mardi 28 juin 2005

Le play boy

We all came out to Montreux
on the lake Geneva shoreline…

Il est là, il a pris place. Il trône au bout d’une allée, à l’étage supérieur d’une rame EOLE. On a le palais qu’on mérite ! De sa place il peut tout à fait étudier les personnes qui montent à l’étage. Il accorde tout de même une attention plus particulière à la gent féminine. L’œil est expert (je sais de quoi je parle !). Le coup d’œil est rapide et précis. On commence par le haut et on descend pour remonter et recommencer la même manœuvre !

Frank Zappa and the Mothers
were at the best place around…

Intérieurement j’imagine la liste des critères et des appréciations qui défilent. Couleur des yeux, taille, poids, tour de taille, profondeur du bonnet, âge, état civil, chances de conclure, alliance, bijoux, langage corporel, maquillage… Un peu le style Terminator quand il débarque à notre époque, à poil et cherche à s’habiller pour pas cher !

Smoke on the water, fire in the sky…

Ou bien pour ceux qui connaissent comme notre JPP national qui à l’approche du but adverse choisissait comme Terminator entre cacahuète ou patate.

Revenons à notre play boy. Il entretient son look aux racines italiennes, la chemise déboutonnée laissant apparaître la chaîne en or à grosses mailles posée sur un paillasson pectoral à la Demis Roussos, le cheveu noir et gominé, le regard noir , les vêtement noirs… Dans ces cas là je regrette de ne pas avoir d’appareil photo suffisamment discret pour immortaliser ces moments rares et fugaces. En ce qui le concerne le week end n’a pas du être de tout repos. La fatigue et la chaleur aidant, il s’est endormi. Sa tête penche en arrière et il a la bouche grande ouverte ! Il vient de ruiner tous ses efforts !

No matter what we get out of this
I know we’ll never forget
Smoke on the water, fire in the sky

lundi 27 juin 2005

Ma voisine me tient chaud

Cela va faire dix à quinze minutes que le train est parti et je remarque que ma voisine de droite (j’en ai une aussi à gauche) me serre de près. Déjà tout à l’heure elle n’a pas arrêté de farfouiller dans son sac à la recherche de rien finalement. Pendant cinq minutes elle a placé son bras au dessus du mien (celui qui tient le stylo en ce moment). Est-ce un signe ? Mais un signe de quoi ? Que ça l’énerve de sentir mon coude bouger au fil des lignes qui noircissent mon calepin ? JE n’aime pas qu’on me colle, surtout quand j’ai déjà chaud.

Maintenant c’est le mollet ! C’est vrai qu’il y a peu de place pour caser ses jambes. Il y en a partout des jambes et des genoux. Sur les côtés, devant… J’en ai deux entre les miens. D’une voisine encore. En fait je réalise que je suis entouré de femmes (plutôt plus jeunes que moi). Et toujours ce corps qui me colle. J’ai beau gigoter de temps à autres, elle s’éloigne pour revenir un peu plus tard. En plus elle est assise sur mon pan de veste. Je vais avoir droit à un repassage pour rien. Excusez moi ! Ca y est, elle vient de soulever son auguste postérieur pour me libérer. Merci !

Ah, ça y est, elle commence à se détacher un peu. Il était temps. Peut-être essaye-t-elle de lire discrètement ce que je suis en train d’écrire ? Et pour cela elle a besoin de prendre un peu de distance. Je n’ose pars tourner la tête dans sa direction. En plus le train roule au ralenti. Ce n’est vraiment pas de bol. A la première occasion je change de place. Ca ne devrait pas tarder. Elle n’est heureusement pas trop parfumée. Il ne manquerait plus que ça !

Y en a-t-il un ou une qui voudrait ma place ?

dimanche 26 juin 2005

Baptême de l'air

Maurice a pu faire décoller son CV !

Ca vole mon Capitaine !

Ca vole mon Capitaine !

vendredi 24 juin 2005

Dur ! Dur !

Il est des matins qui sont parfois difficiles. Vous avez beau être passé par la douche, le petit déjeuner, la ballade matinale en bus et quelques pas sous le soleil déjà radieux alors que la température extérieure est encore fraîche, et pourtant rien à faire, vous ne vous réveillez pas. Le moindre geste se fait machinalement, le regard est en permanence perdu vers l’infini ou bine tourné vers l’intérieur. Même les sons sont assourdis. Vous ne prêtez aucune attention aux conversations qui déjà fusent de toutes parts, pas plus qu’aux annonces faites par les haut-parleurs. Vous percevez le monde extérieur dans lequel vous évoluez et vous avez conscience d’exister. Pourtant c’est comme si vous étiez en train de vivre une expérience extracorporelle. Votre enveloppe physique est bien là, mais votre esprit semble un peu en retrait.

C’est ainsi que machinalement je me retrouve assis à ma place quasiment habituelle et immuable. Ce matin je n’ai pas eu envie de me battre pour m’asseoir à côté d’une fenêtre. J’aurais pu mais la volonté n’y était pas. L’absence de volonté de m’empêche cependant pas de penser à 100 à l’heure et d’écrire d’un jet comme je le fais actuellement. L’écriture est-elle facilitée lorsqu’on et dans un état second ? Il y a belle lurette que je n’ai plus de moquette chez moi.

J’aimerais pourtant me sentir complètement éveillé. Je sais que ça viendra (il faudra bien de toute manière), mais en attendant, je me complais dans cette situation. Conscient inconsciemment de vivre quelque chose de particulier ? Pourquoi vouloir en changer alors que finalement je me sens bien ? Pas si sûr que ça en fait.

jeudi 23 juin 2005

Yo man !

Ces jours-ci on ne peut pas dire que l’imagination soit florissante. En fait je suis encore capable de penser à beaucoup de choses à la fois (parfois sans queue ni tête) mais pas forcément à celles qui ont un rapport avec le thème de ce blog. Je mets ça sur le compte d’une certaine forme de fatigue. Je me couche beaucoup trop tard et je me lève tôt. Tout ça pour ne pas avouer un manque de motivation momentané. En plus je me sens observé. Même si les reflets me les cachent, je suis pratiquement sûr que derrière ces lunettes une paire d’yeux m’observe. C’est vrai qu’on n’est pas nombreux à écrire dans ce train. En fait je suis même carrément le seul.

Une autre raison que je pourrais invoquer est la musique que je suis en train d’écouter en ce moment. Trop mélancolique pour un matin ensoleillé. Il faut que je change pour quelque chose de plus rythmé, plus endiablé. Un remix version rap/rock de « Mission Impossible ». Je m’y croirais presque. Il ne manque plus que l’hélicoptère qui me poursuit. Je zappe. Encore du rap mais ce coup-ci dans le style R&B.

Tiens, je n’avais pas remarqué, il y a une réplique de Barbie (la poupée) presque en face de moi. Aussi rose et blonde que la vraie ! Plus accessoirisée que l’original. Mais on s’en fout.

En fait je suis de mauvaise humeur. Je n’ai pourtant pas oublié mon casse-croûte ce matin. J’ai lu quelque chose qui ne m’a pas plu ce matin et qui me reste sur l’estomac. Insatisfait. I can get no… Ca passera. Bien sûr. Heureusement. Essayons d’avoir des pensées positives. Tiens du coup j’ai trouvé le titre de ce post et déjà je sens que ça va mieux. L’écriture peut aussi être un bon exutoire.

mercredi 22 juin 2005

M. Muscle

Décidemment il faut que vous (mesdemoiselles et mesdames) fassiez un petit détour par la station RER Auber. Bon peut-être pas toutes en même temps, sinon ça risquerait de tourner à l’émeute. Là où pas plus tard qu’hier se trouvait le Chippendale, il y a ce matin un Monsieur Muscles. Un du genre avec des biceps gros comme mes mollets (pas comme mes suisses, parce que ça ferait franchement trop).

Remarquez que même si ça devait être l’émeute au moins il serait protégé par sa vitre triple épaisseur et son hygiaphone. En attendant, à l’heure à laquelle je passe le matin ce n’est pas la bousculade. A part un touriste ou une mamie permanentée de temps à autres, ce n’est pas la foule des grands jours.

Peut-être que la démonstration (pardon le spectacle) a lieu plus tard ? Pouvoir admirer les muscles des bras qui roulent sous la peau et se gonflent alors que d’un air inspiré il attrape pas moins qu’un carnet de 10 tickets 50% Famille Nombreuse. Ca doit valoir le détour, non ? Frapper les touches d’un clavier avec des doigts de mains plus habituées à soulever de la fonte m’a toujours fait sourire. Je ne parle pas des mêmes en train de s’escrimer à envoyer un SMS sur le clavier minuscule d’un téléphone mobile. Quoique cela soit réservé à ceux qui savent écrire phonétiquement.

Et une fois de plus je lance un appel. Pendant que la gent féminine se distrait et se pâme devant Monsieur Univers ou la réplique de Patrick Swayze, où nous les hommes allons nous pouvoir nous divertir ? Il y a pourtant dans toutes les voitures une barre en acier autour de laquelle les « Gogo Dancers » devraient pouvoir faire quelque chose. A priori je ne dois pas voyager aux bonnes heures. Alors si vous savez où et quand ça se passe, merci de penser à moi !

mardi 21 juin 2005

Le Chippendale

Cela fait plusieurs fois que je me dis qu’il faut que j’écrive quelque chose à son sujet. Je passe à pieds presque tous les matins devant l’endroit où il travaille mais comme je n’ai ni mon calepin ni mon stylo en mains à ce moment-là, je ne note rien et du coup je l’oublie, jusqu’à la fois suivante. Et ainsi de suite… Car un portillon passé et dix mètres plus loin je n’y pense déjà plus. C’est donc un miracle si ce matin je pense à lui alors que je monte à peine dans le train. C’est vrai que je suis en permanence à la recherche de l’idée exaltante qui tous les jours me permet de tenir mes lecteurs en haleine !

Donc le Chippendale. Pourquoi un tel surnom ? Tout simplement parce que c’est la première chose qui me vient à l’esprit lorsque je le vois. Il a beau travailler dans les sous-sols de la RATP (à la station Auber en ce moment pour ceux ou celles que ça intéresse), il est bronzé toute l’année, été comme hiver. Certes il n’est pas très grand (je juge par rapport à ma taille), mais il a l’air baraqué. On ne s’en rend compte que lorsqu’il sort de sa guitoune. Enfin et c’est sûrement le détail le plus frappant il a une chevelure remarquable : cheveux longs, lisses et propres, qui retombent sur ses épaules. Pas de serre-tête ni de chouchou. En un mouvement rapide et expert, aidé d’une main ou non, il est capable de les remettre en place très facilement.

A-t-il une double vie ? Guichetier le jour, « Male Dancer » la nuit ? Dommage que ça ne soit pas l’inverse. Je suis sûr que la RATP aurait à y gagner. Glisser quelques billets dans son maillot de bain afin de pouvoir récupérer sa Carte Orange ou sa Carte Vermeil. Par contre ce serait condamner le Pass Navigo auprès de 50 % environ des utilisateurs.

Ps : je suis à la recherche de l’équivalent pour nous les hommes. Si vous savez dans quelle station et à quel guichet ça se passe, soyez sympa, pensez à moi.

lundi 20 juin 2005

Voyage en musique

Ca y est, j’ai franchi le pas, ou plutôt le mur du son. Je voyage maintenant en musique, un écouteur vissé dans chaque oreille. Et j’avoue que ça change tout. Ca donne une autre dimension aussi bien à la musique qu’on écoute, qu’à l’environnement dans lequel on évolue. Du coup je suis presque prêt à prendre pour dix ans de transports en commun en plus. Sachant qu’il me reste plus de 20 ans à faire, ça me fait une belle jambe.

