mercredi 8 juin 2005

Des vertus du blog

Il arrive à tout le monde et à Maurice en particulier de se lever du mauvais pied. En général c'est plutôt les jours où il s’est réveillé reposé. Le lundi matin par exemple je suis trop fatigué pour être de mauvaise humeur. Pourtant je pourrais avoir toutes les raisons de l'être puisque le week-end est terminé et qu'il va falloir aller retrouver ses collègues de travail et son boulot. Il ne manquerait plus que le ciel soit gris et pluvieux (quoique je préfère qu'il pleuve un lundi matin plutôt qu'un samedi matin). Toute réflexion faite ce n’est pas le boulot qui rend le plus de mauvaise humeur… Je viens de démontrer que le blog, ou plutôt l’écriture dans un blog, permet de dédramatiser une situation ou de la relativiser.

Tout à chacun peu donc se réveiller plus ou moins mal luné. Partant de ce principe on peut alors intérioriser et garder pour soi sans rien laisser paraître ou alors carrément se laisser aller. Devant n’importe qui, sans se soucier de l’image forcément négative qu’on risque de laisser transparaître.

Il en fut ainsi d’une jeune fille (femme ?) accompagnant ses parents ce matin dans le train. Pour une raison on ne peut plus importante, elle fait la bougne, et évidemment les remarques faites par son papa, avec raison et dans le registre taquin ne font qu’aggraver la situation. Je ne porterai pas de jugement (négatif) car je sais ce que c’est, ayant une fille encore trop jeune pour m’accompagner à cette heure indue, qui ne verrait également aucune raison de ne pas afficher sa mauvaise humeur lorsqu’elle est de mauvais poil, voire ne comprendrait pas. En plus j’aime taquiner.

Les parents en question savent que je publie régulièrement des articles sur un blog dont ils connaissent le sujet. Peut-être le lisent-ils en ce moment ? Nous voyageons régulièrement ensemble dans le train. C’est ainsi que sur le ton de l’humour, et cela m’a fait sourire, la menace, terrible, est tombée : « Méfie-toi ma fille, Maurice pourrait parler de toi sur son blog ! ». Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, et ce n’est rien de le dire… C’est maintenant chose faite. Maurice a le plus sérieusement décidé de rendre l’affaire publique et disponible au monde entier.

Oyez, oyez !

Melle Sandra G. a oublié son casse-croûte sur le coin de la table de la cuisine ce matin et ça la rend de super mauvais poil !

Fermez le ban !

ps : les photos de la personne concernée suivent. Elles n'ont bien sûr rien à voir avec ce qui figure ci-dessous !

Ca chie Mon Capitaine !

Ca chie Mon Capitaine !

mardi 7 juin 2005

Le chevreuil (2)

Cela fait plusieurs semaines que je n’en ai pas parlé, mais il est toujours là. Je l’aperçois de temps en temps. Tout dépend de la place que j’ai pu prendre au départ en montant dans le train, mais aussi de l’heure car j’ai l’impression que le passage se fait à heure fixe.

Ce matin, pour des raisons professionnelles il a fallu que je parte plus tôt que d’habitude. Lever à 5h20 pour attraper un train à Montparnasse vers 8h15. Il n’y aura pas de temps à perdre (On s’en fout complètement Maurice !).

En attendant le chevreuil donc est toujours là. Son pelage est beaucoup plus clair que celui qu’il avait au sortir de l’hiver. Au milieu des hautes herbes bien vertes on peut difficilement le louper, surtout si comme moi vous êtes au premier étage d’un train. Vu d’une hauteur d’homme il y a de fortes chances qu’il passe inaperçu. Tant mieux pour lui.

Est-ce un mâle ou une femelle ? Je me pose toujours la question. Je pense qu’il s’agit plutôt d’une femelle même si je n’y connais pas grand-chose. Ce chevreuil n’a pas de bois (de cors ou de dagues) et encore moins de cornes ! J’ai également l’impression que son ventre est arrondi, ce qui ne veut pas toujours dire grand-chose (il n’y a qu’à regarder autour de soi pour se rendre à l’évidence !). Le train passe trop vite et du coup l’observation en pâtit. Par ailleurs je ne sais pas à quel moment les petits viennent au monde…

Bref c’est un peu un spectacle du style calendrier du facteur (et non plus des Postes) auquel j’ai droit de temps à autres et qui me permet d’oublier qu’il est à peine 7h00 du matin et que la journée s’annonce longue et difficile (ça y est, je comprends maintenant pourquoi au début j’ai dit que je m’étais levé plus tôt que d’habitude !). Journée d’autant plus difficile que j’ai oublié d’emmener ma petite couverture bleue…
Le lapin de Maurice mon Capitaine !

Le lapin de Maurice mon Capitaine !

lundi 6 juin 2005

Trotinette

C'est le surnom que nous lui avons donné. Vous ne risquez pas de le confondre, il n'y en a plus qu'un seul. Car à un moment donné il y en a eu deux. De toute manière ils étaient complètement différents de par la forme, l'âge et la couleur. Deux donc à prendre le train avec leur trotinette pliante.

Celui qu'on ne voit plus devait avoir dans les 15-16 ans. (Excusez moi, je n'arrive plus à me relire). Il vouait une certaine adoration à son terrible engin. Au point qu'il l'avait customisée de façon plutôt astucieuse ma foi, et avec peu de moyens. Il avait ainsi rajouté à l'avant, sur le guidon, une lampe de poche tenue avec l'équivalent d'un rouleau de scotch invisible. Il pouvait allumer cette lampe grâce à un interrupteur situé sur la poignée du guidon. Pratique pour faire des appels de phare en roulant, sans lâcher le guidon (chose que je ne vous recommande pas). Les roues quant à elles étaient du genre de celles qui font des étincelles lorsqu'elles tournent. Côté vêtement il avait la panoplie qui va avec, à savoir la casquette Burberry's vissée sur le côté, un énorme diamant à chaque oreille et le maillot jaune et vert d'un footballeur célèbre. Le temps qu'il restait dans le train, il le passait à faire la révision complète des 10.000 km. Attendrissant

Trotinette lui est toujours là. Imperturbable. Il vient parfois, mais c'est rare, accompagné de Madame Trotinette. Le couple d'enfer. Lui ressemble au fruit de l'amour défendu entre le Capitaine Haddock et de Indiana Jones. Lorsqu'il débarque, c'est toujours avec sa trotinette sur l'épaule et son chapeau d'Aventurier de l'Arche Perdue sur la tête, été comme hiver. Cela dit je ne l'ai jamais vu à l'oeuvre car il descend toujours deux stations avant moi.

J'en ai vu d'autres par contre, sur le parvis de La Défense, me dépasser et me semer avant que je ne les rattrape, occupés qu'ils étaient à replier leur matériel avant de rentrer dans le bâtiment dans lequel je travaille. Sans parler d'un collègue qui un jour s'est pris un beau gadin par un beau matin ! C'était l'époque où les dalles du parvis étaient brinqueballantes. Il n'avait pas remarqué qu'à son passage une dalle s'était légèrement enfoncée pour faire une marche. La trotinette est restée sur place et lui a fait un soleil par dessus. Il a laissé les genoux d'un costume et s'est fait une entorse du poignet. Terminé la trotinette !

ps : après des mois d'observation, force est de constater que l'utilisation prolongée et quotidienne de la trotinette n'a aucun effet bénéfique sur la bedaine.

vendredi 3 juin 2005

Love story

L'après-midi de nos deux transiliens touchait enfin à sa fin et le MacDo était loin maintenant.

Romance 01

Comme toutes les meilleures choses, les pires ont aussi une fin. C'est le moment des adieux.

Romance 02

Contre mauvaise fortune la transilienne se sentit obligée de faire bon coeur.

Romance 03

Elle avait quand même fait le déplacement, mais la transilienne jura, un peu tard, qu'on ne l'y reprendrait plus.

Romance 04

jeudi 2 juin 2005

Le coup du parapluie

S'il est une chose que je déteste, c'est d'avoir à attendre le bus et prendre le train lorsqu'il pleut. Cela me rend d'humeur maussade. Comme le temps. De plus je ne suis pas franchement équipé pour le mauvais temps. Sur une journée de plus de 12 heures, entre le moment où je quitte la maison et y reviens, je passerai tout au plus entre 15 et 20 minutes à l'extérieur. Suffisamment pour ne pas être suréquipé. Largement suffisant pour être complètement trempé.

Devoir s'abriter sous un minuscule parapluie qui grâce à sa taille loge tout au long de l'année au fond de ma sacoche. Le pauvre est dans un triste état d'ailleurs. Le dernier en date vient d'une journée passée à San Sebastian, au Pays Basque. Les paysages là-bas sont bien verts. Pour ça pas de secret, il faut de l'eau. Et ce jour là de l'eau il en est tombé. Il a jusqu'à présent résisté aux tornades qui se déchaînent souvent à La Défense, mais à quel prix ! Sa housse est décousue (au moins celle-ci je ne l'ai pas perdue). Il est lui-même complètement tordu et pour l'ouvrir il faut un peu le forcer. Le ressort qui sert à le maintenir ouvert est fatigué car il a mal vieilli. Il faut donc s'y prendre à plusieurs reprises pour réussir à le tenir ouvert. Pas très pratique lorsqu'il se met à pleuvoir et qu'une de vos mains est occupée à porter une sacoche par exemple. Tous ces efforts seront ruinés à la moindre bourrasque. Pourquoi ne pas en changer ? J'y suis attaché. Tout simplement.

Evidemment il ne s'agit pas de passer une journée complète sous le déluge. Donc il remplit bien sa fonction, même si en cas de forte pluie, avec un peu de vent, si la tête et les épaules sont protégées, il n'en sera pas de même pour le bas du corps. Enfin, il faudra savoir quoi faire de cette loque dégoulinante en attendant de trouver un endroit où la faire sécher avant quelle ne réintègre le fond de ma sacoche, jusqu'à la prochaine averse.

mercredi 1 juin 2005

La manne

Cette référence à un miracle biblique m'est venue à l'esprit un matin de la semaine dernière. A la sortie du RER, sur le parvis de La Défense, de souriantes jeunes filles en uniforme et équipées d'un grand panier en osier, distribuaient des friandises aux voyageurs pressés. Le succès était évidemment au rendez-vous. A partir du moment où c'est gratuit… Elles avaient beaucoup plus de succès que leurs consoeurs mais néanmoins amies qui distribuaient des prospectus annonçant un prochain festival de jazz.

Donc ce matin-là c'était la distribution gratuite pour chacun d'une barre-de-céréales-au-blé-complet-et-chocolat-riche-en-huit-vitamines-calcium-et-fer, d'un groupe agro-alimentaire helvète et d'une marque dont le nom vous garantit une silhouette de rêve. Pour résumer vous mangez du sucre et du chocolat en vous donnant bonne conscience. En fait pas que des céréales et du chocolat si vous lisez en détail la liste des ingrédients. Car même si cela ne rentre pas dans la composition, vous pourrez y trouver des traces d'arachide, amandes et autres noix et d'œufs. Comment est-ce possible ? Ils n'ont pas nettoyé la presse et la marmite ?

Bref c'est le succès total. Les cartons vides témoignent de l'ampleur de la distribution. Ceci n'est pas sans me rappeler la caravane qui précédait les courses cyclistes, en particulier celle qui dure quatre et non pas trois jours. Tous les gamins, dont j'étais, tendaient les mains en espérant attraper un chapeau en papier, des bonbons, le nec plus ultra étant la casquette publicitaire d'une marque d'insecticide, lancée d'une camionnette sur le toit de laquelle était posée une mouche gigantesque.

Ce matin-là donc il y avait aussi un homme qui tendait lui aussi la main. Il était assis par terre, dix mètres plus loin environ. Entre ses jambes croisées trônait un morceau de carton sur lequel on pouvait lire un résumé de quelques mots de sa situation précaire et de son besoin immédiat. Tout le monde en connaît un. La manne ce matin a été pour lui. Devant le carton un tas de plusieurs dizaines de ces barres chocolatées que bon nombre de voyageurs lui avaient donné, sans façon, à la manière de l'auvergnat. Je ne sais pas si on l'entendra un jour chanter mais je souhaite que cela lui ait réchauffé le cœur.

