser au moins aussi lourd que lui sur les épaules. Le centre de gravité était donc haut. Il voyageait avec sa compagne qu’on aurait pu prendre pour sa mère. Ne riez pas ! Il y en a… En plus du sac à dos, il traînait une grosse valise. Et un chien, tenu en laisse. Le spectacle était dans la salle. Bien sûr tout ce petit monde était en retard. J’imagine que le trajet dans le métro n’avait pas été de tout repos.

Arrivé devant le composteur il a fallu sortir les billets qui bien sûr étaient au fond de la grosse valise. Quelle idée ! Car c’est en se penchant pour les attraper que le sac à dos a commencé à lui passer par dessus la tête pour l’entraîner de façon irrémédiable en avant. Il s’est donc retrouvé la tête plantée dans la grosse valise, avec un gros poids sur les épaules ! Incapable de bouger ! Complètement coincé, il a commencé à engueuler sa compagne afin qu’elle lui vienne en aide ! Il ne pouvait pas lâcher la laisse du chien qui avait eu peur et ne pensait qu’à se sauver au milieu de la foule et le sang commençait à lui monter à la tête. Finalement, étant apparemment aussi lourde que le sac et son porteur, elle a réussi à remettre tout ça d’aplomb et calmer le chien. Les billets ont été retrouvés, compostés et le voyage a pu reprendre son cours…

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !

samedi 20 août 2005

You are Lost Captain !

Vous vous remettrez mon Capitaine !

Vous vous remettrez mon Capitaine !

vendredi 19 août 2005

Valises à roulettes (7)

Allez, encore un épisode avant de clore cette série sur les valises à roulettes. J’aurais pu commencer par détailler l’évolution de la valise à roulettes au fil des âges. J’ai évoqué les toutes premières versions, avec les roulettes sur la tranche, mais force est de constater que l’espèce a évolué.

Le tout premier modèle fut réalisé à partir des valises en plastique rigide. En effet on ne connaissait pas les matériaux composites (et légers) à l’époque. Et même s’ils existaient, le prix était rédhibitoire. Les premières valises rigides, même vides, pesaient donc des tonnes. Elles avaient été conçues au moment du gros boom des vacances en avion, étant donné le soin méticuleux apporté par les préposés à la manutention des bagages. Si vous aviez le malheur de leur confier votre valise familiale, même entourée d’une solide sangle et cadenassée comme il faut, il y avait un risque élevé de vous faire appeler dans le hall de l’aéroport pour venir reconnaître vos effets dans un état tel que vous n’auriez jamais pu l’imaginer. Une fois remplie, même Superman aurait eu du mal à la décoller du sol. Les roulettes firent alors leur apparition.

Tout le monde ne voyageant pas en avion, les roulettes ont rapidement contaminé d’autres types de bagages, comme les sac de voyage mous ou même les valises classiques. Les dimensions évoluèrent également, toujours à cause des voyages en avion.

Si au début des valises en plastique rigide vous étiez content de savoir que votre valise allait écrabouiller les valises à l’ancienne, à un moment donné les voyageurs exaspérés et décidés à se venger à leur tour, se ruèrent sur les valises en plastique. Du coup ces dernières commencèrent à souffrir aussi à cause d’une part des chocs entre elles et d’autre part à cause du changement de mentalité des préposés aux bagages qui se dirent que toutes ces valises étaient suffisamment solides pour qu’ils puissent donner libre cours à leur énergie débordante. De plus en plus de personnes voyageant avec de plus en plus de bagages, l’attente pour récupérer ses bagages alla en s’accroissant de façon exponentielle.

C’est ainsi que sont nées les valises à roulettes « spécial-cabine », inspirées sans doute du matériel emporté par le personnel volant, qui leur permet entre autres d’éviter l’attente au moment de la récupération des bagages lorsque ceux-ci ont voyagé dans le même avion que le votre. Elle furent conçues en toile de nylon avec des dimensions leur permettant de rentrer plus ou moins facilement dans les coffres-zà-bagages prévus à cet effet.

Les derniers modèles sont maintenant en matériaux composites, car elles sont redevenues rigides. Les couleurs n’ont pas trop évolué, mais vous pourrez maintenant apercevoir des modèles vache frisonne…

Sans mentionner le comportement de leurs propriétaires, elles ont tout de même un problème récurrent : elles sont toujours aussi bruyantes !

jeudi 18 août 2005

Valises à roulettes (6)

L’approche des escaliers devient pratiquement impossible lorsque plusieurs valises à roulettes se présentent au même moment. En effet certains conducteurs (ou conductrices) ont tendance à piler net pour s’arrêter et prendre le temps de replier le manche de leur terrible engin, attraper la poignée et finalement se résigner à le porter. Même chose à l’arrivée. Nouvel arrêt en haut ou en bas de l’escalier pour poser la valise par terre dans le bon sens, déplier le manche télescopique et repartir. Ceux qui suivent n’auront qu’à attendre et prendre leur mal en patience. Lorsque vous avez un train à prendre…

Lorsqu’il s’agit de descendre un escalier certains ne s’encombreront pas d’attraper une autre poignée afin de porter leur bagage. Ils se contenteront de lui faire dévaler les marches dans un grand bruit qui fera se retourner tout le monde. L’échantillon représentatif se situe plutôt dans la partie masculine des adolescents. Les djeun’s quoi, qui marquent ainsi le rythme de leur musique poussée à fond par leur walkman.

Face à un escalator la manœuvre diffère légèrement. On se retrouve un peu dans la même situation que lorsqu’on est en voiture derrière un conducteur qui veut se garer en faisant un créneau. Il y a les bons (chanceux ?) et il y a les autres, les besogneuses. Il s’agira pour le conducteur de la valise, dans un espace réduit et en étant pressé par le défilement ininterrompu des marches l’escalator qui l’emporte déjà, de se retrouver lui sur une marche et la valise sur une autre, de manière à libérer la place pour laisser passer les autres piétons. Et il y en a pour qui ça prend plus de temps que pour d’autres… L’arrivée, que ça monte ou que ça descende, ne pose en général pas de problème puisque le démarrage se fait dans la foulée.

mercredi 17 août 2005

Valises à roulettes (5)

Tout d'abord il n'y a pas que moi qui suis irrité par ce genre de bagages. Même entre eux les possesseurs de valises à roulettes ne se font pas de cadeaux, sont inattentifs, pour ne pas dire aveugles et sans-gêne. C'est en quelque sorte rassurant. Les accrochages physiques et verbaux ne sont pas rares et me font bicher. Va donc eh… ! C’est ainsi que je me suis rendu compte qu'il est possible de les faire partir en vrille rien qu'en glissant un pied sous une des roulettes. Non seulement le conducteur pressé de l'engin s'excuse car il vous a roulé dessus, mais en plus la valise commence à partir en c... pardon, en chaussette. Certains arrivent à la rattraper. Pour d'autres la figure se terminera sur le toit avec torsion du poignet car on ne veut rien lâcher et on espère toujours la rattraper.

Autre observation, la position du conducteur. On rencontre rarement un possesseur de valise ou de sac à roulettes avec un engin à sa taille. Combien y en a-t-il qui marchent da façon complètement déhanchée pour éviter que leurs pieds tapent dans le bagage et le renversent, ou tout simplement parce que la poignée ou la manche télescopique est trop court et qu'il faut bien que les roues touchent le sol ? Pas très pratique et encore moins esthétique, mais combien comique et pathétique.

Par ailleurs la dimension de la valise à roulettes est souvent inversement proportionnelle à la taille de son propriétaire. Vous aurez certainement croisé et remarqué comme moi des petites valises à roulettes souvent tirées par un homme grand et raide, pas forcément baraqué, et pour lequel on pourra s'interrogera sur sa virilité. A l'inverse les valises à roulettes de la taille d'une armoire normande sont plutôt tirées par de frêles jeunes filles (blondes et lourdement accessoirisées) ! Tâchez de les éviter si vous ne voulez pas plus tard voir votre départ en vacances virer au cauchemar lorsqu'il s'agira de remplir le coffre de la voiture familiale.

mardi 16 août 2005

Valises à roulettes (4)

Pour continuer la série, il faut que je vous fasse part de ce que j'ai vécu dernièrement. Pas plus tard que ce week-end en fait. En fait ça pourrait être n’importe quel week-end du mois d’août. En effet, pendant le mois d'août je prends le train (TGV) tous les vendredi soir au départ de Paris Montparnasse et rentre le lundi matin de bonne heure de manière à retourner directement au boulot. J’ai de la chance car je peux voyager léger. J’emporte avec moi le strict minimum car la plupart de mes affaires sont déjà sur place. Au retour je reviens toujours un peu plus chargé qu’à l’aller. Et pour tous ces allers-retours j’utilise un sac de voyage que je porte.

Mais il est passionnant ce garçon quand il s’y met à nous raconter tout ça !

Ce week-end c'était le week-end du 15 août, donc il y avait pas mal de monde dans la gare. Et pas le genre voyageurs de banlieue qu'on voit habituellement dans le RER ou le métro. Non, là il s'agissait de l’espèce noble de ce genre un peu particulier qu'on appelle aussi les grands voyageurs et reconnaissable à la quantité de bagages qu’il emmène avec lui. Grand voyageur donc, pas par la taille, bien sûr, mais plutôt par la distance à parcourir entre deux gares sur les trains grandes lignes. Dans un TER on n'est déjà plus considéré comme un grand voyageur. Et les grands voyageurs comme je le disais voyagent avec des bagages. Et parmi ces bagages, il y a des... valises à roulettes ! Etait-ce le fait d'avoir écrit récemment quelques articles à ce sujet ? Toujours est-il que vendredi j'ai eu l'impression de n'en avoir jamais vu autant que ce week-end (le lundi matin je suis train au radar pour observer ce genre de choses). Il y en avait dans tous les coins. Je me suis alors rendu compte de plusieurs choses.

A suivre…

vendredi 12 août 2005

Valises à roulettes (3)

L’arrivée des valises à roulettes a entraîné la disparition des porteurs et la désaffection pour les chariots. Elle est par contre à l’origine de la naissance de nouveaux types de voyageurs.

D’un côté il y a ceux qui n’en n’ont rien à faire de stationner devant les escaliers ou les escalators pour essayer de décoincer, pour la rentrer ou la sortir, la poignée télescopique de leur valise à roulettes.

Il y a également l’espèce de ceux qui roulent sans faire attention au monde qui les entoure. Ne vous est-il jamais arrivé de manquer de vous casser la figure à cause d’une valise à roulettes qui change de direction sans crier gare devant vous ? Si au moins ce genre d’engin était équipé d’un fanion ou d’un gyrophare pour signaler sa présence au milieu de la foule !

Les valises qu’on ne voit pas peuvent parfois être entendues. Il arrive souvent que les roues grincent. Défaut de lubrification. C’est le genre de souci qu’on se promet de régler une fois rentré chez soi, mais qu’on oublie tout aussitôt.

Entendu récemment :

- Y’a ta roue qui grince !
- …
- Y’A TA ROUE QUI GRINCE !
- Tu ne peux pas parler plus fort ? Y‘a ma roue qui grince !