Pouvoir écouter quelques vieux morceaux de groupes d’une autre époque, mais en fait toujours écoutés par mon fils aîné, ça vous donne une autre jeunesse. Quel groupe ? Eh eh eh ! Je veux dire ACDC. Au milieu de la foule, ou en train de remonter un quai bondé de monde, Highway To Hell prend une autre dimension, une autre profondeur. Cela dit je n’en suis pas encore à fredonner en costard cravate des paroles du style

…Tu masques ton visage en lisant ton journal,
Tu marches tel un robot dans les couloirs du métro…


C’est de qui au fait et tiré de quelle chanson ?

De même, un bon classique du blues un lundi matin pluvieux, à attendre le train sur un quai arrosé par le crachin sur fond de ciel gris. Si la tendance est plutôt au rock des principaux groupes du genre des années 70-80, il y a quand même quelques nouveautés. Bon je ne vous dresserai pas une liste exhaustive, mais le spectre est assez large, sauf pour le rap peut-être…

J’insiste, mais regarder défiler les arrières grisâtres des immeubles parisiens à travers un ciel tendu de câbles et autre caténaires, en écoutant du blues, vous plonge dans une autre époque et dans la peau d’un autre personnage.

Un grand merci donc à mon fils aîné qui a bien voulu me laisser son iPod à écran explosé. Je ne peux pas lire les noms des chanteurs ou des groupes ou du titre du morceau que j’écoute, mais peu importe car je les connais par cœur. C’est comme si j’avais un Shuffle de quatre Go.

samedi 18 juin 2005

eiPod

Regardez ce que le lapin a apporté mon Capitaine !

Regardez ce que le lapin a apporté mon Capitaine !

vendredi 17 juin 2005

iPod Generation

Petit coup d’œil circulaire à l’environnement dans lequel je me trouve. Les lectures refleurissent. Livres de poche, magazines, journaux, bandes dessinées. Il faut également constater que les adeptes du lecteur MP3 sont de plus en plus nombreux et de plus en plus équipés. A noter l’apparition de casques de plus en plus monstrueux. Fini les oreillettes discrètes. Maintenant on coiffe le casque de salon, même dans le train. Au moins les voisins ne s’en prennent-ils plus plein les oreilles.

Ils sont de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes tailles avec ou sans écran de contrôle. Je veux parler des successeurs des walkmans et autres discmans avec ou sans radio, les iPod et autres lecteurs de fichiers de type MP3 ou AIFF. Ou comment emporter avec soi sa collection complète de cd audio.

Il y a eu l’époque des tous premiers téléphones mobiles, avec en particulier le Bibop que les propriétaires arboraient fièrement. Il fallait rester à proximité des bornes et on ne pouvait qu’être appelé je crois. A l’arrivée des premiers GSM beaucoup ont critiqué cet appareil superflu qu’une minorité affichait également de façon ostentatoire. Maintenant qui n’a pas de GSM ?

Les propriétaires de lecteurs MP3 sont-ils plus discrets ? On ne voit en général que dépasser les écouteurs. Le contexte actuel y est certainement pour quelque chose. La peur de se le faire dérober j’imagine. Les seules fois où ils sortent des poches ou des sacs à main, c’est pour changer de morceau ou régler le volume sonore. En fait certains préfèrent le porter autour du cou, à côté du GSM…

Il va falloir envisager d’y passer. Les conversations de mes voisins ou voisines ne m’intéressent pas toujours et cela devrait couvrir le bruit de fond. Et quand je dis ça, j’ai ma petite idée.
Il a franchi le mur du son mon Capitaine !

Il a franchi le mur du son mon Capitaine !

jeudi 16 juin 2005

Voyage au centre de la terre

Une fois n’est pas coutume, il faut que je vous fasse part d’un incident que j’ai vécu l’autre jour. Quand je dis incident, ne vous alarmez pas ! Si j’en parle c’est qu’en fait il s’agit en fait d’un événement qui ne m’était encore jamais arrivé !

Cela s’est passé dans les couloirs, entre le RER E et le RER A. Ceux qui empruntent ce couloir ont pu noter que par endroits on se croirait dans une grotte, pour ne pas dire dans les égouts. De l’eau suinte de tous les murs et remplit les rigoles qui les longent. Rien à voir avec l’eau calcaire que vous avez peut-être déjà pu voir couler goutte à goutte en visitant une grotte. Vu la couleur il n’y a probablement pas que du calcaire qui s’écoule des multiples fentes. Des stalactites se forment parfois sur le haut de la voûte. Des câbles apparents servent de gouttière. Bref c’est la désolation…

J’imagine qu’à force de couler sur ces câbles l’eau a fini par provoquer un court-circuit et fait griller quelque chose. Ce matin là donc, dans le couloir il n’y avait plus de lumière. Les voyageurs devaient avancer vers un escalier descendant plongé dans l’obscurité totale et marcher encore quelques mètres avant de retrouver la lumière salvatrice. Pas question de se guider en mettant la main sur le mur tant il est répugnant... Pas rassurant du tout ! Vous avez beau vous dire que les marches ont toutes la même hauteur, même si vous avez fait le trajet des dizaines de fois avec la lumière, une fois plongé dans le noir, vous êtes complètement perdu. J’espère que personne ne s’est explosé dans cet escalier.

Du coup je repense à un restaurant, à Paris du côté des Halles je crois, où tout se passe dans l’obscurité totale. Le service est assuré par des aveugles (pardon des non voyants) et pendant le repas vous n’avez donc aucun repère visuel. Pratique pour bouffer dans l’assiette de son voisin ou finir son verre dans qu’il s’en rende compte ! Je laisse ça aux autres.

Sauvez nous mon Capitaine !

mercredi 15 juin 2005

Etude de comportement

Afin de me rendre à la gare la plus proche de mon domicile, je dois emprunter le bus. Pour ceux qui ne le sauraient pas, c’est aussi un bon poste d’observation dans lequel il est possible d’étudier à loisir les attitudes de certains spécimens. Il faut bien sûr savoir rester discret afin de ne pas les effaroucher ou d’avoir une influence quelconque sur leur comportement. C’est ainsi qu’il m’est possible d’observer d‘étranges rituels. Toujours les mêmes, avec les mêmes personnes et aux mêmes heures.

Il y a quelques années j’avais lu d’un regard amusé le résultat d’une étude menée par un scientifique. Les conditions de l’analyse étaient exactement les mêmes que celles qu’on doit respecter pour pouvoir étudier des animaux sans influencer sur leur comportement, de manière à ce qu’ils restent naturels. De plus pour que le résultat soit valide il fallait que cette étude soit faite sur plusieurs jours, aux mêmes heures, en occupant le même poste d’observation. L’objet de cette étude était le comportement des vacanciers sur une plage en été.

Selon qu’on y venait en couple, avec ou sans enfants, ou bien seul, les comportements étaient invariables, que ce soit pour l’heure ou l’ordre d’arrivée sur la plage, pour le choix de l’emplacement (au bord de l’eau, en retrait, à côté d’un accès à la plage…), mais aussi pour l’installation. Les rituels étaient immuables, que ce soit le mâle dominant qui s’occupait du plantage du parasol et du gonflage des différentes accessoires, ou de la femelle qui tartinait les petits de crème protectrice… Les horaires étaient importants également, tout comme les activités (jeux, lecture, sieste, drague, châteaux de sable…).

Si mon analyse n’a rien de scientifique elle m’a tout de même permis de constater certaines choses. Ainsi à un arrêt d’autobus où attendent chaque jour à la même heure la même douzaine de personnes depuis des années, des groupes de 3 ou 4 personnes se sont constitués. Et ce n’est qu’une fois montées dans le bus que certaines personnes de certains groupes finissent par dire bonjour à d’autres alors qu’elles auraient eu tout le loisir de le faire avant d’entrer dans le bus…

Je n’échappe pas à la règle, mis à part le fait que je salue tous les matins mes camarades d’arrêt de bus même si j’ai remarqué que certains me le rendent de mauvais gré. Et comme tout le monde j’irai m’asseoir sensiblement à la même place.
Ce train est sans arrêt mon Capitaine !

Ce train est sans arrêt mon Capitaine !

mardi 14 juin 2005

Voyage en RER C

Le choc car un train entre en gare à ce moment là ! Et il est gigantesque ! Enorme ! Immédiatement je cherche à comprendre pourquoi j’ai cette impression. Il me faudra peu de temps pour réaliser qu’en fait le quai est beaucoup plus bas que d’habitude par rapport au train et qu’il faudra lever la jambe pour y monter. Par ailleurs, le plafond de la gare est plus bas que les gares que je fréquente en semaine. De plus le quai n’est pas très large. Je me rends alors compte qu’en temps normal je prends le train soit à l’air libre, soit dans des gares du style « cathédrale » comme à Haussmann-Saint-Lazare ou La Défense. Mon train finit par arriver. Il est à étage et ressemble à ceux qui ont précédé Eole sur l’Est parisien : sièges en skaï, plus de rideaux aux fenêtres, et bien sûr pas de climatisation.

Passée la Bibliothèque François Mitterrand, c’est fou comme le paysage urbain et industriel ressemble à ce que je vois d’ordinaire. Rien ne ressemble plus à la banlieue que la banlieue. Pantin / Choisy-le-Roi même combat. Plus on avance et plus les maisons et les bâtiments sont remplacés par la verdure. A Athis-Mons on longe même carrément la Seine. Juvisy ressemble à une gigantesque gare de triage. Au maximum il doit bien y avoir 40 voies ferrées en parallèle. Sainte-Geneviève-des-Bois c’est la campagne. Les bois sont loin pourtant.

Dehors le soleil brille. La semaine est terminée, même si je n’ai pas encore enfilé la tenue adéquate (banane et gilet multi poches). Plus le train avance, plus il se vide de ses voyageurs. Arrivé à destination je suis le seul dans le wagon. Normal, il est à l’opposé de la sortie de la gare. Les habitués avaient anticipé.

Un coup de fil pour m’assurer que mon comité d’accueil est en place. Je les aperçois. Ils m’attendent à l’ombre des marronniers. Le week-end peut commencer.

En voiture mon Capitaine !

En voiture mon Capitaine !

lundi 13 juin 2005

Voyage en RER B

Quelle aventure ! Comme expliqué précédemment, j’ai eu à modifier mon trajet habituel ce qui m’a permis d’emprunter des lignes différentes de celles que j’ai l’habitude de fréquenter dans les transports en commun. En particulier une portion de la ligne B entre Châtelet-les-Halles et Saint-Michel-Notre-Dame.

Vous êtes toujours là ? Bon. On a beau dire qu’on est toujours dans les transports en commun parisiens, dans la même station, à gauche du quai et non plus à droite, et pourtant déjà je ne me sens plus chez moi, ou plutôt en territoire connu. J’ai l’impression que les gens ne sont pas les mêmes. Ce sont tous des usagers pourtant.

Tout a l’air plus sombre, plus triste. Est-ce la couleur des décorations ou la couleur des murs bleu marine ? Même l’intérieur des trains a l’air plus triste. Ca manque de lumière. Je n’ai heureusement qu’un saut de puce à faire, ma prochaine étape (correspondance) étant à Saint-Michel-Notre-Dame.

Un escalier mécanique gigantesque me facilitera le trajet. Arrivé en haut c’est l’accueil des grands jours. Des dizaines de contrôleurs et contrôleuses filtrent les voyageurs à la recherche d’éventuels fraudeurs. Ca râle pas mal à cause des bousculades et des quatre secondes et six centièmes perdus à cette occasion. Un voyageur sûrement plus intelligent que la moyenne constate à voix haute que les jours de grève il n’y a pas tant de monde pour contrôler. Normal banane, ils sont en grève…

Je montre patte blanche comme tout le monde (enfin presque) et je repars. Un nouvel escalier mécanique de plus qui monte et je me retrouve enfin sur le quai du RER C.

Et c’est le choc !

jeudi 9 juin 2005

Avant que j’m’en aille…

C’est un week-end un peu plus longue la normale qui s’annonce. Vendredi ne sera pas un jour ouvré travaillé pour moi. Par conséquent vous connaissez la règle : pas de travail, pas de post. Il faudra attendre lundi matin (dimanche soir au plus tard) avant de voir quelque chose de nouveau sur ce blog. En attendant je vous demande de bien vouloir prendre votre mal en patience.