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !

Le grand a mangé le savon mon Capitaine !



ENGLISH VERSION

The manna from heaven

This biblical reference sprung to my mind one morning, last week. At the RER entrance, on the "parvis de La Défense", several smiling young ladies wearing a uniform and equipped with a wicker basket, were distributing sweets to hurried travelers. Success was of course there. When something is given for free… They had more success than their fellow colleagues, but friends nevertheless, who were distributing leaflets for a coming jazz festival.

So this morning was dedicated to a free distribution of muesli-made-of-complete-corn-and-chocolate-with-eight-vitamins-calcium-and-iron, made by a well known Swiss company and of a trade with a name that assures you with a hourglass figure. So you can eat chocolate and sugar and keep your clear conscience. In fact when you read attentively the list of ingredients, you will notice that you there is not only cereals and chocolate. Even if they don't go into the muesli, it is possible that you find tracks of peanuts, almonds and other nuts and eggs. How is it possible ? Did they forget to clean the mixer or the pot ?

Anyway it is a full success. Empty cardboard boxes are testifying of the fullness of the distribution. I can't help thinking about the publicity caravan that was coming prior to a well known cycle race, specially the one that last four and not three days. All the kids, and I was part of them, were begging for hats made of paper or for some sweets, the ultimate being able to get an insect spray advertising cap, thrown from a van on the roof of which was a huge dung fly.

On this particular morning, a man was also begging. He was sitting on the ground, ten meters away from the RER entrance. Between his folded legs was a piece of cardboard on which you could read a summary of his precarious situation and of his immediate need. Everyone knows one of them. The manna from heaven was for him. In front of the cardboard, loads of muesli, given by the travelers, with no manner, in the style of the Auvergnat. I don't know if one day it is possible to hear him sing, but I hope this has warmed his heart.

mardi 31 mai 2005

Il s'appelait Pascal

Nous nous sommes connu sur un quai de gare. A force de prendre le même bus et le même train aux mêmes heures, à force de se dire bonjour de loin pour finalement se faire présenter par un ami commun, il est normal qu'une amitié se soit développée entre nous. Au début on commence à parler de la pluie et du beau temps, du trajet, des combines pour grignoter quelques minutes sur ce trajet. Puis vient le temps du boulot, des tracas quotidiens, des enfants et avec eux le cortège de joies, de peines et de difficultés. On se rend alors compte qu'en plus de la situation familiale, on a pas mal d'autres points communs. Quelques divergences de vue aussi, et de tempérament à mettre peut-être sur le compte de la différence d'âge ou de l'environnement dans lequel chacun s'est développé, bien qu'il semble qu'on ait reçu le même genre d'éducation.

Du coup on commence à s'échanger des conseils, chacun profitant des expériences de l'autre, dans des domaines aussi variés que les relations dans le travail, le jardinage, le bricolage, l'éducation des enfants... On compare nos jeunesses respectives, lui pas loin des volcans, moi au bord de la mer. Bref des discussions et des échanges sans arrières pensées qui font que le temps semble moins long, que les difficultés moins dures à affronter.

Tout cela je l'ai vraiment apprécié, en particulier au moment où justement j'ai eu à faire face à quelques "soucis". J'ai pu compter sur lui, comme l'auvergnat de la chanson dont je vous parlerai bientôt. Nous étions alors quelques uns à former un groupe.

Il nous a quitté brusquement. Au cours d'un week-end. Sans prévenir. Il avait à peine plus de 50 ans, était marié et avait trois enfants. Encore jeunes. A l'époque j'avais écrit à son épouse que je connaissais peu, si ce n'est au travers de ce qu'il avait bien voulu me dire, pour lui faire part, en plus de mon souhait de la voir surmonter sa douleur, de ma tristesse et lui dire avec mes mots ce que nous avions vécu ensemble et ce que je conserverai en mémoire. Plus tard je fus touché, sans le dire à qui que ce soit, lorsqu'à l'enterrement le prêtre reprit quelques unes des expressions de ma lettre. Maintenant je peux l'écrire.

lundi 30 mai 2005

Confidence pour confidence…

Cela fait maintenant plusieurs mois que ce blog existe. C'est pour moi un moyen de vous faire partager des émotions, des sentiments, des moments, bons ou mauvais, que je vis au quotidien (dans les transports en commun). Un moyen également pour moi de faire passer mon humeur, surtout quand elle est mauvaise. Des lecteurs y passent plus ou moins régulièrement, plus ou moins souvent, laissant parfois un commentaire ou une remarque. J'en retrouve parfois des traces à travers la lecture d'autres blogs. Des proches du cercle rapproché des amis me demandent de quoi traiteront les prochains sujets.

Dans une certaine mesure on écrit pour soi, un peu pour les autres aussi. On peut ainsi écrire des mots a priori anodins pour le plus grand nombre, mais destinés à une unique personne qui seule sera capable d'en comprendre le sens (à condition qu'elle lise bien sûr). J'aime savoir que cette personne que je connais puisse se dire en lisant ce blog : « Tiens, ça c'est pour moi ! » ou encore « Tiens, il pense à moi en écrivant ça ». Un peu comme un message qu'on enferme dans une bouteille et qu'on jette à la mer, sans savoir ce qui lui adviendra, mais dont on espère qu'il voyagera loin, au gré du courant pour être trouvé et lu à l'autre bout du monde. Même chose pour ces ballons multicolores qu'on lâche par dizaines, chacun emportant avec lui une étiquette qu'on souhaite voir revenir par la poste. On se plait à rêver.

Dans le cas du blog, c'est gratuit. On se fait plaisir et on peut faire plaisir à quelqu'un. Il n'y a qu'à lire les compliments laissés par endroits (je ne parle pas de mon blog ! ). C'est souvent mérité. Aussi me posé-je la question de savoir si je dois par exemple faire un post sur les personnes avec lesquelles je voyage et avec qui je parle régulièrement. Je sais que certaines me lisent. Pas toutes. Je ne dis pas non, mais pour l'instant je me contenterai de ces private jokes. A une exception près, car il y a toujours des exceptions. Cette exception s'appelle Pascal.

ENGLISH VERSION

Since we are speaking frankly…

It's been several months since this blog exists. For me it is a way to share my emotions with you, my feelings, some good or bad moments I have (in the public transportation). It is also a mean for me to vent my temper, especially when it becomes bad. Some readers come on a regular basis, more or less often, letting a comment or a remark. I can sometimes find a track through what I am reading on other blogs. Some close relations belonging to my friends' circle ask me what will be the next issues.

To a certain extent one's writing for oneself and a bit to please the others too. It is possible to write insignificant things for the great majority of readers, but that can be understood only by one unique reader (if only the post is read of course). I like to know that this person I know may say while reading this blog : "Hey, this is for me !", or "Hey, for sure he is thinking about me when he writes this !".It looks like a message in a bottle. You give it to the ocean without knowing what will come of it, but at the same time we hope that it will travel far away, to be read on the other side of the world. As well for the multicolored balloons that are released, each one of them carrying a label you would like to find one day in your letter box. Everyone is allowed to dream.

With a blog, it is free. You can please yourself or please someone. The only thing you have to do is to read the comments let by readers (I am not speaking about my blog !). They often deserve it. So I ask myself whether or not I have to issue a post about the person I am traveling with and to whom I can speak on a regular basis. I know that some of them are reading my blog. Not all of them. I don't say I won't do it, but for the time being I prefer to concentrate on these private jokes. With one exception, because there are always some exceptions. This exception is called Pascal.

samedi 28 mai 2005

En attendant lundi

Vous ne savez pas quoi faire ce week end? Peu importe votre niveau en anglais. Si vous avez quelques minutes, allez faire un tour par là

  • Store Wars


  • Il reste un peu de moquette mon Capitaine !

    Il reste un peu de moquette mon Capitaine !



    Enfin, avant d'aller voter, je vous laisse réfléchir à ce nouveau "projet" qui en fait rêver quelques uns...

  • Le site officiel du Tunnel sous l'Atlantique

  • Un partenaire
  • vendredi 27 mai 2005

    Le 5ème élément : l'amour

    Pour ceux qui ont vu le film et tant pis pour les autres, le 5ème élément qui permet une fois de plus à Bruce Willis de sauver notre planète de la désintégration, c'est l'amour. Y a-t-il de l'amour dans les transports en commun ? Possible. Sûrement. Cela dit, lorsqu'on évoque les transports en commun, ce n'est pas à l'amour qu'on pense en premier nécessairement. Ni en deuxième, ni en troisième d'ailleurs…

    Sauf à parler des avions (autre moyen de transport en commun) et de son fameux "Mile-High Club » qui en fait fantasmer plus d'un, on peut aussi citer le récent et moins connu « Mile-Deep Club » pour les usagers du Tunnel sous la Manche (et pas pour ce que vous pensez !). On fantasme plus sur les toilettes ou les sièges inclinables d'un avion de ligne que sur ceux des trains (de lignes aussi). Faire l'amour dans les toilettes d'un avion à 50.000 pieds au dessus de l'Océan Indien et à destination de l'Ile Maurice est certainement plus bandant que dans le Paris - Remiremont, avec toute la poésie qui va avec ! En ce qui concerne la faisabilité, depuis le tragique 11 septembre, les choses ont cependant changé. L'avantage devrait revenir du côté du train.

    D'autres que moi y ont réfléchi. A force de se regarder les uns les autres, ou d'observer les autres, on finit toujours par laisser aller son imagination. J'en veux pour preuve cette analyse faite par une femme (Anne Roumanoff pour ne pas la citer), qui constate que « si dans les avions les stewards sont souvent beaux mais homo, dans les trains les contrôleurs ne sont pas très beaux mais toujours hétéro.... ». Sur les uns elle a posé le regard et laissé aller son imagination. Les autres ont posé le regard sur elle et lui ont fait part de leur imagination.

    Tout cela bien sûr est extrême. Il ne s'adresse pas au commun des mortels que nous sommes et pour qui l'amour dans les transports en commun s'exprime plutôt à grands coups d'ignorance ou d'indifférence et de mépris… Avec parfois une éclaircie sous la forme d'un croisement de regards ou d'un sourire à peine ébauché. Et il y a quelques yeux dans lesquels on pourrait facilement se noyer…

    Quel est le nombre d'idylles nées d'une rencontre dans les trains de banlieue où il n'est pas possible d'avoir la moindre intimité ? S'il s'avère qu'il est possible de bâtir le début d'une relation, alors on peut sauver le monde.

    jeudi 26 mai 2005

    Le 5ème élément : la terre

    C'était jusqu'ici assez facile d'associer le feu, l'air et l'eau avec des éléments qu'on trouve dans les transports en commun, respectivement la chaleur, les odeurs et la transpiration. Pour le quatrième élément de la série, la terre, j'utiliserai une des forces que nous subissons en permanence sur notre planète Terre, plus ou moins selon qu'on habite au niveau de la mer ou en altitude, ou selon les caprices de la météo. Nous y voilà ! Vous l'avez compris, j'ai pensé à la pression. Pas celle que je peux m'offrir en demi après une grosse chaleur, bande d'ivrognes ! Je parle de la force physique qui s'exerce sur nos épaules. Dans les trains surchargés on ressent une certaine forme de pression, pas seulement au niveau des épaules. Cette pression peut être terrible par moment. Elle variera selon l'affluence des voyageurs.

    Lorsque le train est bondé, tout le monde ne peut pas s'agripper à une barre ou à un objet solidement fixé, comme une poignée de porte ou un dossier de banquette. Ainsi les gens se tiennent et se maintiennent les uns les autres. Lors d'un démarrage en douceur ou lorsque le train roule, même à pleine vitesse, de façon régulière, il n'y a pas de problème particulier, mis à part le fait qu'on est « un peu » serré. La masse compacte de voyageurs va se déplacer d'un bloc et corrigera d'elle-même son mouvement, ceux qui peuvent se tenir retenant plus ou moins les autres.

