Publié par
Maurice
à
2:00 AM
24
commentaires
Il ne m’a pas fallu de GPS ce matin pour retrouver le chemin de la gare (et du travail) ce matin. A l’extérieur il faisait le même temps que lorsque je suis parti en vacances : gris et pluvieux. Pas de grands changements de ce côté.
De même pour mon arrêt de bus et les suivants qui se trouvaient toujours à leur place. À noter la mine bronzée de quelques rares voyageurs des banlieues qui comme moi avaient la même trogne renfrognée. Était-ce à cause de la grisaille ou bien s’agissait-il du jour de la rentrée professionnelle ? Je décide d’aller m’asseoir dans le fond du bus, pour changer et voir comment ça fait.
Du coup je remarque que le dossier du fauteuil juste devant moi est maintenant en métal. Difficile de le faire fondre avec un briquet, d’y coller des chewing-gums, d’y dessiner des cœurs et des sesques ou d’y laisser ses opinions concernant la politique et la maréchaussée.
Dans le train, les fenêtres de la rame dans laquelle je suis monté étant restées ouvertes au moment où il a plu, certains sièges étaient humides. Heureusement pour moi, les places libres et sèches ne manquaient pas. En ce début de mois d’août ce n’est pas anormal.
Je choisis donc une place près de la fenêtre, pour pouvoir admirer le temps pourri à travers des vitres rendues pratiquement opaques par les gravages laissés par on sait trop qui. Des suites de lettres incompréhensibles pour le commun des mortels et probablement pas beaucoup plus pour leurs auteurs.
J’aurai quand même le temps d’apercevoir un morceau d’arc-en-ciel entre deux immeubles, preuve que le soleil brille quand même quelque part, avant de passer sous terre.
Autour de moi les habitudes des voyageurs n’ont pas changé : bavardage, lecture, jeux électroniques, séances de maquillage, rien… observation.
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
4
commentaires
Au cours de quelques semaines de repos bien mérité, Maurice en a profité pour se détendre et penser à autre chose qu'aux transports en commun. Il a pu non pas s'isoler sur une île déserte, mais a au moins pu échapper à la foule, au bord de l'eau et au soleil.
Ce matin il est de retour et ce n'est le cœur léger qu'il reprend le chemin de sa gare d'attache. Comme beaucoup il pense déjà aux prochaines et à ce qui l'attend au bureau.
La photo qui illustre le billet de ce jour est la dernière vision qu'eut Maurice avant d'être en vacances, alors qu'un escalier mécanique l'amène vers l'air libre. Pour changer, les photos des jours à venir seront l'antithèse de ce qu'il peut voir tous les jours.
Maurice a quand même eu quelques flashes et par moment il n'a pu échapper à quelques détails qui malgré lui lui ont rappelé son autre vie...
Un peu de patience, vous comprendrez !
En attendant, que ceux qui sont absents en profitent et que ceux qui sont toujours là fassent de même !
En voiture !
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
6
commentaires
Maurice prend quelques jours de vacances et vous prie de bien vouloir l'excuser quelques instants. Il reviendra, c'est certain. En attendant, profitez des beaux jours et rendez-vous sur la toile !
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
5
commentaires
C’est tout de même avec un peu d’appréhension que je pénètre dans cette agence. Ma mésaventure de la veille est encore bien présente à mon esprit. Vu de l’extérieur, quelques personnes patientent alors que trois autres sont en train de se faire servir. Je prends mon souffle et pousse la porte d’entrée.
Tiens ! Ici l’entrée est libre…
Je lance un « Bonjour Messieurs Dames ! » à la cantonade. J’aime bien faire ça car en général personne ne moufte et au contraire se plonge dans l’observation de ses chaussures ! Ici ça ne déroge pas à l’habitude. Comme les ascenseurs que je prends le matin pour aller travailler. Les réponses, quand il y en a, se limitent à des grognements indistincts.
Peu m’importe. J’ai repéré un bout de canapé libre dans la salle d’attente ainsi que les personnes qui sont arrivées avant moi. Je m’assois et déjà j’imagine les interminables minutes d’attente dans des fauteuils finalement assez confortables. L’ambiance est calme.