Cela dit, ce sera pour moi l’occasion de vivre de nouvelles aventures, dans les transports en commun. En effet, je vais avoir l’occasion de prendre une direction que je n’avais encore jusqu’à présent encore jamais empruntée, et donc voir de nouvelles têtes, de nouvelles rames, de nouveaux paysages, de nouvelles gares. Bref tout ce que Maurice adore !

J’espère du coup pouvoir y puiser suffisamment d’imagination pour être capable d’écrire pour plusieurs jours. J’imagine l’insupportable attente que ce sera pour vous que d’attendre mon retour… Maurice, reviens ! Je vous entends d’ici et ça me peine.

Ma destination ? Le sud de la région parisienne. En l’occurrence Saint-Michel-sur-Orge. C’est un patelin pas très loin de la Francilienne (A 104) où l’on viendra me récupérer en voiture. Mine de rien, plutôt que de repasser par chez moi cela me fera gagner, à cette heure de la journée, plus d’une heure.

Evidemment j ne me séparerai pas de mon calepin et de mon stylo (dont l’encre ne s’écoule pas assez vite), de manière à pouvoir noircir des pages à l’encre bleue. Bon fini de rêvasser, c’est l’heure pour moi d’y aller. A bientôt.

mercredi 8 juin 2005

Des vertus du blog

Il arrive à tout le monde et à Maurice en particulier de se lever du mauvais pied. En général c'est plutôt les jours où il s’est réveillé reposé. Le lundi matin par exemple je suis trop fatigué pour être de mauvaise humeur. Pourtant je pourrais avoir toutes les raisons de l'être puisque le week-end est terminé et qu'il va falloir aller retrouver ses collègues de travail et son boulot. Il ne manquerait plus que le ciel soit gris et pluvieux (quoique je préfère qu'il pleuve un lundi matin plutôt qu'un samedi matin). Toute réflexion faite ce n’est pas le boulot qui rend le plus de mauvaise humeur… Je viens de démontrer que le blog, ou plutôt l’écriture dans un blog, permet de dédramatiser une situation ou de la relativiser.

Tout à chacun peu donc se réveiller plus ou moins mal luné. Partant de ce principe on peut alors intérioriser et garder pour soi sans rien laisser paraître ou alors carrément se laisser aller. Devant n’importe qui, sans se soucier de l’image forcément négative qu’on risque de laisser transparaître.

Il en fut ainsi d’une jeune fille (femme ?) accompagnant ses parents ce matin dans le train. Pour une raison on ne peut plus importante, elle fait la bougne, et évidemment les remarques faites par son papa, avec raison et dans le registre taquin ne font qu’aggraver la situation. Je ne porterai pas de jugement (négatif) car je sais ce que c’est, ayant une fille encore trop jeune pour m’accompagner à cette heure indue, qui ne verrait également aucune raison de ne pas afficher sa mauvaise humeur lorsqu’elle est de mauvais poil, voire ne comprendrait pas. En plus j’aime taquiner.

Les parents en question savent que je publie régulièrement des articles sur un blog dont ils connaissent le sujet. Peut-être le lisent-ils en ce moment ? Nous voyageons régulièrement ensemble dans le train. C’est ainsi que sur le ton de l’humour, et cela m’a fait sourire, la menace, terrible, est tombée : « Méfie-toi ma fille, Maurice pourrait parler de toi sur son blog ! ». Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, et ce n’est rien de le dire… C’est maintenant chose faite. Maurice a le plus sérieusement décidé de rendre l’affaire publique et disponible au monde entier.

Oyez, oyez !

Melle Sandra G. a oublié son casse-croûte sur le coin de la table de la cuisine ce matin et ça la rend de super mauvais poil !

Fermez le ban !

ps : les photos de la personne concernée suivent. Elles n'ont bien sûr rien à voir avec ce qui figure ci-dessous !

Ca chie Mon Capitaine !

Ca chie Mon Capitaine !

mardi 7 juin 2005

Le chevreuil (2)

Cela fait plusieurs semaines que je n’en ai pas parlé, mais il est toujours là. Je l’aperçois de temps en temps. Tout dépend de la place que j’ai pu prendre au départ en montant dans le train, mais aussi de l’heure car j’ai l’impression que le passage se fait à heure fixe.

Ce matin, pour des raisons professionnelles il a fallu que je parte plus tôt que d’habitude. Lever à 5h20 pour attraper un train à Montparnasse vers 8h15. Il n’y aura pas de temps à perdre (On s’en fout complètement Maurice !).

En attendant le chevreuil donc est toujours là. Son pelage est beaucoup plus clair que celui qu’il avait au sortir de l’hiver. Au milieu des hautes herbes bien vertes on peut difficilement le louper, surtout si comme moi vous êtes au premier étage d’un train. Vu d’une hauteur d’homme il y a de fortes chances qu’il passe inaperçu. Tant mieux pour lui.

Est-ce un mâle ou une femelle ? Je me pose toujours la question. Je pense qu’il s’agit plutôt d’une femelle même si je n’y connais pas grand-chose. Ce chevreuil n’a pas de bois (de cors ou de dagues) et encore moins de cornes ! J’ai également l’impression que son ventre est arrondi, ce qui ne veut pas toujours dire grand-chose (il n’y a qu’à regarder autour de soi pour se rendre à l’évidence !). Le train passe trop vite et du coup l’observation en pâtit. Par ailleurs je ne sais pas à quel moment les petits viennent au monde…

Bref c’est un peu un spectacle du style calendrier du facteur (et non plus des Postes) auquel j’ai droit de temps à autres et qui me permet d’oublier qu’il est à peine 7h00 du matin et que la journée s’annonce longue et difficile (ça y est, je comprends maintenant pourquoi au début j’ai dit que je m’étais levé plus tôt que d’habitude !). Journée d’autant plus difficile que j’ai oublié d’emmener ma petite couverture bleue…
Le lapin de Maurice mon Capitaine !

Le lapin de Maurice mon Capitaine !

lundi 6 juin 2005

Trotinette

C'est le surnom que nous lui avons donné. Vous ne risquez pas de le confondre, il n'y en a plus qu'un seul. Car à un moment donné il y en a eu deux. De toute manière ils étaient complètement différents de par la forme, l'âge et la couleur. Deux donc à prendre le train avec leur trotinette pliante.

Celui qu'on ne voit plus devait avoir dans les 15-16 ans. (Excusez moi, je n'arrive plus à me relire). Il vouait une certaine adoration à son terrible engin. Au point qu'il l'avait customisée de façon plutôt astucieuse ma foi, et avec peu de moyens. Il avait ainsi rajouté à l'avant, sur le guidon, une lampe de poche tenue avec l'équivalent d'un rouleau de scotch invisible. Il pouvait allumer cette lampe grâce à un interrupteur situé sur la poignée du guidon. Pratique pour faire des appels de phare en roulant, sans lâcher le guidon (chose que je ne vous recommande pas). Les roues quant à elles étaient du genre de celles qui font des étincelles lorsqu'elles tournent. Côté vêtement il avait la panoplie qui va avec, à savoir la casquette Burberry's vissée sur le côté, un énorme diamant à chaque oreille et le maillot jaune et vert d'un footballeur célèbre. Le temps qu'il restait dans le train, il le passait à faire la révision complète des 10.000 km. Attendrissant

Trotinette lui est toujours là. Imperturbable. Il vient parfois, mais c'est rare, accompagné de Madame Trotinette. Le couple d'enfer. Lui ressemble au fruit de l'amour défendu entre le Capitaine Haddock et de Indiana Jones. Lorsqu'il débarque, c'est toujours avec sa trotinette sur l'épaule et son chapeau d'Aventurier de l'Arche Perdue sur la tête, été comme hiver. Cela dit je ne l'ai jamais vu à l'oeuvre car il descend toujours deux stations avant moi.

J'en ai vu d'autres par contre, sur le parvis de La Défense, me dépasser et me semer avant que je ne les rattrape, occupés qu'ils étaient à replier leur matériel avant de rentrer dans le bâtiment dans lequel je travaille. Sans parler d'un collègue qui un jour s'est pris un beau gadin par un beau matin ! C'était l'époque où les dalles du parvis étaient brinqueballantes. Il n'avait pas remarqué qu'à son passage une dalle s'était légèrement enfoncée pour faire une marche. La trotinette est restée sur place et lui a fait un soleil par dessus. Il a laissé les genoux d'un costume et s'est fait une entorse du poignet. Terminé la trotinette !

ps : après des mois d'observation, force est de constater que l'utilisation prolongée et quotidienne de la trotinette n'a aucun effet bénéfique sur la bedaine.

vendredi 3 juin 2005

Love story

L'après-midi de nos deux transiliens touchait enfin à sa fin et le MacDo était loin maintenant.

Romance 01

Comme toutes les meilleures choses, les pires ont aussi une fin. C'est le moment des adieux.

Romance 02

Contre mauvaise fortune la transilienne se sentit obligée de faire bon coeur.

Romance 03

Elle avait quand même fait le déplacement, mais la transilienne jura, un peu tard, qu'on ne l'y reprendrait plus.

Romance 04

jeudi 2 juin 2005

Le coup du parapluie

S'il est une chose que je déteste, c'est d'avoir à attendre le bus et prendre le train lorsqu'il pleut. Cela me rend d'humeur maussade. Comme le temps. De plus je ne suis pas franchement équipé pour le mauvais temps. Sur une journée de plus de 12 heures, entre le moment où je quitte la maison et y reviens, je passerai tout au plus entre 15 et 20 minutes à l'extérieur. Suffisamment pour ne pas être suréquipé. Largement suffisant pour être complètement trempé.

Devoir s'abriter sous un minuscule parapluie qui grâce à sa taille loge tout au long de l'année au fond de ma sacoche. Le pauvre est dans un triste état d'ailleurs. Le dernier en date vient d'une journée passée à San Sebastian, au Pays Basque. Les paysages là-bas sont bien verts. Pour ça pas de secret, il faut de l'eau. Et ce jour là de l'eau il en est tombé. Il a jusqu'à présent résisté aux tornades qui se déchaînent souvent à La Défense, mais à quel prix ! Sa housse est décousue (au moins celle-ci je ne l'ai pas perdue). Il est lui-même complètement tordu et pour l'ouvrir il faut un peu le forcer. Le ressort qui sert à le maintenir ouvert est fatigué car il a mal vieilli. Il faut donc s'y prendre à plusieurs reprises pour réussir à le tenir ouvert. Pas très pratique lorsqu'il se met à pleuvoir et qu'une de vos mains est occupée à porter une sacoche par exemple. Tous ces efforts seront ruinés à la moindre bourrasque. Pourquoi ne pas en changer ? J'y suis attaché. Tout simplement.

Evidemment il ne s'agit pas de passer une journée complète sous le déluge. Donc il remplit bien sa fonction, même si en cas de forte pluie, avec un peu de vent, si la tête et les épaules sont protégées, il n'en sera pas de même pour le bas du corps. Enfin, il faudra savoir quoi faire de cette loque dégoulinante en attendant de trouver un endroit où la faire sécher avant quelle ne réintègre le fond de ma sacoche, jusqu'à la prochaine averse.

mercredi 1 juin 2005

La manne

Cette référence à un miracle biblique m'est venue à l'esprit un matin de la semaine dernière. A la sortie du RER, sur le parvis de La Défense, de souriantes jeunes filles en uniforme et équipées d'un grand panier en osier, distribuaient des friandises aux voyageurs pressés. Le succès était évidemment au rendez-vous. A partir du moment où c'est gratuit… Elles avaient beaucoup plus de succès que leurs consoeurs mais néanmoins amies qui distribuaient des prospectus annonçant un prochain festival de jazz.