    Par contre, en cas de coup de frein brutal, même les plus costauds ne pourront retenir le déplacement de tous ces corps. La force d'inertie est monstrueuse. Malheur à ceux qui sont entre une paroi et la masse des voyageurs ! Ils devront attendre la fin du freinage pour être soulagés. De même si le freinage brutal est suivi immédiatement d'un redémarrage tout aussi soudain. L'effet de déplacement de la foule sera amplifié par le mouvement de reprise d'équilibre qu'elle avait entamé par réflexe lors du freinage. C'est ce qu'on appelle se faire prendre à contre-pied. Quand on est seul, ça passe, à plusieurs dizaines dans un espace clos, ça fait des dégâts (note pour les connoîsseurs : imaginez le rigodon final de la bande des pêcheurs dans une rame de RER). Et dans ces cas là, si vous avez le loisir d'observer les grimaces des autres voyageurs, ne vous privez pas du spectacle !

    mercredi 25 mai 2005

    Le 5ème élément : l’eau

    L’eau, symbole de la vie par excellence, dont nous sommes composés en grande partie… C’est l’objet de ce troisième épisode, après le feu et l’air. Car de l’eau on en trouve aussi dans les transports en commun. L’eau dont je vais vous parler est de celle qui se rappelle à notre bon souvenir lorsque les événements ou l’environnement dans lequel nous évoluons tendent à nous la faire rendre. En d’autres termes, lorsque nous transpirons.

    En 2003, année de la fameuse canicule qui a permis à certains de venir travailler le lundi de Pentecôte, des températures extrêmes ont été atteintes dans les trains. A voir l’état de liquéfaction avancée de nombreux voyageurs à ce moment là, j’imagine les hectolitres de sueur qui ont transpiré de milliards de pores pour finalement s’évaporer sans procurer la moindre sensation de fraîcheur.

    Généralement, quand on évoque l’eau ou lorsqu’on pense à de l’eau, on a plutôt tendance à l’imaginer fraîche, limpide, pure et claire. On peut éventuellement penser à celle tiède dans laquelle on se plonge voluptueusement l’heure du bain venue. Et bien sûr, en cas de grosse chaleur, à la fraîcheur de celle qui nous permettra de supporter ce moment pas toujours agréable.

    En attendant, celle que nous dégorgeons dans le RER lors des grosses chaleurs a plutôt le goût salé de grandes dégoulinades tiédasses qui détrempent les vêtements. On n’ignore plus rien alors des dessous de bras de nos congénères, des sous-vêtements féminins qui font office de gouttières, des chemises ou T-shirts détrempés dans le dos. Les gros en particulier ne sont pas à la fête. Dans ces conditions, mieux vaut éviter de se frotter à son voisin…

    A l’inverse, en hiver, les voitures étant chauffées (il arrive en été qu’elles le soit aussi et qu’en hiver elles ne le soient pas, mais bon…), l’eau ramenée dans les voitures les jours de pluie couvrira de buée toutes les fenêtres. Et je ne parle pas des voitures ayant stationné sous la pluie toute la nuit avec les fenêtres grandes ouvertes !

    Le 5ème élément : l'air

    L'air respiré dans les trains en sous-sol est-il encore de l'air? En tous les cas il n'a rien à voir avec celui que je respire chez moi à l'orée d'une forêt ou bien que j'ai pu respirer à la montagne ou au bord de le Mer du Nord. Cet air a déjà été respiré par des milliers de personnes, a été empoussiéré par le déplacement des rames et il a été aussi bien parfumé par les trains (huile de graissage, odeur de caoutchouc brûlé, moteur électrique surchauffé, plaquettes de freins rougies...), que par les quelques "restaurants" en sous-sol (style graillon de fast food made in the USA, fromage brûlé des croque-monsieurs), sans oublier l'effluve plus ou moins subtile laissée par chacun d'entre nous. Et dans ce domaine on a parfois affaire à des champions.

    J'ai également un problème. Je suis sensible aux odeurs. En fait j'ai un nez et je détecte trop facilement la moindre odeur, donc forcément les petites et les mauvaises. Et pour celles-ci, je ne dirai pas que je ne les supporte pas car elles ne me rendent pas malade, mais je les trouve désagréables. Je suis moins incommodé par l'odeur d'un lapin ou un faisan tué à la chasse la veille et que je vais vider, que par l'odeur au petit matin d'un voisin qui pue le tabac froid.

    Dès le matin ça m'agresse. Et ils sont encore nombreux malgré la chute sensible du nombre de fumeurs en France. Leurs cheveux, leurs vêtements, leur peau... tout est imprégné de cette odeur. A croire qu'ils ont passé la nuit dans un cendrier plein et du coup j'imagine qu'ils ont des mégots plein les poches.

    Un autre exemple ? Certains parfums féminins et eaux de toilette masculines. Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, trop c'est trop, le mieux est l'ennemi du bien, etc. Des banalités me direz vous. Pourtant certaines fragrances sont parfois écoeurantes. Comment expliquer chez vous le soir en rentrant que vous étiez scotché dans le train à une femme s'étant déversé la moitié d'un flacon de Shalimar avant qu'elle ne quitte le bureau. Ne semblerez-vous pas suspect? N'éveillerez-vous pas les soupçons?

    Enfin, sans pour autant vouloir lister de façon exhaustive les différents parfums sentis dans ces lieux, une mention toute particulière à ceux qui ne savent pas dans quel rayon trouver du déodorant et à ceux qui de façon furtive, et dans l'anonymat de la foule, vous lâchent une caisse discrète mais franchement nauséabonde et persistante.

    ENGLISH VERSION

    Is the air you are breathing in the RER still air ? Anyway it has nothing to see with the one I can breathe at home, at the edge of a forest or the one I could breathe in the mountains or along the North See. This air has been already breathed by thousands of persons, was covered with dust by the moving of trains and has been also perfumed by the trains (lubricating oil, burned rubber smelling, overheated engines or break pads...), and by the so called underground "restaurants" (burn fat style produced by USA made fast foods, burned cheese coming from "Croque-Monsieurs"), and I should not forget to mention the more or less subtle effluvium let by each one of us. In some cases you can face real champions from time to time.

    I also have a problem. I am sensitive to smells. In fact (like everyone), I have a nose and I can easily detect the least of the smells, by the way small ones and bad ones. And for those ones, I won't say I can't support them because I am not sick, but I really think they are unpleasant. I am less bothered by the smell of a dead rabbit or pheasant killed during a hunting the day before when I have to clean out them, than by the smell of stale cigarette smoke in the early morning.

    In the early morning I feel like if I were attacked. And they are numerous even with the recent and important decrease in the number of smokers. Their hair, their clothes, their skin… everything is impregnated with this smell. It looks like they spent their night in an ashtray and then I can imagine them with their pockets full of cigarettes butts.

    Another example ? Some feminine perfumes or male after-shaves. In this area like in many others, too much is too much and it’s better to leave well alone. You think it’s a common place? Some fragrances are sometimes disgusting. How will you explain the feminine smell on your suit, tonight when you are back home ? By saying you were stuck in the train to a woman who had poured onto her half a bottle of Shalimar before leaving her office ? For sure you will look suspicious !

    As a conclusion, without trying to list all the smell you could smell in the train, I have a special award to those persons who don’t know where to buy a deodorant and to those who in a furtive way , taking the advantage of the anonymity of a crowd, are able to release a smelly fart frankly putrid and persistent.

    lundi 23 mai 2005

    Le 5ème élément : le feu

    Ici, dans les trains bourrés à craquer de voyageurs azimutés, il vaudrait mieux parler de chaleur. Pas de la chaleur au sens de la chaleur du coeur ou d'un accueil, non, la chaleur humaine. La chaleur qui se dégage de tous ces corps pressés les uns contre les autres. On atteint des summums en été. Les trains ont stationné toute la journée en plein caniar. Il n'y a plus d'air frais sous terre depuis longtemps. Même en hiver il n'y fait pas froid. L'air chaud et les rayons du soleil ont tout réchauffé. Même les barres auxquelles il vaut mieux s'agripper ont une température supérieure à celle du corps. On ne se brûle pas en les empoignant mais on ressent très bien leur chaleur.

    L'effet est frappant lorsque les portes s'ouvrent en face de vous alors que vous attendez sur le quai. Pas très loin de la sensation ressentie lorsque vous ouvrez la porte du four dans lequel vous faites cuire votre poulet fermier ou pour vérifier la cuisson de votre tarte aux pommes. Seulement là il ne s'agit pas d'un four. Et si quelque chose y a cuit ce n'est certainement pas une tarte. Ce n'est pas l'odeur de la tarte aux pommes qui vient vous chatouiller les narines...

    Aucun courant d'air. Aucun refroidissement d'air ou de climatisation. Cet été j'emporterai un thermomètre. Je suis sûr qu'à certains moments la température à l'intérieur des voitures atteint voire dépasse les 40° C. Les plus faibles palissent à vue d'oeil et tombent comme des mouches. Tout le monde ruisselle et dégouline de partout. Les vêtements collent à le peau. Un gigantesque concours de T-shirt mouillé a commencé. Les meilleures places sont celles à côté d'une fenêtre entrouverte. Un courant d'air frais y passe à peine.

    Et dire qu'il va falloir remettre ça. C'est presque pire quand on sait ce qui nous attend. Normal finalement que tant de personnes continuent à préférer la voiture. Elles ont toutes la clim' à l'intérieur. Quant au problème de la pollution...

    ENGLISH VERSION

    Here, in the overcrowded trains with crazy people, it would be more appropriate to speak about heat. Not the warmth in terms of the warmth coming from a heart or a welcome, I mean the human heat, the heat coming from all those pressured bodies, ones against the others. The peak is reached in summer time. Trains have remained all the day in the sun. It’s been a long time since there is no more fresh air in the underground. Even in winter it is never cold. Everything was warmed by the air and the ray of sunshine. The temperature of the bars on which it is better to hang on is higher than the temperature of your body. You won’t be burned, but you can clearly feel they are hot.

    The result is more striking when the door of the train opens just in front of you. Not so different from what you could feel while opening the door of your oven in which a free-range chicken is being cooked. Or when you want to verify the cooking of your apple pie. But in that particular case you are not in front of an oven. And if something is being cooked, it is certainly not an apple pie. What you are smelling doesn’t look like an apple pie at all.

    No fresh airstream. No air cooling nor air conditioning. Next summer I will bring a thermometer with me. I am almost sure that from time to time, inside the train, the temperature is higher than 40° C (104° F). The weakest loose their color (or become red) and fall down like flies. Everyone is streaming and trickling from every part of the body. Clothes are sticking to the body. A huge wet T-shirt competition has started ! The best places are the one close to an opened window. An air stream you can feel seams to be fresh because of the water you have on yourself.

    To think we have to face it again in a near future ! It is almost worse when you know what is waiting for you. Consequently it’s not surprising to notice that people keep on going to work with their car. They all are equipped with air conditioning. No care for pollution issues…

    vendredi 20 mai 2005

    70 km/h aux heures de pointe...

    Une fois n'est pas coutume, les problèmes de signalisation ont démarré dès le matin hier. A partir de Pantin le train s'est mis à rouler à la vitesse d'un escargot. Avec de nombreux arrêts en pleine voie. Le soleil est déjà levé et l'effet de ses rayons commence à se faire sentir à travers les fenêtres. Le train devrait être arrivé depuis cinq minutes maintenant.

    Le conducteur nous signale enfin que nous sommes arrêtés (merci pour l'info) et que nous roulons au ralenti (ça aussi on savait). Il ne nous reste plus encore une fois, qu'à nous résigner et subir un retard supplémentaire. Ce serait plus facile à gober si d'autres trains eux ne nous dépassaient pas de tous les côtés. Cerise sur le gâteau, il nous annonce que le régulateur a finalement décidé de nous détourner sur la Gare de l'Est. Ben voyons...