À ma grande surprise, l’attente ne sera finalement pas si longue. Un homme barbu me reçoit. En quelques mots je lui explique mon malheur. Il m’apprend, car je ne le savais pas, qu’on pouvait me renouveler gratuitement mon Passe Navigo deux fois par an ! Au-delà il faut payer. Toujours d’après lui, il arrive que certaines personnes le perdent tous les mois…
Toutes mes données sont accessibles depuis son poste de travail et c’est sans doute en voyant l’ancienne photo qu’il décide d’en refaire une ! C’est vrai que la première était horrible. Celle-ci l’est moins !
Le temps d’imprimer le badge, de le glisser dans un tout nouvel étui rigide et de se dire au revoir, il se sera passé dix minutes !
Finalement l’accueil reçu dans cette agence de La Défense m’aura fait oublier mes déconvenues de la veille. J’ai maintenant un Passe Navigo tout neuf et je ne sais pas quoi faire de plus qu’avant pour ne pas l’égarer. J’ai tout de même remarqué que depuis, je portais plus régulièrement la main à la poche dans laquelle il se trouve !
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
5
commentaires
Le lendemain matin, ma décision est d’ores et déjà prise quant à mafaçon de voyager sans payer. Je n’ai en effet toujours pas l’intention de payer un ticket plein tarif. Je paye déjà un abonnement mensuel et la RATP a refusé la veille de me refaire mon Passe Navigo égaré. Je sais, mes arguments ne valent pas grand-chose.
Ce matin j’ai donc pris un autre Passe Navigo dont le titulaire n’en a pas l’usage ce jour là. En cas de contrôle, je dirai que je n’ai pas de titre de transport. Cela me permettra de franchir les portillons sans me faire remarquer. Les contrôleurs dans les gares s’intéressent plutôt à ceux qui passent les portillons sans utiliser de titre de transport. C’est très rare qu’ils filtrent les voyageurs dans les couloirs (ça m’est arrivé une fois).
Ce n’est qu’à l’occasion d’un contrôle dans une rame que je pourrais risquer quelque chose. Si j’ai été contrôlé 10 fois en vingt ans, ça doit bien être un maximum…
Mon objectif est d’atteindre l’agence commerciale de La Défense. C’est ma destination finale et c’est sur le chemin de mon bureau.
Mon voyage se déroulera sans anicroches. Tout au plus éprouverai-je un léger sentiment de crainte, car foncièrement, Maurice fait plutôt dans l’honnête et habituellement n’encourage pas ce genre de comportement. Cela dit, si c’était à refaire…
C’est finalement soulagé que je pourrai sortir dans le hall RER et me rendre directement à l’étage là où se trouve la solution à mon problème et là où devrait prendre fin cette satanée histoire.
J’entends d’ici le soupir de soulagement d’un grand nombre d’entre vous qui, lassés de voir s’éterniser cette histoire et pressés d’en connaître la chute, se disent qu’on va enfin pouvoir passer à autre chose !
Il ne me reste plus qu’à demander un Passe Navigo.
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
4
commentaires
Je suis passablement énervé devant ce que je trouve être un abus de pouvoir. Je maudis cette personne et me promets, en rentrant, de façonner en son souvenir une statuette de cire que je transpercerai d’épingles avec un plaisir sadique.
Je décide de me glisser derrière un voyageur pour passer les portillons car je n’ai aucunement envie de payer un ticket que je n’aurais pas eu à payer si on m’avait refait mon Passe Navigo comme c’est prévu dans le contrat. En d’autres termes, je vais frauder. Le premier qui se présente, et ce sera le bon, est un homme.