Certains revêtements sont à l’origine d’un bruit insupportable. Si vous prenez l’exemple du parvis de la Défense qui est composé de dalles couvertes de petits galets, vous comprendrez de quoi je parle. Le vacarme est assourdissant et peut parfois couvrir les conversations. Comme tout le monde marche dans le même sens, même en ralentissant l’allure pour se laisser distancer, ça fait durer le plaisir. Jusqu’au moment où on se fait rattraper par une autre…

Enfin il y a ceux qui cumulent tous ces comportements. Dans ce cas la seule chose à faire est de sauter à pieds joints sur leur valise et de recommencer encore et encore jusqu’à épuisement total. Ca défoule !

jeudi 11 août 2005

Valises à roulettes (2)

Une fois le marché inondé par ces valises instables et onéreuses, quelques uns subi le problème de plein fouet. Et pas les moindres. J’imagine par exemple le patron de la boîte qui fabrique les valises en question. Un jour il devait partir en voyage d’affaires sur une île du Pacifique, accompagné de sa secrétaire. Alors qu’il était à la bourre parce que son chauffeur s’était retrouvé coincé dans les embouteillages, il a du presser le pas dans les couloirs et le hall de l’aéroport avec sa superbe valise branlante. Et bien sûr il a loupé son avion à cause de cette valise instable. Sans compter la honte devant la secrétaire ! L’ingénieur maison s’est fait virer sur le champ. Il a été remplacé par un autre qui finalement a imaginé de mettre les roulettes sur la largeur ! Il fallait y penser, non ? Du coup il a été obligé de mettre une poignée télescopique pour adapter la prise en main. Et roulez jeunesse ! Combien de personnes ont acheté une valise instable ? Des millions. A vous de casquer à nouveau pour ce miracle de la technologie.

La taille de ces valises à également évolué de manière à pouvoir être glissées dans les cabines des avions. Combien de fois ai-je vu de grossiers personnages essayer de faire rentrer une valise trop grande dans un coffre à bagage trop petit, sans prêter la moindre attention au manteau ou l’imperméable que vous aviez pris soin de plier comme il faut de manière à éviter qu’il se froisse, ou bien en renvoyant sur les roses l’hôtesse qui se propose de la mettre un peu plus loin, là ou il y a de la place.

Car évidemment chacun veut éviter de mettre sa valise dans la soute en prétendant que le sac de 20 kilos qu’il porte est un bagage à main. Du coup chacun veut voyager avec sa valise au dessus de sa tête. On ne sait jamais… S’il prenait un jour l’envie à quelqu’un d’autre de vouloir sortir en cours de vol avec votre bagage !

mercredi 10 août 2005

Valises à roulettes (1)

Le post d’hier m’a fait penser à une invention certes utile, mais parfois plus qu’irritante une fois mise en de mauvaises mains. Vous le saviez déjà, je parle des valises à roulettes. On a plus de chance d’en voir en grand nombre le vendredi et le lundi. En particulier au moment des vacances, dans les gares et les aéroports. Elles sortent alors d’on ne sait où et sont toujours précédées d’une personne pressée qui ne se préoccupe pas du tout des pieds des autres.

L’espèce a évolué au fil des ans. Malheur à ceux que se seront jetés sur les premiers modèles, qu’ils auront bien sûr payé le prix fort, et qui étaient un non-sens et certainement mis au point et conçus par un ingénieur. En effet leurs roulettes étaient placées sur la hauteur (le côté le plus petit ou la tranche si vous préférez). Le centre de gravité était de ce fait haut, l’écartement des roulettes au minimum, rendant l’objet instable, quelle que soit la vitesse et la qualité du revêtement. Il suffisait en plus de l’avoir chargée en mettant les choses lourdes en haut (par exemple des chaussures ou une trousse de toilettes), pour la voir tituber et se vautrer au milieu des couloirs et des halls. Une fois remise sur roulettes, au moindre virage, au moindre choc ou changement de direction, même chose, la valise partait à droite et à gauche pour se vautrer. Le modèle à quatre roulettes disposées sur le fond de la valise était à peine plus stable que celui équipé de deux roulettes en coin.

J’imagine l’énervement du propriétaire de la valise en question. Il est déjà pressé, et du coup se trouve retardé. Après une première chute, il décide d’accélérer le pas, provoquant une nouvelle chute et un nouveau retard et une irritation grandissante. La scène peut se répéter un certain nombre de fois, jusqu’au moment où excédé, il décide de prendre sa valise par la poignée, pour la porter.

Et immédiatement regretter d’avoir à soulever la quantité de choses qu’il pensait pouvoir faire rouler.

Ne soyez pas négatif mon Capitaine !

Ne soyez pas négatif mon Capitaine !

Encore un effort mon Capitaine !
Encore un effort mon Capitaine !

mardi 9 août 2005

Train Train

Aujourd’hui comme hier, rien de nouveau sous le soleil. Et ce manque d’activité n’est pas sans influence sur mon activité. Je me laisse vivre. Au ralenti. Il en va de même pour mon imagination. Elle tourne au ralenti en ce moment. Les trains de banlieue eux aussi ralentissent. C’est tout du moins ce que je ressens. Sans être à dire que je contrôle chronomètre en main combien de temps je mets pour rentrer chez moi le soir, j’ai l’impression que c’est plus long que d’habitude…

C’est sans doute dû au manque d’agitation habituel. Les arrivées en gare sont d’un triste ! A peine 2 pelés et un tondu par bus. C’est le changement radical. Pas de bousculade du matin au soir. C’est peu commun.

La seule agitation a lieu pour moi le lundi matin et le vendredi soir. Je pars pour le week-end retrouver ma « petite famille ». Il faut malheureusement penser au retour. Pour ce faire je prends le TGV en Gare Montparnasse. Lever au radar à cinq heures du mat’, sans les frissons. A six heures et quelques du matin il y a du monde qui a fait l’effort de se lever tôt pour rejoindre Paris. J’en fais partie.

Je me retrouve donc parmi ces voyageurs plus bronzés que la moyenne, chargé d’un sac de voyage (sans roulettes), qui cherche à se frayer une place dans le métro quelques heures à peine après s’être baigné en mer ou avoir fait une marche à travers la campagne ou au bord de la mer. A ce moment là j’ai vraiment l’impression d’être un étranger. De ne pas faire partie de ce monde et de ne pas vouloir en faire partie.

Il faudra attendre que la semaine s’écoule avant de pouvoir à nouveau s’évader et profiter de ces quelques heures, de ces quelques jours loin de la cohue. J’aurai tout le temps de la retrouver dans quelques semaines. Avec le mauvais temps en plus.

Vous sortez du cadre mon Capitaine !

Vous sortez du cadre mon Capitaine !

lundi 8 août 2005

Torpeur estivale

Ce ne sont pas les grosses chaleurs en ce moment et je ne m’en plaindrai pas. Les transports en commun parisiens sont d’autant plus fréquentables en ce moment qu’il n’y fait pas trop chaud et qu’il n’y a pas trop de monde. Pour l’instant… Un peu comme au bureau qui semble avoir été déserté ces jours-ci.

Je sais que ça ne durera pas. Pas plus de quinze jours. C'est-à-dire cette semaine et la semaine du 15 août. C’est traditionnel. Etant donné ce que j’entends dire autour de moi, je pense qu’il y aura encore moins de monde la semaine prochaine.

De là à dire qu’il faut en profiter, non, je n’irai pas jusque là. Tout au plus apprécier la situation et le moment présent. En étant réaliste car comme je le disais, ça ne durera pas.

Il est donc possible en ce moment de voyager dans des voitures aérées et fraîches le matin. Ce serait presque agréable. On ne transpire pas et du coup on n’est pas collé à son voisin ou à sa voisine. Les gens sont moins stressés et moins énervés, plus agréables et plus souriants. Les tenues sont légères et… Je m’égare.

En fait dans cette situation je réalise qu’il ne se passe finalement pas grand-chose qui vaille la peine d’être commenté ou critiqué. D’autant qu’en ce moment je suis embarqué dans les dernières aventures de ce cher Harry Potter. Je n’ai pas résisté. Je n’ai pas attendu la sortie d’octobre. J’ai eu du mal dans le sud de la France à en trouver un exemplaire qu’il a fallu que je commande en librairie. Du coup je ne regarde pas trop ce qui se passe autour de moi et je suis isolé dans mon petit monde fantastique et magique. La fin de l’année scolaire approche pour lui, donc la fin de l’aventure pour moi et j’ai encore des progrès à faire avec les formules magiques si je veux pouvoir rigoler un peu en septembre.

Tarentallegra !

vendredi 5 août 2005

Mon voisin parle trop fort

Cela fait malheureusement partie des choses qui arrivent. A force de se retrouver dans des lieux publics où il est impossible d’être seul et isolé, à un moment où à un autre vous vous retrouverez forcément assis à côté de quelqu’un qui parle fort. D’autant plus fort que vous jugerez sa conversation inintéressante, quels que soient les efforts que vous tenterez désespérément de déployer pour ne pas l’entendre. Je ne parle même pas de l’écouter. Il faut tout de même souligner que la plupart du temps les gens parlent à voix basse. Sauf les Zyvas qui feraient mieux de temps à autre de kiffer à donf le staïle des bouffons qui font pitié.

En plus ce matin je n’ai pas de chance car la batterie de mon iPod est à plat. Je l’ai rangé dans ma sacoche en le laissant allumé (une fois de plus). Donc aucun moyen de couvrir le blabla ambiant.

De quoi parle-t-il ? D’une sorte de kermesse (pas une ducasse) qui a eu lieu le week-end passé, avec des tas d’épreuves du style course en sac, ballon de rugby attaché à un élastique et qu’il faut porter le plus loin possible. Donc quelque chose de plutôt du genre sportif où les plus crâneurs peuvent se faire mal ! Tout cela d’une voix vraiment forte. Pourtant le bruit de fond n’est pas plus élevé que d’habitude.

Un sourd alors ? Il n’y a pourtant aucun lien de cause à effet. C’est comme siffler sous la douche. Pas d’effet secondaire !

Tellement fort que j’ai de plus en plus de mal à me concentrer ou même en faire abstraction. Pourtant encore une fois je ne trouve aucun intérêt à ses propos. Enfin il vient à descendre ! Il va pouvoir raconter son histoire aux voyageurs du RER A. Moi je continue sur le E.

A partir de dorénavant comme dirait l’autre, je veillerai à ce que la batterie de mon iPod soit toujours chargée !

jeudi 4 août 2005

Strapontins

Après les places réservées aux infirmes civils, aux femmes enceintes de plus de deux heures (ça coupe les jambes ?) et aux invalides de guerre, parlons maintenant des strapontins et de l’usage qui en est fait.

Ils sont pratiques dans la mesure où tous les sièges des banquettes sont occupés et qu’il n’y a pas trop de monde devant les portes afin de pouvoir s’y asseoir sans trop gêner.

Amusants aussi lorsque, sadique, dans le métro vous vous levez brusquement pour entendre l’assise frapper violemment le dossier dans un grand bruit et effrayer ou réveiller en sursaut les autres voyageurs. Faire exploser un sac en papier dans un lieu public devrait par les temps qui courent être sévèrement puni !

Utiles en période d’affluence pour poser une sacoche sur la tranche du strapontin relevé.

Bien pratique cette invention, que ce soit au théâtre ou dans un train, bien que très inconfortable dès qu’on mesure plus d’un mètre soixante.

Ils sont gênants lorsque certaines personnes persistent à vouloir y rester assis alors que la voiture est bondée, bien que cela soit déconseillé, mais pas interdit et trop souvent toléré. Il y en aura toujours quelques uns (hommes ou femmes) qui en dépit de la cohue, des regards assassins et des coups sournois ne bougeront pas d’un pouce et s’accrocheront à leur place assise, aussi inconfortable soit-elle, en faisant semblant de ne pas voir ou comprendre ce qui se passe autour d’eux.