    Arrivé Gare de l'Est je me retrouve en bout de quai. Il me faudra cinq minutes pour arriver dans la gare et 5 de plus pour accéder au quai du métro. Je dis bien accéder car les couloirs sont pleins, le quai noir de monde, les rames de métro rares. Et pour cause, on nous annonce un incident voyageur sur la ligne qui perturbe sérieusement le trafic. La poisse me poursuit.

    Comble de l'ironie, c'est en ce moment que débute une campagne d'affichage vantant les vitesses records mises pour joindre le centre de Paris. 70 km/h en heure de pointe, des pointes à 120 km/h pour rejoindre le centre-ville! Publicité mensongère...

    Des journées comme celle-ci n'encouragent pas les conducteurs à laisser leur voiture au garage. Ils préfèrent encore prendre le risque de se retrouver coincés dans des bouchons ou d'être flashés par les radars.

    70 km/h en heure de pointe ! Ha ha ha ! Encore faut-il que ça roule !
    Allons voir les Sex Pistols mon Capitaine !

    Allons voir les Sex Pistols mon Capitaine !

    jeudi 19 mai 2005

    Dans cette galère

    Il y a quelques jours, c'était lundi 18 avril (il y a un mois maintenant), arrivé à la station Auber, je jette un coup d'oeil à ma montre. Là je m'aperçois qu'il me reste cinq minutes pour attraper ma correspondance. Je presse donc le pas histoire d'assurer. En jetant un coup d'oeil aux écrans d'information je me rends compte qu'un certain nombre de trains à venir sont supprimés.

    Heureusement pas celui que je vise, mais celui que j'aurai eu si je n'avais pas pressé le pas. A cette heure de la journée, c'eût été regrettable car le suivant ce jour là était prévu 45 minutes plus tard.

    J'arrive donc à me faufiler dans la voiture. Le train n'a pas démarré et déjà il fait chaud. En plus j'ai couru. Mes camarades de galère transpirent aussi. Comble de l'horreur, le train s'arrêtera dans toutes les gares avec des soldes de voyageurs positifs, à savoir 1 qui sort et dix qui rentrent. Nous sommes bien sûr plongés dans l'obscurité. Normal il y a du monde debout partout, y compris devant les fenêtres. L'air ne circule pas. Une voix féminine demande à ce qu'on ouvre les fenêtres. Pas de chance elles sont déjà toutes ouvertes. Le train s'arrête tous les dix mètres, ce qui fait râler et jurer un homme, mais aussi rire la moitié du wagon.

    Ce n'est qu'à Villiers-sur-Marne que le conducteur nous annoncera qu'un problème de signalisation est à l'origine de tout cela. Nous vous remercions pour votre compréhension...

    ps : résultat des observations du 18 avril. Il y a deux chevreuils adultes à l'endroit habituel. L'un d'eux était couché (une femelle sans doute), l'autre un peu plus loin était sur ses pattes. L'une de ses pattes semblait folle (un mâle sans doute). le résultat d'un accident?

    mercredi 18 mai 2005

    La vengeance des Sith

    Une fois n'est pas coutume, je ne publie pas ce post tranquillement de chez moi, mais depuis l'ordinateur d'un ami à Cannes. Et ça c'est super !

    Cannes ? Mais que fait Maurice à Cannes ? Tout simplement il va assister à la projection du dernier film de la fameuse série "Star Wars". Vous rendez vous compte ? Non, vous direz vous. Maurice se la pète. Je n'en crois pas un mot. Il nous raconte des histoires. Eh bien non ! Figurez vous que vous lisez le blog d'un privilégié qui va pouvoir assister à la projection en avant-première mondiale du film de l'année (en attendant le prochain "Harry Potter") pendant que vous êtes toujours à la recherche de la bande-annonce du film ou d'images ou d'extraits inédits.

    C'est l'occasion qui fait le larron. Et cette occasion je ne pouvais pas la louper. Ce n'est pas le fait de paraître au milieu de toutes ces célébrités qui m'attire. Je ne rêve pas de faire la une des magazines ou encore plus modestement de retrouver ma photo parmi les pages people "Spécial Cannes" de vos magazines préférés. Non, c'est tout simplement le fait de pouvoir dire : "J'y étais !". C'est complètement futile, je vous l'accorde, mais j'aime bien. Surtout quand je pense aux envieux et il doit y en avoir, qui se sont démenés comme de beaux diables pour en être, pour participer à cet événement unique. Par contre je serai honnête sur un point. Je vous promets de ne pas vous raconter le film. J'ai horreur qu'on me raconte un film ou un livre que je compte aller voir ou lire. C'est promis !

    En attendant vous voudrez bien m'excuser. Mes amis m'attendent. Ils ont organisé une "petite fête", non pas pour ma venue, mais pour l'occasion et je ne voudrais pas la manquer pour deux sous. Je vous raconterai.

    ps : je viens de me réveiller. Je suis seul dans le wagon. Le train est arrêté à son terminus. Il fait noir dehors. Je me suis assoupi...

    mardi 17 mai 2005

    Allô Gros Con ?

    Tout le monde s'accorde pour le dire, le téléphone mobile offre beaucoup d'avantages. Il a aussi malheureusement aussi beaucoup d'inconvénients.

    Dans les transports en commun, et dans le train en particulier, il n'est pas rare d'être sorti de sa torpeur ou distrait de sa lecture par des sonneries polyphoniques en version THX capables de réveiller les morts. Au passage vous pouvez imaginer un tas de choses sur le caractère, le sens de l'humour, le sérieux, la maturité, voire l'état de santé mentale du propriétaire du téléphone. Dis-moi quel est ta sonnerie de téléphone et je te dirai qui tu es.

    (Petite parenthèse pour que vous m'indiquiez en commentaire, ça vous prendra 30 secondes, quelle est la vôtre. Juste pour voir !)

    Le temps qu'il soit extirpé du fin fond du sac à main ou du cartable, vous avez donc droit pour pas cher à écouter l'intégrale du dernier tube à la mode ou les imitations de cris d'animaux (chiens, grenouilles, oiseaux, chats, lapins à oreilles molles…).

    Retranscription d'une conversation téléphonique, entre un homme et j'ai supposé son épouse, à laquelle ont eu droit malgré eux tous les voyageurs de la quatrième voiture du train de 19 heures 16.

    Lui : Allô ? C'est moi !
    (Pas bonjour, pas coucou)
    Elle : …
    Lui : T'es où ?
    (Les préliminaires ça sert à quoi déjà ? J'imagine les moments de tendresse du samedi soir…)
    Elle : …
    Lui : Viens me chercher à la gare dans dix minutes !
    (Et que ça saute ! On est marié depuis trop longtemps pour dire encore STP)
    Elle : …
    Lui : Bon ben je rentre à pied alors.
    (Bien fait !)
    Elle : …
    Lui : Je te retrouve à la maison.
    (A la place de l'autre je prendrais tout mon temps et la prochaine fois qu'il m'appelle je laisse sonner).

    Fin de communication.

    ENGLISH VERSION !


    Every one will agree on this, mobile phones have many advantages. Unfortunately they also have many disadvantages.

    In the public transportation, and particularly in the train, it is not rare to be awaken or distracted from reading by polyphonic alarms in THX version, able to awaken a dead person. By the way you can imagine many things about the character, the seriousness, the maturity, even the mental health of the owner of the phone. Tell me what is your phone ring, and I will tell you who you are.

    (This being said, do not hesitate to let me know what is your phone ring. Just to see.)

    The time needed to get it from the bottom of your bag or purse, then it is possible to listen to the complete remix version of the latest song or to the imitation of an animal cry (dogs, frogs, cats, rabbits with falling ears...).

    This is the retranscription of a phone conversation between a man and his "supposed" wife. Every one in the fourth car of the 7:16 PM train could hear it.

    He : Allo ? That's me !
    (No hello nor peek-a-boo)
    She : …
    He : Where are you ?
    (Could you remind me what are preliminaries for ? I can imagine those Saturday nights, full of tenderness moments…)
    She : …
    He : Come and get me at the train station in 10 minutes !
    (Hurry up ! We are married for long enough to say please)
    She : …
    He : Ok so I will walk my way home.
    (Well done !)
    She : …
    He : We will meet at home.
    (Would I be the other one, I would take all time necessary and the next time I would let the phone ring).

    End of communication.

    samedi 14 mai 2005

    Complément d'information

    Je vous ai parlé des photos de contenus de sacs et j'ai oublié de mentionner où il est possible de les voir.
    Il faut que je rattrape mon oubli !

    C'est sur

    Le sac des filles

    Qu'est-ce qu'il dit ?

    Encore un détail frappant. Détail, mais pourtant énorme. La proximité de certaines habitations (maisons individuelles et immeubles) avec les voies ferrées. Des maisons construites le long des voies il y en a des centaines. Et ça continue. Il s'en construit régulièrement sur le moindre lopin de terre libre. Entre les trains de banlieue, les trains grandes lignes, les trains de marchandises, les trains postaux, les trains couchettes et les trains de service, cela fait combien par jour ? A multiplier par deux puisque ça roule dans les deux sens ! Plus on se rapproche de la capitale, plus il y en a.

    Le bruit est assourdissant. Sans parler des vibrations et de la pollution des locomotives au diesel qui crachent une fumée noire de particules cancérigènes presque aussi dense mais beaucoup plus nauséabonde que les trains à vapeur d'un autre temps. Rajoutez encore les avions qui décollent ou qui atterrissent, les avions de tourisme qui font du rase-mottes et la circulation automobile. Qu'obtient-on ? L'enfer…

    J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de dîner chez des amis dans leur jardin. Leur maison se trouve à environ 80 mètres de la voie ferrée. Elle n'est pas en première ligne. Il y a un écran entre les deux : une autre rangée de maisons. Mais en regardant sur le côté on peut voir les trains passer. Au passage d'un train vous pouvez (devez) cesser toute conversation à moins de hurler pour se faire entendre. Le pire ce sont les trains de marchandises. Ils sont beaucoup plus longs et j'ai l'impression qu'ils roulent moins vite (à moins que ce soit la taille du convoi qui fasse penser cela).

    A d'autres endroits, le train passe carrément au-dessus des toits des maisons, au niveau du sixième étage de plusieurs immeubles. Cuisines, salons, chambres à coucher sont ainsi exposées à la vue de tous. Les gens qui habitent ces lieux doivent attendre avec impatience la prochaine grève SNCF (dans quelques jours). A moins qu'étant habitués au passage régulier des trains, le silence les empêche de dormir ?

    vendredi 13 mai 2005

    Le contenu du sac de Maurice

    Il y a quelques jours je vous avais fait part de mes réflexions au sujet du contenu des sacs que nous transportons tous les jours. Fait du hasard ou conséquence d'une lecture, l'idée semble avoir fait des émules. Un blog affiche le contenu de vos sacs. Choisissez la catégorie dans laquelle vous voulez concourir (rose pour les filles, bleu pour les garçons) en envoyant une photo à lanylane@msn.com
    En attendant voici ce qui m'a atterré lorsque j'ai commencé à étaler le contenu du mien !
    Le sac au trésor de Maurice mon Capitaine !

    Le sac au trésor de Maurice mon Capitaine !

    jeudi 12 mai 2005

    C'est le printemps

    Ce n'est pas une nouvelle, tout le monde le sait et a pu s'en rendre compte grâce à plusieurs détails : températures en hausse, allongement des journées, passage à l'heure d'été, apparition des premières fleurs et des premières feuilles. Du côté animal, en particuliers chez les oiseaux, petits et gros connaissent aussi leur montée de sève. Les luttes pour la conquête ou la conservation d'un territoire ou d'une femelle ont repris.