Au moment où le tourniquet se rabat derrière lui, je me colle contre lui ! Et hop, nous sommes passés. Vu le regard qu’il me lance, il n’a pas apprécié du tout. Soit que je me colle à lui, soit que je fraude…
Je m’en moque. Il n’a qu’à me dénoncer aux contrôleurs absents s’il le souhaite. Je n’attends que ça ! Je suis remonté comme un ressort et il ne manquerait pas grand-chose pour que ça parte…
Il s’agit maintenant de rentrer dans le RER. J’ai déjà vu tellement de personnes le faire, que je n’ai même pas à me poser la question de savoir comment m’y prendre.
Ce coup-ci je repère une jeune femme. Juste avant de m’engager avec elle dans le portillon, je la préviens que je l’accompagne. Elle me prévient à son tour qu’elle ne paiera pas l’amende au cas où un contrôleur surgirait. Je lui dis qu’il n’y aura pas de problème, et hop !
Me voici dans le RER. Une fois là, à cette heure de la journée, je sais qu’il y a très peu de chance que je me fasse contrôler. Si cela devait arriver, j’aurais de quoi récriminer. Je ne sais pas si cela serait entendu, mais cela me permettrait au moins de vider mon sac en espérant que cela remonte là où il faut.
La sortie pouvant s’effectuer sans ticket, je n’ai d’autre souci que de penser à la manière de voyager le lendemain matin et du meilleur endroit où me faire refaire ce fichu Passe Navigo.
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
4
commentaires
Je m’en moque de ce qu’elle a fait, bien ou mal. Il n’y a que mon problème qui devrait être important à ses yeux. C’est vrai qu’elle a une tête à faire des conneries. Je demande pour la énième fois qu’elle veuille bien faire le nécessaire, que l’agence ne doit fermer que dans une demi-heure, que je dois rentrer chez moi… Comme je n’ai pas de Passe Navigo, je lui demande qui va me payer ou me rembourser mon ticket puisqu’elle refuse de m’en faire un.
Rien à faire, je suis face à des esprits obtus et butés qui ne veulent rien entendre et sont trop pressés d’en finir sans se soucier le moins du monde de mon existence, de mon problème et pour qui le sens commercial ou le souci de la qualité du service n’ont pas encore imprégné leurs méninges.
Sans doute quelques manières à prévoir et à inculquer au cours des séances de formation professionnelle qui ne doivent pas manquer.
Est-ce normal que leur refus m’oblige à acheter un aller retour plein tarif ? Il faudra bien que je rentre chez moi et que je revienne le lendemain dans Paris. Cela ne les gêne pas du tout. Au contraire elles me répondent :
« Revenez demain, ça ouvre à sept heures ! ».
Des pulsions violentes m’envahissent et l’image de cette harpie clouée à la porte de son Club me traverse l’esprit.
Étant maintenant définitivement convaincu que je n’arriverai à rien, je réalise qu’il ne sert à rien d’insister. Ce n’est pas encore aujourd’hui que mon estime pour les préposés à casquette et à uniforme remontera… Il n’y a pas assez de distributeurs automatiques.
Ma décision est prise. Je n’attends pas qu’elle ait terminé de me justifier son refus. Je lui tourne le dos et je quitte les lieux.
J’ai déjà repéré la personne derrière laquelle je me glisserai dans le métro.
Sans payer !
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
2
commentaires
Mes arguments ne convainquent personne et les portes restent closes.
Un des clients finit enfin par sortir. C’est un homme. Jeune (plus jeune que Maurice). Il s’arrête dans le passage pour me dire :
« N’insistez pas Monsieur, c’est fermé ! ».
Que me veut-il celui-là ? N’a-t-il rien d’autre à faire que de s’occuper de ce qui le regarde ? Pas la peine de lui parler. Un regard de travers et je m’avance. Il s’écarte et me laisse passer. Je peux enfin rentrer dans ce fichu Club. Brave garçon…
Je me fais accueillir comme il se doit par les deux cerbères de service accortes préposées.
« C’est fermé depuis 10 minutes Monsieur ! »
Pas un bonjour, pas un désolé, pas un veuillez nous excuser... Bref, dans la droite ligne du Parti. Celle-là, celle avec les lunettes, a une tête à donner des prénoms à ses pantoufles. J’ai un collègue de travail dans le même genre… La satisfaction du client et la qualité de la prestation du service ne sont pas ses valeurs de référence. A priori elle a tout de même rendu un homme heureux, celui qu’elle n’a pas épousé.