Vous avez beau leur marcher sur les pieds, trébucher en les heurtant (en vous excusant bien sûr), essuyer consciencieusement le dessous de votre sacoche sur leurs genoux en passant, leur faire des remarques acerbes, leur poser un livre ou un journal sur la tête, ils restent la plupart du temps stoïques, imperturbables et sourds à votre demande de bien vouloir se lever et il n’y a que dans ce lieu où ils sont prêts à subir les pires des choses, sans remord apparent, sans honte… et surtout sans gêne !

Au prix du billet il ne faut rien lâcher.

mercredi 3 août 2005

Journal de bord

Cela fait trois heures maintenant que le train a quitté la Gare de Lyon. Et c’est enfin le premier arrêt. Je dis « enfin » en pensant à la moitié des voyageurs qui se précipite à l’extérieur sur le quai, une cigarette et un briquet à la main, histoire de profiter des deux minutes d’arrêt pour s’en remettre une couche dans les artères. Je rigolerais qu’il y en ait un ou une qui se fasse coincer et reste sur le quai ! « Eh ! Mais… Attendez moi bon sang ! ».

Sinon si je devais faire une critique (une de plus), c’est au sujet de la place que j’occupe. Je vous ai expliqué hier que j’étais assis sur une banquette faisant face à une autre avec une tablette pour les séparer. C’est mon statut de père de famille nombreuse qui certes me permet de voyager à moindre tarif, mais qui du coup me fait occuper une place généralement réservée à une marmaille bruyante, alors que je voyage seul.

Du coup je me retrouve dans la voiture ‘04’, à l’entrée de la voiture-bar. Etant donné qu’il s’agit d’un jour de grand départ en vacances, du défilé il y en aura aujourd’hui. Et comme en plus j’ai la chance d’être assis à côté de la porte du compartiment, je vais pouvoir en profiter pleinement.

J’aurais du faire le compte du nombre d’ouvertures, de fermetures, de personnes qui entrent et qui sortent… Faire le compte de celles qui me bousculent sans s’excuser, de ceux qui ont du mal à circuler dans le passage, étant donnée leur corpulence, ou bien à cause des mouvements du train.

Sans cela je dois avouer que j’arriverai reposé, malgré les heures passées à rester assis. J’en aurai tout de même profité pour somnoler en me faisant bercer par la musique de mon iPod, la bouche grande ouverte à baver sur ma chemise. J’espère que le spectacle n’aura pas trop incommodé les autres.

Le train vient de repartir de Montpellier. Il n’y a plus grand monde. A part ma voisine d’en face, comme par hasard, qui se tord la tête et a réglé sa vision sur zoom maximum pour essayer de déchiffrer mes pattes de mouche.

mardi 2 août 2005

Début des vacances

Ca y est ! C'est fini ! Maurice est de retour après 3 semaines d'absence. Comme pratiquement dans la plupart des cas, c'est bien sûr toujours trop court. Mais bon on se dit qu'on en a bien profité. En pensant déjà aux prochaines. Voici donc avec un léger décallage, le récit partiel des premières heures de mes congés, dans les transports en commun.

C'est donc au lendemain d'horribles attentats à Londres que j'ai pris le train. Le TGV pour être plus précis, afin de m'extirper de la capitale à grande vitesse. Nous étions nombreux à avoir eu la même idée ce jour-là ! Les abords de la Gare de Lyon sont, tous les ans et à la même époque, complètement saturés par une foule de personnes chargées de sacs et de valises plus ou moins encombrants.

Il faut bien sûr ne pas poser son bagage n'importe où, tâcher de repérer un comportement suspect, un bagage abandonné... Des messages diffusés par haut-parleur ne cessent de le répéter. Mais ne laissons pas place à la paranoïa. J'ai plus important à faire. Me trouver un ou deux sandwichs pour tenir jusqu'à demain matin.

Et là, pas de bol ! Le boulanger du Nord de la France n'a pas de boutique dans la gare. Je suis contraint et forcé de me rabattre sur "La brioche pas cuite" et ses sandwichs au pain mou. Celui au thon me donne déjà des aigreurs d'estomac mais ls se sont fait dévaliser. Je ne me ferai pas avoir deux fois. Sous prétexte d'avoir voulu voyager léger et avoir ça de moins à trimballer depuis La Défense, j'avais pensé les acheter en Gare de Lyon. Perdu ! Ce n'est pas grave, c'est les vacances.

Au moins j'en aurai fait profiter tut le monde dans le compartiment. En effet il a parfumé le wagon pendant tout le temps pendant lequel je l'ai dégusté. J'en voyais quelques uns saliver. Eh eh eh ! D'autres, à voir leur tête, semblaient ne pas trop apprécier l'odeur du poisson. Surtout ma voisine d'en face, celle qui n'arrête pas de regarder plus ou moins discrètement ce que je fais. C'est un des inconvénients que de voyager aux place se faisant face et séparées par une tablette.

vendredi 8 juillet 2005

Vacation

Ce coup-ci, ça y est ! C'est mon tour ! A moi les vacances !

Trois semaines de break, trois semaines sans transports en commun, trois semianes sans train, sans RER, sans bus, sans retard. Je n'aurai pas de montre, pas d'heure, pas de course pour ne pas louper le dernier train ou celui qui est à quai. Pas d'internet, pas d'ordinateur, pas de blog ni de site internet à alimenter au moins quotidiennement. Pas de notes ou de commentaires laissés par-ci par-là au gré des lectures (un peu toujours les mêmes quand même que je serai content de retrouver). A peine un téléphone mobile que j'allumerai de temps à autres. Pas de cohue, pas de foule. Pieds nus pendant trois semaines. Les costumes, les cravates, les chaussettes noires qui vont bien, tout cela sera remisé au placard avec le cartable. Quelques T-shirts (pas ceux en photo), des pantacourts (pas de gilet multi-poches Anitta). Des bermudas peut-être des lunettes de soleil... Et puis peut-être aussi un bouquin. Des bouquins ? Cela va bientôt faire un an que je n'ai pas lu de livre. Depuis mon accident de vélo, Nan'. Et en parlant de vélo j'irai probablement voir le départ d'une des étapes.

Il fera beau, il fera chaud (contrepéterie belge). Au fait savez-vous que "les contrepéteries" est une contrepéterie ? N'hésitez pas à me laisser votre réponse. Il y aura un peu de vent pour mes cerf-volants. Peut-être que ceux qui sont dans le coin pourront apercevoir celui que j'ai fait voler dernièrement. Celle qui est attirée par les petits jeunes (mais n'ose pas l'avouer) et qui les fait rougir, a plus de chances que les autres ! Cette fois j'essaierai avec une ligne de 200 mètres, rien que ça !

La mer sera à la bonne température, idéale pour la voile, Denis, le sable sera fin, le bois de pins grouillant de vie, de ces animaux qu'on ne voit que là, et pas dans les safaris, au Kenya ou ailleurs. Les fruits de saison seront de là-bas. Orgie de melons, de concombres, de tomates, de tapenade, de pêches, de cèbe et de poulets plats en perspective ! A moi les baignades, les sculptures dans le sable, la rêverie, le repos, les couchers de soleil sur la plage, au bord de l'eau avec le sentiment d'être seul au monde et d'être en paix.

Rideau !
Où êtes-vous mon Capitaine ?

Où êtes-vous mon Capitaine ?

jeudi 7 juillet 2005

Places réservées

Il y en a toujours un certain nombre par voiture. Quatre je crois ou moins parfois, comme je pense pour les nouvelles rames EOLE. Tout dépend du modèle de voiture. Autant je me les représente très bien dans le RER A, dans les voitures rouges et bleues, autant là j'ai un doute. Alors parlons du RER A car, étant donnée la fréquentation aux heures de pointe, c'est là que le problème se pose le plus.

Donc il y a quatre places identifiées comme étant réservées aux femmmes enceintes, aux handicapés (pardon invalides civils), aux personnes âgées (pardon aux seniors), aux invalides de guerre et aux personnes accompagnées d'enfants de moins de quatre ans.

Et là plusieurs constats s'imposent. Le premier est que ces places sont le plus souvent occupées par des aveugles (pardon des mal voyants) et des sourds (pardon des mal entendants) qui du fait de leur état ne se rendent pas compte de l'arrivée ou de la présence d'un personne rentrant dans une des catégories précitées. Sauf à oser leur brandir ou coller sous le nez une carte attestant de leur "avantage".

A partir du moment où une personne réagit enfin, alors les autres sortent de leur fausse torpeur et de leur aveuglement pour finalement leur place, tout en sachant pertinemment que le choix a déjà été fait et donc qu'ils ne risquent pas de perdre leur place.

Autre constat, le fait que les personnes qui recherchent une place prioritaire le fassent le plus souvent du mauvais côté du ouagon, à l'opposé de l'endroit où elles sont. C'est vrai qu'une fois monté dans un train bondé, qu'on soit âgé ou accompagné d'un enfant de moins de quatre ans, il est très difficile de fendre la foule pour arriver à l'autre bout de la voiture. Mais du coup c'est encore plus difficile de faire se lever une personne qui n'est pas assise à une place normale, non prioritaire.

A noter que les femmes ne se font aucun cadeau entre elles et qu'avec l'âges les choses ne sembent pas aller en s'arrangeant. Quant à la galanterie...

Du pain et des jeux

Ils appellent ça de la nourriture mon Capitaine !

Ils appellent ça de la nourriture mon Capitaine !

Relance des soldes à Paris

Un T-shirt mon Capitaine ?

mercredi 6 juillet 2005

Il faut positiver !

Il y avait longtemps, tient ! Est-ce à cause du début des vacances scolaires, des trombes d'eau à répétition ou de la collision avec un astéroïde ? Toujours est-il que je constate qu'il est possible, afin de heurter un cornichon de la taille de l'île de Manhattan à des centaines de milliers de kilomètres d'ici, de modifier la trajectoire d'un cube de cuivre de la taille d'une machine à laver qui se déplace à 37.000 km/h, et moi il me faut presque une heure pour faire le trajet La Défense Auber en RER, à cause d'un incident électrique à Vincennes ! Va comprendre Charles...

En plus j'ai des tonnes de repassage qui m'attendent ce soir ! C'était mon progamme pour la soirée. Il est ruiné. Tout simplement. Déjà que ça ne m'enchante pas trop. Ce retard a complètement dégradé mon humeur. Au point que j'en viendrais presque à vouloir casser le bras de ma voisine d'à côté, après lui avoir donné un coup sec derrière la nuque de la tranche de la main ! Tchac et Crac ! A moins que je me fasse une infusion à la réglisse en rentrant ? Oui, c'est sûrement ce qu'il y a de plus raisonnable. Ca ne règlera cependant pas mon problème de repassage. J'ai bien fait des tentatives au bureau, mais vaines. Personne n'a voulu me donner un petit coup de main. Enfin, pas cette fois...

J'avais presque la rage tout à l'heure à être coincé, fait comme un rat dans son trou. Incident électrique à Vincennes qu'il disait dans le haut-parleur. Et mon repassage bordel ! C'est pas important ça ?

Bon, je suis en retard, c'est un fait mais au moins il y a une chose positive dans l'histoire. Assis à côté de moi j'ai le sosie de Matt Bianco avec son T-shirt blanc à manches longues, son chapeau blanc cassé en paille qui va bien et un super collier de grosses perles rondes en plastique couleur ivoire qui plairait sûrement à ma grand-mère !

mardi 5 juillet 2005

Mutation

On aura tout vu !

A une époque où le climat semble évoluer de façon catastrophique, où l'eau se raréfie et est de plus en plus polluée, où les espèces animales disparaissent à vitesse grand V, où l'air que nous respirons devient de plus en plus délétère, force est de constater que le monde dans lequel nous évoluons (au sens propre comme au sens figuré) nous réserve parfois des surprises.