    Ce qui me réjouit le plus c'est de me rendre compte que le chevreuil est revenu. Il est toujours visible à peu près au même endroit et aux mêmes heures. Celui-là aura été épargné par les chasseurs et tous les dangers qui peuvent le guetter, surtout à une telle proximité de la voie et des routes. Il fréquente les abords de la voie ferrée à une centaine de mètres à peine des habitations. Parfois à deux ou trois mètres à peine du train qui passe. L'année dernière, en plein été, c'était une femelle accompagnée d'un faon (pas ailé celui-là). Il y a deux ans maintenant, c'était 2 ou 3 adultes qu'on pouvait apercevoir. Toujours au même endroit. Etaient-ce les mêmes ? La même harde ?
    Le chevreuil est toujours là mon Capitaine !

    Le chevreuil est toujours là mon Capitaine !


    Après une journée passée dans un lieu on ne peut plus urbanisé, c'est un spectacle dont, même s'il est fugitif, je ne me lasse pas. D'autres que moi, mais nous sommes très peu nombreux, les ont remarqué.

    J'imagine certains d'entre vous ayant terminé de lire ce post écrit il y a plusieurs semaines mais retranscrit seulement maintenant. Combien êtes-vous à regretter une fois de plus de ne pas aller vous coucher plus tôt au lieu de lire des textes affligeants. N'hésitez cependant pas à revenir. Un de ces jours je vous raconterai l'histoire de Paf le chien et de Flip-Flap la girafe.

    Lumière

    C’est devenu un rituel, à peine suis-je assis dans le train, et déjà je sors mon calepin et mon stylo de mon cartable. C’est un moment attendu. Sans que ça soit devenu une obsession, la rédaction de ces articles quotidiens occupe de plus en plus mon esprit. La présence d’amis m’accompagnant m’empêche parfois de le faire, mais ne m’empêche pas de penser à ce que je pourrais dire, et comment l’écrire. J’ai consacré des heures auparavant à la lecture, maintenant c’est l’écriture.

    Je suis maintenant prêt à coucher sur le papier des idées ou des sentiments du moment. Sinon je laisse aller mon imagination, à la recherche d’une idée, perdu dans mes rêveries. Encore faut-il que j’aie pu m’asseoir sur un siège côté fenêtre. Pour deux raisons.

    La première raison c’est la luminosité. Maintenant qu’il fait jour à l’extérieur, l’éclairage à l’intérieur des voitures est éteint. A l’étage, les jours où le ciel est nuageux, si vous êtes assis au milieu de la voiture (côté couloir), c’est trop sombre pour lire ou écrire. La taille des fenêtres trop petites ne laisse pas passer suffisamment de lumière. D’autant que le peu de lumière qui passe est occulté par la présence d’un écran total ayant la forme d’un corps.

    La deuxième raison, c’est pour la vue. Même si j’ai déjà fait ce trajet des centaines de fois, et dans les deux sens, en étant assis à gauche ou à droite, dans le sens du train ou pas, le paysage change sans cesse. Il évolue au gré des saisons, des travaux, des ans, du moment. Par ailleurs votre imagination n’emprunte pas les mêmes chemins si votre regard se perd dans les forêts que vous traversez ou bien s’il s’attarde sur votre voisine d’en face (celle qui en ce moment se dévisse la tête et louche par-dessus l’épaule de sa voisine pour essayer de lire le message qu’elle tape sur son téléphone mobile).

    mardi 10 mai 2005

    Souvenirs

    Ce qui suit est une tentative de reconstitution historique à partir d'événements vécus. Si vous vous sentez le courage de compléter cette description, n'hésitez pas, je publierai l'intégrale par la suite.

    Ainsi donc me reviennent à l'esprit des images, et des sons remontant probablement au tout début des années 70. J'ai pu partir à cette époque aux sports d'hiver avec une tante, et le voyage s'est fait en train (évidemment).

    Les ouagons (c'est comme ça que je prononce, tout comme je prononce le « t » du chiffre 20) étaient verts, avec un marchepied assez haut. Il fallait par endroit monter la jambe très haut pour pouvoir monter en voiture. Peut-être parce que le départ se faisait au niveau de la mer ? Il fallait aider les grands-mères à se hisser en les poussant, et il n'y avait pas d'autre choix que d'appliquer ses mains sur les postérieurs rebondis. J'étais bien sûr trop petit et pas assez costaud pour le faire mais ça me laissait le loisir d'apercevoir l'envers du décor. Tout cela se faisait dans la bonne humeur car ces messieurs ne devaient pas trop montrer la difficulté qu'ils avaient eu et l'effort qu'ils avaient eu à fournir pour porter ces séants, au risque de vexer ces dames. Suivaient ensuite les bagages qu'il fallait porter à bout de bras dans des filets à l'intérieur des compartiments.

    Auparavant il avait fallu se frayer un passage dans le couloir qui desservait les compartiments. J'ai sûrement passé des heures à voyager debout dans ces couloirs à regarder le paysage. En été on pouvait faire coulisser les fenêtres vers le bas pour les ouvrir, en tirant sur deux poignées en aluminium vissées dans la vitre « securit ». Partout des cendriers et la fameuse pancarte écrite en quatre langues. Ne pas se pencher par la fenêtre. Do not lean out of the window. Nicht inhaus lehnen. E pericoloso sporgersi (de mémoire : « Et père i'colle au zoo ce porc Gerzi ». Merci Gotlieb et tes rubriques à brac). Le passage d’un ouagon à l’autre se faisait par un sas. Il fallait tirer assez fort pour écarter les portes coulissantes. On se retrouvait alors plongé dans l’obscurité, dans un énorme soufflet en caoutchouc à l’intérieur duquel il fallait se cramponner tant on était secoué. Le vacarme à l’intérieur était assourdissant.

    Les compartiments étaient décorés de photos en noir et blanc représentant les plus beaux châteaux de France et de Navarre. Pour y entrer il fallait faire coulisser la porte en tirant assez fort. Les banquettes étaient en skaï vert et pour la nuit, car il s'agissait de trains couchettes, il fallait procéder à une modification de la configuration pour se retrouver avec 6 couchettes en relevant le dossier et l'assise.

    Le chauffage était du style tout ou rien, c'est-à-dire chaud ou froid. Pas d'air climatisé ou pulsé. Sous la fenêtre que l'on pouvait ouvrir de la même manière que dans le couloir, il y avait une tablette qu'on pouvait relever pour jouer aux cartes et un ou deux cendriers en aluminium estampillés SNCF, avec un couvercle qui claquait.

    Les toilettes étaient on ne peut plus rustiques. Un trou donnant sur la voie qu'on voyait défiler au rythme régulier du claquement des roues sur les rails. Un clapet à commande au pied faisait office de chasse, quand il y avait encore de l’eau dans le réservoir. En position accroupie, vous pouviez ressentir un courant d'air froid qui vous passait toute envie de vous éterniser. Le PQ en papier glacé (d'une couleur un peu plus foncée que la page de mon blog) ne devait pas coûter cher. La lunette une fois relevée était retenue par une sorte d’aimant si j’ai bonne mémoire. Il y avait également un lavabo juste bon à se rincer les mains dans une eau non potable ou à se débarbouiller le visage au petit matin glacial, après une mauvaise nuit passée entortillé dans un sac à viande en drap, recouvert d’un couverture qui pique dans les tons rouges et la tête posé sur un oreiller marqué SNCF.

    Le voyage était entrecoupé d’arrêts dans des gares dont le nom était annoncé par haut-parleur. D’autres indications comme la durée de l’arrêt et l’énumération des correspondances étaient données dans un accent local différent selon les régions, par une voie masculine.

    Attention au départ, attention au départ !

    Dis Tatie, quand est-ce qu’on arrive ?

    lundi 9 mai 2005

    Le retour de Maurice

    Ca y est, Maurice est de retour !

    Et il faut qu'il se remette au boulot. Ce matin ma carte Navigo était toujours acceptée malgré deux semaines d'absence. J'avais pris la précaution, avant de partir, de la mettre dans un endroit où je n'aurais pas à la chercher au radar ce matin et bien m'en a pris car le réveil a été difficile.

    J'ai pu profiter de ces quelques jours de détente pour me balader dans une ville chère à Allison et bien évidemment goûter aux joies des transports en commun. C'est ainsi que je me suis retrouvé à une des extrémités de cette charmante ville de Montpellier, plus précisément du côté de l'Odysseum. Petit détail qui a son importance et qui pourrait être utile aux néophytes, les tickets s'achètent directement sur le quai grâce à des distributeurs automatiques. Le parcours se fait à l'air libre, c'est propre, rapide, lumineux.

    Il faut se rendre aussi à l'évidence qu'il s'agissait pour moi d'une expérience toute nouvelle, dans un environnement différent du quotidien, au milieu de personnes complètement inconnues et dans un état d'esprit libéré de toute contingence matérielle. C'était les vacances, le soleil brillait, le boulot et les soucis étaient oubliés... La seule chose importante, et encore, est qu'il fallait seulement que je sois attentif à la station à laquelle descendre. Et quand bien même je pouvais me tromper, un peu de marche dans ces conditions ne serait vraiment pas un problème.

    J'ai n'ai pas pu m'empêcher d'immortaliser cet événement, au moment du retour.
    Où sommes-nous mon Capitaine?>

    Où sommes-nous mon Capitaine?


    Le retour s'est fait comme vous vous en doutez, en sens inverse ! Direction l'Odysseum où la voiture attendait à l'ombre des arbres. Moralité : pas de problème de circulation, accès direct au centre ville, pas de problème de stationnement, pas de pollution...

    Conclusion : expérience positive que je recommande à ceux qui auront l'occasion de se rendre à Montpellier. C'est un peu comme les bus à Paris : il est plus agréable de voyager à l'air libre que sous terre. Lorsque j'y habitais, c'est l'option transports que je préférais, même si les couloirs réservés aux bus n'existaient pas encore comme aujourd'hui. Pour traverser Paris d'Est en Ouest c'est ce que j'aurais fait... moi ! Comprenne qui pourra.

    En attendant Allison a reconnu l'arrêt Comédie. Bravo !
    Vous jouez la Comédie mon Capitaine !

    Vous jouez la Comédie mon Capitaine !


    Et pour ceux qui ne sont pas encore monté dedans, voici ce que l'on peut voir de l'intérieur.
    Prochain arrêt à Comédie mon Capitaine !

    Prochain arrêt à Comédie mon Capitaine !

    samedi 23 avril 2005

    Y a quelqu'un?

    C'est lui qui tient le cerf-volant mon Capitaine !

    C'est lui qui tient le cerf-volant mon Capitaine !

    Bonus

    Bang Bang mon Capitaine !

    Bang Bang mon Capitaine !

    vendredi 22 avril 2005

    La Métrologie

    Quand j'étais à la Cité Universitaire, on menait la Belleville. J'y ai connu une Madeleine, qui travaillait à l'Opéra. Oh ce n'était pas une Etoile, elle n'avait même pas son Bac. Elle tenait un petit Commerce à Pigalle, avec les Filles du Calvaire.

    Elle était pas vraiment Blanche, mais attirante et pleine de Gaîté. Entre nous, pas de Convention. J'y ai pas été par quatre Chemin Vert. Pas besoin de lui raconter des Bolivar. Je lui apporte des Lilas, elle Hoche la tête : elle était Volontaire.

    Je l'emmène dans mon Dupleix. Oh bien sûr, ce n'était pas le Palais Royal, ni même la Chambre des Députés, mais y'avait la Place de Clichy.

    Au début elle voulait pas qu'on allume la Laumière. Je lui enlève sa Boissière, elle avait même pas Lamarck, alors que j'en témoigne, elle Porte Maillot. Ah mon Cadet ! Elle avait un Port Royal, et ses seins, quel Sulpice ! C'était pas Ternes. On aurait dit plutôt des Boulets Montreuil. Je Gobelins en caressant la houpe de son petit Riquet. « Passy vite, Gambetta ...» qu'elle me dit, « ... laisse moi au moins ôter mon Pantin !».

    Ceci dit, comme il fallait bien que je l'Abbesses avant la Trinité, je lui laisse ses Saint-Placide, et je descends sur les Buttes-Chaumont. Ca ne Sentier pas le Jasmin, plutôt la Poissonnière ou la Charonne.