Donc ce matin-là c'était la distribution gratuite pour chacun d'une barre-de-céréales-au-blé-complet-et-chocolat-riche-en-huit-vitamines-calcium-et-fer, d'un groupe agro-alimentaire helvète et d'une marque dont le nom vous garantit une silhouette de rêve. Pour résumer vous mangez du sucre et du chocolat en vous donnant bonne conscience. En fait pas que des céréales et du chocolat si vous lisez en détail la liste des ingrédients. Car même si cela ne rentre pas dans la composition, vous pourrez y trouver des traces d'arachide, amandes et autres noix et d'œufs. Comment est-ce possible ? Ils n'ont pas nettoyé la presse et la marmite ?

Bref c'est le succès total. Les cartons vides témoignent de l'ampleur de la distribution. Ceci n'est pas sans me rappeler la caravane qui précédait les courses cyclistes, en particulier celle qui dure quatre et non pas trois jours. Tous les gamins, dont j'étais, tendaient les mains en espérant attraper un chapeau en papier, des bonbons, le nec plus ultra étant la casquette publicitaire d'une marque d'insecticide, lancée d'une camionnette sur le toit de laquelle était posée une mouche gigantesque.

Ce matin-là donc il y avait aussi un homme qui tendait lui aussi la main. Il était assis par terre, dix mètres plus loin environ. Entre ses jambes croisées trônait un morceau de carton sur lequel on pouvait lire un résumé de quelques mots de sa situation précaire et de son besoin immédiat. Tout le monde en connaît un. La manne ce matin a été pour lui. Devant le carton un tas de plusieurs dizaines de ces barres chocolatées que bon nombre de voyageurs lui avaient donné, sans façon, à la manière de l'auvergnat. Je ne sais pas si on l'entendra un jour chanter mais je souhaite que cela lui ait réchauffé le cœur.

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !



ENGLISH VERSION

The manna from heaven

This biblical reference sprung to my mind one morning, last week. At the RER entrance, on the "parvis de La Défense", several smiling young ladies wearing a uniform and equipped with a wicker basket, were distributing sweets to hurried travelers. Success was of course there. When something is given for free… They had more success than their fellow colleagues, but friends nevertheless, who were distributing leaflets for a coming jazz festival.

So this morning was dedicated to a free distribution of muesli-made-of-complete-corn-and-chocolate-with-eight-vitamins-calcium-and-iron, made by a well known Swiss company and of a trade with a name that assures you with a hourglass figure. So you can eat chocolate and sugar and keep your clear conscience. In fact when you read attentively the list of ingredients, you will notice that you there is not only cereals and chocolate. Even if they don't go into the muesli, it is possible that you find tracks of peanuts, almonds and other nuts and eggs. How is it possible ? Did they forget to clean the mixer or the pot ?

Anyway it is a full success. Empty cardboard boxes are testifying of the fullness of the distribution. I can't help thinking about the publicity caravan that was coming prior to a well known cycle race, specially the one that last four and not three days. All the kids, and I was part of them, were begging for hats made of paper or for some sweets, the ultimate being able to get an insect spray advertising cap, thrown from a van on the roof of which was a huge dung fly.

On this particular morning, a man was also begging. He was sitting on the ground, ten meters away from the RER entrance. Between his folded legs was a piece of cardboard on which you could read a summary of his precarious situation and of his immediate need. Everyone knows one of them. The manna from heaven was for him. In front of the cardboard, loads of muesli, given by the travelers, with no manner, in the style of the Auvergnat. I don't know if one day it is possible to hear him sing, but I hope this has warmed his heart.

mardi 31 mai 2005

Il s'appelait Pascal

Nous nous sommes connu sur un quai de gare. A force de prendre le même bus et le même train aux mêmes heures, à force de se dire bonjour de loin pour finalement se faire présenter par un ami commun, il est normal qu'une amitié se soit développée entre nous. Au début on commence à parler de la pluie et du beau temps, du trajet, des combines pour grignoter quelques minutes sur ce trajet. Puis vient le temps du boulot, des tracas quotidiens, des enfants et avec eux le cortège de joies, de peines et de difficultés. On se rend alors compte qu'en plus de la situation familiale, on a pas mal d'autres points communs. Quelques divergences de vue aussi, et de tempérament à mettre peut-être sur le compte de la différence d'âge ou de l'environnement dans lequel chacun s'est développé, bien qu'il semble qu'on ait reçu le même genre d'éducation.

Du coup on commence à s'échanger des conseils, chacun profitant des expériences de l'autre, dans des domaines aussi variés que les relations dans le travail, le jardinage, le bricolage, l'éducation des enfants... On compare nos jeunesses respectives, lui pas loin des volcans, moi au bord de la mer. Bref des discussions et des échanges sans arrières pensées qui font que le temps semble moins long, que les difficultés moins dures à affronter.

Tout cela je l'ai vraiment apprécié, en particulier au moment où justement j'ai eu à faire face à quelques "soucis". J'ai pu compter sur lui, comme l'auvergnat de la chanson dont je vous parlerai bientôt. Nous étions alors quelques uns à former un groupe.

Il nous a quitté brusquement. Au cours d'un week-end. Sans prévenir. Il avait à peine plus de 50 ans, était marié et avait trois enfants. Encore jeunes. A l'époque j'avais écrit à son épouse que je connaissais peu, si ce n'est au travers de ce qu'il avait bien voulu me dire, pour lui faire part, en plus de mon souhait de la voir surmonter sa douleur, de ma tristesse et lui dire avec mes mots ce que nous avions vécu ensemble et ce que je conserverai en mémoire. Plus tard je fus touché, sans le dire à qui que ce soit, lorsqu'à l'enterrement le prêtre reprit quelques unes des expressions de ma lettre. Maintenant je peux l'écrire.

lundi 30 mai 2005

Confidence pour confidence…

Cela fait maintenant plusieurs mois que ce blog existe. C'est pour moi un moyen de vous faire partager des émotions, des sentiments, des moments, bons ou mauvais, que je vis au quotidien (dans les transports en commun). Un moyen également pour moi de faire passer mon humeur, surtout quand elle est mauvaise. Des lecteurs y passent plus ou moins régulièrement, plus ou moins souvent, laissant parfois un commentaire ou une remarque. J'en retrouve parfois des traces à travers la lecture d'autres blogs. Des proches du cercle rapproché des amis me demandent de quoi traiteront les prochains sujets.

Dans une certaine mesure on écrit pour soi, un peu pour les autres aussi. On peut ainsi écrire des mots a priori anodins pour le plus grand nombre, mais destinés à une unique personne qui seule sera capable d'en comprendre le sens (à condition qu'elle lise bien sûr). J'aime savoir que cette personne que je connais puisse se dire en lisant ce blog : « Tiens, ça c'est pour moi ! » ou encore « Tiens, il pense à moi en écrivant ça ». Un peu comme un message qu'on enferme dans une bouteille et qu'on jette à la mer, sans savoir ce qui lui adviendra, mais dont on espère qu'il voyagera loin, au gré du courant pour être trouvé et lu à l'autre bout du monde. Même chose pour ces ballons multicolores qu'on lâche par dizaines, chacun emportant avec lui une étiquette qu'on souhaite voir revenir par la poste. On se plait à rêver.

Dans le cas du blog, c'est gratuit. On se fait plaisir et on peut faire plaisir à quelqu'un. Il n'y a qu'à lire les compliments laissés par endroits (je ne parle pas de mon blog ! ). C'est souvent mérité. Aussi me posé-je la question de savoir si je dois par exemple faire un post sur les personnes avec lesquelles je voyage et avec qui je parle régulièrement. Je sais que certaines me lisent. Pas toutes. Je ne dis pas non, mais pour l'instant je me contenterai de ces private jokes. A une exception près, car il y a toujours des exceptions. Cette exception s'appelle Pascal.

ENGLISH VERSION

Since we are speaking frankly…

It's been several months since this blog exists. For me it is a way to share my emotions with you, my feelings, some good or bad moments I have (in the public transportation). It is also a mean for me to vent my temper, especially when it becomes bad. Some readers come on a regular basis, more or less often, letting a comment or a remark. I can sometimes find a track through what I am reading on other blogs. Some close relations belonging to my friends' circle ask me what will be the next issues.

To a certain extent one's writing for oneself and a bit to please the others too. It is possible to write insignificant things for the great majority of readers, but that can be understood only by one unique reader (if only the post is read of course). I like to know that this person I know may say while reading this blog : "Hey, this is for me !", or "Hey, for sure he is thinking about me when he writes this !".It looks like a message in a bottle. You give it to the ocean without knowing what will come of it, but at the same time we hope that it will travel far away, to be read on the other side of the world. As well for the multicolored balloons that are released, each one of them carrying a label you would like to find one day in your letter box. Everyone is allowed to dream.

With a blog, it is free. You can please yourself or please someone. The only thing you have to do is to read the comments let by readers (I am not speaking about my blog !). They often deserve it. So I ask myself whether or not I have to issue a post about the person I am traveling with and to whom I can speak on a regular basis. I know that some of them are reading my blog. Not all of them. I don't say I won't do it, but for the time being I prefer to concentrate on these private jokes. With one exception, because there are always some exceptions. This exception is called Pascal.

samedi 28 mai 2005

En attendant lundi

Vous ne savez pas quoi faire ce week end? Peu importe votre niveau en anglais. Si vous avez quelques minutes, allez faire un tour par là

  • Store Wars


  • Il reste un peu de moquette mon Capitaine !

    Il reste un peu de moquette mon Capitaine !



    Enfin, avant d'aller voter, je vous laisse réfléchir à ce nouveau "projet" qui en fait rêver quelques uns...

  • Le site officiel du Tunnel sous l'Atlantique

  • Un partenaire
  • vendredi 27 mai 2005

    Le 5ème élément : l'amour

    Pour ceux qui ont vu le film et tant pis pour les autres, le 5ème élément qui permet une fois de plus à Bruce Willis de sauver notre planète de la désintégration, c'est l'amour. Y a-t-il de l'amour dans les transports en commun ? Possible. Sûrement. Cela dit, lorsqu'on évoque les transports en commun, ce n'est pas à l'amour qu'on pense en premier nécessairement. Ni en deuxième, ni en troisième d'ailleurs…

    Sauf à parler des avions (autre moyen de transport en commun) et de son fameux "Mile-High Club » qui en fait fantasmer plus d'un, on peut aussi citer le récent et moins connu « Mile-Deep Club » pour les usagers du Tunnel sous la Manche (et pas pour ce que vous pensez !). On fantasme plus sur les toilettes ou les sièges inclinables d'un avion de ligne que sur ceux des trains (de lignes aussi). Faire l'amour dans les toilettes d'un avion à 50.000 pieds au dessus de l'Océan Indien et à destination de l'Ile Maurice est certainement plus bandant que dans le Paris - Remiremont, avec toute la poésie qui va avec ! En ce qui concerne la faisabilité, depuis le tragique 11 septembre, les choses ont cependant changé. L'avantage devrait revenir du côté du train.

    D'autres que moi y ont réfléchi. A force de se regarder les uns les autres, ou d'observer les autres, on finit toujours par laisser aller son imagination. J'en veux pour preuve cette analyse faite par une femme (Anne Roumanoff pour ne pas la citer), qui constate que « si dans les avions les stewards sont souvent beaux mais homo, dans les trains les contrôleurs ne sont pas très beaux mais toujours hétéro.... ». Sur les uns elle a posé le regard et laissé aller son imagination. Les autres ont posé le regard sur elle et lui ont fait part de leur imagination.