Vous l'aurez peut-être constaté de vous-même, mais sans y prêter plus d'attention que ça. Ce n'est pas en fait un phénomène 100% urbain car ça se passe la plupart de temps dans des gares souterraines. Dans les autres gares ça passe complètement inaperçu et c'est ça qui nous abuse ! Même à la campagne (celle où il y a une gare).

Donc figurez-vous que l'autre jour, alors que j'attendais le RER en gare de La Défense, quelle ne fut pas ma surprise de voir un pigon sur le quai, juste à côté de moi. Pas du genre de ceux qu'on plume, non, un vrai de vrai de chez vrai made in vrai. Il voyageait seul, comme moi. Il attendait le train, comme moi ! Il est vrai qu'en temps normal étant donnée sa taille, il passe inaperçu, surtout lorsqu'il y a du monde sur le quai. Ce jour-là nous n'étions pas nombeux à attendre.

Les fusées que nous envoyons dans l'atmosphère, les cultures transgéniques, les essais nucléaires, les farines animales, le CO2, l'ozone, la destruction massive des forêts, tout cela est très certainement à l'origine de cette mutation.

Aujourd'hui les oiseaux prennent le train, demain ils prendront l'avion !

lundi 4 juillet 2005

Le passage (Stargate)

Hier pour des raisons qui lui sont propres, Maurice n'a pas pris le train à son heure habituelle. Du coup il s'est retrouvé environ une heure plus tard dans un train spacieux et aéré, malgré une température extérieure déjà plus que douce. Ce train ne ressemblait pas à celui qu'il a l'habitude de prendre. Comme si à l'intérieur du monde des transports en commun il yavait plusieurs mondes. Et du coup il s'est mis à penser à ces différents mondes :

le monde des besogneux,
le monde des couche-tard,
le monde des départs en vacances,
le monde des sports d'hiver,
le monde des miraculés en puissance,
le monde des zonards,
le monde des sportifs,
le monde de la petite monnaie
le monde du café cher à Christine...

Des mondes qui existent en permanence, que l'on ne fait que traverser, qui fonctionnent en parallèle, des mondes que l'on peut visiter les uns après les autres ou même ne jamais connaître ou fréquenter. Chaque monde est peuplé de ses habitants du moment qui ne se connaissent pas la plupart de temps. Ces mondes vous survivent. Il n'y a qu'un seul moment où ils cessent d'être et d'exister, les jours de grève totale. Ils disparaissent pour quelques temps avant de réapparaître, inchangés.

Ce sont des mondes qui évoluent malgré tout. Ils ne s'améliorent pas forcément mais se transforment, s'étendent et s'acccroiseent pour accueillir des habitatns de plus en plus nombreux.

Et ce matin Maurice a réintégré son monde où chacun trouve sa place. Pas forcément assise !

samedi 2 juillet 2005

Comité de soutien

Sur le thème "Star Wars' Fake", merci de bien vouloir soutenir l'action de Nan' en lui faisant parvenir votre contribution !

vendredi 1 juillet 2005

Les couples

Il y en a quelques uns qui voyagent, en tous cas le matin, et je ne mentionnerai pas celui avec lequel je me retrouve la plupart du temps le matin aussi. Afin de conserver de bonnes relations transportsencommuniennes avec eux, je tiens également à préciser que toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé est complètement forfuite. Cette nécessaire mise au point ayant été faite, nous allons pouvoir commencer.

Je ne sais pas si je dois les admirer. On partage déjà parfois trop de choses à vivre en couple, alors si c'est en plus pour partager les levers matinaux, les retards et tous les problèmes rencontrés dans les transports en commun... Sans parler de ceux qui en plus travaillent dans la même entreprise, celle dans laquelle ils se sont rencontré, après peut-être quelques essais foirés avec d'autres ?

Une chose est sûre, je ne les envie pas. Vous voulez du cliché ?

Lui et elle ont probablement entre 25 et 30 ans. Elle finit sa nuit pendant qu'il est plongé dans la lecture du dernier numéro de Foot Transfert. Pas un seul mot ne sera échangé. A la différence de ce couple de sourds muets, un peu plus âgé, qui n'arrête pas de se faire des signes ! Il ferait mieux de plonger le regard dans le décolleté profond de sa poitrine généreuse comme dirait la pub. A moins qu'il ne remarque même plus ? Ou que ça ne lui soit pas destiné ?

Même chose pour cet autre couple. Il faut qu'ils soient toujours assis l'un à côté de l'autre. On pourrait les surnommer les inséparables, comme les piafs. Il faut dire qu'ils profitent des 30 minutes de voyage pour finir leur nuit.

Les transports en commun ne sont décidemment pas un endroit intime. La preuve, il y en a qui passent leur temps à vous observer pour ensuite publier une description pas forcément flatteuse dans un blog quelconque.

Ont-ils le choix ? Je ne pense pas. Dommage pour eux. Si cela devait m'arriver, j'essaierais de le vivre autrament.

ps : en ce qui me concerne, lorsque je referme la porte de la maison le matin, tout le monde dort encore profondément. Les veinards !

jeudi 30 juin 2005

Happy Birthday !

This is what I could listen to this morning on my way to work. Because of the alphabetical classification, it came just after Funkytown. Funny, ins't it ?

Loving you
Isn’t the right thing to do
How can I ever change things
That I feel

If I could
Maybe I’d give you my world
How can I
When you won’t take it from me

You can go your own way
Go your own way
You an call it
Another lonely day
You can go your own way
Go your own way

Tell me why
Everything turned around
Packing up
Shacking up is all you wanna do

If I could
Baby I’d give you my world
Open up
Everything’s waiting for you

You can go your own way
Go your own way
You an call it
Another lonely day
You can go your own way
Go your own way


And now the typical French style !

Happy Birthday To You !

Happy Birthday To You !
Happy Birthday To You !
Happy Birthday To You ! Maurice !
Happy Birthday To You !

... et PAF ! Un bourre-pif de plus !

Et voici le cadeau de Nan' !

Le cadeau de Nan' mon Capitaine !

Le cadeau de Nan' mon Capitaine !

mercredi 29 juin 2005

Voisine entreprenante

Il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre. Depuis le temps qu’on m’en avait parlé, je brûlais d’impatience de la rencontrer. En fait je l’avais aperçue une ou deux fois auparavant mais jamais je n’avais réussi ou osé entrer en contact avec elle. Je ne suis pas certain qu’elle ne m’ait jamais remarqué auparavant. C’est vrai que je n’avais jamais rien fait en ce sens. En plus j’avais un problème dans la mesure où il n’y a qu’en semaine que je pouvais avoir la chance de la rencontrer, pas le week-end ni même pendant mes congés et tout le monde comprend pourquoi. Je ne savais pas trop non plus si elle était libre ou pas. Moi je ne l’étais pas. En principe. En fait. Ou en théorie, c’est comme vous voulez.

Et quand je dis en semaine, il faut comprendre en dehors des horaires légaux de travail. C’est donc au cours d’une de ces circonstances rares que j’ai pu être assis pas très loin d’elle. Pas à côté car entre nous il y avait une de ses amies que j’avais l’air d’intéresser mais pour laquelle la réciproque n’était pas vraie. Mon objectif était clairement défini et pas question que je passe à côté.

C’est plus tard en fait que j’ai su qu’en fait elle savait que je n’étais pas libre. Car elle avait fini par se poser des questions à mon sujet. N’étant pas libre elle m’avait alors classé dans la catégorie des « impossibles » ou des « perdus » ou des « sans espoir », en tous dans la catégorie de ceux auxquels on ne pense pas.

Je partais donc avec un handicap très lourd, pour ne pas dire insurmontable. Cela explique sans doute le fait que cette fois là il ne se passa rien. J’avais beau essayer d’être le plus brillant possible, au propre comme au figuré, la barre était très haute. Il me faudrait être patient. Et ça je sais faire.

mardi 28 juin 2005

Le play boy

We all came out to Montreux
on the lake Geneva shoreline…

Il est là, il a pris place. Il trône au bout d’une allée, à l’étage supérieur d’une rame EOLE. On a le palais qu’on mérite ! De sa place il peut tout à fait étudier les personnes qui montent à l’étage. Il accorde tout de même une attention plus particulière à la gent féminine. L’œil est expert (je sais de quoi je parle !). Le coup d’œil est rapide et précis. On commence par le haut et on descend pour remonter et recommencer la même manœuvre !

Frank Zappa and the Mothers
were at the best place around…

Intérieurement j’imagine la liste des critères et des appréciations qui défilent. Couleur des yeux, taille, poids, tour de taille, profondeur du bonnet, âge, état civil, chances de conclure, alliance, bijoux, langage corporel, maquillage… Un peu le style Terminator quand il débarque à notre époque, à poil et cherche à s’habiller pour pas cher !

Smoke on the water, fire in the sky…

Ou bien pour ceux qui connaissent comme notre JPP national qui à l’approche du but adverse choisissait comme Terminator entre cacahuète ou patate.

Revenons à notre play boy. Il entretient son look aux racines italiennes, la chemise déboutonnée laissant apparaître la chaîne en or à grosses mailles posée sur un paillasson pectoral à la Demis Roussos, le cheveu noir et gominé, le regard noir , les vêtement noirs… Dans ces cas là je regrette de ne pas avoir d’appareil photo suffisamment discret pour immortaliser ces moments rares et fugaces. En ce qui le concerne le week end n’a pas du être de tout repos. La fatigue et la chaleur aidant, il s’est endormi. Sa tête penche en arrière et il a la bouche grande ouverte ! Il vient de ruiner tous ses efforts !

No matter what we get out of this
I know we’ll never forget
Smoke on the water, fire in the sky

lundi 27 juin 2005

Ma voisine me tient chaud

Cela va faire dix à quinze minutes que le train est parti et je remarque que ma voisine de droite (j’en ai une aussi à gauche) me serre de près. Déjà tout à l’heure elle n’a pas arrêté de farfouiller dans son sac à la recherche de rien finalement. Pendant cinq minutes elle a placé son bras au dessus du mien (celui qui tient le stylo en ce moment). Est-ce un signe ? Mais un signe de quoi ? Que ça l’énerve de sentir mon coude bouger au fil des lignes qui noircissent mon calepin ? JE n’aime pas qu’on me colle, surtout quand j’ai déjà chaud.

Maintenant c’est le mollet ! C’est vrai qu’il y a peu de place pour caser ses jambes. Il y en a partout des jambes et des genoux. Sur les côtés, devant… J’en ai deux entre les miens. D’une voisine encore. En fait je réalise que je suis entouré de femmes (plutôt plus jeunes que moi). Et toujours ce corps qui me colle. J’ai beau gigoter de temps à autres, elle s’éloigne pour revenir un peu plus tard. En plus elle est assise sur mon pan de veste. Je vais avoir droit à un repassage pour rien. Excusez moi ! Ca y est, elle vient de soulever son auguste postérieur pour me libérer. Merci !

Ah, ça y est, elle commence à se détacher un peu. Il était temps. Peut-être essaye-t-elle de lire discrètement ce que je suis en train d’écrire ? Et pour cela elle a besoin de prendre un peu de distance. Je n’ose pars tourner la tête dans sa direction. En plus le train roule au ralenti. Ce n’est vraiment pas de bol. A la première occasion je change de place. Ca ne devrait pas tarder. Elle n’est heureusement pas trop parfumée. Il ne manquerait plus que ça !

Y en a-t-il un ou une qui voudrait ma place ?

dimanche 26 juin 2005

Baptême de l'air

Maurice a pu faire décoller son CV !

Ca vole mon Capitaine !