    J'ai pas fait l'Ecole Militaire, mais j'suis pas un Invalides. Je lui sors mon Boucicault, une vraie Pyramide. « Odéon !» qu'elle fait « Ségur, Ségur, c'est Duroc ... ». Je lui colle la Réaumur et je m'introduis à grands coups de Rambuteau au fond de son Vavin. elle avait le Goncourt. Encore heureux qu'elle n'ait pas eu la Motte Picquet.

    J'avais plus qu'à la mettre à l'Anvers de la Place des Fêtes. Ce que je fais et je lui Bourg-la-Reine jusqu'à ce qu'elle n'en Picpus.

    Quelle partie de Plaisance. Faut dire qu'elle avait Arts et Métiers et qu'elle n'était pas restée Muette. « Bercy, Bercy ...» qu'elle me dit, « c'était Exelmans !».

    Faut dire que je lui avais fait La Fourche, le coup du Père Lachaise, du Pernetty, le Pont Marie et le Sully Morland. Mais alors qu'elle Pompe en Mabillon j'avais Malakoff, l'Arsenal et les Bourse complètement Rapée. J'étais Vaneau comme si j'avais grimpé les Pyrénées.

    Neuf mois plus tard, c'était le Quatre Septembre, elle me Télégraphe la Bonne Nouvelle. Voilà Edgar Quinet ! Quelle Tuileries ! Elle n'avait pas pris sa Bastille. Si encore elle avait eu ses Ourcq ou ses Ranelagh. Jussieu mieux fait de rester Issy.

    C'est qu'elle m'aurait traîné Billancourt, au Temple, devant le Pasteur, à La Chapelle de l'église de Pantin ou à la Mairie d'Issy. Fini la Liberté. Javel plus qu'à prendre un Pelleport pour Rome ou l'Argentine.

    Ah si j'avais Bel Air ! J'étais pourtant pas le seul car elle avait d'autres amants : Guy Môquet, le Colonel Fabien, Richard Lenoir, le Cardinal Lemoine, ce qui fait avec George V.

    MUTUALITE : Cité Universitaire et que tu croises Marcel Sembat, il vaut mieux que tu Gare Saint-Lazare, car on fait pas Trocadéro.

    Résultat de notre grand concours national : PAS DE GAGNANT !
    La réponse à la question posée précédemment était : RIPOU
    Un ripou, des ripoux !



    En voiture mon Capitaine !

    En voiture mon Capitaine !

    jeudi 21 avril 2005

    Incongruité

    Il y a parfois des personnes, qui par leur attitude, leur façon de se tenir, ou qui à cause d’un détail, ne colle pas du tout avec l’image que j’ai a priori ou que je pourrais avoir d’elles. Je dis bien « je » car chacun a ses propres référents.

    En ce moment par exemple, j’ai en face de moi une dame d’un certain âge, d’un âge certain diront d’autres (pour ne pas dire plus âgée extérieurement que moi) , bref la cinquantaine bien entamée, qui lit avec passion un journal spécialisé dans les courses de chevaux (Paris Turf pour ne pas le citer). Toutes les pages y passent. Les réunions à Paris, en province, nocturnes, en trot attelé, Tiercé, Quarté, Quinté +… Moi qui pensai qu’il s’agissait d’une lecture purement masculine, me voilà contraint de revoir mes a priori.

    Autre exemple croisé il y a quelques jours, celui d’un couple hyper BCBG, style NAP (Neuilly-Auteuil-Passy) pur jus. Pour Madame, la panoplie CPCH (Collier de Perles, Carré Hermès), le tout sur des vêtements de bons tons et dont la qualité à première vue ne semble pas faire défaut. Pour Monsieur, Le classique blazer bleu marine, coupé sport avec la cravate de la même boutique que le Carré de Madame, la chemise blanche à fines rayures, avec les boutons de manchettes qui vont bien. Aucune faute de goût… La Classe. Pour tous les deux, quelques bagues et chevalières à armoiries et montres qu’ils avaient du mal à dissimuler. Comment étaient-ils tombés dans ce train de banlieue à une heure de pointe ? Envie de s’encanailler ? Je me pose encore la question…

    Enfin, ultime incongruité, c’est le nombre de voyageurs qui s’échinent à prendre ce p….. de train tous les jours alors qu’encore une fois il a des problèmes. Nous sommes le 11 avril 2005, il est 19h25, le train qui a mis 24 minutes pour venir de Haussmann-Saint-Lazare est arrêté en gare de Val-de-Fontenay pour des raisons inconnues. Il y a une heure de ça maintenant, le RER A était bloqué suite à l’actionnement d’un signal d’alarme.

    Monsieur Le Sec a encore frappé ?

    Personne n'a encore trouvé le huitième mot se terminant par "ou" et qui prend un "x" au pluriel !

    A la tienne mon Capitaine !

    A la tienne mon Capitaine !

    mercredi 20 avril 2005

    Bagages à main (2)

    J'ai décrit très sommairement les différents sacs, sacoches, cartables, serviettes et mallettes trimbalées quotidiennement par les voyageurs de banlieue. La question maintenant est : que contiennent-ils?

    Voici une tentative de réponse sous forme de liste à la Prévert. Elle est sûrement loin d'être exhaustive et s'inspire surtout de ce que j'ai pu transporter un jour ou l'autre. C'est parti...

    Un livre, un parapluie, une paire de chaussures et un raton laveur, un peigne, une brosse, un tube de rouge à lèvres, des lunettes, des mouchoirs en papier, une trousse de maquillage, un journal, un magazine, des mots croisés, un trousseau de clés, de maison, de bureau, de voiture, un badge, un chéquier, un porte-monnaie, un stylo, un crayon, des ciseaux, du fil à coudre, des aiguilles, des médicaments, du parfum, un cahier, un calepin, un agenda, un PDA, un téléphone, un lecteur de cassettes, un lecteur MP3, un lecteur de CD, un CD, une cassette, des piles, un chargeur de batterie, des bas, des collants, des serviettes périodiques, des tickets de métro, un ticket de Loto, du papier, des prospectus, des bijoux, une montre, des cigarettes, un briquet, des allumettes, un couteau suisse, un coupe-ongles, des horaires de trains, de bus, une photo, des timbres, une lettre, un bouton, une épingle à nourrice...

    Sans oublier tout ce qui peut se manger ou boire : eau, soda, jus de fruits, chewing-gum, pomme, orange, banane, sandwich, viennoiserie, pain...

    Bref tout ce dont on aura peut-être besoin un jour.

    Question aux lecteurs : transportez-vous autre chose que ce qui est listé?

    Il faut ouvrir le pont-levis mon Capitaine !

    Il faut ouvrir le pont-levis mon Capitaine !

    mardi 19 avril 2005

    Bagages à main

    En observant une fois de plus les voyageurs qui m'accompagnent, je me suis demandé quelle quantité d'objets divers et variés nous pouvions transporter tous les jours. Partant du principe que la quasi-totalité des personnes dans un train de banlieue s'absente pour une journée, il vaut mieux prévoir et emmener ce qui nous a un jour manqué.

    Rares sont les personnes qui voyagent les mains dans les poches. Il y en a tout de même deux catégories : ceux qui portent un sac et ceux qui en portent deux. Dans la première catégorie (un sac) on trouvera une majorité d'hommes et une minorité de femmes. La deuxième catégorie (deux sacs) est composée presque essentiellement de femmes, les rares hommes dans cette catégorie étant ceux transportant une serviette et une sacoche contenant un ordinateur portable.

    Comme je l'ai observé, il n'est pas rare de voir une femme s'encombrer de deux sacs : un sac à main et un autre sac. En général le sac à main est toujours de bonne taille (pas du genre pochette de soirée) il sert tous les jours de la semaine. L'autre sac (souvent le souvenir publicitaire en plastique d'un achat dans un magasin de vêtements) apparemment ne sert qu'en semaine.

    Chez les hommes, la mallette style « bizness-man-costume-trois-pièces-cuisine-salle-de-bains » en plastique noir rigide avec ses initiales a fait son temps. Pratique pour y ranger l'Equipe, le numéro 1283 de « La Tour Eiffel en kit » des éditions Atlas (cette semaine le boulon à peindre soi-même) et le recueil de mots fléchés force deux. On en voit encore quelques-unes de temps à autres. Dommage, car elles étaient bien pratiques pour taper le carton. Le cartable ou la serviette ont encore de beaux jours devant eux, même si les sacs à dos leurs font une concurrence de plus en plus dure.

    Tous ces contenants pour transporter quoi finalement ? D'autant que rien n'est plus prévu pour poser ces objets, à part sur les genoux (avec un « x » parce qu'il y en a des)…

    Au fait, avez-vous trouvé la réponse à la question d'hier ?
    On a volé notre bateau mon Capitaine

    On a volé notre bateau mon Capitaine !

    lundi 18 avril 2005

    Train au ralenti

    Ca s’est passé le 8 avril, le lendemain du colis suspect. C’était un vendredi soir. Etait-ce parce que nous étions en fin de semaine, donc sur les genoux* ? Toujours est-il que le RER A et EOLE se sont tous les deux lamentablement traîné. Et ça c’est pas bon.

    A partir du moment où le RER se traîne forcément il va mettre plus de temps que d’habitude pour parcourir son trajet. Logique implacable. Du coup, vous subissez un retard qui vous fait manquer votre train de correspondance. Rajoutez 15 minutes (c’est la fréquence entre deux trains) à votre temps de transport habituel. Et comme je l’ai dit plus haut, EOLE par solidarité sans doute, va faire la même chose. C'est-à-dire se traîner entre deux gares. Les mêmes effets ayant les mêmes conséquences, le train arrive en retard à votre gare de destination.

    Les bus urbains qui desservent la gare ayant des horaires à respecter, ne vous ont bien sûr pas attendu. Comme les horaires de départ des bus sont callés sur les heures d’arrivée des trains, il faudra rajouter 15 autres minutes à votre temps de transport habituel.

    Mine de rien la RATP et la SNCF viennent de retarder d’une demi-heure mon retour dans les bras de ma bien-aimée et de me carotter une demi-heure de mon week-end. Il fallait bien finir la semaine en beauté. A qui est-ce de nous faire préférer le train ?

    * On a de longue date enseigné qu’il y a sept noms communs se terminant au singulier par « ou » et qui prennent un « x » au pluriel : bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou. Il faut maintenant en rajouter un huitième. Vous savez lequel ?

    vendredi 15 avril 2005

    Tunnel sous la Manche

    Que vient faire le tunnel sous la Manche dans ce blog ? En fait il y a trois raisons à cela.

    La première est que dans le tunnel sous la Manche circulent des trains. C'est un moyen de transport en commun que j'ai eu l'occasion de prendre à plusieurs reprises. La deuxième est qu'un de mes enfants l'a emprunté il n'y a pas très longtemps, non pas pour assister à de joyeuses noces tant commentées la semaine dernière, mais pour découvrir une capitale voisine dans le cadre d'un projet pédagogique... Enfin et surtout je souhaite rétablir deux vérités. La première est que ce tunnel devrait plutôt s'appeler tunnel sous la Mer du Nord. La seconde est que l'Angleterre n'est pas une île.

    Prenez n'importe quel atlas et vérifiez par vous-même. La séparation entre la Mer du Nord et la Manche se fait au niveau du Cap Gris-Nez. On dit d'ailleurs de lui qu'il est calé d'un côté, boulonné de l'autre*. Du haut du Cap Griz-Nez, en étant face à la mer, la Manche se trouve donc à gauche, la Mer du Nord à droite. Le départ du tunnel se trouve en France à Coquelles (en gros entre Calais et Sangatte pour vous aider à vous situer), à droite du Cap Gris-Nez, donc face à la Mer du Nord. Et rien à voir avec la Manche.

    Sur des atlas encore plus détaillés on pourra même situer le tunnel sous la Manche comme étant sous le Pas-de-Calais (Straight of Dover).