Espérant que de guerre lasse, par compréhension, par humanité, par gentillesse ou par simple volonté de rendre service, elle daigne répondre favorablement à ma demande, je répète à nouveau que j’ai besoin d’un nouveau Passe Navigo car j’ai perdu le mien, que ce sont des choses qui arrivent et il est prévu qu’on me le remplacera gratuitement. En ce qui me concerne c’est la première fois en plus de vingt ans que cela m’arrive. Par ailleurs il reste encore du temps avant la fermeture officielle de l’agence…
Elle ne m’écoute même pas. Elle se contente de s’adresser à sa collègue qui n’a pas terminé avec sa cliente, pour lui dire !
« J’ai fait une connerie… J’ai fait une connerie… ! »
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
2
commentaires
Comme la porte refusait de s’ouvrir, je finis par jeter un coup d’œil à l’intérieur à travers les portes vitrées. Deux personnes me font de grands gestes avec les bras en me regardant. Il ne s’agit pas des agents de la RATP, mais de leurs clients. En croisant et en décroisant les bras devant eux, et ouvrant de grands yeux et en articulant grossièrement de la bouche, il me font comprendre que c’est fermé.
Ils font erreur car l’agence est censée fermer dans une demi-heure. Je reste donc planté devant la porte avec l’intention de rentrer dès que celle-ci s’ouvrira au moment où un des clients voudra sortir.
Alors que les agents commerciaux de la RATP n’ont pas encore levé les yeux vers moi, trop occupés qu’ils sont à agrafer des documents ou pianoter sur le clavier de leur terminal, les clients insistent et recommencent leurs gesticulations. Cette fois je les entends à travers la vitre me dire que c’est fermé.
C’est sympathique de leur part de faire les commissions à la place des autres, mais si quelqu’un doit me dire quelque chose, ce sont les deux autistes de service agents de la RATP.
Je leur réponds quand même que l’agence est censée fermer dans une demi-heure. Cette remarque a le don de sortir les deux préposées de leur hébétude. Dans un ensemble parfait chacune d’elles lève le bras gauche pour me montrer sa montre qu’elles tapotent de l’index droit pendant que leur tête s’incline rapidement de droite à gauche.
« C’est fermé qu’on vous dit ! »
Je répète ma rengaine : il reste 30 minutes avant que l’agence ferme, j’ai perdu mon Passe Navigo et j’ai besoin d’en avoir un nouveau.
Nouveau concert de refus. Qu’à cela ne tienne, je campe sur mes positions. Quelqu’un finira bien par sortir. En même temps je sens que l’énervement que j’avais jusqu’à présent réussi à réprimer, commence à prendre le dessus.
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
5
commentaires
L’endroit semble assez sombre, probablement pour donner l’impression d’être dans un club chic, dans les tons verts avec des chiffres et des lettres peints sur les murs. Il doit s’agir de noms de stations célèbres. Peut m’importe l’emballage. Je suis tout content d’avoir enfin trouvé cet endroit tant désiré.
Je regarde l’heure sur mon téléphone car je ne porte plus de montre et je constate avec plaisir qu’il me reste largement 40 minutes avant la fermeture ! Cela ne devrait pas poser de problème puisqu’il m’a été dit que toutes les données me concernant étaient accessibles à partir de n’importe quel agence de ce type.
Maurice est donc confiant !
Comme dans tous les clubs selects qui se respectent, il faut montrer patte blanche avant d’entrer, pouvoir prouver qu’on en fait bien parti. On n’est quand même pas dans un moulin. À la différence d’autres clubs signalés par une lumière rouge à l’entrée et dont on n’aperçoit que difficilement à travers une toute petite fenêtre les longues jambes croisées de charmantes jeunes femmes en train de se rafraîchir d’une coupe de champagne, ici, tout est exposé à travers de grandes baies vitrées.