Ca vole mon Capitaine !

vendredi 24 juin 2005

Dur ! Dur !

Il est des matins qui sont parfois difficiles. Vous avez beau être passé par la douche, le petit déjeuner, la ballade matinale en bus et quelques pas sous le soleil déjà radieux alors que la température extérieure est encore fraîche, et pourtant rien à faire, vous ne vous réveillez pas. Le moindre geste se fait machinalement, le regard est en permanence perdu vers l’infini ou bine tourné vers l’intérieur. Même les sons sont assourdis. Vous ne prêtez aucune attention aux conversations qui déjà fusent de toutes parts, pas plus qu’aux annonces faites par les haut-parleurs. Vous percevez le monde extérieur dans lequel vous évoluez et vous avez conscience d’exister. Pourtant c’est comme si vous étiez en train de vivre une expérience extracorporelle. Votre enveloppe physique est bien là, mais votre esprit semble un peu en retrait.

C’est ainsi que machinalement je me retrouve assis à ma place quasiment habituelle et immuable. Ce matin je n’ai pas eu envie de me battre pour m’asseoir à côté d’une fenêtre. J’aurais pu mais la volonté n’y était pas. L’absence de volonté de m’empêche cependant pas de penser à 100 à l’heure et d’écrire d’un jet comme je le fais actuellement. L’écriture est-elle facilitée lorsqu’on et dans un état second ? Il y a belle lurette que je n’ai plus de moquette chez moi.

J’aimerais pourtant me sentir complètement éveillé. Je sais que ça viendra (il faudra bien de toute manière), mais en attendant, je me complais dans cette situation. Conscient inconsciemment de vivre quelque chose de particulier ? Pourquoi vouloir en changer alors que finalement je me sens bien ? Pas si sûr que ça en fait.

jeudi 23 juin 2005

Yo man !

Ces jours-ci on ne peut pas dire que l’imagination soit florissante. En fait je suis encore capable de penser à beaucoup de choses à la fois (parfois sans queue ni tête) mais pas forcément à celles qui ont un rapport avec le thème de ce blog. Je mets ça sur le compte d’une certaine forme de fatigue. Je me couche beaucoup trop tard et je me lève tôt. Tout ça pour ne pas avouer un manque de motivation momentané. En plus je me sens observé. Même si les reflets me les cachent, je suis pratiquement sûr que derrière ces lunettes une paire d’yeux m’observe. C’est vrai qu’on n’est pas nombreux à écrire dans ce train. En fait je suis même carrément le seul.

Une autre raison que je pourrais invoquer est la musique que je suis en train d’écouter en ce moment. Trop mélancolique pour un matin ensoleillé. Il faut que je change pour quelque chose de plus rythmé, plus endiablé. Un remix version rap/rock de « Mission Impossible ». Je m’y croirais presque. Il ne manque plus que l’hélicoptère qui me poursuit. Je zappe. Encore du rap mais ce coup-ci dans le style R&B.

Tiens, je n’avais pas remarqué, il y a une réplique de Barbie (la poupée) presque en face de moi. Aussi rose et blonde que la vraie ! Plus accessoirisée que l’original. Mais on s’en fout.

En fait je suis de mauvaise humeur. Je n’ai pourtant pas oublié mon casse-croûte ce matin. J’ai lu quelque chose qui ne m’a pas plu ce matin et qui me reste sur l’estomac. Insatisfait. I can get no… Ca passera. Bien sûr. Heureusement. Essayons d’avoir des pensées positives. Tiens du coup j’ai trouvé le titre de ce post et déjà je sens que ça va mieux. L’écriture peut aussi être un bon exutoire.

mercredi 22 juin 2005

M. Muscle

Décidemment il faut que vous (mesdemoiselles et mesdames) fassiez un petit détour par la station RER Auber. Bon peut-être pas toutes en même temps, sinon ça risquerait de tourner à l’émeute. Là où pas plus tard qu’hier se trouvait le Chippendale, il y a ce matin un Monsieur Muscles. Un du genre avec des biceps gros comme mes mollets (pas comme mes suisses, parce que ça ferait franchement trop).

Remarquez que même si ça devait être l’émeute au moins il serait protégé par sa vitre triple épaisseur et son hygiaphone. En attendant, à l’heure à laquelle je passe le matin ce n’est pas la bousculade. A part un touriste ou une mamie permanentée de temps à autres, ce n’est pas la foule des grands jours.

Peut-être que la démonstration (pardon le spectacle) a lieu plus tard ? Pouvoir admirer les muscles des bras qui roulent sous la peau et se gonflent alors que d’un air inspiré il attrape pas moins qu’un carnet de 10 tickets 50% Famille Nombreuse. Ca doit valoir le détour, non ? Frapper les touches d’un clavier avec des doigts de mains plus habituées à soulever de la fonte m’a toujours fait sourire. Je ne parle pas des mêmes en train de s’escrimer à envoyer un SMS sur le clavier minuscule d’un téléphone mobile. Quoique cela soit réservé à ceux qui savent écrire phonétiquement.

Et une fois de plus je lance un appel. Pendant que la gent féminine se distrait et se pâme devant Monsieur Univers ou la réplique de Patrick Swayze, où nous les hommes allons nous pouvoir nous divertir ? Il y a pourtant dans toutes les voitures une barre en acier autour de laquelle les « Gogo Dancers » devraient pouvoir faire quelque chose. A priori je ne dois pas voyager aux bonnes heures. Alors si vous savez où et quand ça se passe, merci de penser à moi !

mardi 21 juin 2005

Le Chippendale

Cela fait plusieurs fois que je me dis qu’il faut que j’écrive quelque chose à son sujet. Je passe à pieds presque tous les matins devant l’endroit où il travaille mais comme je n’ai ni mon calepin ni mon stylo en mains à ce moment-là, je ne note rien et du coup je l’oublie, jusqu’à la fois suivante. Et ainsi de suite… Car un portillon passé et dix mètres plus loin je n’y pense déjà plus. C’est donc un miracle si ce matin je pense à lui alors que je monte à peine dans le train. C’est vrai que je suis en permanence à la recherche de l’idée exaltante qui tous les jours me permet de tenir mes lecteurs en haleine !

Donc le Chippendale. Pourquoi un tel surnom ? Tout simplement parce que c’est la première chose qui me vient à l’esprit lorsque je le vois. Il a beau travailler dans les sous-sols de la RATP (à la station Auber en ce moment pour ceux ou celles que ça intéresse), il est bronzé toute l’année, été comme hiver. Certes il n’est pas très grand (je juge par rapport à ma taille), mais il a l’air baraqué. On ne s’en rend compte que lorsqu’il sort de sa guitoune. Enfin et c’est sûrement le détail le plus frappant il a une chevelure remarquable : cheveux longs, lisses et propres, qui retombent sur ses épaules. Pas de serre-tête ni de chouchou. En un mouvement rapide et expert, aidé d’une main ou non, il est capable de les remettre en place très facilement.

A-t-il une double vie ? Guichetier le jour, « Male Dancer » la nuit ? Dommage que ça ne soit pas l’inverse. Je suis sûr que la RATP aurait à y gagner. Glisser quelques billets dans son maillot de bain afin de pouvoir récupérer sa Carte Orange ou sa Carte Vermeil. Par contre ce serait condamner le Pass Navigo auprès de 50 % environ des utilisateurs.

Ps : je suis à la recherche de l’équivalent pour nous les hommes. Si vous savez dans quelle station et à quel guichet ça se passe, soyez sympa, pensez à moi.

lundi 20 juin 2005

Voyage en musique

Ca y est, j’ai franchi le pas, ou plutôt le mur du son. Je voyage maintenant en musique, un écouteur vissé dans chaque oreille. Et j’avoue que ça change tout. Ca donne une autre dimension aussi bien à la musique qu’on écoute, qu’à l’environnement dans lequel on évolue. Du coup je suis presque prêt à prendre pour dix ans de transports en commun en plus. Sachant qu’il me reste plus de 20 ans à faire, ça me fait une belle jambe.

Pouvoir écouter quelques vieux morceaux de groupes d’une autre époque, mais en fait toujours écoutés par mon fils aîné, ça vous donne une autre jeunesse. Quel groupe ? Eh eh eh ! Je veux dire ACDC. Au milieu de la foule, ou en train de remonter un quai bondé de monde, Highway To Hell prend une autre dimension, une autre profondeur. Cela dit je n’en suis pas encore à fredonner en costard cravate des paroles du style

…Tu masques ton visage en lisant ton journal,
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro…


C’est de qui au fait et tiré de quelle chanson ?

De même, un bon classique du blues un lundi matin pluvieux, à attendre le train sur un quai arrosé par le crachin sur fond de ciel gris. Si la tendance est plutôt au rock des principaux groupes du genre des années 70-80, il y a quand même quelques nouveautés. Bon je ne vous dresserai pas une liste exhaustive, mais le spectre est assez large, sauf pour le rap peut-être…

J’insiste, mais regarder défiler les arrières grisâtres des immeubles parisiens à travers un ciel tendu de câbles et autre caténaires, en écoutant du blues, vous plonge dans une autre époque et dans la peau d’un autre personnage.

Un grand merci donc à mon fils aîné qui a bien voulu me laisser son iPod à écran explosé. Je ne peux pas lire les noms des chanteurs ou des groupes ou du titre du morceau que j’écoute, mais peu importe car je les connais par cœur. C’est comme si j’avais un Shuffle de quatre Go.

samedi 18 juin 2005

eiPod

Regardez ce que le lapin a apporté mon Capitaine !

Regardez ce que le lapin a apporté mon Capitaine !

vendredi 17 juin 2005

iPod Generation

Petit coup d’œil circulaire à l’environnement dans lequel je me trouve. Les lectures refleurissent. Livres de poche, magazines, journaux, bandes dessinées. Il faut également constater que les adeptes du lecteur MP3 sont de plus en plus nombreux et de plus en plus équipés. A noter l’apparition de casques de plus en plus monstrueux. Fini les oreillettes discrètes. Maintenant on coiffe le casque de salon, même dans le train. Au moins les voisins ne s’en prennent-ils plus plein les oreilles.

Ils sont de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes tailles avec ou sans écran de contrôle. Je veux parler des successeurs des walkmans et autres discmans avec ou sans radio, les iPod et autres lecteurs de fichiers de type MP3 ou AIFF. Ou comment emporter avec soi sa collection complète de cd audio.

Il y a eu l’époque des tous premiers téléphones mobiles, avec en particulier le Bibop que les propriétaires arboraient fièrement. Il fallait rester à proximité des bornes et on ne pouvait qu’être appelé je crois. A l’arrivée des premiers GSM beaucoup ont critiqué cet appareil superflu qu’une minorité affichait également de façon ostentatoire. Maintenant qui n’a pas de GSM ?

Les propriétaires de lecteurs MP3 sont-ils plus discrets ? On ne voit en général que dépasser les écouteurs. Le contexte actuel y est certainement pour quelque chose. La peur de se le faire dérober j’imagine. Les seules fois où ils sortent des poches ou des sacs à main, c’est pour changer de morceau ou régler le volume sonore. En fait certains préfèrent le porter autour du cou, à côté du GSM…

Il va falloir envisager d’y passer. Les conversations de mes voisins ou voisines ne m’intéressent pas toujours et cela devrait couvrir le bruit de fond. Et quand je dis ça, j’ai ma petite idée.
Il a franchi le mur du son mon Capitaine !

Il a franchi le mur du son mon Capitaine !

jeudi 16 juin 2005

Voyage au centre de la terre

Une fois n’est pas coutume, il faut que je vous fasse part d’un incident que j’ai vécu l’autre jour. Quand je dis incident, ne vous alarmez pas ! Si j’en parle c’est qu’en fait il s’agit en fait d’un événement qui ne m’était encore jamais arrivé !