    Tout cela bien sûr est extrême. Il ne s'adresse pas au commun des mortels que nous sommes et pour qui l'amour dans les transports en commun s'exprime plutôt à grands coups d'ignorance ou d'indifférence et de mépris… Avec parfois une éclaircie sous la forme d'un croisement de regards ou d'un sourire à peine ébauché. Et il y a quelques yeux dans lesquels on pourrait facilement se noyer…

    Quel est le nombre d'idylles nées d'une rencontre dans les trains de banlieue où il n'est pas possible d'avoir la moindre intimité ? S'il s'avère qu'il est possible de bâtir le début d'une relation, alors on peut sauver le monde.

    jeudi 26 mai 2005

    Le 5ème élément : la terre

    C'était jusqu'ici assez facile d'associer le feu, l'air et l'eau avec des éléments qu'on trouve dans les transports en commun, respectivement la chaleur, les odeurs et la transpiration. Pour le quatrième élément de la série, la terre, j'utiliserai une des forces que nous subissons en permanence sur notre planète Terre, plus ou moins selon qu'on habite au niveau de la mer ou en altitude, ou selon les caprices de la météo. Nous y voilà ! Vous l'avez compris, j'ai pensé à la pression. Pas celle que je peux m'offrir en demi après une grosse chaleur, bande d'ivrognes ! Je parle de la force physique qui s'exerce sur nos épaules. Dans les trains surchargés on ressent une certaine forme de pression, pas seulement au niveau des épaules. Cette pression peut être terrible par moment. Elle variera selon l'affluence des voyageurs.

    Lorsque le train est bondé, tout le monde ne peut pas s'agripper à une barre ou à un objet solidement fixé, comme une poignée de porte ou un dossier de banquette. Ainsi les gens se tiennent et se maintiennent les uns les autres. Lors d'un démarrage en douceur ou lorsque le train roule, même à pleine vitesse, de façon régulière, il n'y a pas de problème particulier, mis à part le fait qu'on est « un peu » serré. La masse compacte de voyageurs va se déplacer d'un bloc et corrigera d'elle-même son mouvement, ceux qui peuvent se tenir retenant plus ou moins les autres.

    Par contre, en cas de coup de frein brutal, même les plus costauds ne pourront retenir le déplacement de tous ces corps. La force d'inertie est monstrueuse. Malheur à ceux qui sont entre une paroi et la masse des voyageurs ! Ils devront attendre la fin du freinage pour être soulagés. De même si le freinage brutal est suivi immédiatement d'un redémarrage tout aussi soudain. L'effet de déplacement de la foule sera amplifié par le mouvement de reprise d'équilibre qu'elle avait entamé par réflexe lors du freinage. C'est ce qu'on appelle se faire prendre à contre-pied. Quand on est seul, ça passe, à plusieurs dizaines dans un espace clos, ça fait des dégâts (note pour les connoîsseurs : imaginez le rigodon final de la bande des pêcheurs dans une rame de RER). Et dans ces cas là, si vous avez le loisir d'observer les grimaces des autres voyageurs, ne vous privez pas du spectacle !

    mercredi 25 mai 2005

    Le 5ème élément : l’eau

    L’eau, symbole de la vie par excellence, dont nous sommes composés en grande partie… C’est l’objet de ce troisième épisode, après le feu et l’air. Car de l’eau on en trouve aussi dans les transports en commun. L’eau dont je vais vous parler est de celle qui se rappelle à notre bon souvenir lorsque les événements ou l’environnement dans lequel nous évoluons tendent à nous la faire rendre. En d’autres termes, lorsque nous transpirons.

    En 2003, année de la fameuse canicule qui a permis à certains de venir travailler le lundi de Pentecôte, des températures extrêmes ont été atteintes dans les trains. A voir l’état de liquéfaction avancée de nombreux voyageurs à ce moment là, j’imagine les hectolitres de sueur qui ont transpiré de milliards de pores pour finalement s’évaporer sans procurer la moindre sensation de fraîcheur.

    Généralement, quand on évoque l’eau ou lorsqu’on pense à de l’eau, on a plutôt tendance à l’imaginer fraîche, limpide, pure et claire. On peut éventuellement penser à celle tiède dans laquelle on se plonge voluptueusement l’heure du bain venue. Et bien sûr, en cas de grosse chaleur, à la fraîcheur de celle qui nous permettra de supporter ce moment pas toujours agréable.

    En attendant, celle que nous dégorgeons dans le RER lors des grosses chaleurs a plutôt le goût salé de grandes dégoulinades tiédasses qui détrempent les vêtements. On n’ignore plus rien alors des dessous de bras de nos congénères, des sous-vêtements féminins qui font office de gouttières, des chemises ou T-shirts détrempés dans le dos. Les gros en particulier ne sont pas à la fête. Dans ces conditions, mieux vaut éviter de se frotter à son voisin…

    A l’inverse, en hiver, les voitures étant chauffées (il arrive en été qu’elles le soit aussi et qu’en hiver elles ne le soient pas, mais bon…), l’eau ramenée dans les voitures les jours de pluie couvrira de buée toutes les fenêtres. Et je ne parle pas des voitures ayant stationné sous la pluie toute la nuit avec les fenêtres grandes ouvertes !

    Le 5ème élément : l'air

    L'air respiré dans les trains en sous-sol est-il encore de l'air? En tous les cas il n'a rien à voir avec celui que je respire chez moi à l'orée d'une forêt ou bien que j'ai pu respirer à la montagne ou au bord de le Mer du Nord. Cet air a déjà été respiré par des milliers de personnes, a été empoussiéré par le déplacement des rames et il a été aussi bien parfumé par les trains (huile de graissage, odeur de caoutchouc brûlé, moteur électrique surchauffé, plaquettes de freins rougies...), que par les quelques "restaurants" en sous-sol (style graillon de fast food made in the USA, fromage brûlé des croque-monsieurs), sans oublier l'effluve plus ou moins subtile laissée par chacun d'entre nous. Et dans ce domaine on a parfois affaire à des champions.

    J'ai également un problème. Je suis sensible aux odeurs. En fait j'ai un nez et je détecte trop facilement la moindre odeur, donc forcément les petites et les mauvaises. Et pour celles-ci, je ne dirai pas que je ne les supporte pas car elles ne me rendent pas malade, mais je les trouve désagréables. Je suis moins incommodé par l'odeur d'un lapin ou un faisan tué à la chasse la veille et que je vais vider, que par l'odeur au petit matin d'un voisin qui pue le tabac froid.

    Dès le matin ça m'agresse. Et ils sont encore nombreux malgré la chute sensible du nombre de fumeurs en France. Leurs cheveux, leurs vêtements, leur peau... tout est imprégné de cette odeur. A croire qu'ils ont passé la nuit dans un cendrier plein et du coup j'imagine qu'ils ont des mégots plein les poches.

    Un autre exemple ? Certains parfums féminins et eaux de toilette masculines. Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, trop c'est trop, le mieux est l'ennemi du bien, etc. Des banalités me direz vous. Pourtant certaines fragrances sont parfois écoeurantes. Comment expliquer chez vous le soir en rentrant que vous étiez scotché dans le train à une femme s'étant déversé la moitié d'un flacon de Shalimar avant qu'elle ne quitte le bureau. Ne semblerez-vous pas suspect? N'éveillerez-vous pas les soupçons?

    Enfin, sans pour autant vouloir lister de façon exhaustive les différents parfums sentis dans ces lieux, une mention toute particulière à ceux qui ne savent pas dans quel rayon trouver du déodorant et à ceux qui de façon furtive, et dans l'anonymat de la foule, vous lâchent une caisse discrète mais franchement nauséabonde et persistante.

    ENGLISH VERSION

    Is the air you are breathing in the RER still air ? Anyway it has nothing to see with the one I can breathe at home, at the edge of a forest or the one I could breathe in the mountains or along the North See. This air has been already breathed by thousands of persons, was covered with dust by the moving of trains and has been also perfumed by the trains (lubricating oil, burned rubber smelling, overheated engines or break pads...), and by the so called underground "restaurants" (burn fat style produced by USA made fast foods, burned cheese coming from "Croque-Monsieurs"), and I should not forget to mention the more or less subtle effluvium let by each one of us. In some cases you can face real champions from time to time.

    I also have a problem. I am sensitive to smells. In fact (like everyone), I have a nose and I can easily detect the least of the smells, by the way small ones and bad ones. And for those ones, I won't say I can't support them because I am not sick, but I really think they are unpleasant. I am less bothered by the smell of a dead rabbit or pheasant killed during a hunting the day before when I have to clean out them, than by the smell of stale cigarette smoke in the early morning.

    In the early morning I feel like if I were attacked. And they are numerous even with the recent and important decrease in the number of smokers. Their hair, their clothes, their skin… everything is impregnated with this smell. It looks like they spent their night in an ashtray and then I can imagine them with their pockets full of cigarettes butts.

    Another example ? Some feminine perfumes or male after-shaves. In this area like in many others, too much is too much and it’s better to leave well alone. You think it’s a common place? Some fragrances are sometimes disgusting. How will you explain the feminine smell on your suit, tonight when you are back home ? By saying you were stuck in the train to a woman who had poured onto her half a bottle of Shalimar before leaving her office ? For sure you will look suspicious !

    As a conclusion, without trying to list all the smell you could smell in the train, I have a special award to those persons who don’t know where to buy a deodorant and to those who in a furtive way , taking the advantage of the anonymity of a crowd, are able to release a smelly fart frankly putrid and persistent.

    lundi 23 mai 2005

    Le 5ème élément : le feu

    Ici, dans les trains bourrés à craquer de voyageurs azimutés, il vaudrait mieux parler de chaleur. Pas de la chaleur au sens de la chaleur du coeur ou d'un accueil, non, la chaleur humaine. La chaleur qui se dégage de tous ces corps pressés les uns contre les autres. On atteint des summums en été. Les trains ont stationné toute la journée en plein caniar. Il n'y a plus d'air frais sous terre depuis longtemps. Même en hiver il n'y fait pas froid. L'air chaud et les rayons du soleil ont tout réchauffé. Même les barres auxquelles il vaut mieux s'agripper ont une température supérieure à celle du corps. On ne se brûle pas en les empoignant mais on ressent très bien leur chaleur.

    L'effet est frappant lorsque les portes s'ouvrent en face de vous alors que vous attendez sur le quai. Pas très loin de la sensation ressentie lorsque vous ouvrez la porte du four dans lequel vous faites cuire votre poulet fermier ou pour vérifier la cuisson de votre tarte aux pommes. Seulement là il ne s'agit pas d'un four. Et si quelque chose y a cuit ce n'est certainement pas une tarte. Ce n'est pas l'odeur de la tarte aux pommes qui vient vous chatouiller les narines...

    Aucun courant d'air. Aucun refroidissement d'air ou de climatisation. Cet été j'emporterai un thermomètre. Je suis sûr qu'à certains moments la température à l'intérieur des voitures atteint voire dépasse les 40° C. Les plus faibles palissent à vue d'oeil et tombent comme des mouches. Tout le monde ruisselle et dégouline de partout. Les vêtements collent à le peau. Un gigantesque concours de T-shirt mouillé a commencé. Les meilleures places sont celles à côté d'une fenêtre entrouverte. Un courant d'air frais y passe à peine.

    Et dire qu'il va falloir remettre ça. C'est presque pire quand on sait ce qui nous attend. Normal finalement que tant de personnes continuent à préférer la voiture. Elles ont toutes la clim' à l'intérieur. Quant au problème de la pollution...

    ENGLISH VERSION

    Here, in the overcrowded trains with crazy people, it would be more appropriate to speak about heat. Not the warmth in terms of the warmth coming from a heart or a welcome, I mean the human heat, the heat coming from all those pressured bodies, ones against the others. The peak is reached in summer time. Trains have remained all the day in the sun. It’s been a long time since there is no more fresh air in the underground. Even in winter it is never cold. Everything was warmed by the air and the ray of sunshine. The temperature of the bars on which it is better to hang on is higher than the temperature of your body. You won’t be burned, but you can clearly feel they are hot.

    The result is more striking when the door of the train opens just in front of you. Not so different from what you could feel while opening the door of your oven in which a free-range chicken is being cooked. Or when you want to verify the cooking of your apple pie. But in that particular case you are not in front of an oven. And if something is being cooked, it is certainly not an apple pie. What you are smelling doesn’t look like an apple pie at all.