A l’intérieur on peut aisément distinguer deux bureaux occupés par deux femmes portant fièrement l’uniforme RATP. Pas des top-modèles, mais probablement efficaces. On ne peut pas tout avoir…
Ne vous y trompez pas et ne mettez pas cette réflexion sur le compte de la misogynie car vous feriez fausse route.
Je cherche désespérément une poignée de porte, mais en vain. Ici il y a quand même une sonnette à l’entrée. La peinture en est sérieusement écorchée et rayée, signe sans doute d’une importante fréquentation.
Décidé à en terminer rapidement, j’appuie sur le bouton, sans résultat. Je renouvelle l’opération, pensant n’avoir pas appuyé correctement. Rien… Y aurait-il une incantation que je n’aurais pas prononcée ?
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
4
commentaires
De retour des 24 heures du Mans Roller, Maurice n'a pas travaillé aujourd'hui !
Il reprend le chemin du travail demain... et retrouvera son train de banlieue préféré.
Publié par
Maurice
à
8:32 PM
2
commentaires
J’opte finalement pour la certitude.
Erreur…
Je remercie et je souhaite quand même une bonne fin de journée à cette femme qui à aucun moment n’a fait preuve d’une amabilité démesurée. On a les commerciaux qu’on mérite. C’était sans doute le service minimum. Mais bon… j’avais obtenu les renseignements que je souhaitais.
Me voilà donc de nouveau parti. J’escalade l’immense escalator qui n’avance pas assez vite à mon goût, pour me retrouver tout à coup au milieu de la foule affairée des badauds, des touristes, des passants et de toutes ces personnes crapahutant aux abords des fameux Grands Magasins en fin de journée.
Maurice n’est pas un grand fana du shopping, mais le fait de bonne grâce, de te’mps en temps, lorsque c’est vraiment nécessaire, mais aussi parfois pour faire plaisir. J’espère que ces quelques lignes seront lues et interprétées comme il se doit ! Mmmh ?
Bref. Il faut à présent se frayer un passage au milieu de tous ces obstacles et de toutes ces personnes en train d’admirer les 1000 et une façons de s’habiller d’un paréo (l’été approche) ou de découper des légumes en moins de deux.
Entre les arbres, les poteaux, les feux, les stands, les piquets, les badauds, les kiosques et les motos ou vélos qui stationnent, il reste peu de place pour progresser à pied sur les trottoirs. Il n’est pas facile non plus de remonter le boulevard Haussmann à pied à contresens de la circulation automobile.
Je trouve finalement l’entrée de la fameuse station de métro et j’en dévale les escaliers. Au bout de plusieurs couloirs, je finis par apercevoir le Club RATP. Un peu comme si au détour d’un chemin forestier un peu sombre vous arriviez d’un seul coup dans une clairière.
Il faut s’appeler Maurice pour penser à ça à ce moment là !
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
7
commentaires
Je m’acquitte évidemment d’un ticket plein tarif. Ma carte Famille Nombreuse n’est plus valable depuis que mon aîné a eu 18 ans… Je remercie la guichetière et je me dépêche quand même de prendre le métro. Jusqu’ici tout va bien et j’imagine alors que tout va rentrer dans l’ordre en moins de deux.
Erreur !
Arrivé à Havre-Caumartin j’emprunte la correspondance pour la Gare Saint-Lazare. En route je demande tout sourire à une autre guichetière si elle sait où se trouve la fameuse agence commerciale de la gare Saint-Lazare. Un coup d’œil et je constate que le charme n’opère pas de la même façon… Elle sait où se trouve l’agence mais ne me le dit pas. Aïe ! Elle m’explique qu’il est tard et qu’elle est probablement fermée. Je lui fait part de mon étonnement car vue l’heure qu’il est et selon les informations qu’on m’avait communiqué il y a quelques instants, l’agence ne devrait pas fermer avant 40 minutes.