    Alors pourquoi l'avoir appelé ainsi ? Pour faire plaisir à nos voisins d'en face ?

    Par ailleurs, le jour où le tunnel a été percé, la Grande Bretagne a perdu son caractère insulaire. Il est maintenant possible de s'y rendre à pied sec, à marée haute comme à marée basse.


    * Calais d'un côté, Boulonnais de l'autre pour les ceusses qui n'auraient pas compris.

    Amarres larguées mon Capitaine

    Amarres larguées mon Capitaine !

    jeudi 14 avril 2005

    Colis suspect

    Ca y est, ça recommence. Acte de malveillance ? Acte d'insouciance ? Toujours est-il qu'il se trouve bien là et qu'il a été repéré. Qui ça il ? Le colis suspect pardi ! « La présence d'un colis suspect en gare de Val-de-Fontenay nous oblige à retarder le train… »

    Aujourd'hui (en fait la scène s'est passé le 7 avril 2004) je n'avais pourtant pas de motif pour rentrer plus tôt. Il n'y avait donc aucune raison pour que les mauvais esprits des transports en commun s'acharnent à nouveau sur moi. Il y donc a forcément une autre raison. Etant donné que le train dans lequel je viens de monter est en fait le train précédent qui n'est pas parti (vous me suivez ?), j'en conclus que ce n'est pas moi qui suis la cible des mauvais esprits mais une ou plusieurs autres personnes dont je dois croiser le chemin de temps à autre. Cette conviction est renforcée par le fait que le train dans lequel je suis assis en ce moment et qui vient de partir, est en avance par rapport à celui dans lequel j'aurais normalement dû me trouver. En fait ça fait une bonne moyenne si je rapporte ça à mon précédent voyage.

    Le lecteur Lambda voudra bien m'excuser, et j'entends d'ici Thierry E.* soupirer d'ennui, mais seules les personnes ayant une pratique quotidienne depuis des années des transports en commun parisiens sont à peu près les seuls à même de me comprendre.

    Toujours est-il que s'il est bien un motif de retard que je suis prêt à supporter plus que les autres, c'est bien celui-ci. Quitte à arriver en retard, autant que ce soit en un seul morceau, et non pas éparpillé façon puzzle.

    * Les noms ont été volontairement modifiés.

    Ne restons pas là mon Capitaine

    Ne restons pas là mon Capitaine !

    mercredi 13 avril 2005

    Bis repetita...

    Une fois n'est pas coutume, je l'ai déjà mentionné ultérieurement, chaque fois que je décide de prendre le train plus tôt que d'habitude parce que je suis pressé, il y aura un problème qui génèrera un retard. C'est systématique.

    Ce coup-ci, le train de 17h45 du 6 avril 2005, au départ de Haussmann Saint Lazare, a été purement et simplement supprimé. Pourquoi ? Je ne le saurai sans doute jamais et de toute manière ça ne changera rien à la situation. Même chose d'ailleurs pour les centaines de voyageurs qui attendent sur le quai.

    Est-ce le fait du hasard ? Le mauvais oeil ? Pourquoi le sort s'acharne-t-il de cette façon sur moi, causant également des soucis aux centaines de voyageurs qui se trouve dans le même galère ? A moins que, fait du hasard aussi, chaque fois que je décide de partir tôt, une autre personne, sur laquelle le mauvais esprit des transports en commun s'acharne, soit à l'origine du retard… Et pas de chance je suis là au mauvais moment. En tout état de cause, quelle qu'en soit la raison, le résultat est le même, je suis à la bourre.

    Du coup, faudrait-il que je parte encore plus tôt pour tenir compte de l'acharnement systématique dont je fais l'objet ? Je peux l'envisager. Seulement la question est : comment réagiront les mauvais esprits des transports en commun ? Existe-t-il un gri-gri pour conjurer le mauvais sort ? Faut-il faire une prière ? Ai-je quelque chose de particulier à expier ?

    Bonne prise de tête en perspective, pour un résultat qui de toute manière ne figurera pas au livre des records et sera à passer au crédit du compte « Heures perdues » par le débit des comptes « Patience », « temps libre » et « « Santé ».

    mardi 12 avril 2005

    Attention à la peinture (2)

    En regardant plus attentivement les dessins, signatures et autres tags qui bordent les voies, je me rends compte que certains reviennent de façon régulière, et à des kilomètres de distance. En plus pas forcément à proximité d'une gare ou d'un accès facile à un piéton. J'imagine donc les expéditions qui doivent être lancées pour parvenir à un tel résultat. La plupart des bonnes places sont déjà prises, rendant ainsi le choix de l'emplacement plutôt difficile. En fait il n'y a plus un seul centimètre carré de libre. La seule solution est de repeindre par-dessus une œuvre existante. Il fut un temps où des peintres devenus célèbres bien après leur mort ont, de leur vivant, alors qu'ils vivaient dans la misère, été contraints de repeindre par-dessus une de leur toile.

    Sinon de nouveaux emplacement sont créés ou plutôt remis à disposition le jour où les zagents chargés de l'entretien passent une couche de peinture unie pour recouvrir tags et autres graffitis et desseins.

    Cela me fait penser qu'il y a quelques années, on n'avait jamais entendu parler des tags. On râlait seulement contre les graffitis. Ils avaient l'avantage d'être lisibles et souvent drôles. Les toilettes de gares, collèges, lycées et autres lieux fréquentés étaient source de lecture inépuisable. Les affiches publicitaires étaient également une cible privilégiée. Les murs longeant les quais étaient hors d'atteinte car à une telle distance les graffitis devenaient illisibles. L'espace était sous le contrôle d'autres bandes qui à l'époque s'appelaient partis politiques (FN, PC), syndicats (CGT, FO le syndicat qu'il vous faut) ou groupuscules (Anars). Ils ont laissé le terrain à d'autres bandes appelées gangs.

    Mes meilleurs souvenirs de graffitis ? Tous les deux lus dans un lycée au nom d'un corsaire célèbre. Les couloirs et préaux venaient d'être repeints et quelqu'un avait écrit avec un marqueur, bien en évidence, deux phrases choc.

    Le classique « Défense de courir dans les couloirs sous peine de poursuite ». J'imaginait le surveillant général de l'époque se lancer dans un 100 mètres…

    Et surtout un « Tiens, ils ont repeint !!! », qui a du faire s'arracher les cheveux le proviseur.

    lundi 11 avril 2005

    Du bonheur

    L'autre jour je constatais que la plus grande partie de mes « billets » était plutôt critique. Pourtant ce qui m'est arrivé ce soir (5 avril 2005) fut un instant de pur bonheur. Il faut cependant relativiser : tout cela se passe à l'échelle des transports en commun bien sûr…

    Comme d'habitude, ça commence par un départ précipité du bureau, motivé par la volonté de quitter mon lieu de travail au plus tard et par le souhait de ne pas rentrer trop tard à la maison. Et là, les derniers mètres parcourus sur l'escalator qui m'amènera sur le quai du RER me laissent entrevoir le triste spectacle. Des dizaines, des centaines de personnes attendent sur le quai. Un train est à quai, toutes portes ouvertes, dégorgeant de voyageurs à la mine fatiguée et de mauvaise humeur. Les écrans d'information donnent des indications étranges. Un train est annoncé à l'approche, puis retardé, puis plus rien…Aucune annonce (bien évidemment) n'est faite par les haut-parleurs.

    Vient l'heure des choix. Faut-il faire une tentative d'entrée en force dans le train déjà bondé mais dans lequel on imagine pouvoir quand même faire rentrer encore quelques personnes (dont moi) ? Faut-il prendre son mal en patience et attendre le prochain train, tout en remarquant que pour une fois les minutes défilent plus vite que d'habitude ? Finalement j'opte pour l'attente, car tout cela a vraiment l'air mal parti. Quitte à être en retard, autant éviter la bousculade.

    Bien m'en a pris ! Un train déjà rempli finit par arriver. J'ai de la chance car une porte s'ouvre juste en face de moi. Je moment en voiture sans mal et une minute à peine plus tard, la sonnerie de départ retentit, les portes se referment et le train se met en branle. Au passage je jette un coup d'œil aux visages des personnes toujours coincées dans le train en face et satisfait, je ne puis m'empêcher de sourire.

    Il me reste juste assez de temps pour ma correspondance.

    vendredi 8 avril 2005

    Laissez descendre

    Encore un comportement que je voudrais stigmatiser. C'est celui des voyageurs sur le quai qui empêchent ceux qui veulent sortir de voiture d'en descendre, afin d'être le premier à pouvoir monter.

    Au moment de l'affluence, les hauts parleurs le répètent sans cesse : « Laissez descendre d'abord ! ». Des autocollants géants ont même été collés par terre dans certaines stations de métro, en face de chaque porte de rame. En trois mouvements on explique schématiquement qu'il faut d'abord laisser descendre avant de monter et ce avant que le signal sonore retentisse pour ne pas gêner la fermeture des portes. Juste au cas où vous n'auriez pas entendu le message qui vous est seriné depuis des années. A croire que tous les jours ce sont des personnes différentes qui prennent les transports en commun.

    Comme pour ces voyageurs, il m'est arrivé d'être des deux côtés de la barrière. Un jour pour descendre, un autre jour pour monter. Lorsque j'attends pour monter, je m'efface. C'est-à-dire que je dégage le passage que je laisse libre et ouvert. Quitte à pousser ceux qui se trouvent dans mon dos, même si ça les fait râler. Ca n'empêche pas quelques uns de se planter carrément devant la porte, face au flux descendant, quitte à se faire emporte par le flot de voyageurs. Malheur aux deux ou trois dernières personnes à sortir de la voiture. Il faudra qu'elles redoublent d'effort pour faire face à la vague montante et ne pas se faire renvoyer dans leurs 22.

    Cette référence rugbystique pour vous avouer que la pratique régulière de ce sport pendant de nombreuses années parmi les avants m'a permis de connaître des situations « similaires ». Quand il s'agira pour moi de pousser pour pouvoir m'extraire de la masse, ce sera un jeu d'enfant. Pour sûr vous en entendrez quelques uns râler, à la satisfaction de ceux qui m'emboîteront le pas… sans oublier la mienne !

    Petit clin d'œil pour les connoîsseurs, j'ai également participé activement à de nombreux chahuts, Tiens bon d'sus et autres rigodons ! Je ne suis donc pas trop dépaysé.

    jeudi 7 avril 2005

    Pause

    Cela fait maintenant plusieurs semaines que j'ai commencé à publier des notes et des pensées sur ce blog. J'ai jusqu'à présent réussi à le faire de façon plutôt régulière. Un billet par jour ouvré travaillé. Repos le week-end. Quels constats puis-je faire ? Quelles leçons puis-je tirer ?

    Tout d'abord ce qui m'a amusé au départ à un moment donné a commencé à m'ennuyer. Je me suis imposé un quota de production. Et puis le caractère contraignant a finalement laissé la place à une certaine forme de plaisir. Décrire pour les autres mais aussi pour moi ce que je vois et vis au quotidien me permet peut-être et dans ne certaine mesure, de supporter ce que certains qualifient d'insupportable.

    Si on décide un jour de mettre à disposition de la Terre entière ses écrits, quels qu'ils soient, c'est pour qu'ils soient lus, éventuellement commentés. Côté lecteurs ça ne se bouscule pas. Les recherches faites à partir de Google ne donnent rien. Il faudrait donc taper l'adresse de ce blog par hasard pour le trouver. Aucune chance. Je vais donc changer de stratégie. Plutôt que de laisser venir, je vais essayer de susciter l'intérêt. On verra bien. De toute manière ça ne peut pas être pire.

    Sur le fond je remarque que la plupart de mes articles sont plutôt critiques. Sans pour autant (penser) me situer dans la tranche des grincheux et des vieux schnocks qui ne supportent pas grand-chose et encore moins leur prochain, cela traduirait-il une difficulté croissante à supporter le comportement des autres ? Certes la promiscuité des transports ne peut qu'exacerber de tels sentiments.