    No fresh airstream. No air cooling nor air conditioning. Next summer I will bring a thermometer with me. I am almost sure that from time to time, inside the train, the temperature is higher than 40° C (104° F). The weakest loose their color (or become red) and fall down like flies. Everyone is streaming and trickling from every part of the body. Clothes are sticking to the body. A huge wet T-shirt competition has started ! The best places are the one close to an opened window. An air stream you can feel seams to be fresh because of the water you have on yourself.

    To think we have to face it again in a near future ! It is almost worse when you know what is waiting for you. Consequently it’s not surprising to notice that people keep on going to work with their car. They all are equipped with air conditioning. No care for pollution issues…

    vendredi 20 mai 2005

    70 km/h aux heures de pointe...

    Une fois n'est pas coutume, les problèmes de signalisation ont démarré dès le matin hier. A partir de Pantin le train s'est mis à rouler à la vitesse d'un escargot. Avec de nombreux arrêts en pleine voie. Le soleil est déjà levé et l'effet de ses rayons commence à se faire sentir à travers les fenêtres. Le train devrait être arrivé depuis cinq minutes maintenant.

    Le conducteur nous signale enfin que nous sommes arrêtés (merci pour l'info) et que nous roulons au ralenti (ça aussi on savait). Il ne nous reste plus encore une fois, qu'à nous résigner et subir un retard supplémentaire. Ce serait plus facile à gober si d'autres trains eux ne nous dépassaient pas de tous les côtés. Cerise sur le gâteau, il nous annonce que le régulateur a finalement décidé de nous détourner sur la Gare de l'Est. Ben voyons...

    Arrivé Gare de l'Est je me retrouve en bout de quai. Il me faudra cinq minutes pour arriver dans la gare et 5 de plus pour accéder au quai du métro. Je dis bien accéder car les couloirs sont pleins, le quai noir de monde, les rames de métro rares. Et pour cause, on nous annonce un incident voyageur sur la ligne qui perturbe sérieusement le trafic. La poisse me poursuit.

    Comble de l'ironie, c'est en ce moment que débute une campagne d'affichage vantant les vitesses records mises pour joindre le centre de Paris. 70 km/h en heure de pointe, des pointes à 120 km/h pour rejoindre le centre-ville! Publicité mensongère...

    Des journées comme celle-ci n'encouragent pas les conducteurs à laisser leur voiture au garage. Ils préfèrent encore prendre le risque de se retrouver coincés dans des bouchons ou d'être flashés par les radars.

    70 km/h en heure de pointe ! Ha ha ha ! Encore faut-il que ça roule !
    Allons voir les Sex Pistols mon Capitaine !

    Allons voir les Sex Pistols mon Capitaine !

    jeudi 19 mai 2005

    Dans cette galère

    Il y a quelques jours, c'était lundi 18 avril (il y a un mois maintenant), arrivé à la station Auber, je jette un coup d'oeil à ma montre. Là je m'aperçois qu'il me reste cinq minutes pour attraper ma correspondance. Je presse donc le pas histoire d'assurer. En jetant un coup d'oeil aux écrans d'information je me rends compte qu'un certain nombre de trains à venir sont supprimés.

    Heureusement pas celui que je vise, mais celui que j'aurai eu si je n'avais pas pressé le pas. A cette heure de la journée, c'eût été regrettable car le suivant ce jour là était prévu 45 minutes plus tard.

    J'arrive donc à me faufiler dans la voiture. Le train n'a pas démarré et déjà il fait chaud. En plus j'ai couru. Mes camarades de galère transpirent aussi. Comble de l'horreur, le train s'arrêtera dans toutes les gares avec des soldes de voyageurs positifs, à savoir 1 qui sort et dix qui rentrent. Nous sommes bien sûr plongés dans l'obscurité. Normal il y a du monde debout partout, y compris devant les fenêtres. L'air ne circule pas. Une voix féminine demande à ce qu'on ouvre les fenêtres. Pas de chance elles sont déjà toutes ouvertes. Le train s'arrête tous les dix mètres, ce qui fait râler et jurer un homme, mais aussi rire la moitié du wagon.

    Ce n'est qu'à Villiers-sur-Marne que le conducteur nous annoncera qu'un problème de signalisation est à l'origine de tout cela. Nous vous remercions pour votre compréhension...

    ps : résultat des observations du 18 avril. Il y a deux chevreuils adultes à l'endroit habituel. L'un d'eux était couché (une femelle sans doute), l'autre un peu plus loin était sur ses pattes. L'une de ses pattes semblait folle (un mâle sans doute). le résultat d'un accident?

    mercredi 18 mai 2005

    La vengeance des Sith

    Une fois n'est pas coutume, je ne publie pas ce post tranquillement de chez moi, mais depuis l'ordinateur d'un ami à Cannes. Et ça c'est super !

    Cannes ? Mais que fait Maurice à Cannes ? Tout simplement il va assister à la projection du dernier film de la fameuse série "Star Wars". Vous rendez vous compte ? Non, vous direz vous. Maurice se la pète. Je n'en crois pas un mot. Il nous raconte des histoires. Eh bien non ! Figurez vous que vous lisez le blog d'un privilégié qui va pouvoir assister à la projection en avant-première mondiale du film de l'année (en attendant le prochain "Harry Potter") pendant que vous êtes toujours à la recherche de la bande-annonce du film ou d'images ou d'extraits inédits.

    C'est l'occasion qui fait le larron. Et cette occasion je ne pouvais pas la louper. Ce n'est pas le fait de paraître au milieu de toutes ces célébrités qui m'attire. Je ne rêve pas de faire la une des magazines ou encore plus modestement de retrouver ma photo parmi les pages people "Spécial Cannes" de vos magazines préférés. Non, c'est tout simplement le fait de pouvoir dire : "J'y étais !". C'est complètement futile, je vous l'accorde, mais j'aime bien. Surtout quand je pense aux envieux et il doit y en avoir, qui se sont démenés comme de beaux diables pour en être, pour participer à cet événement unique. Par contre je serai honnête sur un point. Je vous promets de ne pas vous raconter le film. J'ai horreur qu'on me raconte un film ou un livre que je compte aller voir ou lire. C'est promis !

    En attendant vous voudrez bien m'excuser. Mes amis m'attendent. Ils ont organisé une "petite fête", non pas pour ma venue, mais pour l'occasion et je ne voudrais pas la manquer pour deux sous. Je vous raconterai.

    ps : je viens de me réveiller. Je suis seul dans le wagon. Le train est arrêté à son terminus. Il fait noir dehors. Je me suis assoupi...

    mardi 17 mai 2005

    Allô Gros Con ?

    Tout le monde s'accorde pour le dire, le téléphone mobile offre beaucoup d'avantages. Il a aussi malheureusement aussi beaucoup d'inconvénients.

    Dans les transports en commun, et dans le train en particulier, il n'est pas rare d'être sorti de sa torpeur ou distrait de sa lecture par des sonneries polyphoniques en version THX capables de réveiller les morts. Au passage vous pouvez imaginer un tas de choses sur le caractère, le sens de l'humour, le sérieux, la maturité, voire l'état de santé mentale du propriétaire du téléphone. Dis-moi quel est ta sonnerie de téléphone et je te dirai qui tu es.

    (Petite parenthèse pour que vous m'indiquiez en commentaire, ça vous prendra 30 secondes, quelle est la vôtre. Juste pour voir !)

    Le temps qu'il soit extirpé du fin fond du sac à main ou du cartable, vous avez donc droit pour pas cher à écouter l'intégrale du dernier tube à la mode ou les imitations de cris d'animaux (chiens, grenouilles, oiseaux, chats, lapins à oreilles molles…).

    Retranscription d'une conversation téléphonique, entre un homme et j'ai supposé son épouse, à laquelle ont eu droit malgré eux tous les voyageurs de la quatrième voiture du train de 19 heures 16.

    Lui : Allô ? C'est moi !
    (Pas bonjour, pas coucou)
    Elle : …
    Lui : T'es où ?
    (Les préliminaires ça sert à quoi déjà ? J'imagine les moments de tendresse du samedi soir…)
    Elle : …
    Lui : Viens me chercher à la gare dans dix minutes !
    (Et que ça saute ! On est marié depuis trop longtemps pour dire encore STP)
    Elle : …
    Lui : Bon ben je rentre à pied alors.
    (Bien fait !)
    Elle : …
    Lui : Je te retrouve à la maison.
    (A la place de l'autre je prendrais tout mon temps et la prochaine fois qu'il m'appelle je laisse sonner).

    Fin de communication.

    ENGLISH VERSION !


    Every one will agree on this, mobile phones have many advantages. Unfortunately they also have many disadvantages.

    In the public transportation, and particularly in the train, it is not rare to be awaken or distracted from reading by polyphonic alarms in THX version, able to awaken a dead person. By the way you can imagine many things about the character, the seriousness, the maturity, even the mental health of the owner of the phone. Tell me what is your phone ring, and I will tell you who you are.

    (This being said, do not hesitate to let me know what is your phone ring. Just to see.)

    The time needed to get it from the bottom of your bag or purse, then it is possible to listen to the complete remix version of the latest song or to the imitation of an animal cry (dogs, frogs, cats, rabbits with falling ears...).

    This is the retranscription of a phone conversation between a man and his "supposed" wife. Every one in the fourth car of the 7:16 PM train could hear it.

    He : Allo ? That's me !
    (No hello nor peek-a-boo)
    She : …
    He : Where are you ?
    (Could you remind me what are preliminaries for ? I can imagine those Saturday nights, full of tenderness moments…)
    She : …
    He : Come and get me at the train station in 10 minutes !
    (Hurry up ! We are married for long enough to say please)
    She : …
    He : Ok so I will walk my way home.
    (Well done !)
    She : …
    He : We will meet at home.
    (Would I be the other one, I would take all time necessary and the next time I would let the phone ring).

    End of communication.

    samedi 14 mai 2005

    Complément d'information

    Je vous ai parlé des photos de contenus de sacs et j'ai oublié de mentionner où il est possible de les voir.
    Il faut que je rattrape mon oubli !

    C'est sur

    Le sac des filles

    Qu'est-ce qu'il dit ?

    Encore un détail frappant. Détail, mais pourtant énorme. La proximité de certaines habitations (maisons individuelles et immeubles) avec les voies ferrées. Des maisons construites le long des voies il y en a des centaines. Et ça continue. Il s'en construit régulièrement sur le moindre lopin de terre libre. Entre les trains de banlieue, les trains grandes lignes, les trains de marchandises, les trains postaux, les trains couchettes et les trains de service, cela fait combien par jour ? A multiplier par deux puisque ça roule dans les deux sens ! Plus on se rapproche de la capitale, plus il y en a.

    Le bruit est assourdissant. Sans parler des vibrations et de la pollution des locomotives au diesel qui crachent une fumée noire de particules cancérigènes presque aussi dense mais beaucoup plus nauséabonde que les trains à vapeur d'un autre temps. Rajoutez encore les avions qui décollent ou qui atterrissent, les avions de tourisme qui font du rase-mottes et la circulation automobile. Qu'obtient-on ? L'enfer…

    J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de dîner chez des amis dans leur jardin. Leur maison se trouve à environ 80 mètres de la voie ferrée. Elle n'est pas en première ligne. Il y a un écran entre les deux : une autre rangée de maisons. Mais en regardant sur le côté on peut voir les trains passer. Au passage d'un train vous pouvez (devez) cesser toute conversation à moins de hurler pour se faire entendre. Le pire ce sont les trains de marchandises. Ils sont beaucoup plus longs et j'ai l'impression qu'ils roulent moins vite (à moins que ce soit la taille du convoi qui fasse penser cela).