Elle m’explique alors qu’il y a des travaux dans cette agence et du coup ils ne respectent pas forcément les horaires de fermeture. Ben voyons…
« Par contre, me dit-elle, vous pouvez tout aussi bien vous rendre à la station de métro qui est à côté de l’Opéra, derrière le Printemps. À cette station de la ligne 9 il y a un Club RATP qui vous refera votre Passe Navigo sans problème. Il faut sortir par là (elle me montre un immense escalator), longer le magasin du Printemps et descendre dans le métro. »
Devant mon sourcil froncé elle rajoute : « Maintenant, vous faites comme vous voulez… ».
Restons calme, me dis-je et analysons la situation. D’un côté une agence commerciale proche mais qui risque d’être fermée, et de l’autre un Club RATP un peu plus lointain mais qui sera ouvert et me fera mon Passe Navigo…
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
2
commentaires
Je n'étais pas dans le TGV revenant de Montpellier...
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
3
commentaires
Un être vous manque et tout est dépeuplé. Un Passe Navigo est égaré et il va falloir galérer pour rentrer.
Le problème c’est qu’il commence à se faire tard, je ne suis pas dans mon quartier et je suis un peu plus éloigné de chez moi qu’en temps normal. Il en faut cependant plus pour me déstabiliser. Il n’y a de toute manière pas à tortiller, il faut que prenne d’abord le métro.
En me rendant à la station de laquelle j’étais sortie le matin même, je regarde par terre à tout hasard au cas où mon Passe Navigo y serait encore. Évidemment, après une longue journée ce serait un miracle que personne ne l’ait vu et ramassé...
Je marche quand même d’un pas assez rapide car j’ai perdu de temps, l’heure tourne et les trains de ma correspondance n’attendent pas. Je n’ai pas envie en plus d’arriver à toutes les heures chez moi.
Arrivé à la station de métro, je m’adresse au guichet. En pleur j’explique à une charmante jeune femme que j’ai perdu mon Passe Navigo et que je ne peux plus rentrer chez moi. Devant tant de souffrance et de douleur, elle finit par me faire entrer dans sa loge pour me consoler. Et vous croyez tout ça ? Pfffff… Reprenons !
J’explique donc ma mésaventure à une jeune femme très serviable et souriante qui me donne la liste des stations de métro à proximité qui pourront encore me dépanner à cette heure de la journée. Comme la station qu’elle propose est à l’opposé de la direction que je souhaite prendre, je lui donne ma destination. Aussitôt elle me communique une nouvelle liste de stations. J’opte pour l’agence commerciale de la gare Saint Lazare qui fermer plus tard que les autres.
« Vous avez le temps » me dit la marchande.
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
4
commentaires
En fait, à cet instant je décide de retourner dans la salle car je me dis que jamais je n’ai jamais encore perdu mon Passe Navigo ou ma Carte Orange. Même si ça ne m’est jamais arrivé, cela peut quand même arriver un jour ou l’autre. Il y a donc une chance qu’il soit resté sur place. Autant en avoir le coeur net.
De toute manière je n’ai à ce moment pas de titre de transport pour rentrer chez moi, donc quitte à perdre du temps, autant essayer d’abord de le retrouver avant d’envisager autre chose et de prendre une quelconque autre décision. Cette solution, même si elle est peu probable a le mérite d’être la plus radicale.
De retour à ma place dans la salle, bien sûr je ne trouve rien. Comme je l’écrivais précédemment, comme il n’y a rien sur ou sous les bureaux, forcément un Passe Navigo en déshérence ne serait pas passé inaperçu. Après être retourné dans tous les endroits par où j’étais passé dans la journée, après m’être entendu dire par le gardien des lieux que non, personne ne lui avait rapporté de Passe, je réalise alors que ma crainte était fondée.
S’il n’est dans aucune de mes poches, s’il ne se trouve pas dans ma sacoche et s’il n’est pas dans la salle où j’ai passé la journée, c’est qu’il n’y est jamais rentré. Et s’il n’y est jamais rentré…
Cette fois je me rends à l’évidence, j’ai bel et bien perdu mon Passe Navigo, c’est la fin de la journée et je suis loin de chez moi. Il me reste peut-être le temps de refaire cette fichue carte. Je crois me souvenir que c’est gratuit, encore faut-il savoir où pouvoir le faire, et rapidement.