Cela s’est passé dans les couloirs, entre le RER E et le RER A. Ceux qui empruntent ce couloir ont pu noter que par endroits on se croirait dans une grotte, pour ne pas dire dans les égouts. De l’eau suinte de tous les murs et remplit les rigoles qui les longent. Rien à voir avec l’eau calcaire que vous avez peut-être déjà pu voir couler goutte à goutte en visitant une grotte. Vu la couleur il n’y a probablement pas que du calcaire qui s’écoule des multiples fentes. Des stalactites se forment parfois sur le haut de la voûte. Des câbles apparents servent de gouttière. Bref c’est la désolation…

J’imagine qu’à force de couler sur ces câbles l’eau a fini par provoquer un court-circuit et fait griller quelque chose. Ce matin là donc, dans le couloir il n’y avait plus de lumière. Les voyageurs devaient avancer vers un escalier descendant plongé dans l’obscurité totale et marcher encore quelques mètres avant de retrouver la lumière salvatrice. Pas question de se guider en mettant la main sur le mur tant il est répugnant... Pas rassurant du tout ! Vous avez beau vous dire que les marches ont toutes la même hauteur, même si vous avez fait le trajet des dizaines de fois avec la lumière, une fois plongé dans le noir, vous êtes complètement perdu. J’espère que personne ne s’est explosé dans cet escalier.

Du coup je repense à un restaurant, à Paris du côté des Halles je crois, où tout se passe dans l’obscurité totale. Le service est assuré par des aveugles (pardon des non voyants) et pendant le repas vous n’avez donc aucun repère visuel. Pratique pour bouffer dans l’assiette de son voisin ou finir son verre dans qu’il s’en rende compte ! Je laisse ça aux autres.

Sauvez nous mon Capitaine !

mercredi 15 juin 2005

Etude de comportement

Afin de me rendre à la gare la plus proche de mon domicile, je dois emprunter le bus. Pour ceux qui ne le sauraient pas, c’est aussi un bon poste d’observation dans lequel il est possible d’étudier à loisir les attitudes de certains spécimens. Il faut bien sûr savoir rester discret afin de ne pas les effaroucher ou d’avoir une influence quelconque sur leur comportement. C’est ainsi qu’il m’est possible d’observer d‘étranges rituels. Toujours les mêmes, avec les mêmes personnes et aux mêmes heures.

Il y a quelques années j’avais lu d’un regard amusé le résultat d’une étude menée par un scientifique. Les conditions de l’analyse étaient exactement les mêmes que celles qu’on doit respecter pour pouvoir étudier des animaux sans influencer sur leur comportement, de manière à ce qu’ils restent naturels. De plus pour que le résultat soit valide il fallait que cette étude soit faite sur plusieurs jours, aux mêmes heures, en occupant le même poste d’observation. L’objet de cette étude était le comportement des vacanciers sur une plage en été.

Selon qu’on y venait en couple, avec ou sans enfants, ou bien seul, les comportements étaient invariables, que ce soit pour l’heure ou l’ordre d’arrivée sur la plage, pour le choix de l’emplacement (au bord de l’eau, en retrait, à côté d’un accès à la plage…), mais aussi pour l’installation. Les rituels étaient immuables, que ce soit le mâle dominant qui s’occupait du plantage du parasol et du gonflage des différentes accessoires, ou de la femelle qui tartinait les petits de crème protectrice… Les horaires étaient importants également, tout comme les activités (jeux, lecture, sieste, drague, châteaux de sable…).

Si mon analyse n’a rien de scientifique elle m’a tout de même permis de constater certaines choses. Ainsi à un arrêt d’autobus où attendent chaque jour à la même heure la même douzaine de personnes depuis des années, des groupes de 3 ou 4 personnes se sont constitués. Et ce n’est qu’une fois montées dans le bus que certaines personnes de certains groupes finissent par dire bonjour à d’autres alors qu’elles auraient eu tout le loisir de le faire avant d’entrer dans le bus…

Je n’échappe pas à la règle, mis à part le fait que je salue tous les matins mes camarades d’arrêt de bus même si j’ai remarqué que certains me le rendent de mauvais gré. Et comme tout le monde j’irai m’asseoir sensiblement à la même place.
Ce train est sans arrêt mon Capitaine !

Ce train est sans arrêt mon Capitaine !

mardi 14 juin 2005

Voyage en RER C

Le choc car un train entre en gare à ce moment là ! Et il est gigantesque ! Enorme ! Immédiatement je cherche à comprendre pourquoi j’ai cette impression. Il me faudra peu de temps pour réaliser qu’en fait le quai est beaucoup plus bas que d’habitude par rapport au train et qu’il faudra lever la jambe pour y monter. Par ailleurs, le plafond de la gare est plus bas que les gares que je fréquente en semaine. De plus le quai n’est pas très large. Je me rends alors compte qu’en temps normal je prends le train soit à l’air libre, soit dans des gares du style « cathédrale » comme à Haussmann-Saint-Lazare ou La Défense. Mon train finit par arriver. Il est à étage et ressemble à ceux qui ont précédé Eole sur l’Est parisien : sièges en skaï, plus de rideaux aux fenêtres, et bien sûr pas de climatisation.

Passée la Bibliothèque François Mitterrand, c’est fou comme le paysage urbain et industriel ressemble à ce que je vois d’ordinaire. Rien ne ressemble plus à la banlieue que la banlieue. Pantin / Choisy-le-Roi même combat. Plus on avance et plus les maisons et les bâtiments sont remplacés par la verdure. A Athis-Mons on longe même carrément la Seine. Juvisy ressemble à une gigantesque gare de triage. Au maximum il doit bien y avoir 40 voies ferrées en parallèle. Sainte-Geneviève-des-Bois c’est la campagne. Les bois sont loin pourtant.

Dehors le soleil brille. La semaine est terminée, même si je n’ai pas encore enfilé la tenue adéquate (banane et gilet multi poches). Plus le train avance, plus il se vide de ses voyageurs. Arrivé à destination je suis le seul dans le wagon. Normal, il est à l’opposé de la sortie de la gare. Les habitués avaient anticipé.

Un coup de fil pour m’assurer que mon comité d’accueil est en place. Je les aperçois. Ils m’attendent à l’ombre des marronniers. Le week-end peut commencer.

En voiture mon Capitaine !

En voiture mon Capitaine !

lundi 13 juin 2005

Voyage en RER B

Quelle aventure ! Comme expliqué précédemment, j’ai eu à modifier mon trajet habituel ce qui m’a permis d’emprunter des lignes différentes de celles que j’ai l’habitude de fréquenter dans les transports en commun. En particulier une portion de la ligne B entre Châtelet-les-Halles et Saint-Michel-Notre-Dame.

Vous êtes toujours là ? Bon. On a beau dire qu’on est toujours dans les transports en commun parisiens, dans la même station, à gauche du quai et non plus à droite, et pourtant déjà je ne me sens plus chez moi, ou plutôt en territoire connu. J’ai l’impression que les gens ne sont pas les mêmes. Ce sont tous des usagers pourtant.

Tout a l’air plus sombre, plus triste. Est-ce la couleur des décorations ou la couleur des murs bleu marine ? Même l’intérieur des trains a l’air plus triste. Ca manque de lumière. Je n’ai heureusement qu’un saut de puce à faire, ma prochaine étape (correspondance) étant à Saint-Michel-Notre-Dame.

Un escalier mécanique gigantesque me facilitera le trajet. Arrivé en haut c’est l’accueil des grands jours. Des dizaines de contrôleurs et contrôleuses filtrent les voyageurs à la recherche d’éventuels fraudeurs. Ca râle pas mal à cause des bousculades et des quatre secondes et six centièmes perdus à cette occasion. Un voyageur sûrement plus intelligent que la moyenne constate à voix haute que les jours de grève il n’y a pas tant de monde pour contrôler. Normal banane, ils sont en grève…

Je montre patte blanche comme tout le monde (enfin presque) et je repars. Un nouvel escalier mécanique de plus qui monte et je me retrouve enfin sur le quai du RER C.

Et c’est le choc !

jeudi 9 juin 2005

Avant que j’m’en aille…

C’est un week-end un peu plus longue la normale qui s’annonce. Vendredi ne sera pas un jour ouvré travaillé pour moi. Par conséquent vous connaissez la règle : pas de travail, pas de post. Il faudra attendre lundi matin (dimanche soir au plus tard) avant de voir quelque chose de nouveau sur ce blog. En attendant je vous demande de bien vouloir prendre votre mal en patience.

Cela dit, ce sera pour moi l’occasion de vivre de nouvelles aventures, dans les transports en commun. En effet, je vais avoir l’occasion de prendre une direction que je n’avais encore jusqu’à présent encore jamais empruntée, et donc voir de nouvelles têtes, de nouvelles rames, de nouveaux paysages, de nouvelles gares. Bref tout ce que Maurice adore !

J’espère du coup pouvoir y puiser suffisamment d’imagination pour être capable d’écrire pour plusieurs jours. J’imagine l’insupportable attente que ce sera pour vous que d’attendre mon retour… Maurice, reviens ! Je vous entends d’ici et ça me peine.

Ma destination ? Le sud de la région parisienne. En l’occurrence Saint-Michel-sur-Orge. C’est un patelin pas très loin de la Francilienne (A 104) où l’on viendra me récupérer en voiture. Mine de rien, plutôt que de repasser par chez moi cela me fera gagner, à cette heure de la journée, plus d’une heure.

Evidemment j ne me séparerai pas de mon calepin et de mon stylo (dont l’encre ne s’écoule pas assez vite), de manière à pouvoir noircir des pages à l’encre bleue. Bon fini de rêvasser, c’est l’heure pour moi d’y aller. A bientôt.

mercredi 8 juin 2005

Des vertus du blog

Il arrive à tout le monde et à Maurice en particulier de se lever du mauvais pied. En général c'est plutôt les jours où il s’est réveillé reposé. Le lundi matin par exemple je suis trop fatigué pour être de mauvaise humeur. Pourtant je pourrais avoir toutes les raisons de l'être puisque le week-end est terminé et qu'il va falloir aller retrouver ses collègues de travail et son boulot. Il ne manquerait plus que le ciel soit gris et pluvieux (quoique je préfère qu'il pleuve un lundi matin plutôt qu'un samedi matin). Toute réflexion faite ce n’est pas le boulot qui rend le plus de mauvaise humeur… Je viens de démontrer que le blog, ou plutôt l’écriture dans un blog, permet de dédramatiser une situation ou de la relativiser.

Tout à chacun peu donc se réveiller plus ou moins mal luné. Partant de ce principe on peut alors intérioriser et garder pour soi sans rien laisser paraître ou alors carrément se laisser aller. Devant n’importe qui, sans se soucier de l’image forcément négative qu’on risque de laisser transparaître.

Il en fut ainsi d’une jeune fille (femme ?) accompagnant ses parents ce matin dans le train. Pour une raison on ne peut plus importante, elle fait la bougne, et évidemment les remarques faites par son papa, avec raison et dans le registre taquin ne font qu’aggraver la situation. Je ne porterai pas de jugement (négatif) car je sais ce que c’est, ayant une fille encore trop jeune pour m’accompagner à cette heure indue, qui ne verrait également aucune raison de ne pas afficher sa mauvaise humeur lorsqu’elle est de mauvais poil, voire ne comprendrait pas. En plus j’aime taquiner.