    A d'autres endroits, le train passe carrément au-dessus des toits des maisons, au niveau du sixième étage de plusieurs immeubles. Cuisines, salons, chambres à coucher sont ainsi exposées à la vue de tous. Les gens qui habitent ces lieux doivent attendre avec impatience la prochaine grève SNCF (dans quelques jours). A moins qu'étant habitués au passage régulier des trains, le silence les empêche de dormir ?

    vendredi 13 mai 2005

    Le contenu du sac de Maurice

    Il y a quelques jours je vous avais fait part de mes réflexions au sujet du contenu des sacs que nous transportons tous les jours. Fait du hasard ou conséquence d'une lecture, l'idée semble avoir fait des émules. Un blog affiche le contenu de vos sacs. Choisissez la catégorie dans laquelle vous voulez concourir (rose pour les filles, bleu pour les garçons) en envoyant une photo à lanylane@msn.com
    En attendant voici ce qui m'a atterré lorsque j'ai commencé à étaler le contenu du mien !
    Le sac au trésor de Maurice mon Capitaine !

    Le sac au trésor de Maurice mon Capitaine !

    jeudi 12 mai 2005

    C'est le printemps

    Ce n'est pas une nouvelle, tout le monde le sait et a pu s'en rendre compte grâce à plusieurs détails : températures en hausse, allongement des journées, passage à l'heure d'été, apparition des premières fleurs et des premières feuilles. Du côté animal, en particuliers chez les oiseaux, petits et gros connaissent aussi leur montée de sève. Les luttes pour la conquête ou la conservation d'un territoire ou d'une femelle ont repris.

    Ce qui me réjouit le plus c'est de me rendre compte que le chevreuil est revenu. Il est toujours visible à peu près au même endroit et aux mêmes heures. Celui-là aura été épargné par les chasseurs et tous les dangers qui peuvent le guetter, surtout à une telle proximité de la voie et des routes. Il fréquente les abords de la voie ferrée à une centaine de mètres à peine des habitations. Parfois à deux ou trois mètres à peine du train qui passe. L'année dernière, en plein été, c'était une femelle accompagnée d'un faon (pas ailé celui-là). Il y a deux ans maintenant, c'était 2 ou 3 adultes qu'on pouvait apercevoir. Toujours au même endroit. Etaient-ce les mêmes ? La même harde ?
    Le chevreuil est toujours là mon Capitaine !

    Le chevreuil est toujours là mon Capitaine !


    Après une journée passée dans un lieu on ne peut plus urbanisé, c'est un spectacle dont, même s'il est fugitif, je ne me lasse pas. D'autres que moi, mais nous sommes très peu nombreux, les ont remarqué.

    J'imagine certains d'entre vous ayant terminé de lire ce post écrit il y a plusieurs semaines mais retranscrit seulement maintenant. Combien êtes-vous à regretter une fois de plus de ne pas aller vous coucher plus tôt au lieu de lire des textes affligeants. N'hésitez cependant pas à revenir. Un de ces jours je vous raconterai l'histoire de Paf le chien et de Flip-Flap la girafe.

    Lumière

    C’est devenu un rituel, à peine suis-je assis dans le train, et déjà je sors mon calepin et mon stylo de mon cartable. C’est un moment attendu. Sans que ça soit devenu une obsession, la rédaction de ces articles quotidiens occupe de plus en plus mon esprit. La présence d’amis m’accompagnant m’empêche parfois de le faire, mais ne m’empêche pas de penser à ce que je pourrais dire, et comment l’écrire. J’ai consacré des heures auparavant à la lecture, maintenant c’est l’écriture.

    Je suis maintenant prêt à coucher sur le papier des idées ou des sentiments du moment. Sinon je laisse aller mon imagination, à la recherche d’une idée, perdu dans mes rêveries. Encore faut-il que j’aie pu m’asseoir sur un siège côté fenêtre. Pour deux raisons.

    La première raison c’est la luminosité. Maintenant qu’il fait jour à l’extérieur, l’éclairage à l’intérieur des voitures est éteint. A l’étage, les jours où le ciel est nuageux, si vous êtes assis au milieu de la voiture (côté couloir), c’est trop sombre pour lire ou écrire. La taille des fenêtres trop petites ne laisse pas passer suffisamment de lumière. D’autant que le peu de lumière qui passe est occulté par la présence d’un écran total ayant la forme d’un corps.

    La deuxième raison, c’est pour la vue. Même si j’ai déjà fait ce trajet des centaines de fois, et dans les deux sens, en étant assis à gauche ou à droite, dans le sens du train ou pas, le paysage change sans cesse. Il évolue au gré des saisons, des travaux, des ans, du moment. Par ailleurs votre imagination n’emprunte pas les mêmes chemins si votre regard se perd dans les forêts que vous traversez ou bien s’il s’attarde sur votre voisine d’en face (celle qui en ce moment se dévisse la tête et louche par-dessus l’épaule de sa voisine pour essayer de lire le message qu’elle tape sur son téléphone mobile).

    mardi 10 mai 2005

    Souvenirs

    Ce qui suit est une tentative de reconstitution historique à partir d'événements vécus. Si vous vous sentez le courage de compléter cette description, n'hésitez pas, je publierai l'intégrale par la suite.

    Ainsi donc me reviennent à l'esprit des images, et des sons remontant probablement au tout début des années 70. J'ai pu partir à cette époque aux sports d'hiver avec une tante, et le voyage s'est fait en train (évidemment).

    Les ouagons (c'est comme ça que je prononce, tout comme je prononce le « t » du chiffre 20) étaient verts, avec un marchepied assez haut. Il fallait par endroit monter la jambe très haut pour pouvoir monter en voiture. Peut-être parce que le départ se faisait au niveau de la mer ? Il fallait aider les grands-mères à se hisser en les poussant, et il n'y avait pas d'autre choix que d'appliquer ses mains sur les postérieurs rebondis. J'étais bien sûr trop petit et pas assez costaud pour le faire mais ça me laissait le loisir d'apercevoir l'envers du décor. Tout cela se faisait dans la bonne humeur car ces messieurs ne devaient pas trop montrer la difficulté qu'ils avaient eu et l'effort qu'ils avaient eu à fournir pour porter ces séants, au risque de vexer ces dames. Suivaient ensuite les bagages qu'il fallait porter à bout de bras dans des filets à l'intérieur des compartiments.

    Auparavant il avait fallu se frayer un passage dans le couloir qui desservait les compartiments. J'ai sûrement passé des heures à voyager debout dans ces couloirs à regarder le paysage. En été on pouvait faire coulisser les fenêtres vers le bas pour les ouvrir, en tirant sur deux poignées en aluminium vissées dans la vitre « securit ». Partout des cendriers et la fameuse pancarte écrite en quatre langues. Ne pas se pencher par la fenêtre. Do not lean out of the window. Nicht inhaus lehnen. E pericoloso sporgersi (de mémoire : « Et père i'colle au zoo ce porc Gerzi ». Merci Gotlieb et tes rubriques à brac). Le passage d’un ouagon à l’autre se faisait par un sas. Il fallait tirer assez fort pour écarter les portes coulissantes. On se retrouvait alors plongé dans l’obscurité, dans un énorme soufflet en caoutchouc à l’intérieur duquel il fallait se cramponner tant on était secoué. Le vacarme à l’intérieur était assourdissant.

    Les compartiments étaient décorés de photos en noir et blanc représentant les plus beaux châteaux de France et de Navarre. Pour y entrer il fallait faire coulisser la porte en tirant assez fort. Les banquettes étaient en skaï vert et pour la nuit, car il s'agissait de trains couchettes, il fallait procéder à une modification de la configuration pour se retrouver avec 6 couchettes en relevant le dossier et l'assise.

    Le chauffage était du style tout ou rien, c'est-à-dire chaud ou froid. Pas d'air climatisé ou pulsé. Sous la fenêtre que l'on pouvait ouvrir de la même manière que dans le couloir, il y avait une tablette qu'on pouvait relever pour jouer aux cartes et un ou deux cendriers en aluminium estampillés SNCF, avec un couvercle qui claquait.

    Les toilettes étaient on ne peut plus rustiques. Un trou donnant sur la voie qu'on voyait défiler au rythme régulier du claquement des roues sur les rails. Un clapet à commande au pied faisait office de chasse, quand il y avait encore de l’eau dans le réservoir. En position accroupie, vous pouviez ressentir un courant d'air froid qui vous passait toute envie de vous éterniser. Le PQ en papier glacé (d'une couleur un peu plus foncée que la page de mon blog) ne devait pas coûter cher. La lunette une fois relevée était retenue par une sorte d’aimant si j’ai bonne mémoire. Il y avait également un lavabo juste bon à se rincer les mains dans une eau non potable ou à se débarbouiller le visage au petit matin glacial, après une mauvaise nuit passée entortillé dans un sac à viande en drap, recouvert d’un couverture qui pique dans les tons rouges et la tête posé sur un oreiller marqué SNCF.

    Le voyage était entrecoupé d’arrêts dans des gares dont le nom était annoncé par haut-parleur. D’autres indications comme la durée de l’arrêt et l’énumération des correspondances étaient données dans un accent local différent selon les régions, par une voie masculine.

    Attention au départ, attention au départ !

    Dis Tatie, quand est-ce qu’on arrive ?

    lundi 9 mai 2005

    Le retour de Maurice

    Ca y est, Maurice est de retour !

    Et il faut qu'il se remette au boulot. Ce matin ma carte Navigo était toujours acceptée malgré deux semaines d'absence. J'avais pris la précaution, avant de partir, de la mettre dans un endroit où je n'aurais pas à la chercher au radar ce matin et bien m'en a pris car le réveil a été difficile.

    J'ai pu profiter de ces quelques jours de détente pour me balader dans une ville chère à Allison et bien évidemment goûter aux joies des transports en commun. C'est ainsi que je me suis retrouvé à une des extrémités de cette charmante ville de Montpellier, plus précisément du côté de l'Odysseum. Petit détail qui a son importance et qui pourrait être utile aux néophytes, les tickets s'achètent directement sur le quai grâce à des distributeurs automatiques. Le parcours se fait à l'air libre, c'est propre, rapide, lumineux.

    Il faut se rendre aussi à l'évidence qu'il s'agissait pour moi d'une expérience toute nouvelle, dans un environnement différent du quotidien, au milieu de personnes complètement inconnues et dans un état d'esprit libéré de toute contingence matérielle. C'était les vacances, le soleil brillait, le boulot et les soucis étaient oubliés... La seule chose importante, et encore, est qu'il fallait seulement que je sois attentif à la station à laquelle descendre. Et quand bien même je pouvais me tromper, un peu de marche dans ces conditions ne serait vraiment pas un problème.

    J'ai n'ai pas pu m'empêcher d'immortaliser cet événement, au moment du retour.
    Où sommes-nous mon Capitaine?>

    Où sommes-nous mon Capitaine?


    Le retour s'est fait comme vous vous en doutez, en sens inverse ! Direction l'Odysseum où la voiture attendait à l'ombre des arbres. Moralité : pas de problème de circulation, accès direct au centre ville, pas de problème de stationnement, pas de pollution...

    Conclusion : expérience positive que je recommande à ceux qui auront l'occasion de se rendre à Montpellier. C'est un peu comme les bus à Paris : il est plus agréable de voyager à l'air libre que sous terre. Lorsque j'y habitais, c'est l'option transports que je préférais, même si les couloirs réservés aux bus n'existaient pas encore comme aujourd'hui. Pour traverser Paris d'Est en Ouest c'est ce que j'aurais fait... moi ! Comprenne qui pourra.

    En attendant Allison a reconnu l'arrêt Comédie. Bravo !
    Vous jouez la Comédie mon Capitaine !

    Vous jouez la Comédie mon Capitaine !


    Et pour ceux qui ne sont pas encore monté dedans, voici ce que l'on peut voir de l'intérieur.
    Prochain arrêt à Comédie mon Capitaine !

    Prochain arrêt à Comédie mon Capitaine !

    samedi 23 avril 2005

    Y a quelqu'un?

    C'est lui qui tient le cerf-volant mon Capitaine !

    C'est lui qui tient le cerf-volant mon Capitaine !

    Bonus

    Bang Bang mon Capitaine !