C’est peut-être encore jouable, alors ne baissons pas les bras, prenons le taureau par les cornes, haut les cœurs et en avant ! Voyons comment les choses vont se passer…
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
3
commentaires
Alors que je sortais à l’extérieur ou bien même lorsque je quittais mon siège pour en rejoindre un autre, je laissais mon blouson en plan sur un fauteuil à roulettes à côté du mien. Quelqu’un profitant de mon absence momentanée aurait-il été tenté de me faire les poches ? Même si plus rien ne doit m’étonner, je ne pense pas que ce soit le cas.
Une fois encore, à cet instant précis je ne suis pas conscient du malheur qui m’attend.
Le soir au moment de partir, je fais place nette. Il n’y a pas de tiroir, pas d’armoire, juste un PC sur une table, pas de dossier ou de paperasse. Rien donc qui puisse attirer l’attention, comme par exemple un Passe Navigo qui détonnerait complètement dans le paysage !
Je quitte la salle en fin d’après-midi et déjà je pense au trajet du retour. En marchant je passe machinalement la main à l’endroit où mon Passe Navigo devrait se trouver. Il n’y est pas. S’il n’y est pas c’est que j’ai du le mettre dans une autre poche. Non, ce n’est pas celle-ci non plus... Après les avoir toutes passées en revue, je recommence l’exercice et force est de constater qu’elles sont vides. C’est ridicule de recommencer cet exercice car il est impossible à louper du premier coup.
Peut-être pas pour tout le monde. Je ne porte pas de lunettes, mais il m’est arrivé de voir des personnes réaliser qu’elles avaient leurs lunettes sur le nez alors qu’elles les cherchaient partout !
Fin de l’aparté.
Je pratique le même exercice dans ma sacoche que je fouille dans tous les sens. Rien ! Mince ! Je peste contre moi-même car il va falloir que je retourne dans la salle dans laquelle j’ai passé la journée. Cela va me faire perdre du temps…
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
6
commentaires
Après réflexion, si j’avais pu jusqu’à présent progresser dans mon périple, c’est que j’avais pu franchir les différents portillons à l’aide mon Passe Navigo.
Cependant pour sortir du métro il n’est pas nécessaire d’avoir de Passe ou de ticket. Je ne l’avais peut-être déjà plus à cet instant. Avait-il glissé d’une de mes poches entre temps ? Alors que j’avais déjà bien marché, j’ai commencé à avoir chaud. Je décidais alors de retirer mon blouson.
Deuxième possibilité de perte donc. Je pensais avoir mis mon Passe dans la poche de ma chemisette et j’étais persuadé de ne rien avoir dans les poches de mon blouson. Je n’aurais donc pas pris de précaution, et pour cause, pour l’enlever et le porter sur l’avant-bras.
On ne saura certainement jamais, mais à cet instant je suis toujours inconscient du drame qui s’est noué de façon irréversible.
Ma journée se passe bien. Je suis enfermé dans une salle sans fenêtre et sans lumière extérieure. Cette salle peut contenir plusieurs centaines de personnes, mais en ce jour quelques dizaines seulement travaillent sur ce site. L’ambiance est calme et studieuse. À l’abri de l’agitation extérieure et des sollicitations habituelles, je peux abattre une quantité de travail supérieure à la moyenne.
Du coup, je ne vois pas le temps passer. Le déjeuner se prend sur place, grâce à un service de plateaux-repas. Ce n’est pas mauvais mais par la suite j’aurai des brûlures d’estomac.
À deux reprises j’irai mettre le nez dehors. Une première fois juste après déjeuner pour prendre mon café et me rendre compte que le soleil brille et qu’un cerisier couvert de fruits n’attend que des mains tendues pour les cueillir, une deuxième fois, toujours un café à la main et accompagné d’une collègue que l’idée de manger des cerises que je lui cueillerais a décidé de répondre favorablement à mon invitation de sortir avec moi !
Publié par
Maurice
à
2:00 AM
6
commentaires