Les parents en question savent que je publie régulièrement des articles sur un blog dont ils connaissent le sujet. Peut-être le lisent-ils en ce moment ? Nous voyageons régulièrement ensemble dans le train. C’est ainsi que sur le ton de l’humour, et cela m’a fait sourire, la menace, terrible, est tombée : « Méfie-toi ma fille, Maurice pourrait parler de toi sur son blog ! ». Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, et ce n’est rien de le dire… C’est maintenant chose faite. Maurice a le plus sérieusement décidé de rendre l’affaire publique et disponible au monde entier.

Oyez, oyez !

Melle Sandra G. a oublié son casse-croûte sur le coin de la table de la cuisine ce matin et ça la rend de super mauvais poil !

Fermez le ban !

ps : les photos de la personne concernée suivent. Elles n'ont bien sûr rien à voir avec ce qui figure ci-dessous !

Ca chie Mon Capitaine !

Ca chie Mon Capitaine !

mardi 7 juin 2005

Le chevreuil (2)

Cela fait plusieurs semaines que je n’en ai pas parlé, mais il est toujours là. Je l’aperçois de temps en temps. Tout dépend de la place que j’ai pu prendre au départ en montant dans le train, mais aussi de l’heure car j’ai l’impression que le passage se fait à heure fixe.

Ce matin, pour des raisons professionnelles il a fallu que je parte plus tôt que d’habitude. Lever à 5h20 pour attraper un train à Montparnasse vers 8h15. Il n’y aura pas de temps à perdre (On s’en fout complètement Maurice !).

En attendant le chevreuil donc est toujours là. Son pelage est beaucoup plus clair que celui qu’il avait au sortir de l’hiver. Au milieu des hautes herbes bien vertes on peut difficilement le louper, surtout si comme moi vous êtes au premier étage d’un train. Vu d’une hauteur d’homme il y a de fortes chances qu’il passe inaperçu. Tant mieux pour lui.

Est-ce un mâle ou une femelle ? Je me pose toujours la question. Je pense qu’il s’agit plutôt d’une femelle même si je n’y connais pas grand-chose. Ce chevreuil n’a pas de bois (de cors ou de dagues) et encore moins de cornes ! J’ai également l’impression que son ventre est arrondi, ce qui ne veut pas toujours dire grand-chose (il n’y a qu’à regarder autour de soi pour se rendre à l’évidence !). Le train passe trop vite et du coup l’observation en pâtit. Par ailleurs je ne sais pas à quel moment les petits viennent au monde…

Bref c’est un peu un spectacle du style calendrier du facteur (et non plus des Postes) auquel j’ai droit de temps à autres et qui me permet d’oublier qu’il est à peine 7h00 du matin et que la journée s’annonce longue et difficile (ça y est, je comprends maintenant pourquoi au début j’ai dit que je m’étais levé plus tôt que d’habitude !). Journée d’autant plus difficile que j’ai oublié d’emmener ma petite couverture bleue…
Le lapin de Maurice mon Capitaine !

Le lapin de Maurice mon Capitaine !

lundi 6 juin 2005

Trotinette

C'est le surnom que nous lui avons donné. Vous ne risquez pas de le confondre, il n'y en a plus qu'un seul. Car à un moment donné il y en a eu deux. De toute manière ils étaient complètement différents de par la forme, l'âge et la couleur. Deux donc à prendre le train avec leur trotinette pliante.

Celui qu'on ne voit plus devait avoir dans les 15-16 ans. (Excusez moi, je n'arrive plus à me relire). Il vouait une certaine adoration à son terrible engin. Au point qu'il l'avait customisée de façon plutôt astucieuse ma foi, et avec peu de moyens. Il avait ainsi rajouté à l'avant, sur le guidon, une lampe de poche tenue avec l'équivalent d'un rouleau de scotch invisible. Il pouvait allumer cette lampe grâce à un interrupteur situé sur la poignée du guidon. Pratique pour faire des appels de phare en roulant, sans lâcher le guidon (chose que je ne vous recommande pas). Les roues quant à elles étaient du genre de celles qui font des étincelles lorsqu'elles tournent. Côté vêtement il avait la panoplie qui va avec, à savoir la casquette Burberry's vissée sur le côté, un énorme diamant à chaque oreille et le maillot jaune et vert d'un footballeur célèbre. Le temps qu'il restait dans le train, il le passait à faire la révision complète des 10.000 km. Attendrissant

Trotinette lui est toujours là. Imperturbable. Il vient parfois, mais c'est rare, accompagné de Madame Trotinette. Le couple d'enfer. Lui ressemble au fruit de l'amour défendu entre le Capitaine Haddock et de Indiana Jones. Lorsqu'il débarque, c'est toujours avec sa trotinette sur l'épaule et son chapeau d'Aventurier de l'Arche Perdue sur la tête, été comme hiver. Cela dit je ne l'ai jamais vu à l'oeuvre car il descend toujours deux stations avant moi.

J'en ai vu d'autres par contre, sur le parvis de La Défense, me dépasser et me semer avant que je ne les rattrape, occupés qu'ils étaient à replier leur matériel avant de rentrer dans le bâtiment dans lequel je travaille. Sans parler d'un collègue qui un jour s'est pris un beau gadin par un beau matin ! C'était l'époque où les dalles du parvis étaient brinqueballantes. Il n'avait pas remarqué qu'à son passage une dalle s'était légèrement enfoncée pour faire une marche. La trotinette est restée sur place et lui a fait un soleil par dessus. Il a laissé les genoux d'un costume et s'est fait une entorse du poignet. Terminé la trotinette !

ps : après des mois d'observation, force est de constater que l'utilisation prolongée et quotidienne de la trotinette n'a aucun effet bénéfique sur la bedaine.

vendredi 3 juin 2005

Love story

L'après-midi de nos deux transiliens touchait enfin à sa fin et le MacDo était loin maintenant.

Romance 01

Comme toutes les meilleures choses, les pires ont aussi une fin. C'est le moment des adieux.

Romance 02

Contre mauvaise fortune la transilienne se sentit obligée de faire bon coeur.

Romance 03

Elle avait quand même fait le déplacement, mais la transilienne jura, un peu tard, qu'on ne l'y reprendrait plus.

Romance 04

jeudi 2 juin 2005

Le coup du parapluie

S'il est une chose que je déteste, c'est d'avoir à attendre le bus et prendre le train lorsqu'il pleut. Cela me rend d'humeur maussade. Comme le temps. De plus je ne suis pas franchement équipé pour le mauvais temps. Sur une journée de plus de 12 heures, entre le moment où je quitte la maison et y reviens, je passerai tout au plus entre 15 et 20 minutes à l'extérieur. Suffisamment pour ne pas être suréquipé. Largement suffisant pour être complètement trempé.

Devoir s'abriter sous un minuscule parapluie qui grâce à sa taille loge tout au long de l'année au fond de ma sacoche. Le pauvre est dans un triste état d'ailleurs. Le dernier en date vient d'une journée passée à San Sebastian, au Pays Basque. Les paysages là-bas sont bien verts. Pour ça pas de secret, il faut de l'eau. Et ce jour là de l'eau il en est tombé. Il a jusqu'à présent résisté aux tornades qui se déchaînent souvent à La Défense, mais à quel prix ! Sa housse est décousue (au moins celle-ci je ne l'ai pas perdue). Il est lui-même complètement tordu et pour l'ouvrir il faut un peu le forcer. Le ressort qui sert à le maintenir ouvert est fatigué car il a mal vieilli. Il faut donc s'y prendre à plusieurs reprises pour réussir à le tenir ouvert. Pas très pratique lorsqu'il se met à pleuvoir et qu'une de vos mains est occupée à porter une sacoche par exemple. Tous ces efforts seront ruinés à la moindre bourrasque. Pourquoi ne pas en changer ? J'y suis attaché. Tout simplement.

Evidemment il ne s'agit pas de passer une journée complète sous le déluge. Donc il remplit bien sa fonction, même si en cas de forte pluie, avec un peu de vent, si la tête et les épaules sont protégées, il n'en sera pas de même pour le bas du corps. Enfin, il faudra savoir quoi faire de cette loque dégoulinante en attendant de trouver un endroit où la faire sécher avant quelle ne réintègre le fond de ma sacoche, jusqu'à la prochaine averse.

mercredi 1 juin 2005

La manne

Cette référence à un miracle biblique m'est venue à l'esprit un matin de la semaine dernière. A la sortie du RER, sur le parvis de La Défense, de souriantes jeunes filles en uniforme et équipées d'un grand panier en osier, distribuaient des friandises aux voyageurs pressés. Le succès était évidemment au rendez-vous. A partir du moment où c'est gratuit… Elles avaient beaucoup plus de succès que leurs consoeurs mais néanmoins amies qui distribuaient des prospectus annonçant un prochain festival de jazz.

Donc ce matin-là c'était la distribution gratuite pour chacun d'une barre-de-céréales-au-blé-complet-et-chocolat-riche-en-huit-vitamines-calcium-et-fer, d'un groupe agro-alimentaire helvète et d'une marque dont le nom vous garantit une silhouette de rêve. Pour résumer vous mangez du sucre et du chocolat en vous donnant bonne conscience. En fait pas que des céréales et du chocolat si vous lisez en détail la liste des ingrédients. Car même si cela ne rentre pas dans la composition, vous pourrez y trouver des traces d'arachide, amandes et autres noix et d'œufs. Comment est-ce possible ? Ils n'ont pas nettoyé la presse et la marmite ?

Bref c'est le succès total. Les cartons vides témoignent de l'ampleur de la distribution. Ceci n'est pas sans me rappeler la caravane qui précédait les courses cyclistes, en particulier celle qui dure quatre et non pas trois jours. Tous les gamins, dont j'étais, tendaient les mains en espérant attraper un chapeau en papier, des bonbons, le nec plus ultra étant la casquette publicitaire d'une marque d'insecticide, lancée d'une camionnette sur le toit de laquelle était posée une mouche gigantesque.

Ce matin-là donc il y avait aussi un homme qui tendait lui aussi la main. Il était assis par terre, dix mètres plus loin environ. Entre ses jambes croisées trônait un morceau de carton sur lequel on pouvait lire un résumé de quelques mots de sa situation précaire et de son besoin immédiat. Tout le monde en connaît un. La manne ce matin a été pour lui. Devant le carton un tas de plusieurs dizaines de ces barres chocolatées que bon nombre de voyageurs lui avaient donné, sans façon, à la manière de l'auvergnat. Je ne sais pas si on l'entendra un jour chanter mais je souhaite que cela lui ait réchauffé le cœur.

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !



ENGLISH VERSION

The manna from heaven

This biblical reference sprung to my mind one morning, last week. At the RER entrance, on the "parvis de La Défense", several smiling young ladies wearing a uniform and equipped with a wicker basket, were distributing sweets to hurried travelers. Success was of course there. When something is given for free… They had more success than their fellow colleagues, but friends nevertheless, who were distributing leaflets for a coming jazz festival.

So this morning was dedicated to a free distribution of muesli-made-of-complete-corn-and-chocolate-with-eight-vitamins-calcium-and-iron, made by a well known Swiss company and of a trade with a name that assures you with a hourglass figure. So you can eat chocolate and sugar and keep your clear conscience. In fact when you read attentively the list of ingredients, you will notice that you there is not only cereals and chocolate. Even if they don't go into the muesli, it is possible that you find tracks of peanuts, almonds and other nuts and eggs. How is it possible ? Did they forget to clean the mixer or the pot ?

Anyway it is a full success. Empty cardboard boxes are testifying of the fullness of the distribution. I can't help thinking about the publicity caravan that was coming prior to a well known cycle race, specially the one that last four and not three days. All the kids, and I was part of them, were begging for hats made of paper or for some sweets, the ultimate being able to get an insect spray advertising cap, thrown from a van on the roof of which was a huge dung fly.