    Du coup j'en viens à me poser des questions. Face à une majorité, j'ai l'impression d'être le seul à nager à contre courant. Qui a trot, qui a raison ? Est-ce moi qui suis à côté de la plaque ? Difficile de savoir. Ma voisine de banquette actuelle a peut-être les mêmes états d'âme.

    Chacun reste dans son coin, perdu dans son monde personnel. Les regards se croisent à peine. Chacun pour soi…

    Les portillons

    Tout cela ne fait que concerner l'expression célèbre « se bousculer au portillon ».

    Force est de constater que le progrès n'aide pas toujours. Dans le gare RER de La Défense comme ailleurs, l'accès aux quais se fait en passant d'abord par un portillon. Vous avez le choix entre la fente pour le classique ticket (quotidien, hebdomadaire ou mensuel) ou le lecteur de carte à puce (Navigo). Le problème se présente sous différents aspects.

    Il y a tout d'abord les portillons réservés aux tickets. Le porteur de Navigo qui s'y est engouffré y passe à condition de sortir son ticket de sa pochette. Et ça prendra du temps car c'est une manipulation qu'il a perdu l'habitude de faire.
    Le voyageur muni d'un ticket de métro (Paris intra muros) se fera coincer également car il n'est pas dans la zone de tarification autorisée. Et ça bouchonne…
    Même chose pour celui qui sortira de sa poche un ticket déjà utilisé par ce qu'il a balancé le non utilisé par erreur. Ca bouchonne…
    Sans parler des fentes bouchées de façon malveillante par un chewing-gum ou une boulette de papier. Ce n'est qu'au moment où on cherchera à introduire son ticket qu'on s'en rendra compte. Il faut faire demi-tour et remonter le courant des autres voyageurs qui se sont engouffrés à votre suite et qui se feront coincer également Et ça bouchonne…

    Venons en maintenant aux lecteurs de Navigo. Combien de personnes mettent-elles leur carte au fin fond de leur sacoche ou de leur sac à main ? La lecture est possible à travers une couche de cuir, de tissus et autre matière, mais jusqu'à un certain point. Au-delà ces voyageurs seront obligés de frotter vigoureusement leur sac sur le lecteur et ce d'autant plus fort que le portillon refuse de s'ouvrir. Même conséquence : ça bouchonne…

    Et pour couronner le tout, la moitié des portillons est hors service tout au long de l'année.

    mardi 5 avril 2005

    Les collègues de travail

    Si vous en avez l’occasion et si vous n’avez vraiment rien d’autre à faire, tendez l’oreille et écoutez les conversations de vos voisins et voisines. N’en abusez pas.

    C’est ainsi que vous saurez tout de Anitta* qui a changé de coiffure et qu’on n’avait pas reconnue. Elle non plus d’ailleurs. Ci-dessous un extrait du dialogue entre deux femmes.
    Et je lui ai dit : « Mais tu as changé de coiffure ? »
    Et elle me répond : « Oui. »
    Et je lui dis : « Je ne t’avais pas reconnu ! »
    Et elle me dit : « Moi non plus je ne t’avais pas reconnu »

    Et ainsi de suite. Il y a des moments où on regrette de ne pas pouvoir ouvrir les fenêtres en grand pour que le vacarme couvre tout ça. D’après ce que j’ai compris ni l’une ni l’autre n’avait dans un passé récent essayé de rencontrer l’autre. Ca faisait longtemps qu’elles ne s’étaient pas vues.

    On apprend également dans ces grands moments les derniers potins du bureau. A en entendre certains ou certaines, les chefaillons n’ont qu’à bien se tenir. Ils ou elles ne sont pas prêts de se laisser faire. Rien ne sera non plus épargné sur la nouvelle qui vient d’être recrutée et qui est déjà bien vue du chef : « Et pourquoi d’après toi tu crois qu’elle a été embauchée celle-là ? »

    Avec l’arrivée du printemps fleurissent dans les trains les premières branches d’arbustes qui iront orner le bureau de ces dames dans une bouteille d’eau du contrat minceur reconvertie en vase pour l’occasion. J’imagine sans peine le petit napperon posé sur l’écran façon télé et la série de photos des membres de la famille pendant les dernières vacances d’été au camping municipal de Trifouillis-les-Dindons en Bretagne. Ah cette soirée d’élection de la Miss Camping 2004 !

    Le must cette année est, paraît-il, le set complet composé du tapis de souris et du mug personnalisé avec la photo du petit dernier…

    * Les prénoms ont volontairement été changés.

    lundi 4 avril 2005

    Peinture fraîche

    Il arrive certains jours que le train entrant en gare soit complètement repeint, et pas aux couleurs SNCF. Le résultat est remarquable au sens propre du terme. Il aura probablement fallu des heures de travail sans être dérangé pour arriver à un tel résultat. Et certainement beaucoup moins que pour nettoyer et remettre en état. Même chose pour le budget. Il aura fallu dépenser une fortune en bombes de peinture (quoique…), mais certainement moins que pour le coût de la remise en état.

    Une fois monté à l’intérieur de la voiture, il faudra se résigner à trouver une autre occupation que de regarder par la fenêtre.

    Du coup, si on prête un peu attention à ce qui nous entoure, on s’aperçoit que tout se qui se trouve à portée de bras (et de bombe), qui présente une surface place, qui est visible depuis le siège de votre train est couvert de peinture. Les propriétés privées (maisons, entreprises) ne sont pas épargnées.

    Les graffitis sont les plus nombreux. Rien de bien sensationnel. Comme ma signature, ils sont illisibles. Certaines fresques par contre, je dois l’avouer, sont assez bien réalisées. Dans un style qui leur est propre, certes, mais pour moi qui n’ai aucune imagination et aucun don pour dessiner, j’avoue parfois tomber en admiration. Pourquoi ne pas y voir une certaine forme d’art ? Comparé à certaines « œuvres » contemporaines achetées des fortunes pour remplir par exemple un musée d’art contemporain en bordure de mer…

    Je n’ai par contre aucun intérêt pour les graffitis que je compare au comportement de certains animaux qui pour marquer leur territoire doivent pisser aux quatre coins régulièrement pour couvrir l’odeur de leurs congénères.

    vendredi 1 avril 2005

    Poisson d'avril

    J'ai eu beau chercher, je n'ai rien vu de particulier, ni rien entendu. Peut-être avais-je la tête ailleurs. Ca ne semble pas avoir été le cas partout. L'article qui suit a été honteusement copié dans les news de Yahoo! Il devrait être possible d'en lire une version papier dans vos journaux gratuits favoris.

    MARSEILLE (AFP) - La SNCF n'a pas failli à la tradition du 1er avril, en multipliant les messages cocasses vendredi gare Saint-Charles à Marseille.
    "Le TGV en partance pour les Bahamas n'est accessible qu'aux voyageurs munis de palmes", crachait le micro, à l'attention de voyageurs tour à tour interloqués, circonspects, et finalement amusés.

    "Les voyageurs munis de billets se terminant par 56 ont gagné un week-end dans un poste d'aiguillage" : à intervalles réguliers, la sono a distillé une trentaine d'annonces pas toujours immédiatement saisies, compte tenu de l'écho renvoyé par la verrière de la gare.

    Autre morceau choisi: "Eloignez-vous de la bordure du quai... car j'entends siffler le train. Que c'est triste un train qui siiiffle dans le soooir", parodiant un vieux succès de Richard Anthony.

    La SNCF avait mis à contribution pour l'occasion Simone Héraut qui, depuis 25 ans, prête sa voix à la compagnie près de 100.000 fois par jour dans toutes les gares SNCF.

    Mémorable journée...

    jeudi 31 mars 2005

    Dis moi ce que tu lis

    J'ai évoqué l'autre jour la diversité des journaux gratuits, magazines et prospectus qui sont distribués gratuitement et qui permettent aux nombreux voyageurs de passer le temps en s'informant à peu de frais. Ce ne sont pas les seules lectures qui fleurissent dans les trains. En fonction du jour de la semaine ou de l'heure de la journée, vous pourrez voir apparaître des magazines ou des journaux à diffusion locale, régionale, nationale voire internationale.

    En tête viennent un journal comme l'Equipe et un magazine télé (Télé Loisirs) sans oublier évidemment Le Parisien. Les sportifs s'informent des événements passés et des résultats sportifs du week-end tandis que les inconditionnels de la télévision se préparent leur programme une semaine à l'avance. Ca c'est de l'organisation car j'avoue être plutôt du genre à chercher le programme télé au dernier moment pour me rendre à l'évidence une fois de plus que je ferai mieux d'aller me coucher.

    Les hebdomadaires féminins, Femme Actuelle en particulier, ont la côte et les pages régimes sont les plus lues: "manger sans grossir", régime avant les congés, perdre des kilos en huit jours, 15 jours, un mois... Des tonnes de kilos en trop sont perdus chaque jours. On n'en parle pas assez!

    Le Monde apparaît forcément plutôt le soir, assez rarement quand même, mais plus souvent que Libération, Le Figaro ou l'Humanité. A noter le mercredi le succès du Canard Enchaîné et en fin de semaine quelques magazines (L'Express et Le Point).

    Du côté des livres, ça dépendra de la mode ou de l'engouement du moment. Le "Da Vinci Code" a eu ses heures de gloire récemment en attendant de voir fleurir "Anges et démons". Pour ma part je guette la sortie du prochain Harry Potter et je n'attendrai pas la version française.

    mercredi 30 mars 2005

    En raison d'un incident...

    ... grave de voyageur...

    Derrière cette phrase "politiquement correcte" se cache la plupart du temps le suicide d'un désespéré, pour parler crûment. Pourquoi dire les choses autrement ? C'est sans doute ce qui s'est passé mardi soir à La Défense. Il était 18h30 lorsqu'une escouade de pompiers, de policiers et d'agents de la RATP a ramené un corps sans vie sur une civière. Les mesures prises pour éloigner les éventuels curieux ou voyeurs en témoignent. De même que la marche lente des brancardiers : il n'y avait plus aucune urgence à ce moment là. Le corps était proprement emballé. Rien ne dépassait du brancard. Pas de bouteille d'oxygène, pas de perfusion.

    Une personne (adulte? adolescent? homme? femme?) a décidé de mettre fin à ses jours. Qui aura prêté attention à cet "incident" si ce n'est les personnes qui à ce moment voulaient accéder au bout du quai? De toute manière c'était trop tard.

    Le ou la malheureuse avait mis toutes les chances de son côté en attendant le train à sa sortie du tunnel. Imparable pour le conducteur... et aucun risque de se louper...

    Ne restent que les proches.

    mardi 29 mars 2005

    Retour à la normale

    Comme anticipé au cours de la semaine dernière, l'arrêt de travail des conducteurs du réseau Paris-Est a finalement pris fin vendredi, début du week-end pascal. Je n'ai aucune idée de ce qui a pu être négocié pour mettre un terme à un mouvement qui me semble être complètement disproportionné par rapport aux enjeux. Toujours est-il qu'en ce mardi les trains circulent normalement. Le passage à l'heure d'été semble digéré même si la plupart des voyageurs ont l'air un peu plus éteints ce matin. J'appréhende cette semaine qui a priori me semble monotone par rapport à celle qui vient de s'achever et qui aura été riche en événements: arrivée du printemps, grève des transports en commun et changement d'heure.

    Il va falloir faire preuve d'imagination et être attentif à ces petits détails qui permettent de rendre le quotidien moins monotone.

    En ce qui me concerne, cette semaine a commencé par la rencontre d'une connaissance (un voisin) que je n'avais pas croisée depuis un certain temps. J'ai ainsi pu profiter dès le matin de son haleine senteur cendrier-tabac-froid et prendre des nouvelles de ses petits ennuis de santé. Le trajet m'a semblé bien long ce matin. Suffisamment long pour connaître les détails de sa prochaine extraction de varice et de son arthrose du coccyx dont la douleur peut être atténuée par des massages dont je vous passe volontiers les détails.

    Il s'en est fallu de peu que mon petit déjeuner ne reparte en sens inverse.