    Bang Bang mon Capitaine !

    vendredi 22 avril 2005

    La Métrologie

    Quand j'étais à la Cité Universitaire, on menait la Belleville. J'y ai connu une Madeleine, qui travaillait à l'Opéra. Oh ce n'était pas une Etoile, elle n'avait même pas son Bac. Elle tenait un petit Commerce à Pigalle, avec les Filles du Calvaire.

    Elle était pas vraiment Blanche, mais attirante et pleine de Gaîté. Entre nous, pas de Convention. J'y ai pas été par quatre Chemin Vert. Pas besoin de lui raconter des Bolivar. Je lui apporte des Lilas, elle Hoche la tête : elle était Volontaire.

    Je l'emmène dans mon Dupleix. Oh bien sûr, ce n'était pas le Palais Royal, ni même la Chambre des Députés, mais y'avait la Place de Clichy.

    Au début elle voulait pas qu'on allume la Laumière. Je lui enlève sa Boissière, elle avait même pas Lamarck, alors que j'en témoigne, elle Porte Maillot. Ah mon Cadet ! Elle avait un Port Royal, et ses seins, quel Sulpice ! C'était pas Ternes. On aurait dit plutôt des Boulets Montreuil. Je Gobelins en caressant la houpe de son petit Riquet. « Passy vite, Gambetta ...» qu'elle me dit, « ... laisse moi au moins ôter mon Pantin !».

    Ceci dit, comme il fallait bien que je l'Abbesses avant la Trinité, je lui laisse ses Saint-Placide, et je descends sur les Buttes-Chaumont. Ca ne Sentier pas le Jasmin, plutôt la Poissonnière ou la Charonne.

    J'ai pas fait l'Ecole Militaire, mais j'suis pas un Invalides. Je lui sors mon Boucicault, une vraie Pyramide. « Odéon !» qu'elle fait « Ségur, Ségur, c'est Duroc ... ». Je lui colle la Réaumur et je m'introduis à grands coups de Rambuteau au fond de son Vavin. elle avait le Goncourt. Encore heureux qu'elle n'ait pas eu la Motte Picquet.

    J'avais plus qu'à la mettre à l'Anvers de la Place des Fêtes. Ce que je fais et je lui Bourg-la-Reine jusqu'à ce qu'elle n'en Picpus.

    Quelle partie de Plaisance. Faut dire qu'elle avait Arts et Métiers et qu'elle n'était pas restée Muette. « Bercy, Bercy ...» qu'elle me dit, « c'était Exelmans !».

    Faut dire que je lui avais fait La Fourche, le coup du Père Lachaise, du Pernetty, le Pont Marie et le Sully Morland. Mais alors qu'elle Pompe en Mabillon j'avais Malakoff, l'Arsenal et les Bourse complètement Rapée. J'étais Vaneau comme si j'avais grimpé les Pyrénées.

    Neuf mois plus tard, c'était le Quatre Septembre, elle me Télégraphe la Bonne Nouvelle. Voilà Edgar Quinet ! Quelle Tuileries ! Elle n'avait pas pris sa Bastille. Si encore elle avait eu ses Ourcq ou ses Ranelagh. Jussieu mieux fait de rester Issy.

    C'est qu'elle m'aurait traîné Billancourt, au Temple, devant le Pasteur, à La Chapelle de l'église de Pantin ou à la Mairie d'Issy. Fini la Liberté. Javel plus qu'à prendre un Pelleport pour Rome ou l'Argentine.

    Ah si j'avais Bel Air ! J'étais pourtant pas le seul car elle avait d'autres amants : Guy Môquet, le Colonel Fabien, Richard Lenoir, le Cardinal Lemoine, ce qui fait avec George V.

    MUTUALITE : Cité Universitaire et que tu croises Marcel Sembat, il vaut mieux que tu Gare Saint-Lazare, car on fait pas Trocadéro.

    Résultat de notre grand concours national : PAS DE GAGNANT !
    La réponse à la question posée précédemment était : RIPOU
    Un ripou, des ripoux !



    En voiture mon Capitaine !

    En voiture mon Capitaine !

    jeudi 21 avril 2005

    Incongruité

    Il y a parfois des personnes, qui par leur attitude, leur façon de se tenir, ou qui à cause d’un détail, ne colle pas du tout avec l’image que j’ai a priori ou que je pourrais avoir d’elles. Je dis bien « je » car chacun a ses propres référents.

    En ce moment par exemple, j’ai en face de moi une dame d’un certain âge, d’un âge certain diront d’autres (pour ne pas dire plus âgée extérieurement que moi) , bref la cinquantaine bien entamée, qui lit avec passion un journal spécialisé dans les courses de chevaux (Paris Turf pour ne pas le citer). Toutes les pages y passent. Les réunions à Paris, en province, nocturnes, en trot attelé, Tiercé, Quarté, Quinté +… Moi qui pensai qu’il s’agissait d’une lecture purement masculine, me voilà contraint de revoir mes a priori.

    Autre exemple croisé il y a quelques jours, celui d’un couple hyper BCBG, style NAP (Neuilly-Auteuil-Passy) pur jus. Pour Madame, la panoplie CPCH (Collier de Perles, Carré Hermès), le tout sur des vêtements de bons tons et dont la qualité à première vue ne semble pas faire défaut. Pour Monsieur, Le classique blazer bleu marine, coupé sport avec la cravate de la même boutique que le Carré de Madame, la chemise blanche à fines rayures, avec les boutons de manchettes qui vont bien. Aucune faute de goût… La Classe. Pour tous les deux, quelques bagues et chevalières à armoiries et montres qu’ils avaient du mal à dissimuler. Comment étaient-ils tombés dans ce train de banlieue à une heure de pointe ? Envie de s’encanailler ? Je me pose encore la question…

    Enfin, ultime incongruité, c’est le nombre de voyageurs qui s’échinent à prendre ce p….. de train tous les jours alors qu’encore une fois il a des problèmes. Nous sommes le 11 avril 2005, il est 19h25, le train qui a mis 24 minutes pour venir de Haussmann-Saint-Lazare est arrêté en gare de Val-de-Fontenay pour des raisons inconnues. Il y a une heure de ça maintenant, le RER A était bloqué suite à l’actionnement d’un signal d’alarme.

    Monsieur Le Sec a encore frappé ?

    Personne n'a encore trouvé le huitième mot se terminant par "ou" et qui prend un "x" au pluriel !

    A la tienne mon Capitaine !

    A la tienne mon Capitaine !

    mercredi 20 avril 2005

    Bagages à main (2)

    J'ai décrit très sommairement les différents sacs, sacoches, cartables, serviettes et mallettes trimbalées quotidiennement par les voyageurs de banlieue. La question maintenant est : que contiennent-ils?

    Voici une tentative de réponse sous forme de liste à la Prévert. Elle est sûrement loin d'être exhaustive et s'inspire surtout de ce que j'ai pu transporter un jour ou l'autre. C'est parti...

    Un livre, un parapluie, une paire de chaussures et un raton laveur, un peigne, une brosse, un tube de rouge à lèvres, des lunettes, des mouchoirs en papier, une trousse de maquillage, un journal, un magazine, des mots croisés, un trousseau de clés, de maison, de bureau, de voiture, un badge, un chéquier, un porte-monnaie, un stylo, un crayon, des ciseaux, du fil à coudre, des aiguilles, des médicaments, du parfum, un cahier, un calepin, un agenda, un PDA, un téléphone, un lecteur de cassettes, un lecteur MP3, un lecteur de CD, un CD, une cassette, des piles, un chargeur de batterie, des bas, des collants, des serviettes périodiques, des tickets de métro, un ticket de Loto, du papier, des prospectus, des bijoux, une montre, des cigarettes, un briquet, des allumettes, un couteau suisse, un coupe-ongles, des horaires de trains, de bus, une photo, des timbres, une lettre, un bouton, une épingle à nourrice...

    Sans oublier tout ce qui peut se manger ou boire : eau, soda, jus de fruits, chewing-gum, pomme, orange, banane, sandwich, viennoiserie, pain...

    Bref tout ce dont on aura peut-être besoin un jour.

    Question aux lecteurs : transportez-vous autre chose que ce qui est listé?

    Il faut ouvrir le pont-levis mon Capitaine !

    Il faut ouvrir le pont-levis mon Capitaine !

    mardi 19 avril 2005

    Bagages à main

    En observant une fois de plus les voyageurs qui m'accompagnent, je me suis demandé quelle quantité d'objets divers et variés nous pouvions transporter tous les jours. Partant du principe que la quasi-totalité des personnes dans un train de banlieue s'absente pour une journée, il vaut mieux prévoir et emmener ce qui nous a un jour manqué.

    Rares sont les personnes qui voyagent les mains dans les poches. Il y en a tout de même deux catégories : ceux qui portent un sac et ceux qui en portent deux. Dans la première catégorie (un sac) on trouvera une majorité d'hommes et une minorité de femmes. La deuxième catégorie (deux sacs) est composée presque essentiellement de femmes, les rares hommes dans cette catégorie étant ceux transportant une serviette et une sacoche contenant un ordinateur portable.

    Comme je l'ai observé, il n'est pas rare de voir une femme s'encombrer de deux sacs : un sac à main et un autre sac. En général le sac à main est toujours de bonne taille (pas du genre pochette de soirée) il sert tous les jours de la semaine. L'autre sac (souvent le souvenir publicitaire en plastique d'un achat dans un magasin de vêtements) apparemment ne sert qu'en semaine.

    Chez les hommes, la mallette style « bizness-man-costume-trois-pièces-cuisine-salle-de-bains » en plastique noir rigide avec ses initiales a fait son temps. Pratique pour y ranger l'Equipe, le numéro 1283 de « La Tour Eiffel en kit » des éditions Atlas (cette semaine le boulon à peindre soi-même) et le recueil de mots fléchés force deux. On en voit encore quelques-unes de temps à autres. Dommage, car elles étaient bien pratiques pour taper le carton. Le cartable ou la serviette ont encore de beaux jours devant eux, même si les sacs à dos leurs font une concurrence de plus en plus dure.

    Tous ces contenants pour transporter quoi finalement ? D'autant que rien n'est plus prévu pour poser ces objets, à part sur les genoux (avec un « x » parce qu'il y en a des)…

    Au fait, avez-vous trouvé la réponse à la question d'hier ?
    On a volé notre bateau mon Capitaine

    On a volé notre bateau mon Capitaine !

    lundi 18 avril 2005

    Train au ralenti

    Ca s’est passé le 8 avril, le lendemain du colis suspect. C’était un vendredi soir. Etait-ce parce que nous étions en fin de semaine, donc sur les genoux* ? Toujours est-il que le RER A et EOLE se sont tous les deux lamentablement traîné. Et ça c’est pas bon.

    A partir du moment où le RER se traîne forcément il va mettre plus de temps que d’habitude pour parcourir son trajet. Logique implacable. Du coup, vous subissez un retard qui vous fait manquer votre train de correspondance. Rajoutez 15 minutes (c’est la fréquence entre deux trains) à votre temps de transport habituel. Et comme je l’ai dit plus haut, EOLE par solidarité sans doute, va faire la même chose. C'est-à-dire se traîner entre deux gares. Les mêmes effets ayant les mêmes conséquences, le train arrive en retard à votre gare de destination.

    Les bus urbains qui desservent la gare ayant des horaires à respecter, ne vous ont bien sûr pas attendu. Comme les horaires de départ des bus sont callés sur les heures d’arrivée des trains, il faudra rajouter 15 autres minutes à votre temps de transport habituel.

    Mine de rien la RATP et la SNCF viennent de retarder d’une demi-heure mon retour dans les bras de ma bien-aimée et de me carotter une demi-heure de mon week-end. Il fallait bien finir la semaine en beauté. A qui est-ce de nous faire préférer le train ?

    * On a de longue date enseigné qu’il y a sept noms communs se terminant au singulier par « ou » et qui prennent un « x » au pluriel : bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou. Il faut maintenant en rajouter un huitième. Vous savez lequel ?