On this particular morning, a man was also begging. He was sitting on the ground, ten meters away from the RER entrance. Between his folded legs was a piece of cardboard on which you could read a summary of his precarious situation and of his immediate need. Everyone knows one of them. The manna from heaven was for him. In front of the cardboard, loads of muesli, given by the travelers, with no manner, in the style of the Auvergnat. I don't know if one day it is possible to hear him sing, but I hope this has warmed his heart.

mardi 31 mai 2005

Il s'appelait Pascal

Nous nous sommes connu sur un quai de gare. A force de prendre le même bus et le même train aux mêmes heures, à force de se dire bonjour de loin pour finalement se faire présenter par un ami commun, il est normal qu'une amitié se soit développée entre nous. Au début on commence à parler de la pluie et du beau temps, du trajet, des combines pour grignoter quelques minutes sur ce trajet. Puis vient le temps du boulot, des tracas quotidiens, des enfants et avec eux le cortège de joies, de peines et de difficultés. On se rend alors compte qu'en plus de la situation familiale, on a pas mal d'autres points communs. Quelques divergences de vue aussi, et de tempérament à mettre peut-être sur le compte de la différence d'âge ou de l'environnement dans lequel chacun s'est développé, bien qu'il semble qu'on ait reçu le même genre d'éducation.

Du coup on commence à s'échanger des conseils, chacun profitant des expériences de l'autre, dans des domaines aussi variés que les relations dans le travail, le jardinage, le bricolage, l'éducation des enfants... On compare nos jeunesses respectives, lui pas loin des volcans, moi au bord de la mer. Bref des discussions et des échanges sans arrières pensées qui font que le temps semble moins long, que les difficultés moins dures à affronter.

Tout cela je l'ai vraiment apprécié, en particulier au moment où justement j'ai eu à faire face à quelques "soucis". J'ai pu compter sur lui, comme l'auvergnat de la chanson dont je vous parlerai bientôt. Nous étions alors quelques uns à former un groupe.

Il nous a quitté brusquement. Au cours d'un week-end. Sans prévenir. Il avait à peine plus de 50 ans, était marié et avait trois enfants. Encore jeunes. A l'époque j'avais écrit à son épouse que je connaissais peu, si ce n'est au travers de ce qu'il avait bien voulu me dire, pour lui faire part, en plus de mon souhait de la voir surmonter sa douleur, de ma tristesse et lui dire avec mes mots ce que nous avions vécu ensemble et ce que je conserverai en mémoire. Plus tard je fus touché, sans le dire à qui que ce soit, lorsqu'à l'enterrement le prêtre reprit quelques unes des expressions de ma lettre. Maintenant je peux l'écrire.

lundi 30 mai 2005

Confidence pour confidence…

Cela fait maintenant plusieurs mois que ce blog existe. C'est pour moi un moyen de vous faire partager des émotions, des sentiments, des moments, bons ou mauvais, que je vis au quotidien (dans les transports en commun). Un moyen également pour moi de faire passer mon humeur, surtout quand elle est mauvaise. Des lecteurs y passent plus ou moins régulièrement, plus ou moins souvent, laissant parfois un commentaire ou une remarque. J'en retrouve parfois des traces à travers la lecture d'autres blogs. Des proches du cercle rapproché des amis me demandent de quoi traiteront les prochains sujets.

Dans une certaine mesure on écrit pour soi, un peu pour les autres aussi. On peut ainsi écrire des mots a priori anodins pour le plus grand nombre, mais destinés à une unique personne qui seule sera capable d'en comprendre le sens (à condition qu'elle lise bien sûr). J'aime savoir que cette personne que je connais puisse se dire en lisant ce blog : « Tiens, ça c'est pour moi ! » ou encore « Tiens, il pense à moi en écrivant ça ». Un peu comme un message qu'on enferme dans une bouteille et qu'on jette à la mer, sans savoir ce qui lui adviendra, mais dont on espère qu'il voyagera loin, au gré du courant pour être trouvé et lu à l'autre bout du monde. Même chose pour ces ballons multicolores qu'on lâche par dizaines, chacun emportant avec lui une étiquette qu'on souhaite voir revenir par la poste. On se plait à rêver.

Dans le cas du blog, c'est gratuit. On se fait plaisir et on peut faire plaisir à quelqu'un. Il n'y a qu'à lire les compliments laissés par endroits (je ne parle pas de mon blog ! ). C'est souvent mérité. Aussi me posé-je la question de savoir si je dois par exemple faire un post sur les personnes avec lesquelles je voyage et avec qui je parle régulièrement. Je sais que certaines me lisent. Pas toutes. Je ne dis pas non, mais pour l'instant je me contenterai de ces private jokes. A une exception près, car il y a toujours des exceptions. Cette exception s'appelle Pascal.

ENGLISH VERSION

Since we are speaking frankly…

It's been several months since this blog exists. For me it is a way to share my emotions with you, my feelings, some good or bad moments I have (in the public transportation). It is also a mean for me to vent my temper, especially when it becomes bad. Some readers come on a regular basis, more or less often, letting a comment or a remark. I can sometimes find a track through what I am reading on other blogs. Some close relations belonging to my friends' circle ask me what will be the next issues.

To a certain extent one's writing for oneself and a bit to please the others too. It is possible to write insignificant things for the great majority of readers, but that can be understood only by one unique reader (if only the post is read of course). I like to know that this person I know may say while reading this blog : "Hey, this is for me !", or "Hey, for sure he is thinking about me when he writes this !".It looks like a message in a bottle. You give it to the ocean without knowing what will come of it, but at the same time we hope that it will travel far away, to be read on the other side of the world. As well for the multicolored balloons that are released, each one of them carrying a label you would like to find one day in your letter box. Everyone is allowed to dream.

With a blog, it is free. You can please yourself or please someone. The only thing you have to do is to read the comments let by readers (I am not speaking about my blog !). They often deserve it. So I ask myself whether or not I have to issue a post about the person I am traveling with and to whom I can speak on a regular basis. I know that some of them are reading my blog. Not all of them. I don't say I won't do it, but for the time being I prefer to concentrate on these private jokes. With one exception, because there are always some exceptions. This exception is called Pascal.

samedi 28 mai 2005

En attendant lundi

Vous ne savez pas quoi faire ce week end? Peu importe votre niveau en anglais. Si vous avez quelques minutes, allez faire un tour par là

  • Store Wars


  • Il reste un peu de moquette mon Capitaine !

    Il reste un peu de moquette mon Capitaine !



    Enfin, avant d'aller voter, je vous laisse réfléchir à ce nouveau "projet" qui en fait rêver quelques uns...

  • Le site officiel du Tunnel sous l'Atlantique

  • Un partenaire
  • vendredi 27 mai 2005

    Le 5ème élément : l'amour

    Pour ceux qui ont vu le film et tant pis pour les autres, le 5ème élément qui permet une fois de plus à Bruce Willis de sauver notre planète de la désintégration, c'est l'amour. Y a-t-il de l'amour dans les transports en commun ? Possible. Sûrement. Cela dit, lorsqu'on évoque les transports en commun, ce n'est pas à l'amour qu'on pense en premier nécessairement. Ni en deuxième, ni en troisième d'ailleurs…

    Sauf à parler des avions (autre moyen de transport en commun) et de son fameux "Mile-High Club » qui en fait fantasmer plus d'un, on peut aussi citer le récent et moins connu « Mile-Deep Club » pour les usagers du Tunnel sous la Manche (et pas pour ce que vous pensez !). On fantasme plus sur les toilettes ou les sièges inclinables d'un avion de ligne que sur ceux des trains (de lignes aussi). Faire l'amour dans les toilettes d'un avion à 50.000 pieds au dessus de l'Océan Indien et à destination de l'Ile Maurice est certainement plus bandant que dans le Paris - Remiremont, avec toute la poésie qui va avec ! En ce qui concerne la faisabilité, depuis le tragique 11 septembre, les choses ont cependant changé. L'avantage devrait revenir du côté du train.

    D'autres que moi y ont réfléchi. A force de se regarder les uns les autres, ou d'observer les autres, on finit toujours par laisser aller son imagination. J'en veux pour preuve cette analyse faite par une femme (Anne Roumanoff pour ne pas la citer), qui constate que « si dans les avions les stewards sont souvent beaux mais homo, dans les trains les contrôleurs ne sont pas très beaux mais toujours hétéro.... ». Sur les uns elle a posé le regard et laissé aller son imagination. Les autres ont posé le regard sur elle et lui ont fait part de leur imagination.

    Tout cela bien sûr est extrême. Il ne s'adresse pas au commun des mortels que nous sommes et pour qui l'amour dans les transports en commun s'exprime plutôt à grands coups d'ignorance ou d'indifférence et de mépris… Avec parfois une éclaircie sous la forme d'un croisement de regards ou d'un sourire à peine ébauché. Et il y a quelques yeux dans lesquels on pourrait facilement se noyer…

    Quel est le nombre d'idylles nées d'une rencontre dans les trains de banlieue où il n'est pas possible d'avoir la moindre intimité ? S'il s'avère qu'il est possible de bâtir le début d'une relation, alors on peut sauver le monde.

    jeudi 26 mai 2005

    Le 5ème élément : la terre

    C'était jusqu'ici assez facile d'associer le feu, l'air et l'eau avec des éléments qu'on trouve dans les transports en commun, respectivement la chaleur, les odeurs et la transpiration. Pour le quatrième élément de la série, la terre, j'utiliserai une des forces que nous subissons en permanence sur notre planète Terre, plus ou moins selon qu'on habite au niveau de la mer ou en altitude, ou selon les caprices de la météo. Nous y voilà ! Vous l'avez compris, j'ai pensé à la pression. Pas celle que je peux m'offrir en demi après une grosse chaleur, bande d'ivrognes ! Je parle de la force physique qui s'exerce sur nos épaules. Dans les trains surchargés on ressent une certaine forme de pression, pas seulement au niveau des épaules. Cette pression peut être terrible par moment. Elle variera selon l'affluence des voyageurs.

    Lorsque le train est bondé, tout le monde ne peut pas s'agripper à une barre ou à un objet solidement fixé, comme une poignée de porte ou un dossier de banquette. Ainsi les gens se tiennent et se maintiennent les uns les autres. Lors d'un démarrage en douceur ou lorsque le train roule, même à pleine vitesse, de façon régulière, il n'y a pas de problème particulier, mis à part le fait qu'on est « un peu » serré. La masse compacte de voyageurs va se déplacer d'un bloc et corrigera d'elle-même son mouvement, ceux qui peuvent se tenir retenant plus ou moins les autres.

    Par contre, en cas de coup de frein brutal, même les plus costauds ne pourront retenir le déplacement de tous ces corps. La force d'inertie est monstrueuse. Malheur à ceux qui sont entre une paroi et la masse des voyageurs ! Ils devront attendre la fin du freinage pour être soulagés. De même si le freinage brutal est suivi immédiatement d'un redémarrage tout aussi soudain. L'effet de déplacement de la foule sera amplifié par le mouvement de reprise d'équilibre qu'elle avait entamé par réflexe lors du freinage. C'est ce qu'on appelle se faire prendre à contre-pied. Quand on est seul, ça passe, à plusieurs dizaines dans un espace clos, ça fait des dégâts (note pour les connoîsseurs : imaginez le rigodon final de la bande des pêcheurs dans une rame de RER). Et dans ces cas là, si vous avez le loisir d'observer les grimaces des autres voyageurs, ne vous privez pas du spectacle !